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Archives de Catégorie: éducation

L’école, creuset de la République ou facteur d’inégalités ?! débat le 26/09 avec Polony et Meirieu

 

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toute ressemblance avec Philippe Meirieu serait purement fortuite.

Retrouvez Super Pédago sur Facebook et sur son blog.

https://soseducation.wordpress.com/2010/02/19/super-pedago-prend-la-vie-du-bon-cote/

Si vous ne connaissez pas le pédagogue Philippe Meirieu, gourou de tous les ministres de l’Education nationale depuis 40 ans, inspirateur du collège unique, de 80% de réusssite au bac, réformateur de la formation des maîtres, et pour ses opposants fossoyeur de l’enseignement, ne manquez pas cette occasion de débattre (?) avec lui et l’une de ses critiques, la directrice du magazine Marianne, Natacha Polony.

Super Pédago contre les punitions

Dessin d'Éric Galland

Toute ressemblance avec Philippe Meirieu serait purement fortuite.

Retrouvez Super Pédago sur Facebook et sur son blog.

S’il est indiscutable que nôtre école a sombré dans un tel marasme que nombre d’enfants en sortent sans maîtriser la langue française écrite et parlée, qu’ils ne savent ni s’organiser pour assimiler les connaissances, ni critiquer et analyser, que les méthodes pédagogiques laissent à désirer, que la hiérarchie n’aide ni ne protège, a fortiori défende  la enseignants, il me semble que le problème crucial aujourd’hui est l’absence d’autorité  des différentes strates de l’Éducation nationale qui n’encourage pas les enseignants à enseigner dans la mesure où ils doivent affronter indiscipline, incivilités, irrespect, insécurité et menaces avec le concours de certains parents.

Le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer vient de lancer des recommandation pour la protection des personnes, le sujet crucial aujourd’hui

Protection des personnels : une priorité pour l’éducation nationale
Information – Jean-Michel Blanquer – 05/09/2019

 

Bonjour

Le prochain Jeudi Mutuelle organisé en partenariat avec The Conversation France, aura pour thème « L’école, creuset de la République ou facteur d’inégalités ?! Pourquoi faut-il encore investir dans l’éducation ?! », il se tiendra :

Le jeudi 26 septembre 2019 de 18h à 20h
au siège du groupe MGEN
, 3 square Max Hymans – 75015 Paris
Grand Amphithéâtre
Métro Montparnasse – Bienvenüe : ligne 4, 6, 12, 13

Veuillez vous inscrire en confirmant votre présence à  jeudimutuelle@mgen.fr.

Participants au débat :

Animation par Aurélie Djavadi, cheffe de rubrique Education à The Conversation France

  • Roland Berthilier, Président du Groupe MGEN
  • Natacha Polony, journaliste, Directrice de Marianne
  • Philippe Meirieu, chercheur, essayiste et homme politique français, spécialiste des sciences de l’éducation et de la pédagogie
JE M’INSCRIS

Grenelle contre les violences conjugales. Dire l’argent c’est mettre la charrue avant les beaufs

Un rassemblement pour réclamer des mesures contre les féminicides, place de la République, à Paris, le 6 juillet 2019.

Un rassemblement pour réclamer des mesures contre les féminicides, place de la République, à Paris, le 6 juillet 2019. (SAMUEL BOIVIN / NURPHOTO)

On peut se demander comment une simple blague peut être mortelle. Pourtant c’est ce qui se passe tous les jours à travers le monde. Anne-Cécile Mailfert nous explique l’effet papillon que déclenchent ces blagues et les effets qu’elles ont sur les gens dès le plus jeune âge. Rejoignez-nous sur notre site et les réseaux sociaux : http://tedxecolepolytechnique.com/ https://www.facebook.com/tedxecolepol… https://twitter.com/TEDxEP

Le fameux Grenelle contre les violences conjugales a démarré ce matin par l’annonce de crédits alloués par le gouvernement ou de crédits réclamés par des associations. Comme si les moyens financiers allaient résoudre ce problème de sécurité et de santé publique par leur seul montant. C’est mettre la charrue avant ces beaufs auteurs de ces crimes. Il est totalement illogique de parler finances avant de préciser les actions mises en œuvres . L’évaluation du coût vient ensuite mais si on met le coût en premier, cela signifie que quelles que soient les solutions on ne dépensera pas plus.  Les violences contre les femmes ne seront jamais résolues par l’argent mais plutôt par l’éducation des femmes et des hommes dès l’enfance.

Comme toujours, face à un problème sociétal sorti du chapeau plein à ras bord des responsables irresponsables, on répond par des promesses financières, par de nouvelles lois, par des modifications de lois existantes afin de faire une analyse sérieuse des causes du mal. Et pourtant, il suffirait d’appliquer les lois existantes pour régler une bonne partie du problème. Une fois de plus, les responsables irresponsables font preuve d’une vue à très court terme dans le but de se faire élire et réélire pour conserver et augmenter leurs prérogatives. On passe sur l’historique du problème pour annoncer qu’on a découvert la recette de l’eau tiède.

Par exemple, il y a 40 ans, Anne Zelensky créait les premiers refuges de femmes battues et leur indispensable corollaire la participation des hommes violents à des groupes de parole. Qui s’en souvient ? Il est pourtant évident que les violences conjugales sont avant tout un question masculine, une maladie à soigner avec la participation des bourreaux et, quand c’est possible, la participation des victimes. Il est impossible de soigner les victimes sans soigner les bourreaux afin d’éviter le renouvellement d’un cycle infernal qui entretient la guerre entre femmes et hommes. depuis des millénaires.

Soigner les hommes, c’est aussi prendre en compte leur éducation, comment le gentil bébé mâle est devenu un tortionnaire et là, on doit aborder un sujet tabou, le rôle de la mère dans la formation de son petit homme, celui dont elle dit fièrement : rentrez vos poules, je sors mon coq et auquel elle enseigne que toutes les femmes sont des putes sauf maman. C’est le bébé sur le landau duquel elle pose en évidence une kalachnikov en plastique pour le familiariser avec les armes létales. C’est l’enfant auquel elle interdit de pleurer parce qu’un garçon, ça ne pleure pas. C’est le moutard qu’elle encourage à se battre, à montrer qu’il est le plus fort, même plus fort que sa maîtresse qui lui a collé une mauvaise notre bien méritée. C’est la maman qui accuse de pédophilie le directeur de l’école maternelle qui a convoqué le garçonnet dans son bureau parce qu’il avait uriné sur le matériel de classe. C’est la mère qui menace d’appeler la police parce qu’une dame âgée a réclamé du calme dans la salle d’attente des urgences hospitalières. C’est la mère qui insulte une femme qui a demandé au garçon qui la bousculer de faire attention. Ce sont ces mères qui donnent toujours raison à leur fiston quoi qu’il fasse comme faire de la trottinette dans un supermarché, crier à tue-tête, jouer à cache cache au milieu des clientes, tripoter la marchandise et ouvrir des paquets de gâteaux ou de bonbons pour se servir, jeter des papiers et des déchets au sol, etc.

Dans certaines familles africaines et maghrébines, les garçons sont servis les premiers, ils ne participent jamais aux tâches domestiques, ils n’aident jamais à la cuisine, ils ne rangent jamais leurs affaire car les filles sont là pour ça et dès leur plus jeune âge ils ont droit de contrôle sur leurs activités et leurs fréquentations.

Les garçons sont généralement élevés comme des seigneurs ayant tous les droits sur les femmes quel que soit leur âge, leur statut social ou leur fonction. Les professeures des écoles en savent quelque chose. Les faits divers sont nombreux qui illustrent les effets de cette supériorité mâle apprises dans les familles et la société dès le plus jeune âge et rappelée incessamment par le statut d’infériorité des femmes dans les instances dirigeantes.

Récemment, le ministre Blanquer de l’Education osait tenir des propos révolutionnaires : l’école obligatoire dès 3 ans, c’est en partie pour lutter contre l’entrée tardives des filles dans le système éducatif. Il a même mentionné l’intégrisme musulman comme facteur de infériorisation des filles ! Le journaliste qui l’interrogeait faisait tout son possible pour contredire sans vergogne et sans culture les propos du ministre. Le gouvernement n’ose pas grand chose pour les filles mais quand il sort du machisme habituel, le macho de service lui rappelle cette loi implicite et implacable du sexisme qui a l’avantage d’entretenir le sentiment de supériorité des mâles. Qu’ils soient blancs, noirs, marrons, jeunes rouges ou verts, les mâles partagent la même assurance d’être supérieurs aux femmes et le prouvent dans les moindres détails de la vie quotidienne.

Pour en savoir plus

  • « Ce qu’on attend, c’est des résultats »

Les associations féministes mobilisées sur le sujet souhaitent que l’événement débouche sur un « plan Marshall » doté d’« au moins »500 millions, voire un milliard d’euros. Une somme bien loin des 79 millions d’euros de crédits spécifiquement alloués à cette lutte, selon une étude menée par cinq organisations.

Lire aussi : « Papa, il a tué maman, Gilles et lui », enquête sur cinq féminicides à La Réunion

Mme Schiappa, de son côté, a annoncé la semaine dernière la création d’un « fonds spécial » contre les féminicides d’un million d’euros à destination d’« associations de terrain », un chiffre jugé très insuffisant par les associations.

« Ce qu’on attend, c’est des résultats », a martelé, lundi, Anne-Cécile Mailfert, la présidente de la Fondation des femmes, lors d’une conférence de presse réunissant une dizaine d’associations. Elles demandent notamment la création, avant la fin de l’année, d’au moins 2 000 places d’hébergement supplémentaires pour les femmes ayant fui le domicile conjugal, un renforcement de la prévention contre les violences sexistes dès l’école, ou la création d’instances judiciaires spécialisées.

Elles préconisent également de mieux former les policiers et gendarmes appelés à recueillir les plaintes des femmes victimes, afin d’éviter que celles-ci se voient éconduire ou répondre que porter plainte « ne sert à rien ».

https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/09/03/grenelle-des-violences-conjugales-les-associations-confiantes-mais-vigilantes_5505671_3224.html

  • Anne Zelensky va ouvrir le premier centre d’accueil des hommes violents en France, en 1990.

Elle a participé dès 1966 au renouveau du féminisme, en fondant, avec Jacqueline Feldman FMA (Féminin Masculin Avenir), groupe mixte, qui fut à l’origine du MLF en 1970. Elle a été une actrice importante du mouvement féministe dans les années 1970. Proche de Simone de Beauvoir, elle est une des femmes à l’origine en 1971 du Manifeste des 343, un appel pour la dépénalisation et la légalisation de l’interruption volontaire de grossesse.

Elle défend notamment la position, minoritaire à l’époque dans le mouvement féministe, qu’il fallait que les femmes accèdent aux responsabilités politiques. Elle participe entre autres, à la création de la Ligue du Droit des Femmes, en 1974, avec Annie SugierVicky Colombet, Annie Cohen. La ligue sera présidée par Simone de Beauvoir. L’association, loi 1901, applique son action à des formes spécifiques du sexisme, et propose un projet de loi antisexiste en 1974, qui sera adopté en Conseil des ministres en 1983, mais jamais voté.

La Ligue créera « SOS Femmes Alternative« , qui ouvrira le premier refuge pour femmes battues en France, Flora Tristan, en 1978, à Clichy. Anne Zelensky en sera la présidente dès 1980 pendant plusieurs années. Elle participera activement à la création de l’association « Hommes et Violences en Privé », qui va ouvrir le premier centre d’accueil des hommes violents en France, en 1990.

En 1984,  elle lance une publicité anti-sexiste « Pas touche à l’image de l’homme », qui paraît dans plusieurs médias et connait un retentissement international. Elle organise le premier colloque sur le « Harcèlement sexuel au travail », en 1985. Grand succès médiatique. Dernière apparition publique de Simone de Beauvoir, venue soutenir l’action.

Anne Zelensky sera la première femme animatrice des Cafés philos dès 1996, et organisera des débats avec des femmes philosophes. Elle est décorée de la légion d’honneuren 1998.

Entre 2007 et 2014, elle est rédactrice du site Riposte laïque sur lequel elle dénonce une « islamisation de la France » qui serait dangereuse pour les droits des femmes1. Sur Boulevard Voltaire, elle se déclare « convaincue que l’immigration est un danger qui menace notre culture et notre école »2. Elle quitte Riposte laïque en février 2014, en désaccord avec certaines dérives de Riposte Laique et son approche sommaire du féminisme3.

Elle partage la vie d’Emmanuelle Escal, auteure, compositrice et interprète. En 2005, elle publie son autobiographie où elle revient sur son parcours et témoigne de l’évolution du mouvement féministe depuis 19684

  • « La femme dans tous ses états »7 « Histoire de vivre, mémoire d’une féministe » illustrations de Floh, Indigo et Côté-Femmes, 1998

https://fr.wikipedia.org/wiki/Anne_Zelensky

  • A écouter : Combats de femmes : de mai 68 à #MeToo

https://www.franceculture.fr/emissions/le-magazine-de-la-redaction/combats-de-femmes-de-mai-68-a-metoo-0

La vérité sur la mise à genoux des lycéens de Mantes-la-Jolie

Alors que médias et associations s’insurgent contre la mise à genoux mains sur la tête des gentils lycéens de Mantes-la-Jolie, un petit article discret explique les raisons de cette « mise en attente ». Il n’y avait que 12 policiers pour mettre fin au saccage de près de 200 jeunes émeutiers. Comment les immobiliser afin de pouvoir les contrôler ? Les policiers ont donc appliqué une méthode qui n’a blessé personne. Comme disent certains lecteurs, les policiers auraient dû mettre des coussins sous les genoux des pauvres chéris innocents a priori.

Comme toujours, le sensationnel bankable prend le pas sur la réalité dont il semble que trop de monde se moque.

LC

https://www.20minutes.fr/societe/2389859-20181207-video-blocage-lycees-sait-arrestation-lyceens-mantes-jolie

…Ces individus, a ajouté le ministre de l’Intérieur, « n’ont pas hésité à construire de nombreuses barrières de feu dans les rues étroites d’un secteur pavillonnaire, avec des risques importants d’embrasement de maisons d’habitation ». Ils s’en sont également pris à des automobilistes « en jetant des projectiles sur leurs véhicules et en commettant plusieurs vols à la portière », ont saccagé « des pavillons, notamment celui d’une personne âgée qui a été bousculée et à qui des bouteilles de gaz ont été dérobées dans sa cuisine ». Des bouteilles qui ont ensuite « été jetées, robinets ouverts, sur des barricades enflammées ».

Pourquoi ont-ils été mis à genoux, mains sur la tête ?

Les policiers ont alors interpellé, jeudi vers midi, 151 individus dont « 37, la plupart encagoulés, étaient trouvés porteurs de bâtons, battes de baseball et conteneurs de gaz lacrymogène », a indiqué la place Beauvau dans un communiqué envoyé à la presse dans la nuit de jeudi à vendredi. Ces personnes devaient ensuite être conduites dans un commissariat afin d’être placées en garde à vue. Or, seuls douze agents étaient présents pour « les empêcher de s’enfuir » en attendant l’arrivée de véhicules. « Il faut donc trouver une solution pour garder tout le monde dans de bonnes conditions de sécurité », explique sur Twitter la policière @Sop_Muller.

Sophie Muller@Sop_Muller

Alors tu peux placer tout le monde debout contre un mur, mains non entravées mais ils pourraient décider de partir en courant et là il serait impossible de récupérer tout le monde. Une solution qui est donc trouvée est de mettre tout le monde assis par terre où à genoux.

Sophie Muller@Sop_Muller

Il n’y a rien d’humiliant même si certains pensent le contraire. C’est juste une position d’attente. Les jeunes sont calmes, non violentés. Quand tu es en sous effectifs, il faut être malin.

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Exemple de commentaire très apprécié par les lecteurs de l’article :

  • Michel92000
  • il y a 10 heures
je suis père d’un de ces elèves menotté, je vais vous donner mon avis. , mon fils est en seconde et figure sur cette vidéo. Je suis allé le chercher au commissariat, il ne sera pas poursuivi. Est ce que j’en veux aux policiers, non. Nous avons eu une discussion hier soir et nous lui avons fait comprendre que manifester est un doit mais pas casser. Nous lui avons annoncé que jusquà fin janvier, retour immédiat à la maison apres les cours et le WE il reste à la maison. J’en ai parlé avec d’autres parents qui était avec moi au commissariat et mis à par quelques éxcités nous ne reprochons rien aux policiers. Je suis sur que parmi tous ceux qui commentent la moitié n’ont pas d’enfants« moins
  • 112
  • 9

Humour. #pasdevague

 

Aucun texte alternatif disponible.

Humour. Perles du bac 2018

Publié le

 

 

Les jeunes plus perméables à l’idéologie et à la violence qu’il y a 20 ans

Publié le
 Votez – Les jeunes sont-ils plus perméables à l’idéologie et à la violence qu’il y a 20 ans ?

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En 2016 source https://www.la-croix.com/France/Justice/Un-homme-cinq-condamne-avant-25-2016-11-22-1200805045 (données récentes difficiles à trouver !)

Messieurs, vous désapprouvez les porcs ? Dites-le haut et fort !

La réaction contre le mouvement #balancetonporc a été rapide et violente. Et ce n’est pas fini car le dernier défenseur en date des hommes outragés est Donald Trump qui supporte mal de voir  accuser de violences conjugales plusieurs de ses proches.

Des hommes ont été nombreux à entrer en indignation et des femmes les ont suivis comme celles du magazine Causeur ou les signataires de la tribune dite Deneuve. Il me semble que si ces personnes avaient été de bonne foi, elles auraient reconnu que, oui, la plupart des femmes avaient été ou sont victimes de harcèlement sexuel, qu’ils ont été témoins de ces violences et de leurs conséquences néfastes et que la plupart du temps, résignés par « la banalité du mal » ils n’étaient pas intervenus et que souvent, dans les vestiaires, les réunions ou même en famille, ils avaient bien rigolé des râteaux de leurs copains ou de leurs actes sordides. Ils riaient tout aussi bien des « pétasses » qu’ils avaient « eues » à l’usure, c’est-à-dire par harcèlement sexuel.

Il me semble, messieurs, que si vous refusiez le harcèlement et toutes les violences sexuelles, vous pourriez, vous devriez le dire. Vous vous comportez actuellement comme si vous étiez coupables et ne pensiez qu’à défendre vôtre peau par le déni, l’inversion, les accusations de tous ordres et le mépris. Ou alors, vous vous retranchez dans une culpabilité stérile, la trouille imbécile de devoir renoncer à vos prérogatives culturellement naturelles ou la peur ridicule de perdre vôtre virilité. Ce faisant, vous perdez une chance formidable de contribuer à l’amélioration des relations femmes/hommes pour vous-mêmes et surtout pour les générations à venir, celles de vos enfants et petits-enfants.

Toutes ces personnes bien pensantes ne se sont pas penchées sur les causes du mouvement mais sur ses possibles conséquences pour les hommes mis en cause globalement ou ceux, rares qui seraient salis à vie par des rumeurs. Que la vie d’une femme soit gâchée par du harcèlement sexuel, un viol ou des menaces de viol, le massacre de sa crédibilité ou des violences psychologiques, ce n’est pas un problème. Mais qu’on ose prétendre qu’un homme respectable sous tous rapports ait commis une grave offense contre une ou plusieurs femmes, cela leur est insupportable. Hé bien moi, ce qui m’est insupportable, c’est le refus de prendre au sérieux un problème de santé publique qui touche presque toutes les femmes indépendamment de leur âge, de leur position sociale, de leur statut marital, de leur apparence physique, de leur situation économique ou de leur statut professionnel.

On a l’impressions qu’il serait gravement plus grave pour une femme de susciter le désir chez un homme que pour un homme « d’avoir des pulsions » et de n’y pouvoir résister.

Depuis quelques années, j’avais constaté que la condition des femmes régressait et la Réaction au mouvement #balancetonporc le confirme en ce qu’elle révèle un machisme décomplexé. Est-ce une bonne chose ? Va-t-on assister à un réveil des consciences ? Je ne peux me prononcer car de nombreux facteurs se liguent contre l’égalité entre femmes et hommes, en particulier la violence de modèles venus d’ailleurs qui renforcent la tentation machiste. Un autre facteur est l’importance du chômage qui incite les femmes à rester à la maison, en particulier celles, nombreuses,  qui ne trouvent que des offres à temps partiel pour un salaire minable qui serait grévé par des frais de nourrice et de transport.

Arguments récurrents utilisés contre le mouvement de libération de la parole

Délation, c’est le qualificatif qui revient le plus souvent

Une victime qui dénonce son agresseur, est-ce de la délation ? Déposer plainte, c’est de la délation ? Dénoncer l’auteur d’un crime ou d’un délit, c’est de la délation ? Prévenir d’un danger, est-ce de la délation ? Prévenir les autres automobilistes qu’un radar les attend au tournant, délation ?

Quelle est la différence entre délation et dénonciation ? Délation a des relents de la dernière guerre quand des collabos de nazis dénonçaient les résistants, les juifs, les paysans qui tuaient un cochon ou se procuraient du beurre au marché noir pour pouvoir nourrir leur famille. Délation, c’est associé à trahison, intelligence avec l’ennemi, collaboration, nazis, Gestapo et vengeance.

Accuser la parole des victimes de délation, c’est entreprendre de les culpabiliser pour mieux les museler.

Tribunal non autorisé

Dénoncer un violeur, ce serait le condamner. Par contre dénoncer les emplois fictifs de la famille Fillon ce serait respectable et on a eu le droit de condamner le candidat et de le couler en politique avant même que le tribunal ne se soit prononcé. Pourquoi deux poids deux mesures ?

Elles n’avaient qu’à porter plainte au moment des faits

Faut-il être ignorant pour prononcer une telle stupidité ! C’est ne oas savoir grand chose de a complexité de la psychologie humaine. C’est ignorer qu’une femme violée a peur de mourir, qu’elle craint pour sa famille et ses amis, que sur le moment elle est anéantie et plongée en état de sidération. C’est ignorer les mécanismes d’auto censure de la mémoire traumatique. C’est ignorer la perte de dignité, la honte, l’humiliation, la culpabilité d’avoir peut-être « fait quelque chose » pour subir l’horreur, l’anéantissement de l’estime de soi, le refus conscient ou inconscient de donner de revivre l’agression en la mettant en mots, la crainte de ne pas être crue et traitée comme une coupable, l’appréhension de ne pas être prise au sérieux et de s’entendre dire par la police « comment étiez-vous habillée ? », « encore une histoire de Q qui a mal tourné ? », que faisiez-vous dehors à 3 h du matin ? »,etc.

Elles sont puritaines, adeptes de l’ordre moral

Le plaisir du sexe n’a rien à voir avec l’agression sexuelle parce que celle ci n’est pas du sexe, encore moins de l’amour, c’est un acte de domination. C’est toute la différence entre l’acte sexuel consenti et la contrainte sexuelle. Vous le savez très bien mesdames et messieurs mais vous faites semblant de l’ignorer pour servir vos arguments contre la parole des victimes de harcèlement sexuel.

Et puis après tout, si nous avons envie d’être puritaines et de fuir cette représentation pornographique de la sexualité qui nous est imposée, c’est notre droit. Ce droit n’est pas plus méprisable que la liberté que prennent certains à partouzer, accumuler les liaisons, vivre leur polygamie sans états d’âme, s’acoquiner à 70 ans avec des gamines de 20 ans, quitter leur épouse pour un époux, vouloir reproduire à tout prix dans leur vie les scenarii du porno, payer pour sexer, etc.

On ne met pas un innocent au pilori, sa vie est fichue

Et la vie fichue de millions de femmes victimes du harcèlement sexuel, ça a moins d’importance que prendre le risque de se tromper ? Il y a toujours eu, malheureusement, des erreurs judiciaires et il appartient à la Justice de faire son travail. Il est toujours possible de reconnaître une erreur et de la réparer. Par contre il est impossible de guérir d’un traumatisme sexuel.

Un homme s’est suicidé (pour combien de femmes violentées ?)

L’accusation d’agression sexuelle peut pousser un homme au suicide. Peut-être mais combien de femmes se sont suicidées après avoir été violées et traitées comme des coupables quand elles étaient victimes ? Combien de femmes agressées ont sombré dans les drogues, l’alcool, la prostitution, la conduite d’échec, l’impossibilité d’avoir des relations équilibrées avec les hommes, les phobies, etc ? Toutes réactions équivalentes à un suicide lent.

On n’a plus le droit de séduire

Séduire, se ducere, amener vers soi, n’est pas forcément passer à l’acte. Pour Kirkegaard, le séducteur est précisément un homme qui ne passe jamais à l’acte. Il conquiert mais ne consomme pas. Ce n’est pas forcément bien car ce peut être un élément pervers de manipulation à fins de domination. Il convient de s’en méfier et de ne pas tomber dans le panneau.

La séduction désintéressée est une forme d’embellissement des relations humaines, une manière de rendre plus agréables les interactions sociales. On séduit avec le regard, le sourire, les modulations de la voix, l’attitude corporelle et, surtout les paroles. On ne séduit pas avec les mains et encore moins avec le pénis.

Les hommes qui prétendent que les « néoféministes » voudraient abolir la séduction sont de mauvaise foi et tentent, eux réellement, de manipuler les femmes indignées par le harcèlement sexuel.

Elles l’ont cherché, elles n’ont qu’à s’habiller correctement…

L’éducation d’un enfant comprend le contrôle de ses pulsions. Laisse-t-on un bambin chiper les bonbons exposés à son niveau à la caisse ? Les femmes attrapent-elles la braguette bien gonflée d’un homme ? Le reproche de l’accoutrement d’une femme contient en lui-même la justification d’une possible agression, elle dénote une mentalité de prédateur, de chasseur de femme qui n’attend qu’une occasion pour attaquer sa proie.

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