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Archives de Catégorie: environnement

Décroissance, Effondrement, Collapsologie. Le système croule, mais on peut réagir !

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Les collapsos ne sont ni illuminés, ni paranoïaques, ni complotistes, ni ignorants. Ils sont en majorité éduqués, scientifiques, cadres, occidentaux blancs trentenaires et pragmatiques. Les collapsos sourient, plaisantent, imaginent et collaborent entre eux. Les théorie s de l’Effondrement ne sont pas catastrophistes, ne sont pas des théories de la fin du monde mais de celle de NOTRE monde, celui de la société industrielle et de la croissance économique sans limites. Les collapsos ne disent pas que l’effondrement est inéluctable mais qu’il est possible. L’effondrement ne serait pas l’Apocalypse qui balaierait la planète d’un seul sursaut mais une série d’effondrements qui toucheraient certains pays, certaines régions, ceci progressivement. Pragmatiques, les collapsos cherchent des solutions pour faire face à la décroissance, c’est-à-dire à la baisse du niveau de vie par raréfaction de l’énergie fossile et des conséquences de l’abus de la Terre en biocapacité (capacité de renouvellement et de production) et empreinte écologique (destruction durable des eaux, de la terre, des espèces végétales et animales).

La collapsologie est une philosophie qui inclue la permaculture. Cette dernière n’est pas une méthode de production agricole mais une ligne de conduite, une éthique de respect du vivant. Ecouter et voir la vidéo ci-dessous la vidéo

La permaculture face à l’effondrement – Arthur Keller, Vincent Mignerot et Joris Danthon

Conférence du 12 avril 2019 « La permaculture face à l’effondrement » menée par Arthur KELLER, Vincent MIGNEROT et Joris DANTHON. L’événement était organisé à Nantes par les associations Permaculture 44 et Adrastia.

Le constat de l’état du monde actuel est sévère : les êtres humains ont abusé des richesses de la terre qu’ils ont épuisée. Leurs déchets trop importants ne sont plus digérés par la terre qu’ils dégradent. La croissance a atteint ses limites. Dans quelques années, les magasins pourraient être vides. Il est donc nécessaire de rechercher l’autonomie alimentaire et des solutions d’autosuffisance en énergie. Dans les campagnes françaises et américaines, les collapsos cultivent leur terrain en collaboration avec leurs voisins, échangent leurs expériences et troquent leur production par exemple des pommes contre du blé.

Un volet plus sombre est celui des guerres pour le partage de moyens de subsistance devenus rares. Aux USA, les collapsos s’arment pour protéger le produit de leur autosuffisance.

En 1968, étudiants et professeurs faisaient l’éloge de la pluridisciplinarité et après une période de retour à la spécialisation et la rivalité entre les sciences, il semblerait que l’union des talents soit de retour. La collapsologie est une synthèse de toutes les sciences (biologie, agronomie, mathématiques, médecine, physique, climatologie, géopolitique, démographie, économie, etc. ) reliées à l’environnement. Leurs penseurs connaissent un grand succès auprès de toutes celles et ceux qui s’inquiètent pour leur avenir et s’activent pour imaginer des solutions opérant un tissage entre l’histoire de la terre et de l’humanité, les traditions socles des sociétés modernes et les connaissances actuelles . Les collapsos font du neuf avec le vieux des expériences dans une approche holistique. Leur démarche ressemble beaucoup à celle des écolos des années 70 qui partaient élever des chèvres sur le plateau du Larzac et rêvaient de créer des communautés avec des arguments semblables. Qu’en dit José Bové ?

Les théories de l’Effondrement dont la collapsologie n’est qu’un des aspects recouvrent un immense domaine dont je n’ai pas encore fait le tour. J’y reviendrai.

La Connectrice

 

Pour en savoir plus

Théories de l’effondrement

Décryptage du rapport Meadows : les limites à la croissance

Ajoutée le 9 mai 2019

Un des textes fondamentaux de la collapsologie, exposé et mis en perspective par Hugo Joudrier (expert en systèmes dynamiques), à l’occasion de la 10ème séance des cafés collapsologie de Grenoble. Le PDF de la séance est téléchargeable ici : https://frama.link/z8yd-4Fd Les (nombreuses) sources utilisées par Hugo sont ici : https://frama.link/R8z93yU1 Enfin les documentaires que nous avons utilisé pour illustrer nos propos sont recensés sur notre chaîne YouTube , mais au cas où…(https://frama.link/W0_Vu-Aw). — 1. 0:00 introduction 2. 1:38 : problèmatique 3. 2:11 : l’histoire de la construction du rapport, et sa diffusion 4. 11:00 : les mains dans le modèle 5. 21:05 : les 12 scenarii 6. 40:20 : réception du rapport 7. 53:00 : « et pendant ce temps là »… ce qui s’est passé, ou pas, après la réception du rapport 8. 1:24:40 : débat (désolé pour le manque de discipline dans le passage de micro…)

« La voiture, ça tue, ça pollue et ça rend con » René Dumont

Ajoutée le 25 juin 2019
le problème est : comment cultiver la nature ? des acteurs culturels et politiques en france évoquent la mémoire de l’ingénieur agronome engagé rené dumont. 5 mai 1974, premier tour de l’élection présidentielle, un mois après le décès de georges pompidou. pour la première fois, un candidat écologiste se frotte au suffrage universel pour l’accession à la magistrature suprême. son nom : rené dumont, professeur d’agronomie mondialement réputé de 70 printemps. il a accepté de mener la bataille au pied levé pour un rassemblement d’une vingtaine d’associations écolo. car à l’époque, point de parti écologiste. d’ailleurs le mot, (« écologiste »), ne figure même pas dans le dictionnaire larousse, la référence. cette candidature ouvre la voie à la politisation des enjeux environnementaux. candidat iconoclaste et farfelu, le professeur dumont prône un changement radical de société : abandon de l’automobile, désurbanisation, limitation des naissances ? sans quoi prophétise-t-il le monde court à sa perte. résultat : 1,3 % des sondages, autrement dit rien…parce que rené dumont est un trouble-fête, un cassandre qui empêche les français de consommer en rond ? or, on sait aujourd’hui à quel point ses prédictions étaient justes. rené dumont savait mieux que personne : « on a toujours tort d’avoir raison trop tôt ». vidéos originales bases de ce montage : _ René Dumont : naissance de l’agronomie, le développement agricole : https://www.youtube.com/watch?v=wWcAf… _ René Dumont. une biographie de arte (beau documentaire) : https://www.youtube.com/watch?v=I3G7Z…

Jared Diamond

Février 2003

Pourquoi une société décline-t-elle? En parlant des Normands de l’age du fer au Groenland, du déboisement de l’Île de Pâques et du Montana contemporain, Jared Diamond nous parle des signes précurseurs de l’effondrement et comment — si nous nous en rendons compte à temps — peut-on l’éviter.

S02 E02 – DECROISSANCE : ANTIDOTE A L’EFFONDREMENT ? (Agnès Sinaï)

Ajoutée le 26 oct. 2017 Xerfi Canal a reçu Agnès Sinaï, journaliste environnementale et enseignante à Sciences Po Paris, dans le cadre de son livre « Gouverner la décroissance : Politiques de l’Anthropocène III ». Une interview menée par Thibault Lieurade.

« L’humanité en péril » : le cri d’alarme écologiste de Fred Vargas

La Grande Librairie

Ajoutée le 2 mai 2019 François Busnel reçoit Fred Vargas qui nous livre un cri d’alarme écologique à travers son dernier livre : « L’humanité en péril » (Éditions Flammarion). Face à l’urgence climatique, elle propose un manuel d’information et de survie. Elle dresse un panorama de toutes les menaces qui pèsent sur la planète et met en avant des motifs d’espoirs, des actions innovantes et des idées simples pour agir, ensemble.

Pablo Servigne https://pabloservigne.com/

https://www.franceculture.fr/emissions/linvite-des-matins/collapsologie-comment-vivre-avec-la-fin-du-monde

Arthur Keller

Arthur Keller est ingénieur en aérospatiale de formation. Il est aujourd’hui consultant et conférencier sur les questions d’énergie, de climat et de transition écologique. Il a notamment été le coordinateur de la commission environnement au parti Nouvelle Donne, et référent du programme de Charlotte Marchandise, candidate citoyenne à l’élection présidentielle. Il est membre du conseil d’administration de l’association Adrastia, qui travaille sur l’anticipation du déclin de la civilisation thermo-industrielle. Arthur Keller est également auteur et scénariste, et explore comment le storytelling peut être un outil de pédagogie et de mobilisation autour du sujet de la vulnérabilité de nos sociétés, ainsi que des stratégies de résilience.

Arthur Keller auteur de « Twice as bright »

Arthur Keller s’est attelé à l’écriture d’une série télévisée américaine sur le thème de l’effondrement.

Selon lui, il est urgent de proposer à nos imaginaires un récit d’effondrement et de résilience qui permette au plus grand nombre de prendre conscience de l’insoutenabilité de nos sociétés, des chaos à venir et des possibilités de transition pour amortir les chocs.

Synopsis de Twice as bright

Twice as Bright nous avertit de ce qui peut se produire demain si nul n’infléchit aujourd’hui le business as usual, et nous propose des pistes possibles pour évoluer vers une anti-fragilité collective.

 

2030, l’effondrement du monde ? Avec Yves COCHET

c2dnantes

Ajoutée le 7 juin 2019
Questions Publiques du 14 mai 2019 : Invité : Yves Cochet, ancien ministre de l’aménagement et de l’environnement, Président de l’Institut Momentum. Interview conduite par Franck Renaud, Directeur de la Revue Place Publique, Philippe Audic, Président du Conseil de développement de Nantes métropole #Collapsologie#Effondrement#ecologie

« Qu’est-ce que la collapsologie ? » – Yves Cochet et Anne Rumin

Ajoutée le 15 oct. 2018
Yves Cochet et Anne Rumin sont les invités de ce Rendez-vous des Futurs dédié à la collapsologie. L’heure des grands drames n’a jamais été aussi frappante et pourtant les citoyens semblent rester hypnotisés par la tragédie des horizons. Canicules, migrations humanitaires, catastrophes aux 4 coins du monde… notre logiciel culturel et civilisationnel n’a jamais semblé aussi paradoxal. Nous voulons changer et nous ne voulons pas changer. Nous sommes dans une ère schizophrène où pour l’effondrement pour certains semble inéluctable. Un terme pas si récent que cela ressurgit avec force, celui de la Collapsollogie. Et si nous faisions le point ensemble ? Et si nous réunissions des spécialistes de ces questions pour en parler pendant une soirée très spéciale dans laquelle le positif ne sera jamais très loin du négatif et la confiance si proche de la défiance. Avec Anne Rumin, Clément Montfort et Yves Cochet. «L’utopie a changé de camp : est aujourd’hui utopiste celui qui croit que tout peut continuer comme avant». Pablo Servigne

Dénoncer la « collapsologie » pour faire face aux catastrophes [Gilles Boeuf]

https://youtu.be/VqkFU1R-kck
Ajoutée le 4 juin 2019 Xerfi Canal a reçu Gilles Boeuf, biologiste, professeur à l’université Pierre-et-Marie-Curie, ancien président du Muséum national d’histoire naturelle, pour parler de la collapsologie. Une interview menée par Adrien de Tricornot.

Laurent TESTOT – « Il ne reste probablement que quelques décennies à l’Humanité avant le chaos »

Histoire des petits Effondrements qui, au fil de l’évolution de l’Humanité, ont conduit les peuples à se déplacer et les animaux à évoluer. 7 révolutions majeures dans l’histoire et l’humain avec son environnement
https://youtu.be/RfhIw8p11GE
Ajoutée le 23 janv. 2019 
 Laurent TESTOT. Auteur notamment du livre « Cataclysmes », il nous raconte une histoire complète et globale des rapports entre Singe (nom donnée à l’Humanité) et le reste du vivant.
Pour acheter le livre : https://www.librairiesindependantes.c… Nous avons également évoqué les livres suivants : « Sapiens » de Harari https://www.librairiesindependantes.c… « Effondrement » de Diamond https://www.librairiesindependantes.c… « De l’inégalité parmi les sociétés » de Diamond https://www.librairiesindependantes.c… « Homo Canis » de Laurent Testot https://www.librairiesindependantes.c… Et l’article de Nicolas Casaux et Ana Minski « Non, l’humanité n’a pas toujours détruit l’environnement » https://reporterre.net/Non-l-humanite…

wikipedia

https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9ories_sur_les_risques_d%27effondrement_de_la_civilisation_industrielle Les théories sur les risques d’effondrement de la civilisation industrielle sont des théories relatives aux risques de déclin imminent du monde industriel contemporain qui incluent l’extinction de nombreuses espèces vivantes, dont éventuellement l’espèce humaine, et qui s’inscrivent dans un processus d’effondrement global envisageable. Ces conceptions décrivent un risque systémique de catastrophes planétaires provoqué directement par le mode de fonctionnement anthropique contemporain1,2. Ces théories de l’effondrement s’appuient sur des indices mesurables et des études documentées3,4,5.

Les avertissements apocalyptiques (ou de fin du monde) s’inscrivent dans une tradition ancienne6, mais l’originalité des théories actuelles est qu’elles s’appuient sur des faits scientifiques dont la réalité est reconnue par des rapports et expertises scientifiques et institutionnels, tels que ceux du Club de Rome, du GIEC7,8, d’autorités militaires internationales9,10, de la Banque mondiale11 et du Forum de Davos12. Par ailleurs, les risques mis en avant ont désormais pour origine l’activité humaine et à la différence des effondrements de civilisations du passé (qui ont été régionaux, îliens, ou n’ont concerné qu’une partie d’un continent), l’effondrement en question pourrait conjointement concerner tous les pays et tous les continents à la fois.

Biocapacité et empreinte écologique

Si l’empreinte écologique (demande) d’une zone dépasse sa biocapacité (offre), cette zone est en déficit écologique et n’est pas utilisée de manière durable. C’est le cas de la France4 et de la plupart des pays développés (à l’exception des pays fortement boisés : Canada, Russie, Norvège, Brésil).

Si l’empreinte écologique d’une zone est inférieure à sa biocapacité, cette zone est en excédent écologique.

Biocapacité

La biocapacitécapacité biologique, d’une zone biologiquement productive (appelée aussi zone bioproductive) donnée désigne sa capacité à produire une offre continue en ressources renouvelables et à absorber les déchets découlant de leur consommation, notamment la séquestration du dioxyde de carbone1.

La biocapacité est mesurée en hectares globaux (hag, ou gha en anglais), comme l’empreinte écologique2.

Empreinte écologique

L’empreinte écologique ou empreinte environnementale est un indicateur et un mode d’évaluation environnementale qui comptabilise la pression exercée par les hommes envers les ressources naturelles et les « services écologiques » fournis par la nature. Plus précisément, elle mesure les surfaces alimentaires productives de terres et d’eau nécessaires pour produire les ressources qu’un individu, une population ou une activité consomme et pour absorber les déchets générés, compte tenu des techniques et de la gestion des ressources en vigueur. Cette surface est exprimée en hectares globaux (hag), c’est-à-dire en hectares ayant une productivité égale à la productivité moyenne2.

 


https://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/complement-d-enquete/complement-d-enquete-fin-du-monde-et-si-c-etait-serieux_3468609.html

La fin du monde n’a jamais été aussi proche… Date annoncée de « l’apocalypse » : 2030. Et cette fois-ci, ce n’est pas une prophétie qui le dit, mais des scientifiques très sérieux. On les appelle les « collapsologues », du latin collapsus, qui signifie effondrement.

A cause du réchauffement planétaire et de l’épuisement des ressources énergétiques, ils sont convaincus que nos sociétés sont condamnées à disparaître. Leur « star », c’est Pablo Servigne, un ingénieur agronome français qui multiplie les conférences. Dans ses livres vendus à plus de 100 000 exemplaires, il démontre « scientifiquement » qu’il est déjà trop tard pour lancer la transition écologique et qu’il faut réfléchir à l’ »après ». Certains disciples y croient dur comme fer et sombrent dans de profondes angoisses existentielles.

Catastrophes naturelles et réfugiés climatiques

Selon les collapsologues, les catastrophes naturelles vont se multiplier et les réfugiés climatiques déferler dans nos villes et campagnes. « Complément d’enquête » s’est plongé au cœur de ce mouvement catastrophiste qui mobilise de plus en plus de citoyens, de tous horizons. En France, le magazine a rencontré des cadres supérieurs ou des fonctionnaires qui migrent dans le Cantal. Ils s’initient très sérieusement à la permaculture pour assurer leur autonomie alimentaire.  

Comment se préparer à la fin du monde ? Aux Etats-Unis, des activistes sont prêts à saboter des routes et des usines pour accélérer l’effondrement de la civilisation. Les autorités envisagent-elles ce scénario du pire ? Le gouvernement a-t-il un plan de secours ? Pour évaluer la crédibilité de cette menace, « Complément d’enquête » a interrogé des experts, des climatologues, des ingénieurs, des démographes, et même le Premier ministre.

Un documentaire réalisé par Sylvain Pak.

L’invitée : Alice Desbiolles, médecin, spécialisée en santé environnementale.

La rédaction de « Complément d’enquête » vous invite à commenter l’émission sur sa page Facebook ou sur Twitter avec le hashtag #Cdenquete.

Mon témoignage sur mon expérience personnelle de décroissance

Personnellement, j’ai trouvé le documentaire de France2 extrêmement intéressant d’autant plus que je ne m’étais pas penchée sur cette tendance auparavant. Mais sans adhérer aux théories catastrophistes actuellement en vigueur, je suis consciente de la nécessité de consommer raisonnablement autant pour la santé que pour le porte-monnaie et le respect de Dame Nature. Ce souci était présent dans ma famille et je ne fais pas beaucoup d’efforts pour être « écolo » car cela fait partie de ma culture.

Sans être intégriste, je consulte rarement le corps médical me soignant, selon le cas, avec l’homéopathie, les plantes, les épices, les huiles essentielles et la sélection des aliments. Je cultive des plantes aromatiques et quelques fruits sur mon balcon utilisant vinaigre, feuilles de thé et marc de café pour les soigner; je ne recours aux produits phytosanitaires du commerce qu’en cas de nécessité absolue comme l’invasion de cochenilles. J’achète vêtement et chaussures d’occasion, j’accumule ceux qu’on me donne ou que je trouve en archéologie urbaine. (trouvailles sur les trottoirs parisiens) Je redistribue autour de moi ce qui ne m’est pas utile. Je trouve dans les vide-greniers toutes sortes d’ustensiles de cuisine ou objets domestiques. Pour mon hygiène corporelle et celle de mon habitat, j’utilise des produits naturels comme le bicarbonate de soude, la pierre d’alun, le véritable savon de Marseille (savon d’Alep), un mélange d’eau d’hamamélis et d’eau distillée de fleurs d’oranger pour le visage puis de l’huile de chanvre ou de coco pour conserver l’hydratation, des balles de tennis et des noix de lavage pour le linge, je fabrique mes désodorisants et antimoustiques avec de l’alcool additionné d’eau de fleurs d’oranger et d’huiles essentielles, etc.

Je ne crois pas aux théories catastrophistes du réchauffement climatique parce qu’elles sont controversées et que par expérience je sais que les climats ne sont pas stables. Je me souviens en particulier en 1962 de la neige abondante et du gel qui avaient ruiné les paysans de l’Entre-deux-mers. Je me souviens aussi d’un mois de mai glacial à Paris dans les années 80. J’ai toujours connu au fil du temps des tempêtes, des ouragans et des inondations. En matière d’inondations, nous savons aujourd’hui que certaines d’entre elles résultent de l’impéritie de promoteurs et d’édiles assoiffés d’argent qui bétonnent à tout va empêchant la terre d’absorber l’eau de pluie ; destruction du bocage et de forêts ; mauvais entretien de canaux d’irrigation et d’écoulement des eaux ; etc.

 

Bonne année 2017 avec les loutres du parc de Yellowstone

Publié le

Je souhaite à mes lectrices et lecteurs beaucoup de petits bonheurs et encore plus de satisfactions dans ce monde chamboulé dont il serait vain d’attendre LE bonheur. Il vaut mieux espérer petit et durable-modeste et local- pour ne pas être contrarié ;-).

Je vous propose pour un petit moment de simple plaisir, ce film sur la vie des loutres dans le parc naturel de Yellowstone. Vous y trouverez des curiosités, de la drôlerie, des exemples plutôt pacifiques de lutte pour la vie et le plaisir de voir une belle nature au fil des saisons.

Je n’avais pas prévu de vous offrir ces étrennes mais venant de regarder ce film avec plaisir j’ai eu envie de vous le faire partager car c’est un superbe film avec de très belles images montrant une famille de loutres terrestres (différentes des loutres de mer par les pattes arrières  palmées entre les doigts mais pas soudées en palmes) dans le grand parc de Yellowstone (superficie approximative de trois états de l’Ouest américain avec vastes forêts, de nombreux lacs, cascades et chutes d’eau, monts et reliefs volcaniques avec sources d’eau chaude)..

A bientôt pour de nouvelles aventures de la pensée,

La Connectrice

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PBS Otters Of Yellowstone PDTV x264 AAC MVGroup org. 1997   durée 54.43 mn Commentaires en anglais mais images très explicites si on ne comprend pas la langue.

Cliquez ci-dessous pour voir le film.Si vous ne souhaitez pas tout regarder, vous trouverez ci-dessous des repaires pour ne voir que ce qui vous intéresse.

Au début du film, c’est l’hiver et les loutres glissent joyeusement sur la neige qui recouvre les collines pour rejoindre un lac au pied d’une grande cascade. La loutre serait dotée de la fourrure la plus dense du monde animal, ce qui la protège efficacement des glaces. Elles plongent au milieu des glaces pour pêcher et ramener des truites qu’elles dévorent hors de l’eau, sur la berge ou un tronc d’arbre, tout en se garant des prédateurs, en particulier les coyotes et les aigles. Pendant que la mère se restaure, sa progéniture tient un coyote à distance en grognant et tentant de lui mordre le museau. Il finira par s’enfuir mais reviendra plus tard avec un complice sans toutefois avoir gain de cause. En été, le coyote ne constitue pas une menace sérieuse pour les loutres car il se nourrit en abondance de petits rongeurs mais en hiver il convoite le poisson pêché par les loutres.A 17.25, la femelle rencontre un mâle. Grognements, lutte pacifique, contorsions de séduction jusqu’à ce qu’un autre mâle se présente. Les deux mâles entreprennent de se battre tandis que la femelle s’ennuyant retourne dans les eaux pêcher. Quand les mâles s’aperçoivent de son absence, elle est déjà loin…

18.22, Dégel du lac avec l’arrivée du printemps et de nouvelles venues, les oies bernaches du Canada. Elles entreprennent de se battre entre elles pour le contrôle du territoire. Pas très amènes ces bestioles que nous pouvons observer à Paris, entre autres au lac du parc des Buttes-Chaumont.

22.00, La glace a disparu, les eaux sont limpides et pullulent de bancs de poissons, une opportunité que va saisir la maman loutre pour éduquer à la pêche ses rejetons. Après le déjeuner de sa portée, la mère retourne chercher sa propre pitance mais elle est encore forcée de partager. Puis sieste postprandiale en totale relaxation sur les troncs d’arbre pointant hors de l’eau.

27.00, c’est l’été et nous pouvons voir un échantillon de la faune du parc : cervidés, coyotes, bisons, aigles, loups…

27.40, l’orage éclate et il se met à pleuvoir. Les loutres plongent dans l’eau pour se mettre à l’abri ! L’orage terminé, les jeunes se mettent à jouer entre eux avec une énergie renouvelée.

30.20, la famille se met en route à la recherche d’autres campements. Elle rencontre un troupeau de loups, récemment réintroduits dans le parc, et se sentent en danger à proximité de ces chasseurs qu’elles connaissent moins bien que les coyotes et savent plus dangereux. Elles s’aplatissent dans l’herbe en attendant de pouvoir repartir.

32.58, arrive l’automne et la baisse drastique de la température mais la mère connait les poches d’eau encore tièdes où se sont réfugiées petites et géantes truites. Elle connait aussi les sources de vapeur volcanique qui permettent à la faune et la flore du parc de survivre en toute saison. Il est temps pour les enfants de pêcher pour eux-mêmes. On dit que Yellowstone n’a que trois saisons : printemps, été et hiver car, à partir de septembre, il fait déjà très froid.

38.20, Une jeune loutre vient de se joindre à la petite famille qui rencontre un mur de béton. La mère le franchit aisément mais les petits n’y parviennent pas alors, après plusieurs essais infructueux, la mère les saisit par la tête et les voilà hors de portée du coyote qui attendait avec impatience un nouvel échec pour se saisir de la proie.

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Source images capture d’écran https://ebookee.usbypass.info/PBS-Otters-Of-Yellowstone-1997-PDTV-x264-AAC-MVGroup_2479482.html

35.00, dans le ciel deux jeunes aigles (bald eagle, pygargue à tête blanche ) se livrent à un étonnant et acrobatique rituel de renforcement de leurs liens de couple (renouvellement de voeux). L’aigle est monogame et fidèle pour la vie.

40.00 Quand l’hiver est revenu et que toutes les eaux sont gelées, la mère connait les emplacements des sources d’eau chaude où il est possible de pêcher la truite alors que les autres animaux sont condamnés à la faim, la transhumance, la migration ou l’hibernation. Le coyote les suit car, à défaut de petits rongeurs, il se contenterait bien de poisson mais …la famille loutre veille. A 43.50, profitant de l’inattention d’une loutre trop occupée à dévorer sa truite, il réussi à lui chiper ce qu’il en reste et, malgré les grognements des loutres, il l’avale tout en restant à proximité.

47.45, un aigle tente de ravir la proie des loutres qui s’enfuient en abandonnant quelques restes dans la neige mais un corbeau vient les disputer à l’aigle.

50.00, le coyote retrouve deux congénères et ils décident ensemble de chasser la loutre. La fille réussit à prendre la fuite mais la mère est coincée par les trois prédateurs. Elle tente de les éloignée en crachant, se contorsionnant et les mordant au museau.à 51.53, elle trouve un trou et échappe pour cette fois aux trois coyotes. Sur la neige, des traces de sang indiquent qu’elle a été blessée. Curieuse, elle pointera le nez hors de son trou pour assister à la retraite des prédateurs.

Le film se termine avec l’arrivée d’un mâle. Le fils est parti vivre sa vie et la mère, le mâle et la fille repartent vers de nouvelles aventures en glissant sur la neige comme au début de ce beau documentaire.

La Connectrice

Foutoir parisien. L’écosystème du lac Daumesnil sacrifié pour une piscine

En savoir plus

  • En seulement 30 ans, plus de 420 millions d’oiseaux en Europe ont disparu à cause de la destruction des écosystèmes

http://www.notre-planete.info/actualites/actu_4132.php

En seulement 30 ans, plus de 420 millions d’oiseaux en Europe ont disparu

13 novembre 2014, 11 h 58

60 % des tourterelles ont disparu en Europe © Bernard Piquenard – Licence : Tous droits réservés

La sixième extinction massive de la biodiversité est bien en marche : en seulement 30 ans, 421 millions d’oiseaux ont disparu, non pas sur Terre mais seulement en Europe ! C’est l’estimation édifiante réalisée par une étude publiée dans le journal scientifique Ecology Letters. Pour les auteurs, « le déclin global de la biodiversité est sans précédent » (dans l’histoire de l’humanité). Les alertes scientifiques, les mobilisations internationales et locales semblent inefficaces devant le rouleau-compresseur d’une société marchande aveugle à son propre support de vie. Résultat : les écosystèmes s’appauvrissent ou sont méthodiquement stérilisés comme en témoigne le projet de barrage de Sivens en France qui a détruit une zone humide remarquable qui abritait de nombreuses espèces pourtant « protégées ». Si quelques espèces en voie d’extinction connaissent parfois un peu de répit, elles sont trop souvent les représentantes de la biodiversité symbolique, celle qui marque les esprits : pandas, baleines… Laissant de côté les espèces plus communes, dont les oiseaux, qui paient pourtant un lourd tribut. Cette étude menée par Richard Inger et Richard Gregory s’est basée sur 144 espèces d’oiseaux européens sur une échelle de 30 ans. Les données exploitées proviennent du Pan-European Common Bird Monitoring Scheme (PECBMS) et de Bird Life International. Résultat : on compte aujourd’hui 421 millions d’oiseaux en moins qu’il y a 30 ans ! Environ 90 % de ces pertes proviennent des 36 espèces les plus communes et les plus répandues, comme les moineaux domestiques, alouettes, perdrix grises et étourneaux, soulignant la nécessité de redoubler d’efforts pour mettre un terme à la disparitions des oiseaux de nos campagnes les plus connus à l’échelle continentale. D’une manière générale, l’étude rapporte que les petits oiseaux déclinent plus vite que les grands et que les espèces les plus communes sont les plus touchées, avec des baisses de population considérables et rapides.

Les principales causes de la disparition des oiseaux Cette disparition des oiseaux est liée à deux phénomènes principaux : les méthodes agricoles intensives et la destruction des habitats. Si de nombreuses espèces d’oiseaux présents dans les campagnes connaissent un très fort déclin, cela s’explique principalement par les méthodes agricoles conventionnelles : l’usage intensif des pesticides tue les insectes dont se nourrissent les oiseaux, qui meurent alors de faim. De surcroît, les haies sont coupées ou détruites, les arbres taillés : les oiseaux ne peuvent plus y nidifier. Enfin, la chasse de loisirs décime des millions d’oiseaux chaque année, et notamment en France. Une perte préjudiciable pour l’environnement et les Hommes Selon Richard Inger : « la perte importante des oiseaux communs pourrait être très préjudiciable à la société humaine ». En effet, ces oiseaux offrent de multiples avantages pour les écosystèmes : ils aident à lutter contre les ravageurs en contrôlant leur prolifération, ils disséminent les graines des fruits qu’ils mangent et participent ainsi à la reproduction des végétaux. De plus, les oiseaux détritivores jouent un rôle clé dans l’élimination des charognes dans l’environnement. En outre, pour beaucoup de gens, les oiseaux demeurent le principal moyen dont ils interagissent avec les animaux sauvages, en écoutant leurs chants, en profitant de leur présence, en les alimentant et les observant. Quelques espèces d’oiseaux ne sont pas en déclin Cette hécatombe masque pourtant la bonne santé de certaines populations d’oiseaux communs : grandes mésanges, rouges-gorges, mésanges bleues et merles ; mais aussi plus rares : busards des roseaux, buses et courlis. Cela pourrait s’expliquer par des mesures de conservation ciblée en Europe. Toutefois, ces plans de gestion offrent peu de protection pour les espèces les plus communes et les plus répandues. Si la disparition des oiseaux les plus communs était déjà connue, cette étude la confirme et la quantifie à l’échelle européenne. De plus, elle donne tout son sens à l’extinction massive de la biodiversité en cours et dont nous sommes les premiers responsables. Malheureusement, bien d’autres espèces sont concernées, mettant en péril l’avenir de l’humanité étroitement dépendant des ressources de la nature.

Référence Common European birds are declining rapidly while less abundant species’ numbers are rising ; Richard Inger, Richard Gregory, James P. Duffy, Iain Stott, Petr Voríšek, Kevin J. Gaston – DOI: 10.1111/ele.12387 Auteur Christophe Magdelaine / notre-planete.info Source : notre-planete.info, http://www.notre-planete.info/actualites/actu_4132.php

  • une vaste aire de « baignade biologique » – publique et gratuite – dans le bois de Vincennes en 2019.

http://www.lejdd.fr/JDD-Paris/Un-premier-lac-ouvert-a-la-baignade-a-l-ete-2019-808423

11 septembre 2016  |  Mise à jour le 12 septembre 201 ! 

A Paris, un premier lac ouvert à la baignade à l’été 2019

Une délibération soumise fin septembre au Conseil de Paris lancera la création d’une vaste aire de « baignade biologique » – publique et gratuite – dans le bois de Vincennes.

La zone de baignade (hachurée en blanc) de 8.000 m2 du lac Daumesnil sera filtrée naturellement. La plage en herbe sera située au sud de l’île de Bercy. (DR)

Nager ou barboter dans le lac Daumesnil, en plein bois de Vincennes (12e arrondissement), à deux pas du périphérique, de la Foire du Trône ou du zoo de Paris : certains en rêvent depuis longtemps alors que d’autres jugent l’idée ridicule. Initié en 2011, puis abandonné avant d’être ressorti des tiroirs début 2014 par Anne Hidalgo, alors candidate à la mairie de Paris, le projet se concrétise. Lors du prochain Conseil de Paris, les 26, 27 et 28 septembre, la maire socialiste proposera une délibération visant à instituer une aire de « baignade biologique » de 8.000 m2, estivale et gratuite, aménagée à l’ouest du lac Daumesnil.

En 2014, cette promesse de campagne avait fait jaser les maires de droite des communes riveraines du bois de Vincennes – Saint-Mandé, Saint-Maurice, Charenton-le-Pont, Joinville –, lesquels la qualifiaient (dans Le Parisien) d’initiative « aberrante », d' »idée de bobo » ou de « supercherie ». Depuis, la maire de Paris s’est engagée à rendre la baignade possible dans la Seine d’ici à 2024. Et elle a fait voter un plan Nager à Paris – 104 mesures et une enveloppe budgétaire de 150 millions d’euros –, dévoilé dans le JDD le 14 juin 2015. Ce plan prévoit, outre quatre nouvelles piscines dans la capitale, la création d’une baignade dans le lac Daumesnil. A l’été 2017, une partie du bassin de la Villette (19e) sera aussi ouverte aux baigneurs… qui n’ont pas attendu l’autorisation pour y plonger fin août.

Le lac Daumesnil aujourd’hui « impropre à la baignade »

« L’idée progresse, le sujet devient plus consensuel », se félicite Célia Blauel, adjointe EELV à la maire, chargée de l’eau et de l’environnement, qui ne craint pas de vagues de la part de l’opposition municipale. Et d’ajouter : « Le projet Daumesnil n’a pas été facile à mettre en œuvre. Nous avons beaucoup discuté avec les services techniques pour lever les points de blocage sur l’amélioration de la qualité de l’eau pour les baigneurs, sur l’insertion paysagère ou sur l’impact – moindre – pour le site et les animaux. » Le bois de Vincennes est classé au titre du Code de l’environnement, mais également par le PLU, « espace boisé » et « zone naturelle et forestière ». L’aménagement du plan d’eau devra aussi être compatible avec les usages actuels que sont le canotage et la pêche.

Les premières études de faisabilité ont vite montré que la qualité sanitaire de l’eau du lac laissait à désirer. De « fortes concentrations de bactéries pathogènes […] dues à la présence d’animaux domestiques ou sauvages » le rendaient « impropre à la baignade », souligne le texte qui sera présenté au Conseil de Paris. Le projet initial de permettre la baignade « sans aucun aménagement » a donc été abandonné, le traitement de l’eau étant indispensable. La zone « baignable » sera séparée du reste du lac par « deux jardins aquatiques » de 2.000 m² de part et d’autre, constitués de « plantes immergées » choisies pour leur capacité à filtrer l’eau biologiquement, l’épurer et la recycler. Créé artificiellement en 1858 par Jean-Charles Alphand, ingénieur des ponts et chaussées du baron Haussmann, ce bassin de 10 ha a d’abord été alimenté par la Marne ; il l’est aujourd’hui par le réseau d’eau non potable de la Ville de Paris. De la vase recouvre encore le fond du lac.

L’équivalent de trois piscines olympiques

A compter de l’été 2019, cette nouvelle aire de baignade gratuite ouvrira au public tous les ans, de mi-juin à mi-septembre, de 10 heures à 20 heures. Les « espaces enherbés existants » dans le sud de l’île de Bercy – accessibles par l’île de Reuilly – serviront de plages. Le site doit être divisé en trois zones, précise la délibération : « Un espace ludique et familial de 2.600 m² dont la profondeur sera comprise entre 30 et 60 cm, un espace de baignade autonome de 2.200 m² d’une profondeur comprise entre 30 cm et 1,5 m et un espace de 3.200 m², de 2,5 m de profondeur dédié à la nage. » Soit quasi « l’équivalent de trois piscines olympiques [1.250 m²]! », se réjouit Célia Blauel.

Douches, cabines pour se changer, locaux pour le personnel, platelages ou rampes d’accès des personnes à mobilité réduite… les équipements seront montés pour les trois mois d’été. L’accueil du public se fera via le poste de garde existant, à l’entrée de l’île de Bercy. « Le coût annuel de la maintenance et de l’exploitation de l’ensemble des installations est estimé à 450.000 € TTC », stipule le projet de délibération. Agents de la Ville, les maîtres-nageurs sauveteurs veilleront à la sécurité des quelque 2.200 personnes attendues chaque jour sur l’aire de baignade – 75.000 sur une saison. La capacité est estimée à 1.000 baigneurs en même temps.

Bertrand Gréco – Le Journal du Dimanche

Buttes-Chaumont. Couleurs d’automne 2016

En cette belle journée ensoleillée, les arbres rutilent de la magnificence colorée de leurs feuilles, en un élan joyeux , avant de disparaître pour l’hiver. Le temps étant doux et sec, certaines essences, comme le ginkgo sont encore bien vertes ou à peine jaunissantes.

Je n’étais pas la seule à les admirer et vouloir les fixer dans une mémoire, d’autres femmes prenaient des clichés dont Sylvie, une photographe professionnelle qui vit la plupart du temps en Nouvelle-Zélande et m’a donné sa carte. D’autres femmes évitaient avec délicatesse de passer devant mon objectif tandis que sans vergogne des coureurs me bouchaient la vue et je regrette de ne pas avoir eu le réflexe de fixer leur postérieur ou leur antérieur…

J’aime l’automne pour la douceur de sa température, ses couleurs et ses odeurs suaves.Je suis émue par le sursaut de vie de la nature avant son repos hivernal, comme en un bouquet final de feu d’artifice.

La beauté troublante de l’automne a été justement évoquée dans Kyoto de Yasunari Kawabata.

Les feuilles dorées se reflètent dans l’eau sombre du lac gardé par les hérons

En marchant autour du lac de droite à gauche en partant de la place de la mairie. Les arbres se reflètent comme jamais dans l’eau noire du lac qui, en cette saison, est un miroir parfait.

Les hérons sont toujours posés au pied de l’île quand ils ne sont pas perchés dans le cèdre. Je ne possède pas de téléobjectif pour les fixer comme Jacline, l’ornithologue.

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Le couple de hérons cendrés des Buttes-Chaumont photographié par Jacline vers le 15/10/2016.

Les ginkgos commencent à jaunir. L’arbre aux 40 écus va bientôt flamboyer

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Les cimes caractéristiques des ginkgos, tout juste jaunissantes, se découpent contre le ciel à côté des peupliers à peine dorés et  entre les ifs toujours verts et sombres. J’ai l’impression que cette année ils portent très peu de fruits. Habituellement leurs grappes sont très serrées et ils jonchent le sol en abondance. Munies de gants en caoutchouc et d’un sceau, des asiatiques viennent les ramasser pour en extraire les noix dont les amandes sont délicieuses et excellentes pour la santé.

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Ce ginkgo, côté Manin entre la place de la mairie et la rue de Crimée, est encore tout vert. Il devient d’autant plus magnifique lorsque ses feuillent dorent que son isolement favorise l’exhibition de sa silhouette.

Ifs et cornouillers n’ont guère fructifié cette année

Je remarque que cette année, les ifs donnent peu de baies, tout comme les cornouillers qui n’ont pas donné assez de drupes pour que je puisse en faire de la confiture . J’ai remarqué que beaucoup d’arbres fruitiers ne donnent en abondance qu’une année sur deux : cerisiers, cornouillers, figuiers, etc. Mais cette année il est possible que la fructification ait été freinée par le climat trop chaud durant l’hiver, le printemps et l’été. Les cornouillers ont besoin de fraîcheur.

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Cornouilles. Source

Les baies d’if sont toxiques et leur rareté cette année me dispense de faire la guerre à ma chienne qui les adore et les avale d’un coup. Heureusement, le principe toxique, la taxine est contenu dans le petit noyau noir du fruit et comme ma chienne ne le croque pas, elle n’a pas été empoisonnée. De même de nombreux oiseaux se gavent de la chair rouge comestibles. Certaines personnes en font même du jus ou de la confiture.

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L’arille, fruit de l’if, le centre noir contient de la taxine qui peut être mortelle. Source

Un arbre de la Liberté aux Buttes-Chaumont

Des chênes, arbres de la liberté ont été plantés en 1989  dans toute la France à  l’occasion du bicentenaire de la Révolution française. Les Buttes-Chaumont ont ainsi reçu le leur. Il est situé côté rue Manin, en face du manège. A sa droite fleurit au printemps un magnifique lilas double mauve.Il est dommage que la direction du jardin ne signale pas cet arbre, sa symbolique et son origine.

L’arbre de la liberté est un symbole de la liberté, depuis la période de la Révolution française. Il symbolise aussi en tant qu’arbre la vie, la continuité, la croissance, la force et la puissance. Il est devenu au cours du xixe siècle un des symboles de la République française avec la Marianne ou la semeuse. Il figure depuis 1999 sur les pièces françaises d’un euro et de deux euros.

Plantés, en général dans l’endroit le plus fréquenté, le plus apparent d’une localité, comme signes de joie et symboles d’affranchissement, ces végétaux devaient grandir avec les institutions nouvelles.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Arbre_de_la_libert%C3%A9

Noyer d’Amérique ou noyer noir, Juglans nigra

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Ce noyer d’Amérique est déjà déplumé. J’ai trop attendu pour le photographier à l’acmé de sa splendeur automnale. J’ai ramassé quelques-unes de ses noix que semblent apprécier des asiatiques. L’amande est goûteuse mais la coquille est tellement dure que j’ai renoncé à la casser après quelques essais. Ma chienne qui brise habilement les coquilles de noix, de noisettes ou de pistaches a également abandonné le travail, ce qui est exceptionnel pour une gloutonne invétérée.

Houx et tulipier de Virginie

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Les fruits du houx sont déjà d’un beau rouge. Ici, au bord du lac la silouhette de l’arbre se découpe contre la masse du tulipier de Virginie qui a récemment perdu son compagnon. Plantés il y a environ 30 ans, les deux arbres avaient connu une très rapide croissance mais l’un des deux était resté plutôt malingre.

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Le tulipier de Virginie, au fond à gauche, vu de l’autre côté du lac, avant la grande grotte, entre des branches de peupliers. J’ai saturé la photo pour mieux faire ressortir couleurs et volumes.

La Connectrice et son assistante à l’automne de son existence2-img_2003

Ivresse nocturne aux Buttes-Chaumont. Braillements et vandalisme. Merci Hidalgo !

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Ci-dessus : Matin calme avant le nocturne dévastateur. Trois tortues se prélassent au soleil , au pied de la butte ; Le belvédère sourit du ciel tout bleu ; les jets d’eau rafraîchissent la pelouse assoiffée sous le ginkgo.

 

 

L’ouverture nocturne totale du parc des Buttes-Chaumont entraîne des incivilités, des comportements illégaux et une grande gêne pour les riverains et les amoureux respectueux de la flore et de la faune qui tentent de survivre à ces pauvres parisiens que la maire de Paris, Anne Hidalgo, invite à se rafraîchir toute la nuit durant. Curieusement, ces parisiens trouvent de la fraîcheur dans des boissons alcoolisés dont la consommation est interdite au titre de l’article  5 du réglement des parcs et jardins affiché à l’entrée de tous les parcs parisiens.

Dans la nuit du 27 au 28 août 2016, Je n’ai pu dormir que par petites périodes du fait de tam-tams, musique électro, cris, vociférations, bruits métalliques, etc.

J’étais debout à 6h, histàire de profiter de la fraîcheur matinale et du calme enfin revenu. Sidérée par les effets délétères de cette ouverture nocturne, je remontais chez moi pour me saisir de mon appareil photo afin de vous livrer la vision consternante de ce que je découvris.

Je poste mes photos en regard des articles du règlement des parcs et jardins de la Ville de Paris

article 5

Les activités de nature à troubler la jouissance paisible des sites, à porter atteinte à la tranquillité et à la sécurité du public, à causer des dégradations aux plantations, ouvrages ou aux immeubles bordant certains espaces verts, à générer des pollutions diverses, sont interdites.

*Vendredi matin, après une nuit perturbée par cris et boum boum sonore, la « musique » continue à brailler diffusée depuis le belvédère et je ne peux jouir paisiblement des sites selon les termes de règlement des parcs et jardins. J’ai mal à la tête à cause de cette pollution sonore autorisée au détriment de toute considération écologique, sanitaire et civile.

Les pique-niques individuels et familiaux sont autorisés, à condition que la propreté des lieux soit respectée,

*il suffit de regarder les photos que j’ai prises ce matin …Les habitués du jardin et le personnel sont cons-ter-nés.

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L’introduction et la consommation de boissons alcoolisées sont interdites, cette règle ne s’applique pas aux restaurants et chalets de vente conformément à leur titre d’occupation.

article 6

Pour préserver la propreté des sites les détritus doivent être, soit emportés par ceux qui les produisent, soit déposés dans les réceptacles prévus à cet effet. Lorsqu’un dispositif de collecte sélective est disponible, les détritus doivent également être triés préalablement à leur rejet et sont alors répartis selon les indications qui figurent sur les réceptacles spécifiques.

Article 10

– Bruit et nuisances sonores Sont interdits les bruits gênants par leur intensité, leur durée, leur fréquence ou leur caractère agressif, en particuliers ceux produits par les instruments de musique et de percussion et par la diffusion de musique amplifiée, sauf dérogation.

*Toutes les nuits, je suis gênée par des beuglements, des vociférations, des cris gênants par leur intensité, leur durée, leur fréquence ou leur caractère agressif, gênants par leur intensité, leur durée, leur fréquence ou leur caractère agressif, en particuliers ceux produits par les instruments de musique et de percussion et par la diffusion de musique amplifiée

Ces bruits gênants s’ajoutent à ceux des mariages ethniques accompagnés de séries de klaxons interminables, de tam-tams, de trompettes, de vrombissements de motos et grosses cylindrées qui de surcroît polluent l’atmosphère.

Jour et nuit résonnent les tam-tams dans la jungle buttechaumontaise, la police ayant pour ordre de les tolérer selon le terme d’un agent.

Les infractions au présent règlement feront l’objet d’un procès verbal conformément aux lois et règlements en vigueur. Les agents publics assermentés sont chargés de veiller à l’application du présent règlement. À ce titre ils peuvent requérir l’assistance de la force publique. Ils peuvent constater par procès verbal les contraventions à la réglementation en vigueur.

*Ah bon, des procès-verbaux sont prévus ? Je n’ai pas connaissance du nombre de procès-verbaux  et d’amendes établis pour ces nombreuses infractions au réglement signé par Bertrand Delanoë le 8 juin 2010. Et si des sanctions ont été attribuées, elles sont inefficaces puisque la pollution sonore (dont lOMS a établi qu’elle était responsable de nombreuses pathologies), la consommation constante et importante d’alcool ainsi que la consommation de drogue (cf photos ci-dessus) sont une constante dans le parc des Buttes-Chaumont le jour et surtout la nuit.

Fait à Paris le 8 juin 2010 Réglementation générale des jardins et bois appartenant à la Ville de Paris y compris les bois de Boulogne et de Vincennes DIRECTION DES ESPACES VERTS ET DE L’ENVIRONNEMENT Bertrand Delanoë Maire de Paris

Les conséquences des beuveries du parc

Ci-dessus : Triste spectacle ce matin près de l’entrée principale du parc sur la place de la Mairie du 19ème :

à gauche la vitre du café/tabac Le Marigny explosée

à droite, deux motos couchées à terre. Le rafraîchissement des Parisiens selon Hidalgo….

Pourquoi des parcs urbains ?

Les parcs urbains sont une représentation de la campagne, une vision apaisante pour des citadins qui mènent une vie de labeur et de stress. Au XIXème siècle, Napoléon III, Haussmann, Davioud et Alphand ont imaginé ces parcs parisiens à l’image d’une nature riche, harmonieuse et fertile. A cette époque, du fait de l’industrialisation, les paysans montaient à Paris pour travailler dans des usines et des ateliers dans une atmosphère polluée par les miasmes dégagés par les machines.

Le parc des Buttes-Chaumont était alors planté d’essences fruitières pour évoquer le paradis fertile que les paysans avaient été contraints de quitter pour gagner une vie meilleure. On s’y promenait tranquillement, on admirait la progression des saisons, on s’y amusait en dansant au son des petits orchestres nichés sous le dôme acoustique du kiosque à musique, on y  respirait l’odeur délicieuse de fleurs parfumées. Dans ce quartier populaire du Nord-Est de Paris, les promeneurs pouvaient s’identifier aux princes qui avaient leurs jardins et parcs privés et, dans le calme, donnaient libre cours à leur imagination nostalgique.

Les temps ont changé. Vandalisées, les essences fruitières ont été remplacées par des essences décoratives ; les guinguettes sont devenues des débits de boisson et de rencontres sexuelles sans poésie; le kiosque à musique a disparu, chacun apportant sa propre musique amplifiée ; la plupart des promeneurs ignorent la flore et la faune ; le bien commun a été remplacé par le chacun pour soi; les jeunes persécutent les vieux, les « normaux » se moquent des handicapés, les coureurs bousculent les flâneurs ; les voyeurs et les exhibitionnistes se défoulent ; les « nouveaux usages » prônés par Anne Hidalgo accélèrent névroses et maladies cardiaques. Seuls ceux qui en ont les moyens peuvent aller chercher calme ou fureur sous d’autres cieux. Les sédentaires qui n’ont pas ce choix doivent souffrir en silence sans espérer aucune considération d’une maire qui a pour seul objectif de satisfaire les petits copains qui la soutiennent et la tiennent par la burkinette.

La Connectrice

De la douceur dans ce monde de brutes. Frondaisons rue Meynadier, Paris XIXème

Publié le

https://wordpress.com/post/laconnectrice.wordpress.com/24192

La rue Meynadier est une rue courte, parall-le à la rue Manin, qui court de la place de la Mairie du XIXème à la rue de Crimée. Elle est surtout connue pour son centre d’action sociale CAS.

La rue Meynadier est en été la plus fraîche du quartier. En Hiver, elle est glaciale. Ses larges trottoirs longent les façades des immeubles haussmanniens en pierre de taille. Certains sont ornés de beaux motifs et sculptures Art Nouveau car ils ont été construits à la fin du XIXème siècle, en parallèle à la création du parc des Buttes-Chaumont. Certains de ces immeubles sont signés Mathurin Moreau sculpteur qui fut maire du XIXème arrondissement . Le grand tableau sui orne la salle des mariages, peint par Gervex et intitulé « Le mariage civil » aurait été inspiré par le mariage de la fille de Mathurin Moreau. mairie.

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La rue Meynadier débouche sur la place de la mairie. Elle est plantée de chicots du Canada dont j’ai déjà parlé ici

En été, j’apprécie de flâner sous les frondaisons qui se rejoignent formant un baldaquin de verdure vigoureux et protecteur. Rien n’est plus beau que cette canopée vivante et mystérieuse qui s’agite sereinement sous l’effet du courant d’air rafraîchissant propre à la rue Meynadier. Profitons-en tant que les sauvages qui roulent sur les trottoirs à bicyclette, ceux qui font pétarader leurs moteurs et se livrent à des gymkhanas rugissant en faisant se cabrer leur scooter, profitons-en pendant qu’ils sont allés polluer ailleurs.

La Connectrice

Parc des Buttes-Chaumont. Pour Hidalgo, les ivrognes et les camés sont plus parisiens que les autres

Vous êtes concerné-e, signez la pétition

https://www.change.org/p/madame-anne-hidalgo-buttes-chaumont-pour-le-respect-des-riverains-contre-l-ouverture-nocturne

 

 L’ouverture du parc des Buttes-Chaumont toutes les nuits d’été est une catastrophe pour les riverains : beuglement d’ivrognes et de camés, hurlements, pétards, musique amplifiée, tam tams et autres djembés, démarrage des scooters et autres motos, rassemblements de noctambules vomissant sur les trottoirs et agressant verbalement les passants, saccage des arbres et autres plantations et toutes sortes d’incivilités.

Les riverains ne peuvent pas dormir avant  5 h du matin quand les fêtards sont trop fatigués pour poursuivre leur agitation bruyante.

S’ils le pouvaient ils rattraperaient leur manque de sommeil la nuit mais ce n’est pas possible soit parce qu’ils travaillent, soit que les nouvelles mamans allaitent leur bébé et que les papas ont donné le biberon de la nuit mais aussi parce que l’environnement est extrêmement bruyant durant la journée : tondeuses, travaux privilégiés l’été dans les rues, concerts amplifiés inondant le quartier bien au-delà du parc, mariages ethniques avec tambours, trompettes, klaxons et vrombissement de moteurs pour saluer les mariés.

L’ouverture nocturne du parc ayant été présentée comme une expérimentation, les riverains qui ont exposé leur gêne se sont vus recevoir une circulaire langue de bois sans le moindre atome de solidarité et a fortiori d’excuses pour la gêne occasionnée. De plus, ce document présente l’ouverture nocturne comme un fait acquit  et non expérimental, les Parisiens ayant été satisfaits l’année dernière. Si ce n’est pas de la dictature, qu’est-ce ?

D’autre part, ayant profité de mon insomnie offerte gracieusement par Mme Hidalgo, je suis allée dans le parc observer l’application de cette affirmation  La Ville entend en effet à la fois répondre à l’évolution des usages mais œuvrer aussi à la responsabilisation de tous pour garantir la cohésion de la société parisienne. Des moyens spécifiques sont mobilisés pour accompagner cette nouvelle édition. Non seulement je n’ai vu aucune intervention  en soirée, des agents en charge de la lutte contre les incivilités avec des rondes très régulières d’équipages dédiés mais le commissariat contacté a déploré ne pouvoir intervenir débordé par les appels des riverains d’autres quartiers du 19ème pour tapage nocturne. La preuve de l’absence d’intervention d’agents étant que pétards et autres nuisances sonores durent jusqu’au petit matin.

Ce qui est tout de même stupéfiant dans la gestion de Paris, c’est que certains parisiens seraient plus parisiens que d’autres. Les parisiens qui envahissent les parcs pour se bourrer et se droguer, les parisiens qui créent du vacarme, les parisiens qui font la fête en se saoulant et vomissant dans l’espace public, les parisiens qui encombrent les poubelles de cadavres de bouteille de bière, vin alcools et qui obligent la mairie à sous-traiter la collecte de ces ordures avec nos sous et tous ces parisiens qui revendiquent le « droit à la fête » obligatoire.

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Avant la collecte des ordures par des sous-traitants de la mairie. Après une ouverture nocturne, les poubelles des Buttes débordent de bouteilles d’alcools dont la consommation est pourtant interdite dans l’espace public. J’ai pris ces photos l’été dernier, cette année, c’est pire !

Sont aussi plus parisiens que les autres les cyclistes qui roulent sur les trottoirs, les cyclistes qui insultent les piétons qui osent se trouver sur le trottoir, les cyclistes qui ont toujours grillé les feux rouges mais sont désormais autorisés à le faire, les trottoirs confisqués aux piétons au profit d’une piste cyclable pour les cyclistes et les pistes cyclables.collées derrière les abribus qui empêchent les piétons de regagner le trottoir en toute sécurité lorsqu’ils descendent du bus ou veulent y monter.

Le trottoir large et ombragé de la petite rue Meynadier remarquable pour sa fraïcheur en été a été sacrifiée pour créé un parking deux roues juste en face de cette terrasse tranquille. Il est difficile de circuler entre la terrasse et le parking vélo quand on est chargée ou accompagnée. N’y avait-il vraiment pas d’autre endroit pour créer ce parking deux roues ?

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N pas oublier de mentionner les engins motorisés qui roulent sur les trottoirs, dégageant leurs émissions nocives sous le nez des consommateurs en terrasse, aveuglant les piétons la nuit, hurlant de décibels pour masser leur postérieur avec les vibrations de leur machine et stationnant allègrement sur les trottoirs qu’ils polluent et obstruent.

Que faire ?

-une pétition

J’ai créé une pétition contre l’ouverture nocturne des Buttes-Chaumont. Les riverains du parc Monceau l’ont fait et ont obtenu gain de cause

https://www.change.org/p/madame-anne-hidalgo-buttes-chaumont-pour-le-respect-des-riverains-contre-l-ouverture-nocturne

-Rendre la monnaie de la pièce

en allant faire du vacarme nocturne  devant le domicile de Mme Hidalgo et celui des maires d’arrondissement qui soutiennent et encouragent son initiative

-Inviter Mme Hidalgo à venir passer une nuit chez nous

pour lui faire partager la douce fraîcheur des nuits estivales autour du parc

-Sanction électorale en 2020

Les prochaines élections municipales auront lieu en 2020.Il faudra songer à écarter les équipes municipales qui soutiennent Anne Hidalgo

Toutes les suggestions sont les bienvenues.

La réponse dictatoriale et cynique de la Ville de Paris

En-tête Paris

Bonjour,

En réponse à votre courriel, nous vous informons que l’ouverture de neuf espaces verts (square Louis XIII, Jardin des grands explorateurs, parc Kellermann, parc Montsouris, parc André Citroën, parc Martin-Luther-King, parc des Buttes Chaumont, square Séverine et les pelouses d’Auteuil) répond à la demande de nombreux usagers de bénéficier en période estivale d’espaces conviviaux mais aussi d’îlots de fraîcheur au-delà des horaires habituels.

La forte fréquentation enregistrée l’été dernier et l’accueil favorable réservé à cette expérimentation attestent qu’elle répond bien à l’attente d’un grand nombre de Parisiens. C’est la raison pour laquelle cette initiative est aujourd’hui reconduite.

Ce dispositif se déploie néanmoins selon les modalités qui tiennent compte, dans le même temps, des retours exprimés l’an dernier par certains riverains. La Ville entend en effet à la fois répondre à l’évolution des usages mais œuvrer aussi à la responsabilisation de tous pour garantir la cohésion de la société parisienne. Des moyens spécifiques sont mobilisés pour accompagner cette nouvelle édition.

Dans une logique de prévention des nuisances très marginales mais réelles constatées l’an passé, trois direction des la Ville de Paris (directions de la propreté et de l’eau, de la prévention et de la protection ainsi que des espaces verts et de l’environnement) interviennent de concert pour optimiser le traitement des problématiques de propreté.

Par ailleurs, l’accent a été mis sur l’accroissement des capacités d’intervention, en soirée, des agents en charge de la lutte contre les incivilités avec des rondes très régulières d’équipages dédiés. Il s’agit par ce biais d’accompagner étroitement le développement des nouveaux usages de l’espace public par des actions de sensibilisation, de prévention et de médiation mais aussi, si nécessaire, de verbalisation.

Par ailleurs, près de 130 espaces verts sont déjà ouverts en permanence sans que ces lieux fassent davantage l’objet de signalements en matière d’incivilités.

 Cordialement,

L’Equipe Messages des Parisiens.

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A bientôt sur Paris.fr

Gaétan L.
L’équipe Messages des Parisiens

 

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