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Archives de Catégorie: éducation

La vérité sur la mise à genoux des lycéens de Mantes-la-Jolie

Alors que médias et associations s’insurgent contre la mise à genoux mains sur la tête des gentils lycéens de Mantes-la-Jolie, un petit article discret explique les raisons de cette « mise en attente ». Il n’y avait que 12 policiers pour mettre fin au saccage de près de 200 jeunes émeutiers. Comment les immobiliser afin de pouvoir les contrôler ? Les policiers ont donc appliqué une méthode qui n’a blessé personne. Comme disent certains lecteurs, les policiers auraient dû mettre des coussins sous les genoux des pauvres chéris innocents a priori.

Comme toujours, le sensationnel bankable prend le pas sur la réalité dont il semble que trop de monde se moque.

LC

https://www.20minutes.fr/societe/2389859-20181207-video-blocage-lycees-sait-arrestation-lyceens-mantes-jolie

…Ces individus, a ajouté le ministre de l’Intérieur, « n’ont pas hésité à construire de nombreuses barrières de feu dans les rues étroites d’un secteur pavillonnaire, avec des risques importants d’embrasement de maisons d’habitation ». Ils s’en sont également pris à des automobilistes « en jetant des projectiles sur leurs véhicules et en commettant plusieurs vols à la portière », ont saccagé « des pavillons, notamment celui d’une personne âgée qui a été bousculée et à qui des bouteilles de gaz ont été dérobées dans sa cuisine ». Des bouteilles qui ont ensuite « été jetées, robinets ouverts, sur des barricades enflammées ».

Pourquoi ont-ils été mis à genoux, mains sur la tête ?

Les policiers ont alors interpellé, jeudi vers midi, 151 individus dont « 37, la plupart encagoulés, étaient trouvés porteurs de bâtons, battes de baseball et conteneurs de gaz lacrymogène », a indiqué la place Beauvau dans un communiqué envoyé à la presse dans la nuit de jeudi à vendredi. Ces personnes devaient ensuite être conduites dans un commissariat afin d’être placées en garde à vue. Or, seuls douze agents étaient présents pour « les empêcher de s’enfuir » en attendant l’arrivée de véhicules. « Il faut donc trouver une solution pour garder tout le monde dans de bonnes conditions de sécurité », explique sur Twitter la policière @Sop_Muller.

Sophie Muller@Sop_Muller

Alors tu peux placer tout le monde debout contre un mur, mains non entravées mais ils pourraient décider de partir en courant et là il serait impossible de récupérer tout le monde. Une solution qui est donc trouvée est de mettre tout le monde assis par terre où à genoux.

Sophie Muller@Sop_Muller

Il n’y a rien d’humiliant même si certains pensent le contraire. C’est juste une position d’attente. Les jeunes sont calmes, non violentés. Quand tu es en sous effectifs, il faut être malin.

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Exemple de commentaire très apprécié par les lecteurs de l’article :

  • Michel92000
  • il y a 10 heures
je suis père d’un de ces elèves menotté, je vais vous donner mon avis. , mon fils est en seconde et figure sur cette vidéo. Je suis allé le chercher au commissariat, il ne sera pas poursuivi. Est ce que j’en veux aux policiers, non. Nous avons eu une discussion hier soir et nous lui avons fait comprendre que manifester est un doit mais pas casser. Nous lui avons annoncé que jusquà fin janvier, retour immédiat à la maison apres les cours et le WE il reste à la maison. J’en ai parlé avec d’autres parents qui était avec moi au commissariat et mis à par quelques éxcités nous ne reprochons rien aux policiers. Je suis sur que parmi tous ceux qui commentent la moitié n’ont pas d’enfants« moins
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Humour. #pasdevague

 

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Humour. Perles du bac 2018

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Les jeunes plus perméables à l’idéologie et à la violence qu’il y a 20 ans

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 Votez – Les jeunes sont-ils plus perméables à l’idéologie et à la violence qu’il y a 20 ans ?

Résultat de recherche d'images pour "jeunes et violence"
En 2016 source https://www.la-croix.com/France/Justice/Un-homme-cinq-condamne-avant-25-2016-11-22-1200805045 (données récentes difficiles à trouver !)

Messieurs, vous désapprouvez les porcs ? Dites-le haut et fort !

La réaction contre le mouvement #balancetonporc a été rapide et violente. Et ce n’est pas fini car le dernier défenseur en date des hommes outragés est Donald Trump qui supporte mal de voir  accuser de violences conjugales plusieurs de ses proches.

Des hommes ont été nombreux à entrer en indignation et des femmes les ont suivis comme celles du magazine Causeur ou les signataires de la tribune dite Deneuve. Il me semble que si ces personnes avaient été de bonne foi, elles auraient reconnu que, oui, la plupart des femmes avaient été ou sont victimes de harcèlement sexuel, qu’ils ont été témoins de ces violences et de leurs conséquences néfastes et que la plupart du temps, résignés par « la banalité du mal » ils n’étaient pas intervenus et que souvent, dans les vestiaires, les réunions ou même en famille, ils avaient bien rigolé des râteaux de leurs copains ou de leurs actes sordides. Ils riaient tout aussi bien des « pétasses » qu’ils avaient « eues » à l’usure, c’est-à-dire par harcèlement sexuel.

Il me semble, messieurs, que si vous refusiez le harcèlement et toutes les violences sexuelles, vous pourriez, vous devriez le dire. Vous vous comportez actuellement comme si vous étiez coupables et ne pensiez qu’à défendre vôtre peau par le déni, l’inversion, les accusations de tous ordres et le mépris. Ou alors, vous vous retranchez dans une culpabilité stérile, la trouille imbécile de devoir renoncer à vos prérogatives culturellement naturelles ou la peur ridicule de perdre vôtre virilité. Ce faisant, vous perdez une chance formidable de contribuer à l’amélioration des relations femmes/hommes pour vous-mêmes et surtout pour les générations à venir, celles de vos enfants et petits-enfants.

Toutes ces personnes bien pensantes ne se sont pas penchées sur les causes du mouvement mais sur ses possibles conséquences pour les hommes mis en cause globalement ou ceux, rares qui seraient salis à vie par des rumeurs. Que la vie d’une femme soit gâchée par du harcèlement sexuel, un viol ou des menaces de viol, le massacre de sa crédibilité ou des violences psychologiques, ce n’est pas un problème. Mais qu’on ose prétendre qu’un homme respectable sous tous rapports ait commis une grave offense contre une ou plusieurs femmes, cela leur est insupportable. Hé bien moi, ce qui m’est insupportable, c’est le refus de prendre au sérieux un problème de santé publique qui touche presque toutes les femmes indépendamment de leur âge, de leur position sociale, de leur statut marital, de leur apparence physique, de leur situation économique ou de leur statut professionnel.

On a l’impressions qu’il serait gravement plus grave pour une femme de susciter le désir chez un homme que pour un homme « d’avoir des pulsions » et de n’y pouvoir résister.

Depuis quelques années, j’avais constaté que la condition des femmes régressait et la Réaction au mouvement #balancetonporc le confirme en ce qu’elle révèle un machisme décomplexé. Est-ce une bonne chose ? Va-t-on assister à un réveil des consciences ? Je ne peux me prononcer car de nombreux facteurs se liguent contre l’égalité entre femmes et hommes, en particulier la violence de modèles venus d’ailleurs qui renforcent la tentation machiste. Un autre facteur est l’importance du chômage qui incite les femmes à rester à la maison, en particulier celles, nombreuses,  qui ne trouvent que des offres à temps partiel pour un salaire minable qui serait grévé par des frais de nourrice et de transport.

Arguments récurrents utilisés contre le mouvement de libération de la parole

Délation, c’est le qualificatif qui revient le plus souvent

Une victime qui dénonce son agresseur, est-ce de la délation ? Déposer plainte, c’est de la délation ? Dénoncer l’auteur d’un crime ou d’un délit, c’est de la délation ? Prévenir d’un danger, est-ce de la délation ? Prévenir les autres automobilistes qu’un radar les attend au tournant, délation ?

Quelle est la différence entre délation et dénonciation ? Délation a des relents de la dernière guerre quand des collabos de nazis dénonçaient les résistants, les juifs, les paysans qui tuaient un cochon ou se procuraient du beurre au marché noir pour pouvoir nourrir leur famille. Délation, c’est associé à trahison, intelligence avec l’ennemi, collaboration, nazis, Gestapo et vengeance.

Accuser la parole des victimes de délation, c’est entreprendre de les culpabiliser pour mieux les museler.

Tribunal non autorisé

Dénoncer un violeur, ce serait le condamner. Par contre dénoncer les emplois fictifs de la famille Fillon ce serait respectable et on a eu le droit de condamner le candidat et de le couler en politique avant même que le tribunal ne se soit prononcé. Pourquoi deux poids deux mesures ?

Elles n’avaient qu’à porter plainte au moment des faits

Faut-il être ignorant pour prononcer une telle stupidité ! C’est ne oas savoir grand chose de a complexité de la psychologie humaine. C’est ignorer qu’une femme violée a peur de mourir, qu’elle craint pour sa famille et ses amis, que sur le moment elle est anéantie et plongée en état de sidération. C’est ignorer les mécanismes d’auto censure de la mémoire traumatique. C’est ignorer la perte de dignité, la honte, l’humiliation, la culpabilité d’avoir peut-être « fait quelque chose » pour subir l’horreur, l’anéantissement de l’estime de soi, le refus conscient ou inconscient de donner de revivre l’agression en la mettant en mots, la crainte de ne pas être crue et traitée comme une coupable, l’appréhension de ne pas être prise au sérieux et de s’entendre dire par la police « comment étiez-vous habillée ? », « encore une histoire de Q qui a mal tourné ? », que faisiez-vous dehors à 3 h du matin ? »,etc.

Elles sont puritaines, adeptes de l’ordre moral

Le plaisir du sexe n’a rien à voir avec l’agression sexuelle parce que celle ci n’est pas du sexe, encore moins de l’amour, c’est un acte de domination. C’est toute la différence entre l’acte sexuel consenti et la contrainte sexuelle. Vous le savez très bien mesdames et messieurs mais vous faites semblant de l’ignorer pour servir vos arguments contre la parole des victimes de harcèlement sexuel.

Et puis après tout, si nous avons envie d’être puritaines et de fuir cette représentation pornographique de la sexualité qui nous est imposée, c’est notre droit. Ce droit n’est pas plus méprisable que la liberté que prennent certains à partouzer, accumuler les liaisons, vivre leur polygamie sans états d’âme, s’acoquiner à 70 ans avec des gamines de 20 ans, quitter leur épouse pour un époux, vouloir reproduire à tout prix dans leur vie les scenarii du porno, payer pour sexer, etc.

On ne met pas un innocent au pilori, sa vie est fichue

Et la vie fichue de millions de femmes victimes du harcèlement sexuel, ça a moins d’importance que prendre le risque de se tromper ? Il y a toujours eu, malheureusement, des erreurs judiciaires et il appartient à la Justice de faire son travail. Il est toujours possible de reconnaître une erreur et de la réparer. Par contre il est impossible de guérir d’un traumatisme sexuel.

Un homme s’est suicidé (pour combien de femmes violentées ?)

L’accusation d’agression sexuelle peut pousser un homme au suicide. Peut-être mais combien de femmes se sont suicidées après avoir été violées et traitées comme des coupables quand elles étaient victimes ? Combien de femmes agressées ont sombré dans les drogues, l’alcool, la prostitution, la conduite d’échec, l’impossibilité d’avoir des relations équilibrées avec les hommes, les phobies, etc ? Toutes réactions équivalentes à un suicide lent.

On n’a plus le droit de séduire

Séduire, se ducere, amener vers soi, n’est pas forcément passer à l’acte. Pour Kirkegaard, le séducteur est précisément un homme qui ne passe jamais à l’acte. Il conquiert mais ne consomme pas. Ce n’est pas forcément bien car ce peut être un élément pervers de manipulation à fins de domination. Il convient de s’en méfier et de ne pas tomber dans le panneau.

La séduction désintéressée est une forme d’embellissement des relations humaines, une manière de rendre plus agréables les interactions sociales. On séduit avec le regard, le sourire, les modulations de la voix, l’attitude corporelle et, surtout les paroles. On ne séduit pas avec les mains et encore moins avec le pénis.

Les hommes qui prétendent que les « néoféministes » voudraient abolir la séduction sont de mauvaise foi et tentent, eux réellement, de manipuler les femmes indignées par le harcèlement sexuel.

Elles l’ont cherché, elles n’ont qu’à s’habiller correctement…

L’éducation d’un enfant comprend le contrôle de ses pulsions. Laisse-t-on un bambin chiper les bonbons exposés à son niveau à la caisse ? Les femmes attrapent-elles la braguette bien gonflée d’un homme ? Le reproche de l’accoutrement d’une femme contient en lui-même la justification d’une possible agression, elle dénote une mentalité de prédateur, de chasseur de femme qui n’attend qu’une occasion pour attaquer sa proie.

Humour. Quand maman devient grand-mère…

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Traduction :

Ma maman m’éduque : -Assez de cochonneries ; Maman en tant que grand-mère : Chérie, il te faut beaucoup plus de sucreries sur ta glace

Mom : Tu as deux jambes, déplaces-toi ; Mamie : Ne te dérange pas mamie va te pousser jusqu’au parc

Mom : Pas question, ce jouet est ridicule et tu n’en as pas besoin ; Grandma : Maman, Mamie m’a offert un lama empaillé

Hé oui, les priorités ne sont pas les mêmes selon qu’on soit maman ou grand mère, papa ou grand père et les grands parents qui ont trimé pour éduquer leurs enfants sont bien contents de pouvoir entretenir des relations reposantes avec leurs petits enfants. Ils l’on bien mérité mais il y a des limites.

Récemment je constatais que ma petite fille de 20 mois ne faisait jamais de caprices avec moi seule mais commençait à pleurnicher lorsque nous retrouvions ses parents. J’avoue que je me réjouissais de la situation qui m’était en apparence favorable jusqu’au jour où elle fit un caprice alors que nous étions en tête à tête J’en vins facilement à bout car elle réagit très positivement face à mes initiatives. En réfléchissant, je compris que je devais me réjouir de ce qu’elle fit des caprices POUR moi car c’était un signe du renforcement de son attachement à mon égard. Je suis devenue aussi importante que ses parents pour tester mes résistances à ses volontés. Youpie !

La Connectrice

Harcèlement sexuel. Ignorance, bêtise, mauvaise foi, parlent de « criminalisation de la galanterie » !

Mon sang n’a fait qu’un tour lorsque j’ai entendu ce matin sur une station de radio quelconque une femme qualifier de « criminalisation de la galanterie »  le magnifique mouvement de #dénoncetonporc et #moiaussi. Oui, magnifique mouvement car il permet à toute femme de se soulager du poids de l’humiliation, de la souffrance et de la peur conséquentes du harcèlement et des violences sexuelles qu’elles ont subies.

Personne n’a songé à criminaliser la galanterie tant qu’on ne confond pas harcèlement sexuel avec la galanterie qui n’est pas même de la drague mais un ensemble d’égards habituellement dévolus aux femmes par les hommes.

Il y a harcèlement lorsqu’il y a répétition, insistance, manipulation, contact physique ou rapprochement physique menaçant, insultes en cas de refus, interpellation agressive et vulgaire (Tu me suces ? joli petit Q, superbes nichons, etc.) Je le répète, ça n’a rien à voir avec la galanterie, le flirt ou les compliments. Celles et ceux qui ne le savent pas sont de mauvaise foi ou idiots.

Le problème est que nous sommes des proies depuis des millénaires et que nous ne prêtons plus attention au harcèlement sexuel parce que nous avons élaboré des stratégies pour ne pas en être victime et que les parents et la société ont intégré ce danger fatal, normal et ordinaire. Fais attention ma fille, ne fréquente pas n’importe qui, ne suis jamais un homme que tu ne connais pas, ne sors pas seule, etc. Mais aussi porte une ceinture de chasteté, couvre ton corps d’un voile ou d’une burqa, sors accompagnée d’un homme qu’il ait 5, 15 ou 20 ans, etc.Bref, la chasse à la femme est une fatalité, on n’y peut rien, c’est la vie.

La Grande leçon du mouvement #balancetonporc est que le harcèlement n’est pas une fatalité, que ce n’est pas inhérent à la condition humaine et que femmes et hommes peuvent s’unir pour l’abolir comme ils l’ont fait pour l’esclavage.

Galanterie, courtoisie sont des formes de relations humaines respectueuses et agréables dont nous ne souhaitons pas nous passer. La vie serait bien triste si nous ne pouvions pas nous séduire, flirter, honorer nos charmes, flatter notre coquetterie, nous taquiner malicieusement et jouer délicieusement avec autrui. Tant que ces relations s’en tiennent aux belles et gentilles phrases personnalisées il n’y a que du plaisir à relationner.

Lorsque j’avais 20 ans je supportais mal galanterie et courtoisie masculines car elles me ramenaient à ma féminitude, ma condition de femme inférieure nécessitant d’autant plus d’égards que j’étais censée être fragile et dépendante. Sans doute aussi parce que je soupçonnais chaque homme galant de ne penser qu’à mes fesses et de le dissimuler derrière des manières hypocrites. C’était une autre époque où j’étais tellement harcelée que n’étais incapable de faire la différence entre la pure gentillesse et la perversité manipulatrice.

Mon frère, grande gueule machiste clamait alors : la galanterie n’existe plus depuis que les femmes fument et ont le droit de vote ! Affirmation qui ne faisait que confirmer mon scepticisme sur la sincérité des bonne manières masculines.

Soyons vigilantes, ne laissons pas mourir le mouvement de révolte contre le harcèlement sexuels en nous laissant influencer par les tentatives de culpabilisation qui viennent des hommes mais aussi de femmes qui les protègent de crainte qu’ils ne les abandonnent.

La Connectrice

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