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Archives de Catégorie: économie

Migrants de l’Aquarius. La générosité espagnole se niche dans les chabolas

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Au cœur des nouveaux champs d’esclaves en Europe

Ils sont africains, polonais ou bulgares et passent leur été dans les champs du Sud de l’Europe. Pour récolter pas moins de 5 millions de tonnes de fruits et légumes par an, en Espagne ou en Italie, des firmes agroalimentaires n’hésitent pas à employer des travailleurs saisonniers clandestins et à contourner les lois sur le travail. Sous-payés et en contact avec des produits chimiques dangereux, souvent ces travailleurs ont fui la guerre ou la pauvreté pour rejoindre l’Europe. https://www.youtube.com/watch?v=rHJi2kkiy3A

Les 629 migrants sauvés en mer par l’Aquarius le week-end dernier seront accueillis à Valence en Espagne. C’est là que le bateau des organisations MSF et SOS Méditerranée accostera en fin de semaine, tout comme les deux navires italiens qui ont pris à bord une partie des passagers. http://www.rfi.fr/afrique/20180614-bord-aquarius-migrants-eprouves-route-espagne-temoignage

Ils ne sont pas fous nos amis espagnols, ni généreux ni timorés. Sachant que des milliers de travailleurs agricoles sont nécessaires au maraîchage intensif des serriculteurs (agriculteurs en serre) de la région d’Almeria, de Huelva, du Sud de l’Espagne en général,  et même de la Catalogne, ils ont donné leur accord pour accueillir les 629 migrants de l’Aquarius que l’Italie refusait de recevoir. Les dirigeants espagnols misent sur la générosité de leurs compatriotes parmi les plus naïfs pour se procurer sans remords des esclaves à vil prix. Ils sont aidés en cela par la France qui se permet de juger l’Italie et propose son soutien à l’Espagne pensant en retirer quelque bénéfice politique mais aussi par la Communauté européenne par le biais de la PAC et diverses aides. Ce système permet aux européens de consommer des fraises dès le mois d’avril et pour une somme modique. Bien que les fraises espagnoles aient mauvaise réputation (variété insipide, pesticides, irradiation, non éthique ), beaucoup de français et d’européens les achètent, contribuant à entretenir une filiale aux lourdes conséquences sociétales, humaines, économiques et politiques.

La route de la fraise, Huelva De jour sous le chaud soleil andalou ou de nuit, ses ouvrières travaillent pour 37€/jour, 7j/7 pendant 4 à 6 mois.

À ce stade, le coût de la barquette de 500gr qui suit un cours quasi-boursier, revient autour des 0,80€.

Doit-on plaindre les migrants de l’Aquarius ? Qu’ont-ils fait des femmes de leurs pays respectifs ?

Des migrants sur le pont de l'Aquarius.

Les 629 passagers de l’Aquarius, maintenant répartis dans trois navires, sont en route pour le port de Valence, où ils entameront une nouvelle phase de leur odyssée. Photo : SOS Méditerranée/Kenny Karpov https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1106667/aquarius-sos-mediterranee-medecins-sans-frontiere-aloys-vimard

Sur cette image, on note la présence exclusive de mâles africains qui ont donc abandonné femmes, enfants, mères, grands-mères, sœurs, filles, tantes et cousines au triste sort que leur réserve la société africaine : mariages forcés, polygamie, répudiation, excision, contaminations sexuelles, viols, prostitution, absence de droits et esclavage sexuel et domestique. Des coutumes que ces jeunes mâles dans la force de l’âge sont trop heureux d’importer dans les pays européens. Souvent les seules femmes présentes sur ces bateaux sont des jeunes femmes prostituées de force sous la garde de leurs compatriotes migrants https://ripostelaique.com/migrants-et-si-on-sapitoyait-sur-les-femmes-de-leurs-pays.html

Le président Macron se réjouit de la situation

Mardi, Emmanuel Macron a préféré dénoncer l’irresponsabilité et le cynisme de Rome. En attendant, le navire a trouvé où jeter l’ancre. Les 629 migrants à bord de l’Aquarius vont finalement débarquer à Valence, en Espagne. La décision de Pedro Sanchez, le nouveau Premier ministre, est largement soutenue par les Espagnols qui se sont manifestés à plusieurs reprises ces dernières années en faveur de l’accueil des réfugiés. Le sort des occupants de ce bateau a ému tout le pays. http://www.europe1.fr/international/lespagne-solidaire-avec-laquarius-il-ny-a-pas-si-longtemps-cetait-nous-les-migrants-3679925

Reportages sur l’esclavage des ouvriers saisonniers en Espagne

  • Ce reportage photo de 2009 montre que la condition des travailleurs saisonniers en Espagne est pérenne et que ses images sont toujours d’actualité : besoin de main d’oeuvre immigrée à bas coût, environ €35/jour pour +10 h de travail, aucun avantage social y compris pour la santé, paiement incomplet des heures travaillées, participation financière au « contrat » de travail, organisation de la filière des travailleurs illégaux, mise en concurrence des légaux et des illégaux, logement dans des chabolas insalubre susceptibles de s’incendier, pas d’eau potable dans les campements, discrimination et racisme entre les différentes nationalités d’immigrés, participation des patrons au trafic d’esclaves.

https://www.lemonde.fr/a-la-une/portfolio/2009/02/06/le-monde-2-espagne-les-fruits-amers-de-l-europe-par-thomas-chassaing_1151251_3208.html 

n°260 du magazine « Le Monde 2 », en vente en kiosque à partir du vendredi 6 février 2009.
L’Espagne ne pourrait sans doute pas fournir fraises et tomates bon marché à l’Europe entière sans le recours massif à la main-d’oeuvre immigrée, légale ou illégale. Sous-payés, ces ouvriers sont logés dans des abris de fortune à quelques mètres des serres. Le photographe Thomas Chassaing a enquêté pendant un an sur ce que de nombreux observateurs qualifient d’"esclavage moderne".
Légende : Dans la région d'Almería (est de l'Andalousie).

L’Espagne ne pourrait sans doute pas fournir fraises et tomates bon marché à l’Europe entière sans le recours massif à la main-d’oeuvre immigrée, légale ou illégale. Sous-payés, ces ouvriers sont logés dans des abris de fortune à quelques mètres des serres. Le photographe Thomas Chassaing a enquêté pendant un an sur ce que de nombreux observateurs qualifient d’ »esclavage moderne ».Légende : Dans la région d’Almería (est de l’Andalousie).

Chabolas, abris de fortune, dans la région de Huelva. Ces Sénégalais venus pour la récolte des fraises (février) se sont réfugiés en lisière de la forêt après que leur camp a été détruit cinq fois par la police, les contraignant à "l’invisibilité".

Chabolas, abris de fortune, dans la région de Huelva. Ces Sénégalais venus pour la récolte des fraises (février) se sont réfugiés en lisière de la forêt après que leur camp a été détruit cinq fois par la police, les contraignant à « l’invisibilité ».

Cinq ans plus tard, une enquête du journal Libération confirmait cette situation

Les logements informels, présents marginalement au milieu des années 2000, s’accumulent en périphérie des communes agricoles, ce qui contribue fortement à la dégradation des représentations portées par l’immigration. Dans la province de Huelva, on estime que plus de 2 500 immigrés vivent actuellement dans des chabolas, habitations faites de bois, de plastiques ou de cartons, et dépourvues d’eau courante et d’électricité. Ces conditions dramatiques rendent les immigrés plus vulnérables. Fin janvier, dans la commune de Lepe, un incendie a touché un ensemble de chabolas où vivent près de 300 personnes. http://www.liberation.fr/planete/2014/02/25/espagne-exploitation-de-la-fraise-et-des-immigres_982863

En novembre 2006, des agriculteurs de la région d’Almeria protestent contre les contrôles effectués le matin, au cours desquels ceux qui employaient des sans-papiers ont écopé d’amendes. Pour eux, la récolte ne peut se faire sans les immigrés.

Protestation

En novembre 2006, des agriculteurs de la région d’Almeria protestent contre les contrôles effectués le matin, au cours desquels ceux qui employaient des sans-papiers ont écopé d’amendes. Pour eux, la récolte ne peut se faire sans les immigrés.

Sans-papiers

Sur une place de Lérida (Catalogne), connue pour être un lieu où trouver du travail journalier, des immigrés illégaux échangent des faux papiers pour pouvoir travailler. Ce sont souvent les producteurs eux-mêmes qui leur proposent des combines.

Le patronat espagnol joue finement de la concurrence entre travailleurs migrants et espagnols et migrants

image serres

Etendues de plastique : les serres d’El Ejido

  • I…l faut savoir que le patronat là-bas joue très finement des concurrences entre ceux qui ont des papiers ceux qui n’en ont pas, ceux qui sont blancs ceux qui sont noirs etc… Ils jouent sur la concurrence entre les plus pauvres, ce qui crée une difficulté supplémentaire pour les syndicalistes : unifier le discours, casser le racisme ambiant utilisé pour casser les prix et faire de la pédagogie pour qu’une majorité se mette d’accord pour défendre leur droit.

Le deuxième élément de difficulté, c’est ce qu’on sous-entend par les « migrants saisonniers ». Quand ont dit « saison » : une saison traditionnelle (dans le Languedoc Roussillon du moins), c’est 2 mois de récolte de fraise, 3 semaines de vendanges : ce sont des périodes qui sont bornées. La à Almeria, c’est le rêve du capitaine d ‘entreprise d’avoir fait une saison du 1er janvier au 31 décembre parce qu’il y a du travail systématiquement via les apports techniques et la science. « Saisonniers » normalement ce sont des gens qui restent peu sur place, « migrants » ce sont aussi des gens qui ont vocation à rester peu sur place donc c’est une difficulté de plus pour a syndicalisation.

Troisième élément, pas le moindre, c’est qu’une grosse majorité de ces populations sont d’origine rurale : ils ont été ruinés par les politiques d’exportation des pays riches de l’Europe. Donc, beaucoup n’ont pas de tradition de luttes collectives, ils n’ont pas eu l‘occasion dans leur pays respectif de créer des outils de solidarité comme la coopération qu’on a créé ici en France à sa belle époque. » http://www.agricultures-migrations.org/nicolas-duntze-sur-rfi-pour-evoquer-lexploitation-des-migrants-dans-lagriculture/

  • Officiellement l’esclavage a été aboli. Cependant, il existe encore dans nos sociétés des situations d’esclavage alimentées, générées par le système économique actuel. Les travailleurs migrants, saisonniers ou en situation irrégulière, travaillant dans le secteur agricole dans le sud de l’Europe en sont une illustration. Ces derniers se trouvent en effet dans une situation de dépendance, voire d’aliénation, privés de l’effectivité de droits fondamentaux indispensables pour assurer leur dignité d’être humain, exclus socialement et exploités, ces différents éléments caractérisant l’esclavage…La journée type d’un étranger embauché comme saisonnier commence vers 4h30 du matin quand il va dans les lieux de recrutement. Places, croisements et rues sont les points de rencontre entre la demande et l’offre de travail au noir. Des dizaines, quelque fois des centaines d’étrangers attendent avec l’espoir d’être recrutés par un « caporale » ou le propriétaire terrien même. Celui qui n’a pas été choisi retourne « chez lui », en attendant une autre « occasion »159…Ainsi l’embauche de travailleurs immigrés en situation régulière ou non, avec ou sans contrat, apporte de nombreux avantages aux employeurs qui ne courent dans les faits que peu de risque de poursuites pour emploi de main-d’œuvre irrégulière. Face à ces irrégularités, l’employeur est en effet relativement protégé : peu de plainte et de poursuite vu la situation de dépendance dans laquelle se trouvent les sans-papiers et les travailleurs saisonniers et si ces derniers portent quand même plainte, les menaces sont souvent dissuasives. D’autre part, en ce qui concerne la France, les contrôles de l’inspection du travail sont peu nombreux au vu de l’importance de ce corps. Il faut noter également, mais nous avons déjà abordé ce point, que le recours à des intermédiaires pour embaucher ces travailleurs décharge l’exploitant de toute responsabilité. Nous pouvons également constater un certain laisser-faire des autorités qui trouvent dans ces embauches un moyen de continuer à faire fonctionner une partie de l’économie nationale…Ce sont les conditions d’obtention de papiers pour les étrangers qui créent des sans-papiers et qui créent du même coup une main-d’œuvre dépourvue de toute protection, les esclaves modernes des pays industrialisés, dont l’économie de ces pays tire tout de même quelque bénéfice. Les mêmes gouvernants n’ignorent pas qu’il existe, grâce aux lois dont ils exigent l’application, un volant de force de travail « au noir », réduisant encore ce coût du travail dont ne cesse de se plaindre ceux qui en profitent. La même législation, nous l’avons vu, facilite la pratique de l’esclavage domestique (…) »177.

 https://journals.openedition.org/droitcultures/3651

Lire aussi

  • Esclavage des travailleurs marocains en Espagne

 https://youtu.be/JsHo1ffwf8I

http://geopolis.francetvinfo.fr/recoltes-des-fraises-l-espagne-va-recruter-entre-13000-et-16000-marocaines-178447

Michel Onfray. Macron et l’argent magique

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A une infirmière du CHU de Rouen qui déplorait le manque de moyens, Emmanuel Macron a répondu qu’il n’y avait pas d’argent magique. Pourtant, lui le banquier sait bien que l’argent n’est que magie. Mais évidemment pas pour tout le monde. https://michelonfray.com/interventions-hebdomadaires/le-banquier-et-l-argent-magique

Avec son bon sens habituel et son humour glacé, Michel Onfray nous explique que si l’argent est magique pour bombarder la Syrie ou le Mali, il est loin d’être magique pour les smicards, les paysans, les ouvriers, les infirmières et toutes les petites gens. Il décline aussi de manière pertinente la virtualité de l’argent qui ne repose plus sur des objets concrets comme l’or mais sur la capacité théorique de remboursement de l’emprunteur. Les banques prêtent généreusement aux riches mais jamais aux pauvres, a fortiori s’ils sont âgés et malades, même si leur projet tient la route économiquement.

La Connectrice

https://fr.dreamstime.com/photo-stock-argent-magique-image2319560

Coup de bluff de Bercy contre le bitcoin et les cryptomonnaies

Bitcoen.Io First «Kosher» (Jewish) Crypto-Token

https://news.bitcoin.com/pr-bitcoen-io-first-kosher-jewish-crypto-token-and-blockchain-ecosystem/

Bercy choisit d’annoncer la nomination d’un Monsieur Bitcoin au moment où il chute de 19 000 à 11 000, histoire d’effrayer le gogo désobéissant, sous-entendu je vous avais bien dit que c’était un placement à risque.

Empêcher l’utilisation du bitcoin à des fins d’évasion fiscale

« Nous refusons les risques de spéculation et les possibles détournements financiers liés au bitcoin », a déclaré Bruno Le Maire lors de la cérémonie des vœux aux acteurs économiques, à Bercy…Dans ce contexte, j’ai « demandé que la présidence argentine du G20 se saisisse de cette question » et confié « à Jean-Pierre Landau, ancien sous-gouverneur de la Banque de France, une mission sur les cryptomonnaies », a ajouté le ministre…« Cette mission me proposera des orientations sur l’évolution de la réglementation pour mieux en maîtriser le développement et empêcher leur utilisation à des fins d’évasion fiscale, de blanchiment ou de financement d’activités criminelles ou de terrorisme », a-t-il expliqué.

http://www.20minutes.fr/economie/2202551-20180115-cryptomonnaies-ancien-banque-france-nomme-monsieur-bitcoin-bercy

Dans cette déclaration inénarrable, on trouve une tentative de culpabilisation : évasion fiscale, blanchiment, financement du crime et du terrorisme et une tentative pour paniquer le gogo : risques et détournements. Qui aujourd’hui peut ignorer que les cryptomonnaies sont un placement à risque puisque tous les médias le serinent à bouche que veux-tu. J’ai même entendu sur radio BFM qui est habituellement plus avisée et circonspecte dans ses analyses, une véhémente diatribe contre le bitcoin.

J’ai aussi appris que le milliardaire américain Warren Buffet aurait déclaré qu’il ne mettrait pas un cent dans la cryptomonnaie. Comme si on pouvait croire que cet homme d’affaires rompu aux manœuvres qui l’ont tant enrichi ne laissait pas en sous-main ses gestionnaires placer quelques fonds virtuels et cryptés « pour voir ».

Le nouveau Monsieur cryptomonaie va pouvoir spéculer tranquillement dans son placard doré car pour comprendre la chose il va bien devoir investir dans la bête virtuelle et suivre son cours avec assiduité. Et ses petits copains de l’ENA, HEC, FMI, DREE et BDF vont lui coller aux basques pour avoir des renseignements sur les ouvertures de placements « risqué »-pas pour tout le monde.

Toute cette comédie n’est pas très crédible, trop monolithique pour être acceptée sans broncher. Bercy perçoit une bonne taxe sur les plus values de la spéculation quelle qu’elle soit, boursière, immobilière, virtuelle, etc. On peut donc être certain que Bercy grogne pour la forme mais ne tuera pas cette poule aux œufs d’or. De leur côté, banques et institutions financières crèvent de rage à l’idée que des épargnants pourraient se passer de leurs services et elles l’ont fait savoir à Bercy qui est contraint de faire semblant d’agir.

Y-a-t-il une relation entre la chasse aux cryptomonnaies et la montée en puissance de la finance islamique qui a réussi à imposer des charia boards (conseil de sages pour veiller au respect de la charia) dans la plupart de banques ?

En effet, la cryptomonnaie est le comble de l’argent virtuel puisqu’elle ne repose pas sur des actifs tangibles mais sur le trafic des internautes et la technologie de la blockchain. De son côté, la finance islamique exige que tout emprunt soit adossé à un projet concret et elle interdit la spéculation selon la charia. Elle interdit également tout investissement dans le cochon, les drogues, l’alcool, les armes, la pornographie et le jeu de hasard, ces objets de débauche que Bercy évoque dans ses mises en garde contre les risques du bitcoin.

Des jeunes spéculateurs viennent se former gratuitement à la Maison du bitcoin qui défend des valeurs qu’ils partagent 

Nous lancons avec le @SamusocialParis la première collecte de dons en crypto-monnaie pour une cause solidaire.

Les crypto-monnaies se sont construites sur des valeurs de partage, d’entraide et de transparence. On compte sur vous

Gif Bitcoin Kitty

Ce logo animé  et le suivant sont destinés à signaler qu' »ici on accepte le bitcoin »  Ils reflètent le monde ludique des investisseurs, de grands enfants…

Bitcoin Cat

https://twitter.com/feedbitcoincat

Pendant que les institutions débattent des solutions à mettre en oeuvre pour décourager les investisseurs en cryptomonnaies, ceux-ci sont de plus en plus nombreux à investir et se passionner pour ces avoirs virtuels qui se gèrent comme les jeux électroniques qu’ils pratiquent depuis leur plus jeune âge. L’argent sur écran, c’est quand même plus fun que se charger de pièces et de billets sales, pas écolos du tout et à peine moins virtuels en valeur (adossés sur du vent) que le bitcoin et ses semblables.

La Connectrice

Vu sur ARTE. Le lait et les bananes, c’est dégoûtant !

Hier soir, Arte diffusait deux documentaires sur des aliments que nous consommons avec plaisir et en abondance, le lait et les bananes. Que d’horreurs à vous dégoûter de ces aliments … si nous prenons ces informations à la lettre dans ce qu’elles ont de plus choquant.

Ce n’est pas pour autant que je cesserai de consommer du lait qui est l’une des bases de ma culture gastronomique et de mes habitudes alimentaires. Déjà, je privilégie le lait bio qui offre quelques garanties sur le traitement honnête des vaches laitières et de leurs éleveurs.

Pour les bananes, c’est pareil, je privilégie la consommation de bananes bio étiquetées entre autres développement durable, commerce éthique, etc.

Personnellement, je me sens assez impuissante face aux abus de toutes sortes qui règnent dans la filière lait et la filière banane et fruits en général et j’espère que les nouvelles générations inventeront des moyens intelligents et efficaces pour mettre de l’ordre dans ces horreurs.

Je consomme bio, local ou petit producteur autant que faire se peut, ce n’est pas LA solution mais cela me paraît être un moindre mal.

LC

 

Concours de monstres. voir les gagnantes du concours du plus gros pis à 2.56

Vache laitière au pis énorme

http://www.huffingtonpost.fr/pierre-sigler/intelligence-des-vaches_b_8044354.html

Malheureusement pour les vaches Holstein, une race laitière sélectionnée pour être ultra-productive, leur production de lait est telle (en moyenne 30 L de lait par jour, 60 L en pic de lactation) qu’elles doivent passer toutes leurs journées à boire, manger et à se faire traire, sans répit. Les vaches à lait sont en même temps enceintes du veau qui déclenchera leur lactation l’année suivante, qui leur sera arraché au bout de 24h. Après 5 ans de cette vie épuisante, ponctuée de mammites (des infections douloureuses des pis) et autres blessures, elles sont envoyées à l’abattoir pour finir en viande hachée.

La planète lait sur Arte

Prochaine diffusion : vendredi 8 décembre à 09h25

https://www.arte.tv/fr/videos/062939-000-A/la-planete-lait/

J’ai déjà eu à débattre en famille de la consommation du lait et de ses dérivés et je n’ai pas été convaincue par sa nocivité pour la santé, l’environnement, l’économie et l’éthique car on peut considérer la production du lait, sa consommation et sa filière avec des nuances. Personnellement, je n’échangerai pas mon lait contre du tofu, déjà parce que je ne digère pas le soja.

Enfant, je buvais du lait tiède au sortir du pis des trois vaches laitières, Noiraude, Blanchette et Roussette, que possédait mon grand père et chaque matin, le métayer déposait au bord de la route un ou deux bidons de lait pour la collecte.  La crème épaisse et parfumée remontait à la surface et je puisais le délicieux aliment ravie de sa nature crémeuse inouïe jusqu’à ce que le métayer m’informe de mon erreur fatale : le lait était rémunéré en fonction de sa richesse en crème et en me l’accaparant, je le privais d’un revenu substantiel…Je révisais donc ma pratique et si mon bol de lait n’était plus aussi crémeux, il restait toujours aussi délicieux.

Nous consommions quotidiennement du lait chaud le matin, des entremets comme le tiapoca et le riz au lait, des œufs au lait, du millas, du flanc, du pain perdu, des yaourts maison avec le ferment lactique et la yaourtière Yalacta, de la sauce béchamel au fromage et du fromage. Nous n’aurions jamais pu nous passer de lait frais à part le lait concentré sucré dont nous tétions le tube en guise de friandise. Autour de moi, les familles en faisaient autant et rares étaient les enfants allergiques au lait.

Une Primholstein (en Normandie). Un pis atrophié. Plus de cornes. Élevage en « stabulation » (traduction : quasi enfermée) http://geographica.net/2013/03/liberons-les-vaches/

Nos trois vaches étaient correctement traitées. Elles passaient leur journée à brouter l’herbe de leur pré et étaient inséminées au maximum une fois par an pour entretenir leur lactation et produire des veaux dont la vente constituait un revenu complémentaire. Rien à voir avec l’élevage intensif qui se pratique aujourd’hui avec des vaches qui parfois ne voient jamais l’herbe fraîche, qui sont génétiquement choisies pour leur capacité à produire des quantités phénoménales de lait avec, comme la race Holstein, d’énormes pis qui les empêchent de marcher. Leur espérance de vie est réduite à cinq ans sachant qu’une vache peut vivre 20 ans.

La documentaire d’Arte nous révèle la terrible maltraitance infligée aux vaches laitières qui a réduit leur espérance de vie de 20 à 5 ans. Désormais, il faut produire toujours plus de lait à n’importe quel prix pour engraisser des multinationales sans scrupules. On observera d’ailleurs dans le film le contraste saisissant entre les producteurs qui rampent dans la bouse de vache pour survivre et la somptuosité des immeubles des multinationales comme ARLA. Exploiter les vaches et leurs éleveurs rapporte des fortunes.

Le documentaire évoque aussi comment ces multinationales ont persuadé les Chinois, les Asiatiques en général et les Africains de consommer du lait, beaucoup de lait. Or, il n’est pas certain que ces changements alimentaires soient sans conséquence. N’a-t-on pas découvert récemment que la recrudescence de cas d’autisme chez les immigrés était la conséquence de modifications de leur régime alimentaire. Attention, je ne dis pas qu’il aurait été prouvé que la consommation du lait parmi les populations qui n’en consommaient pas auparavant provoque l’autisme. Je dis que la transformation des modes alimentaires peut avoir de graves conséquences sur la santé et je cite le cas de l’autisme.

,https://www.youtube.com/watch?v=1QFBLf6eIfo

 

La Banane

https://www.arte.tv/fr/videos/069781-000-A/la-loi-de-la-banane/

Sur ce simple fruit s’est bâti un empire. Comment, entre 1899 et 1989, l’United Fruit Company a planté des bananes en Amérique centrale et y a dicté sa loi. Un éclairant retour aux sources d’une des premières multinationales.
Sur ce simple fruit s’est bâti un empire. Raconter l’épopée édifiante de la banane, entre l’Amérique centrale et les États-Unis, c’est revenir aux sources d’un modèle plus que jamais d’actualité – un capitalisme se jouant des frontières et des lois nationales pour assurer à ses actionnaires des profits maximaux, jusqu’à menacer la démocratie. Quand elle apparaît au tournant du XXe siècle sur le marché nord-américain, la banane, denrée rare et chère, est réservée à une élite aisée. Minor Cooper Keith, entrepreneur visionnaire et dur en affaires, va faire d’elle un produit de consommation populaire, sur lequel il édifiera la première multinationale au monde. Bâtisseur du chemin de fer costaricain, il promet au lendemain de la Première Guerre mondiale aux jeunes nations d’Amérique centrale un développement basé sur la monoculture et l’exportation de la banane, en échange de terres achetées à vil prix, souvent confisquées aux petits paysans indiens, de l’usage gratuit des lignes ferroviaires qu’il construit et d’une quasi-exemption d’impôts.
« Le Poulpe »
Née en 1899, l’United Fruit Company (UFC) constitue trente ans plus tard une puissance régionale incontestée, édictant ses propres lois sur d’immenses plantations qui s’étendent jusqu’en Colombie. « Le Poulpe », comme on la surnomme, fait venir de Jamaïque une main-d’œuvre corvéable à merci, pourchasse les syndicalistes et fait pression sur les gouvernements des républiques « bananières ». Quand, en 1933, quatre ans après la mort de Keith, un self-made-man né en Moldavie, Samuel Zemurray, alias « le tsar de la banane », reprend les rênes du mastodonte, il amplifie ces méthodes, notamment grâce aux services du père des « spin doctors » Edward Bernays. En 1954, avec l’appui du gouvernement Eisenhower, tous deux chasseront du pouvoir au Guatemala le social-démocrate Jacobo Árbenz Guzmán, coupable d’avoir nationalisé pour sa réforme agraire des milliers d’hectares de l’UFC. La guerre civile déclenchée alors fera plus de cent mille morts jusqu’en 1996…
Les multinationales d’aujourd’hui ont repris les pratiques inaugurées par l’UFC en Amérique latine : intégration verticale, poursuite du monopole, privatisation des ressources, évitement fiscal. La monoculture intensive d’un produit d’exportation, qui épuise les sols et empoisonne les travailleurs, reste elle aussi en vigueur dans une grande partie du monde. Grâce à un montage d’archives rares, le film retrace près d’un siècle de règne sans partage. Des spécialistes (Geoffrey Jones, historien des multinationales à la Harvard Business School, Gaël Giraud, économiste à l’Agence française pour le développement, et la philosophe Cécile Renouard, enseignante à l’Essec) commentent cette histoire édifiante et en partie oubliée, illustration éclairante des dérives du capitalisme.

Réalisation : Mathilde Damoisel Pays : France Année : 2017

 

Occupation impérieuse de la première dame de France : Relooker l’Elysée

Publié le

https://www.delitdimages.org/lindecence-couleur-macron/

http://www.leplacide.com/dessin-presse-Brigitte-Macron-entre-officiellement-en-fonction-9212.html

Madame Macron a touvé une cause à défendre et une occupation digne de son rang : moderniser l’apparence de l’Elysée en changeant le mobilier et la décoration. Elle va pouvoir diriger une armée de petites mains qui vont transporter, restaurer, redécorer, installer, peindre et tapisser son nouveau logis. Tout cela ne coûtera pas grand chose en investissement, l’Etat rémunérant en CDI des cohortes d’employés à l’Elysée, au Mobilier National par contre il y aura sans doute à rajouter des frais de fonctionnement en matériel, fournitures diverses et conseillers exceptionnels pour la décoration. Qu’importe, c’est le contribuable qui paye. Un bel exemple de gestion économe pour les Français qui sont invités à se serrer la ceinture individuellement et collectivement pour les APL, la CSG, la sécurité de l’emploi, la reconnaissance de leur travail et les dotations locales.

Quand on observe le goût de Madame Macron dans ses choix vestimentaires et de présentation, tout est à craindre…

La Connectrice

http://www.bfmtv.com/politique/meubles-design-et-art-contemporain-comment-les-macron-amenagent-l-elysee-a-leur-gout-1273991.html#?xtor=EREC-72-[N-BFMTV Politique]-20171009

Comme le rapportait Le Monde en septembre, Brigitte Macron a visité récemment le Mobilier national, la Manufacture des Gobelins et le Fonds national d’art contemporain. D’après son entourage, cette visite au Fonds national constitue une première depuis celle de Claude Pompidou. Au Mobilier national, Brigitte Macron a choisi les meubles dédiés à son bureau. Un ensemble contemporain, réalisé par la designer Matali Crasset…D’après le quotidien, elle a aussi entrepris de changer le service en porcelaine du Château et de créer un potager. Elle s’est enfin vantée d’avoir dépoussiéré quelques pièces: « J’ai fait retirer les bergères et les moutons », a-t-elle lancé il y a quelques semaines à un conseiller. La Première dame aurait fait enlever des tapisseries qui ornaient les lieux depuis des décennies sans avoir été « lavées ni restaurées ». Certains tapis ont aussi été remplacés, et des tentures décrochées, afin de faire entrer la lumière. Sans que cela n’abîme les meubles, puisque les vitres sont équipées de filtres anti-UV…Emmanuel Macron a fait installer la Marianne de Shepard Fairey, l’artiste américain à qui l’on doit le célèbre portrait de Barack Obama en bleu blanc rouge, souligné du mot « Hope ».

Résultat de recherche d'images pour "Marianne de Shepard Fairey"

Street artiste mondialement connu et fervent militant de la cause environnementale, Shepard Fairey alias Obey est à Paris jusqu’au 30 juillet avec une exposition, « Earth Crisis » proposée à la Galerie Intinerrance (13e). Mais fidèle à sa réputation, il investit aussi les murs de la capitale avec trois fresques géantes. L’une d’elles célèbre la France à travers une Marianne revisitée...http://www.unoeilquitraine.fr/?p=5314

Liberté, Egalité, Fraternité, c’était vraiment montrer mon soutien à Paris et à la France après les attentats terroristes. Le drapeau français n’était pas toujours considéré comme un symbole que tous les Français se tenaient derrière, un peu comme le drapeau américain. Mais en ce moment, les nations à travers le monde soutiennent la France avec leurs recréations du drapeau sur les monuments. Je pense que c’est un bon symbole pour l’unité.

Il est temps d’être unis dans l’amour, pas divisés dans la peur. Je pense que l’endroit pour un artiste de rue ou un artiste en ce moment est d’essayer de se connecter à un niveau très humain. Je pense que leur créativité rassemble les gens. J’ai toujours cru en l’art de rue parce que cela signifie que l’artiste participe, plutôt que de simplement observer passivement. « http://www.streetartbio.com/single-post/2016/06/26/Libert%C3%A9-%C3%89galit%C3%A9-Fraternit%C3%A9-by-Shepard-Fairey

On notera qu’il faut aujourd’hui un artiste américain pour revisiter notre Marianne ,façon réclame de biscuits, au goût des nouveaux locataires de l’Elysée. Bon, c’est quand même un peu plus élégant que Zahia en Marianne et moins risqué que représenter Brigitte en allégorie de la France.

Pierre & Gilles - Marianne - Zahia

http://www.francedimanche.fr/infos-people/zahia-son-hommage-deshabille-la-republique/

http://www.agoravox.fr/culture-loisirs/dessin-du-jour/article/brigitte-macron-un-statut-pour-la-195399

GPA. Christiano Ronaldo a acheté deux bébés pour 200 000 euros

http://www.stopsurrogacynow.com/cristiano-ronaldo-a-woman-is-not-a-factory/#sthash.2agJ04X2.dpbs

Cristiano Ronaldo: une femme n’est pas une usine

par Kajsa Ekis Ekman

Lorsque Cristiano Ronaldo a confirmé par son compte d’ Instagram qu’il avait été le père des jumeaux, il a reçu plus de 8 millions de « aime » et 290 300 articles ont été publiés sur le sujet dans le monde, dont 71 000 contenant l’expression « très heureux ». une seule chose qui n’apparaissait nulle part: le nom de la mère. Qui? Comment a été votre grossesse et comment ressentez-vous après la naissance? Combien de fois par jour penses-tu à tes enfants, tu ne verras plus jamais? Ronaldo ne le mentionne pas, et la seule chose qui lui est connue, c’est qu’elle est américaine et qu’elle a reçu 200 000 € pour les bébés.

Dans le débat sur la maternité de substitution, c’est typique. Dans les médias, on parle de la maternité de substitution comme moyen d’ avoir des enfants, pas un moyen de les perdre , bien que ce soit ce qui sépare la maternité de substitution de toute autre manière de reproduction.

Le point de vue des médias est généralement celui des acheteurs: leurs sentiments, leurs désirs (souvent appelés «besoins») abondent. Les mères restent anonymes, comme si elles étaient des travailleurs dans une usine de bébés. Parfois, ils restent tellement anonymes que les enfants ne savent même pas qui ils sont. Comme le fils précédent de Ronaldo. Sa soeur avoue dans une interview que ses origines ont été cachées: «Nous disons que sa mère voyage. Il ne demande plus. On lui a dit une fois qu’elle était au paradis.

Personne ne semble élever la voix pour dire l’évidence: il s’agit d’un crime flagrant contre les droits des femmes et des enfants. Conformément à l’article 7 de la Convention relative aux droits de l’enfant, chaque enfant a droit à ses parents. La maternité subrogée, qu’elle soit payée ou altruiste, viole ce droit fondamental. Dans la maternité de substitution, les enfants perdent leur mère et les mères perdent leurs enfants. Ce n’est pas à ajouter, c’est à supprimer. Et, comme il s’agit d’une industrie (ne soyez pas trompé par les poèmes romantiques des femmes généreuses qui le font pour la maternité de substitution librement altruiste ne représente pas même 2% des cas), les raisons sont économiques. Permettez-moi d’être parfaitement clair: la maternité de substitution est la vente de bébés. Les riches achètent, les pauvres vendent. Il n’y a rien de progressif ou postmoderne à propos de cette pratique: c’est la même vieille exploitation des femmes et des pauvres.

J’ai étudié ce que je préfère appeler la vente d’utérus depuis 2006. J’ai vu cette industrie grandir, et les scandales sont de plus en plus fréquents chaque jour. Comme le milliardaire japonais qui a eu 16 enfants de différentes cliniques thaïlandaises, il voulait obtenir 100. Qu’est-ce qu’un bachelier avec 100 bébés? Qui sait. Ou comme le couple espagnol qui était tellement en colère quand leurs jumeaux n’étaient pas des deux sexes qu’ils refusaient de payer les factures d’hôpital de la mère porteuse. Le substitut, Kelly Martinez, dit: « Ils avaient payé un supplément pour avoir un garçon et une fille et ils étaient vraiment en colère. » Ils ont souligné à Martinez tellement qu’elle a développé la prééclampsie, ce qui peut être mortel. Je ne peux pas m’empêcher de penser que ce couple a agi plus comme des clients déçus que les parents. Ou lorsque les mafias asiatiques ont découvert cette industrie lucrative en 2010, et a commencé à utiliser les mêmes stratégies que dans la prostitution: enlever des jeunes filles, les bloquer et utiliser leur corps. Combien de couples européens ont eu des enfants des cliniques au Cambodge ou en Thaïlande qui étaient en réalité des prisons?

Ces scandales ne sont pas des exceptions qui disparaîtront avec la réglementation. Ce sont plutôt des symptômes d’une industrie qui transforme les femmes en usines, les enfants en marchandises et la grossesse en service. Ce sont des symptômes du capitalisme sans frontières, ni géographiques ni éthiques. Il vend même la vie même, mais les campagnes publicitaires nous disent qu’il s’agit de l’amour et de la liberté. Ainsi, non seulement la production est exportée vers les pays asiatiques, mais aussi la reproduction. Maintenant, n’importe qui dans la classe moyenne européenne peut avoir un bébé sans subir la peine de porter une grossesse ou donner naissance: il suffit de transférer votre matériel génétique et un mexicain ou ukrainien est enceinte à votre place. Elle porte les risques physiques, elle gagne du poids, elle vomit, elle ressent les contractions, sa vie est interrompue, et elle marque chaque étape de la grossesse. Elle fait tout ce que fait une mère, mais sans même obtenir le titre.

Vous pouvez être contre la location des utérus sous de nombreuses perspectives. Pour moi, être féministe signifie que je ne peux pas fermer les yeux sur les caractéristiques patriarcales profondes de cette industrie où la maternité est quelque chose de jetable alors que la parentalité devient sacrée. Les utérus de location mettent en pratique les paroles d’Apollon dans l’Orestíada: «ce n’est pas la mère qui engendre celui qu’il appelle son fils; Ce n’est pas elle, mais l’infirmière de la nouvelle semence. . « La mère porteuse est exploitée par la mère puis refusée par elle. Celui qui parle de la maternité de substitution comme expression d’autonomie n’a pas vu les contrats où l’autonomie est annulée avec précision. Qui décide de ce que les hormones sont prises, quels traitements sont subis, si un avortement doit être effectué, qu’il s’agisse d’une amniocentèse et même de faire des relations sexuelles ou non? Une fois le contrat signé, les acheteurs. Pas la femme.

Être marxiste, en outre, m’amène à conclure que la location des entrailles est la hauteur de ce que Georg Lukács appelait la réification: l’objectivation d’un être humain. Ici, alors que le travail n’a pas l’impression d’être vendu, la mère porteuse est cependant littéralement vendue. Elle n’est pas l’appendice de la machine, elle est la machine. Elle ne vend pas le fruit de son travail, elle vend sa propre chair. La maternité substitutive provoque un court-circuit immédiat dans la théorie de l’aliénation. C’est comme si tout autre exemple d’aliénation était une métaphore et c’est la véritable origine du mot.

Mais peut-être il suffit d’être humaniste; il suffit d’adhérer aux concepts fondamentaux des droits de l’homme: qu’un être humain ne doit pas être acheté ou vendu. Les bébés ne doivent pas non plus être vendus. Ou peut-être, surtout pas des bébés. Il suffit d’appliquer à la pratique de la maternité de substitution les lois que nous avons déjà – quelque chose qui, curieusement, n’a pas encore été fait. La majorité des pays interdisent la vente de personnes, mais les philosophes ont fait un bon travail pour nous convaincre que les sommiers locatifs sont autre chose. Mais oui, ces dernières années, de plus en plus de pays ont choisi d’interdire la pratique. L’Inde, la Thaïlande, le Cambodge et le Mexique ont légiféré contre cette industrie. Le dernier pays à préparer une interdiction est le mien, la Suède, où une enquête officielle indique que la maternité de substitution pose un risque trop élevé pour les femmes et les enfants. Rappelons également que le Parlement européen « condamne la pratique de la maternité de substitution, qui porte atteinte à la dignité humaine des femmes, car leurs corps et leurs fonctions reproductives sont utilisés comme produits ». J’espère que l’Espagne suit le même chemin. La lutte contre la maternité de substitution sera la prochaine grande bataille féministe. Si nous ne gagnons pas, le vrai conte de la servante nous attend.


Kajsa Ekis Ekman est journaliste, écrivain et militant suédois. Parmi ses livres, il y a l’ être et l’être acheté: la prostitution, la maternité subite et le soi divisé .

Cet article apparait à l’origine dans El Viejo Topo .

Le Bitcoin, une réelle alternative aux banques ?

Publié le

https://www.contrepoints.org/2013/04/25/122559-le-bitcoin-pour-les-nuls

Lancée en 2008 la monnaie virtuelle Bitcoin domine largement ce marché qui comprendrait environ 700 alternatives. Faut-il miser sur cette monnaie ? A-t-elle vraiment des perspectives d’avenir face au système bancaire ? Offre-t-elle toutes les garanties de sécurité ? Est-elle réellement une alternative anti-système ?

Je pense que nous ne pouvons pas ignorer l’existence de cette monnaie qui pourrait avoir une incidence sur l’économie mondiale et offrir une alternative intéressante aux citoyens qui sont de plus en plus nombreux à contester le pouvoir des banques. On trouve d’ailleurs de plus en plus d’articles sur ce sujet dont quelques conseils pour ne pas être arnaqué.

Je ne possède pas de bitcoin mais je compte sur un très proche qui s’est lancé dans l’expérience pour me tenir au courant de son évolution.

Vous trouverez ci-dessous un article de BFMBusiness qui fait le point sur le bitcoin;

Bitcoin

 16/08/2017 à 12h43
Tout ce qu'il faut savoir sur le bitcoin

Le bitcoin a franchi ce week-end un nouveau record, dépassant les 4.000 dollars. Sa valeur a ainsi plus que quadruplé depuis janvier. Phénomène marginal à ses débuts, cette crypto-monnaie s’impose progressivement comme un substitut au paiement en espèces. Décryptage.

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