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Archives de Catégorie: femmes

De la douceur dans ce monde de brutes. Khatia Buniatishvili, beauté, allégresse, liberté et charisme

L’année dernière le magazine Slate  

publiait un article sur le nouveau look des musiciennes qui ont troqué la robe longue et le noir contre des tenues mettant en valeur leur silhouette, leur gestuelle et leur expression personnelle. Finies les redingotes noires et la stature figée des musiciens hommes qui, quels que soient leur talent et leur virtuosité contenaient leurs émotions dans un carcan.

Je viens d’assister à un concert du turc Fazil Say qui, quoique vêtu de noir, offre au public une gestuelle des mains, ou plus exactement de la main libre, gracieuse et touchante. L’expressivité de l’artiste semble devenir une mode dont on ne peut que se réjouir.

On ne peut confondre l’expressivité de Glenn Gould, vraisemblablement autiste Asperger, qui interprétait Bach avec mimiques, borborygmes et maniérisme des mains, expressions non  destinées au public et plutôt proches d’une respiration très personnelle. Rien à voir avec un Fazil Say ou une Khatia Buniatishvili qui s’adressent au public par leur jeu autant que par tous les pores de leur âme.

Assistant à un concert donné par Arthur Rubinstein, j’avais été frappé par sa position, droit comme un I devant le clavier où couraient ses doigts agiles pour nous restituer le meilleur de Frédéric Chopin. A l’époque, je n’aurais pas imaginé que l’on pu jouer autrement et Arthur me ravissait. Mon dernier souvenir ému du petit homme est sa réception à la Sorbonne en 1979 (j’en ai oublié le motif), tant de force et de talent dans un si petit corps…Je me demande ce qu’il aurait pensé de Khatia…

Khatia Buniatishvili excelle dans l’expression sensuelle de tout son corps, son visage compris, tandis que ses doigts courent sur le clavier avec autant de grâce que son sourire.  Ses doigts apparaissent courts et potelés pour s’articuler sue les touches du piano avec douceur et souplesse surprenantes pour une telle dextérité. Elle donne l’impression de jouer sans effort alors que l’exercice du piano est un véritable sport qui exige une grande force physique des qualités habituellement louées chez les hommes comme Claude Mann. Tandis que Khatia balade ses doigts sur le clavier, son visage s’illumine et se couvre au rythme du balancement de ses boucles brunes secouées par la passion de la musique qu’elle interprète.

Dans la vidéo ci-dessous, Khatia porte une robe bustier qui permet de suivre sa gestuelle du sommet de sa tête à l’extrémité de ses doigts et, selon la prise de vue, elle donne l’impression d’être nue au milieu d’un orchestre où ne brillent que le vernis des instruments à corde et le métal des instruments à vent.

Vous l’avez compris, je suis ensorcelée par Khatia Buniatishvili 😉

La Connectrice

 

 

Zubin Mehta with Khatia Buniatishvili – Schumann: Piano Concerto in A Minor, Op. 54

Ajoutée le 18 sept. 2017

S’ABONNER 153 K
Full concert here: http://bit.ly/Tsinandali2017Festival Subscribe to our channel for more videos http://ow.ly/ugONZ Robert Schumann: Piano Concerto in A Minor, Op. 54 Khatia Buniatishvili: Pianist Israel Philharmonic Orchestra Zubin Mehta: Conductor Concert recorded at Tsinandali (Georgia), the september 14, 2017 at 17:00. © Tsinandali Festival Follow medici.tv on: | Facebook : https://www.facebook.com/medicitv | Twitter : https://twitter.com/medicitv | Instagram : https://www.instagram.com/medici.tv/ Dive into the heart of classical music with medici.tv! Get closer than ever to the artists you love and have an unforgettable experience with 100+ live webcasts each year and 1,800+ videos. A rare and exclusive selection of concerts, ballets, operas, documentaries, master classes, behind-the-scenes and interviews!

MOINS

Khatia Buniatishvili Un Violon sur le sable Royan 2017

589 782 vues

Ajoutée le 27 août 2017

S’ABONNER 2,4 K
Rachmaninov – Piano Concerto No.2 (Adagio sostenuto) Orchestre Un Violon sur le sable Direction Jérôme Pillement

 

 

F. Liszt – « Ständchen » Piano Transcriptions After Schubert – Khatia Buniatishvili

2 452 490 vues

Ajoutée le 15 oct. 2015

S’ABONNER 9,9 K
Khatia Buniatishvili, piano.

MOINS

#CàVous

Khatia Buniatishvili, rockstar du piano – C à vous – 15/04/2016

203 378 vues à partir de 7.04

Ajoutée le 15 avr. 2016

S’ABONNER 215 K
En compagnie de chroniqueurs, Anne Sophie Lapix donne la parole à ses invités pour décrypter et analyser l’actualité. Plus de coulisses, de photos, d’infos, d’échanges, de Live-Tweet, de videos, de #CàVous sur : – Facebook : https://www.facebook.com/cavousf5/ – Twitter : @cavousf5 – Instagram : @c_a_vous – Snapchat : snapcavous

Gilets jaunes et provocateurs professionnels pour décrédibiliser leurs revendications

LA COMPIL’ DES GILETS JAUNES

39 684 vues

Première diffusion il y a 21 heures

Tous les médias sans exception focalisent sur les débordements, violences, destructions, désorganisation, provocations, caractère incontrôlable du mouvement, anarchie et tout ce qu’ils peuvent dire et montrer de négatif sur ce mouvement réellement populaire et approuvé par a majorité de la population française.

https://www.france.tv/france-5/c-dans-l-air/798695-les-francais-et-l-impot-le-grand-ras-le-bol.html Les Français et l’impôt : le grand ras-le-bol

diffusé le ven. 23.11.18 à 17h45
La question fiscale est revenue en force dans le débat public avec le mouvement des gilets jaunes. Hasard du calendrier, un sondage réalisé par Ipsos pour Le Monde et la Fondation internationale de finances publiques met en évidence une progression du ras-le-bol fiscal chez les Français au cours des cinq dernières années. Ainsi seulement 54 % des Français considèrent aujourd’hui que le paiement de l’impôt est un « acte citoyen » au service de l’intérêt général, soit trois points de moins qu’en 2013. Et près de la moitié d’entre eux (47 %) approuvent la décision de certains contribuables « de s’installer à l’étranger pour payer moins d’impôts ». Pourquoi une telle érosion du consentement à l’impôt chez les Français ? L’enquête montre en premier lieu que le montant des prélèvements obligatoires (impôts et taxes) est jugé « excessif » par deux Français sur trois (67 %). D’autre part, 83 % des Français estiment que l’argent des impôts et des taxes est mal utilisé par les pouvoirs publics (48 % le jugent très mal utilisé), contre 17 % seulement d’avis contraire.

Dans le contexte actuel de mobilisation des gilets jaunes contre la hausse des taxes sur les carburants, ce sondage est révélateur d’une rupture entre l’impôt et la société.
Alors que se passe-t-il ? Une autre étude réalisée par l’Insee a montré cette semaine que si les prélèvements ont grimpé de 4 à 5 % en moyenne entre 2008 et 2016 pour les 10 % des Français les plus aisés, sur cette période les ménages ont perdu en moyenne près de 500 euros de revenu disponible. Cette baisse concerne une grande partie de la classe moyenne (67%) et s’explique par les réformes fiscales et sociales.

Alors ces enquêtes donnent-elles du grain à moudre aux gilets jaunes ? Paie-t-on trop de taxes en France ? A seulement un mois du lancement du prélèvement à la source, quel est le rapport des Français à l’impôt ?

Invités Philippe Dessertine – économiste, Directeur de l’Institut de Haute Finance , Brice Teinturier – directeur Délégué de l’institut de sondages IPSOS, Fanny Guinochet – journaliste en charge des questions économiques et sociales à « L’Opinion », Pierre Madec- économiste à l’OFCE

Le mouvement des Gilets jaunes est formidable parce qu’il touche le peuple de France dans sa totalité et qu’il révèle  l’injustice dont nous sommes tous victimes à des degrés divers. Les Gilets jaunes sont authentiques, courageux et indépendants des partis et d’organisations syndicales et professionnelles qui n’ont aucun respect pour le Bien commun France. De nombreuses femmes participent à ce mouvement avec enthousiasme et ne mâchent pas leurs mots sur les injustices qu’elles subissent, mères, mères célibataires, grand-mères, actives ou retraitées, déjà victimes de discriminations salariales et professionnelles. Et même si de plus en plus d’hommes participent à l vie domestiques elles sont au premier rang pour faire bouillir la marmite et mesurer la baisse du pouvoir d’achat.

Ayant participé à de nombreuses manifestations depuis 1968, je suis en mesure d’affirmer que les provocations organisées ou spontanées ont toujours existé dans le but de décrédibiliser les revendications des manifestants et, plus récemment, de les piller et de piller les commerces à la faveur des désordres que les pilleurs créent à dessein. Ces pillages sont tolérés sur ordre des gouvernants car ils leur permettent de monter les français les uns contre les autres, diviser pour régner, et qu’ils les aident à botter en touche comme le fait Castaner en ce moment : il cause sécurité, menace les dissidents au lieu de laisser la parole au président et aux ministres concernés par les revendications.

Ce jour, alors que les Gilets jaunes manifestent sur les Champs-Elysées, les journalistes présents sur le terrain ne manquent pas de respecter la tradition du dénigrement des luttes mais ils sont contredits par des manifestants, surtout des manifestantes, qui hurlent dans leur micro que tout se passe calmement et que le mouvement est pacifiste et qu’en province, les barrages filtrants laissent passer les véhicules contraints de circuler pour des motifs professionnels ou familiaux. On apprend que les Gilets jaunes manifestent avec joie et humeur, qu’ils font des « chenilles » en chantant et que la plupart des automobilistes les approuvent tandis que d’autres leur apportent boissons et nourriture. Mais cette solidarité populaire et la bonhomie des manifestants ne sont pas assez spectaculaires pour faire la une des rédactions.

Dans mon expérience des manifestations, sur 40 ans, j’ai observé de nombreuses provocations dont voici quelques exemples.

  • Les anarchistes toujours présents en queue de manifestation venus pour contester l’ordre, qu’il soit syndical, politique ou gouvernemental, avec drapeaux rouges et noirs, sortant leurs cagoules pour casser incognito
  • Des professionnels encagoulés, en battle dress, nantis de matraques, allure très sportive cassant tout sur leur passage, en particulier les vitres des banques. Des hommes visiblement entraînés à la violence, sans doute des barbouzes, des nervis, des militaires ou des policiers chargés de semer la panique chez les riverains et les manifestants dans le but de brouiller le message des revendications et/ou de faire la guerre aux organisations qui les gênent.
  • Des décérébrés qui profitent de la marée humaine pour se défouler
  • Depuis les années 2000, des groupes de racailles encapuchonnées issues souvent de banlieues ou de quartiers difficiles fondent comme des oiseaux de proie sur de jeunes manifestants naïfs pour les dépouiller de leur téléphone et de leurs biens, éventuellement de harceler sexuellement les filles. J’ai pu voir de mes yeux la panique que ces groupes suscitaient parmi des manifestants qui défilaient tranquillement. Je n’exclue pas que certaines de ces racailles soient rémunérées par les pouvoirs pour effrayer les contestataires.

On peut compter sur les Gilets jaunes pour continuer le mouvement avec calme, courage et détermination en espérant que le vieux monde des vieux requins et des vieilles ficelles manipulatrices cède au profit d’un véritable nouveau monde, plus juste et respectueux du peuple.

La Connectrice

Chantez sous la pluie Gilets jaunes et Féministes !

Je soutiens sans l’ombre d’une hésitation la manifestation des Gilets jaunes et celle des féministes contre les violences sexistes et sexuelles qui sont appelées ce jour triste et pluvieux du 24 novembre 2018. C’est pourquoi je nous dédie cette belle chanson de Gene Kelly (1952) Singin’n the rain car on peut chanter et se réjouir sous la pluie

 

Et pour l’espoir de réussite de nos attentes sur le pouvoir d’achat et le respect inconditionnel des femmes :

Somewhere over the Rainbow – Israel « IZ » Kamakawiwoʻole (quelque part au-dessus de l’arc-en-ciel)

https://youtu.be/V1bFr2SWP1I

 

Suivre la manifestation des Gilets jaunes en direct Des "gilets jaunes" font face à des CRS sur les Champs-Elysées

https://www.20minutes.fr/societe/2379167-20181124-blocage-gilets-jaunes-nouvelle-journee-mobilisation-mouvement-suivez-journee

 

Manifestation contre les violences sexistes à Lyon, en marge de la

…À Paris, les féministes – femmes et hommes – défileront à partir de 14h, d’Opéra à République, pour réclamer la fin de «l’impunité des agresseurs», ainsi que «des mesures ambitieuses et des moyens financiers suffisants pour que l’action publique mette la lutte contre les violences en top des priorités».

Une femme tuée tous les trois jours par son conjoint ou ex-compagnon

Né en septembre et appuyé par plusieurs associations, le mouvement #NousToutes  entend «passer du témoignage à l’action», un an après #MeToo, qui a fait bondir de 23% le nombre de cas de violences sexuelles signalées à la police, et six semaines après la mobilisation d’un millier de femmes à Paris autour de Muriel Robin. La comédienne sera d’ailleurs de nouveau dans la rue ce samedi, aux côtés d’autres actrices comme Eva Darlan et Vanessa Demouy ou de la responsable CGT Sophie Binet.

En France, en 2016, 123 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-compagnon, soit environ une tous les trois jours. Chaque année, près de 220.000 femmes subissent des violences de la part de leur conjoint ou ex-compagnon, selon des chiffres 2017 officiels. En outre, plus de 250 femmes sont violées chaque jour, et une sur trois a déjà été harcelée ou agressée sexuellement au travail. «Dans toutes les sphères de la société, les femmes sont victimes de sexisme et de violences sexuelles», fait valoir Caroline De Haas.

https://www.20minutes.fr/societe/2379611-20181124-violences-sexistes-feministes-esperent-dizaines-milliers-manifestants-samedi

 

#Jemarhele24 contre les violences sexistes et sexuelles

CHANGEMENT SUR ORDRE DU PRÉFET LE RASSEMBLERA AURA LIEU A OPERA ET NON MADELEINE

https://www.change.org/p/nous-marcherons-le-24-novembre-contre-les-violences-sexistes-et-sexuelles/u/23636611?cs_tk=AWuSn292xCFMAz5M9lsA763AgrJvR4CmKDf_-H-HEw%3D%3D&utm_campaign=6b3d9d290c444a609d1c205e75f3fb93&utm_medium=email&utm_source=petition_update&utm_term=cs

19 NOV. 2018 — 

Ce matin, sur France Inter et dans Médiapart, 250 personnalités appellent à marcher samedi 24 novembre !

Angèle, Clarika, Marie Darrieussecq, Cyril Dion, David Foenkinos, Imany, Guillaume Meurice, Nilusi Nissanka, Helena Noguerra, Catherine Ringer, Muriel Robin, Anne Roumanoff, Olivia Ruiz, Karin Viard ou encore Martin Winckler disent #JeMarcheLe24.

Et vous ? Vous marchez le 24 ? Dites-le !

Partagez le visuel ci-dessus avec #JeMarcheLe24.

Dites-le sur Facebook : https://bit.ly/2DwFliE
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RDV Samedi 24 novembre, à 14h, à Paris, Place de la Madeleine.

Rejoignez l’événement Facebook :https://www.facebook.com/events/248356775880794/

Retrouvez la carte de France des marches :http://bit.ly/cartenoustoutes

Vous êtes à Paris jeudi soir ? On organise une soirée Pancartes, slogans et confection de foulards pour la marche ! Inscription ici : https://formdivers.typeform.com/to/bWwqa2

A bientôt,

L’équipe de #NousToutes

Nous marcherons le 24 novembre contre les violences sexistes et sexuelles

Nous nous appelons Laura, Leïla, Geneviève, Pauline, Myé, Madeline, Fatima, Marion, Lorna, Gisèle.

Le 24 novembre, nous marcherons pour en finir avec les violences sexistes et sexuelles.

Nous sommes des millions de femmes et d’enfants à avoir subi et à subir encore des violences sexistes et sexuelles qui nous pourrissent la vie.

Nous sommes des millions à avoir vu ces violences abîmer nos amies, nos soeurs, nos amoureuses, nos mères, nos enfants ou nos collègues.

Dans l’espace public, au travail, à la maison, nous exigeons de vivre en liberté, sans injures, ni menaces, sans sifflements ni harcèlement, sans persécution ni agressions, sans viols, sans blessures, sans exploitation de nos corps, sans mutilations, sans meurtres.

Aucune d’entre nous ne doit cumuler les violences car elle cumule les discriminations. Nous exigeons que les enfants soient protégés de ces violences.

Nous voulons montrer notre force, notre nombre et notre détermination.

Nous voulons affirmer haut et fort notre solidarité avec les victimes.

Nous voulons en finir avec l’impunité des agresseurs.

Nous exigeons des mesures ambitieuses et des moyens financiers suffisants pour que l’action publique mette la lutte contre les violences en top des priorités : éducation dès le plus jeune âge, formation obligatoire des professionnel.le.s, application de l’ordonnance de protection, augmentation des moyens pour accueillir les femmes victimes…

Nous allons marcher pour montrer notre nombre, notre force et notre détermination. Victimes de violences, nous ne sommes pas seules. Nous ne serons plus jamais seules.

Après #MeToo, devenons #NousToutes.

RDV le 24 novembre.

– Rejoignez l’événement Facebook de la marche :https://www.facebook.com/events/248356775880794/

– Pour nous aider à financer cette marche historique, participez à la campagne de crowdfunding (tous les dons sont les bienvenus) : https://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/le-24-novembre-marchons-contre-les-violences-sexistes-et-sexuelles

* * * *

Je m’appelle Pauline et le 24 novembre, je marcherai. Parce que j’ai été victime d’une agression sexuelle avec tentative de viol, et aujourd’hui avec #NousToutes je deviens une battante.

Je m’appelle Marion et le 24 novembre, je marcherai. Parce que je refuse de voir ma fille grandir dans une société inégalitaire.

Je m’appelle Laura et le 24 novembre, je marcherai. Parce que descendre dans la rue et occuper l’espace public a encore aujourd’hui le pouvoir de provoquer un changement radical dans notre société.

Je m’appelle Malvina et le 24 novembre, je marcherai. Parce que lutter contre les violences m’a toujours tenu à cœur et aujourd’hui je veux que #NousToutes disions STOP.

> Vous voulez ajouter votre témoignages ? Cliquez ici : https://formdivers.typeform.com/to/Hybn8T

Ségolène Royal sincèrement féministe et éclairée

« Ce que je peux enfin vous dire » aux éditions Fayard.

A l’occasion de la sortie de son livre témoignage de son expérience politique, Ségolène Royal est invitée dans les médias où elle apparaît lumineuse, digne, avec un sens de la répartie tel que j’avais pu le constater en meeting, pleine de sagesse et de réalisme. Elle ne semble pas épuisée par 40 années de vie politique comprenant des cruautés personnelles auxquelles elle a vaillamment fait face. Dans ce livre témoignage elle rappelle certaines perles sexistes venues de son propre camp qui a préféré la victoire de Sarkozy à celle de la femme qui avait été choisie démocratiquement par les militants de son parti. Elle revient aussi sur ses initiatives dénigrées à l’époque mais passées aujourd’hui dans l’ordinaire des réflexions : le métissage culturel, les initiatives citoyennes, le drapeau français, le service national citoyen, l’interdiction du bizutage, etc.

Ségolène Royal a longuement insisté sur la nécessité de prévenir les migrations de masse causées par la famine conséquence de la sécheresse, en confiant aux femmes africaines les moyens de développer l’irrigation et l’agriculture locales. Sauf erreur de ma part, je n’ai pas entendu qu’on l’ait interrogée sur l’invasion migratoire actuelle et les solutions pouvant être apportées en temps réel aux désordres qu’elle cause, en particulier l’islamisation. C’est bien regrettable !

Invitée sur le plateau de ONPC elle a brillamment tenu tête à un Charles Consigny borné et bourré de préjugés empressé d’exprimer ses opinions plutôt qu’écouter celles de l’invitée Ségolène et la conduire à approfondir sa pensée comme devrait le faire tout bon journaliste. (Consigny est-il seulement journaliste ou chroniqueur ?)

Je vous laisse faire vôtre opinion vous-même en écoutant/regardant cette vidéo.

 

La féministe américaine Phyllis Chesler s’insurge contre les féministes opportunistes

Phyllis Chesler est une féministe américaine, psychologue de formation, qui a écrit de nombreux livres depuis 50 ans, pour dénoncer l’oppression des femmes et sa conséquence sur leur équilibre psychologique. Mariée à un Afghan rencontré aux USA pendant ses études à Bard College, elle a raconté son abominable transformation lors de son retour à Kaboul et sa terrible expérience du monde musulman.  Militant contre le traitement indigne des femmes dans les pays musulmans, elle a écrit sur les crimes d’honneur et les mariages forcés.
Engagée dans le judaïsme, elle soutient Israël et défend le droit des femmes à prier au Kotel, le mur des lamentations à Jérusalem. Elle fait donc tâche dans le milieu féministe politiquement correct antisioniste et islamophile. Cet ostracisme l’a conduite à réfléchir sur le féminisme opportuniste soumis aux idéologies politiques et à conclure que certaines féministes non seulement ne soutiennent pas toutes les femmes victimes d’abus mais ignorent les victimes lorsqu’elles ne rentrent pas dans le champ de leurs options politiques.
Phyllis Chesler dénonce le féminisme à géométrie variable et ce qu’elle a observé aux USA est tout à fait identique à ce que nous vivons en France et dans toute l’Europe. L’exemple le plus marquant étant le refus de défendre les femmes violées à la gare de Cologne et d’excuser les violeurs immigrés, le mâle musulman immigrant étant aujourd’hui pour les bien pensants de gôche le véritable damné de la terre.
Je vous invite donc à lire le dernier article de Phyllis Chesler, un pavé dans la mare de ces féministes aveuglées par leur « servitude volontaire » comme dirait Etienne de la Boëtie.
October 16, 2018 • 12:30 PM

https://www.tabletmag.com/scroll/272605/feminists-against-women?mc_cid=87dd82d613&mc_eid=b2cbd7fbec

NB J’ai utilisé la traduction automatique et je l’ai rapidement corrigée. Le texte original en anglais est au-dessous.

Hier encore, Hillary Clinton a insisté sur le fait que Bill  n’avait pas abusé de son pouvoir en permettant à sa stagiaire, Monica Lewinsky, qui avait la moitié de son âge, de le servir sexuellement. Les paroles d’Hillary sont incroyables et embarrassantes.

 En tant que personne qui étudie la violence sexuelle à l’égard des femmes depuis près de cinquante ans, je suis profondément troublée de la voir utilisée à des fins politiques partisanes. Cela enflamme les anti-féministes, mais plus important encore, cela affaiblit l’élan du mouvement # MeToo et, je le crains, rendra plus difficile à la prochaine victime de viol de porter plainte.

Mon dernier livre,  Une féministe politiquement incorrecte , traite de cette question de manière approfondie . À mon époque, la plupart des femmes américaines étaient régulièrement harcelées et agressées sexuellement. On nous a appris à nous en vouloir. Nous avons également compris que si nous nous plaignions, nous ne serions pas crues ou nous serions encore honteux. Nous avons appris à tolérer les lieux de travail hostiles, les espaces publics hostiles et les environnements domestiques hostiles. Beaucoup d’entre nous sont devenues des survivantes agressives. Certaines, en particulier les victimes d’inceste, sont tombées dans toutes les failles.

Tout cela a été oublié ou, plutôt, ce savoir a systématiquement disparu. Au milieu des années 80, sinon plus tôt, notre travail féministe le plus radical et le plus radical n’était plus enseigné dans les universités. Le mouvement # MeToo devait réinventer la roue féministe.

Etre violée est une chose qu’une femme n’oublie jamais – surtout si elle est une dirigeante féministe, car elle comprend que le viol est un acte de domination violente destiné à humilier et traumatiser une femme. Le fait d’être harcelée sexuellement et violée par votre employeur – lorsque vous devez conserver votre emploi – consigne une femme à l’enfer.

Une victime de viol porte son fardeau, absorbe le coup et tente de passer à autre chose. Certaines femmes ne peuvent pas le faire; Elles s’effondrent et tombent en morceaux Mais même une personne qui a pu apprendre à vivre avec son traumatisme est toujours hantée par la honte ou le chagrin pour toujours.

Une enfant violée par son père peut également passer à autre chose, mais une victime de l’inceste n’oublie jamais et ne pardonne jamais à la mère qui ne l’a pas protégée, l’a vendue pour payer le loyer, a refusé de la croire et l’a expulsée de la famille lorsqu’elle a protesté et rendu le crime public. La plupart des victimes d’inceste n’éprouvent pas autant de rage contre leur père violeur que contre la trahison intime de leur mère.

De tels événements traumatisants sont difficiles à raconter. La victime elle-même hésite à plonger dans le marais des souvenirs. Cela peut littéralement la rendre malade. Le regard des non-thérapeutes et des non-féministes brillent. Les thérapeutes féministes sont formés pour écouter – mais une bonne thérapie prend du temps, et les détails comptent vraiment – chaque détail a son importance.

À une époque où les femmes qui dénoncent les violences sexuelles sont censées être crues – moi aussi, j’écris au sujet du harcèlement sexuel et du viol commis par mon patron aux Nations Unies. Ce qui me hante, c’est que deux icônes du féminisme américain, Robin Morgan et Gloria Steinem (qui étaient aussi mes amies et alliées), ont ignoré mon viol, ont fait cause commune avec mon violeur et m’ont accusée de délation.

Oui, cela ne me fait aucun plaisir de les exposer – et je ne pense pas que ce qu’elles ont fait signifie que le féminisme fait fausse route. Morgan était le vrai délinquant, l’opportuniste par excellence. Steinem s’est simplement couvert pour elle. Ce faisant, MS Magazine s’est imposé sur le «territoire» du féminisme international.

Une décennie plus tard, Steinem semblait avoir appris sa leçon, du moins lorsqu’un   juge conservateur , Clarence Thomas, était sur le point d’être nommé à la Cour suprême. Elle se tenait avec Anita Hill. Mais elle ne m’a pas soutenue – ni avec Paula Jones, Juanita Broderick ou Monica Lewinsky (qui n’a affirmé aucun crime) en ce qui concerne la prédation sexuelle et les peccadillos de Bill Clinton. En fait, certaines grandes féministes se moquaient de Lewinsky: «style fille moyenne». Elle a écrit à ce sujet dans  Vanity Fair .

C’était aussi horrible pour elle que l’était son amie, une femme beaucoup plus âgée, la trahison originale de Linda Tripp. Psychologiquement, les femmes sont très blessées par les femmes que nous croyons être nos amies quand elles s’en prennent à nous. Les victimes, les prétendues «bonnes» personnes, se souviennent clairement des victimes de crimes beaucoup plus terribles.

Vers la fin de 2017, dans les pages du New York Times, Maureen Dowd a appelé Gloria pour sa défense de l’abus de pouvoir et du priapisme de Bill Clinton. Dowd a écrit: « Le féminisme institutionnel est mort lorsque Gloria Steinem, Madeleine Albright et d’autres féministes de premier plan ont plaidé en faveur du président Clinton alors qu’il avait menti effrontément pour n’avoir jamais eu de relation sexuelle avec » cette femme « – Monica Lewinsky. »

Les autres victimes connues de Clinton ont-elles été crues? Ont-elles obtenu justice? Qu’en est-il des victimes inconnues?

En outre, vers la fin de 2017, un  article  de Peggy Noonan dans  le Wall Street Journal  décrivait le rôle de Gloria dans la protection de Bill Clinton. Elle a cité un  article  de Caitlyn Flanagan dans l’Atlantique indiquant que, dans les années 1990, «le mouvement [féministe] était devenu un mouvement partisan». Flanagan nous rappelait le fameux éditorial de mars 1998 que Gloria avait écrit pour le  New  York Times,  elle a «humilié la victime, blâmé la victime et vieilli» et «exhorté la compassion et la gratitude envers l’homme accusé». Elle a souligné que Steinem avait qualifié les agressions de «passables».

Le 30 novembre 2017, Gloria a  imprudemment répondu  à ces critiques dans une interview dans les pages du Guardian. Elle aurait déclaré que «ce que vous écrivez au cours d’une décennie, vous ne l’écrivez pas nécessairement au cours de la prochaine». J’interprète cela comme si elle disait que les temps étaient différents, que nous ne savions pas ce que nous savons maintenant. Ce n’est pas vrai. Les féministes savaient tout sur le viol et le harcèlement sexuel à l’époque.

C’était le Gloria que j’avais rencontré au début des années 1980. À l’époque, elle a dissimulé la collaboration opportuniste de Robin avec un violeur et la trahison de sa victime. elle savait que je la voyais, ainsi que celle de Gloria, avoir échoué à confronter mon violeur (c’est ce que je lui avais demandé de le faire) comme un échec du courage féministe, du principe féministe et de la loyauté personnelle. Elle savait que je pensais qu’un homme comme mon violeur continuerait à s’attaquer aux femmes. Tout cela ne faisait aucune différence.

La semaine dernière, j’ai écrit directement à une féministe de premier plan, très proche de Gloria, pour l’inviter à utiliser son influence considérable auprès des principaux médias féministes et grand public au nom de mon travail. Je n’ai rien entendu en retour. Je l’ai fait parce qu’il semble y avoir une sorte de blocus général des médias contre mon livre. Au moins quarante grands points de vente de gauche, féministes et grand public n’ont même pas attaqué ce travail. Pour eux, cela n’existe pas. Je reste un dissident dans le goulag américain. C’est le sujet d’une autre pièce entièrement.

Et maintenant, ce que je craignais peut arriver. Les médias conservateurs qui, jusqu’à présent, ont commenté ce livre de manière très très positive relèveront bientôt cette histoire et la poursuivront. Les féministes ont eu de nombreux mois pour reconnaître la manière dont les dirigeantes féministes se sont parfois comportées comme des mères dans des familles incestes. Ils auraient pu le « posséder », le filer, le contester, en tirer des leçons. Eux et les médias qu’ils ont influencés ont jusqu’à présent échoué.

Je ne suis pas responsable de ce qui peut arriver ensuite.

The sordid history of famous feminists shaming victims of sexual abuse

October 16, 2018 • 12:30 PM

https://www.tabletmag.com/scroll/272605/feminists-against-women?mc_cid=87dd82d613&mc_eid=b2cbd7fbec

Just yesterday, Hillary Clinton insisted that Bill did not abuse any power when he allowed his intern, Monica Lewinsky, who was half his age, to sexually service him. Hillary’s words are beyond belief and beyond embarrassing.

 As someone who has studied sexual violence against women for nearly fifty years, I am deeply troubled to see it used for partisan political gain. Doing so inflames anti-feminists but more important, it cheapens the momentum of the #MeToo movement and, I fear, will make it harder, not easier, for the next rape victim to successfully press charges.

My latest book, A Politically Incorrect Feminist, deals with this issue in depth and at length. In my day, most women in America were routinely sexually harassed as well as sexually assaulted. We were taught to blame ourselves. We also understood that if we complained we would not be believed or we’d be further shamed. We learned how to tolerate hostile workplaces, hostile public spaces, and hostile home environments. Many of us became tough survivors. Some, especially incest victims, fell through all the cracks.

All this was forgotten or, rather, this was knowledge that was systematically disappeared. By the mid-1980s, if not sooner, our best and most radical feminist work was no longer being taught in universities. The #MeToo movement had to reinvent the feminist wheel.

Being raped is something that a woman never forgets—especially if she’s a feminist leader because she understands that rape is an act of violent domination meant to humiliate and traumatize a woman. Being sexually harassed and raped by your employer—when you need to keep the job—consigns a woman to a special circle of hell.

A rape victim bears up under the weight of it, absorbs the blow, and tries to move on. Some women cannot do it; they break down and break apart. But even someone who can numbly, dumbly move on may still be dimly and occasionally haunted by shame or sorrow forever after.

A child who is raped by her father can also move on, but an incest victim never forgets and never forgives the mother who did not protect her, sold her for rent money, refused to believe her, and ejected her from the family when her protests became too public. Most incest victims do not rage against their rapist fathers as much as against their mother’s intimate betrayal.

Such traumatic events are difficult to discuss. The victim herself is reluctant to re-enter the memory swamp. It can literally make her sick. The eyes of non-therapists and non-feminists glaze over. Feminist therapists are trained to listen—but good therapy takes a long time, and the details really matter—they’re all that matter.

In an era in which women who allege sexual violence are supposed to be believed—I, too write about being sexually harassed and raped by my boss at the United Nations. What haunts me, is that two icons of American feminism, Robin Morgan and Gloria Steinem, (who were also my friends and allies), covered up my rape, made common cause with my rapist, and ostracized me for whistleblowing.

Yes, they did. it gives me no pleasure to expose them—and I do not think that what they did means that feminism is all wrong. Morgan was the real offender, the quintessential opportunist. Steinem merely covered for her. By so doing, Ms. Magazine gained a lock-hold on the “territory” of international feminism.

A decade later, Steinem seemed to have learned her lesson, at least when a conservative judge, Clarence Thomas, was about to be appointed to the Supreme Court. She stood with Anita Hill. But she did not stand with me—nor did she stand with Paula Jones, Juanita Broderick, or Monica Lewinsky (who alleged no crimes) when it came to Bill Clinton’s sexual predation and peccadillos. In fact, Lewinsky was mocked by some leading feminists, “mean girl style.” She has written about this in Vanity Fair.

This was as awful for her as was her friend,  a much older woman, Linda Tripp’s original betrayal. Psychologically, women are very hurt by the women whom we believe to be our friends when they turn on us. Bystanders, the supposedly “good” people, are clearly remembered by the victims of far more terrible crimes.

Towards the end of 2017, in the pages of the New York Times, Maureen Dowd called out Gloria for defending Bill Clinton’s abuse of power and priapism. Dowd wrote: “Institutional feminism died when Gloria Steinem, Madeleine Albright and other top feminists vouched for President Clinton as he brazenly lied about never having had a sexual relationship with ‘that woman’—Monica Lewinsky.”

Were Clinton’s other known victims believed? Did they receive justice? What about the unknown victims?

Also, toward the end of 2017, an article by Peggy Noonan in The Wall Street Journal described Gloria’s role in protecting Bill Clinton. She cited an article by Caitlyn Flanagan in the Atlantic that said that by the 1990s, “The [feminist] movement had by then ossified into a partisan operation.” Flanagan reminded us of the famous March, 1998 op-ed Gloria wrote for the New York Times in which she “slut-shamed, victim-blamed, and age-shamed” the victims and “urged compassion for and gratitude to the man the women accused.” She pointed out that Steinem characterized the assaults as “passes.”

On November 30, 2017, Gloria unwisely responded to these critiques in an interview in the pages of the Guardian. She is quoted as saying that “what you write in one decade you don’t necessarily write in the next.” I interpret that as her saying that the times were different then, that we didn’t know then what we know now. This is not true. Feminists knew all about rape and sexual harassment back then.

This was the Gloria whom I had encountered in the early 1980s. Back then, she covered up Robin’s opportunistic collaboration with a rapist and her betrayal of his victim; she knew that I viewed her, Gloria’s, failure to confront my rapist together with me (this is what I’d asked her to do) as a failure of feminist courage, feminist principle, and personal loyalty. She knew that I thought that a man like my rapist would keep preying on women. This all made no difference.

Last week, I wrote directly to a leading feminist who is very close to Gloria and asked her to consider using her considerable influence with the major mainstream and feminist media on behalf of my work. I’ve heard nothing back. I did so because there seems to be some kind of mainstream media blockade against my book. At least forty major left-wing, feminist and mainstream outlets have not even attacked this work. To them, It does not exist. I remain a dissident in the American Gulag. That is the subject of another piece entirely.

And now, what I feared may come to pass. The conservative media which, so far, has reviewed this book very, very positively, will soon pick up this particular story and run with it. Feminists had many months to acknowledge the way in which feminist leaders have sometimes behaved just like mothers in incest families. They could have “owned” it, spun it, challenged it, learned from it. They, and the media that they’ve influenced have so far failed to do so.

I am not responsible for what may happen next.

Pour en savoir plus

Phyllis et Kate Millet, New York 1976

Le regard de Marieme Helie Lucas, sociologue algérienne spécialiste des droits des femmes lutte depuis des décennies contre l’intégrisme islamique . Elle a fondé « Femmes sous loi musulmane »

Que la gauche et bien trop de féministes s’en tiennent à la théorie des priorités (exclusive défense des émigrés – rebaptisés ‘musulmans’- contre la droite occidentale capitaliste) est une erreur fatale dont elles répondront devant l’histoire, et un abandon des forces progressistes de nos pays dont l’absurde inhumanité fera tâche indélébile sur le drapeau de l’internationalisme. 


A ce boulet conceptuel de la gauche (l’ennemi principal vs l’ennemi secondaire) s’ajoute une autre théorie des priorités, celle ci issue des organisations de droits humains : une implicite hiérarchie des droits fondamentaux selon laquelle les droits des femmes viennent loin après les droits des minorités, les droits religieux, les droits culturels, pour ne nommer que quelques uns de ceux qui sont régulièrement opposés aux droits des femmes, – et ce jusqu’à l’ONU.

  • D’autres réactions à chaud après les viols de Cologne

https://laconnectrice.wordpress.com/2016/01/13/viols-de-cologne-reponse-dune-feministe-historique-a-des-feministes-islamophiles/

Quand donc sortirez-vous de votre aveuglement antiraciste qui voile la
réalité du sexisme de ces cultures que vous défendez becs et ongles ? Vous
vous trompez constamment de cible : vous préférez attaquer vos sœurs
féministes qui, comme moi, depuis des décennies, dénoncent la progression
fatale en Europe, d’une idéologie incompatible avec les droits des femmes.
Partout, jaillit l’interrogation « Où sont passé les féministes ? ». Pourquoi
leur silence sur ce machisme venu d’ailleurs ? Mais à l’évidence, nous ne
nous réclamons pas du même féminisme. Le vôtre est gangrené par un gauchisme
qui a toujours préféré l’Autre, fut-il barbare, aux siens. Le féminisme est
une pensée et un combat qui vise l’autonomie et qui rompt avec les
dépendances idéologiques. Etes-vous sûres de faire partie de cette noble
entreprise ? Je ne me suis jamais reconnue dans vos positions, calquées sur
celles de l’extrême-gauche, qui ne donnent pas la priorité à la cause des
femmes. Réveillez-vous mes sœurs ! Sortez donc de la colonisation
idéologique qui vous barre la route à une pensée libre.

https://laconnectrice.wordpress.com/2016/02/01/viols-de-cologne-analyse-de-kamel-daoud-ecrivain-algerien/

https://laconnectrice.wordpress.com/2016/02/01/viols-de-cologne-reaction-du-parti-des-femmes-du-quebec/

 

Arabie saoudite. Rana Ahmad, apostate, réfugiée politique en Allemagne

Après les louanges accordées au nouveau monarque d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane dit MBS, la réalité éclate avec la mort atroce du journaliste Jamal Khashoggi dont on dit qu’il fut démembré vivant à l’ambassade d’Arabie de Turquie par un médecin légiste haut gradé de l’armée saoudienne. Personnellement, je m’étais méfiée de ces louanges unanimes pour le prince héritier et je l’avais écrit sur ce blog. https://laconnectrice.wordpress.com/2017/11/12/mbs-prince-saoudien-nouvelle-coqueluche-de-loccident-ah-ah/

Je vous invite à lire l’interview de l’exilée saoudienne Rana Ahmad parue dans le journal Le Point de ce vendredi 19 octobre 2018. Edifiant sur notre « ami » MBS.

Rana Ahmad, Ici, les femmes ne rêvent pas, Éditions Globe. Traduit de l’allemand par Olivier Mannoni.
280 pages, 22 €.

« En Arabie saoudite, tout le monde a peur »

INTERVIEW. La militante saoudienne Rana Ahmad s’alarme que le prince héritier MBS réduise au silence toute critique de son pouvoir absolu.

Propos recueillis par 

Publié le  | Le Point.fr
La Saoudienne Rana Ahmad a fui son pays pour l'Allemagne apres avoir choisi l'atheisme.
La Saoudienne Rana Ahmad a fui son pays pour l’Allemagne après avoir choisi l’athéisme. © Armin Arefi

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