Flux RSS

Archives de Catégorie: femmes

Viol sur mineur. Comprendre le projet de loi

Publié le

L’article 2 du projet de loi sur la protection des mineurs a été approuvé en première lecture par l’Assemblée nationale la nuit dernière -15-16/05/2018-. Le site officiel du gouvernement explique comment l’article renforce la sanction contre le viol de mineur https://www.gouvernement.fr/argumentaire/projet-de-loi-contre-les-violences-sexistes-et-sexuelles-comment-l-article-2-renforce

« Notre objectif, c’est d’éviter les acquittements d’agresseurs sexuels.Trouver par tout moyen une manière de les faire condamner« , a déclaré Marlène Schiappa à l’Assemblée nationale le 14 mai 2018.

La vidéo de RTL, ci-dessous, laisse entendre clairement les arguments de la députée LREM rapporteure du projet et ceux d’un opposant qui craint que l’article 2 ne favorise, comme c’est déjà le cas, la correctionnalisation des violeur au lieu de leur criminalisation devant la Cour d’assises. Mon avis est que le degré « d’atteinte sexuelle » sur mineur reposera entièrement entre les mains de l’expert et du juge et que si l’on ne manque pas d’experts, on manque cruellement de juges, de greffiers et de sessions dans les tribunaux.

Désormais, il convient de suivre attentivement les affaires « d’atteinte sexuelle » sur mineur de 15 ans afin de voir si elles passent devant le tribunal correctionnel ou devant la cour d’assises. Si la correctionnalisation domine, alors j’espère que les nombreux opposants à l’article 2 feront entendre leur voix. Dura Lex sed Lex. Malheureusement, beaucoup de lois contre la discrimination des femmes ne sont pas appliquées et parfois les décrets d’application ne sont même pas écrits et encore moins diffusés.

Adopter un projet de loi n’est pas voter cette loi. Pour l’instant, la loi contre les violences sexistes et sexuelles a été seulement adopté par les députés, maintenant elle doit passer devant les sénateurs et retourner à l’Assemblée nationale pour être définitivement adoptée. Ce n’est pas demain la veille qu’elle sera appliquée. Une fois de plus, les femmes doivent compter sur leurs propres forces pour se protéger du harcèlement et des violences sexuelles.

Dans l’article ci-dessous, l’expert Sébastien Jallamion explique et compare la loi sur la protection des mineurs avant et après sa modification. On notera qu’il fait confiance à l’expert pour évaluer la nature de « l’atteinte sexuelle ». Or un expert n’en est pas moins homme et doté de subjectivité. Qu’est-il prévu pour le choix de l’expert ?

La Connectrice

Projet de loi : le viol est un crime, et il le restera

Publié le 15 mai 2018 – par  – 10 commentaires – 418 vues

Alors que le projet de Loi renforçant la lutte contre les violences sexuelles et sexistes est présenté cette semaine à l’Assemblée nationale, des voix se sont élevées pour crier au scandale, allant jusqu’à affirmer que le gouvernement envisageait de faire du viol sur mineur un délit. Le hashtag #LeViolEstUnCrime a commencé à se répandre de façon virale sur les réseaux sociaux, une pétition en ligne soutenue par « 200 personnalités » s’est mise à circuler allègrement, et les médias traditionnels se sont emparés du sujet, relayant la demande faite au gouvernement de retirer « l’article 2 du projet de Loi ».

Ayant exercé une partie de mes fonctions en étant OPJ à la brigade de protection de l’enfance et de répression des agressions sexuelles de la sûreté départementale du Rhône, mais aussi en tant que citoyen concerné comme tout un chacun par la gravité de ces allégations, je suis donc allé vérifier par moi-même ce que contenait ce projet de Loi, en particulier son article 2 dont tant de personnes demandent le retrait.

Et là, je suis resté sans voix. Non pas parce que j’y ai trouvé quoi que ce soit remettant en cause le crime de viol sur mineur, mais au contraire parce que j’ai pris conscience de la facilité avec laquelle des personnes de mauvaises foi ou n’ayant pas la moindre notion de droit pénal sont capables de dire tout et n’importe quoi sans que personne ne dénonce leur imposture.

Afin de bien expliquer de quoi il retourne, et pour plus de simplicité, j’ai rédigé cette synthèse :

Ainsi, chacun peut constater qu’il n’est aucunement question de remettre en cause le crime de viol sur mineur, et qu’au contraire les dispositions prévues dans le projet de Loi sont susceptibles de permettre, si elles sont adoptées, à la Justice de pouvoir qualifier de viol les cas où la victime n’a fait l’objet ni de menaces ni de violences en considérant que le défaut de maturité, l’abus d’ignorance ou de discernement sont assimilables à une contrainte morale ou à une surprise.

D’où vient donc cette levée de boucliers ? J’ai rapidement compris en dialoguant avec des internautes : tout vient du vocable « pénétration » employé pour modifier les peines encourues dans le délit d’atteinte sexuelle sur mineur de 15 ans. Ainsi, j’ai pu constater le nombre impressionnant de personnes qui ignorent qu’en l’état actuel de notre législation, une relation sexuelle d’un adulte (n’ayant pas autorité sur la victime) avec un mineur de 15 ans, y compris avec pénétration, effectué sans violence, menace, contrainte ni surprise est un délit puni au maximum de 5 ans d’emprisonnement et de 5.000 euros d’amende, et que l’article 2 du projet de Loi dont ils demandent le retrait permet d’aggraver la peine encourue.

Prenons un exemple : si une majeure (appelons-là Brigitte), a un rapport sexuel consenti avec un mineur de 15 ans (appelons-le Emmanuel) elle encourt 5 ans d’emprisonnement et 5.000 euros d’amende. Si l’art. 2 du projet de Loi est adopté, ce sera 10 ans et 150.000 euros d’amende.

En espérant que ces personnages fictifs dont les prénoms ont été choisis au hasard dans le calendrier permettront au plus grand nombre de comprendre ce qu’est le délit d’atteinte sexuelle…

Sébastien JALLAMION 

Pour en savoir plus

…Comme à l’accoutumée quand il s’agit de droits des femmes, l’Hémicycle était très clairsemé au début de l’examen de la loi contre les violences sexuelles et sexistes. Les tensions et le rejet de l’article 2 par l’ensemble des groupes parlementaires hors LREM ont battu le rappel au fil des débats. Au final, dans la nuit du mercredi 16 au jeudi 17 mai, la loi a été approuvée en première lecture à 115 voix pour, 29 contre et 25 abstentions au sein d’une Assemblée Nationale qui compte 577 députés.

Sur trois des quatre articles de la loi, le consensus est resté quasiment intact. Le premier allonge le délai de prescription des crimes sexuels, qui passe de 20 à 30 ans après la majorité. Le troisième pénalise davantage le « cyberharcèlement » et notamment les attaques concertées contre une même victime. Et le quatrième crée une contravention « d’outrage sexiste » pour les faits de harcèlement dans l’espace public, passible d’une amende immédiate de 90 euros minimum et éventuellement d’un stage de civisme. 

C’est sur l’article 2 que les batailles se sont fixées, dans un débat opposant une certaine forme de pragmatisme à la défense de principes, souvent dans un dialogue de sourds.

La « présomption de non-consentement » initialement prévue dans la loi ayant été abandonnée en ces termes-là pour risque d’inconstitutionnalité, une nouvelle rédaction du texte a fait l’objet d’une fronde contre la «correctionnalisation du viol.»

Voir : Le projet de loi sur les violences sexistes et sexuelles contesté

Pour contourner la difficulté constitutionnelle, la loi a prévu un nouveau « délit aggravé d’atteinte sexuelle avec pénétration». Ce qui, craignent les opposants à cette disposition, va faire basculer nombre de cas dans la qualification de « délit ». Mais des délits sanctionnés plus durement qu’avant.

Sur la question de l’âge de la victime : ne pouvant plus être considéré en soi comme un fait constitutif de viol, le texte indique que la contrainte morale ou la surprise « sont caractérisées par l’abus de vulnérabilité de la victime ne disposant pas du discernement nécessaire pour consentir à ces actes. » Ce qui, reprochent les associations, risque de conduire les victimes à devoir faire la démonstration de leur vulnérabilité devant les tribunaux. Exit la présomption de non consentement stricto sensu…

...Les analyses et amendements portés demeurent valables sur l’ensemble du texte, et notamment sur l’article 2, dont l’objectif initial était de mieux protéger les mineur.e.s des violences sexuelles, ainsi que le recommandait le Haut Conseil dans son Avis pour une juste condamnation sociétale et judiciaire du viol et autres agressions sexuelles (2016).

Or, en l’état :
1. Le texte augmente le risque de déqualification de viols en atteintes sexuelles, certes condamnées plus fermement, mais ne reconnaissant pas le crime qu’est un viol, étape pourtant essentielle pour les victimes.
2. Le texte fait toujours porter sur la victime la preuve du crime qu’elle a subi, en laissant aux juges l’appréciation, au cas par cas, de l’absence de discernement de la victime mineure.
3. Le texte n’a pas la portée pédagogique visée, puisqu’il ne fixe pas un interdit absolu aux adultes de ne pas pénétrer sexuellement les enfants.

Par conséquent, le HCE renouvelle sa recommandation et maintient qu’il est conforme à l’impératif de protection des enfants et à nos principes fondamentaux que la loi reconnaisse :
– Qu’un.e enfant de moins de 13 ans n’a jamais le discernement lui permettant d’accepter ou de refuser un rapport sexuel ;
– Qu’un adulte ne peut ignorer ceci.

Le HCE souhaite que ses propositions viennent nourrir le débat public et le travail des parlementaires.

 

Négationnisme. Le fait juif dans l’histoire de France

Publié le

Les Français sont profondément antisémites, d’un antisémitisme passif pour la plupart mais que l’antisémitisme musulman vient encourager par son antisémitisme actif ancré dans les versets coraniques et les hadiths. Idéologie de gauche et islamisme se rejoignent dans la haine de l’état d’Israël qui incarne la vitalité, le courage et la créativité du juif honni depuis des millénaires, bouc émissaire intemporel considéré comme responsable des malheurs du monde entier.

Personnellement, j’y vois une révolte pathologique contre le Père puisque chrétiens et musulmans sont à l’origine, et pour la plupart, des juifs convertis. Le judaïsme aurait 5 000 ans, le christianisme 2 000 et l’islam 1 400. L’archéologie et l’anthropologie attestent de ces réalités inadmissibles pour les ignorants et les fanatiques qui haïssent pour imposer leur vérité idéologique sans craindre leurs contradictions. Dieu ou Allah sont des fictions pratiques pour justifier leurs crimes.

Résultat de recherche d'images pour "A great cartoon showing the blindness anti-Israel activists tend to display."

http://blog.eretzyisrael.org/post/134500310772/a-great-cartoon-showing-the-blindness-anti-israel

Certes, il y a des andouilles dans la communauté juive comme il y a des personnes respectables dans les communautés chrétiennes et musulmanes. On ne peut oublier que des juifs ont été sauvés des crimes nazis par des protestants et des catholiques qui les ont cachés, hébergés, nourris et protégés à leurs risques et périls dans la France occupée. Et les juifs leur sont reconnaissants qui leur ont décerné le titre de « Justes ». Je ne connais pas de « Justes » musulmans mais il y en a peut-être.

Dans l’article ci-dessous, Johann Margulies explique pourquoi s’affirmer contre tous les racisme ne permet pas de lutter contre l’antisémitisme. De même que refuser d’inclure le sexisme dans la loi anti raciste avait permis de noyer le poisson poison du machisme gynophobe.

Comme si combattre tous les racismes signifiait combattre l’idée en général de racisme, proposition aussi inopérante que lâche, étant donné les déterminations à chaque fois tout à fait spécifiques desdits phénomènes. Car c’est bien ce que cela signifie combattre en bloc, c’est passer du particulier au général, effacer toute spécificité historique, culturelle et religieuse aux phénomènes et donc les rabattre les uns sur les autres, dans un joli millefeuille dégoulinant de miel indifférenciant, qui finira, oui, par se figer en bloc, par enfermer toute dialectique sur elle-même dans la roche, et pour enfin crier sans n’avoir pas fait avancer d’un iota une quelconque cause, si ce n’est la sienne et son confort : « Je suis contre tous les racismes », affirmation vide à laquelle on ne peut rien opposer sous peine de passer pour le fils spirituel de Pétain.

Pourquoi ils ne supportent pas les Juifs

Ce qui rend fou l’antisémite, c’est l’incompréhensible persistance du fait juif dans l’histoire

 Si les attentats que subit la France, et en particulier les meurtres antisémites, ont réveillé un sentiment chez moi, c’est bien celui d’une forme de culpabilité à ne pas avoir pris la parole plus tôt…

Pendant longtemps, en tant que Français juif, je voulais croire aux idéaux du contrat républicain, uniques dans le monde, permettant de nous protéger tous contre les assauts dans l’espace public d’un pouvoir excessif des religions et de leurs fanatismes. Mais force est de constater que les carnages se multipliant, les juifs ne sont plus en sécurité dans notre République. Bien que toujours habité par l’esprit de nos pères fondateurs, je suis en colère d’être acculé au cynisme. Je me suis surpris à ressentir une gêne à repenser à mon comportement passé, consistant à participer passivement à la dissimulation. J’avais certainement peur, mais la simulation ne peut que retarder le retour du réel en pleine face. La coupe est pleine, et un des grands bienfaits de la fameuse tribune des 300 aura été, peut-être, comme notre époque aime si bien à le dire de « libérer la parole ». Alors, écoutez bien la mienne, et considérez que son aigreur vient de l’indigestion de votre déni.

La tartufferie « antiraciste »

« Je ne vois pas pourquoi il faudrait privilégier un racisme par rapport à un autre, a-t-on pu entendre ici ou là chez les égo-grégaires, on doit les combattre tous, en bloc ! » Outre le rire provoqué par la métaphore guerrière lancée par un commissaire de plateau, et la vision géologique que ces vertueux se font des phénomènes de haine, il faut avouer que ces sorties tonitruantes ont de quoi irriter. Comme si combattre tous les racismes signifiait combattre l’idée en général de racisme, proposition aussi inopérante que lâche, étant donné les déterminations à chaque fois tout à fait spécifiques desdits phénomènes. Car c’est bien ce que cela signifie combattre en bloc, c’est passer du particulier au général, effacer toute spécificité historique, culturelle et religieuse aux phénomènes et donc les rabattre les uns sur les autres, dans un joli millefeuille dégoulinant de miel indifférenciant, qui finira, oui, par se figer en bloc, par enfermer toute dialectique sur elle-même dans la roche, et pour enfin crier sans n’avoir pas fait avancer d’un iota une quelconque cause, si ce n’est la sienne et son confort : « Je suis contre tous les racismes », affirmation vide à laquelle on ne peut rien opposer sous peine de passer pour le fils spirituel de Pétain.

Qualifier un phénomène, c’est «mettre de l’huile sur le feu»?

Je lisais dans la même veine récemment un tweet d’un amiral dopé à la grenadine: « L’antisémitisme n’est ni de gauche ni de droite, ni catholique ni musulman, ni urbain ni rural, ni ancien ni nouveau… Il est une aberration protéiforme que nous devons combattre en bloc. Qualifier l’antisémitisme, c’est attiser ce qui le nourrit et affaiblir ce qui le combat. »

Xavier Alberti

@xavier_alberti

 
 

L’antisémitisme n’est ni de gauche ni de droite, ni catholique ni musulman, ni urbain ni rural, ni ancien ni nouveau… Il est une aberration protéiforme que nous devons combattre en bloc. Qualifier l’antisémitisme, c’est attiser ce qui le nourrit et affaiblir ce qui le combat.

Indifférenciation puissance 1000, pour Xavier Alberti, qualifier un phénomène, c’est « mettre de l’huile sur le feu », autre mantra répété partout, oubliant ce faisant que si on peut mettre de l’huile sur un feu, c’est qu’il y a déjà du feu qui brûle, quelque part, si l’on veut bien laisser place au réel. Bref, probablement auréolé de tant de témérité virtuelle, Monsieur Alberti nous a inventé l’antisémitisme version En Marche, ni de gauche ni de droite, ni rien du tout en fait, une essence flottante a-signifiante, un antisémitisme anhistorique dont l’ennemi juré n’est pas l’antisémite mais ceux qui veulent le penser dans l’histoire, précisément, enfin pour ce qu’il en reste.

S’ensuivit l’intervention du 26 avril 2018 sur LCI d’une syndicaliste, répondant à Barbara Lefebvre rappelant les chiffres honteux de l’exil intérieur de nombreuses familles juives d’Ile-de-France. Pour notre CGTiste, d’ailleurs en symbiose totale avec le député En Marche, jouant le rôle du robot-janissaire, présent également sur le plateau, ne sachant débiter que des appels à l’unité, si ces familles s’en vont des quartiers, c’est parce que, lorsqu’on est plus aisé, on aspire à déménager. Terrible prouesse niant l’antisémitisme en exhibant LE cliché antisémite par excellence. Vu les proportions des départs de familles juives, madame pense que les juifs des quartiers sont donc forcément riches. 

Il est plus confortable de revivre des affaires déjà résolues

Je passe bien sûr outre les différents textes révélant la même contorsion interne à feindre de ne pas comprendre la différence entre obsolescence et suppression de versets, je zappe les appels à ne pas oublier l’antisémitisme d’extrême droite (ils ont raison, mais l’on rétorquera que personne n’est soudainement frappé d’amnésie et que bien sûr l’on comprend bien qu’il est plus confortable de revivre des affaires déjà résolues), je tente d’oublier l’inénarrable Poutou sur BFM TV, le procès en fascisation du Printemps Républicain. Pour en arriver enfin à un tweet glaçant de notre sénescent et compromis Edgar Morin, qui avec la même verve que les coachs en développement très personnel, nous a gratifiés de : « La judéophobie aggrave l’islamophobie, qui aggrave la judéophobie qui aggrave l’islamophobie dans un cercle vicieux infernal », tweet aussi tétanisant d’idiotie que le communiqué de presse de l’ambiguë Grande Mosquée de Paris dénonçant un « procès délirant fait à l’islam ». Non Dalil, c’est un procès fait à l’islamisme donc à une certaine lecture du texte et à une réalité culturelle documentée au sein de nombreuses familles arabo-musulmanes. Et Non Edgar, judéophobie n’est pas antisémitisme qui n’aggrave rien à l’islamophobie qui n’est pas racisme anti-arabo-musulmans mais un concept postmoderne comme on les aime permettant la confusion entre la haine d’une religion et la haine des individus s’en réclamant.

Israël, le grand Satan des altermondialistes

Last but not least, dans cette parade quasi-hallucinatoire, il fallait bien entendu en venir à l’Etat d’Israël, le grand Satan des altermondialistes, Israël, l’incarnation-même du racisme. Voilà, l’inversion générale consommée. Quel destin notre époque réserve-t-elle au Mal ? Elle le fait habiter à Tel-Aviv. Quand nos débatteurs professionnels en ont eu fini de leurs appels à prêcher pour une réalité où l’antisémitisme serait une hallucination de méchants réactionnaires néo-fachos, conscients que quelque chose (le réel) dans ce Manifeste résistait profondément à leur catéchisme consolatoire ; alors, heureusement, il y a encore Israël ! Confondant à dessein de la dérobade la critique légitime de la politique du gouvernement israélien, comme de n’importe quel autre gouvernement du monde, avec la haine du projet national juif, qui caractérise l’antisionisme, ont-ils vu que dans la bouche de nombreux de nos compatriotes, il faille faire payer aux Français Juifs les actions d’Israël, car Israël (donc les juifs) s’en prend à des frères palestiniens. L’Oumma des fanatiques est touchée en son cœur.

Je sais, c’est agaçant, le fait juif persiste, et il a, ce gredin, sale voyou de l’histoire, petit fossile vivant des temps antiques, l’outrecuidance, en plus de s’intégrer à toutes les Républiques, de persister dans toute sa variété en déployant infatigablement toutes ses dimensions. Ce qui rend fou l’antisémite et déstabilise nos post-hégéliens, c’est l’incompréhensible persistance du fait juif dans l’histoire, et l’incompressible multitude de vies humaines qui n’en finissent pas d’avoir l’intention d’être juives. C’est que c’est profondément réactionnaire ! Les néo-humains qui me servent de contemporains détestent l’histoire et n’ont que faire des témoins de toute forme d’historicité. Qu’ils meurent en silence de ce nouvel antisémitisme, l’équilibre de notre simulacre de société en dépend.

La violence dans les manifs décrédibilise les revendications démocratiques

Publié le

J’ai participé à de nombreuses manifestations depuis 1968 et, chaque fois, ma hantise et celle de mes camarades était l’intervention violente de casseurs, souvent des anars qui se regroupaient en fin de défilé. Mes camarades et moi-même étions choqués par leurs cris haineux et leur comportement agressif et destructeur qui décrédibilisait nos revendications et permettait aux dirigeants de les évacuer. Quant aux médias, ils mettaient en exergue les dégâts au détriment du compte-rendu de nos actions pacifiques en vue de changer les injustices de la société.

Les anars n’étaient toutefois pas les seuls casseurs. Nous pouvions observer de nos propres yeux que parmi ces voyous se trouvaient des hommes à l’allure sportive, , usant de leurs muscles pour détruire tout sur leur passage. Munis de battes de baseball ou de barres métalliques ils longeaient les vitrines des magasins en les brisant d’un seul coup. Les anars usaient de leur hargne pour compenser leur inaptitude physique alors que ces individus étaient très visiblement entraînés au combat. Nous les supposions militaires envoyés par le gouvernement pour saboter nos revendications. Nous imaginions aussi qu’il pouvait s’agir de milices paramilitaires d’extrême droite œuvrant dans le même sens  parce qu’ils exécraient les gauchistes et la gauche socialiste et communiste, ce « péril rouge » .

Ces dernières années des saboteurs d’un autre genre se sont introduits dans les manifs, des djeuns de banlieues, insurgés musulmans à capuche pour la plupart qui profitaient de la vulnérabilité et de la naïveté des jeunes manifestants, en particulier des étudiants, pour se défouler sur ces « bourgeois » en les rouant de coups gratuitement ou pour les dépouiller. J’eus ainsi l’occasion d’assister au déferlement d’une horde encapuchonnée pendant une manifestation contre le CPE (Contrat première embauche) en mars 2006. Imaginez un vol soudain de capuches déferlant sur un cortège paisible et joyeux brusquement tétanisé par cette attaque imprévisible. Depuis 2006, nous avons appris à nous préparer à l’imprévisible, ce que ne semblent pas avoir appris nos dirigeants toujours surpris comme en témoignent leurs commentaires après les violences du 1er mai 2018. 12 ans sont passés et ils sont toujours surpris !

http://www.ina.fr/video/3058641001001. 

Encore récemment, la manifestation féministe du 8 mars 2018 fut sabotée par des femmes musulmanes au profit de la charia et de l’antisémitisme https://laconnectrice.wordpress.com/2018/03/12/islamisation-sabotage-de-la-manifestation-feministe-du-8-mars-a-paris/ 

Il faut lire le témoignage de la féministe Christine Le Doaré pour prendre la mesure du sabotage :  Dans une manifestation féministe #8mars , un cortège BDS pro-palestinien/anti-israélien menace des féministes soutenant les Iraniennes en lutte contre le port du voile obligatoire. En ce qui me concerne, cet évènement constitue un point de non-retour…Le plus grave étant qu’aucune formation politique ou sociale de gauche ne fait le ménage dans ses rangs, bien au contraire, complaisance et lâcheté se mêlent à l’acculturation, au simplisme et même à la bêtise et laissent le champ libre à un dangereux sectarisme…Déjà lors de manifestations du #8mars précédentes, il avait déjà fallu supporter les batailles entre factions en guerre (Kurdes/Turques…), et des cortèges intersectionnels #8marspourtoutes défendant le système prostitueur ou le voile, etc. Les syndicats CGT, SUD, l’extrême-gauche, les libertaires, les Verts et le PC, constituaient d’année en année, le plus gros du cortège, pendant que le cortège de femmes se réduisait à portion congrue, mais nous n’avions pas encore été agressées par un bataillon pro-Palestinien – boycott Israël (BDS) pour avoir porté des pancartes féministes de soutien à nos sœurs iraniennes qui se dévoilent au prix de leur liberté, quand ici, des identitaires endoctrinées font la promotion du voile, marqueur genré politico-religieux s’il en est !

Les manifestations de ce premier mai 2018 n’ont pas échappé au sabotage des revendications des manifestants par le vandalisme et sa « photogénie » si chère aux médias.  Docteur en droit – Commissaire divisionnaire honoraire – Ancien secrétaire général du syndicat des commissaires de police) en appelle à l’application de la loi du 2 mars 2010 : Il serait grand temps de prendre conscience que, devant ce déferlement systématique de violence, il faut prendre des mesures radicales. Tout d’abord, en interdisant officiellement les groupes et associations composés d’activistes extrémistes qui sont régulièrement mis en cause dans les scènes de violences urbaines que nous connaissons maintenant systématiquement. En appliquant, ensuite, intégralement notre droit pénal à la réalité du terrain, notamment les dispositions de la loi du 2 mars 2010 renforçant la lutte contre les violences de groupes et la protection des personnes chargées d’une mission de service public, qui prévoit que « le fait pour une personne de participer sciemment à un groupement, même formé de façon temporaire, en vue de la préparation, caractérisée par un ou plusieurs faits matériels, de violences volontaires contre les personnes ou de destructions ou dégradations de biens est puni d’un an d’emprisonnement et de 15.000 euros d’amende ». On pourra lire ci-dessous la totalité de l’article de Monsieur Damien.

Nous Français et Européens en général, nous avons un sérieux problème avec la Démocratie. Liberté de déplacement, liberté d’opinion, liberté d’expression, liberté de la presse, liberté de manifester, Egalité et Fraternité, etc. En pratique, nous sommes loin du compte du fait de la Raison d’Etat, des accommodements raisonnables, des stratégies politiques et de notre système de monarchie républicaine qui divise pour régner et se maintenir au pouvoir.  Du fait de ces accommodements dé-raisonnables, nos dirigeants n’osent pas appliquer les lois et principes républicains. Face au rapport de force violente des regroupements extrémistes, ils tergiversent, hésitent, demeurent indécis, confus et timorés. A vouloir ménager la chèvre de l’insurrection et le chou dont elle se nourrit, ils sacrifient le peuple et l’occupent en le maintenant dans une insécurité toujours croissante. Le comble du cynisme étant de diaboliser la réaction populaire en la qualifiant  de nationaliste, intolérante, xénophobe, néo-nazie, fasciste, réactionnaire, intégriste, extrémiste, raciste, haineuse, etc. J’entendais récemment l’économiste hype  (à l’avant garde snob) Thomas Piketty, chouchou des médias, qualifier de « nazillons » les identitaires qui avaient tenté de bloquer le flux migratoire à la frontière car pour ce pseudo scientifique, idéologue  à la manière de Lyssenko, ce staliniste qui provoqua des famines en moulant l’agriculture sur le matérialisme dialectique,  notre système inégalitaire  provoque l’immigration massive. A dire aux retraités qui ne se soignent plus, aux paysans qui se suicident, aux employées qui gagnent le Smic en horaires intermittents, aux chômeurs qui habitent encore chez papa-maman à 30 ans et plus, aux travailleurs pauvres qui dorment dans leur voiture, etc.

Dans notre système démocratique Canada dry, cause toujours mon lapin, tu m’intéresses…

La Connectrice

Pour en savoir plus

  • EXTRÊME-GAUCHE  LE 1ER MAI, FÊTE NATIONALE DE LA CASSE 
 Il serait grand temps de prendre conscience que devant ce déferlement systématique de violence, il faut prendre des mesures radicales.
Docteur en droit – Commissaire divisionnaire honoraire – Ancien secrétaire général du syndicat des commissaires de police

Non, Monsieur Philippe, ce ne sont pas « les discours radicaux qui encouragent la violence », mais l’impéritie et la lâcheté des gouvernements qui se sont succédé ces dernières années, et dont les manifestations contre la loi Travail de 2016 furent un point d’orgue.

Et ce ne sont pas, non plus, les quelques paroles aimables que vous êtes allé dispenser auprès de policiers triés sur le volet qui effaceront les importants désordres et les destructions commises par des centaines de sauvages à l’occasion des défilés du 1er Mai.

Une fois encore, des manifestations ont servi de défouloir à des individus appartenant à l’ultra-gauche. 1.200 « black blocs », chiffre inédit jusqu’à présent et en progression constante, ont ainsi défié, pendant plusieurs heures, les forces de l’ordre, et détruit tout ce qu’ils rencontraient sur leur passage. 31 commerces, une vingtaine de voitures et du mobilier urbain ont été saccagés ou incendiés, sous les yeux impuissants d’un service d’ordre qui, comme d’habitude, n’a pu que préserver l’essentiel pour éviter le drame qui finira bien par arriver.

Une fois de plus, le débat post-manifestations violentes se déporte sur le terrain politique. Les grands discours de fermeté sont de retour, jusqu’au président de la République qui, en déplacement en Australie, a bien entendu assuré, entre autres, « que tout sera[it] fait pour que les auteurs soient identifiés et tenus pour responsables de leurs actes ». La question de savoir ce qu’il adviendra des 109 personnes placées en garde à vue sur les 276 interpellées est donc posée. Mais il y a fort à parier que, comme d’habitude, tout cela restera de la communication. Et que la poignée d’individus qui sera peut-être présentée à un juge s’en sortira avec une admonestation.

Il serait grand temps de prendre conscience que, devant ce déferlement systématique de violence, il faut prendre des mesures radicales. Tout d’abord, en interdisant officiellement les groupes et associations composés d’activistes extrémistes qui sont régulièrement mis en cause dans les scènes de violences urbaines que nous connaissons maintenant systématiquement. En appliquant, ensuite, intégralement notre droit pénal à la réalité du terrain, notamment les dispositions de la loi du 2 mars 2010 renforçant la lutte contre les violences de groupes et la protection des personnes chargées d’une mission de service public, qui prévoit que « le fait pour une personne de participer sciemment à un groupement, même formé de façon temporaire, en vue de la préparation, caractérisée par un ou plusieurs faits matériels, de violences volontaires contre les personnes ou de destructions ou dégradations de biens est puni d’un an d’emprisonnement et de 15.000 euros d’amende ».

Enfin, en intervenant de manière préventive en interdisant de manifestation, pour une durée minimum de cinq ans, tout individu déjà interpellé lors de scènes de violences sur la voie publique. Les Français en ont assez de ces discours jamais suivis d’effets, qui interviennent après chaque attentat ou chaque manifestation violente.
Ils en ont, également, assez de voir des prédateurs ou des tueurs en série circuler librement dans nos villes et nos villages sans que jamais les mesures élémentaires de protection ne soient mises en œuvre. Nos lois contiennent toutes les dispositions indispensables pour que l’ordre règne dans notre pays. Seule manque, au nom de principes mortifères portés par une minorité bien-pensante, la volonté politique de les appliquer.

En attendant, notre pays tombe peu à peu dans le chaos, livré à des irresponsables qui entraînent l’ensemble des Français dans sa chute.Source  http://www.bvoltaire.com/1er-mai-fete-nationale-de-casse/

  • Les inégalités selon l’idéologue économiste Thomas Piketty

 

Un boucher égorge son père à Paris XIVème

Publié le

On apprend qu’on homme de 36 ans a égorgé son père qui l’hébergeait dans un hôtel du XIVème arrondissement de Paris, vendredi 20 avril. Il a été interpellé quelques heures après son crime.

Traditionnellement en France, seuls les bouchers professionnels égorgent … les animaux. Mais depuis quelques années, l’égorgement d’humains est à la mode. J’ignore si les associations professionnelles de bouchers se réjouissent de l’élargissement de leur pratique.

Bien entendu le Parisien qui publie l’information ne donne ni le nom ni l’origine de l’assassin mais nous pensons évidemment qu’il s’agit d’un  malade mental auvergnat.

Source http://www.leparisien.fr/paris-75/xive-le-meurtrier-en-fuite-interpelle-21-04-2018-7676550.php?xtor=EREC-282&_ope=eyJndWlkIjoiMzk4NjQxIn0=

Il avait égorgé son père vendredi matin dans le XIVe arrondissement de la capitale.

Sa cavale n’aura duré que quelques heures. L’homme de 36 ans qui avait pris la fuite après avoir égorgé son père, vendredi matin dans un petit hôtel du XIVe arrondissement de Paris, a été interpellé dans la soirée dans la capitale, où son signalement avait été largement diffusé aux forces de l’ordre.

Le meurtrier présumé, qui était hébergé par son père avec lequel il entretenait des relations exécrables, a été placé en garde à vue au 3edistrict de police judiciaire.

Le comédien Philippe Caubère accusé de viol

Publié le
J’avais rencontré Philippe Caubère  à l’issue de l’un de ses one man show. Il avait été superbe et flamboyant sur scène mais, dans sa loge, il ressemblait à un vieillard terne et grisâtre, ce qui m’avait frappée. L’homme avait tout partagé de lui-même avec son public,autant dans le contenu de son texte que physiquement. Je m’étais dit alors que « voilà un mec bien ». Aujourd’hui, je constate une fois de plus que toute l’humanité d’un mâle peut se désintégrer sur l’ordre de son phallus, ce à quoi la société toute entière l’encourage comme elle encourage le commerce du corps des femmes, ce que Caubère avait entériné en se vantant de recourir aux services de prostituées et en défendant le client. Comme par hasard, les hommes et les femmes qui défendent le « droit à la prostitution » sont les mêmes qui crient à la délation quand les victimes de harcèlement sexuel et de viol prennent la parole. Tout se tien et j’imagine que le journal « Causeur » spécialiste de la gynophobie, va encore monter au créneau pour défendre Caubère et ses semblables.
Je vous livre cet article édifiant et complet sur le témoignage de Solveig Halloin, victime de Philippe Caubère.
La Connectrice
18/04/2018 12:23 CEST | Actualisé il y a 1 heure

Affaire Philippe Caubère: Solveig Halloin, la plaignante qui accuse le comédien de viol, témoigne de l’emprise qu’il avait sur elle [VIDÉO EXCLUSIVE]

Philippe Caubère ne nie pas la relation sexuelle mais récuse les accusations de viol.

 Par Annabel Benhaiem  https://www.huffingtonpost.fr/2018/04/18/affaire-philippe-caubere-la-plaignante-qui-accuse-philippe-caubere-de-viol-temoigne-de-lemprise-quavait-le-comedien-sur-elle-video-exclusive_a_23410576/

JUSTICE – Une plainte pour viol a été déposée fin mars contre le comédien et metteur en scène Philippe Caubère. Le parquet de Béziers a été le premier saisi dans cette affaire car les faits reprochés se sont déroulés dans un hôtel de la ville héraultaise en mars 2010. Il a toutefois choisi de transférer la plainte au parquet de Paris, où une partie des faits se sont déroulés.

 

La plaignante, qui a accepté de s’entretenir avec Le HuffPost dans une vidéo à voir ci-dessous, a décidé de porter l’affaire en justice huit ans après les faits reprochés. Elle le fait en son nom propre, Solveig Halloin, considérant que « les victimes présumées doivent bénéficier d’une présomption de sincérité ».

 

Elle précise: « J’ai attendu huit ans qu’une femme, victime de Philippe Caubère, ait le courage de parler, me promettant que si l’une d’elles déposait plainte, je le ferai à mon tour. En vain. Le temps de ma ‘reconstruction’ étant passé, je dépose plainte contre Philippe Caubère du chef de viol. »

 

Caubère, géant de la scène théâtrale française

Philippe Caubère est une personnalité du monde du théâtre qui officie sur les scènes les plus en vue depuis les années 1970. Sa dernière pièce, « Adieu Ferdinand« , est nommée aux Molières 2018 dans la catégorie « théâtre public ». Avant cela, elle a tourné dans toute la France en 2017, suscitant des critiques dithyrambiques.

 

À la fois acteur, auteur et metteur en scène, ancien du Théâtre du soleil, sous l’égide d’Ariane Mnouchkine, Philippe Caubère est une icône du monde de la culture, qui s’est fait connaître pour la truculence de ses textes et de sa mise en scène qui renouent avec la trivialité du corps.

Philippe Caubère s’est aussi illustré à plusieurs reprises lors des débats sur la pénalisation des clients de prostituées, en signant une tribune dans Libérationen avril 2011, intitulée « Moi, Philippe Caubère, acteur, féministe, marié et client de prostituées« . Deux ans plus tard, il signait « le manifeste des 343 salauds », dans la même veine.

« Comme un père artistique »

Auprès du HuffPost, Solveig Halloin décrit « l’emprise » qu’elle estime avoir subie pendant plusieurs semaines début 2010. « J’étais dramaturge à l’époque et Caubère était comme un père artistique pour moi. J’avais trente-cinq ans, lui la soixantaine. J’ai toujours admiré ses pièces, ses mises en scène, si proches de ce à quoi j’aspirais dans le théâtre ».

Rencontré dans un théâtre toulousain, le comédien ne lâche plus Solveig Halloin d’une semelle. « Il enchaîne les textos mièvres et romantiques, continue la plaignante, qui se transforment très vite en messages intrusifs puis salaces, il m’appelle sans cesse. Il me demande de tout lire de lui, de tout regarder de sa production. Je ne vivais plus qu’à travers Caubère. »

Elle raconte avoir reçu un SMS qui la fait plonger un peu plus: « Un jour, il m’écrit qu’il est devant la tombe de son père et qu’il pense à moi. En plus d’être privilégiée de le connaître et d’échanger avec lui, j’avais le sentiment de devoir aussi le protéger. »

« Il commence à me frapper… »

En mars 2010, elle se retrouve dans sa chambre d’hôtel à Béziers. Elle raconte une scène qui l’a traumatisée.

« Il me demande immédiatement de me déshabiller, ce que je ne fais pas. Je reste assise au bord du lit. Philippe Caubère me déshabille donc. Il est en érection. Il commence à me frapper, à m’étrangler, et à me frapper à nouveau. […] À cet instant, mon esprit disjoncte, sortant de mon corps pour l’observer par le haut. […] Malgré mes efforts, je n’ai plus de souvenirs de la suite des événements, puis que je me retrouve dans un parc, et enfin dans un train. Rentrée à Toulouse, je vis recluse, traumatisée. »

Après cela, Solveig Halloin explique au HuffPost avoir voulu tout arrêter.

« Mais Philippe Caubère ne l’accepte pas, explique-t-elle, et me menace en m’indiquant qu’il a beaucoup d’argent et qu’il a les moyens de me faire tuer, tout en m’accusant par SMS de ‘vouloir sa mort’. Là, j’ai totalement perdu pied, et j’ai été victime de dépression pendant plusieurs années, je ne pouvais plus fonctionner. J’ai dû cesser de travailler, et j’ai perdu la garde de l’un de mes enfants, qui demeure aujourd’hui avec son père. Ma vie est brisée et je ne vis plus, depuis, que dans le combat contre les violences, qu’elles soient faites aux femmes, aux enfants ou aux animaux. »

Militante et activiste

Solveig Halloin est aujourd’hui une militante féministe et animaliste connue sur Toulouse pour son activisme, ses sièges devant les abattoirs ou bien ses manifestations contre le voile islamique. Récemment, elle a fait entendre sa voix à l’Assemblée nationale lors d’un happening coup de poing au sujet des états généraux de l’alimentation. Florence, l’une ses amies militantes, n’hésite pas à la qualifier d' »Olympe de Gouges » du 21e siècle. Elle se souvient que l’un des premiers soirs suivant leur rencontre en 2012, Solveig avait tout dit de ce qui lui était arrivé.

« Elle en parle facilement, elle dit qu’il ne faut pas se taire face à ces violences, elle dépasse doucement la question de la honte et considère ces agressions comme des marqueurs politiques du patriarcat, donc de la condition réservée aux femmes et de l’estime que les hommes leur portent. »

Après cette nuit douloureuse de mars 2010, et des heures passées recroquevillée dans son couloir, Solveig a recours à un psychanalyste, Jean-Charles Bouchoux, spécialisé dans la prise en charge des victimes de pervers narcissiques. Il confirme au HuffPost qu’elle l’a bien appelé à cette époque et qu’il a tenté de la sortir de cet état végétatif. Quelques semaines après les faits décrits, Solveig assure avoir trouvé de l’aide auprès de l’Apiaf, une association d’accueil et d’écoute des femmes victimes de violences. L’association n’a pas donné suite à nos demandes d’entretien.

« Je ne nie pas la relation sexuelle, mais jamais il n’y a eu viol »

Contacté par Le HuffPost, Philippe Caubère reconnaît la relation sexuelle mais nie catégoriquement qu’il y ait eu viol. « C’est une histoire digne de Tariq Ramadan. Accuser de viol, c’est très grave, c’est un crime » résume le comédien. « Ces accusations sont insensées, renchérit Véronique Coquet, sa compagne et productrice. Nous sommes un couple très libre et nous l’assumons. Mais jamais je ne partagerais la vie d’un violeur. »

« J’ai appris la plainte par un journaliste qui m’a contacté détaille Philippe Caubère. En fouillant dans mes mails j’ai effectivement trouvé trace de cette relation en 2010. Mais jamais il n’y a eu les violences qu’elle peut décrire. Il m’est arrivé d’avoir des relations assez hard, même si je ne suis pas du tout dans le trip SM, mais sûrement pas avec elle. C’est une relation non seulement consentie mais aussi désirée et que je qualifierais de « fleur bleue ». »

Philippe Caubère ajoute: « Je serais totalement incapable de commettre ces actes de violence dont elle m’accuse. Je serais même incapable d’avoir une érection dans ces conditions. Ce qui me fait bander, c’est la tendresse ».

Concernant « l’emprise » qu’il aurait eu sur Solveig Halloin, Philippe Caubère ne dément pas mais tient à nuancer: « Bien sûr qu’il y a emprise dès lors qu’on est dans une relation amoureuse. Mais il y avait également emprise de son côté. »

Philippe Caubère concède avoir retrouvé un mail datant d’un an après les faits, dans lequel la plaignante disait qu’elle était venue le voir lors d’un colloque. Il lui avait alors répondu: « Tu peux venir, je te violerai pas ». « C’était vraiment sur le ton de la boutade, pour lui dire que je ne lui sauterai pas dessus et que je n’attendais pas que cette rencontre débouche sur une relation sexuelle » justifie le comédien.

La question de l’emprise

Pour les deux avocats de Solveig Halloin, Maîtres Jacques Gauthier-Gaujoux et Jonas Haddad, « il s’agit d’une nouvelle affaire qui s’inscrit dans le contexte global de la prise en compte de la parole des femmes. Elle montre qu’aucun secteur n’est épargné par ces violences psychiques ou physiques faites aux femmes. Nous sommes bien en présence d’une situation où une personne abuse de son pouvoir, de son autorité morale acquise dans le monde du spectacle. »

« Son autorité morale ». Ou bien son emprise. Juridiquement, « la notion d’emprise est entendue comme une contrainte morale ou une violence psychologique qui est constitutive de faits de viol », rappelle l’avocate Carine Durrieu-Diebolt. C’est cette notion d’emprise qui sera au cœur du procès, s’il a lieu.

Selon la psychiatre Muriel Salmona, spécialiste de ces questions, « l’emprise entraîne un phénomène de dissociation chez les victimes ». C’est-à-dire qu’elles « voient leurs émotions anesthésiées lors d’une agression ». Elles sortent d’elles-mêmes, en quelque sorte, pour être en capacité de supporter la charge de violence qui s’abat sur elles. Il s’agit d’un « mécanisme psychotraumatique dont l’objectif inconscient est de se protéger des émotions trop fortes et trop violentes qui surviennent lors d’une attaque ».

Le consentement n’a aucune valeur juridique

La psychiatre milite pour que soient prises en compte les notions de sidération et de dissociation. « Plus de 70% des adultes qui subissent un viol ont de la sidération », précise-t-elle. « Ils ne peuvent pas crier, ni dire non. C’est la stratégie de l’agresseur en amont qui conduit à cet état d’apathie. La méconnaissance de ces mécanismes conduit à de nombreux classements sans suite, de déqualifications ou d’acquittements aux assises », déplore Muriel Salmona.

De plus, la qualification d’emprise permet de ne pas s’attarder sur la notion de consentement, qui n’a aucune valeur juridique, comme le précise Maître Carine Durrieu-Diebolt, « elle n’existe pas dans les textes de loi et si on veut se positionner sérieusement lors d’un procès, les avocats ont tout intérêt à éviter de s’en servir. »

En attendant la tenue d’un éventuel procès, Solveig Halloin en appelle aux témoignages. Elle en est persuadée: « Philippe Caubère a surement fait d’autres victimes. Je les enjoins à se manifester. Elles peuvent écrire à l’adresse suivante: victimescaubere@protonmail.com. Je veillerai à ce que leurs mots soient lus et entendus. »

Lire aussi :

• Sara Danius, la patronne du Nobel de littérature forcée de démissionner

• Le témoignage qui contredit la défense de Tariq Ramadan

• « Bande de bites », la pub très crue contre les agressions sexuelles

• Pour suivre les dernières actualités en direct sur Le HuffPost, cliquez ici

• Tous les matins, recevez gratuitement la newsletter du HuffPost

• Retrouvez-nous sur notre page Facebook

À voir également sur Le HuffPost:

 

La méchanceté, nouvelle valeur française ?

Publié le

De nos jours, la bienveillance n’est pas la principale qualité des Français qu’ils soient de souche, d’adoption, de papiers ou hôtes passagers ou clandestins. On est méchant et fier de l’être. Le plus fort a toujours raison. Petites et grandes victimes ont toujours tort.

Chacune et chacun peut mesurer l’agressivité et la hargne qui règnent dans la vie quotidienne, qu’elle soit le fait de proches, de voisins, de passants, d’employés administratifs, d’employeurs et de commerçants. Trop nombreux sont ceux qui instaurent un rapport de force, imposent leur loi et s’imposent, tentent de manipuler et gruger autrui pour servir leurs intérêts, se vengent sur autrui de’avoir été impuissant vis-à-vis d’un plus méchant qu’eux, prennent du plaisir à humilier et dévaloriser pour se sentir plus grand, etc. Et je ne parle même pas des voleurs, des violeurs, des agresseurs et des meurtriers. Je parle des gens « normaux » et des formes de méchanceté devenues banales.

Certaines méchancetés sont relevées par les médias qui nous ont récemment rapporté de sinistres faits.

Stéphane Poussier, ancien candidat de « La France insoumise » qui se réjouit de l’assassinat du colonel Arnaud Beltrame

La militante végane qui jubile publiquement de l’assassinat du boucher du Super U de Trèbes

Les djihadistes qui fêtent l’attentat de Trèbes et de Carcassonne et poussent des cris de joie chaque fois que les terroristes musulmans font des victimes

Les personnes qui ont troublé le recueillement des gens venus marcher en souvenir de Madame Knoll, vieille dame assassinée parce que juive

La doctoresse frappée par un patient qui se plaignait d’avoir trop attendu (Le Parisien du 04/04/2018)

Le gamin de 6ème harcelé et persécuté moralement et physiquement par ses condisciples dont la grande sœur a rendu le martyr public dans l’espoir d’y mettre fin (info Sud radio ce matin)

Le personnel médical des hôpitaux agressé en paroles et en actes par des patients et/ou leur famille parce qu’on ne satisfait pas leurs revendications, entre autre de choisir un médecin homme ou femme selon leur propre sexe.

Une Laetitia Boudou épouse Smet dite Hallyday qui refuse de partager l’héritage matériel et moral du chanteur avec ses enfants de lits différents et le chanteur lui-même qui n’a pas souhaité respecter la sensibilité de ses aînés

La même Laetitia Boudou qui a permis à ses avocats d’étaler au jour les problèmes psychologiques de Laura

Bagarres de plus en plus fréquentes entre élèves dans les écoles. Cette semaine les écoles toulousaines remportent la palme.

Des élèves des sections préparatoires de l’école militaire de Saint-Cyr harcelaient leurs condisciples féminines pour « broyer leurs ambitions ».

Enseignants frappés par des élèves et des parents d’élèves

Pompiers, policiers, ambulanciers, infirmiers et médecins caillassés dans les « cités » (logements sociaux) Selon « 20 minutes » . En 2017, la barre des 1 000 agressions a été franchie pour la première fois. Les femmes sont davantage concernées par ces violents passages à l’acte (51 % contre 46 % en 2016)…insultes, des crachats, des vols, des agressions sexuelles, des coups. » Dans la moitié des cas, l’agresseur est un patient mécontent de la prestation du professionnel. Dans 15 % des cas, l’auteur des violences est un accompagnant.

On peut se demander aussi s’il n’y a pas une dose de méchanceté chez les grévistes de la SNCF qui portent atteinte à la sécurité physique, psychologique et financière du petit peuple dont ils se servent pour inquiéter le gouvernement afin de satisfaire leurs intérêts corporatistes .

Y-a-t-il de la bienveillance ou de la malveillance chez les étudiants en grève qui occupent les universités pour empêcher leurs condisciples d’étudier ? Non seulement ces blocages portent atteinte aux étudiants d’origine modeste qui ne peuvent pas se permettre de perdre une année mais ils dévalorisent les diplômes universitaires. Les plus nantis pourront toujours « acheter » des diplômes en s’inscrivant dans de grandes écoles publiques ou privées où grèves et « jonction des luttes » (étudiants, lycéens, ouvriers, sans papiers, migrants, etc) n’ont jamais fait partie du programme …

La méchanceté sur les support numériques : Selon F. Jost, Internet est devenu la chambre d’écho d’un populisme ambiant qui se traduit dans les cas les plus extrêmes par une incitation à la haine, à l’homophobie et à d’autres formes de méchanceté. Une méchanceté dont la puissance est décuplée par la viralité des médias numériques.

 

 

 

Spams et arnaques : l’imagination au pouvoir. Prudence !

Publié le
Je viens de recevoir ceci et je n’ai pas cliqué sur le lien. Je ne connais pas « cat glasman » ni « spamenmoins.com »
La règle de sécurité est de ne jamais cliquer sur un lien émanent d’un expéditeur (personne, site, organisme ) qu’on ne connait pas et de ne jamais donner d’informations personnelles quand elles sont demandées.
Ne jamais commander sur des sites qui n’ont pas pignon sur rue, pas d’adresse ou de téléphone dédié et de ne pas se laisser tenter par « moins cher », « petits prix », « pas cher », « moins 50, 70, 80% », sites basés à l’étranger sauf si on passe par des sites qui garantissent un dédommagement en cas de problème.
Cat Glasman <no-reply@spamenmoins.com>
À :
 
4 avr. à 10:30
 

Bonjour, c’est Cat Glasman ,

Vous m’avez récemment envoyé un e-mail, et je vous en remercie.

Pour que je puisse le recevoir, cliquez simplement sur le lien ci-dessous et suivez les instructions (quelques secondes suffisent) : 

lien supprimé

Je recevrai alors votre mail (qui est actuellement bloqué par le service anti-spam que j’utilise désormais pour faire face aux nombreux courriers indésirables).
Vous n’aurez ensuite plus besoin de faire cette action lors de vos prochains envois.

Merci d’avance
Cat Glasman 


Hello, this is Cat Glasman ,

To cope with ever increasing amounts of spam mail, we have subscribed to a filter service from SpamEnMoins.com.
This service blocks all emails with the exception of trusted correspondents.

So I have not yet received your last email, 
In order to prove you are a genuine sender and not a spam-sending machine, please click on link below and follow the instructions on the page which opens. 

lien supprimé

You will then be immediately and permanently added to my list of trusted correspondants.
Your last email will also be delivered without delay.

Thanks in advance!
Cat Glasman

 

%d blogueurs aiment cette page :