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Archives de Catégorie: cinéma

Filles au foot. Avez-vous vu le film « Joue la comme Beckham » ?

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« Joue la comme Beckham » (Bend It Like Beckham) est une délicieuse comédie britannique de la réalisatrice Gurinder Chadha sorti en 2002.

Le film raconte l’histoire de Jess, une jeune indienne britannique, qui adore jouer au foot avec ses copains et aimerait rejoindre l’équipe féminine de sa ville. Malheureusement, sa famille rêve de lui faire faire un beau mariage car dans la tradition indienne, on préfère les filles à la cuisine plutôt que les filles au foot.

Le film est très drôle, plein de rebondissements, tendre et généreux avec ses personnages.

Je suis généralement mauvais public mais j’ai adoré cette comédie qui effleure de nombreuses questions de notre société comme le communautarisme, l’intégration, le sexisme, l’homosexualité et la pression familiale. L.C.

 

Jules (Keira Knightley) invites Jess (Parminder Nagra) to try out for the Harriers. At the tryout, Jess meets the coach, Joe (Jonathan Rhys Meyers). Jess Bhamra (Parminder Nagra), the daughter of a strict Indian couple (Anupam Kher, Shaheen Khan) in London, is not permitted to play organized soccer, even though she is 18. When Jess is playing for fun one day, her impressive skills are seen by Jules Paxton (Keira Knightley), who then convinces Jess to play for her semi-pro team. Jess uses elaborate excuses to hide her matches from her family while also dealing with her romantic feelings for her coach, Joe. Featuring: Parminder Nagra, Keira Knightley, Jonathan Rhys Meyers, Anupam Kher, Archie Panjabi, Frank Harper, Juliet Stevenson Subscribe To Fox Family: https://fox.co/SubscribeFoxFamily Connect with Bend It Like Beckham Online: Visit the Bend It Like Beckham WEBSITE: http://www.foxsearchlight.com/benditl… Like Bend It Like Beckham on FACEBOOK: https://www.facebook.com/BendItLikeBe…

Pédophilie : « Grâce à Dieu, tous ces faits sont prescrits ! » (Cardinal Philippe BARBARIN)

Pédophilie dans l'Eglise : le film de François Ozon "Grâce à Dieu" sortira bien demain

« Grâce à Dieu » raconte la naissance de l’association de victimes La Parole libérée, fondée à Lyon en 2015 par d’anciens scouts accusant d’agressions sexuelles le prêtre Bernard Preynat. https://fr.news.yahoo.com/p%C3%A9dophilie-l-apos-eglise-film-165704360.html

A l’occasion de la sortie du film « Grace à Dieu » de François Ozon, José Castano nous livre une résumé de l’affaire du prêtre Régis Peyrard (ou Bernard Preynat) qui est le principal personnage du film. Édifiant ! On constate que les brebis sont abandonnées par le grand Pasteur qui aurait du les protéger avant, pendant et après leur viol au sein de l’institution catholique. Rien d’étonnant après de tels scandales que les églises se vident. LC

GRÂCE À DIEU

 

« La Parole Libérée »

 

« Grâce à Dieu, tous ces faits sont prescrits ! » (Cardinal Philippe BARBARIN)

En juillet 2017, l’affaire Peyrard éclatait dans la Loire, à l’initiative d’anciens scouts victimes d’agressions pédophiles commises par ce prêtre dans les années 80, à la paroisse Saint-Luc, près de Lyon, alors qu’ils étaient préadolescents.

L’une des victimes expliquait avoir été agressé sexuellement au sein de l’aumônerie de la Talaudière, une paroisse où le prêtre Régis Peyrard est resté une dizaine d’années dans les années 1980. Une autre indiquait avoir subi les assauts du prêtre quelques années plus tard, alors que ce dernier venait d’être muté à la paroisse de Saint-Just Saint-Rambert…

Lorsqu’à l’été 2017, les agissements présumés de ce prêtre refont surface, l’évêque de Saint-Etienne, Sylvain Bataille, indique que l’homme d’Eglise, en poste depuis les années 60 dans le diocèse, reconnaît les faits, mais présente de « vraies difficultés de mémoire par rapport à ces faits-là ». « C’est un prêtre âgé, mais très profondément conscient de la gravité de ses actes », ajoute l’évêque, lors d’une conférence de presse…

Le diocèse précise qu’à trois reprises, des victimes se sont manifestées auprès de l’Eglise.

En 2000, en 2001 puis en 2004. A chaque fois, les faits ont été signalés à la justice, précise l’évêque. Le prêtre se voit alors retirer son ministère, pour ne plus être au contact d’enfants, et est affecté dans une maison de retraite. Mais aucune procédure judiciaire n’est engagée à son encontre, aucune enquête n’est ouverte. L’homme est protégé par la prescription. Jusqu’en février 2018. Juste avant son départ du parquet, le procureur de la République de Saint-Etienne, Jean-Daniel Regnauld, décide d’ouvrir une enquête préliminaire.

Dès février, une trentaine de victimes potentielles du prêtre incriminé sont alors entendues par les gendarmes et vingt-six ans après avoir été abusées, elles portent plainte contre Régis Peyrard.

Dans le cadre de l’enquête préliminaire, le prêtre a été placé en garde à vue le 27 avril 2018 et a été confronté à l’une de ses victimes présumée. Devant elle, le prêtre explique ne pas se souvenir de l’avoir agressée mais « que si la victime le disait c’était sans doute vrai, mais qu’il ne se rappelait pas »…

Le procès du père Régis Peyrard s’est ouvert le 20 novembre 2018 devant le tribunal correctionnel de Saint-Etienne et s’est achevé par la condamnation du prêtre  à  six mois de prison ferme et douze mois avec sursis pour agression sexuelle sur mineurs. L’une des victimes, Jean François Roche, s’est dit « effondré », affirmant que la justice  avec cette décision (clémente) avait crée : « un permis d’abuser. Moi j’ai fait 42 ans ferme et 18 ans aux urgences psychiatriques »…

Mais l’affaire n’en resta pas là…

Le 21 août 2018, le père, Pierre Vignon, prêtre du diocèse de Valence (26) et juge à l’officialité de Lyon (tribunal ecclésiastique), a lancé en ligne une pétition réclamant la démission du cardinal et archevêque de Lyon Philippe Barbarin, poursuivi pour non-dénonciation d’agressions sexuelles sur mineurs. Il a invité ses « confrères » à la signer « ainsi que tous les membres de l’Eglise conscients de l’importance du mal fait aux victimes d’abus ». Philippe Barbarin est également  poursuivi par ces anciens scouts pour ne pas avoir dénoncé à la justice ces  agressions pédophiles du père Régis Peyrard dans son diocèse.

Cependant, la démission de l’archevêque de Lyon réclamée par le père Vignon ayant été considérée par la hiérarchie ecclésiastique comme un crime de lèse-majesté sur la personne du« souverain », douze évêques de la région Auvergne-Rhône-Alpes ont démis de ses fonctions de juge à l’officialité (dont le cardinal Barbarin est justement le modérateur, c’est à dire une sorte de directeur), le 1er novembre 2018, le père Vignon qui a commenté ce jugement arbitraire par ces mots : « Je regrette cette décision, mais je l’accepte. Ça n’enlève rien à ce que j’ai dit en conscience et je ne regrette rien. »

Néanmoins, à la demande des victimes, le cardinal Barbarin a comparu avec cinq autres prévenus -d’anciens collaborateurs dont deux sont devenus depuis évêques- devant le tribunal correctionnel de Lyon en citation directe, le 7 janvier 2019.

Pour toute défense, sans éprouver la moindre compassion pour les victimes, il s’est limité à se retrancher derrière des directives qu’il a reçues du Vatican. « J’ai l’impression d’avoir fait exactement ce qu’on m’a indiqué », assène-t-il à ses juges.

Ainsi, si Barbarin n’a relevé Preynat de ses fonctions qu’en septembre 2015, c’est parce que Rome lui aurait demandé de gérer « sans scandale » l’affaire… « Je ne dis pas qu’il n’y a pas eu d’erreurs mais je ne vois pas de quoi je suis coupable », conclut-il quand la présidente lui demande s’il va réclamer sa relaxe…

Christian Burdet, l’une des neuf victimes présentes à l’audience, abusé enfant par le prêtre pédocriminel, a les larmes aux yeux. « C’est difficile d’être considérés comme les coupables »,murmure-t-il. Coupables d’être venus, adultes, demander des comptes à la hiérarchie catholique…

A l’issue du procès, le parquet n’a pas requis de condamnation à l’encontre du cardinal Barbarin, arguant de la prescription des faits… une décision dans la lignée de celle prononcée, déjà, il y a deux ans et demi par le parquet.

En définitive, le tribunal correctionnel de Lyon rendra sa décision le 7 mars 2019.

José CASTANO

                                                             e-mail : joseph.castano0508@orange.fr

NB : La justice a autorisé, lundi 18 février, la sortie en salles du film Grâce à Dieu, sur l’affaire Preynat. Le prêtre accusé de pédophilie avait saisi la justice afin d’obtenir le report de la sortie de ce film mais n’a pas obtenu gain de cause. Le nouveau film de François Ozon a été autorisé à sortir en salles dès mercredi 20 février 2019.

 

Ne manquez pas Berlin 56 ce soir sur ARTE.

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Dans un Berlin-Ouest hanté par les fantômes du nazisme et électrisé par les premiers tubes rock, le portrait saisissant d’une époque à travers la rébellion d’une jeune fille. Une série allemande en six épisodes signée Annette Hess, les jeudis 2 et 9 août à 20h55. Live, replay. VOD et DVD.

Dans un Berlin-Ouest hanté par les fantômes du nazisme et électrisé par les premiers tubes rock, le portrait saisissant d’une époque à travers la rébellion d’une jeune fille. Une série allemande en six épisodes signée Annette Hess, les jeudis 2 et 9 août à 20h55. Live, replay. VOD et DVD. https://www.arte.tv/fr/videos/RC-013622/berlin-56/prochainement/

J’ai regardé les trois premiers épisodes avec plaisir et intérêt. Non seulement c’est édifiant mais c’est aussi bien interprété et réalisé par une femme, Annette Hess.

Berlin 56 est une série de 6 épisodes qui décrit la société berlinoise après la guerre. L’héroïne est une jeune fille, Monica, qui vient de se faire renvoyer de l’Institut des arts ménagers. Elle a d’autres ambitions que devenir l’épouse soumise d’un procureur comme sa sœur Helga ou d’un professeur de médecine pygmalion beaucoup plus âgé comme  sa soeur Eva. Monica évolue autour de l’école de danse de sa mère autoritaire et injuste dont elle apprendra qu’elle appartenait à un juif spolié par les nazis. Des nazis, il y en a partout ainsi que des veuves de nazis. Le père a fui à l’Est pour rejoindre les communistes, pour la mère il est mort. Encore un mensonge que la jeune fille découvre et dont elle s’indigne. Les Américains ont apporté le rock et le jazz. La jeunesse berlinoise s’engoue pour ces musiques « de sauvages » qui permettra à Monica de se libérer du vieux monde cruel et de trouver sa voie, soutenue par un jeune musicien.

On peut encore voir les trois premiers épisodes en replay  https://www.arte.tv/fr/videos/RC-013622/berlin-56/

Pour en savoir plus

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ku%27damm_56

http://seriestv.blog.lemonde.fr/2017/04/05/berlin-56-lecon-de-modernite/

La Traversée. Film de propagande macroniste financé par nos impôts

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J’ai regardé ce soir sur TV5 le film de Romain Goupil et Daniel Cohn-Bendit déjà présenté au festival de Cannes 2018 et acheté par la télévision publique pour lui assurer une audience qu’il n’aura jamais dans les salles commerciales mais fera la joie des admirateurs de Macron Emmanuel, de ses amis et de ses soutiens. Alors que notre président nous annonce que la lutte contre les « fake news » est ouverte, la Traversée est un « fake » documentaire qui détourne l’argent public afin de nous soummettre à la servitude involontaire.

Je dois dire que j’ai eu beaucoup de mal à regarder attentivement ce navet nombriliste et propagandiste à la gloire de ses auteurs, du président Macron et du politiquement correct de l’époque actuelle. Sur le plan technique le film est lent, son scénario décousu, il se veut documentaire mais tronque les témoignages et opinions quand ils ne vont pas dans le sens de Cohn-Bendit et Goupil qui cherchent à conforter leur opinion, démontrer que leurs interlocuteurs ont tort ou raison selon leur conviction personnelle.  A ce titre l’interview de Macron est coupé au moment où il explique ce qu’il fera des migrants une fois qu’ils seront triés…

D’autre part, ce film est une histoire de bons copains qui font de la téléréalité en se filmant abondamment eux-mêmes et en nous exposant leurs états d’âme qui sont d’une banalité effarante et sans autre intérêt que la satisfaction de leur narcissisme. Il faudrait être amoureuse ou amoureux de Romain et Dany pour se réjouir de l’omniprésence de ces vieux beaux qui ont largement 50 ans de plus que leurs prouesses soixantehuitardes. Ah oui, mai 68, c’est le sujet de ce film.

Si tous les documentaires sur mai 68 nous montrent des hordes de jeunes gens luttant « courageusement » contre les CRS/SS, peu d’images nous montrent des femmes pour la bonne raison que narguer les flics n’était pas leur préoccupation centrale et que montrer des images de ‘tricoteuses » n’a jamais intéressé les médias. Dans « la traversée » peu de femmes sont interrogées à l’exception d’une voilée et de sa copine non voilée et très jolie dont les explications fascinent Dany-le-rouge. L’autre femme longuement choyée par le « révolutionnaire » est une femme noire militante de Europe-Ecologie, son parti à lui.

Dans ce film de propagande, le politiquement correct de la saison (qui dure !) c’est : vive le mariage pour tous et les gays ; le souverainisme c’est mal ; les militants du diabolique Front national (les copains se font peur en se rendant au rendez-vous) sont majoritairement des flics et des chasseurs ; l’islam est une religion de paix et d’amour, les terroristes sont des malades mentaux, de faux musulmans ; il est injuste de stigmatiser les musulmanes qui portent le voile ; les jeunes des cités sont victimes de racisme et c’est la cause de leur chômage et de leur délinquance et criminalité ; la France « moisie » est raciste ; les français ont un devoir de solidarité vis-à-vis des migrants et les barbelés du mur de la honte de Calais sont un déni des valeurs républicaines ; bravo aux éleveurs qui se sont débarrassés des quotas laitiers pour exploiter librement de pauvres vaches holstein qui peuvent à peine marcher tant leurs mamelles sont hypertrophiées ; etc.

Le but avoué du film était de montrer l’évolution des idées de mai 68 et, en effet, il nous montre la récupération et le détournement des bonnes idées de cette révolution culturelle.

J’ai été passagère de mai 68, participante libre et indépendante et j’ai trouvé que nombre d’idées étaient en effet révolutionnaires, en particulier toute celles qui concernaient l’émancipation des femmes. Nous avons trop gagné en libertés pour que ça dure et la Macronie rêve de nous enterrer, notamment en ne tenant pas la promesse d’un ministère des droits des femmes.

Avant mai 68, les autorités ne cherchaient pas à comprendre les causes des comportements déviants mais aujourd’hui l’excès inverse prévaut, toutes les excuses sont bonnes pour permettre aux délinquants et criminels de poursuivre leurs méfaits.

Avant, nos comportements étaient soumis à la morale catholique. Aujourd’hui, par « souci d’apaisement » nous sommes soumis et surtout soumises à la charia.

Avant, beaucoup de français étaient profondément racistes et antisémites. Aujourd’hui nous devons respecter le racisme et le sexisme des musulmans et l’antisémitisme a repris du poil de la sale bête.

Avant, les enfants n’avaient pas leur mot à dire. Aujourd’hui les adultes ne doivent pas encadrer les enfants qui font la loi et commettent délits et crimes dès l’âge de 11 ans.

Les situationnistes avaient dénoncé les manipulations de la réclame. Aujourd’hui la publicité est un art qui a tous les droits : manipulation, conditionnement, images subliminales, mensonges, tromperies sur la marchandise, confusion des valeurs, utilisation de la science psychologique et sémiologiques pour faire prendre aux gogos des vessies pour des lanternes.

Ce n’est pas tout mais établir la liste des dérives et détournements des bonnes idées de mai 68 est trop déprimant. Je m’arrête là.

La Connectrice fatiguée par les manipulations officielles et la passivité de ses compatriotes

 

« Les passantes » de Georges Brassens. Mise en images discutable

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La chanson « les passantes » aurait du s’intituler « les voyeurs ».  Georges Brassens la chantait en 1972. C’est la vision d’un macho sur les femmes « je les aime toutes », une perception qui n’a pas changé depuis 45 ans bien que l’objet de ce voyeurisme , nous les femmes, ait beaucoup évolué. La preuve sinistre est ce témoignage d’une professeure https://www.huffingtonpost.fr/anouk-f/ce-quevoque-le-mot-femmes-a-mes-eleves-de-primaire-lorsque-je-lecris-au-tableau_a_23378202/. Il y a de quoi pleurer de rage et de désespoir.

A la décharge, si je puis dire, de Brassens, il n’a pas écrit les paroles qui sont de Antoine Pol. Il a tout de même choisi le poème, en a composé la musique et a interprété. Le poème original a été écrit en 1911 alors que l’auteur était âgé de 23 ans et élève ingénieur à l’Ecole Centrale, une époque où les seules femmes « accessibles » étaient les prostituées. Les relations femmes/hommes étaient alors lourdement chargées de fantasmes. Quand 60 ans plus tard Brassens s’empare de ces fantasmes pour les mettre en chanson, les femmes avaient beaucoup changé mais le regard que leur portaient les hommes demeurait le même…comme de nos jours.

Ce clip mis en images par une jeune photographe belge de 24 ans est une interprétation féminine, sans doute féministe, d’une vision masculine et masculiniste. J’avoue ne pas vraiment apprécier, particulièrement au début et à la fin les représentations stylisées de vulves comme si pour faire la nique aux hommes obsédés par leur pénis (Jeff Koons) nous devrions exposer notre vulve. Et d’ailleurs, quitte à représenter le pendant, c’est le clitoris qu’on devrait montrer.

Résultat de recherche d'images pour "représentation clitoris"

http://sexlogue.blogspot.fr/2018/01/were-just-starting-to-talk-about-it.html

Je n’aime pas plus les déhanchements réservés aux femmes âgées et obèses cherchant à prouver que toutes les femmes sont belles qu’elle que soit leur état, avec des seins pendants et de la cellulite. Nous aurons beau dire et faire, femmes ou hommes nous préférons regarder des fleurs fraîches plutôt que des fleurs fanées de même que nous apprécions plus les roses parfumées que l’arum titan à l’odeur nauséabonde.

Description de cette image, également commentée ci-après

Le fait est incontournable que nous soyons conditionnées par notre culture ou prédisposées par nos gênes, nos critères du beau sont sensiblement les mêmes dans toutes les civilisations. Qui au monde ne prise pas la fraîcheur de la jeunesse ? L’objet des divergences d’appréciation n’est pas le corps lui-même mais la manière dont on le pare et le sens donné aux transformations qu’on lui inflige.

Une image ne rend que l’apparence physique de la personne et la vision de la photographe. Une personne, jeune ou vieille, valide ou invalide, grosse ou maigre, entière ou amputée n’est pas que son apparence. Une personne est une planète à elle seule renfermant autant de laideurs et de beautés qu’un monde puisse contenir. Ma chienne dont les sens ne sont pas bridés, frétille devant toutes les bonnes personnes quelle que soit leur apparence, physique, ce qui facilite la communication.

le n° 3

Au début des années 70, nous femmes du Mouvement de libération des femmes, avions un peu plus d’imagination que la jeune Charlotte Abramow pour représenter notre vulve …tout en pudeur…Parfois je trouve que les jeunes féministes contemporaines manquent de culture féministe et qu’elles s’inscrivent plus dans la contemporanéité superficielle, égocentrique et narcissique que dans l’histoire du féminisme.

La Connectrice, féministe historique

PS Adolescente j’étais fan de Georges Brassens et je chantais « Elle est à toi cette chanson » en m’accompagnant à la guitare. Je chantonne encore certaines de ses chansons …Mais c’était un gros macho. Nobody’s perfect 😉

Brassens était amateur créateur de chansons paillardes (cochonnes, obscènes, pornos…l’objet étant toujours la femme) http://www.paillardes.com/index.php?page=1&limitbot=0&limittop=50&requete=Brassens&param1=resultat.php&entete=A02-Brassens.php

 

Quelle belle idée de mettre en image d’anciennes chansons très connues qui sont toutes dans nos mémoires. Barbara, Nougaro, Brel, Aznavour, Ferré… certains de leurs plus beaux titres n’avaient pas de clips, que de vieilles images usées en noir et blanc, ou quelques moments qui crépitent lors de leur passage sur scène. L’agence Havas s’est unie avec Universal pour offrir de toute nouvelles vidéos à ces artistes aimés par de jeunes cinéastes. Et pour ouvrir cette session, le premier clip est celui des  « Passantes », poème écrit par Antoine Pol et chanté par Georges Brassens en 1972. C’est la toute jeune Charlotte Abramow, réalisatrice et photographe de 24 ans qui propose sa vision de cette délicieuse ode aux femmes. « Je veux dédier ce poèmes à toutes les femmes qu’on aime… », entonne le Sétois à la guitare. Et en image c’est une douceur où les femmes, toutes femmes, jeunes, vieilles, grosses, émues, rigolardes… se succèdent dans des tableaux très tendres. Un bel hommage à toutes ces héroïnes du quotidien. Une chanson à réécouter à l’envie pour se faire du bien au cœur et un clip à regarder pour faire plaisir au regard.

http://www.elle.fr/Love-Sexe/News/Les-Passantes-Brassens-et-les-femmes-superbement-mis-en-image-par-Charlotte-Abramow-3647195

Sexisme confirmé dans la fiction française

Quand le cinéma met en scène les corps féminins

https://lespulpeuses.com/tag/role-de-la-femme/

Je ne regarde pratiquement jamais la fiction française qui m’ennuie profondément par son absence de rythme, la mauvaise qualité des scénarii et des comédiens ainsi que la part congrue des rôles dévolus aux femmes. Comment plonger dans une fiction quand on ne peut s’identifier à aucun de ses personnages ?

Une étude de l’ADAMI, association de défense des droits des artistes interprètes, confirme le constat que je fais moi-même, tout au moins sur le plan quantitatif :

  • 37% de comédiennes contre 63% de comédiens.
  • Casting type d’une oeuvre audiovisuelle distribuée sur la télévision française 4.6 % de femmes contre 6.3% d’hommes
  • Part des rôles féminins par gendre d’oeuvre longs métrages 34% courts métrages 41% fiction TV 43%
  • 80% des rôles féminins sont concentrés sur la tranche d’âge 25-40 ans

Sur le plan qualitatif les rôles féminins sont à l’image des clichés sexistes en vigueur dans notre société. Je ne connais aucun personnage de fiction féminin qui ne soit pas un accessoire des besoins, désirs et ambition des hommes même quand le personnage principal est supposé être une « femme de loi », une « femme flic », une « mante » ou une « soeur ».

Pourquoi le milieu artistique serait-il différent du milieu politique ou industriel ? Certes on eut pu croire que des scénaristes visionnaires puisse créer des personnages féminins libérés de leurs chaines de soumission à la loi du mâle mais il n’en est rien car la condition des femmes, après un bon considérable, régresse inexorablement sous le poids de la violence réelle et symbolique des hommes. Et avec l’insidieuse infiltration dans les têtes des lois patriarcales renforcées par l’islamisation de l’Europe, les modèles de femmes positives ne sont pas près de s’imposer.

La Connectrice, féministe historique

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http://www.leparisien.fr/culture-loisirs/cinema/cinema-devant-et-derriere-la-camera-ca-suffit-les-machos-06-05-2017-6921600.php

La parité homme- femme n’est toujours pas au rendez-vous dans la fiction française

 L’Adami, partenaire des artistes -interprètes, publie ce mercredi une étude sur la représentation des femmes dans les téléfilms , séries , cours et longs-métrages, cinéma …

L.B.

 — 

Où sont les femmes ? Il va falloir un peu les chercher pour les trouver dans la production audiovisuelle française car la parité n’est pas encore au rendez-vous. A l’ occasion du festival de la Fiction TV de La Rochelle , qui aura lieu du 13 au 17 septembre, l’Adami, partenaire des artistes-interprètes, publie ce mercredi une étude sur la représentation des femmes dans les téléfilms, séries, cours et longs-métrages, cinéma.

On préfère les femmes jeunes

Cinéma »21 nuits avec Pattie ». Critique féministe

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Les Frères Larrieu affirment dans Télérama qu’ils ont voulu faire du « porno verbal » et c’est réussi dans ce genre qui exprime les fantasme phalliques de vieux et jeunes cochons obsédés par leur machin qui, malheureusement forment à la sexualité les hommes de demain puisque nous savons que, dès l’âge de 11 ans, pratiquement tous les enfants ont visionné de la pornographie.

Les petites filles sont moins nombreuses à se faire bourrer le crane par ces fantasmes qui réifient, humilient et dressent les femmes à la soumission au désir des mâles et à l’ignorance de leur propre sexe et de leur désir. Désespérant !

Je partage totalement la critique de Roselyne Ségalen que vous pourrez lire ci-dessous.

La Connectrice

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http://www.arte.tv/fr/le-clitoris-ce-cher-inconnu/387780,CmC=387788.html

https://laconnectrice.wordpress.com/2006/06/04/le-clitoris-en-trois-dimensions-une-revolution/

Réponse de Roselyne Segalen à l’article de Ariane Allard dans Causette de Décembre 2015 sur « 21 nuits avec Pattie. »

http://www.telerama.fr/cinema/films/21-nuits-avec-pattie,501862.php

Tout sauf une ode à la chatte !

Un peu stupéfaite en lisant le texte de Ariane Allard dans le Causette de ce mois sur le
film « 21 nuits de Pattie ». D’après Ariane A, Les frères Larrieu adopteraient un point de
vue féminin sur la sexualité. On y voit en fait l’histoire romancée de deux femmes, l’une
écoute : Caroline/ Isabelle Le carré, et l’autre, Pattie/ Karine Viard, parle de ses
expériences sexuelles dans un verbe fleuri et certes libéré.

Pour moi, il n’y a que cette parole qui soit libérée. En revanche, elle ne parle que de « bite » de fascination pour celle-ci, de fellation comme élément quasi unique de plaisir, « La chatte » est évoquée en passant et de façon collatérale.
De plus, le désir freudien pour la mère, évoqué longuement par Jean, le protagoniste
masculin, incarné par Dussolier est en quelque sorte réalisé. En effet, Jean a eu sa
première jouissance sexuelle en se frottant à sa mère morte, depuis lors, il ne peut jouir
qu‘avec des mortes. Il le dit et le redit de manière intellectuelle et poétique, ce qui
présente la chose comme une douce perversion.
Et incroyable mais vrai, cette femme soit disant libérée Pattie, qui parle de fellations et
de ses bites choisies, devient une femme qui fait la morte pour faire plaisir à Jean et son
fantasme !

Alors qu’elle avait clamé haut et fort en début de film qu’elle ne voulait pas
d’amour mais seulement de sexe, elle affirme être sous le charme du discours de cet
homme nettement plus savant qu’elle, ce n’est après tout qu’un femme de ménage, et
pour couronner le tout dit qu’elle est jalouse !
Tous les ingrédients des fantasmes masculins sont présents : l’hymne permanent à la
bite, en apparence seul élément actif de la sexualité, des femmes qui en redemandent,
flattent cette bite, et vont jusqu’à s’oublier totalement pour satisfaire les fantasmes les
plus fous des hommes !
Caroline, est elle, présentée comme une petite bourgeoise coincée, qui grâce aux
histoires grivoises de Pattie, se décoince progressivement. Les frères Larrieu nous
amènent à attendre le moment où elle va se lâcher et en effet, elle le fait à la fin en
tombant en quasi extase devant « la bite » de son mari, (Sergio Lopez). Elle, elle ne fait
rien, elle demande qu’il fasse ! L’image la plus osée arrive : Caroline, prise en levrette !
C’est l’apothéose !
Il semble évident que la sexualité féminine n’a pas été prise en compte. Ce sont
clairement des fantasmes de mecs : fascination des femmes pour leur engin et fantasme
d’imposer à une femme qui fait la morte tous leurs désirs quels qu’ils soient ! On n’est
franchement pas loin de la femme–objet !

Comment ces aspects ont échappé à Ariane Allard, on se le demande ! Il suffit de lire
n’importe quel livre sur le désir féminin, pour se rendre compte que la fellation et la
sodomie ne sont pas les modes les plus prisés pour arriver à l’orgasme féminin… ! On ne
doute pas que les frères Larrieu connaissent l’existence du clitoris mais on aurait pu
espérer qu’ils en fassent au moins mention pour prétendre refléter un point de vue
féminin sur la sexualité.
A bonnes entendeuses salut !

Roselyne Ségalen

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