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Archives de Catégorie: Droits de l’homme

Rahaf, la jeune saoudienne en fuite est en route pour le Canada. Sauvée ?

A smiling Rahaf Alqunun received a bunch of flowers at the airport.

Saudi teen Rahaf Alqunun handed flowers at Toronto Airport

Ms Alqunun was too tired to speak to the media.

Dernières nouvelles. Rahaf est arrivée au Canada ce samedi 12 janvier vers 17 h. Elle a posé, radieuse, avec la ministre des affaires étrangères qui l’a accueillie. D’après ABCnews Canada, le changement de destination aurait été décidé pour des raisons d’urgence, l’Australie tardant à prendre sa décision. Lire https://www.abc.net.au/news/2019-01-13/rahaf-alqunun-arrives-in-canada/10711794  et https://ripostelaique.com/rahaf-saoudienne-18-ans-apostate-fugueuse-na-pas-demande-lasile-a-la-france.html

Rahaf Mohammed رهف محمد

Rahaf Mohammed رهف محمد

@rahaf84427714

Don’t let anyone break your wings, you’re free. fight and get your RIGHTS! Ne laissez personne briser vos ailes, restez libres, battez vous pour vos DROITS !

Rahaf Mohammed al-Qunun est une saoudienne de 18 ans qui a fuit son pays et sa famille pour avoir été séquestrée pendant 6 mois et être sous le coup d’un mariage forcé.

Alors qu’elle était en transit pour l’Australie à l’aéroport de Bangkok, les douaniers thaïlandais avaient confisqué son passeport (Pourquoi ? sur ordre des saoudiens ?) et envisageaient de la renvoyer en Arabie saoudite où elle était menacée de mort en tant qu’apostate et évadée de la tutelle masculine. Étourderie ou intention secrète, les officiers n’ayant pas confisqué le téléphone, la jeune fille devait envoyer des tweets pour faire connaître sa situation. Ces messages devaient être relayés dans le monde entier avec l’aide de dissidents musulmans et des deux amies déjà expatriées qui l’avaient aidée et encouragée dans sa fugue.

Rapidement, le HCR envoyait un émissaire et lui octroyait le statut de réfugiée ce qui empêchait la Thaïlande de procéder à son extradition. Alors que le peuple australien se réjouissait de donner l’asile à Rahaf, le gouvernement tergiversait alors que le temps manquait car le père et l’un des frères étaient arrivés à Bangkok pour la récupérer. Le père disant que sa fille avait fugué parce qu’elle se sentait « négligée » dans sa fratrie de dix. Le mensonge du père était patent puisque sa fille avait fait savoir qu’il l’avait séquestrée 6 mois après qu’elle eut renoncé à l’islam et coupé ses cheveux en signature de sa décision.

Le gouvernement australien est ami avec l’Arabie saoudite et les états du Golfe ce qui n’a pas empêché Bahrein de faire emprisonner en Thaïlande l’un de ses ressortissants, Hakeem Alaraibi, réfugié en Australie et joueur de foot dans l’équipe de Camberra. D’ailleurs, au moment où Rahaf tremblait de peur réfugiée dans un réduit de l’aéroport, la ministre australienne des affaires étrangères se trouvait à Bangkok pour négocier la libération du joueur. Peut-être que demander une libération et accorder le staut de réfugié dans le même temps était diplomatiquement impossible ?

Le temps passant, Rahaf al-Qunun voyait ses risques d’être expulsée par les thaïlandais s’accroître et c’est alors qu’intervint Justin Trudeau qui en deux temps trois mouvements accorda le droit d’asile à l’adolescente qui prit l’avion dans la foulée.

Pendant son confinement à l’aéroport de Bangkok, Rahaf est restée en compagnie de la journaliste australienne Sophie MacNeill qui l’a soutenue et créé un tweet #saverahaf qui est toujours en activité et permet de suivre les péripéties de la fuite de la petite saoudienne

La fugue de Rahaf a rappelé la terrible condition des femmes saoudiennes dont près de 600 avaient fui le pays en 2015. Des féministes qui militaient pour le droit de conduire, contre la tutelle masculine et leurs droits en général sont toujours enfermées dans des geôles où elles sont torturées. Les fugueuses qui ont été renvoyées dans leur pays ont disparu. Après l’assassinat du journaliste Kashoggi les tentatives de fuite sont d’autant plus nombreuses que les sujets de MBS sont terrorisés, à commencer par les femmes dépourvues d’autonomie et de droits.

La presse francophone n’a pas beaucoup relayé le drame de Rahaf alors que la presse anglophone a suivi le cas de très près, sans doute parce que la jeune femme s’exprime en anglais mais peut-être pas seulement, la France évitant de contrarier sa communauté musulmane et ses amis saoudiens.

Le Canada ayant connu plusieurs cas de crimes d’honneur, on peut douter de la réelle sécurité de Rahaf, aussi faut-il continuer à la suivre, la veiller et la soutenir.

 ‎@Sophiemcneill

https://twitter.com/search?q=%23SaveRahaf

La Connectrice

La GPA n’est pas un droit des homosexuels

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Une journaliste lesbienne américaine et un journaliste gay américains, expliquent pourquoi la revendication de gestation pour autrui en tant que droit des homosexuels va complètement à l’encontre de leur lutte pour les droits et le respect des LGBT en relation avec la philosophie des Droits de l’Homme. LC

J’ai utilisé la traduction automatique du texte original en anglais que vous pouvez lire ici http://www.stopsurrogacynow.com/gay-rights-and-surrogacy-wrongs-say-no-to-wombs-for-rent/#sthash.jGEVHqlR.dpbs

Les droits des homosexuels et les gestes de maternité de substitution: Dites « Non » aux Wombs-for-Rent

Nous sommes une lesbienne et un homosexuel qui ont été impliqués pendant de nombreuses années dans la lutte pour l’égalité des gais et des lesbiennes et pour des questions plus larges de droits de l’homme. Nous sommes tous les deux opposés catégoriquement à toute forme de maternité de substitution comme contraire à l’éthique; comme légalement, médicalement et psychologiquement dangereux; et comme une marchandisation abusive des femmes et des bébés qui comporte également des risques importants et à peine déclarés pour la santé des femmes et des bébés impliqués.

En outre, la pratique de la maternité de substitution trouve une expression mondiale très répandue dans les couples aisés qui paient des femmes économiquement démunies pour avoir des enfants en leur nom, facilités par des agences de maternité de substitution à haut salaire et leurs conseillers juridiques. Peu de réflexion semble être faite sur le racisme et la misogynie impliqués dans l’industrie internationale du tourisme de substitution, où les clients et les agences ciblent les femmes vulnérables et économiquement défavorisées à l’étranger afin de répondre à leurs besoins. L’un des auteurs de cette lettre s’est rendu en Inde pour enquêter sur leurs cliniques de maternité de substitution . Nous constatons avec inquiétude que la clameur croissante considère les arrangements de maternité de substitution comme un «droit homosexuel» et stigmatise et crie automatiquement quiconque s’oppose à la maternité de substitution en tant qu ‘«homophobe».

L’étouffement du débat sur ce sujet, et cette fausse association avec les «droits» des hommes gais d’accéder aux utérus des femmes pauvres et désespérées, est dégradant pour les véritables luttes de la communauté lesbienne et gay. Les relations et les relations homosexuelles sont encore illégales dans un certain nombre de pays et passibles de la peine de mort dans certains pays. Notre communauté ne devrait jamais être aveuglément associée à une pratique aussi abusive et narcissique que la maternité de substitution. Nous appelons donc la communauté gaie et lesbienne à prendre du recul par rapport à cette question et à refuser d’être prise en charge par la glorification de la GPA, promue par un média superficiel qui se concentre sur les célébrités aisées. .

Le droit des couples homosexuels d’avoir des enfants grâce à la maternité de substitution est de plus en plus perçu comme un progrès vers l’égalité et un triomphe de la tolérance sur les préjugés. * Quand les designers italiens Domenico Dolce et Stephano Gabbana ont qualifié les enfants FIV de Sir Elton John il y a eu des appels au boycott des produits de Dolce et Gabbana. Elton John a répondu en disant: «Honte à vous pour avoir remué vos petits doigts de jugement à la FIV – un miracle qui a permis à des légions de personnes aimantes, droites et gaies, de réaliser leur rêve d’avoir des enfants.

Plus récemment, lorsque Dustin Lance Black a révélé que lui et son mari, Tom Daley, attendaient un bébé par la maternité de substitution, certains critiques ont prétendu qu’il était « faux » que deux hommes élèvent un enfant. Les auteurs de cette lettre ne s’opposent pas à la parentalité homosexuelle en soi. Cependant, lorsque nous avons soulevé nos objections générales à la maternité de substitution en réponse à l’annonce de Black et Daley, nous étions tous deux accusés de bigoterie.

Mais la réalité de la maternité de substitution est très différente de la version aseptisée colportée par les entreprises qui gèrent de tels «services». La majorité des femmes dont les utérus sont loués sont loin des filles d’affiche – blonde, souriante, et offrant de porter un bébé pour des raisons altruistes, plutôt que parce qu’elle a désespérément besoin d’argent.

Nous appelons notre communauté à refuser d’être utilisée comme un bouclier pour les personnes exploiteuses, homosexuelles et hétérosexuelles, afin de normaliser la pratique du trafic intra-utérin.

Le discours basé sur les droits a éliminé tout sens des responsabilités. Mais en réalité, ce n’est pas un droit pour quiconque d’utiliser l’utérus d’une femme pour avoir son propre enfant.

Certains hétérosexuels qui souhaitent justifier la location d’utérus et l’achat d’œufs utilisent notre communauté comme un bouclier, et comme une justification de leurs choix d’exploitation. Comme l’a dit un couple hétérosexuel: «Si les homosexuels font cela au nom de l’égalité, alors il n’y a sûrement rien de mal à cela?

En d’autres termes, notre communauté est à la pointe de la normalisation, de la désinfection et de la déstigmatisation de cette pratique. Ceux qui proposent que la maternité de substitution soit légalisée, en utilisant les arguments des droits des homosexuels et de l’égalité, bouleversent les objectifs fondamentaux du mouvement de libération gay, qui est la dignité et le respect de tous, et non l’abus des droits des autres.

Nous devrions tous être conscients que soutenir la maternité de substitution est incompatible avec les principes féministes. En louant l’utérus d’une femme, ses droits reproductifs sont supprimés. Elle sera normalement dictée tout au long de sa grossesse par les parents de mise en service et par tout courtier tiers impliqué. Le scénario habituel avec des arrangements de maternité de substitution est que la mère porteuse est dite quoi manger et boire, quand elle est autorisée à avoir des relations sexuelles avec son partenaire, et a envoyé des tests médicaux invasifs pendant toute la grossesse. Elle signera un formulaire acceptant de faire avorter un ou plusieurs fœtus pour un certain nombre de raisons, telles que des naissances multiples ou la détection d’une anomalie, et devra subir une césarienne pour donner naissance, dont la date sera décidée par le commissionner les parents. Elle sera incapable de voir ou de faire un contact physique avec le bébé,

Une femme économiquement désavantagée peut être contrainte à signer un contrat qui va à l’encontre de ses valeurs les plus profondes. Elle pourrait aussi découvrir à la fin de la grossesse qu’elle ne peut pas donner le bébé qu’elle a porté et auquel elle s’est attachée. Souvent, les gens ne peuvent pas faire des jugements moraux et personnels libres et éclairés lorsqu’ils agissent sous la contrainte existentielle: un problème que les parents riches et leurs agents n’ont pas à affronter.

Les auteurs de cette lettre sont tous deux des défenseurs des droits de la personne qui ont participé à la lutte contre l’oppression et la bigoterie dans notre collectivité pendant plusieurs années. Nous sommes pour, non contre, l’égalité pour tous.

La gestation pour autrui réduit simplement les femmes et les enfants à un moyen d’obtenir un produit final désiré. Le droit universel à un enfant n’existe pas. Pourtant, nous croyons qu’il s’est créé un climat dans lequel quiconque exprime ce point de vue risque d’être qualifié d ‘«homophobe».

La gestation pour autrui est devenue tellement normalisée en tant que pratique pour les hommes gais qu’elle est maintenant considérée comme un divertissement et comme un droit. Une mère porteuse, qui a donné naissance à un bébé «appartenant» à une star d’un programme de remodelage de la télévision et à son partenaire, affirme n’avoir aucune idée que la naissance était filmée et ensuite examinée. Le vagin de la femme (brouillé) et l’ensemble du processus de naissance ont été filmés de près et diffusés dans un épisode de Bravo’s Flipping Out . On pouvait entendre les hommes faire des remarques hideuses sur les parties génitales de la mère porteuse. Cette misogynie verbale dégoûtante exprime explicitement les mentalités tacites qui considèrent que l’exploitation des femmes vulnérables est acceptable au service de la fourniture de la transaction commerciale d’un bébé à des couples riches (ou hétérosexuels).

La maternité de substitution nuit potentiellement au bébé ainsi qu’à la mère. Nous vous demandons d’examiner comment un bébé pourrait se sentir après avoir développé un lien avec la mère biologique pendant neuf mois, pour être arraché d’elle dès la naissance du bébé.

Laissez-nous, en tant que fières lesbiennes et homosexuels, condamner cette pratique d’exploitation cruelle et défendre de vrais droits. Nous devons montrer l’exemple en tant que groupe qui a beaucoup fait pour combattre le sectarisme et l’exploitation. Nous devons nous prononcer contre toute maternité de substitution, et pourvraie égalité. L’aspiration des personnes homosexuelles ou des couples à acquérir un enfant par le biais de la maternité de substitution n’a rien à voir avec les droits des gays et des lesbiennes. Cette pratique est celle qui prétend être sur l’égalité, mais en fait vise principalement à étendre les privilèges des riches, qui sont les seules personnes capables d’accéder aux services de l’industrie de la maternité par substitution commerciale. Jamais dans l’histoire du mouvement des droits des gais et des lesbiennes, il n’y a eu un objectif qui ne profiterait qu’aux membres les plus riches de notre communauté. Il n’y a jamais eu non plus un objectif qui ne pouvait être atteint qu’au détriment du préjudice causé à d’autres groupes: dans le cas de la maternité de substitution, aux femmes et aux enfants. En légitimant cette pratique,

Julie Bindel, journaliste, auteur et militante féministe 
Gary Powell, activiste politique et éducateur


* En avril 2018, un concours sur le site allemand LGBT + Queer.de offrait un prix de don d’ovocytes et les services d’une mère porteuse à Bangkok, d’une valeur de 36 000 €. Cela s’est avéré être une plaisanterie de poisson d’avril assez peu drôle. Lorsqu’elle a été critiquée par Julie Bindel, co-auteure de cette lettre, au motif que l’utilisation de l’utérus d’une femme désespérée et pauvre était une violation des droits de l’homme, elle a été accusée de bigoterie .

Migrants de l’Aquarius. La générosité espagnole se niche dans les chabolas

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Au cœur des nouveaux champs d’esclaves en Europe

Ils sont africains, polonais ou bulgares et passent leur été dans les champs du Sud de l’Europe. Pour récolter pas moins de 5 millions de tonnes de fruits et légumes par an, en Espagne ou en Italie, des firmes agroalimentaires n’hésitent pas à employer des travailleurs saisonniers clandestins et à contourner les lois sur le travail. Sous-payés et en contact avec des produits chimiques dangereux, souvent ces travailleurs ont fui la guerre ou la pauvreté pour rejoindre l’Europe. https://www.youtube.com/watch?v=rHJi2kkiy3A

Les 629 migrants sauvés en mer par l’Aquarius le week-end dernier seront accueillis à Valence en Espagne. C’est là que le bateau des organisations MSF et SOS Méditerranée accostera en fin de semaine, tout comme les deux navires italiens qui ont pris à bord une partie des passagers. http://www.rfi.fr/afrique/20180614-bord-aquarius-migrants-eprouves-route-espagne-temoignage

Ils ne sont pas fous nos amis espagnols, ni généreux ni timorés. Sachant que des milliers de travailleurs agricoles sont nécessaires au maraîchage intensif des serriculteurs (agriculteurs en serre) de la région d’Almeria, de Huelva, du Sud de l’Espagne en général,  et même de la Catalogne, ils ont donné leur accord pour accueillir les 629 migrants de l’Aquarius que l’Italie refusait de recevoir. Les dirigeants espagnols misent sur la générosité de leurs compatriotes parmi les plus naïfs pour se procurer sans remords des esclaves à vil prix. Ils sont aidés en cela par la France qui se permet de juger l’Italie et propose son soutien à l’Espagne pensant en retirer quelque bénéfice politique mais aussi par la Communauté européenne par le biais de la PAC et diverses aides. Ce système permet aux européens de consommer des fraises dès le mois d’avril et pour une somme modique. Bien que les fraises espagnoles aient mauvaise réputation (variété insipide, pesticides, irradiation, non éthique ), beaucoup de français et d’européens les achètent, contribuant à entretenir une filiale aux lourdes conséquences sociétales, humaines, économiques et politiques.

La route de la fraise, Huelva De jour sous le chaud soleil andalou ou de nuit, ses ouvrières travaillent pour 37€/jour, 7j/7 pendant 4 à 6 mois.

À ce stade, le coût de la barquette de 500gr qui suit un cours quasi-boursier, revient autour des 0,80€.

Doit-on plaindre les migrants de l’Aquarius ? Qu’ont-ils fait des femmes de leurs pays respectifs ?

Des migrants sur le pont de l'Aquarius.

Les 629 passagers de l’Aquarius, maintenant répartis dans trois navires, sont en route pour le port de Valence, où ils entameront une nouvelle phase de leur odyssée. Photo : SOS Méditerranée/Kenny Karpov https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1106667/aquarius-sos-mediterranee-medecins-sans-frontiere-aloys-vimard

Sur cette image, on note la présence exclusive de mâles africains qui ont donc abandonné femmes, enfants, mères, grands-mères, sœurs, filles, tantes et cousines au triste sort que leur réserve la société africaine : mariages forcés, polygamie, répudiation, excision, contaminations sexuelles, viols, prostitution, absence de droits et esclavage sexuel et domestique. Des coutumes que ces jeunes mâles dans la force de l’âge sont trop heureux d’importer dans les pays européens. Souvent les seules femmes présentes sur ces bateaux sont des jeunes femmes prostituées de force sous la garde de leurs compatriotes migrants https://ripostelaique.com/migrants-et-si-on-sapitoyait-sur-les-femmes-de-leurs-pays.html

Le président Macron se réjouit de la situation

Mardi, Emmanuel Macron a préféré dénoncer l’irresponsabilité et le cynisme de Rome. En attendant, le navire a trouvé où jeter l’ancre. Les 629 migrants à bord de l’Aquarius vont finalement débarquer à Valence, en Espagne. La décision de Pedro Sanchez, le nouveau Premier ministre, est largement soutenue par les Espagnols qui se sont manifestés à plusieurs reprises ces dernières années en faveur de l’accueil des réfugiés. Le sort des occupants de ce bateau a ému tout le pays. http://www.europe1.fr/international/lespagne-solidaire-avec-laquarius-il-ny-a-pas-si-longtemps-cetait-nous-les-migrants-3679925

Reportages sur l’esclavage des ouvriers saisonniers en Espagne

  • Ce reportage photo de 2009 montre que la condition des travailleurs saisonniers en Espagne est pérenne et que ses images sont toujours d’actualité : besoin de main d’oeuvre immigrée à bas coût, environ €35/jour pour +10 h de travail, aucun avantage social y compris pour la santé, paiement incomplet des heures travaillées, participation financière au « contrat » de travail, organisation de la filière des travailleurs illégaux, mise en concurrence des légaux et des illégaux, logement dans des chabolas insalubre susceptibles de s’incendier, pas d’eau potable dans les campements, discrimination et racisme entre les différentes nationalités d’immigrés, participation des patrons au trafic d’esclaves.

https://www.lemonde.fr/a-la-une/portfolio/2009/02/06/le-monde-2-espagne-les-fruits-amers-de-l-europe-par-thomas-chassaing_1151251_3208.html 

n°260 du magazine « Le Monde 2 », en vente en kiosque à partir du vendredi 6 février 2009.
L’Espagne ne pourrait sans doute pas fournir fraises et tomates bon marché à l’Europe entière sans le recours massif à la main-d’oeuvre immigrée, légale ou illégale. Sous-payés, ces ouvriers sont logés dans des abris de fortune à quelques mètres des serres. Le photographe Thomas Chassaing a enquêté pendant un an sur ce que de nombreux observateurs qualifient d’"esclavage moderne".
Légende : Dans la région d'Almería (est de l'Andalousie).

L’Espagne ne pourrait sans doute pas fournir fraises et tomates bon marché à l’Europe entière sans le recours massif à la main-d’oeuvre immigrée, légale ou illégale. Sous-payés, ces ouvriers sont logés dans des abris de fortune à quelques mètres des serres. Le photographe Thomas Chassaing a enquêté pendant un an sur ce que de nombreux observateurs qualifient d’ »esclavage moderne ».Légende : Dans la région d’Almería (est de l’Andalousie).

Chabolas, abris de fortune, dans la région de Huelva. Ces Sénégalais venus pour la récolte des fraises (février) se sont réfugiés en lisière de la forêt après que leur camp a été détruit cinq fois par la police, les contraignant à "l’invisibilité".

Chabolas, abris de fortune, dans la région de Huelva. Ces Sénégalais venus pour la récolte des fraises (février) se sont réfugiés en lisière de la forêt après que leur camp a été détruit cinq fois par la police, les contraignant à « l’invisibilité ».

Cinq ans plus tard, une enquête du journal Libération confirmait cette situation

Les logements informels, présents marginalement au milieu des années 2000, s’accumulent en périphérie des communes agricoles, ce qui contribue fortement à la dégradation des représentations portées par l’immigration. Dans la province de Huelva, on estime que plus de 2 500 immigrés vivent actuellement dans des chabolas, habitations faites de bois, de plastiques ou de cartons, et dépourvues d’eau courante et d’électricité. Ces conditions dramatiques rendent les immigrés plus vulnérables. Fin janvier, dans la commune de Lepe, un incendie a touché un ensemble de chabolas où vivent près de 300 personnes. http://www.liberation.fr/planete/2014/02/25/espagne-exploitation-de-la-fraise-et-des-immigres_982863

En novembre 2006, des agriculteurs de la région d’Almeria protestent contre les contrôles effectués le matin, au cours desquels ceux qui employaient des sans-papiers ont écopé d’amendes. Pour eux, la récolte ne peut se faire sans les immigrés.

Protestation

En novembre 2006, des agriculteurs de la région d’Almeria protestent contre les contrôles effectués le matin, au cours desquels ceux qui employaient des sans-papiers ont écopé d’amendes. Pour eux, la récolte ne peut se faire sans les immigrés.

Sans-papiers

Sur une place de Lérida (Catalogne), connue pour être un lieu où trouver du travail journalier, des immigrés illégaux échangent des faux papiers pour pouvoir travailler. Ce sont souvent les producteurs eux-mêmes qui leur proposent des combines.

Le patronat espagnol joue finement de la concurrence entre travailleurs migrants et espagnols et migrants

image serres

Etendues de plastique : les serres d’El Ejido

  • I…l faut savoir que le patronat là-bas joue très finement des concurrences entre ceux qui ont des papiers ceux qui n’en ont pas, ceux qui sont blancs ceux qui sont noirs etc… Ils jouent sur la concurrence entre les plus pauvres, ce qui crée une difficulté supplémentaire pour les syndicalistes : unifier le discours, casser le racisme ambiant utilisé pour casser les prix et faire de la pédagogie pour qu’une majorité se mette d’accord pour défendre leur droit.

Le deuxième élément de difficulté, c’est ce qu’on sous-entend par les « migrants saisonniers ». Quand ont dit « saison » : une saison traditionnelle (dans le Languedoc Roussillon du moins), c’est 2 mois de récolte de fraise, 3 semaines de vendanges : ce sont des périodes qui sont bornées. La à Almeria, c’est le rêve du capitaine d ‘entreprise d’avoir fait une saison du 1er janvier au 31 décembre parce qu’il y a du travail systématiquement via les apports techniques et la science. « Saisonniers » normalement ce sont des gens qui restent peu sur place, « migrants » ce sont aussi des gens qui ont vocation à rester peu sur place donc c’est une difficulté de plus pour a syndicalisation.

Troisième élément, pas le moindre, c’est qu’une grosse majorité de ces populations sont d’origine rurale : ils ont été ruinés par les politiques d’exportation des pays riches de l’Europe. Donc, beaucoup n’ont pas de tradition de luttes collectives, ils n’ont pas eu l‘occasion dans leur pays respectif de créer des outils de solidarité comme la coopération qu’on a créé ici en France à sa belle époque. » http://www.agricultures-migrations.org/nicolas-duntze-sur-rfi-pour-evoquer-lexploitation-des-migrants-dans-lagriculture/

  • Officiellement l’esclavage a été aboli. Cependant, il existe encore dans nos sociétés des situations d’esclavage alimentées, générées par le système économique actuel. Les travailleurs migrants, saisonniers ou en situation irrégulière, travaillant dans le secteur agricole dans le sud de l’Europe en sont une illustration. Ces derniers se trouvent en effet dans une situation de dépendance, voire d’aliénation, privés de l’effectivité de droits fondamentaux indispensables pour assurer leur dignité d’être humain, exclus socialement et exploités, ces différents éléments caractérisant l’esclavage…La journée type d’un étranger embauché comme saisonnier commence vers 4h30 du matin quand il va dans les lieux de recrutement. Places, croisements et rues sont les points de rencontre entre la demande et l’offre de travail au noir. Des dizaines, quelque fois des centaines d’étrangers attendent avec l’espoir d’être recrutés par un « caporale » ou le propriétaire terrien même. Celui qui n’a pas été choisi retourne « chez lui », en attendant une autre « occasion »159…Ainsi l’embauche de travailleurs immigrés en situation régulière ou non, avec ou sans contrat, apporte de nombreux avantages aux employeurs qui ne courent dans les faits que peu de risque de poursuites pour emploi de main-d’œuvre irrégulière. Face à ces irrégularités, l’employeur est en effet relativement protégé : peu de plainte et de poursuite vu la situation de dépendance dans laquelle se trouvent les sans-papiers et les travailleurs saisonniers et si ces derniers portent quand même plainte, les menaces sont souvent dissuasives. D’autre part, en ce qui concerne la France, les contrôles de l’inspection du travail sont peu nombreux au vu de l’importance de ce corps. Il faut noter également, mais nous avons déjà abordé ce point, que le recours à des intermédiaires pour embaucher ces travailleurs décharge l’exploitant de toute responsabilité. Nous pouvons également constater un certain laisser-faire des autorités qui trouvent dans ces embauches un moyen de continuer à faire fonctionner une partie de l’économie nationale…Ce sont les conditions d’obtention de papiers pour les étrangers qui créent des sans-papiers et qui créent du même coup une main-d’œuvre dépourvue de toute protection, les esclaves modernes des pays industrialisés, dont l’économie de ces pays tire tout de même quelque bénéfice. Les mêmes gouvernants n’ignorent pas qu’il existe, grâce aux lois dont ils exigent l’application, un volant de force de travail « au noir », réduisant encore ce coût du travail dont ne cesse de se plaindre ceux qui en profitent. La même législation, nous l’avons vu, facilite la pratique de l’esclavage domestique (…) »177.

 https://journals.openedition.org/droitcultures/3651

Lire aussi

  • Esclavage des travailleurs marocains en Espagne

 https://youtu.be/JsHo1ffwf8I

http://geopolis.francetvinfo.fr/recoltes-des-fraises-l-espagne-va-recruter-entre-13000-et-16000-marocaines-178447

La princesse, la flamme de la Liberté et les benêts

 

https://images.4ever.eu/tag/2654/statue-de-la-liberte?pg=5

Gros plan sur la torche de la statue de la Liberté

https://www.cnewyork.net/guide/les-lieux-et-monuments/statue-de-la-liberte/

Hommages à Diana autour de la Flamme de la liberté, au dessus du pont de l'Alma, le 1er septembre - AFP

Flamme de la Liberté détournée de son sens

 Hommages à Diana autour de la Flamme de la liberté, au dessus du pont de l’Alma, le 1er septembre © AFP – PIERRE BOUSSEL

Je passais en bus devant la flamme du pont de l’Alma lorsque j’entendis une femme expliquer à son fils « c’est ici que la princesse Diana est morte et on a construit ce monument à sa mémoire« . Je ne pu m’empêcher d’intervenir en expliquant que si Diana était morte sous le tunnel du pont de l’Alma en 1997, cette réplique de la torche de la statue de la Liberté existait depuis 1987 et que c’était un témoignage de l’amitié franco-américaine. La femme persista « peut-être mais on l’a redorée pour elle« .

Je suis  surprise par tant d’ignorance, de fanatisme et de bêtise, tant de fascination pour ce qui brille et autant de désintérêt pour la civilisation.

Quoi de plus beau et de plus grand que la statue de la Liberté (la Liberté éclairant le monde) ? que la reconnaissance de l’Amérique par le don de la réplique qui se tient à la pointe de l’île aux cygnes et que cette flamme qu’elle a offerte à la France en l’honneur du travail remarquable accompli pour sa restauration par deux ateliers français ?

La majorité des gens, même les plus éduqués, est donc persuadée que cette flamme est un hommage à une princesse glamour qui a autant fait parler d’elle par sa plastique que par son étalage de luxe, son rôle de femme sandwich pour les grands de la mode, son divorce très rémunérateur (17 millions de livres (environ 19 millions d’euros) et une pension) ses amours sulfureuses avec des musulmans et son personnel, et son soit-disant défi à la monarchie britannique. Les peuples ont larmoyé en voyant une si jolie vraie princesse s’abaissant sous le feu des projecteurs à prendre des négrillons sur ses genoux et toucher des vieux bavant comme si elle guérissait les écrouelles. Son attention pour supprimer les mines anti personnels a rapporté des millions, en particulier à Halo trust dont le président Guy Willoughby a profité de cette manne pour s’octroyer un généreux salaire et payer la scolarité de ses enfants dans les écoles les plus prestigieuses du royaume. On parle de £210,000 à £220,000/an soit environ 239 000 euros.

Le nom de la princesse suffisait durant son existence à rapporter des millions aux organisations caritatives qu’elles soutenait en leur rendant visite. Il semble que, si elle donnait de sa personne en posant pour les photographes, elle ne sortait pas un penny de sa poche. J’ai vainement cherché en français et en anglais le montant de ses dons personnels et je n’ai rien trouvé. Pardonnez moi si je me suis trompée.

Dès l’annonce du décès de Diana, les dons ont afflué en provenance du monde entier et un fonds portant son nom a été créé. Il est géré en priorité par son frère et sa sœur.

Pour en savoir plus

Histoire de la flamme du pont de l’Alma

http://www.merveilles-du-monde.com/Statue-de-la-Liberte/Flambeau-du-pont-de-l-Alma.php

Il y a une plaque commémorative sur le piédestal. Il y est écrit ceci :

Flamme de la Liberté. Réplique exacte de la flamme de la statue de la Liberté offerte au peuple français par des donateurs du monde entier en symbole de l’amitié franco-américaine. À l’occasion du centenaire de l’International Herald Tribune. Paris 1887-1987.

Histoire de la statue de la Liberté

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L’aventure de la statue de la liberté commence le 21 avril 1865, en France, plus exactement à Glatigny, une commune située dans le département de la Moselle à douze kilomètres au nord-est de Metz. Ce jour-ci eut lieu une réunion de républicains, amoureux des Etats-Unis, souhaitant célébrer l’abolition de l’esclavage dans ce pays.L’histoire leur fit célébrer, hélas, la mémoire du président américain Lincoln qui venait tout juste de se faire assassiner, six jours auparavant. Lors de ce diner l’organisateur de la réunion, le politicien Édouard de Laboulaye, professeur au Collège de France, fit un discours d’une rare verve qui subjugua l’assistance, discours durant lequel il proposa l’idée de la construction d’une statue gigantesque à offrir aux Américains pour sceller l’amitié entre les deux pays. Dans l’assistance se trouvait le sculpteur alsacien Auguste Bartholdi, ami de Laboulaye…

Copies et répliques de la statue de la Liberté dans le monde

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36 copies en France

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Copie de l’île aux cygnes à Paris

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Réplique de Paris

La statue de l’île aux cygnes mesure 11m50, c’est l’agrandissement au quart de la statue originale (46m50). C’est une réplique basée sur le modèle en plâtre que Bartholdi fit faire pour faire ses calculs d’agrandissement. Son socle, étroit et très haut, porte une plaque commémorative.

Cette statue se trouve sur l’île aux cygnes, une île artificielle en plein Paris qui fut créé pour pouvoir construire le pont de Grenelle. De nos jours cette île sert d’appui à 3 ponts parisiens. La statue est un don des Etats-Unis à la France, un cadeau de réciprocité du pays récepteur de la statue envers celui qui lui a fait le cadeau. Alors que la véritable statue fut inaugurée qu’en octobre 1885, c’est dès 1884 que le comité des Américains de Paris lança une souscription pour construire une réplique de la statue à offrir à la France. Celle-ci fut rapidement financée et en mai 1885 eut lieu une cérémonie d’inauguration, soit 6 mois avant l’inauguration de sa grande sœur New-Yorkaise ! Toutefois il ne s’agissait pas de la statue définitive, qui ne sera prête que 2 ans plus tard mais d’un moule en plâtre qui fut installé place des Etats-Unis. C’était un modèle à taille réelle, soit 11m50 de haut, et la place des Etats-Unis est bien petite pour accueillir un tel monument. Du coup elle fut rapidement écartée, dès que la statue réelle, en bronze, arriva. Elle fut installée sur l’île aux cygnes en 1889, inaugurée par le président Sadi Carnot le 14 juillet. Cette date n’était pas anodine car la statue n’a qu’une différence avec celle des Etats-Unis : L’inscription de sa tablette, où il est écrit « IV Juillet 1776 = XIV Juillet 1789 », pour mettre en évidence les deux dates d’indépendance des peuples.

 

 

 

 

Migrants . Et si on s’apitoyait sur les femmes de leurs pays ?

 NB Article en cours de modification

Figure 1 : Excision rituelle avec infibulation.

Source image http://urofrance.org/science-et-recherche/base-bibliographique/article/html/chirurgie-plastique-reconstructrice-du-clitoris-apres-mutilation-sexuelle.html

Toutes les aimables et charitables bénévoles  qui se pressent autour des migrants, ces personnes compatissantes et pour la plupart sincères, savent-elles qu’elles aident des criminels de la guerre qu’ils mènent contre les femmes de leurs pays respectifs ?

Ces mâles migrateurs  originaires du Soudan, de l’Érythrée, de l’Afghanistan ou du Nigéria sont acteurs, complices et bénéficiaires de cultures où les femmes sont cruellement maltraitée. Elles son excisées, infibulées, mariées de force dès qu’elles sont nubiles. Elles sont vendues ou enlevées, séquestrées et violées pour faire baisser le prix de la marchandise. Elles y sont interdites d’éducation, privées de droits et de liberté de se déplacer sans autorisation du père, frère ou mari. Elles sont fouettées ou emprisonnées quand elles refusent de se soumettre à la charia, la loi islamique qui régit leur vie au service du mâle et de son bon plaisir.

On peut d’ailleurs se demander pourquoi ce ne sont pas ces femmes qui demandent l’asile politique. A une époque, nous, féministes, demandions que les femmes victimes de crimes sexistes bénéficient automatiquement de l’asile politique mais ce critère ne fut pas retenu parce que pour nos « amis » de gauche, la question des femmes n’est pas politique.

Imaginez qu’on nous demande d’accueillir en masse des bourreaux en fuite. Éprouveriez-vous  de la pitié et de la compassion pour ces pauvres prisonniers politiques qui fuiraient le régime qui voudrait les juger et les condamner pour leurs crimes ? Certainement pas. Mais quand il s’agit de victimes femmes, tout le monde ferme les yeux au nom du respect de la culture, de la religion et de la non ingérence dans les affaires de famille.

Pour exciter la pitié des Européens, ces mâles exhibent leurs cicatrices comme preuve des tortures qu’ils ont subies dans leur pays d’origine ou qui leur ont été infligées par des bandits sur le chemin de l’émigration.

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Un Érythréen exhibe ses cicatrices de tortures pour attendrir les bénévoles. Il a été victime du trafic humain dans le Sinaï où des bédoins (ou l’EI) kidnapperaient les migrants pour leurs organes ou pour exiger des rançons. Source image : http://alencontre.org/moyenorient/egypte/sinai-le-desert-des-tortures.html

Verrait-on des femmes exhiber leur vulve mutilée, leur périnée durci et déformé par de multiples bourrelets de cicatrisation , leurs fistules anales ou urinaires ? Savez-vous que la vulve, les lèvres vaginales, le périnée et parfois l’anus doivent être re-charcutés à chaque accouchement ou à chaque rapport pour les excisées et excisées/ infibulées ? Ces femmes n’exhibent jamais les conséquences de leur excision qui sont pourtant dramatiques et multiples y compris l’incontinence urinaire et fécale dont l’odeur sert de prétexte à les chasser de leur famille, à les exclure du village, à les répudier afin que le mari puisse en prendre d’autres plus neuves. Celles qui ne sont pas exilées dans leur propre pays sont mortes au cours de l’accouchement compliqué par leurs mutilations ou ont perdu leur bébé pour les mêmes raisons.

Désinfibulation pour permettre l’accouchement. Puis la femme sera recousue, ceci autant de fois qu’elle accouchera, avec chaque fois de nouveaux bourrelets de cicatrisation douloureux ou mettant la vie de la mère et de l’enfant en danger.

Kyste sébacé conséquence d’une excision

Source images ci-dessus http://mienmo.e-monsite.com/

Ces femmes mutilées par et pour leurs compatriotes ne méritent-elles pas votre compassion ou la méritent-elle moins que leurs hommes qui approuvent les horreurs qu’on leur inflige parce qu’une femme non mutilée est une femme « sale » dont personne ne veut sauf les prostituteurs ? Comment peut-on accueillir ces bourreaux, les nourrir, les soigner, les habiller, les héberger, les protéger en leur accordant l’asile politique ? Ignorance, mépris, cécité idéologique, cynisme politique, misogynie partagée ?

Même mis à l’abri en Europe, ces migrants, culture oblige, poursuivent leurs pratiques gynécidaires et misogynes en exploitant les gentilles bénévoles qui les aident, en en violant et tuant certaines comme la suédoise Elin Krantz en 2010 ou la petite Marion Bouguenais le 19 mars 2012. Une femme de 67 ans a été sexuellement agressée jeudi dernier, le 10 novembre 2016, par un migrant soudanais de 16 ans. Je ne reviendrai pas sur le taharruch, le jeu du viol collectif, qui a fait des centaines de victimes en Europe du Nord avant et après le drame de Cologne au Nouvel an 2016.

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Elin Krantz, militante suédoise anti raciste avant et après son viol par un immigrant Ethiopien en 2010

Une image vaut mieux que mille mots

Malgré tous ces événements tragiques pour les femmes et l’humanité tout entière, il s’est trouvé des gens pour donner des excuses culturelles à des migrants indifférents à la misère d’une des leurs marchant nu pieds dans la neige tout en portant deux enfants et en tenant une troisième par la main ! Non seulement ces virils migrants ne sont pas solidaires de leurs sœurs de misère mais tels les Nigérians, ils embarquent avec des milliers de jeunes Nigériannes  -certaines âgées de 12 ans-captives de réseaux de prostitution. 433 Nigérianes sont arrivées sur les côtes italiennes en 2013, 1.454 en 2014, 5.653 en 2015, 7.768 au 30 septembre de cette année. (Source OIM -Office international des migrations). Au mieux leurs compatriotes nigérians les ignorent, au pire ils gèrent les réseaux de prostitution et surveillent la marchandise.

Ne pas aider une femme en peine est culturel disent les défenseurs de ces migrants

Cette photo a été prise par le photographe Vajinovic,   de l’AP avec la légende suivante : «Un groupe de migrants marche dans la rue en direction de la frontière entre la Serbie et la Croatie, près du village de Berkasovo, lundi le 19 octobre 2015.  l’avocat militant conservateur Canadien Ezra Levant  le 3 janvier 2016, la photo est devenue virale et a fait le tour du monde soulevant l’indignation des authentiques humanistes de tous bords. Mais dans la sphère des pro-migrants des justifications « culturelles » abondent.

Ces jeunes mâles sont bien chaussés, bien habillés ils gardent leurs mains dans leur poches pour les protéger du froid, ils ont même mis des sacs poubelle sur leur tête pour s’abriter de la neige mais leur cœur de machos reste un glaçon.

Ne pas venir en aide à une mère en peine, mais c’est la coutume chez ces gens-là, Mesdames et Messieurs. Il faut les comprendre …Et si vous ne comprenez pas c’est que vous êtes d’extrême droite, lepéniste, facho, raciste, néo-colonialiste et xénophobe. Voilà aujourd’hui ce que les gens « politiquement corrects » pensent de ceux qui ne compatissent pas à leur manière. Un exemple de plus, s’il en fallait, du détournement des valeurs humaines.

Je ne peux pas passer en revue tous les pays dont proviennent ces migrants qui persécutent les femmes, des crimes que les généreux bénévoles ignorants justifient au nom du respect de leur culture. Tous ces hommes sont des tortionnaires qui ne se remettront jamais en question car  leur religion les manipule –Islam signifie soumission. Le pire est qu’ils n’ont aucune raison de ne pas traiter les femmes des pays d’accueil de la même façon. Pire que pire encore, ils servent de caution à nos mâles en lesquels sommeille un cochon dominateur et misogyne. La condition des femmes occidentales ne régresse-t-elle pas à vue d’œil ?

Alice Braitberg

 Pour en savoir plus

 

Les fistules post excision, un fléau qui affecte plus de deux cent millions de femmes dans le monde .http://www.slateafrique.com/657971/niger-la-lutte-contre-les-fistules-fleau-pour-les-femmes-et-la-societe

https://www.plan-international.fr/info/actualites/news/2016-02-03-causes-et-consequences-de-la-pratique-de-lexcision

Martyr des femmes au Soudan

http://www.jeuneafrique.com/366958/societe/nations-unies-alertent-sort-petites-filles/

http://www.jeuneafrique.com/268104/societe/sud-soudan-milliers-de-femmes-reduites-esclavage-violees-soldats/

Femme fouetté pour avoir porté un pantalon

Martyr des femmes en Erythrée

Dans un rapport de l’UNICEF publié en février 2016, on apprend que 83% des Erythréennes sont excisées alors que le pays a officiellement aboli les mutilations sexuelles en 2007 mais rétabli la polygamie en même temps.

Filles astreintes au service militaire pour servir d’esclaves sexuelles. Jeunes gens et jeunes filles sont contraints de faire leur service militaire au camp de Sawa où les conditions seraient tellement épouvantables que ceux qui le peuvent fuient le pays tandis que les jeunes filles se marient ou tombent enceintes afin d’éviter de devenir des esclaves sexuelles.

http://www.lejdd.fr/International/Afrique/Pourquoi-il-y-a-autant-d-Erythreens-parmi-les-migrants-729014

http://senego.com/lerythree-decrete-la-polygamie-marier-au-moins-deux-femmes-ou-aller-en-prison_296599.html

Je suis de la RDC est je m’investis vivre en polygamie...Cette pratique va montrer aux deux futures epouses de bien aimer leur mari et a obeir l’aine.moi je veux que l’on dise l’avenir de l’Erythree est beau et qu’il attend de son peuple sa reconstruction.

Martyr des femmes en Afghanistan

Femme lapidée à mort soupçonnée d’ adultère. https://www.youtube.com/watch?v=M-jmGip4xI0

Nigéria, Gambie et Sénégal

Pour beaucoup, les abus et les violences ont déjà commencé en route, en particulier en Libye, mais la reconnaissance se mêle encore à la peur vis-à-vis des passeurs qui, malgré tout, ont tenu leur promesse de les conduire en Europe.- 20 à 50.000 euros à rembourser -…De plus, toutes les victimes sont liées par des rites vaudous parfois cruels réalisés avant le départ et redoutent un mauvais sort ou des représailles contre leur famille si elles ne remboursent pas leur dette.Aussi la plupart gardent-elles le silence pour suivre le flot vers un centre d’accueil où les trafiquants viendront les chercher. .. http://www.slateafrique.com/699506/litalie-voit-arriver-des-nigerianes-destinees-

Un migrant soudanais de 16 ans agresse une femme de 67 ans http://www.breizh-info.com/2016/11/13/53083/arzon-migrant-agresse-sexuellement-femme-procureur-confirme

http://ripostelaique.com/agression-sexuelle-120-bretons-devant-le-centre-pour-migrants.html

Réclusion criminelle à perpétuité pour le congolais qui avait violé et assassiné Marion, 14 ans http://www.20minutes.fr/nantes/1963475-20161117-assassinat-marion-bouguenais-yannick-luende-bothelo-condamne-perpetuite-reelle

 

 

 

 

Le PS se jette sur Riposte laïque comme la vérole sur le Peuple. Soutenons ces patriotes !

Le racket contre Riposte Laïque expliqué

en 5 dessins : aidez-nous !

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Chers amis lecteurs, nous vous avons appelé à l’aide ce dimanche et ce mercredi. A l’heure où nous vous écrivons, environ 300 souscripteurs ont manifesté leur soutien, par un virement paypal ou bien un chèque. Nombre de dons sont modestes, mais nous les apprécions encore davantage, car nous savons l’effort qu’il représente pour nos lecteurs.

A ce jour, nous venons de dépasser les 15.000 euros. C’est bien, mais nous avons besoin de bien plus pour faire face aux futurs procès, et attendons donc un ultime effort de la part des 40.000 visiteurs quotidien qui n’ont encore rien donné.

http://ripostelaique.com/soutenez-riposte-laique-victime-dun-racket-en-bande-organisee.html

Nous avons par ailleurs décidé de conclure la troisième étape de cette souscription en sollicitatn le talent de notre dessinatrice Ri7, pour qu’elle nous décrive, avec son crayon, le mécanisme qui amène ce véritable racket en bande organisée que subit notre site.

Chapeau l’artiste, et merci à tous ceux qui, par cet ultime soutien de l’année, nous permettront de continuer à défendre une parole libre que les islamistes et les collabos veulent nous confisquer.

Cyrano

Chèques à envoyer à Riposte Laïque, BP 32, 27140 Gisors

Paypal :

 

LE RACKET CONTRE RIPOSTE LAIQUE EXPLIQUE EN 5 DESSINS

 

Où est l’argent pour les femmes ?

Je vous invite à lire ce bel édito du magazine Les Nouvelles News qui révèle que l’argent des subventions publiques, ce nerf de la guerre, est presque exclusivement alloué aux activités et entreprises masculines.

Une réalité de plus qui démontre que les femmes sont des citoyens de seconde zone, des sous hommes !

Allons nous continuer à subir cette injustice parmi tant d’autres, et nous résigner ?

LC

droits des femmes

Et si on arrêtait de financer le sexisme ?

« Où est l’argent pour les droits des femmes ? » C’est le titre d’un rapport qui doit être présenté ce jeudi. Il souligne la piètre contribution de l’Etat français à la cause, tant au niveau national qu’international. Et recommande d’augmenter sérieusement ces budgets.

Mais pour défendre les droits des femmes, il faudrait aussi cesser de financer des activités qui alimentent le sexisme.

Comment sont financés les films recalés au test de Bechdel qui entretiennent la culture de la domination masculine ? ( Voir : Cinéma : mieux vaut être un homme pour faire financer son film). Même question pour les séries, les jeux vidéos, le théâtre, les exposde peintres hommes et tout ce que les artistes peuvent produire. Combien d’argent public pour ces œuvres disant en creux qu’un grand auteur est forcément un homme et diffusant des clichés sexistes ?

Combien d’argent public est affecté par les municipalités à des clubs sportifs ne comptant quasiment que des licenciés hommes ? Combien de garçons, combien de filles dans lesskateparks financés par les villes ? L’espace public est beaucoup plus occupé par les hommes que par les femmes, les femmes s’y sentent moins en sécurité… il serait temps de regarder si la distribution des deniers publics n’y serait pas pour quelque chose. (Voir aussi notre colloque « le sexe de la ville »)

Comment sont financés les livres scolaires qui diffusent leur dose de clichés sexistes ?  

Quid des syndicats qui se soucient comme d’une guigne d’égalité professionnelle et discutent avec vigueur les règles sur la pénibilité du travail seulement quand ce travail est masculin ? Quid des aides diverses aux entreprises, qui atterrissent très peu dans des poches d’entrepreneures ? (Voir aussi notre colloque « le sexe de l’économie »)

Et les médias d’information… Depuis plus de 20 ans, les études du GMMP montrent avec une constance déconcertante qu’ils entretiennent et renforcent les stéréotypes de sexe. Ces médias sont partiellement financés par des deniers publics sans que des critères d’égalité des sexes ne viennent conditionner ces aides. Même le quotidien sportifL’Equipe dont la surface éditoriale parle d’hommes à plus de 90 % reçoit ces aides sans difficulté.

Et surtout, ces médias distribuent le pouvoir de la parole, celui qui permet de hiérarchiser les priorités politiques. Pourquoi lutter contre les violences faites aux femmes si ces violences sont le plus souvent présentées comme du dépit amoureux ou un acte sexuel que la victime a bien cherché ? Pourquoi vouloir davantage de femmes au pouvoir si ceux qui prennent la parole laissent penser qu’il n’y a aucun problème de ce côté-là ? La liberté d’expression a un coût et celles et ceux qui donnent à voir les inégalités entre hommes et femmes n’ont pas les moyens de cette liberté.

Voilà deux ans, un rapport du Haut conseil à l’égalité préconisait l’éga-conditionnalité dans l’attribution des fonds publics. Pas de bras, pas de chocolat ; pas de parité, pas de fonds publics. Il aurait fallu développer et amplifier une première mesure inscrite dans la loi du 4 août 2014 : les communes de plus de 20 000 habitants doivent réaliser des rapports annuels d’égalité femmes-hommes préalables à des mesures de rééquilibrage. A ce jour 70% des communes concernées n’auraient pas ébauché le début du commencement de ces rapports….

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