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Archives de Catégorie: dictature musulmane

Massacre préfecture . Les experts ont presque tout compris mais qui les écoute ?

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https://www.grazia.fr/news-et-societe/news/attentats-de-paris-hommages-aux-victimes-en-14-dessins-792438

« la réalité est insupportable, mais irrémédiable » Clément Rosset

Trois experts en désastres français livrent leurs réflexion sur les causes et le contexte du massacre de 4 policiers et des blessures de leurs collègues ce jeudi 3 octobre 2019 à la préfecture de police de Paris, lieu opérationnel et symbolique de la force de notre sécurité intérieure.  Xavier Raufer, criminologue, Alain Rodier, adjoint du Centre français de recherche sur le renseignement (CF2R) et Eric Verhaeghe  auteur de « Faut-il quitter la France ? »

https://www.atlantico.fr/decryptage/3580391/massacre-a-la-prefecture-de-police–le-vertige-face-a-l-ampleur-des-fautes-accumulees-par-les-autorites-alain-rodier-xavier-raufer-eric-verhaeghe

L’article est long mais très instructif. Je vous invite à le lire et je souligne en gras quelques éléments pour vous en rendre la lecture plus facile et plus rapide.

Des éléments manquants

En 2018, un nouvel appel était lancé pour relancer les partisans  de Daech à poursuivre le « djihad ». Baghdadi demande aussi à ses combattants de s’attaquer aux « médias mécréants » et aux « quartiers généraux de la guerre idéologique » un peu partout dans le monde. https://www.lepoint.fr/monde/etat-islamique-baghdadi-appelle-a-poursuivre-le-combat-23-08-2018-2245399_24.php

  • Il manque la culture de l’Oumma Islamiya qui oblige tout musulman à être à sa communauté ce que le pouce est à la main, une foi qui explique qu’à chaque interpellation ou argument avec un mahométan, c’est l’émeute dans les minutes qui suivent avec agressions verbales, puis physique puis destruction de voitures, de mobilier urbain, de bâtiments publics et de commissariats; on se souvient du massacre de ce jeune marocain qui demandait à faire un constat suite à un accrochage, la conductrice appelant sa communauté à la rescousse laquelle élimina le pauvre Mohamed Laidouni au motif qu’il voulait faire un constat « comme les français ». https://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_Mohamed_Laidouni
  • Il manque l’analyse du vrai-faux loup solitaire. Un fou d’Allah peut prendre seul la décision de frapper. Toutefois, sans parler d’organisation terroriste physique en soutien, le fou d’Allah n’est pas devenu fou tout seul. Il a été conditionné par les appels de Daech, des prêches belliqueux en direct dans les mosquées et sur l’Internet, des propos haineux contre la France et les mécréants, des morceaux de rapp qui incitent à violer les femmes, tuer les bébés, faire flamber les « porcs de flics », tuer tous les mécréants, transformer la France en califat, haïr les français, etc. Ces porteurs de haine sont-ils sanctionnés à la hauteur de ce que subit Eric Zemmour qui ne fait que dénoncer des réalités insupportables pour la sécurité de la France et sa culture ?
  • Il manque le contexte antillais. Je me trouvais avec une amie antillaise lors de l’annonce de l’attentat. Elle entra dans une colère noire contre la désastreuse image que Mickaël Harpon allait donner de la communauté antillaise et ajouta que les Antilles étaient comme la métropole perverties par l’Islam...http://www.gwadislam.fr/

Bonne lecture;

La Connectrice

 

05 octobre 2019

DÉNI DU RÉEL

Massacre à la Préfecture de Police : le vertige face à l’ampleur des fautes accumulées par les autorités

Atlantico : Un agent administratif de la préfecture de police de Paris a agressé au couteau plusieurs de ses collègues jeudi 3 octobre, tuant quatre personnes avant d’être abattu par un fonctionnaire de police. Le parquet antiterroriste a été saisi de l’enquête. S’il est encore trop tôt pour tirer des conclusions sur les motivations de l’auteur de l’attaque au couteau à la préfecture de police, le profil du suspect, converti à l’islam, pousse à envisager la thèse terroriste. Dans l’hypothèse où la piste de l’attentat terroriste serait retenue, comment expliquer que les services de renseignement n’aient pas pu identifier les pistes d’un passage à l’acte ?

Xavier Raufer : Vanité des entreprises humaines… Tout débutait si bien: la meute média-antifa aux trousses d’Éric Zemmour… L’amorce d’un dialogue détendu-convivial sur l’immigration lancé par l’Élysée. Soudain, le vrai monde anéantit tout cela avec fracas. Car si la moitié de ce qu’on lit sur la tuerie de la Préfecture de police est vrai – nous y revenons – la sécurité de la France, la confiance des Français en leur État, seront gravement affectés. Le philosophe Clément Rosset édicta naguère que « la réalité est insupportable, mais irrémédiable »: nous y voilà.
Résumons : un individu depuis dix ans fasciné par l’islam… converti depuis deux ans peut-être… habilité au secret-défense… niché au cœur informatique du service opérant le renseignement d’une capitale mondiale majeure… Aussi: on ne compte plus les missions ultra-sensibles récemment confiées à la DRPP, de par sa taille réduite, son étanchéité et son esprit de corps. Les dégâts potentiels sont vertigineux.

Alain Rodier : Comme d’habitude dans ce type d’affaire, il convient de rester extrêmement prudent car les jours à venir vont certainement apporter d’autres informations.  Il n’empêche que le parquet national antiterroriste (PNAT) s’est saisi de l’affaire le 4 octobre après-midi. Les policiers possèdent donc des informations nécessaires qui font suite aux perquisitions effectuées, à l’analyse de(s) ordinateur(s) et des téléphones du « suspect » (en termes juridiques, c’est  la qualification qui doit être retenue à l’égard de Monsieur Mickaël Harpon impliqué dans ces meurtres) et aux réponses données par son épouse actuellement en garde à vue (ce qui est une mesure tout à fait normale au regard du Droit) et par des proches.

Cette  affaire entre dans le cadre d' »assassinats et tentatives d’assassinat sur personnes dépositaires de l’autorité publique en relation avec une entreprise terroriste » et « association de malfaiteurs terroriste criminelle ». Ce sont ces deux dernières qualifications qui ont obligé le PNAT à se saisir de l’affaire qui, à l’évidence ne dépend plus du droit commun. Il semble que l’autorité politique aurait souhaité qu’il en soit autrement mais la justice est indépendante en France. La deuxième qualification est inquiétante car elle sous-entend qu’il n’était pas seul. Il est en particulier question d’au moins une connaissance qui l’accompagnait parfois à la prière.

Ce fonctionnaire né à Fort de France servait depuis 2003 comme adjoint administratif (agent de catégorie C) au sein du au service technique de la Direction du renseignement de la préfecture de police (DRPP). Il n’avait jamais attiré défavorablement l’attention de sa hiérarchie quant à sa conduite. Il a certainement été l’objet d’une enquête de sécurité au moment de son recrutement (en 2003) puis d’un suivi épisodique pour proroger ses habilitations au secret défense (tous les cinq ans).

Sa conversion à la religion musulmane ne constituait pas un acte délictueux et, jusqu’à plus ample informé, il ne fréquentait pas des lieux de culte salafistes incubateurs d’activistes – même si fort heureusement, ils ne passent majoritairement pas à l’acte -. Non seulement dans son cas avec les éléments connus, il n’y avait pas matière à enquêter plus avant, mais si cela avait été le cas, cela aurait pu être assimilé à du « harcèlement » et à de l' »islamophobie« . La hiérarchie de l’administration – quelqu’elle soit – a très peur de se retrouver dans cette position face aux influents intellectuels qui n’attendent que ce prétexte pour intervenir dans les medias dans le seul but d’affaiblir l’Etat.

Cela dit, l’enquête en cours aurait prouvé qu’il s’était converti en 2008 et pas il y a 18 mois comme cela avait été annoncé précédemment. Si ce fait est confirmé, cela prouverait qu’il pratiquait la Taqiya (l’art de la dissimulation surtout en usage chez les chiites mais méthode reprise par les salafistes) à l’évidence pour cacher sa conversion à son environnement.  

De plus, il semble qu’il avait préparé son coup au dernier moment ayant acquis le couteau de cuisine en céramique qui a servi à ces assassinats le matin même de son action. Son épouse aurait affirmé qu’il aurait proféré des propos incohérents la nuit précédant son passage à l’acte. Bien sûr, il convient de laisser l’enquête confirmer ou infirmer ces premiers éléments pour en tirer plus de conclusions.  

Connaît-on l’ampleur de la radicalisation au sein les services de l’Etat ? Comment peut-on lutter contre cette menace ?

Xavier Raufer : Quand vos chefs prônent le politiquement-correct ; quand cent stages vantent l’idéal du vivre-ensemble et l’horreur de la discrimination ; quand toute blague déclenche la foudre ; s’inquiéter d’un collègue infirme et Antillais est ardu. Preuve, la réaction de l’État : le piteux Castaner bredouille que tout est normal et une péronnelle de la présidence suggère d’éviter les amalgames. Quand ces réactions émanent du sommet d’un État fort pyramidal, sa base évite tout propos malsonnant – comment lui donner tort ?
Second point majeur. On lit que l’assassin était « signalé » depuis 2015. mais signalé par qui ? Et vers qui ? En 2015, l’ambiance était électrique entre la direction de la DGSI et celle de la DRPP, pour affaires touchant à la françafrique. Que s’est il alors passé – ou pas passé, plutôt ? Il serait judicieux d’aller y voir de près.
Dernier point : Macron a fondé la coordination du renseignement : bien. Or depuis, sous l’empire de la nécessité – protéger le président de ses « affaires »… ambitions pseudo-savantes sans vrai contenu… la coordination semble oublier ses fondamentaux, dont celui-ci : coordonner est bien s’il s’agit d’un tout étanche et cohérent – ce n’est pas le cas, on l’a vu.
Brutal résultat – le protocole de la médecine d’urgence vaut pour le renseignement : toujours envisager le pire. Nul catastrophisme, mais seul moyen de sauver le patient. Et si M. H. était une taupe islamiste ? Qu’a-t-il transmis et à qui, des bases numériques de la DRPP ? Y a-t-il logé un logiciel-malveillant, cheminant ensuite – vers où ? On imagine la réaction des services alliés. Au pire, tout ou partie de l’informatique de la DRPP est à revoir.

Alain Rodier : Les services de l’Etat sont à l’image de la nation. Les chiffres varient car les statistiques officielles restent interdites mais il y aurait entre 7 et 10% de musulmans en France. Le chiffre devrait être logiquement le même au sein de l’administration. Cela dit, seule une infime partie des musulmans adhère aux thèses extrémistes des salafistes-djihadistes qui puisent leur inspiration sur les sites spécialisés (que décidément la puissance publique a bien du mal à entraver).

En France, il existe aussi d’autres versions de l’islam sunnite qui ne prônent pas la violence comme le mouvement tablligh et les Frères musulmans. Le cas des salafistes dits quiétistes pose question car c’est dans leurs rangs que les salafistes-djihadistes viennent recruter de nouveaux adeptes. Les activistes n’ont pas besoin d’être très nombreux pour être dangereux. C’est d’ailleurs la caractéristique des mouvement terroristes : quelques activistes bien formés valent mieux que des gros bataillons facilement repérables.  

Alors que l’on est focalisé sur les « revenants » de Syrie et d’Irak, ce type d’attaque interroge. La menace vient-elle davantage de vétérans du djihad ou des radicalisés sur le sol français, notamment les convertis ?

Xavier Raufer : On l’ignore – même, on aggrave les choses. Un exemple inquiétant. Pour grappiller quelques sous, l’Intérieur externalise la réparation de ses véhicules, camions de CRS, etc. Or dans leurs garages, les mécaniciens de la police voient ces sous-traitants chercher les véhicules à réparer. Parfois, des barbus portant au front la zebiba, tache noire du prosterné en prière. Voilà à qui on confie les camions des CRS.

On détecte ainsi des sots trop voyants, mais de longue date, les durs des Frères musulmans et les salafistes disposent de fatwas leur permettant de se raser et porter costume-cravate pour infiltrer les structures infidèles. Quand ils l’ont pu dans le monde musulman, ils ont infiltré les centres d’éducation : leurs recrues savent se planquer. En Turquie, on voit le mal qu’a  Erdogan à éradiquer la secte islamiste de Fetullah Gülen de l’administration et l’armée.

Alain Rodier : Il est vrai que pour le moment, ce ne sont pas les revenants qui représentent le menace principale en Occident en général et en Europe en particulier. Daech n’est pas vaincu militairement mais a actuellement d’autres soucis comme relancer la guérilla sur le front syro-irakien, activer ses provinces extérieures comme en Afrique – particulièrement au Sahel – , dans le Causasse et en Extrême-Orient.

Par contre, Daech continue à prodiguer sa propagande et à appeler ses adeptes au meurtre là où ils se trouvent. C’est sans doute ce qui explique cette dernière opération meurtrière. Il va être affirmé que l’assassin était quelque part « dérangé mentalement » mais il convient de se poser la question suivante: un individu qui se livre à un acte terroriste est-il mentalement sain d’esprit ? Il aurait aussi été insatisfait de sa position professionnelle qui n’évoluait pas mais cela ne peut pas expliquer grand chose. Il gardait son libre arbitre. Le cas juridique du « suspect » est clos puisque l’action est éteinte avec sa mort.

Cela dit, il reste un gros problème. Daech possède un service de sécurité (Amniyat) dont une des missions est le renseignement. Ce mouvement semblait se renseigner sur le passé des volontaires français qui le rejoignaient en Syrie. Quel rôle pourrait avoir joué le suspect dans ces enquêtes « de sécurité » (et autres) car sa position professionnelle au sein de la DRPP pouvait lui permettre d’avoir accès à des fichiers informatique confidentiels ? En effet, il pourrait avoir été recruté comme source par Daech ce qui expliquerait pour partie la Taqiya évoquée plus avant. A un moment, il a peut-être décidé de devenir un martyr de la « Cause », le but ultime de (presque) tous les salafistes-djihadistes.  

Si les informations les plus inquiétantes s’avèrent exactes, quelles pourraient être les conséquences dans l’opinion et pour le ministère de l’Intérieur ?

Xavier Raufer : Le péril État islamique – al-Qaïda recule. Ne pas baisser la garde, certes, mais la pression diminue. Quand on jette une pierre dans un étang, des cercles concentriques se forment à partir du point d’impact. Nous en sommes aux cercles extérieurs. Plus espacés, moins visibles -mais dangereux car proches de nous, voire actifs dans nos sociétés-mêmes.

Alain Rodier : Il est évident que cela va créer une inquiétude au sein de la population qui constate que même les organismes chargés de la protéger peuvent être infiltrés par des mouvements terroristes. Tous les ministères vont se sentir concernés et vont devoir revoir les procédures de sécurité et les enquêtes d’habilitation de leurs personnels. Cela va être très nuisible à l’ambiance interne qui risque de devenir suspicieuse.

Eric Verhaeghe : On sent bien que la énième répétition du même mode opératoire, à savoir une personnalité seule qui profite d’un effet de surprise dans la vie quotidienne pour poignarder des quidam, ici ce sont des collègues de travail, mais d’autres fois ce sont des passants, des gens qui rentrent chez eux dans des transports en commun, des jeunes femmes qui attendent un train dans une gare, des soldats en faction, un prêtre dans son église, c’est-à-dire n’importe qui ou tout le monde, tout cela use l’opinion publique et donne le sentiment qu’un danger imminent s’est diffusé dans notre vie quotidienne et peut nous guetter n’importe où à n’importe quel moment. On sent bien que l’ambiance se tend, et qu’une violence au quotidien se banalise. L’idée qu’à tout instant un attentat peut se produire sous nos yeux et qu’il faudra agir fait désormais partie du paysage. 

A long terme, la notion de tension religieuse prend forme, malgré les nombreux appels au calme et malgré les dénis sur le « pas d’amalgame ». La multiplication, partout en Europe d’ailleurs, de ces épisodes fébriles où quelques personnes sont tuées au couteau, comme ça, simplement, dans un flash terroriste, lézarde progressivement la certitude que ces attentats ne seraient pas de nature religieuse. Sur ce point, la stratégie des pouvoirs publics suivie en France comme en Allemagne, consistant à expliquer immédiatement après les faits qu’il s’agit d’un acte perpétré par un déséquilibré et qui ne serait pas de nature religieuse devient une source ce méfiance. 

Depuis jeudi, des responsables politiques de la majorité s’expriment sur le sujet. Au vue de leurs déclarations, n’y a-t-il pas eu une forme de déni de réalité ? Quel est le risque politique pour le gouvernement ? 

Eric Verhaeghe : Cette fois-ci, le déni est terrible. On a tous entendu Christophe Castaner et Sibeth Ndiaye expliquer que rien ne permettait de présager l’action de cet informaticien habilité au secret défense et employé dans les services de renseignement. Mais le Parisien a révélé qu’il avait fait l’objet d’un signalement à sa hiérarchie en 2015 pour dérive radicale. Il semble que la machine administrative n’en ait pas tenu compte. En termes de gestion publique, ce hiatus entre les propos du gouvernement et la réalité est redoutable, parce qu’il donne à l’opinion publique le sentiment que la situation n’est pas sous contrôle. 

Ce sentiment est apparu très nettement avec l’affaire Lubrizol. Alors qu’une usine Seveso seuil haut était en feu, provoquant nausées et vomissements dans la population, le gouvernement est resté sourd et aveugle face aux évidences en expliquant que les fumées ne présentaient pas de toxicité inquiétante. La réaction incrédule de la population devrait alerter les pouvoirs publics, d’autant que l’émission de dioxine est désormais attestée, ce qui dément les propos des ministres. La même semaine, le même sketch reprend. Alors qu’un fonctionnaire de nos services de renseignement égorge l’un de ses collègues sur son lieu de travail, à savoir la Préfecture de police, ce qui n’est pas rien, deux ministres interviennent immédiatement pour tenir des discours qui manquent singulièrement de prudence, et qui sont démentis dans la journée par la presse. 

Le discrédit guette. Quand, sur deux affaires majeures en un laps de huit jours, des ministres sont pris en flagrant délit d’erreurs sur des faits et dans l’appréciation de leur gravité, la conséquence est bien connue: ils perdent toute crédibilité, et c’est l’équipe entière d’Edouard Philippe qui est désormais menacée de discrédit. 

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après

Arabie saoudite. Rana Ahmad, apostate, réfugiée politique en Allemagne

Après les louanges accordées au nouveau monarque d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane dit MBS, la réalité éclate avec la mort atroce du journaliste Jamal Khashoggi dont on dit qu’il fut démembré vivant à l’ambassade d’Arabie de Turquie par un médecin légiste haut gradé de l’armée saoudienne. Personnellement, je m’étais méfiée de ces louanges unanimes pour le prince héritier et je l’avais écrit sur ce blog. https://laconnectrice.wordpress.com/2017/11/12/mbs-prince-saoudien-nouvelle-coqueluche-de-loccident-ah-ah/

Je vous invite à lire l’interview de l’exilée saoudienne Rana Ahmad parue dans le journal Le Point de ce vendredi 19 octobre 2018. Edifiant sur notre « ami » MBS.

Rana Ahmad, Ici, les femmes ne rêvent pas, Éditions Globe. Traduit de l’allemand par Olivier Mannoni.
280 pages, 22 €.

« En Arabie saoudite, tout le monde a peur »

INTERVIEW. La militante saoudienne Rana Ahmad s’alarme que le prince héritier MBS réduise au silence toute critique de son pouvoir absolu.

Propos recueillis par 

Publié le  | Le Point.fr
La Saoudienne Rana Ahmad a fui son pays pour l'Allemagne apres avoir choisi l'atheisme.
La Saoudienne Rana Ahmad a fui son pays pour l’Allemagne après avoir choisi l’athéisme. © Armin Arefi

Pâques et Pessach 2018. Au-delà de la manifestation « pacifique » des Palestiniens de Gaza

Publié le

Vendredi 30 mars, alors que juifs et chrétiens célèbrent pâques selon leur convictions réciproques, le Hamas a envoyé les gazaouites au casse-pipe avec pour seules armes des pierres et des cocktails Molotov alors que cette organisation possède armes et armée, comme on peut le voir sur certaines photos comme celle-ci prise en décembre 2016 pour le 29ème anniversaire du Hamas Source Al Jazeera

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Comme par pur hasard cette manifestation au cours de laquelle 16 palestiniens ont été tués par les forces de défense israélienne, a été organisée 17 jours après l’attaque du premier ministre de l’autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, qui circulait dans la bande de Gaza. 55 sympathisants et militants du Hamas ont été arrêtés, ce qui a entraîné des manifestations à Gaza, contribuant à la dite misère des gazaouites qui préfèrent l’attribuer à Israël et aux USA. Source  Al Jazeera

Malgré les accords de paix, re-signés périodiquement depuis 2007) entre le Hamas et l’Autorité palestinienne, assassinats, détention et persécutions se perpétuent entre Palestiniens. En réalité, le Hamas veut renverser Abbas et Abbas veut contrôler la bande de Gaza détenue par le Hamas en s’appuyant sur Israël qui défend sa frontière. le Gatestone Institute explique cela très bien dans un article récent https://www.gatestoneinstitute.org/12095/hamas-gaza-weapons-control

Le résultat de ce profond désaccord entre l’Autorité palestinienne et le Hamas est cette manifestation « pacifique » parce que privée des armes du Hamas mais haineuse et armée de pierres et de cocktails Molotov à l’assaut de la frontière israélienne. 16 palestiniens ont péri et on ne compte pas les blessés.

Le drame est que le monde est indigné par la « monstruosité » de Tsahal rendue responsable de ces morts alors que les véritables responsables sont le Hamas, l’Etat islamique et les gouvernements arabes qui les encouragent, le peuple palestinien étant la victime consentante de sa manipulation létale au profit d’organisations politiques cyniques en Palestine, en Israël, en France, aux USA et autant dans le monde occidental que dans le monde musulman.

La Connectrice

Quelques images de la manifestation « pacifique » du vendredi 30 mars 2018

https://static01.nyt.com/video/players/offsite/index.html?videoId=unknown

Pour en savoir plus

  • Détentions arbitraires en Palestine. Le régime dictatorial de l’Autorité palestinienne enferme ses opposants et les prive de tout droit humain dans le silence le plus total des médias

https://www.gatestoneinstitute.org/11822/palestinians-arrests-detention

  • Corruption de l’Autorité palestinienne. Alors que le peuple manque de soins médicaux, Mahmoud Abbas vient de s’offrir un avion présidentiel à 50 millions de dollars. Les bailleurs de fonds pour la Palestine, américains et européens ne contrôlent pas l’utilisation de leurs versements.

https://www.gatestoneinstitute.org/12103/palestinian-authority-corruption

 

Quand Mennel joue un tour de cochon à ses amis islamistes

Le voile ne représente pas la liberté de s’habiller comme on le souhaite

Le voile est discriminant car il ne coiffe que les femmes

Le voile est une incitation au viol des femmes qui ne le portent pas

Le voile rappelle que la femme musulmane est un sous-homme selon la charia, la loi islamique

Le voile signifie que les hommes sont des êtres faibles incapables de maîtriser leur pulsion sexuelle

Le voile est une insulte pour les femmes françaises qui se sont battues pour obtenir les mêmes droits que les hommes, entre autres le droits de s’habiller selon leurs besoins et leur goût

Le voile et les vêtements enveloppants sont un produit de grande consommation  qui grèvent le budget des femmes au profit des marchands capitalistes

Le voile est l’étendard de l’islam, une théocratie qui dans le monde entier impose sa dictature et son impérialisme

Ce n’est pas un accessoire comme un autre, ni une coiffe comme une autre

Mennel Ibtissen nous démontre que le port du voile est associé à l’insurrection musulmane en nous livrant le fond de sa pensée

 

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Mennel, c’est Mennel Ibtissen, cette jeune femme qui participait avec succés au concours de l’émission de téléréalité (lire fiction) The Voice. La jolie donzelle aux grands yeux bleus comme les mers du nord, porte un hijab assorti à son regard. Le jury de l’émission a trouvé qu’elle chantait bien en arabe Halleluyah une composition de Leonard Cohen (!) et l’a notée favorablement. Or des fouineurs bien inspirés qui voulaient en savoir plus sur cette future star ont découvert qu’elle avait envoyé des tweets islamistes à propos des attentats de Nice, de Saint-Etienne-du-Rouvray et de Tarik Ramadan qu’elle semblerait admirer.

Europe 1 rappelle les tweets que Mennel avait écrits après l’attentat de Nice, qui avait fait 86 morts et 458 blessés le 14 juillet 2016. Dans un d’entre eux, elle écrit : « c’est devenu une routine, un attentat par semaine. Et toujours pour rester fidèle, le ‘terroriste’ prend avec lui ses papiers d’identité. C’est vrai que quand on prépare un sale coup, on oublie surtout pas de prendre ses papiers », le tout accompagné du hashtag #PrenezNousPourDesCons. Quelques jours après, Mennel Ibtissem en avait remis une couche en publiant le message suivant, après l’attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray : « les vrais terroristes, c’est notre gouvernement »

Mennel, petite cervelle ingrate, tu aurais quitté ta Syrie natale pour vivre sous un gouvernement terroriste ?

Soutien à Dieudonné. Les internautes sont allés ensuite plus loin en exhumant ses soutiens à Dieudonné, à l’islamologue Tariq Ramadan et à l’ONG Barakacity, soupçonnée de soutenir les djihadistes de l’organisation Etat islamique mais jamais condamnée jusqu’à aujourd’hui.

Des personnages publics plaignent la pauvre petite fille, 20 ans en 2016 , qui aurait commis des erreurs en s’exprimant dans l’espace public et plaident pour la liberté d’opinion. C’est oublier que nous sommes toujours en état d’urgence, que la France est menacée nommément par l’Etat islamique qui recrute sur notre territoire et y a tué, que nous déplorons des morts et des blessés suite à de graves attentats commis aux cris d’Allah Akhbar et qu’une partie de nos territoires sont en état d’insurrection agressant quotidiennement tout représentant des forces de l’ordre, du service public comme les pompiers, les secouristes, les médecins et toute représentation de notre civilisation comme les bibliothèques, les maisons de jeunes, les maisons de la culture, les écoles , etc.

Si, comme certains le disent, nous sommes en guerre avec les islamistes, alors Mennel Ibtissen est une traîtresse à la Nation. Ses beaux yeux et sa voix suave ne devraient pas laisser ignorer une telle indignité.

La Connectrice

Pour en savoir plus

Ce que Mennel aurait réellement chanté dans la version arabe de Hallelujah http://www.tribunejuive.info/medias/the-voice-ce-que-mennel-a-reellement-chante-en-arabe

 

L’année se termine. Quoi de positif en 2017 ?

Une année civile, c’est assez long pour qu’on ritualise sa fin et qu’on s’interroge sur ce qu’elle nous a apporté de positif.

A priori, je ne vois que des choses négatives au plan général, surtout ces derniers mois qui nous ont apporté des drames humains comme la disparition de Maëlys ou des catastrophes comme l’accident de Millas et, cette nuit, la mort d’une enfant de 4 ans et de deux adultes dans une collision automobile, pour n’en citer que quelques unes. Ces drames sont d’autant plus poignants qu’ils surviennent à l’époque où les familles se préparent à fêter la Noël et la Saint-Sylvestre. On pensait ripailles et réjouissances et il faut préparer des cercueils et des services funèbres. Dans ce contexte, la douleur est encore plus vive et je compatis au chagrin des familles concernées.

Chères lectrices et lecteurs, dites-moi ce qui vous a réjouis globalement et personnellement en 2017 .

Pour ma part, globalement, je n’ai trouvé que deux motifs de satisfaction sinon de réjouissance avec deux mouvements que je trouve révolutionnaires pour les femmes du monde entier :

Le mouvement #balance ton porc qui a révélé l’ampleur du harcèlement sexuel, qui a libéré la parole de la souffrance des femmes et qui donnent à toutes les femmes le courage et parfois les moyens de se défendre en commençant par l’estime de soi. En effet quand on se sent coupable d’être victime de harcèlement sexuel, on se trouve minable et impuissante. Mais quand on apprend massivement que toutes les femmes sont concernées et que le harcèlement sexuel est accepté sinon cultivé par les sociétés du monde, on ne se sent plus coupable et on se sent soutenues par les femmes et les hommes qui disent que c’est un crime.

Le mouvement féministe n’avait pas connu une telle révolution depuis les années 70. J’espère que les femmes tiendront sur la lancée de leur révolte et qu’une synergie favorisera la lutte pour l’égalité salariale, la parité et l’égalité professionnelle ; contre les discriminations sexistes dans le travail et la vie sociale, contre les violences sexuelles en privé et en public, contre la marchandisation du corps des femmes dans la prostitution, la vente d’ovocytes, la location de ventres-GPA, la publicité, le marketing et la mise en valeur des hommes par le corps des femmes. ‘un motif

Le mouvement des Iraniennes contre le port obligatoire du hijab

Pour le plaisir de sentir le vent dans ses cheveux et de les laisser flotter librement

https://www.facebook.com/StealthyFreedom/

les mercredis blancs : Chaque mercredi depuis des mois, avec une constance remarquable, Iraniennes et Iraniens revêtent du blanc, arborent des voilent blancs pour affirmer leur refus du port obligatoire du hijab. Les femmes témoignent dans des vidéos du harcèlement policier, des insultes des barbus et du désaveu agressif de certaines femmes. Pour affirmer leur action, elles enregistrent leurs déplacements avec les harcèlement qu’elles rencontrent.

Comme souvent, les femmes sont à la pointe de la révolte contre l’injustice et les abus du pouvoir. On apprend ce jour, que des manifestations contre le chômage et l’inflation ont lieu en Iran. Quand les femmes sont opprimées, exploitées et inférioriser, c’est tout un peuple qui souffre .https://www.lorientlejour.com/article/1091634/pas-gaza-pas-le-liban-ma-vie-en-iran-manifestations-dans-plusieurs-villes-iraniennes-contre-le-chomage-et-linflation.html

Sur le plan personnel,

  • j’ai découvert le plaisir d’être grand-mère laissant les contraintes aux parents et exploitant le merveilleux potentiel de ma petite fille qui m’aime sans arrières pensées, à la différence des adultes.
  • J’ai retrouvé ma vielle camarade de guerre, Raymonde Arcier, artiste féministe de grand talent dont une oeuvre s’installe à Beaubourg. Nous nous sommes remémoré les moments les plus comiques de notre engagement féministe dans les années 70. Nous nous sommes beaucoup amusées.

Au nom du père

En février 2017, « Au nom du père » resurgit lors de l’exposition L’esprit français, Contre-culture 1969-1989, à la Maison Rouge à Paris et rencontre un tel succès que, grâce à Floriane de Saint Pierre, le Centre Pompidou de Paris décide de l’adopter. 

  • J’ai confirmé et développé l’utilisation des huiles essentielles pour soigner moi-même toutes sortes de petits et grands mots avec un succès étonnant. Ainsi je me dispense de consultations médicales pour mon plus grand confort.
  • Des mésanges charbonnières viennent régulièrement me rendre visite et je les attire avec des graines, de l’eau et un nichoir
  • Comme les mésanges de mon balcon, lectrices et lecteurs restent fidèles à ce blog et viennent régulièrement lui rendre visite. Merci car, sans vous, je n’aurais pas de raison d’écrire.

En résumé, l’année 2017 m’aura apporté peu d’occasions de me réjouir sur le plan social, économique et politique mais je ne parlerai point ici des choses négatives car la liste serait trop longue.

Bonne année 2018

La Connectrice

Soleil levant le 10/10/2017 au-dessus des Buttes-Chaumont depuis mon balcon. Comme l’année nouvelle qui se lèvera malgré les nuages.

 

Sauvons notre pays. Une quinzaine d’actions et réflexions

23-09-16

c’est surtout la gravité de l’actualité, l’insupportable menace islamique, la violence musulmane (que nous appelons « djihad ») à l’encontre de nos compatriotes, et la trahison délibérée d’un régime socialiste qui abandonne les Français aux tueurs d’Allah qui les a décidés à réagir, et à proposer cette quinzaine d’actions

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Pour en savoir plus

Dix raisons de participer à la Quinzaine « Sauvons notre pays »

Publié le 11 septembre 2016 – par 13 commentaires – 1 056 vues

http://ripostelaique.com/dix-raisons-de-participer-a-la-quinzaine-sauvons-notre-pays.html

Ils organisent l’occupation musulmane de nos villages : rejoignez « Sauvons notre pays »

Publié le 14 septembre 2016 – par 67 commentaires – 4 579 vues

Le ministre de l’Intérieur et l’ensemble de ce régime ont donc décidé de ventiler 12.000 places de migrants de Calais (eux qui contestaient qu’il puisse y avoir 10.000 clandestins dans la jungle) dans toute la France. Les préfets ont été sommés par l’ineffable Cazeneuve, en contournant l’avis des maires, de recenser toutes les places disponibles, anciennes casernes, bâtiments publics, écoles abandonnées, etc. pour y loger les sympathiques clandestins de Calais qui, depuis plus d’un an, agressent régulièrement nos policiers, les routiers et les autochtones…

Carte-de-l-invasion-migratoire-en-France-21-03-16

Voir la carte interactive (plus de 6millions de vues) et la légende ici Carte de l’invasion migratoire

Nous appelons donc tous nos compatriotes qui refusent cette invasion migratoire et l’islamisation de notre pays, tous les citoyens soucieux de préserver leur cadre de vie et un vivre-ensemble à la Française, de s’inscrire dans notre Quinzaine » Sauvons notre pays », à la hauteur de leurs moyens : Manifestation comme à Montpellier, Rassemblements comme à Paris, Bordeaux et Privas, initiative culturelle comme à Cahors, action militante collage et tracts comme dans la Vienne, lettre au préfet pour protester contre ce coup d’Etat socialiste que constituent les décisions de Cazeneuve, rédaction de cahiers de doléances, demande de rencontre avec votre Maire, votre Député, etc.

http://resistancerepublicaine.eu/2016/09/14/redigeons-nous-aussi-les-cahiers-de-doleances-des-non-musulmans-de-france/

Seuls les Français peuvent encore sauver la France, pensez à votre avenir, à celui de vos enfants, de vos petits-enfants, à celui de notre pays.

Inscrivez-vous dans cette quinzaine, contactez-nous en écrivant àredaction@ripostelaique.com ou à contact@resistancerepublicaine.eu

http://ripostelaique.com/ils-organisent-loccupation-musulmane-de-nos-villages-rejoignez-sauvons-notre-pays.html

Burkini. Catherine Kintzler : ce n’est pas une question de laïcité, c’est politique

Publié le

Cet entretien avec la philosophe Catherine Kintzler est d’autant plus intéressant qu’elle met des mots précis sur une situation déplorable. Elle nous donne les mots pour le dire comme : héroïsme social, signalétique ségrégationniste, totalitarisme féroce, communautarisme politique, banalisation du totalitarisme islamique, islamo-totalitaire et même « fausse question laïque ».

Dans une langue simple, accessible à toutes et à tous, Catherine Kintzler nous donne des idées claires pour répondre aux arguments répétés des collabos de l’islamisation de la France dont les femmes sont les premières victimes; Le burkini, c’est un test politique sur le dos des femmes dont on connait le niveau de respect auquel elles ont le droit dans les dictatures musulmanes.

Il serait temps pour toutes les féministes du monde de s’allier contre notre ennemi commun : l’islam politique qui ne cesse de gagner du terrain en manipulant les femmes.

La Connectrice

Si ne pas porter de voile, si porter une jupe courte, si porter un maillot deux-pièces, si s’attabler seule à la terrasse d’un café, si tout cela devient pour certaines femmes un acte d’héroïsme social, c’est qu’on a déjà accepté que cela le devienne pour toutes, c’est qu’on a déjà accepté de ne pas faire attention aux signaux envoyés par un totalitarisme féroce: c’est l’inverse qui devrait être «normal». Catherine Kintzler

Le Conseil d’Etat a suspendu ce vendredi un arrêté «anti-burkini». Pour Catherine Kintzler, il ne s’agit pas d’une question juridique liée à la laïcité, mais d’une question davantage politique liée à l’acceptation (ou non) du communautarisme islamiste.


Philosophe, spécialiste de la laïcité, Catherine Kintzler est professeur émérite de l’Université Lille-III et vice-présidente de la Société française de philosophie. Elle est notamment l’auteur de Penser la laïcité (éd. Minerve, 2015) et anime le site internet Mezetulle.


 SUSPENDU CE VENDREDI PAR LE CONSEIL D’ETAT, L’UN DES ARRÊTÉS «ANTIBURKINI» PORTAIT SUR L’INTERDICTION DE L’ACCÈS À LA BAIGNADE «À TOUTE PERSONNE NE DISPOSANT PAS D’UNE TENUE CORRECTE, RESPECTUEUSE DES BONNES MŒURS ET DU PRINCIPE DE LAÏCITÉ». SI LE BURKINI POSE VRAIMENT UN PROBLÈME DE LAÏCITÉ, FAUT-IL INTERDIRE ÉGALEMENT LES SOUTANES OU LES KIPPAS?

CATHERINE KINTZLER. – Je ne suis pas juriste, mais tout le monde sait que le principe de laïcité au sens strict vaut pour ce qu’il est convenu d’appeler «la sphère publique». Par exemple, un fonctionnaire ne peut pas porter un signe religieux lorsqu’il est en fonction, un local administratif ne peut afficher aucun signe religieux, un magistrat ne peut pas invoquer un motif religieux dans ses interventions publiques. En 2004, devant les nombreux problèmes posés par des affichages très visibles et générateurs de conflits, la loi a étendu l’exigence de neutralité aux élèves de l’école publique en leur interdisant le port de signes religieux ostentatoires dans les établissements – on pourrait d’ailleurs penser à le faire à l’université dans les situations d’enseignement, comme l’avait suggéré le naguère le HCI.

Qu’on ait affaire à une « fausse question laïque » ne veut pas dire que ce «burkini» ne soulève aucun problème.

Mais dans les espaces ordinaires accessibles au public (rue, transports, etc.), l’expression des opinions est libre, dans le cadre du droit commun. Donc, je pense que le port du «burkini» sur une plage publique, pas plus que celui d’une soutane ou d’une kippa dans la rue, ne relève d’une question de laïcité: c’est une fausse question laïque. D’ailleurs en 2010, l’interdiction du port de la cagoule dans ces espaces n’est pas fondée sur la laïcité, mais sur un motif de sécurité publique. En revanche, qu’on ait affaire ici à une «fausse question laïque» ne veut pas dire que ce «burkini» ne soulève aucun problème, ni qu’il soit anecdotique.

LE BURKINI N’EST-IL PAS LE SIGNE EN REVANCHE D’UN COMMUNAUTARISME GRANDISSANT AU SEIN DE LA NATION FRANÇAISE?

Quand on parle de communautarisme, il faut préciser les choses. Toutes sortes de communautés peuvent s’assembler en république et bénéficier de la législation sur les associations. Le communautarisme social commence lorsqu’un groupe considère qu’il y a obligation d’appartenance, fait pression sur ceux qu’il considère comme «les siens», leur rend la vie impossible s’ils n’adoptent pas une manière de vivre, de se présenter, de parler, de manger, etc. Sur ce terrain, s’installe le communautarisme politique, qui consiste à réclamer des droits et des devoirs spécifiques à tel ou tel groupe.

Plus les manifestations communautaristes se font provocatrices, plus cela témoigne de l’impopularité du communautarisme.

Le port du «burkini», à l’évidence, relève du communautarisme: c’est une tentative de stigmatisation envers toutes celles qui, de confession musulmane, le refusent et refusent le port du voile, refusent l’uniformisation de leur vie.

Faut-il en conclure que le communautarisme a le vent en poupe en France? Je pense l’inverse. Plus les manifestations communautaristes se font provocatrices, plus cela témoigne de l’impopularité du communautarisme. Les réactions très vives au sujet de cette signalétique ségrégationniste montrent pour le moins un malaise à son égard. Nos concitoyens sont extrêmement sensibles à l’attitude communautariste, on l’a vu notamment lors du grand rassemblement du 11 janvier 2015. Ce seuil de sensibilité, loin d’être une forme d’intolérance, est au contraire le signe que nous sommes très attachés à l’unité de la nation, à l’égalité des droits et des devoirs. En France la fraternité vaut entre des individus libres et égaux et non entre des communautés dont certaines pratiquent la ségrégation et l’inégalité.

On a affaire à une tentative de banalisation du totalitarisme islamiste.

D’autre part, il ne suffit pas de ramener le port du «burkini» à un simple geste communautariste au sens social. Cela va bien plus loin et touche le domaine politique: un jalon s’ajoute à tous ceux posés par une version ultra-réactionnaire et totalitaire de l’islam politique depuis une quarantaine d’années. La forte coïncidence chronologique avec les attentats tragiques de ces derniers mois – et tout particulièrement le massacre du 14 juillet à Nice – le situe comme une provocation politique. Laurence Rossignol a raison de parler d’un «étendard»: on est bien au-delà du moment d’expression religieuse! Ce qui compte ici n’est pas un événement isolé, mais la série, sa continuité et sa cohérence. Une fois de plus, dans un contexte aggravé, on a affaire à une tentative de banalisation du totalitarisme islamiste. Ce «burkini» est très récent, personne ne s’y trompe – on se demande même ce que les islamo-totalitaires vont encore inventer pour pourrir la vie des gens.

LE BURKINI N’EST-IL PAS ÉGALEMENT UNE GAGEURE VIS-À-VIS DES FEMMES? NE PORTE-T-IL PAS ATTEINTE À L’ÉGALITÉ DE L’HOMME ET DE LA FEMME? EN MÊME TEMPS, QUE RÉPONDRE À L’ARGUMENT «LIBÉRAL» DES FEMMES QUI RAPPELLENT QU’ELLE LE PORTE LIBREMENT?

La banalisation du totalitarisme islamiste s’affirme le plus souvent par un contrôle du corps des femmes, par l’accoutumance insidieuse à une forme de «moralité» qui se présente comme quelque chose d’ordinaire, de «normal» et qui de ce fait tend à particulariser et à montrer du doigt celles qui ne s’y plient pas… Cette férocité est véritablement obscène: elle est une forme d’assignation, de harcèlement. Il ne faut pas inverser les choses: ce sont les femmes de culture musulmane refusant cette uniformisation étouffante qui subissent la stigmatisation. Et au-delà d’elles, par elles, toutes les femmes sont visées.

QUE FAIRE SI LES INTERDICTIONS DE BURKINI NE SONT PAS UNE SOLUTION? EST-CE UN COMBAT DE NATURE QUASI-IDÉOLOGIQUE QU’IL FAUT MENER?

Il s’agit bien d’un combat idéologique et politique au sens où la conception de la cité est engagée. Ce combat implique un devoir de réprobation publique.

Le motif de trouble avéré à l’ordre public peut parfois être avancé, mais cela ne peut être que ponctuel et temporaire. Il s’agit bien d’un combat idéologique et politique au sens où la conception de la cité est engagée.

Je pense que ce combat implique un devoir de réprobation publique, dans le cadre et les limites du droit commun bien sûr. Minimiser ces accoutrements revient à les soutenir, contribue à les imposer, à les rendre ordinaires, et donc à accoutumer un totalitarisme. Non, il faut que cela reste extra-ordinaire. Faire en sorte que la manifestation publique de ces marquages soit soulignée, questionnée, critiquée, expliquée dans sa signification politique. Faire en sorte que cela ne soit pas inclus dans le paysage, que ces affichages restent «remarquables» et remarqués. On peut les tolérer et exprimer sa réprobation en disant toute l’horreur qu’ils inspirent. La loi ne les interdit pas: mais ce n’est pas pour cela qu’ils doivent devenir une norme.

Si ne pas porter de voile, si porter une jupe courte, si porter un maillot deux-pièces, si s’attabler seule à la terrasse d’un café, si tout cela devient pour certaines femmes un acte d’héroïsme social, c’est qu’on a déjà accepté que cela le devienne pour toutes, c’est qu’on a déjà accepté de ne pas faire attention aux signaux envoyés par un totalitarisme féroce: c’est l’inverse qui devrait être «normal».

Source :©  Le Figaro Premium – Burkini au Conseil d’Etat : le problème n’est pas la laïcité, mais l’islamisme

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