Flux RSS

Archives de Catégorie: féminisme

actions visant à promouvoir l’égalité de droits entre femmes et hommes dans tous les domaines et toutes les sociétés
Actions visant à supprimer les discriminations que les femmes subissent du seul fait de leur genre.

Femmes battues. Et si la France adoptait le dispositif VINE ?

Publié le

Les rubriques de « fait divers » (printemps, été, automne aussi) apportent quotidiennement leur lot d’agressions contre les femmes. Toutes les femmes, quel que soit leur statut, leur âge, leur activité ou leur apparence physique sont susceptibles d’être agressées verbalement ou physiquement, harcelées verbalement ou physiquement, meurtries et défigurées, violées, tuées. 99.99% de ces actes sont commis par des mâles de 13 à 85 ans, souvent des proches ou des connaissances. Malgré les vibrantes déclarations et promesses de nos responsables irresponsables, mâles pour la plupart, rien de sérieux n’est fait pour lutter contre ces violences sexistes. Essayez donc de demander protection aux gendarmes ou déposer une plainte ou une main courante dans un commissariat, vous serez traitée comme une coupable soupçonnée avant d’être écoutée, a fortiori sérieusement entendue. Éventuellement on vous rira au nez « encore une histoire de cul », vous serez soupçonnée de faux témoignage et traite d’affabulatrice et vous recevrez une demande de non recevoir si vous avez l’impudence de demander une protection. La systématisation du traitement des victimes en coupables explique pourquoi la grande majorité des femmes victimes ne porte pas plainte. On prendra vos craintes en considération lorsque vous serez morte, qu’on déposera des fleurs et des nounours sur le lieu de vôtre assassinat et on organisera une marche blanche histoire de se laver les mains de toute responsabilité.

Dans l’article ci-dessous, l’avocat Guillaume Jeanson plaide pour l’adoption en France du système VINE (Victim Information Notification Everyday) d’alerte des victimes, un système qui ayant fait ses preuves a été adopté par 48 états américains. LC 

Guillaume Jeanson expose les failles du système actuel d’information des victimes de la Justice française. Les conséquences de celles-ci sont selon lui d’une terrifiante gravité.


Guillaume Jeanson est avocat au Barreau de Paris et porte-parole de l’Institut pour la justice.


L’actualité sordide de ce qu’il est convenu d’appeler maladroitement les «faits divers» semble accorder ces dernières semaines une place prépondérante aux violences conjugales.

Samedi 21 juin, Houria, une jeune femme de 34 ans, a été lacérée de coups de couteau à quelques pas de chez elle par son ex-mari qui était parvenu à briser la vitre de son véhicule, alors qu’elle conduisait sa fille de douze ans et une amie de celle-ci. Celui qui est désormais mis en examen et écroué pour tentative d’assassinat était pourtant déjà bien connu de la justice – avec déjà une dizaine de condamnations à son actif – et venait de sortir de rétention pour vice de procédure. Son ex-femme, était quant à elle bien connu des services venant en aide aux femmes battues.

Mardi 12 juin, Cathy, une jeune femme de 37 ans, a été défigurée à l’acide par son ancien compagnon et père de ses deux enfants, alors qu’elle emmenait sa fille à l’école. Une autre agression imprévisible? inévitable? Lui aussi était pourtant connu de la justice. Elle aussi l’était des services d’aide aux femmes battues. Depuis des mois il lui avait annoncé son intention de lui faire payer leur séparation. Lui montrant des photographies trouvées sur internet de femmes défigurées à l’acide, il l’avait même averti en des termes aussi peu amènes qu’équivoques: «je n’en ai rien à foutre, même si je prends 15 ou 20 ans de taule, je veux que tu ne ressembles plus à rien…». Déjà condamné pour violences conjugales, il avait interdiction de l’approcher mais, à en croire la victime, cette obligation n’était jamais respectée. Si bien qu’il venait régulièrement la menacer au pied de son immeuble ou même plus près encore: «Une fois, il a même grimpé les cinq étages par les balcons, comme a fait récemment le héros Mamoudou Gassama. Une autre fois, en tambourinant à ma porte, il a menacé de jeter notre petit dernier par le balcon…».

Ces «faits divers» sont terrifiants. Ils le sont d’autant plus lorsque l’on sait qu’ils ne sont guère isolés.

S’il est évidemment critiquable de légiférer pour un simple fait divers, il l’est tout autant de se refuser, par principe, à prendre la mesure d’un phénomène criminel et à le laisser prospérer, alors même qu’il est possible d’agir pour tenter, sinon de l’éradiquer, de se donner les moyens de l’infléchir en protégeant davantage les victimes.

Alors que faire?

Peut-être commencer par humblement lever nos œillères en regardant ce qui semble fonctionner à l’étranger.

Car là-bas aussi, tout est parti d’un simple «fait divers». Le 6 décembre 1993 aux États-Unis, Mary, une jeune femme de 21 ans, s’est fait tirer dessus à sept reprises par son ancien petit ami alors qu’elle était au volant de sa voiture. Ce jour-là, elle se pensait pourtant en sécurité. Ce dernier, qui l’avait auparavant battue et violée, avait en effet été arrêté et elle le pensait encore derrière les barreaux. Elle ignorait, hélas, qu’il avait été libéré sous caution. Personne n’avait jugé utile de la prévenir qu’elle courrait un grave danger.

C’est à la suite de ce drame que deux jeunes ingénieurs en informatique, Mike Davis and Yung Nguyen, ont décidé d’inventer un logiciel susceptible d’éviter que d’autres victimes ne connaissent le sort de Mary Byron. Fin 1994 le logiciel VINE était prêt.

VINE (qui signifie Victim Information Notification Everyday) est un système d’information qui permet à une victime de crime de connaître le statut carcéral de son agresseur pratiquement en temps réel: s’il est incarcéré, s’il est transféré dans une autre prison, s’il s’est évadé, s’il doit être libéré, s’il est décédé, etc.

VINE permet également de suivre un agresseur dont la peine a été aménagée et d’informer la victime notamment si celui-ci vient habiter à côté de chez elle, s’il a été arrêté pour une nouvelle infraction, si son statut légal change, etc.

Lorsque l’agresseur porte, après sa sortie de prison ou au titre de l’aménagement de sa peine, un bracelet électronique GPS, VINE permet surtout d’informer la victime si l’agresseur ne respecte pas les conditions de son placement sous surveillance à distance: s’il n’est pas présent chez lui alors qu’il devrait y être, s’il rentre dans une zone où il n’est pas censé se rendre, s’il a échappé à la surveillance électronique, etc.

Les autorités s’efforcent de combiner ces notifications instantanées avec des mesures de protection prédéfinies, que les victimes sont invitées à suivre lorsqu’elles sont informées que leur agresseur s’est évadé, ou bien a violé les conditions de sa probation, et qu’elles sont donc potentiellement en danger, particulièrement les victimes de violences domestiques.

Pour connaître le statut de leur agresseur, les victimes peuvent se connecter sur un site web, appeler un centre d’appel dédié, ou bien choisir de recevoir des notifications par mail, par courrier, par SMS, par appel téléphonique automatique. Ce système est gratuit pour ses utilisateurs.

Aujourd’hui VINE a été adopté par 48 états américains et permet de suivre plus de 90% de la population carcérale américaine. Il existe également au niveau fédéral un programme gouvernemental, SAVIN (Statewide Automated Victim Information and Notification), visant à aider les états à développer de tels systèmes d’information pour les victimes.

En France, si le code de procédure pénale offre déjà aux victimes de certaines infractions pénales quelques rares fenêtres d’information, ce dispositif demeure néanmoins embryonnaire et encore largement insuffisant.

Alors qu’existent à l’étranger de telles solutions, notre gouvernement qui s’est donné, rappelons-le, pour priorité de «lutter contre les violences faites aux femmes» ne saurait sur ce point, sans risquer de se contredire, rester dramatiquement attentiste.

Guillaume Jeanson

Le rappeur Naps, une « chance » pour les femmes de France

Publié le

J’ai entendu ce top en faisant mes courses hier et je n’en revenais pas. C’est vraiment ça que les jeunes plébiscitent et que la radio vomit avec les vomissures des obsédés de haine, de violence, de mépris pour les femmes et de gloire à leur pénis ? L’équivalent chez les bobos, c’est Jeff Koons qui veut nous imposer pénis et glands (les fameuses tulipes )

ici à 1:42
Naps (Ft. Alonzo) – Dans Le Block (Clip Officiel)
[Couplet 2 : Alonzo]
On n’a pas les mêmes armes
Elles font pas les mêmes trous (gamberge)
On n’a pas la même couleur de liasses
On n’a pas les mêmes sous
On n’a pas la même vie
Elle a pas le même goût
Elle te dit qu’elle est vierge
Vérifie son deuxième trou
J’ai un show en Asie
J’ai un show en Afrique
J’suis posé à l’alim’, normal
On n’a pas les mêmes hits
Une écurie sous l’capot
Bats les couilles j’mange tacos
On n’a pas les mêmes potos
Les antiféministes qui ne savent pas voir ce que les mouvements #balancetonporc#me too#moiaussi ont de révolutionnaires pour la condition des femmes ne semblent pas se rendre compte de la fièvre phallique destructrice qui hante les rappeurs comme Naps et les escrocs comme Jeff koons. Faire passer des glands pour des tulipes et le faire gober aux zélites, c’est fort de café …ou plutôt c’est une preuve de la bêtise et de la malhonnêteté stupide des ces zélites et de leur soumission au lobby homosexuel.
La Connectrice, consternée, féministe historique qui n’a pas participé à mai 68 pour ça !

Islamisation. Sabotage de la manifestation féministe du 8 mars à Paris

Publié le

La manifestation féministe parisienne de la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes, ce 8 mars 2018, a été sabotée par des femmes islamisées pro-voile, pro-palestiniennes, antisémites/antisionistes, racistes et misogynes, sans doute téléguidées par des factions politiques menées par des hommes misogynes, usant de tous les moyens pour tuer notre démocratie déjà bien malade de l’islamo-gauchisme et de la collaboration de nos zélites avec la destruction de nos valeurs au profit du totalitarisme musulman.

L’attaque systématique contre le féminisme, le « néo-féminisme » et « lesféministes » a atteint son paroxysme d’étape en ce 8 mars 2018, vraisemblablement tentative de détruire le mouvement #balancetonporc#metoo qui a, entre autres, conduit à l’interpellation du gourou musulman Tarik Ramadan, un crime de lèse-musulman dénoncé avec véhémence par les nombreux soutiens du prédateur sexuel.

J’espère que les intellos du magazine « Causeur », fer de lance des attaques contre  « lesféministes », reverront leurs positions misogynes ne serait-ce que pour se désolidariser des BDS, propalestiniens islamogauchistes qui font le sale boulot des misogynes qu’ils entrainent dans la destruction des valeurs françaises. Alain Finkielkraut qui prétend approuver les féministes mais conspue les « néoféministes » (L’esprit de l’escalier 11/03/2018), réfléchissez donc à la lueur du sabotage par nos ennemis communs de la manifestation du 8 mars.

La Connectrice

 

*https://christineld75.wordpress.com/2018/03/09/8mars2018-le-sabotage-de-la-manifestation-feministe-parisienne/

#8mars2018 le sabotage de la manifestation féministe Parisienne

 Dans une manifestation féministe #8mars , un cortège BDS pro-palestinien/anti-israélien menace des féministes soutenant les Iraniennes en lutte contre le port du voile obligatoire. En ce qui me concerne, cet évènement constitue un point de non-retour.

Bien sûr, comme tout mouvement social qui se construit dans une confrontation constante, le mouvement des femmes est complexe, divers et divisé. Bien sûr, depuis le début de son histoire, les valeurs fondamentales du féminisme sont dévoyées, trahies par nombre de personnes et de groupes qui pratiquent un entrisme éhonté pour tenter d’en prendre le contrôle.

Des groupuscules identitaires ont infiltré quasiment tous les partis et mouvements sociaux à gauche et pas seulement ; le mouvement féministe pas plus que le mouvement LGBT, n’ont été épargné. Pour tout observateur aguerri des mouvements sociaux, ce n’est vraiment pas un scoop. Le plus grave étant qu’aucune formation politique ou sociale de gauche ne fait le ménage dans ses rangs, bien au contraire, complaisance et lâcheté se mêlent à l’acculturation, au simplisme et même à la bêtise et laissent le champ libre à un dangereux sectarisme. A tout prix ne pas disparaître, et s’il le faut construire des alliances, même les plus improbables. Ce qui s’est passé le #8mars2018 à Paris dans une manifestation prétendue « féministe unitaire » en est une parfaite illustration.

Déjà lors de manifestations du #8mars précédentes, il avait déjà fallu supporter les batailles entre factions en guerre (Kurdes/Turques…), et des cortèges intersectionnels #8marspourtoutes défendant le système prostitueur ou le voile, etc. Les syndicats CGT, SUD, l’extrême-gauche, les libertaires, les Verts et le PC, constituaient d’année en année, le plus gros du cortège, pendant que le cortège de femmes se réduisait à portion congrue, mais nous n’avions pas encore été agressées par un bataillon pro-Palestinien – boycott Israël (BDS) pour avoir porté des pancartes féministes de soutien à nos sœurs iraniennes qui se dévoilent au prix de leur liberté, quand ici, des identitaires endoctrinées font la promotion du voile, marqueur genré politico-religieux s’il en est !

La manifestation parisienne est partie en avance sur l’horaire, alors que nous le quittions, nous avons croisé des femmes tentant de le rattraper. Un cortège désorganisé, dépareillé, faisant encore une fois la part belle aux syndicats et groupes politiques, sûrement concernés par la lutte contre le système patriarcal, mais avant tout, par la critique du gouvernement, sans oublier quelques individus masqués « antisystème », comme il s’en trouve désormais dans quasiment toute manifestation parisienne. Bien entendu, il y avait encore quelques groupes féministes, et j’ai notamment croisé des délégations OLF, Zéro Macho, Encore Féministe, la GLFF, etc. Il y avait aussi un cortège #metoo, un cortège de militantes Kurdes, de militantes d’Efrin, de femmes Iraniennes en exil, mais je n’ai noté, (à part les nôtres), aucune pancarte de soutien aux Iraniennes, aux Syriennes, aux femmes Polonaises qui luttent contre l’interdiction de l’avortement.

Comment en ce #8mars2018 passer à côté des Iraniennes en lutte contre les interdits d’un régime qui leur impose tenues et conduites directement issues de la charia islamique ? Il faut croire que les « féministes » intersectionnelles, islamo-gauchistes, françaises (comme un peu partout en occident), toutes à leur communautarisme et leur sacro-sainte  liberté du voile islamique, ne peuvent supporter la vue des Iraniennes ôtant publiquement leur voile, ceci exigerait de leur part de réfléchir à la signification réelle de ce voile !

Nous étions un petit groupe de femmes, issues notamment des « Femmes sans voile » d’Aubervilliers, de la CLEF, de Regards de Femmes, La Ligue Internationale du Droit des Femmes et des Vigilantes à avoir préparé et à porter des pancartes affichant le logo de soutien aux femmes iraniennes en lutte contre le port du voile obligatoire. Regardant passer le cortège avant de rejoindre les quelques groupes féministes en tête, certaines d’entre nous ont été apostrophées, injuriées, menacées par plusieurs individu.e.s sortant de l’imposant cortège pro-Palestinien/anti-Israélien -BDS. L’une de nous a été bousculée, sa pancarte a été cassée. Que faisait ce cortège BDS dans une manifestation féministe ? Comment admettre qu’une manifestation féministe le 8 mars, Journée internationale de lutte pour les Droits des Femmes, n’affiche pas massivement son soutien aux femmes Iraniennes qui viennent de lancer un mouvement de libération pour s’affranchir du joug patriarcal politico-religieux islamiste ? Comment cautionner que des féministes, solidaires des Iraniennes ne puissent défiler en paix dans une manifestation féministe le 8 mars, pire, y soient menacées, bousculées, agressées ?

En ce qui me concerne, après plus de 35 ans de participation aux manifestations féministes du #8mars, j’y mets un point final. Le mouvement féministe est gangréné par les identitaires de tous poils, « féminisme musulman », racialistes, islamo-gauchistes ; tous les groupes et personnalités qui tolèrent voire encouragent cette confusion aussi malsaine que dangereuse sont responsables. Un travail de clarification et de refondation doit avoir lieu. En attendant, je pense qu’il est urgent de se concentrer sur l’essentiel, à savoir la solidarité avec les femmes qui, ici et ailleurs, se battent contre les discriminations et violences contre toutes les femmes, sans aucune considération identitaire, communautariste ni religieuse. Le féminisme est par définition laïque et universaliste ou il ne l’est pas, les identitaires et leurs ami.e.s viennent d’en faire la démonstration imparable.

Christine Le Doaré

*NR confirme les infos de Christine Le Doaré
Bonsoir
Je confirme le témoignage et les dires de Christine Le Doaré (lien ci-dessous) sur la manifestation du 8mars à Paris .
J’y étais avec la   banderole de soutien aux Iraniennes et une pancarte où était écrit
« non au voile symbole sexiste . Oui à l’égalité des droits ».
Elementaire pour une manifestation féministe, me direz vous…
Et bien , j’ai été agressée par une fille d’une vingtaine d’années, rousse ( non voilée et non d’origine magrebhine…) qui a foncé sur moi en hurlant , m’a bousculée , arrachée ma pancarte et l’a cassée en deux morceaux ! Elle faisait partie manifestement d’un groupe de pro-palestiniens …
Ecoeurée , je pense ne plus jamais aller dans ce genre de manif « féministe » infiltrée et récupérée par les islamo-gauchistes, les communautaristes , les anti-sémites … 
N.R.

La récupération du 8 mars par les islamos gauchistes, anti sémites, sexistes et homophobes, les BDS en tête de gondole anti sioniste pro pal

« Les passantes » de Georges Brassens. Mise en images discutable

Publié le

La chanson « les passantes » aurait du s’intituler « les voyeurs ».  Georges Brassens la chantait en 1972. C’est la vision d’un macho sur les femmes « je les aime toutes », une perception qui n’a pas changé depuis 45 ans bien que l’objet de ce voyeurisme , nous les femmes, ait beaucoup évolué. La preuve sinistre est ce témoignage d’une professeure https://www.huffingtonpost.fr/anouk-f/ce-quevoque-le-mot-femmes-a-mes-eleves-de-primaire-lorsque-je-lecris-au-tableau_a_23378202/. Il y a de quoi pleurer de rage et de désespoir.

A la décharge, si je puis dire, de Brassens, il n’a pas écrit les paroles qui sont de Antoine Pol. Il a tout de même choisi le poème, en a composé la musique et a interprété. Le poème original a été écrit en 1911 alors que l’auteur était âgé de 23 ans et élève ingénieur à l’Ecole Centrale, une époque où les seules femmes « accessibles » étaient les prostituées. Les relations femmes/hommes étaient alors lourdement chargées de fantasmes. Quand 60 ans plus tard Brassens s’empare de ces fantasmes pour les mettre en chanson, les femmes avaient beaucoup changé mais le regard que leur portaient les hommes demeurait le même…comme de nos jours.

Ce clip mis en images par une jeune photographe belge de 24 ans est une interprétation féminine, sans doute féministe, d’une vision masculine et masculiniste. J’avoue ne pas vraiment apprécier, particulièrement au début et à la fin les représentations stylisées de vulves comme si pour faire la nique aux hommes obsédés par leur pénis (Jeff Koons) nous devrions exposer notre vulve. Et d’ailleurs, quitte à représenter le pendant, c’est le clitoris qu’on devrait montrer.

Résultat de recherche d'images pour "représentation clitoris"

http://sexlogue.blogspot.fr/2018/01/were-just-starting-to-talk-about-it.html

Je n’aime pas plus les déhanchements réservés aux femmes âgées et obèses cherchant à prouver que toutes les femmes sont belles qu’elle que soit leur état, avec des seins pendants et de la cellulite. Nous aurons beau dire et faire, femmes ou hommes nous préférons regarder des fleurs fraîches plutôt que des fleurs fanées de même que nous apprécions plus les roses parfumées que l’arum titan à l’odeur nauséabonde.

Description de cette image, également commentée ci-après

Le fait est incontournable que nous soyons conditionnées par notre culture ou prédisposées par nos gênes, nos critères du beau sont sensiblement les mêmes dans toutes les civilisations. Qui au monde ne prise pas la fraîcheur de la jeunesse ? L’objet des divergences d’appréciation n’est pas le corps lui-même mais la manière dont on le pare et le sens donné aux transformations qu’on lui inflige.

Une image ne rend que l’apparence physique de la personne et la vision de la photographe. Une personne, jeune ou vieille, valide ou invalide, grosse ou maigre, entière ou amputée n’est pas que son apparence. Une personne est une planète à elle seule renfermant autant de laideurs et de beautés qu’un monde puisse contenir. Ma chienne dont les sens ne sont pas bridés, frétille devant toutes les bonnes personnes quelle que soit leur apparence, physique, ce qui facilite la communication.

le n° 3

Au début des années 70, nous femmes du Mouvement de libération des femmes, avions un peu plus d’imagination que la jeune Charlotte Abramow pour représenter notre vulve …tout en pudeur…Parfois je trouve que les jeunes féministes contemporaines manquent de culture féministe et qu’elles s’inscrivent plus dans la contemporanéité superficielle, égocentrique et narcissique que dans l’histoire du féminisme.

La Connectrice, féministe historique

PS Adolescente j’étais fan de Georges Brassens et je chantais « Elle est à toi cette chanson » en m’accompagnant à la guitare. Je chantonne encore certaines de ses chansons …Mais c’était un gros macho. Nobody’s perfect 😉

Brassens était amateur créateur de chansons paillardes (cochonnes, obscènes, pornos…l’objet étant toujours la femme) http://www.paillardes.com/index.php?page=1&limitbot=0&limittop=50&requete=Brassens&param1=resultat.php&entete=A02-Brassens.php

 

Quelle belle idée de mettre en image d’anciennes chansons très connues qui sont toutes dans nos mémoires. Barbara, Nougaro, Brel, Aznavour, Ferré… certains de leurs plus beaux titres n’avaient pas de clips, que de vieilles images usées en noir et blanc, ou quelques moments qui crépitent lors de leur passage sur scène. L’agence Havas s’est unie avec Universal pour offrir de toute nouvelles vidéos à ces artistes aimés par de jeunes cinéastes. Et pour ouvrir cette session, le premier clip est celui des  « Passantes », poème écrit par Antoine Pol et chanté par Georges Brassens en 1972. C’est la toute jeune Charlotte Abramow, réalisatrice et photographe de 24 ans qui propose sa vision de cette délicieuse ode aux femmes. « Je veux dédier ce poèmes à toutes les femmes qu’on aime… », entonne le Sétois à la guitare. Et en image c’est une douceur où les femmes, toutes femmes, jeunes, vieilles, grosses, émues, rigolardes… se succèdent dans des tableaux très tendres. Un bel hommage à toutes ces héroïnes du quotidien. Une chanson à réécouter à l’envie pour se faire du bien au cœur et un clip à regarder pour faire plaisir au regard.

http://www.elle.fr/Love-Sexe/News/Les-Passantes-Brassens-et-les-femmes-superbement-mis-en-image-par-Charlotte-Abramow-3647195

Dimanche 11 Mars, 22:40 France 5. « Simone, Louise, Olympe et les autres, La grande histoire des féministes «

Publié le

http://www.programme-tv.net/programme/culture-infos/r1549434581-simone-louise-olympe-et-les-autres-la-grande-histoire-des-feministes/11974679-les-pionnieres-1789-1918/

Faudrait quand même pas exagérer, les femmes ont droit à un documentaire sur les pionnières qui ont oeuvré pour notre liberté, mais c’est quand même moins important que les pistaches diffuées en première partie de soirée sur la 5…

Ce ne sont pas les mères de famille qui travaillent le lundi qui pourront regarder la TV en pliant le linge ou en le repassant et sans doute pas plus les quelques pères de famille qui voudraient savoir.

Mathilde Damoisel : « il a fallu des femmes remarquables, très déterminées, portées par une vision et la conscience de leur condition, pour faire bouger les lignes »

 Source : http://www.50-50magazine.fr/2018/03/09/mathilde-damoisel-il-a-fallu-des-femmes-remarquables-tres-determinees-portees-par-une-vision-et-la-conscience-de-leur-condition-pour-faire-bouger-les-lignes/

Dans la série documentaire “la grande histoire” donnez-moi les féministes ? Elles n’y étaient pas jusqu’à ce qu’une productrice Amélie Juan prenne contact avec la réalisatrice de documentaires Mathilde Damoisel et lui demande de remédier à ce manque. Mathilde Damoisel en féministe s’est attelée à la tâche et a réalisé deux documentaires qui couvrent la longue histoire oubliée des combats des femmes pour faire reconnaître leurs droits de citoyenne de 1789 à la fin des années 1970.  Le premier chapitre sera présenté sur France 5 dimanche 11 Mars. La réalisatrice raconte l’histoire de son documentaire  « Simone, Louise, Olympe et les autres, La grande histoire des féministes « 

Comment avez-vous construit le documentaire ?

Le but du documentaire est de parler à tou.te.s, parler à celles/ ceux qui ne connaissent rien sur le féminisme, leur donner envie de connaitre cette histoire toujours non transmise. France 5 est une chaîne ouverte et a relevé le défi en finançant le projet. J’ai travaillé seule sous le contrôle de Claire Blandin, historienne, professeure à Paris 13. J’ai passé beaucoup de temps dans les archives de la bibliothèque Marguerite Durand.

L’idée était de rendre cette histoire très accessible, de tendre la main. J’ai donc fait le choix de construire le film comme une galerie de portraits. Montrer le destin de ces femmes permettait de montrer comment à chaque fois, il a fallu des femmes remarquables, très déterminées, portées par une vision et la conscience de leur condition, pour faire bouger les lignes. D’Olympe de Gouges au MLF, c’est la même histoire.

Vous montrez une séquence humoristique qui en dit long : une femme, quatre hommes autour d’une table lisant le journal et un homme tire la lampe qui les éclaire vers eux, la femme doit s’en emparer pour continuer à lire. Cette image en dit long sur la bataille des femmes jamais gagné ! Comment avez-vous sélectionné les femmes de cette grande histoire des féministes ?

Je voulais vraiment montrer que pour faire bouger les choses, pour que la condition des femmes évolue, il faut des femmes hors du commun, qui s’exposent, qui prennent des risques. Parfois, on oublie qu’il y a des femmes, au XIXème siècle, qui ont risqué leur vie, qui ont risqué leur réputation, qui ont risqué leur existence, qui se sont mises au banc pour que la condition des femmes change.
D’où cette construction des deux films autour des grandes figures. Certaines sont tout simplement incontournables. On ne peut pas faire l’histoire du féminisme en France si on ne parle pas d’Olympe de Gouges ou d’Hubertine Auclert, première à se dire féministe intégrale.

Marguerite Durant a créé un journal féministe incroyable le premier du genre  La Fronde. Il y en a eu d’autres que j’ai découvertes en faisant mes recherches. La féministe qui a été oubliée c’est Madeleine Pelletier, féministe radicale qui s’habillait en homme, elle a 50 ans d’avance sur Simone de Beauvoir.

Ce sont des femmes dont l’expérience et la condition personnelle poussent vers l’engagement et la prise de conscience. C’est Flora Tristan, battue par son mari médiocre et violent, qui finalement sauve sa peau en partant et prend conscience par l’écriture de sa condition et s’engage pour les femmes, pour les ouvrières.
Je voulais que ce film ait une dimension un peu épique, presque romanesque dans le bon sens du terme, tout en restant dans la rigueur de l’histoire et en portant avec fougue la voix de ces femmes du passé.

Quelle  féministe vous a le plus marquée ?

Madeleine Pelletier est la femme qui m’a le plus bouleversée, elle est une petite fille pauvre, d’une famille de maraîchers du quartier des Halles, avec une mère très conservatrice, très catholique, très monarchiste sans aucune ouverture. Et je vois cette petite fille qui va étudier envers et contre tout, qui va passer le Bac en candidate libre, faire médecine, étudier l’anthropologie. Avec une campagne menée avec La Fronde, elle parvient à se présenter au concours de l’internat en psychiatrie en 1903. Elle va devenir une féministe radicale, membre de la SFIO, parti socialiste, très proche des milieux anarchistes, également Franc-maçonne. Elle est complètement d’avant-garde.

Elle invente le genre, l’idée que, vraiment, être femme n’est pas naturel, qu’être une femme est une donnée sociale.
Elle a dans ses mémoires manuscrites qui n’ont jamais été publiées, écrit qu’elle a toujours été féministe parce que quand elle était petite, elle ne supportait pas qu’on lui dise que ses rêves de devenir général lui étaient interdits parce qu’elle était une femme. Elle est une féministe avant-gardiste. Elle annonce ce qu’écrira Simone de Beauvoir dans le deuxième sexe, elle annonce la notion de genre.

C’est un personnage magnifique et effectivement, vers la fin de sa vie, n’ayant jamais arrêté les avortements clandestins, elle a été dénoncée et en 1939, elle comparait en justice.
Comme elle est assez âgée, qu’elle a eu une attaque et est très diminuée, on ne l’a met pas en prison mais on l’interne dans un hôpital psychiatrique où elle meurt seule et oubliée.

Je pense que c’est une lumière dans l’histoire du féminisme mais un lumière isolée. C’est ce que l’on aussi voulu montrer dans le film, parce que le féminisme est pluriel.

Les voix féministes semblent avoir souvent trouvé expression par la plume ?

Bien sûr ! Olympe de Gouges apprend seule à lire et à écrire. C’est l’écriture qui fait d’elle un personnage, c’est son accès au savoir. Mais c’est vrai que la plume et le savoir font beaucoup. Comme je le disais pour Flora Tristan, c’est vraiment l’écriture qui l’a fait passer de femme victime à femme actrice de son destin. Son premier livre s’appelle Pérégrinations d’une paria et c’est là que tout commence pour elle. Écrire c’est à la fois transgressif et salvateur pour toutes.

On se souvient de Louise Michel comme une icône de la commune mais avant la commune, elle était institutrice à Montmartre. Elle est très engagée dans des groupes pour les droits de femmes, que l’on n’appelait pas féministe à cette époque. Ce mot n’existait pas. C’est l’éducation des filles qui est son cheval de bataille ! Elle est obsédée par l’éducation des filles, pour que les filles aient la même éducation que les garçons. Pour qu’elles puissent apprendre, lire etc.

Il y a aussi quelque chose de singulier chez les féministes, beaucoup d’entre elles sont des enfants illégitimes. Olympe de Gouges, Laura Tristan (Oh !, c’est Flora NDLR) , Louise Michel, sont des filles illégitimes, et aussi George Sand qui, elle, a un rôle particulier. Il y a ce côté, ‘  je suis à la fois fille illégitime, élevée par une mère assez forte ‘, et c’est quelque chose qui leur donne déjà l’impression d’être dans la marge, dans une forme de vulnérabilité. C’est ce qui leur donne certainement ce supplément de combativité qui fait qu’elles vont s’engager.
En parlant d’écriture, le grand acte féministe de Marguerite Durand,c’est La Fronde. Premier quotidien féministe entièrement fabriqué par des femmes. Elle disait que s’il y avait un seul homme qui participait un tant soit peu à la fabrication de ce journal, on dirait que c’est un journal d’hommes.

Pour vous les voix féministes sont multiples ?

Oui, il y a des féminismes. C’est ce qu’on a voulu transmettre de façon assez ouverte. Dans le film il y a des femmes qui sont hyper radicales, il y en d’autres qui sont de grandes réformistes, il y a de très grandes bourgeoises qui vont se battre pour le droit de vote, il y a des femmes très révolutionnaires qui viennent de la classe ouvrière. Tout cela c’est le féminisme. C’est un bouquet, ce sont des nuances infinies, c’est sa force ! C’est un mouvement qui n’est surtout pas figé.
Il faut arriver à avancer ensemble.

Brigitte Marti 50-50 magazine

Le deuxième chapitre de ce documentaire sera présenté dimanche 18 mars sur France 5

En 2009, Mathilde Damoisel avait, déjà signé un film sur une histoire oubliée des femmes Le ventre des femmes sur les stérilisations forcées au Pérou sous le gouvernement d’Alberto Fujimori.

 

Condition des femmes en Europe. Bilan

Publié le

https://www.touteleurope.eu/actualite/droits-des-femmes-quel-bilan-en-europe.html

https://www.touteleurope.eu/revue-de-presse/journee-des-droits-des-femmes-les-inegalites-perdurent-en-europe-donald-tusk-ferme-sur-le-brexit.html

https://www.touteleurope.eu/actualite/les-dix-europeennes-a-suivre-en-2018.html

https://www.touteleurope.eu/actualite/le-droit-a-l-avortement-dans-l-ue.html

https://www.touteleurope.eu/actualite/les-inegalites-salariales-entre-les-femmes-et-les-hommes-en-europe.html

En 2016, la rémunération des femmes était en moyenne 16,2% inférieure à celle des hommes au sein de l’Union européenne. Après un pic à 17,2% en 2012, l’écart a ainsi retrouvé un niveau inférieur à celui de 2010 (16,4%). Les disparités entre les États membres restent cependant importantes : l’écart varie de 5,3% à 25,3%.

Pour mesurer l’écart de rémunération, on compare la différence moyenne entre le revenu horaire brut moyen des femmes avec celui des hommes. Les Etats membres au sein desquels cet écart est le plus faible sont l’Italie (5,3%), le Luxembourg (5,5%), la Roumanie (5,8%), la Belgique (6,1%) la Pologne (7,2%) et la Slovénie (7,8%). A l’inverse les pays dans lesquels l’écart est le plus important sont l’Estonie (25,3%), la République tchèque (21,8%), l’Allemagne (21,5%), l’Autriche(20,1%) et le Royaume-Uni (21%). La France se situe en deçà de la moyenne européenne, avec un écart de rémunération entre les femmes et les hommes de 15,2%.

Ce chiffre est néanmoins difficile à interpréter, puisqu’il inclut tous les secteurs économiques. Or, les racines du problème sont multiples : différences en matière d’éducation, de choix de secteur, ségrégation sur le marché de l’emploi, partage inégal des responsabilités domestiques et de la garde des enfants, etc. Pour le moment, faute de consensus, aucune statistique n’existe à l’échelle européenne sur l’écart de rémunération ajusté, c’est-à-dire l’écart entre les femmes et les hommes ayant des caractéristiques strictement identiques (âge, niveau de diplôme, type de contrat, etc). En France par exemple, cet écart est de 10,5% selon le ministère du Travail (chiffres 2012).

8 mars 2018. Célébrées un jour, méprisées toute l’année !

Publié le

 

Je me souviens d’une manifestation féministe au début des années 70 quand nous dénoncions la fausse fête mais véritable entreprise commerciale des mères en chantant le slogan « fêtées un jour, exploitées toute l’année ».

En ce jour de célébration de la journée internationale des droits des femmes, j’ai l’impression que rien n’a changé depuis l’année dernière du point de vue de nos droits. Toujours 25% de différence salariale entre femmes et hommes. Violences conjugales, meurtre conjugal, viol conjugal encore et toujours. Viols trop nombreux et justifiés par l’injustifiable. Présence des femmes rare aux niveaux de responsabilité dans tous les domaines et en particulier parmi les chefs de gouvernement, il suffit de voir les photos de groupe des grandes rencontre internationales. Exploitation des femmes dans des emplois peu qualifiés. Exploitation des femmes par les grandes entreprises de poudre de perlimpinpin comme Loréal et les grands groupes pharmaceutiques de compléments alimentaires. Femmes vaches à lait pour la mode, les rhumatologues et les chirurgiens esthétiques, etc.

De plus, la France s’est montrée particulièrement rétrograde en matière de respect des femmes depuis quelques années : défense et protection de DSK, avalanche misogyne contre une candidate à la présidence de la République, Macron ne tenant pas sa promesse de véritable ministère des droits des femmes, Macron taxant les retraités qui sont en majorité des femmes, disparition des artistes femmes du monde de l’art, réaction misogyne de femmes (tribune « Deneuve » )et d’hommes (accusations de délation et leçons). Pour finir, je viens d’apprendre que sur les dix femmes qui comptent en Europe, aucune française n’y figure). Liste non exhaustive.

Le tableau de notre condition est fait ailleurs, j’en reste à cette petite évocation.

Mais depuis octobre 2017 jusqu’à maintenant, il s’est produit une révolution de taille que les femmes ne doivent qu’à leur courage : le mouvement #balance ton porc #metoo.

 

 

 

 

 

%d blogueurs aiment cette page :