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Archives de Catégorie: économie

Occupation impérieuse de la première dame de France : Relooker l’Elysée

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https://www.delitdimages.org/lindecence-couleur-macron/

http://www.leplacide.com/dessin-presse-Brigitte-Macron-entre-officiellement-en-fonction-9212.html

Madame Macron a touvé une cause à défendre et une occupation digne de son rang : moderniser l’apparence de l’Elysée en changeant le mobilier et la décoration. Elle va pouvoir diriger une armée de petites mains qui vont transporter, restaurer, redécorer, installer, peindre et tapisser son nouveau logis. Tout cela ne coûtera pas grand chose en investissement, l’Etat rémunérant en CDI des cohortes d’employés à l’Elysée, au Mobilier National par contre il y aura sans doute à rajouter des frais de fonctionnement en matériel, fournitures diverses et conseillers exceptionnels pour la décoration. Qu’importe, c’est le contribuable qui paye. Un bel exemple de gestion économe pour les Français qui sont invités à se serrer la ceinture individuellement et collectivement pour les APL, la CSG, la sécurité de l’emploi, la reconnaissance de leur travail et les dotations locales.

Quand on observe le goût de Madame Macron dans ses choix vestimentaires et de présentation, tout est à craindre…

La Connectrice

http://www.bfmtv.com/politique/meubles-design-et-art-contemporain-comment-les-macron-amenagent-l-elysee-a-leur-gout-1273991.html#?xtor=EREC-72-[N-BFMTV Politique]-20171009

Comme le rapportait Le Monde en septembre, Brigitte Macron a visité récemment le Mobilier national, la Manufacture des Gobelins et le Fonds national d’art contemporain. D’après son entourage, cette visite au Fonds national constitue une première depuis celle de Claude Pompidou. Au Mobilier national, Brigitte Macron a choisi les meubles dédiés à son bureau. Un ensemble contemporain, réalisé par la designer Matali Crasset…D’après le quotidien, elle a aussi entrepris de changer le service en porcelaine du Château et de créer un potager. Elle s’est enfin vantée d’avoir dépoussiéré quelques pièces: « J’ai fait retirer les bergères et les moutons », a-t-elle lancé il y a quelques semaines à un conseiller. La Première dame aurait fait enlever des tapisseries qui ornaient les lieux depuis des décennies sans avoir été « lavées ni restaurées ». Certains tapis ont aussi été remplacés, et des tentures décrochées, afin de faire entrer la lumière. Sans que cela n’abîme les meubles, puisque les vitres sont équipées de filtres anti-UV…Emmanuel Macron a fait installer la Marianne de Shepard Fairey, l’artiste américain à qui l’on doit le célèbre portrait de Barack Obama en bleu blanc rouge, souligné du mot « Hope ».

Résultat de recherche d'images pour "Marianne de Shepard Fairey"

Street artiste mondialement connu et fervent militant de la cause environnementale, Shepard Fairey alias Obey est à Paris jusqu’au 30 juillet avec une exposition, « Earth Crisis » proposée à la Galerie Intinerrance (13e). Mais fidèle à sa réputation, il investit aussi les murs de la capitale avec trois fresques géantes. L’une d’elles célèbre la France à travers une Marianne revisitée...http://www.unoeilquitraine.fr/?p=5314

Liberté, Egalité, Fraternité, c’était vraiment montrer mon soutien à Paris et à la France après les attentats terroristes. Le drapeau français n’était pas toujours considéré comme un symbole que tous les Français se tenaient derrière, un peu comme le drapeau américain. Mais en ce moment, les nations à travers le monde soutiennent la France avec leurs recréations du drapeau sur les monuments. Je pense que c’est un bon symbole pour l’unité.

Il est temps d’être unis dans l’amour, pas divisés dans la peur. Je pense que l’endroit pour un artiste de rue ou un artiste en ce moment est d’essayer de se connecter à un niveau très humain. Je pense que leur créativité rassemble les gens. J’ai toujours cru en l’art de rue parce que cela signifie que l’artiste participe, plutôt que de simplement observer passivement. « http://www.streetartbio.com/single-post/2016/06/26/Libert%C3%A9-%C3%89galit%C3%A9-Fraternit%C3%A9-by-Shepard-Fairey

On notera qu’il faut aujourd’hui un artiste américain pour revisiter notre Marianne ,façon réclame de biscuits, au goût des nouveaux locataires de l’Elysée. Bon, c’est quand même un peu plus élégant que Zahia en Marianne et moins risqué que représenter Brigitte en allégorie de la France.

Pierre & Gilles - Marianne - Zahia

http://www.francedimanche.fr/infos-people/zahia-son-hommage-deshabille-la-republique/

http://www.agoravox.fr/culture-loisirs/dessin-du-jour/article/brigitte-macron-un-statut-pour-la-195399

GPA. Christiano Ronaldo a acheté deux bébés pour 200 000 euros

http://www.stopsurrogacynow.com/cristiano-ronaldo-a-woman-is-not-a-factory/#sthash.2agJ04X2.dpbs

Cristiano Ronaldo: une femme n’est pas une usine

par Kajsa Ekis Ekman

Lorsque Cristiano Ronaldo a confirmé par son compte d’ Instagram qu’il avait été le père des jumeaux, il a reçu plus de 8 millions de « aime » et 290 300 articles ont été publiés sur le sujet dans le monde, dont 71 000 contenant l’expression « très heureux ». une seule chose qui n’apparaissait nulle part: le nom de la mère. Qui? Comment a été votre grossesse et comment ressentez-vous après la naissance? Combien de fois par jour penses-tu à tes enfants, tu ne verras plus jamais? Ronaldo ne le mentionne pas, et la seule chose qui lui est connue, c’est qu’elle est américaine et qu’elle a reçu 200 000 € pour les bébés.

Dans le débat sur la maternité de substitution, c’est typique. Dans les médias, on parle de la maternité de substitution comme moyen d’ avoir des enfants, pas un moyen de les perdre , bien que ce soit ce qui sépare la maternité de substitution de toute autre manière de reproduction.

Le point de vue des médias est généralement celui des acheteurs: leurs sentiments, leurs désirs (souvent appelés «besoins») abondent. Les mères restent anonymes, comme si elles étaient des travailleurs dans une usine de bébés. Parfois, ils restent tellement anonymes que les enfants ne savent même pas qui ils sont. Comme le fils précédent de Ronaldo. Sa soeur avoue dans une interview que ses origines ont été cachées: «Nous disons que sa mère voyage. Il ne demande plus. On lui a dit une fois qu’elle était au paradis.

Personne ne semble élever la voix pour dire l’évidence: il s’agit d’un crime flagrant contre les droits des femmes et des enfants. Conformément à l’article 7 de la Convention relative aux droits de l’enfant, chaque enfant a droit à ses parents. La maternité subrogée, qu’elle soit payée ou altruiste, viole ce droit fondamental. Dans la maternité de substitution, les enfants perdent leur mère et les mères perdent leurs enfants. Ce n’est pas à ajouter, c’est à supprimer. Et, comme il s’agit d’une industrie (ne soyez pas trompé par les poèmes romantiques des femmes généreuses qui le font pour la maternité de substitution librement altruiste ne représente pas même 2% des cas), les raisons sont économiques. Permettez-moi d’être parfaitement clair: la maternité de substitution est la vente de bébés. Les riches achètent, les pauvres vendent. Il n’y a rien de progressif ou postmoderne à propos de cette pratique: c’est la même vieille exploitation des femmes et des pauvres.

J’ai étudié ce que je préfère appeler la vente d’utérus depuis 2006. J’ai vu cette industrie grandir, et les scandales sont de plus en plus fréquents chaque jour. Comme le milliardaire japonais qui a eu 16 enfants de différentes cliniques thaïlandaises, il voulait obtenir 100. Qu’est-ce qu’un bachelier avec 100 bébés? Qui sait. Ou comme le couple espagnol qui était tellement en colère quand leurs jumeaux n’étaient pas des deux sexes qu’ils refusaient de payer les factures d’hôpital de la mère porteuse. Le substitut, Kelly Martinez, dit: « Ils avaient payé un supplément pour avoir un garçon et une fille et ils étaient vraiment en colère. » Ils ont souligné à Martinez tellement qu’elle a développé la prééclampsie, ce qui peut être mortel. Je ne peux pas m’empêcher de penser que ce couple a agi plus comme des clients déçus que les parents. Ou lorsque les mafias asiatiques ont découvert cette industrie lucrative en 2010, et a commencé à utiliser les mêmes stratégies que dans la prostitution: enlever des jeunes filles, les bloquer et utiliser leur corps. Combien de couples européens ont eu des enfants des cliniques au Cambodge ou en Thaïlande qui étaient en réalité des prisons?

Ces scandales ne sont pas des exceptions qui disparaîtront avec la réglementation. Ce sont plutôt des symptômes d’une industrie qui transforme les femmes en usines, les enfants en marchandises et la grossesse en service. Ce sont des symptômes du capitalisme sans frontières, ni géographiques ni éthiques. Il vend même la vie même, mais les campagnes publicitaires nous disent qu’il s’agit de l’amour et de la liberté. Ainsi, non seulement la production est exportée vers les pays asiatiques, mais aussi la reproduction. Maintenant, n’importe qui dans la classe moyenne européenne peut avoir un bébé sans subir la peine de porter une grossesse ou donner naissance: il suffit de transférer votre matériel génétique et un mexicain ou ukrainien est enceinte à votre place. Elle porte les risques physiques, elle gagne du poids, elle vomit, elle ressent les contractions, sa vie est interrompue, et elle marque chaque étape de la grossesse. Elle fait tout ce que fait une mère, mais sans même obtenir le titre.

Vous pouvez être contre la location des utérus sous de nombreuses perspectives. Pour moi, être féministe signifie que je ne peux pas fermer les yeux sur les caractéristiques patriarcales profondes de cette industrie où la maternité est quelque chose de jetable alors que la parentalité devient sacrée. Les utérus de location mettent en pratique les paroles d’Apollon dans l’Orestíada: «ce n’est pas la mère qui engendre celui qu’il appelle son fils; Ce n’est pas elle, mais l’infirmière de la nouvelle semence. . « La mère porteuse est exploitée par la mère puis refusée par elle. Celui qui parle de la maternité de substitution comme expression d’autonomie n’a pas vu les contrats où l’autonomie est annulée avec précision. Qui décide de ce que les hormones sont prises, quels traitements sont subis, si un avortement doit être effectué, qu’il s’agisse d’une amniocentèse et même de faire des relations sexuelles ou non? Une fois le contrat signé, les acheteurs. Pas la femme.

Être marxiste, en outre, m’amène à conclure que la location des entrailles est la hauteur de ce que Georg Lukács appelait la réification: l’objectivation d’un être humain. Ici, alors que le travail n’a pas l’impression d’être vendu, la mère porteuse est cependant littéralement vendue. Elle n’est pas l’appendice de la machine, elle est la machine. Elle ne vend pas le fruit de son travail, elle vend sa propre chair. La maternité substitutive provoque un court-circuit immédiat dans la théorie de l’aliénation. C’est comme si tout autre exemple d’aliénation était une métaphore et c’est la véritable origine du mot.

Mais peut-être il suffit d’être humaniste; il suffit d’adhérer aux concepts fondamentaux des droits de l’homme: qu’un être humain ne doit pas être acheté ou vendu. Les bébés ne doivent pas non plus être vendus. Ou peut-être, surtout pas des bébés. Il suffit d’appliquer à la pratique de la maternité de substitution les lois que nous avons déjà – quelque chose qui, curieusement, n’a pas encore été fait. La majorité des pays interdisent la vente de personnes, mais les philosophes ont fait un bon travail pour nous convaincre que les sommiers locatifs sont autre chose. Mais oui, ces dernières années, de plus en plus de pays ont choisi d’interdire la pratique. L’Inde, la Thaïlande, le Cambodge et le Mexique ont légiféré contre cette industrie. Le dernier pays à préparer une interdiction est le mien, la Suède, où une enquête officielle indique que la maternité de substitution pose un risque trop élevé pour les femmes et les enfants. Rappelons également que le Parlement européen « condamne la pratique de la maternité de substitution, qui porte atteinte à la dignité humaine des femmes, car leurs corps et leurs fonctions reproductives sont utilisés comme produits ». J’espère que l’Espagne suit le même chemin. La lutte contre la maternité de substitution sera la prochaine grande bataille féministe. Si nous ne gagnons pas, le vrai conte de la servante nous attend.


Kajsa Ekis Ekman est journaliste, écrivain et militant suédois. Parmi ses livres, il y a l’ être et l’être acheté: la prostitution, la maternité subite et le soi divisé .

Cet article apparait à l’origine dans El Viejo Topo .

Le Bitcoin, une réelle alternative aux banques ?

Publié le

https://www.contrepoints.org/2013/04/25/122559-le-bitcoin-pour-les-nuls

Lancée en 2008 la monnaie virtuelle Bitcoin domine largement ce marché qui comprendrait environ 700 alternatives. Faut-il miser sur cette monnaie ? A-t-elle vraiment des perspectives d’avenir face au système bancaire ? Offre-t-elle toutes les garanties de sécurité ? Est-elle réellement une alternative anti-système ?

Je pense que nous ne pouvons pas ignorer l’existence de cette monnaie qui pourrait avoir une incidence sur l’économie mondiale et offrir une alternative intéressante aux citoyens qui sont de plus en plus nombreux à contester le pouvoir des banques. On trouve d’ailleurs de plus en plus d’articles sur ce sujet dont quelques conseils pour ne pas être arnaqué.

Je ne possède pas de bitcoin mais je compte sur un très proche qui s’est lancé dans l’expérience pour me tenir au courant de son évolution.

Vous trouverez ci-dessous un article de BFMBusiness qui fait le point sur le bitcoin;

Bitcoin

 16/08/2017 à 12h43
Tout ce qu'il faut savoir sur le bitcoin

Le bitcoin a franchi ce week-end un nouveau record, dépassant les 4.000 dollars. Sa valeur a ainsi plus que quadruplé depuis janvier. Phénomène marginal à ses débuts, cette crypto-monnaie s’impose progressivement comme un substitut au paiement en espèces. Décryptage.

APL. Ces 5 euros qui font pleurer dans les chaumières

 

Tollé macron baisse les apl...Source

Tollé chez les défenseurs des pauvres : le gouvernement va soustraire 5 euros du montant des APL, aide personnalisée au logement. Quand on dispose d’un petit revenu, on est dans la mouise et je ne pense pas que 5 euros de moins y change grand chose.

Ce qui est scandaleux, c’est le principe de taxer les petits revenus, les retraites, augmenter la TVA et la CSG tandis qu’on voit nos dirigeants nommés ou élus vivre grand train avec l’argent public sans se serrer la ceinture.

Ce qui est scandaleux c’est de ne pas vouloir faire le ménage dans les attribution d’APL et de logements sociaux, ce qui va généralement ensemble.

Parlons en des allocataires de l’APL qui possèdent des villas au bled, qui entretiennent une deuxième famille au village, des gens de gôche locataires de logements sociaux qui possèdent une petite bergerie de rien du tout dans les Alpes ou un cabanon de rien du tout en bord de mer, de ceux qui sous-louent, de ceux qui squattent à vie le logement social qu’on leur a attribué quand les enfants étaient petits lesquels sont partis depuis longtemps, de ceux qui s’arrangent pour ne déclarer qu’une partie de leurs revenus, de ceux qui vivent toute l’année au bled ou au village et ne rentrent en France que pour les formalités leur permettant de continuer à toucher l’APL, etc. Quid de ceux qui touchent l’APL et squattent les PMU et les champs de course ? €5, ce n’est même pas le prix d’un paquet de cigarette, d’un pack de bière ou d’une dose de DMLA ..

Si nos gouvernants voulaient vraiment faire des économies, ils s’attaqueraient au fond des choses et ne se cantonneraient pas à des annonces superficielles et ridicules.

Dans l’article ci-dessous, Elisabeth Lévy se moque de la mesure qu’elle prend au premier degré ridiculisant les protestataires aux arguments dérisoires face à la question de fond qui est la gestion des aides sociales.

La Connectrice

APL: T’as pas cinq balles?

Quand les ayants-droits font pleurer dans les chaumières

Ne vous demandez pas ce que vous pouvez faire pour votre pays, demandez-vous combien votre pays vous doit – et braillez-le sur tous les tons. Ainsi pourrait-on résumer la nouvelle philosophie, sinon des Français, de ceux qui se targuent de parler pour eux, élus et médias, sans oublier les inévitables associations devenues les arbitres des élégances sociales.

17 centimes par jour

Encore que, soyons honnêtes, pas mal de mes concitoyens semblent prêts à se dire opprimés, victimisés et bien sûr discriminés, parce qu’on leur sucre cinq balles d’allocs par mois, soit 17 centimes par jour. Sur je ne sais quelle chaîne, Virginie, ou peut-être bien Prune, étudiante en je ne sais pas quoi mais déjà docteur en comptes ménagers explique que, si on soustrait 5 euros de son budget de 377 euros, c’est la vie qu’on lui enlève. C’est certainement dur de vivre avec 377 euros par mois, mais ce qui est encore plus dur, c’est de penser de cette façon à 20 ans, et même à 50. Quand bien même Virginie ou Prune devrait sauter un repas dans le mois pour contribuer à l’effort national, cela signifierait-il que nous sommes revenus aux heures les plus noires de la révolution industrielle ?

Et le tabac dans tout ça?

Du reste, ceux qui en font des caisses sur le sort des étudiants ont la larme à l’œil quand ils écoutent La Bohême – « Nous ne mangions qu’un jour sur deux ».

Il faut voir les airs furibards ou éplorés de commentateurs qui ne prennent jamais le métro et vous déroulent en quelques chiffres et trois larmes à l’œil le récit édifiant de la vie-d’un-pauvre. En même temps, on se désole, et à raison, de ce que les jeunes se biturent grave. Eh bien, ces 5 euros qu’ils devront verser pour leur logement, ils ne les dépenseront pas à boire, fumer, se droguer et je ne vous dis pas le reste. Je blague, mais je suis sûre que l’augmentation des prix du tabac pèse beaucoup plus lourdement sur les budgets étudiants (ou sur ceux des pauvres en général qui fument plus que la moyenne) que les 5 euros de l’APL. Et personne n’a râlé.

Un petit effort…

Il suffit d’être allé dans un bistrot de campagne ou dans une réunion d’étudiants pour savoir que, les fauchés, tout le monde paye sa tournée sans se demander s’il devra renoncer à sa demi-baguette le lendemain. Le tollé suscité par cette mesure (qui a justement l’avantage d’être indolore) est une insulte aux pauvres. De toutes parts on explique que la redistribution doit marcher du « haut » vers le « bas » et non l’inverse, ce qui est une façon de considérer que le plus « haut » est le plus « riche » mais passons. On ne voit pas pourquoi, justement, les moins riches n’auraient pas le droit de contribuer, à la hauteur de leurs moyens, à l’effort national. C’est moins bien que le service militaire mais, après tout l’impôt est, en temps de paix, le signe le plus fort de l’appartenance nationale.

Adieu au bel esprit français

Certes, la politique d’aide au logement est dispendieuse et assez largement inefficace. Mais désolée, quand j’entends la gauche et la droite, les syndicats et les médias éructer, quand de bons esprits font semblant de croire que la perte de 5 euros va changer la vie de millions de gens, je me demande comment le bel esprit français a pu se muer en cette mauvaise foi boutiquière.  Les invectives qui se sont abattues sur Claire O’Petit, députée LREM, coupable d’avoir dit : «  Si à 18,19,20,24 ans, vous commencez à pleurer parce qu’on vous enlève 5 euros, qu’est ce que vous allez faire de votre vie !« , révèlent, en plus d’un conformisme braillard et d’un désolant esprit de meute, une mauvaise foi généralisée : car enfin, qui ne partage pas ce bon sens ?

Cinq euros, c’est une demi-heure de baby-sitting, mais sans doute est-il très réac de faire appel à l’effort. Si le bel héritage de 1789 consiste en cette mentalité d’ayants-droits, il faut nous en délivrer au plus vite.

On infantilise bien les élus

On pourrait discuter la validité de ce dogme des 3 % qui nous impose peut-être de jouer contre la croissance, mais cette discussion-là, justement, n’a pas lieu. On pourrait surtout s’inquiéter de la prétention dingue à vouloir interdire aux députés les emplois familiaux, ce qui, au moment où le président alloue un budget à son épouse, est assez rigolo, mais justement, on ne rigole pas. En effet, le véritable scandale, cette semaine, n’est pas la micro-baisse de l’APL mais l’entreprise d’infantilisation des élus menée sous couvert de moralisation. On aimerait que le peuple s’insurge et qu’il exige d’être représenté par des adultes, pas par des bons élèves menacés de piquet pour un oui ou pour un non.

… en regardant dans l’assiette du voisin

Et pourtant cela va passer comme une lettre à la poste dans l’opinion, car on dirait que l’essentiel, pour nombre d’entre nous, c’est de regarder dans l’assiette du voisin – pour constater bien sûr que lui a trop et moi pas assez. Il y a dix ans, on se demandait ce qu’il pouvait advenir d’un pays où des lycéens manifestaient pour leur retraite. Aujourd’hui, on a la réponse. Accepterons-nous longtemps encore que la France soit un pays où on pleurniche pour 5 euros d’argent public ?

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est fondatrice et directrice de la rédaction de Causeur.

Paris XIXème. Les petits commerçants font la gueule

Publié le

J’effectue la plupart de mes courses dans mon quartier autour de la place de la mairie. Je suis donc une habituée de certaines supérettes, boulangeries, pâtisseries, cafés, bazars, pharmacies et autres.  Je les ai choisis parce qu’ils offrent des produits que je consomme et aussi pour leur accueil , également pour leur bon rapport qualité/prix. Or depuis quelques temps, ces commerçants qui me connaissent sont désagréables, énervés jusqu’à la goujaterie. De mon côté, mon comportement sociable et respectueux n’ayant pas changé, je m’interroge.

Une seule réponse me vient à l’esprit : le commerce du quartier va mal. (je parle de celui que j’expérimente au quotidien). Difficulté de trouver du personnel compétent au SMIC, diminution de la clientèle qui va chercher de bons prix en banlieue dans les grandes surfaces -Carrefour, Auchan, Leclerc, Lidl-, pouvoir d’achat en baisse et économies en attendant de savoir à quelles mesures fiscales ils seront mangés avec le gouvernement Philippe/Macron.

La conséquence de la mauvaise humeur des petits commerçants qui survivaient grâce à la qualité de leur accueil, est que les consommateurs préfèrent l’anonymat des plus grandes surfaces où le personnel risque sa place s’il n’est pas aimable et serviable avec la clientèle qui, de ce fait est à l’abri de sautes d’humeur et d’incorrection.

http://www.altermedia.info/france-belgique/tag/pouvoir-dachat

Les statistiques officielles de l’INSEE montreraient que le pouvoir d’achat global augmente car il est global, il lisse tous les revenus, y compris celui des footballeurs et des patrons du CAC40 et comme l’explique pudiquement (ressenti réel sic) Bruce de Galzain de France sur Inter  Le pouvoir d’achat ne mesure pas les inégalités

L’explication, c’est donc que le pouvoir d’achat ne prend pas en compte les inégalités, il les lisse. Alors que pourtant les plus pauvres sont plus sensibles à la hausse des prix, à l’inflation dont dépend le pouvoir d’achat.

D’un côté, les plus pauvres qui voient augmenter les prix de leurs dépenses contraintes comme l’alimentaire, l’hébergement, l’électricité et profitent peu des prix qui baissent (télévisions, ordinateurs, voyage, tourisme) car ils voyagent moins ou ne change pas de télé tous les ans. D’où ce ressenti réel d’un pouvoir d’achat en berne en tous cas pour les moins riches.

En fait de « ressenti réel », les classes moyennes et inférieures économiquement regardent surtout le contenu du panier de la ménagère et constatent qu’il a sérieusement diminué. Le ressenti, c’est la frustration à l’épreuve de la réalité de la diminution du pouvoir d’achat quoiqu’en disent les statistiques. Dommage que les petits commerçants s’en prennent à leurs clients au lieu d’augmenter la qualité de leur service pour les retenir.

La Connectrice

 

+€300 millions pour les présidentielles. ça valait pas un clou, remboursez !

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castabe-26-liberte republicaine

http://www.lysardent.fr/2014/03/20/franck-ferrand-etre-republicain-quest-ce-que-ca-veut-dire/

En 2012, les élections présidentielles auraient coûté 437 347 174 euros aux contribuables , soit près de 9,5€ par électeur inscrit. Je suppose que la somme indiquée par électeur inscrit ne reflète pas la participation de chaque contribuable puisque seulement un foyer fiscal/2 paie des impôts.

On peut supposer sans se tromper que la facture sera encore plus lourde en 2017.

On notera dans la vidéo associée à l’article ci-dessous que les contributions du parti à son candidat sont illimitées alors que les contributions individuelles sont plafonnées.

Je pense que le nombre de candidats devrait être limité. Par exemple, nous n’avions pas besoins de 3 candidats trotskistes , de deux candidats socialistes,  et, surtout de personnes plus soucieuses de leurs intérêts personnel, à commencer par la vanité de passer à la télé.

Je demande à être remboursée de ma participation car j’estime ne pas en avoir eu pour mon argent, le spectacle était nul donc frustrant. Je déplore en particulier que nous n’ayons pas eu de véritable débat contradictoire du fait du nombre de candidats. Je déplore également qu’aucun des 11 candidats ne nous ai proposé un grand projet fédérateur qui aurait rassemblé un maximum de Français autour du Bien commun France.

On nous demande de faire des sacrifices, de nous serrer la ceinture plus que nous ne nous la serrions déjà mais pour quoi ? Pour réparer les erreurs des responsables irresponsables qui nous gouvernent depuis 60 ans ? Pour combler leurs dépenses irréfléchies qui ne les ont pas empêchés de s’enrichir personnellement tandis que les pauvres devenaient de plus en plus pauvres ?

Aujourd’hui, nous devrions subventionner leurs expériences qui ne tiennent pas compte des erreurs passées parce que Macron s’inscrit dans la continuité de Hollande dont il est le fils spirituel et qu’il est entouré des mêmes mentors.

Je refuse de subventionner un dandy qui s’entoure des vieilles badernes qui sont aux manettes depuis des décades et n’ont pas réussi à redresser la situation économique et civilisationnelle de la France qui sombre dans le gloubi boulga de la mondialisation avec perte de valeurs et de repères.

Démocratie, tu parles ! Nous sommes dans une monarchie républicaine où le roi et sa cour décident bien avant de consulter le peuple ou ignorent sa volonté après avoir fait semblant de demander son avis comme pour le référendum sur la Constitution européenne ou le mariage pour tous.

Avec Macron qui sera sans doute élu demain, nous aurons la guerre civile, la haine, encore plus de divisions, la destruction de notre patrimoine culturel et artistique, davantage de pauvreté, davantage d’insécurité et plus d’attentats islamistes, la vente à la découpe de nos entreprises, davantage de suicides de paysans et de petits entrepreneurs et commerçants, davantage d’illettrés, augmentation de la CSG et de la TVA, nouvelles taxes et impôts et globalement un fossé s’élargissant entre riches et pauvres. Je ne suis pas certaine que l’amour de Brigitte et Emmanuel publiquement célébré ne consolent les aficionados du dandy quand il regarderont dans leur porte-monnaie et qu’ils devront voiler leurs filles et leurs femmes pour les protéger des agressions qu’elles subissent déjà (en France une femme est violée chaque 7 minutes).

Pauvre France, pauvre de moi et de mes semblables !

La Connectrice

Les 22 avril et 6 mai prochains, les Français vont élire leur nouveau Président. En 2012, cette élection avait coûté 227,9 millions d’euros aux contribuables.

Le coût des élections présidentielles a presque doublé entre 1995 à 2012 passant de 133 millions d’euros à 227,9 millions d’euros ! Deux plafonds réglementaires de dépense sont fixés pour chaque candidat en 2017 : 16,851 millions d’euros pour le premier tour et 22,509 millions pour les candidats parvenant au second tour.

Les candidats qui n’ont pas atteint 5% des suffrages au premier tour se verront rembourser jusqu’à 800.423 euros (4.75%), ceux qui dépasseront les 5% toucheront jusqu’à 8 004 225 euros (47.5%). Les deux finalistes pourront recevoir chacun jusqu’à 10 691 755 euros d’argent public.

Avec le réhaussement du plafond de dépenses des candidats et l’ajout d’un candidat supplémentaire, l’élection présidentielle 2017 risque d’être plus coûteuse que celle de 2012.

Les impressions officielles des 11 candidats sont payées par l’État

Certains coûts sont d’emblée pris en charge par l’État, quel que soit le score final du candidat, et n’intègrent pas les comptes de campagne. Il s’agit de l’impression, des frais de transport et de collage des affiches officielles, ainsi que de l’impression et des frais de transport des professions de foi. En 2012, cela représentait un budget de 47 millions d’euros.

Les candidats s’appuient sur un financement provenant en majorité des partis (très largement subventionnés) , mais aussi de personnes privées, bien que les dons des particuliers soient limités à 7500 € (4600€ par élection) et ceux des entreprises interdits depuis 1995. De plus, le montant des dons et des cotisations versés aux partis et aux groupements politiques est plafonné à 15 000€ par an et par foyer fiscal.

437,3 millions d’euros euros : le coût de l’élection présidentielle et législative de 2012

Selon le député (PS) René Dosière, le coût global de l’élection présidentielle de 2012 est de 227,9 millions d’euros. La mise sous pli, les frais d’acheminement, le remboursement de la propagande officielle et des dépenses électorales représentent chacun en moyenne 20% de ce montant. La seule mise sous pli du matériel électoral a coûté 51 millions d’euros en 2012.

Au total, les élections présidentielles et législatives auront couté 437 347 174 euros aux contribuables en 2012, soit près de 9,5€ par électeur inscrit.

Le tapis volant devenu réalité avec le Flyboard Air de Franky Zapata

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Initiation Flyboard - Base nautique d'Issoire

Le Flyboard est une activité déjà proposée dans de nombreux centres de loisirs en France et à l’étranger, ici dans le Puy de Dome 

Entretien avec l’inventeur Franky Zapata : http://bfmbusiness.bfmtv.com/mediaplayer/video/flyboard-air-une-invention-en-difficulte-1503-924017.html#?xtor=EPR-22-[N-BFMBusiness-Vidéo]-20170318

De tous temps, les humains ont rêvé de voler, à commencer par Icare et tous les fous volants à l’origine de l’aviation. Même l’inspecteur Gadget vole et le thème de l’homme volant revient dans nombre de romans, de BD et de films.

La chute d’Icare par Merry-Joseph BLONDEL  Paris 1781-Paris 1853

Franky Zapata, jeune pilote marseillais de jet ski vient de réaliser ce rêve avec sa planche volante, le flyboard Air, qui peut atteindre 150 km/h et monter jusqu’à 3 000 m. Ma Doué, j’en ai le vertige…

Franky Zapata fait travailler une cinquantaine de personnes dans le monde mais, pour l’instant ses appareils sont interdits de vol depuis que la Direction Générale de l’Aviation Civile (DGAC) a déclaré que le Flyboard était un aéronef et devait se soumettre aux lois qui régissent tous les engins volants. Sans connaître le détail des réglementations, il est aisé d’imaginer que les exigences de sécurité et le respect des normes ne peuvent pas s’appliquer à un tapis volant du fait de sa surface, de son poids, de son épaisseur et de sa composition. Se conformer à des normes conçues pour les avions équivaut à une interdiction définitive d’utiliser le Flyboard. Franky Zapata, à son grand regret, risque fort d’être obligé de construire et diffuser son produit à l’étranger.

Pourtant la DGAC autorise le vol des drones sous certaines conditions et en fonction de leur catégorie, loisir ou professionnel. Au point de vue volume, le Flyboard serait plus petit qu’un drone militaire …Question de sécurité pour le passager ? Il faudrait supprimer tous les sports à risques depuis les montagnes russes jusqu’au deltaplane en passant par la montgolfière.

J’imagine que nos nombreux candidats aux prochaines élections présidentielles ont été sollicités sur l’autorisation de vol du Flyboard mais, d’après l’entretien récent de son inventeur sur BFM, il ne semble pas que des réponses encourageantes lui soient parvenues…Pourra-t-il attendre encore longtemps sans mettre son entreprise en danger ?

La Connectrice

 

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