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Archives de Catégorie: famille

Humour. Quand maman devient grand-mère…

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Traduction :

Ma maman m’éduque : -Assez de cochonneries ; Maman en tant que grand-mère : Chérie, il te faut beaucoup plus de sucreries sur ta glace

Mom : Tu as deux jambes, déplaces-toi ; Mamie : Ne te dérange pas mamie va te pousser jusqu’au parc

Mom : Pas question, ce jouet est ridicule et tu n’en as pas besoin ; Grandma : Maman, Mamie m’a offert un lama empaillé

Hé oui, les priorités ne sont pas les mêmes selon qu’on soit maman ou grand mère, papa ou grand père et les grands parents qui ont trimé pour éduquer leurs enfants sont bien contents de pouvoir entretenir des relations reposantes avec leurs petits enfants. Ils l’on bien mérité mais il y a des limites.

Récemment je constatais que ma petite fille de 20 mois ne faisait jamais de caprices avec moi seule mais commençait à pleurnicher lorsque nous retrouvions ses parents. J’avoue que je me réjouissais de la situation qui m’était en apparence favorable jusqu’au jour où elle fit un caprice alors que nous étions en tête à tête J’en vins facilement à bout car elle réagit très positivement face à mes initiatives. En réfléchissant, je compris que je devais me réjouir de ce qu’elle fit des caprices POUR moi car c’était un signe du renforcement de son attachement à mon égard. Je suis devenue aussi importante que ses parents pour tester mes résistances à ses volontés. Youpie !

La Connectrice

Résidence alternée imposée, c’est non ! pétition

Pour l’avoir expérimentée, j’ai constaté que la résidence  alternée est une répétition de la séparation pour le jeune enfant de même qu’elle est une source de conflit pour les parents : reproches pour avoir oublié un RV médical ou des activités programmées, reproches pour avoir oublié des vêtements, des jouets, des médicaments et autres

La résidence alternée est possible lorsque l’enfant est en âge de gérer ses propres affaires et de ne pas les oublier, de faire ses devoirs et organiser son cartable.

La séparation est une souffrance pour tout le monde mais les enfants devraient en supporter le poids le moins possible.

Les motivations de certains pères à demander la garde alternée tient à leur refus de payer une pension alimentaire, à la pression de leur nouvelle compagne qui ne supporte pas que les revenus du ménage soient délestés du montant de cette pension. Avec la résidence alternée, il n’y a plus de pension à payer. (je l’ai personnellement vécu) D’autre part si quelques pères prennent réellement et totalement en charge les enfants, la plupart confient les enfants à leur nouvelle compagne ou à leurs parents alors que la majorité des mères assument totalement les soins et les besoins des enfants quitte à sacrifier leur vie personnelle et leur carrière.

Il y a quelques années, j’ai visité le site SOS papas et j’ai constaté que nombre de posts émanaient de femmes qui venaient plaider la cause de leur mari/papa divorcé et tenaient des propos agressifs vis-à-vis des ex et sur la pension alimentaire.

Bien sûr, quelques parents divorcés trouvent le modus vivendi qui respecte les besoins et l’équilibre des enfants mais, malheureusement, ils ne constituent pas la majorité des cas et c’est pour cela que la Justice est saisie et doit se définir un protocole d’intervention, ce qui n’est pas aisé. La garde alternée n’est certainement pas la meilleure décision à prendre.

S’il y a des mesures à prendre, ce serait d’éduquer les parents à la bienveillance afin que la séparation soit l’exception et non pas la règle. On peut toujours rêver…

LC

Pétition : Pour la résidence alternée obligatoire !

https://www.mesopinions.com/petition/enfants/residence-alternee-obligatoire/13580

http://www.egaliteparentale.com/theme/residence-alternee/

Signez ici : http://petitionpublique.fr/PeticaoAssinar.aspx?pi=RADL2013 

http://non-aux-residences-alternees-imposees.wesign.it/fr

A Madame la secretaire d’Etat à l’Egalité Femmes, Hommes, Monsieur le Président de la République.
Mesdames , Messieurs les Députés,

Le 22 novembre vous allez devoir vous prononcer pour ou contre la PPL N° 307  de P.Latombe.

Depuis 10 ans d’existence nous recevons chaque année entre 700 et 1300 mères séparées qui nous démontrent la réalité de la violence post-séparation à l’égard des mères et des enfants. Des études internationales ont prouvé que la violence ne s’arrêtait  pas à la séparation mais que pour 39% des situations elles y débutaient. (1). L’exercice conjoint de l’autorité parentale est instrumentalisé pour maintenir le contrôle d’un parent agresseur sur l’autre; l’imposition de la résidence alternée fait aujourd’hui partie de la stratégie de l’agresseur pour isoler, dénigrer, contrôler, terroriser et museler les victimes.

(1) Enquête ENVEFF,2000 ; Hotton T., « La violence conjugale après la séparation », Juristat, 2001, n°21(7), p. 1-20 ; Romito  P., « Les violences conjugales post-séparation et le devenir des femmes et des enfants »,La revue internationale de l’éducation familiale, 2011, vol. 29, n o 1, p. 87-105. )

C’est la raison pour laquelle nous avons été auditionnées le 15 novembre par la commission des lois, avec la Fédération Nationale Solidarité Femmes qui fait les mêmes constats du manque de protection des victimes. Notre expérience du terrain est reconnue à l’international ayant été invitées à Ottawa pour évoquer les dysfonctionnements francais.
Aujourd’hui plus de dix associations féministes (2) ainsi que 40 professionnels de la santé infantile comportant de grands noms de la pédo-psychiatrie (3) s’opposent également à cet énième coup de boutoir du lobby des pères séparés.
(2) lire le communiqué commun https://drive.google.com/file/d/1TmxYr0RpN-e1K2lvouUzv4EJ85JljwGq/view
(3) lire le communiqué  des professionnels de santé : https://reppea.wordpress.com/collectif-scientifique-sur-les-dangers-de-la-residence-alternee-chez-les-jeunes-enfants/

 
En effet en 2009, 2011, 2013, puis aujourd’hui en 2017, le même groupe de pression arrive à instrumentaliser des député.e.s, pour reproduire la même demande législative, à savoir :  la priorisation et l’imposition de la résidence alternée à tous les enfants de la séparation (les précédents étant M. Decool, M. Delatte).
 
Cette demande d’assigner à résidence les femmes après la séparation, dans une zone parentale restreinte, est faite depuis la création d’un lobby en France et ce phénomène s’observe d’ailleurs également à l’étranger. Des chercheurs, des militants (4), des journalistes (5) ont dénoncé ce lobby qualifié de masculiniste.
( 4)Lire l’article Patric Jean :  https://blogs.mediapart.fr/patricjean/blog/151117/une-nouvelle-loi-dictee-par-les-masculinistes-la-residence-alternee?utm_source=twitter&utm_medium=social&utm_campaign=Sharing&xtor=CS3-67
(5) Voir le reportage In nomine patris d’Arte : https://vimeo.com/84220143

Ce lobby est  seul  à faire cette demande.
L’étude de la Chancellerie en 2013 révèle pourtant que  93% des demandes des pères en justice sont satisfaites
 ! (7)

Les Français, les couples ne souhaitent aucunement que l’état s’immisce ainsi dans leur vie privée. 

La Loi depuis 2002, permet déjà la plus large palette de coparentalité conjointe et l’autorité parentale partagée est devenue intangible même en cas de violences conjugales, qui sont un vrai fléau dans notre société. Or, Mr Latombe les définit dans une tribune du 9 novembre 2017 dans le Huffington comme des « tartes à la crème »

Sic « la violence faite aux mères par les pères est une autre « tarte à la crème » des opposants à la résidence alternée. (6)

(6) Tribune Latombe  Huffington Post  9 novembre :
http://www.huffingtonpost.fr/philippe-latombe/ma-proposition-de-loi-pour-la-garde-alternee-va-bel-et-bien-dans-le-sens-de-legalite-parentale_a_23268175/

A quelques jours des manifestations du 25 novembre, nous sommes atterrées par cette affirmation. Les chiffres de la violence intrafamiliale déplorent 115 féminicides et 11 enfants  assassinés par un ex- conjoint,  dont 56 femmes en contexte de séparation conjugale.
D’évidence les familles sont plurielles. A quel titre l’état leur imposerait une gestion des enfants après la séparation plutôt qu’une autre ? Ce n’est pas parce que la famille Latombe a choisi ce mode de résidence que nous devons tous nous y soumettre !!
 
En 2013, nous pensions que nous en avions ENFIN fini de la litanie des chiffres victimaires et faussés, déclamés par les associations de défense des droits de pères divorcés depuis des années, grâce au travail du MINISTERE DE LA JUSTICE, et de la DIRECTION DES AFFAIRES CIVILES ET DU SCEAU et le PÔLE D’EVALUATION DE LA JUSTICE CIVILE, qui à la demande des mêmes militants a déclenché une grande étude portant sur 6042 décisions définitives rendues par des juges aux affaires familiales et concernant 9399 enfants (7)
(7) Rapport ministère de la justice: » La résidence des enfants de parents séparés. De la demande des parents à la décision du juge »
http://www.justice.gouv.fr/art_pix/1_rapportresidence_11_2013.pdf

Non seulement cette étude indique que  93% des demandes des pères en justice sont satisfaites, mais on ne trouve  pas l’ombre d’un « sexisme »  pourtant martelé par le lobby, considérant que la féminisation des juges est « défavorable aux pères ».

L’étude indique que 80% des parents choisissent ensemble les modalités de résidence de leurs enfants. Ils n’optent pour une résidence alternée que dans 17% des cas!

71% des choix parentaux se portent sur une résidence référente maternelle.
Seuls 10% des parents sont en désaccord initial, et dans ce cas, le juge fixe deux fois plus de résidence chez le père que dans les situations d’accord entre les parents.

 

Enfin , comme vous le verrez en consultant le document du ministère de la justice, 9% de parents ne se déplacent même pas à l’audience, et ce sont… des pères. Le rapport indique enfin, page 29 du (II-1-4 ) « Les rejets de résidence alternée sont largement motivés par l’intérêt de l’enfant »
 
La résidence alternée, pour satisfaisante qu’elle soit dans son principe, lorsqu’elle est choisie dans le cadre d’un consensus parental -et adaptée à l’âge et à l’autonomie des enfants- , ne peut à l’évidence, constituer une solution généralisable à toutes les situations.
Au contraire, il faut vraiment aujourd’hui la considérer comme un acte important : TOUTES les décisions importantes doivent faire l’objet d’un consensus parental c’est dans la loi. 
Et ce projet de vie qui impacte toute la famille devrait lui, pouvoir être imposé sur une demande unilatérale ? En quel honneur ?

Comme cela est rapporté par de nombreuses études , la résidence alternée, le 50/50, n’est pas adaptée à un certain nombre de situations :
-Lorsque l’enfant a moins de 7 ans
-Lorsque les parents sont éloignés géographiquement,
-Lorsqu’il y a eu des allégations de violences conjugales.
 

Il faut mettre dans la loi de 2002, l’accord des deux parents pour permettre sa validation en justice ou dans les conventions notariales actuelles.
 
De la même manière ce mode d’alternance imposé en justice, met en place un rythme de vie séquencé qui pour les jeunes enfants peut entraîner des troubles suffisamment graves, pour que puisse s’appliquer un principe de précaution. C’est un consensus chez la majorité des professionnels de santé infantile (5500 professionnels de l’enfance ont signés une pétition dans ce sens en janvier 2014) demandant qu’aucune décision de résidence alternée ne soit imposée judiciairement avant l’âge de sept ans). Voir la pétition 

Nous demandons le retrait de cette PPL Latombe et appelons à ce que les député.e.s s’y opposent lors du vote solennel du 22 novembre prochain.

Association SOS les MAMANS – 17/11/2017

CO SIGNATAIRES :
FEDERATION NATIONALE SOLIDARITE FEMMES (FNSF)
COLLECTIF FEMINISTE CONTRE LE VIOL (CFCV)
ASSOCIATION INTERNATIONALE DES VICTIMES DE L’INCESTE (AIVI)
ALLIANCE DES FEMMES POUR LA DEMOCRATIE.
ENFANCE MAJUSCULE
 COMITE DANAN BRETAGNE

INSTITUT EN SANTE GENESIQUE
ASSOCIATION MEMOIRE TRAUMATIQUE MURIEL SALMONA
ABANDON DE FAMILLE

http://non-aux-residences-alternees-imposees.wesign.it/fr

La danse des papas et des bébés. Tonique !

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Cours de danse pour les papas et leur bébé

Intéressant …

 

Humour. Papas et mamans à l’école de danse de Philadelphie

Ajoutée le 16 févr. 2017

When teachers at the Philadelphia Dance Center asked students to invite someone to class, they had no idea what they were in for. Most moms attended a hip-hop class, as many fathers tried their feet at ballet. The day was captured in multiple videos which were posted on the school’s social media page. While the mothers shook their stuff with ease, the fathers seemed to have a more difficult time. Some dressed in traditional ballet tutus but even those couldn’t distract viewers from their botched moves.

A l’occasion de la saint Valentin 2017 (Valentine’s day) les papas et les mamans des jeunes élèves ont été invités à participer aux cours avec leurs enfants.La plupart des mères ont choisi de participer à un cours de hip-hop où elles se sont plutôt bien débrouillées tandis que les pères participaient à un cours de danse classique avec des résultats hilarants.

Les papas ont joué le jeu avec bonne volonté et ne craignant pas le ridicule – y-ont-ils seulement pensé ?-l’objectif étant d’offrir une preuve d’amour à leur fille.

Ce n’est pas en France qu’on verrait cela ….

Non à la GPA. Signez la pétition

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Surrogacy Services

A louer. http://blog.lawinfo.com/2015/02/20/foreigners-prohibited-from-seeking-surrogacy-services-in-thailand/

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ni à louer, ni à vendre. http://www.mfc.org/get-involved-commercial-surrogacy/

Je suis totalement opposée à la GPA-gestation pour autrui, mères porteuses-car c’est une forme d’esclavage et de prostitution indigne de notre civilisation et parce que cette procréation décide cyniquement de fabriquer a priori des orphelins et des traumatisés affectifs.

J’adhère totalement à la déclaration ci-dessous et je l’ai signée.

Le mouvement Stop surrogacy now fait savoir que le parlement australien vient de rejeter une proposition de loi pour autoriser la GPA commerciale sachant que l’Australie autorise la GPA « altruiste »…

Le 10 mai, anniversaire de l’abolition de l’esclavage, la manif pour tous organise une manifestation contre la GPA

La Connectrice

http://admi.net/cgi-bin/wiki?GPA. Sur ce site de très nombreux liens vers des articles sur la GPA de toutes les opinions

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http://keline.over-blog.com/article-la-modernite-a-la-mode-taubira-114878835.html

DÉCLARATION : CAMPAGNE VISANT À L’ARRÊT IMMÉDIAT DE LA GESTATION POUR AUTRUI

Nous sommes des femmes et des hommes d’origines ethniques, religieuses, culturelles, socio-économiques différentes venant de toutes les régions du monde. Ensemble nous tenons ici à exprimer notre inquiétude concernant les femmes et les enfants exploités au travers des conventions de gestation pour autrui (GPA).

La gestation pour autrui repose souvent sur l’exploitation des femmes les plus démunies. Dans de nombreux cas, ce sont les pauvres qui sont contraints de vendre et les riches qui peuvent se permettre d’acheter. Ces transactions iniques impliquent un consentement de la part de femmes sous informées, voire pas du tout informées, une rémunération faible, une coercition, une insuffisance de suivi médical et des risques sévères pour la santé, à court et à long terme, des femmes qui acceptent la gestation pour autrui.Tous, nous reconnaissons la force du désir de parentalité qui est naturel et universel. Toutefois, comme s’agissant de la plupart des désirs, des limites doivent être posées. Les Droits Humains nous fournissent un marqueur significatif à qui veut savoir identifier ces limites et déterminer leur champ d’application. Nous pensons que la gestation pour autrui doit être interdite en ce qu’elle constitue une violation des droits humains des femmes et des enfants.

Le processus médical de la gestation pour autrui entraîne des risques pour la mère de substitution, pour les jeunes femmes qui vendent leurs ovocytes et pour les enfants nés grâce aux techniques d’assistance médicale à la procréation. Parmi les risques encourus par les femmes : le Syndrome d’Hyper Stimulation Ovarienne (SHSO), la torsion ovarienne, le kyste ovarien, une douleur pelvienne chronique, une ménopause précoce, une perte de fertilité, une tumeur cancéreuse du système reproductif, des caillots sanguins, une insuffisance rénale, un arrêt cardiaque et, dans un certain nombre de cas, la mort. Les femmes faisant une grossesse à partir d’ovocytes provenant d’autres femmes présentent un risque plus élevé de pré-éclampsie et d’hypertension.

Les enfants nés grâce aux techniques d’assistance médicale à la procréation, qui sont généralement mises en œuvre dans la gestation pour autrui, présentent également des risques de pathologies parmi lesquelles : une naissance avant terme, un décès à la naissance, un poids insuffisant à la naissance, des malformations du fœtus et une pression artérielle élevée. La gestation pour autrui rompt le lien maternel naturel qui s’établit pendant la grossesse – un lien que les professionnels de la médecine encouragent et cherchent à renforcer sans relâche. Le lien biologique entre la mère et l’enfant est indéniablement de nature intime, et lorsqu’il est rompu, les conséquences en sont durables pour les deux parties. Dans les pays où la gestation pour autrui est autorisée, cette souffrance potentielle est institutionnalisée.

Nous sommes donc convaincus qu’il n’y a pas de différence entre la pratique commerciale de la gestation pour autrui et la vente ainsi que l’achat d’enfants. Même s’il n’y a pas échange d’argent (c’est-à-dire la version non rémunérée, ou « altruiste »), toute pratique qui expose des femmes et des enfants à de tels risques doit être interdite.

Personne n’a droit à un enfant, pas plus les hétérosexuels que les homosexuels ou les individus ayant fait le choix de rester célibataire.

Nous sommes unis pour demander aux gouvernements des nations du monde ainsi qu’aux leaders de la communauté internationale de travailler ensemble à l’arrêt immédiat de la gestation pour autrui.

Sign This Statement Signez cette déclaration

– See more at: http://www.stopsurrogacynow.com/the-statement/statement-french/#sthash.7FUhzW75.xKnMQQcz.dpuf

Ronit Elkabetz, actrice et réalisatrice féministe est partie à 51 ans

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Ronit Elkabetz est morte des suites d’un cancer le 18 avril 2016 à l’âge de 51 ans. Star du cinéma israélien, elle s’était engagée notamment contre la difficulté de divorcer pour les femmes juives dites « agouna » lorsque le mari refuse le divorce en remettant son acceptation, le guett ou acte de divorce. Une agouna reste dépendante de la loi religieuse définissant son statut d’épouse et ne peut en aucun cas refaire sa vie, sauf à renoncer à sa religion.

Ronit Elkabetz a réalisé un film qui traite du drame des agounas, Gett le procés de Viviane Amsallem dans lequel elle interprête l’héroïne Viviane.

Ambassadrice du cinéma israélien, l'actrice Ronit Elkabetz est décédée

Source photo http://www.huffingtonpost.fr/2016/04/19/ronit-elkabetz-cinema_n_9726298.html?utm_hp_ref=fr-culture

Engagée dans le combat féministe Ronit Elkabetz a aussi vécu à Paris.

« Le plus beau cadeau que je me suis offert, c’est cette seconde naissance. J’aurais très bien pu continuer d’enchaîner les projets en Israël, mais j’avais besoin d’ouvrir une nouvelle porte : pour la trouver, le seul moyen était de rompre avec mes repères et de recommencer ailleurs, à zéro. Je suis redevenue une enfant de 2 ans qui se familiarise avec les sons et les mots et les intègre sans y penser. »
Elle frappe à la porte d’Ariane Mnouchkine pour un stage mais se retrouve surtout à faire la vaisselle, faute d’emploi possible. « Pendant que je briquais, mon téléphone sonnait. On me proposait de faire Lady Macbeth ou Cléopâtre en Israël. C’était très irréel ce double emploi : une vie de femme de ménage que j’avais choisie, tandis qu’en Israël, on continuait de me parler comme à une star. »

http://www.franceinter.fr/depeche-disparition-de-ronit-elkabetz

Pour en savoir plus

Gett, le divorce juif, Ronit Elkabetz était engagée contre ce système qui fabrique les agounas (agounah)

En effet, selon la loi juive, le mari détient le pouvoir d’accepter ou de refuser à son épouse le guet, le droit de divorcer, ce qu’il l’oblige à se soumettre à sa décision. Ce statut de la femme mariée, très contesté, est appelé « agouna ».

Même si le couple se sépare, l’absence de divorce religieux empêchera à la femme de se remarier religieusement, dans un pays – Israël – où le mariage civil n’existe pas.

A lire sur le sujet: Pourim et la tragédie des veuves juives mariées

Selon le nouvel accord, rédigé en collaboration avec l’Association du barreau d’Israël et sous l’initiative de Tzohar, une organisation de rabbins qui tend à « adoucir » l’orthodoxie de la loi juive pour les Israéliens laïcs, les époux qui refuseront d’accorder le divorce à leur femme seront tenus de payer une aide financière très lourde à leur compagne.

« Le but de cet accord est de permettre aux couples de décider comment les choses se déroulent, plutôt que de laisser le divorce aux mains des tribunaux, dans le cas où il y a rupture du contrat de mariage », a déclaré Yakov Gaon, le vice-président de Tzohar, cité parHaaretz. Le contrat, en gestation pendant 6 ans, a traversé 16 versions différentes.

Le nouveau contrat de mariage stipule également que le couple a 180 jours pour tenter de résoudre leurs différends avant le tribunal rabbinique, s’ils ne sont pas résolus, le conjoint qui refuse le divorce devra payer 6000 shekels à son époux/épouse.

Ce compromis en chemin vers le mariage civil, pierre d’achoppement politique entre la société laïc et religieuse d’Israël, reste toutefois en conformité avec la loi juive.

« Personne ne mérite de rester enchaîné dans un mariage terrible avec un couteau sous la gorge », a déclaré le rabbin David Stav, le président de Tzohar, rapporte le Times of Israel…

Violences conjugales. Un homme tue sa femme et son fils handicapé à Veurey-Voroize, Isère

Ne supportant pas son divorce, une homme de 48 ans tue son épouse de 51 ans, son fils handicapé de 22 ans puis se suicide.

Dans sa grande bonté il laisse un message pour ses filles de 12 et 17 ans leur expliquant qu’il ne veut pas leur laisser la charge de leur grand frère handicapé physique.

http://www.ledauphine.com/isere-sud/2015/10/12/drame-familial-a-veurey-voroize-il-tue-sa-femme-et-leur-fils-handicape-puis-met-fin-a-ses-jours

En 2015, plusieurs cas du même type, pour les mêmes causes, le divorce, ont ensanglanté les faits divers sous le titre de « drame familial ». Dans la plupart des cas, le mari tue son épouse et parfois leurs enfants.

Cette manifestation extrême de violence conjugale explique pourquoi de nombreuses femmes restent dans leur foyer, terrorisées par leur mari qui les frappe, les séquestre, les persécute psychologiquement et, éventuellement les viole. Rares sont celles qui portent plainte par peur des conséquences mais il se trouve toujours des gens pour se demander pourquoi elles restent avec leur bourreau, jusqu’à insinuer qu’elles « aiment ça ». En attendant, les enfants trinquent et risquent plus tard de reproduire les mêmes relations avec les femmes si ce sont des garçons et avec les hommes quand ce sont des filles.

Les campagnes contre les violences conjugales sont vaines car ces violences ne sont que la conséquence de la discrimination des femmes et du mépris que, dans l’ensemble, la société des mâles leur porte.

Les violences conjugales, les viols, le harcèlement sexuel, les discriminations sexistes dans le travail et la vie quotidienne ne reculeront que lorsque les femmes seront considérées comme des hommes comme les autres et qu’elles ne seront plus sous-traitées du fait de leur appartenance au deuxième sexe…

La Connectrice

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