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Archives de Catégorie: avortement

Derrière les parents Lambert, la secte Lejeune et du pognon

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Jacqueline Salenson s’engage en faveur de la fin de vie dans la dignité et elle nous en révèle de belles sur l’obstination déraisonnable des parents Lambert au mépris des sentiments de l’épouse de Vincent et de leur petite fille de dix ans.

Rappelons nous de la famille Lejeune dont le patriarche, Jérôme, généticien de son état se prétendait découvreur du gène de la trisomie 21 et luttait avec le soutien des nervis de l’extrême droite contre la liberté de l’avortement. J’ai assisté à ses prêches quand il comparait une femme enceinte à une voiture dont le conducteur déciderait de tuer ses occupants. Dans ses meetings il était protégé par des racailles qui cognaient sans scrupules tous les opposants au discours du gourou.

Jérôme Lejeune était non seulement un fanatique misogyne mais aussi un usurpateur qui avait exploité à son compte les recherches de Marthe Gautier. Une réalité que la Fondation Lejeune combat afin de ne pas nuire au projet de béatification de son gourou……

LC

http://www.jacquelinesalenson.com/2019/06/oui-vincent-lambert-est-en-realite-mort-mort-cerebral.html

oui, Vincent Lambert est en réalité mort (mort cérébral) .

Un « fou de Dieu » dangereux…et riche, très riche de par sa secte et sa Fondation ……….d’où vient tout cet argent ?pourquoi cette fondation est-elle reconnue d’utilité publique? arnaque à la sécurité sociale?un homme

  • qui confond la vie végétative, le cerveau mort, avec la vraie vie :

communiquer, bouger, ne serait-ce que un peu…

  • qui n’a pas assimilé la définition récente de la mort 

Dès l’après-guerre,la définition légale de la mort change en France (et en Occident)à cause du développement des greffes d’organes et de tissus :elle devient la « mort cérébrale »les greffes d’organe qui exigent un corps chaud , alimenté par le sang,(sinon, les organes meurent avec le mourant)donc « vivant » artificiellement avec des machines :le minimum est

  • l’alimentation artificielle ne se fait pas à la cuillère, mais par sonde gastrique
  • l’hydratation artificielle ne se fait pas en donnant à boire, mais par injection de serum, c’est bien entièrement artificiel !

voir:http://www.espace-ethique-poitoucharentes.org/obj/original_152122-les-nouvelles-definitions-de-la-mort-dr-lesieur.pdfLe Pr Régis Debré l’a dit hier à la radio :oui, Vincent Lambert est en réalité mort (mort cérébral) .https://www.lemonde.fr/m-le-mag/article/2019/05/31/jean-marie-le-mene-le-magistrat-qui-finance-la-croisade-pro-vie-des-parents-de-vincent-lambert_5469630_4500055.html?fbclid=IwAR39vMZZiGk5MRI9oBH_ztlaYUK_b_Hj85k0LNA6wouR7HzcpanZQuyABoIcitations :« Jean-Marie Le Méné, 62 ans, magistrat à la Cour des comptes, d’abord connu pour sa fonction de président de la Fondation Jérôme Lejeunene cache pas avoir assisté le couple Lambert dans leur combat.La Fondation Lejeune finance quasi intégralement leurs frais d’avocats (autour de 100 000 euros par an).« On s’achemine vers la fin de vie programmée : cela mérite un investissement total de notre part,car nous avons vocation à défendre la vie », explique-t-il.Père de neuf enfants, Jean-Marie Le Méné est marié à Karin Lejeune, fille du professeur de médecine Jérôme Lejeune et sœur de Clara Lejeune, l’épouse d’Hervé Gaymard.En 1996, lorsque la Fondation Lejeune est reconnue d’utilité publique, ce dernier est secrétaire d’Etat à la santé et à la Sécurité sociale.M. Le Méné appartient à l’Académie pontificale pour la vie, fondée par Jean Paul II en 1994, qui a pour but « la promotion de la valeur de la vie humaine ».Ses membres les plus radicaux ont été révoqués par le pape François« Ce n’était pas juste », commente-t-il à ce propos.Très influent dans les milieux catholiques et ultraconservateurs,M. Le Méné mène un combat acharné contre l’interruption volontaire de grossesse (IVG).En 2017, la Fondation Lejeune, dont la mission est d’accueillir « les rescapés de l’eugénisme », selon la formule de son président, a été accusée par des scientifiques d’entrave à la recherche médicale sur l’embryon.Un an plus tôt, même le représentant de l’Enseignement catholique avait relevé et dénoncé « une certaine forme deviolence » dans un manuel de bioéthique publié par la Fondation à destination des jeunes lycéens.Jean-Marie Le Méné intervient régulièrement dans les médias ousur son propre site Genethique.orgoù il se prononce contre l’IVG, la Procréation médicale assistée (PMA), la gestation pour autrui (GPA)…En mars 2015, dans une interview publiée sur le site d’extrême droite Boulevard Voltaire, il suggérait une corrélation entre« avortement de masse » et « immigration de masse ». »

Pour en savoir plus sur Marthe Gautier

Sciences – Injustice envers Marthe Gautier : un de ces conflits entre chercheurs sur la paternité d’une découverte qui rejaillit avec violence plusieurs décennies après les faits ?

LE MONDE | 04.02.2014 |

Trisomie : une pionnière intimidée

Le rôle de Marthe Gautier, 88 ans, dans la découverte de l’anomalie chromosomique responsable du mongolisme a été occulté. Sa conférence sur le sujet n’a pu avoir lieu en raison de la présence d’huissiers mandatés par la Fondation Jérôme Lejeune
 C’est une injustice vieille d’un demi-siècle qui aurait dû être réparée symboliquement à Bordeaux le 31 janvier. En attribuant, à l’unanimité de son conseil scientifique, son grand prix à Marthe Gautier, 88 ans, la Fédération française de génétique humaine comptait honorer le rôle de la chercheuse dans l’identification, en 1958, du chromosome 21surnuméraire qui a transformé le mongolisme en trisomie 21.

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Marthe Gautier, le 30 janvier à Bordeaux. | RODOLPHE ESCHER POUR le Monde
Mais la Fondation Jérôme Lejeune, du nom du généticien (mort en 1994) qui a également participé à cette découverte, en a décidé autrement : l’intimidation par les huissiers qu’elle a envoyés au colloque de Bordeaux a conduit à l’annulation de la conférence de Marthe Gautier (Le Monde du 3 février).
Pourquoi un de ces conflits entre chercheurs sur la paternité d’une découverte qui fait le quotidien des laboratoires rejaillit-il avec une telle violence plusieurs décennies après les faits ?
UN TRAVAIL DE POINTE
L’histoire commence en 1956. Jeune médecin, Marthe Gautier revient des Etats-Unis, où son mentor Robert Debré, grand modernisateur de la médecine française après la Libération, l’a envoyée en stage. Elle devient chef de clinique – une des deux seules femmes à occuper ce poste – à l’hôpital Trousseau. Les après-midi sont libres et Marthe Gautier décide de les consacrer à la recherche, une activité encore rare dans le milieu médical français. Son patron, Raymond Turpin, est un des meilleurs spécialistes du mongolisme, comme on dit alors. Il soupçonne depuis longtemps une origine innée de la maladie, mais ne dispose pas d’un laboratoire où tester cette hypothèse.
Aux Etats-Unis, Marthe Gautier a appris à cultiver des cellules humaines. Elle propose à Turpin de mettre en culture des cellules d’enfants sains et d’enfants atteints de mongolisme, puis d’en comparer les chromosomes observables sous microscope. Son patron est immédiatement d’accord. L’expérience semble toute simple. Alors que l’on vient de découvrir que l’espèce humaine a 46 chromosomes, l’étude représente pourtant un travail de pointe et, dans le grand dénuement des laboratoires français des années 1950, un véritable tour de force.
 « DU SÉRUM ET DU PLASMA »
Sans soutien, travaillant seule, Marthe Gautier transforme une petite pièce de l’hôpital en laboratoire. « Pour cultiver des cellules, se souvient-elle, il me fallait notamment du sérum et du plasma. Le sérum, eh bien j’ai pris le mien ! Et pour le plasma, je suis allée dans une ferme chercher un coq. Je l’ai installé dans un coin de la cour de l’hôpital, et j’allais le piquer à la veine alaire chaque fois que j’avais besoin de plasma. Cela ne me faisait pas peur, je suis née dans une ferme, j’ai l’habitude des animaux. » Sur la cheminée de son vaste appartement parisien encombré des dossiers de toute une vie de recherche, un coq en faïence témoigne de cette contribution involontaire des gallinacés à la découverte de la trisomie 21.
Début 1958, ses techniques étant au point, elle met en culture les premières cellules de patients atteints de mongolisme. Quelques semaines plus tard, elle découvre qu’elles possèdent toutes un petit chromosome en trop (qui s’avérera plus tard être le 21). Pour la première fois, un retard mental trouve une explication biologique. Jérôme Lejeune, médecin stagiaire du CNRS travaillant également dans le service de Raymond Turpin, a bien compris toute l’importance de la découverte. Il étudie lui-même les dermatoglyphes (les lignes de la main) des retardés mentaux, dans le but d’en faire un outil de diagnostic, et s’intéresse à la génétique. Lejeune propose d’aller présenter les résultats de sa collègue à un congrès à Montréal auquel il est invité. « Avec mon petit traitement de chef de clinique, je n’avais pas les moyens d’y aller. Et puis j’étais naïve et, à sa demande, j’ai confié à Lejeune mes lames d’observation microscopique de chromosomes pour qu’il les photographie », raconte Marthe Gautier.
EXPULSÉE DE LA PREMIÈRE POSITION
Mais, au congrès, Lejeune présente sous son seul nom la découverte. « Il n’avait pas prévu d’en parler, car sa communication portait sur l’effet mutagène des rayons ionisants. Ce n’est que dans le fil du débat au congrès, pour répondre à un contradicteur, qu’il a été amené à montrer les images de triple chromosome 21 », soutient Marie-Odile Réthoré, directrice médicale de l’Institut Jérôme Lejeune, qui travaillait à l’époque sur les rayons ionisants dans le service de Raymond Turpin.
Avec mon petit traitement de chef de clinique, je n’avais pas les moyens. Et puis j’étais naïve et, à sa demande, j’ai confié à Lejeune mes lames d’observation microscopique de chromosomes pour qu’il les photographie », raconte Marthe Gautier
 Puis, en janvier 1959, Marthe Gautier apprend, l’avant-veille de sa publication, que la communication à l’Académie de médecine qui annonce la découverte est signée de Lejeune, Gauthier (l’orthographe de son nom a été écorchée et on l’a prénommée Marie) et Turpin. Elle se retrouve expulsée de la première position parmi les signataires, celle qui, selon l’usage, est réservée au chercheur qui a mené les expériences. « Marthe Gautier a fait un excellent travail de technicienne, mais la vraie réflexion provenait de Lejeune, qui a lui-même rédigé l’article », justifie Marie-Odile Réthoré. Technicienne, une chercheuse ayant réussi l’internat de médecine et formée ensuite à Harvard ? Le propos en dit long sur le machisme ordinaire qui régnait dans le milieu très masculin de la recherche médicale.
Avec mon petit traitement de chef de clinique, je n’avais pas les moyens. Et puis j’étais naïve et, à sa demande, j’ai confié à Lejeune mes lames d’observation microscopique de chromosomes pour qu’il les photographie », raconte Marthe Gautier
« LEJEUNE ÉTAIT AMBITIEUX »
« Lejeune était ambitieux, et il avait besoin de cette signature pour espérer le Nobel, raconte, sans amertume ni rancœur, Marthe Gautier, qui s’éloigne au début des années 1960 de Lejeune pour se consacrer à la cardiopédiatrie. La cytogénétique ne m’intéressait qu’assez peu. Je n’avais pas fait de la médecine pour compter des chromosomes, mais pour soigner des enfants. »
Jérôme Lejeune, lui, poursuit une brillante carrière, créant une école française de cytogénétique, dont il devient la figure de proue incontestée. Dès 1962, il reçoit, seul, le prix Kennedy, doté de près de 200 000 nouveaux francs, pour « sa » découverte de la trisomie 21. Les difficultés commencent lorsqu’il devient techniquement possible de dépister la trisomie 21 in utero. Lejeune réunit les responsables de services de cytogénétique en France et les somme de ne pas pratiquer ce dépistage. Fervent catholique et opposant intransigeant à l’avortement, il voit bien que la possibilité de dépister la trisomie 21 in utero va conduire nombre de femmes à choisir d’interrompre leur grossesse.
Rares sont ceux qui s’opposent, sur le moment, à cet oukase. A partir des années 1970, la croisade de Lejeune contre la contraception et l’avortement en fait une figure de plus en plus contestée politiquement, mais on oublie les conditions de la découverte de la trisomie.
« DISTORSIONS DE LA RÉALITÉ »
Ce n’est qu’en 2007, lorsque l’Eglise envisage de béatifier le chercheur, que l’affaire ressort. Une généticienne britannique, Patricia A. Jacobs, elle-même découvreuse à la fin des années 1950 d’une des premières anomalies chromosomiques, écrit au pape pour l’informer que Lejeune s’est, à au moins deux reprises, présenté publiquement comme le seul découvreur de la trisomie 21. « Les distorsions de la réalité opérées par le professeur Lejeune devraient être sérieusement examinées dans toute discussion sur sa possible béatification », écrit la chercheuse, rejointe par d’autres généticiens britanniques. En France, plusieurs médecins catholiques écrivent à leur évêque dans le même sens. Marthe Gautier est convoquée à l’évêché de Paris pour déposer devant la commission qui instruit le procès en béatification.
La procédure est toujours en cours. Il est permis de penser que la Fondation Jérôme Lejeune est d’autant plus virulente dans sa défense de l’image du chercheur qu’elle conserve l’espoir qu’il sera un jour béatifié. Ce qui semble improbable, s’il se confirme qu’il s’est montré pour le moins indélicat dans ses rapports avec Marthe Gautier.
Nicolas Chevassus-au-Louis Journaliste au Monde
Le précédent de Rosalind Franklin
« L’histoire de Marthe Gautier rappelle beaucoup celle de Rosalind Franklin quelques années plus tôt au Royaume-Uni », relève Alain Bernheim, président de la Société française de génétique humaine. Jeune physico-chimiste, Rosalind Franklin se spécialise, après la seconde guerre mondiale, dans l’étude des spectres de diffraction aux rayons X, technique qui permet d’obtenir des indices sur la forme des molécules. Elle obtient, au début des années 1950, les premiers clichés de diffraction aux rayons X d’ADN. Ce sont ces images que James Watson et Francis Crick vont utiliser pour parvenir à leur célèbre découverte de la structure en double hélice de la molécule de l’hérédité. Les deux hommes ne reconnaîtront jamais le rôle déterminant de Rosalind Franklin dans la découverte qui leur vaudra le prix Nobel en 1962… La chercheuse est morte en 1958 d’un cancer de l’ovaire vraisemblablement dû à l’exposition aux radiations.

GPA. Il n’y a pas d’ÉGALITÉ ENTRE LE SPERME, L’OVULE ET LES NEUF MOIS DE GROSSESSE ET l’ACCOUCHEMENT

Publié le

PUBLIÉ LE 11 MARS 2019 PAR PHYLLIS CHESLER ET SUSAN L. BENDER

ÉCRIT POUR LE NEW YORK LAW JOURNAL

LA MATERNITÉ DE SUBSTITUTION COMMERCIALE ENGENDRE UNE FAUSSE ÉGALITÉ ENTRE LE SPERME, L’OVULE ET LES NEUF MOIS DE GROSSESSE ET D’ACCOUCHEMENT

Considérer une femme comme un simple bateau pour des biens qui appartiennent contractuellement à des «parents intentionnels» s’érode et est en conflit direct avec les motifs du droit d’une femme à un avortement.


Sanford M. Benardo, fondateur du Northeast Assisted Fertility Group, souhaite élargir les «droits en matière de procréation» des infertiles, incapables de porter un enfant, atteints du cancer ou des hommes. Il dresse un portrait très sympathique de tels «parents d’intention» et affirme que la plupart des «mères porteuses» sont des femmes bien éduquées et de la classe moyenne qui ne sont «pas riches, mais loin d’être démunies».

Benardo fait partie de ceux qui croient que tout le monde a le droit de devenir les parents d ‘«enfants de substitution». Cette phrase est dure et choquante, mais pas plus que les expressions «transporteur de substitution» ou «éleveur de substitution», ainsi que Benardo se réfère à quelles lois ont historiquement défini comme «mère», à savoir la femme enceinte de neuf mois et qui accouche.

Considérer une femme comme un simple bateau pour des biens qui appartiennent contractuellement à des «parents intentionnels» s’érode et est en conflit direct avec les motifs du droit d’une femme à un avortement. L’embryon / fœtus / enfant en développement fait partie de la femme, il lui appartient car il est dans son corps. Ce fait lui donne le droit de mettre fin à une grossesse. Si d’autres personnes – le profiteur de la maternité de substitution, le donneur de sperme ou d’ovules – réclament ce droit, alors qu’est-ce qui peut empêcher l’Etat ou l’église de faire la même chose?

Les contrats de maternité de substitution commerciaux génèrent une fausse égalité entre le sperme, l’ovule et neuf mois de grossesse et d’accouchement. Plus: Ils disparaissent complètement la femme enceinte et l’accouchement. Cela éloigne encore plus les femmes et privilégie le matériel génétique externe par rapport à la réalité biologique de la grossesse, qui comprend un échange de sang, de cellules, d’émotions, d’idées, etc. De nombreuses femmes enceintes sont liées au développement de l’embryon dans leur corps, que le matériel génétique soit ou non leur appartient ou appartient à leurs maris. Les fœtus en développement entretiennent également des liens avec leurs mères biologiques, ce qui peut être l’une des nombreuses raisons pour lesquelles les enfants adoptés sont souvent à risque en psychiatrie.

Un don de sperme de cinq minutes et un ovule douloureusement récolté ne sont pas identiques et ne doivent pas préjuger de neuf mois de grossesse et d’accouchement, avec tous les risques médicaux qui s’y rattachent.

Dans son article intitulé «Corps enceintes et sujets de droits: le lien de substitution – avortement», l’avocate et sociologue de l’université Columbia, Yasmine Ergas, écrit: «Ni les droits parentaux ni les droits de propriété ne peuvent être cédés à des fœtus. d’attribuer des droits au corps de la femme, et donc à sa personne. « 

Ainsi, outre le problème de l’achat et de la vente de bébés, les motifs de notre droit à un avortement peuvent être en totale contradiction avec les droits d’un «enfant de substitution».

Soit la loi relative à la sécurité des enfants ne doit pas être légalisée dans l’État de New York, soit elle doit suivre de près la loi sur l’adoption, par exemple, la mère de naissance peut changer d’avis et ne pas donner l’enfant; ne peut pas être contraint d’avorter ou de faire gester un enfant qui n’est pas parfait, un enfant qui pourrait être rejeté par ses parents d’intention – qui ne peut tout simplement pas se soustraire à ses obligations, etc. Et oui, la mère de naissance devrait toujours être autorisée à garder l’argent pour avoir travaillé pendant neuf mois.

Cela mettrait gravement en péril une industrie de la maternité de substitution à but lucratif et ouvrirait la voie à des ententes de maternité de substitution altruistes et fondées sur des protections juridiques créatives pour tous.

Simone Veil s’est éteinte. Une grande lumière française disparaît.

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Simone Veil a définitivement clôt ses yeux ce matin à l’aube. De nombreuses célébrités françaises, politiques et autres, lui rendent hommage. Simone Veil fut longtemps la personnalité politique préférée des Français. Elle s’était retirée de la vie publique depuis près de deux ans parce qu’elle était gravement malade, un état aggravé par la disparition de sa sœur et de son époux. Elle avait 89 ans.

Je suis rarement affectée par la disparition d’une personnalité mais celle-ci me rend très triste, très très émue et triste.

Simone Veil fut une femme parfaitement digne dans sa vie personnelle et professionnelle -elle était magistrate- comme dans sa vie politique.

Déportée à 16 ans de Nice sa ville natale, survivante de la Shoah ayant perdu une partie de sa famille, elle n’était pas rancunière mais au contraire favorable à la construction de l’Europe, selon elle un facteur de paix. Elle fut la première femme présidente du Parlement européen, résultat tangible de son profond engagement.

Simone Veil parle de sa déportation http://www.ina.fr/video/I04341522

Ministre de la Santé de Giscard d’Estaing, elle défendit avec grand courage la légalisation de l’avortement, dite désormais loi Veil ou loi IVG. Elle du subir des injures, des insultes, des agressions au Parlement mais aussi chez elle et dans sa vie privée. Elle teint bon et, grâce à elle, le nombre d’avortements en France est passé de plus d’un million estimé à 200 000 avortements légaux officiels, effectués dans des conditions médicales et remboursés par la sécurité sociale. On veut souvent oublier que les avortements illégaux dans des conditions sordides débouchaient sur des septicémies, des salpingites qui entraînaient la stérilité, des traumatismes psychologiques graves et parfois la mort par hémorragie ou infection.

Simone Veil a défendu la loi sur l’IVG par humanisme , réalisme et solidarité féminine.

Simone Veil n’a pas renié ses origines juives ni sa détention à Auschwitz-Birkenau et a participé à toutes les initiatives en relation avec la mémoire de la Shoah. Elle avait toutefois appris que beaucoup de gens de tous horizons ne voulaient pas savoir et elle entretenait son besoin de parole avec celles et ceux qui avaient vécu la même expérience et étaient capables de la comprendre sans arrière pensée.

Simone Weil

Simone Veil, environ à l’âge de 16 ans quand elle fut déportée de Nice vers Auschwitz, une beauté qui lui sauva la vie et celle de sa mère. Source photo

Simone Veil était une femme bienveillante ce qui est rare dans le monde politique. Simone Veil restera un modèle de femme française pour les petites filles de France et d’ailleurs.


Témoignage : Simone Veil, déportée à Birkenau, Bobrek et Bergen-Belsen

ajoutée le 15 sept. 2016

Témoignage recueilli en mars 1997 pour la Survivors of the Shoah Visual History Foundation, Los Angeles.
Biographie : Simone Veil, née Jacob, garde le souvenir d’une enfance « exceptionnellement heureuse » à Nice, où son père, architecte, s’était installé peu avant sa naissance, en 1927. L’entrée en guerre puis l’occupation italienne affecte relativement peu cette quiétude. Mais la vie de la famille Jacob bascule en 1943, avec l’arrivée des Allemands à Nice. Simone doit quitter le lycée. Elle vit cachée (chez un professeur), comme le reste de sa famille. En mars 1944, un contrôle d’identité inopiné mène à son arrestation, puis à celles de sa mère, sa sœur et son frère. Transportée avec eux à Drancy, elle est déportée à Birkenau, puis à Bobrek, camp satellite d’Auschwitz, où elle travaille à l’usine Siemens. Les civils polonais alentour « ne pouvaient pas ne pas savoir », dit-elle. L’avancée des Soviétiques pousse les SS à faire évacuer le camp. Simone survit avec sa mère et sa sœur à la marche de la mort, qui les mène jusqu’à Monowitz, dans d’horribles conditions. Elles sont ensuite transférées à Bergen-Belsen, où sa mère meurt du typhus, en mars 1945. Son frère et son père ont également péri dans les camps. Sa sœur aînée, entrée en résistance et déportée à Ravensbrück, a survécu.  Après son retour à Paris, Simone Jacob épouse Antoine Veil, futur inspecteur des finances. Elle entreprend des études de droit et de sciences politiques, puis commence, dans la magistrature, une brillante carrière. Nommée ministre de la santé par Valéry Giscard d’Estaing en 1974, elle fait adopter l’année suivante une loi sur l’avortement. Elle devient, en 1979, la première présidente du Parlement européen. Depuis 1998, elle est membre du Conseil constitutionnel, dont elle s’est mise provisoirement en congé pour faire campagne en faveur de la Constitution européenne.  Elle est aussi présidente de la Fondation pour la mémoire de la Shoah, fidèle à son engagement « contre toutes les intolérances ».

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Simone Veil, par ses enfants – C à vous – 17/10/2016

 

 

Le Pape exhorte les prêtres à absoudre le pêché d’avortement

…pour qu’aucun obstacle ne s’interpose entre la demande de réconciliation et le pardon de Dieu, je concède à tous les prêtres, à partir de maintenant, en vertu de leur ministère, la faculté d’absoudre le péché d’avortement. Ce que j’avais concédé pendant le temps limité du Jubilé est étendu désormais dans le temps (…)»

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2016/11/21/01016-20161121ARTFIG00160-le-pape-francois-facilite-le-pardon-de-l-eglise-pour-l-avortement.php

En concluant l’année jubilaire de la Miséricorde, le Pape appelle à une « révolution culturelle » pour pousser la mentalité de l’Eglise catholique vers encore plus de compassion pour les situations difficiles.

Dans une Lettre apostolique intitulée «Miséricorde et paix» publiée par le Pape lundi 21 novembre, au lendemain de la clôture d’une année sainte consacrée à la «miséricorde», François confirme de manière définitive plusieurs mesures exceptionnelles prises pendant ce jubilé, dont le pardon possible de l’avortement qui est désormais délégué à tout prêtre diocésain.

«Je voudrais redire de toutes mes forces, écrit le pape François, que l’avortement est un péché grave, parce qu’il met fin à une vie innocente. Cependant, je peux et je dois affirmer avec la même force qu’il n’existe aucun péché que ne puisse rejoindre et détruire la miséricorde de Dieu quand elle trouve un cœur contrit qui demande à être réconcilié avec le Père. Que chaque prêtre se fasse donc guide, soutien et réconfort dans l’accompagnement des pénitents sur ce chemin particulier de réconciliation.»

Il précise: «En fonction de cette exigence, et pour qu’aucun obstacle ne s’interpose entre la demande de réconciliation et le pardon de Dieu, je concède à tous les prêtres, à partir de maintenant, en vertu de leur ministère, la faculté d’absoudre le péché d’avortement. Ce que j’avais concédé pendant le temps limité du Jubilé est étendu désormais dans le temps (…)»

Dans l’Église catholique, l’absolution pour un avortement était jusque-là du ressort de l’évêque diocésain qui déléguait souvent ce pouvoir à un prêtre expérimenté.

 

Droits des femmes. Retour du Kinder Kirche Küche des nazis

Avec la suppression du secrétariat aux droits des femmes remplacé dans le nouveau gouvernement par un ministère de la Famille, de l’Enfance et des droits des femmes, nous retrouvons l’idéal de l’Allemagne nazie qui renvoyait les femmes à leur foyer avec le célèbre slogan des trois K : Kinder, Kirche, Küche (Enfants, Eglise, Cuisine).

Curieusement, cette politique rappelle celle que le Front National a inscrite dans son programme qui interdit aux femmes de contrôler les naissances et trouve préférable qu’elles restent à la maison pour s’occuper de leur famille plutôt que se lancer dans une carrière professionnelle. Curieuse prise de position quand on regarde le travail politique que font Marine et Marion.

Droits des femmes : Peu de différences entre le FN et le PS

  • Le FN promet d’Instituer une véritable politique familiale volontariste, nataliste et  ambitieuse.
  • Création d’un revenu parental, dès que les finances le permettront, destiné à offrir, pendant la période souhaitée, aux mères ou aux pères de famille la possibilité de choisir librement entre l’exercice d’une activité professionnelle et l’éducation de leurs enfants : versement d’un revenu équivalent à 80% du SMIC pendant 3 ans à partir du 2ème enfant, renouvellement d’une durée de 4 ans pour le 3e enfant….

Les femmes au foyer pour libérer des emplois ? C’est la proposition faite par Dominique Martin, eurodéputé FN, au Parlement européen en mars dernier. L’égalité des hommes et des femmes face à l’emploi ? … monsieur a balayé d’un revers de la main ces préoccupations accessoires pour prôner, au contraire, le retour des femmes à la maison pour régler à la fois le problème du chômage mais aussi de… la sécurité. … « ça aurait l’avantage de donner une meilleure éducation à nos enfants, ça aurait l’avantage de sécuriser nos rues parce qu’ils ne traîneraient pas dans nos rues et ne seraient pas soumis à la drogue »… Opposé à la parité, le FN affirme par ailleurs dansson programme, disponible sur Internet, qu’elle est « une idéologie différentialiste et multiculturelle, qui n’est qu’une forme de racisme inversé [dont] les premières victimes (…) sont les hommes blancs hétérosexuels ». 

1)Vu que les femmes gagnent moins que les hommes et que leurs perspectives de carrière sont moindre, il est évident que ce sera la femme qui « choisira » de rester à la maison. Cette mesure est totalement hypocrite, d’autant plus qu’elle n’est pas accompagnée de mesures pour appliquer la loi sur légalité salariale. Ci-dessous Dominique Martin crache le morceau : si les femmes restaient au foyer, elles libéreraient des emplois, une opinion partagée par les syndicats.LC

2)Côté PS, ce n’est pas dit mais signifié par le non respect de la loi sur l’égalité salariale, l’absence de modes de garde en nombre suffisant. LC

  • Le libre choix pour les femmes doit pouvoir  être aussi celui de ne pas avorter : une meilleure prévention et information sont  indispensables, une responsabilisation des parents est nécessaire, la possibilité d’adoption prénatale doit être proposée, une amélioration des prestations familiales pour les familles nombreuses doit être instaurée

3) Le FN, comme toutes les organisations anti avortement tient à faire croire que la loi Veil oblige les femmes à avorter, ce qui est un mensonge flagrant. Quant à inciter (obliger ?) les femmes et les jeunes filles enceintes à porter leur enfant pour le confier à l’adoption, ça ressemble aux Lebensborn nazis ou à la GPA, au choix. LC

Le FN veut-il recréer des Lebensborn ? Après avoir subi une « sélection raciale », des femmes, enceintes d’un SS ou d’un soldat allemand, y donnaient le jour à des enfants « parfaits », blonds, aux yeux bleus. Les mères accouchaient dans un anonymat absolu, l’identité du père était occultée et le nouveau né était inscrit dans un registre d’Etat-civil secret. Les bébés pouvaient être abandonnés au Lebensborn, pour être ensuite adoptés par des familles dites « modèles ».Environ 20 000 enfants sont nés dans ces maternités SS: 10 000 en Norvège, 9000 en Allemagne, quelques centaines dans d’autres pays occupés, dont plusieurs dizaines… en France et en Belgique. Ces personnes ont aujourd’hui entre 67 ans et 76 ans.

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4) Le PS fait tout pour dévaloriser les médecins qui travaillent dans les centres d’IVG, diminue les subsides alloués à ces centres ce qui augmente considérablement les délais légaux et oblige celles qui en ont les moyens à aller à l’étranger ou prendre des risques létaux. Le planning familial qui informe les femmes et les hommes sur la régulation des naissances est régulièrement menacé. LC

  • Les députés du FN votent contre l’amélioration de la condition des femmes

Systématiquement, les deux députés FN siégeant à l’Assemblée nationale, à commencer par la chouchoute et benjamine du parti Marion Maréchal-Le Pen, votent « non » à l’avancée du droit des femmes. Loi pour l’abolition du système prostitutionnel ? Contre. Loi pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes ? Contre ! Loi sur le harcèlement sexuel ? Contre encore.

5)Le PS propose d’améliorer la condition des femmes mais ne fait rien de concret puisqu’il n’applique pas la loi sur l’égalité salariale, celle sur la parité, ne lutte pas sérieusement contre les violences conjugales et les viols. Si le PS était efficace, nous le saurions et nous ne serions pas jetées en pâture aux mâles en rut qui sont de plus en plus nombreux avec les migrants et les clandestins qui coulent en France une vie tranquille à nos dépens. Il y aurait une loi contre le sexisme (au moment des discussions sur la loi contre le racisme, le PS a refusé d’y inclure le sexisme.LC

Pour en savoir plus

  • KKK, Le sort des femmes dans l’Allemagne nazie

Dans un discours de septembre 1934, à l’« Organisation des femmes nationales socialistes » (en allemand :Nationalsozialistischen Frauenorganisation), Adolf Hitler affirma que pour la femme allemande son « Univers est son mari, sa famille, ses enfants et son foyer »1, une politique qui fut résumée par le Kinder et Küche par la propagande, et par la remise de la Ehrenkreuz der deutschen Mutter (en français : « croix d’honneur de la mère allemande ») aux mères ayant mis au monde plus de quatre enfants.

Lorsque Hitler accéda au pouvoir en 1933, il initia une loi d’encouragement au mariage, qui accordait aux nouveaux couples un prêt de 1 000 RM (ce qui représentait alors environ 9 mois de salaire). À leur premier enfant, ils pouvaient conserver 250 RM, puis à nouveau 250 RM pour le second et la totalité de la somme lors de la naissance du quatrième.

Durant cette période, les femmes qui travaillaient furent discriminées et contraintes à la démission pour bénéficier d’avantages sociaux. La médecine, le droit et les postes de l’administration étaient des professions réservées aux seuls hommes2. Par la suite, les femmes furent à nouveau bienvenues dans les usines lorsque les pertes humaines des forces armées et le manque d’équipements se firent sentir sur le front.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Kinder,_K%C3%BCche,_Kirche

  • Le remaniement ministériel, composition du nouveau gouvernement Valls

Valls

http://www.huffingtonpost.fr/2016/02/11/remaniement-ayrault-fabius-quai-orsay-cosse-logement_n_9207114.html?utm_hp_ref=france

  • Le programme du Front national pour les femmes

Il n’y en a pas, il est inclus dans celui de la famille

  • 6 bonnes raisons pour les femmes de rejeter le FN

http://www.huffingtonpost.fr/adele-breau/programme-femmes-front-national_b_8756536.html

8 mars 2015 Féminisme. Nous avions 20 ans en 68 et nous pensions pouvoir changer le monde …

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Les féministes historiques dont je suis avaient 20 ans en 68. Nous étions idéalistes, belles, enthousiastes, sincères et humanistes. Nous étions imprégnées de christianisme, de marxisme, de maoïsme, d’anarchisme, de judaïsme, de bouddhisme, de républicanisme, de psychanalyse et de toutes les grandes idées diffusées depuis des siècles par des philosophes et des scientifiques. Nous pensions pouvoir construire une société meilleure parce que plus égalitaire où les femmes, la moitié du ciel comme disait Mao, seraient respectées dans tous les domaines de la société au même titre que les hommes. Nous ne voulions ni dominer, ni être dominées et, pour ma part, j’adoptai la devise « ni maîtresse ni esclave ».

De nombreuses féministes nous avaient précédées dans l’Histoire et nous ne faisions que reprendre des revendications vieilles comme le monde mais, cette fois-ci avec de magnifiques modèles de militantes pour la cause des femmes.

Au cours de la première décade des années 70 nous connurent ivresse, rigolades, joies, espoirs et une libération réelle des morales religieuses, des diktats du patriarcat, des modes, de la morale avec sa pression sociale et des idéologies. Plus exactement, tout en se disant politique, le mouvement de libération des femmes se démarquait des organisations politiques qui, dans leur majorité, favorisaient les hommes et fonctionnaient selon un schéma patriarcal. Certaines femmes quittèrent alors organisations et partis pour rejoindre « le Mouvement », comme nous disions alors.

Lycéenne dans les années 60, j’étais révoltée par la discrimination institutionnelle dont les filles étaient l’objet. Élève d’un rare lycée mixte pour l’époque, j’avais interdiction de porter un pantalon, je devais mettre une blouse rose les semaines paires et une blouse bleue les semaines impaires tandis que les garçons portaient des blouses grises tâchées et couvertes de graffitis sans obligation d’en changer durant toute l’année, j’avais des cours de cuisine et de puériculture tandis que les garçons avaient « atelier ». A la maison, les filles devaient aider à la cuisine, mettre le couvert, faire la vaisselle tandis que les mâles de la famille se prélassaient au salon en écoutant les informations et lisant le journal, un moment sacré et essentiel pour eux.

Nous étions alors dans une grande sécurité matérielle car il n’y avait jamais de vols ni de délinquance dans le bourg où je vivais. Les portes des maisons restaient ouvertes et les clefs des véhicules sur le tableau de bord. Par contre les filles comprenaient très jeunes qu’elles étaient des proies potentielles et les adultes minimisaient l’incidence des réflexions graveleuses ou obscènes et quand le notaire me pinçait les seins en s’exclamant « ça pousse ! », j’étais la seule confuse et humiliée.

Autrefois, on disait aux petites filles, ne fais pas ceci, ne fait pas cela, une fille ne fait pas ça, ceci est réservé aux garçons. Et si la petite fille grimpait dans les arbres, courait après un ballon ou se roulait dans l’herbe à roule-barricot, criait de joie, on la traitait avec mépris et désolation de « garçon manqué. » Dans le Mouvement on disait au contraire « On peut tout faire, il suffit d’apprendre ». Et en effet, nous abandonnâmes nombre de nos inhibitions pour faire des journaux, des affiches en sérigraphie, résoudre nos problèmes de plomberie ou d’électricité, utiliser les premiers magnétoscopes et monter des vidéos et nous organiser en groupes de conscience non mixtes. Dans un de ces groupes des femmes utilisaient des miroirs pour voir de leurs propres yeux comment elles étaient faites, un privilège réservé jusque là à ces messieurs qu’ils soient gynécologues ou non. Pour Beaucoup, la vulve était encore « la partie infâme de leur individu » comme la morale puritaine le leur avait transmis avec ses histoires de femmes pécheresses, de filles de mauvaise vie et de dévergondées.

Bien qu’ils prétendissent le contraire, les hommes tenaient les femmes par le sexe, non pour le plaisir mais pour la reproduction de l’espèce, de la lignée et de la chair à canon. C’est pourquoi, dès les premiers engagements du Mouvement, le contrôle des naissances prit une grande importance. La pilule contraceptive venait juste d’être commercialisée en France et peu de gynécologues la prescrivaient. L’avortement était interdit et environ un million de femme avortaient chaque année à l’étranger si elles en avaient les moyens, sinon dans la clandestinité avec des méthodes barbares : recours aux faiseuses d’ange, introduction d’une aiguille à tricoter ou d’une queue de persil dans le col de l’utérus pour provoquer une infection qui parfois se transformait en tétanos mortel, absorption de potions soit-disant abortives, sauts de plusieurs mètres dans le vide, coups sur le ventre, etc. Ces méthodes cruelles entraînaient souvent la mort par septicémie, empoisonnement ou traumatismes. Les femmes qui survivaient couraient le risque d’une infection qui les rendrait stériles en bouchant leurs trompes ou en nécessitant une hystérectomie.

Malheureusement, les technologies progressant plus vite que ne changent les mentalités, les petits et grands chefs virent dans notre libération sexuelle une magnifique opportunité de se constituer des harems. Nous étions peut-être libres de nos corps mais nos têtes étaient sous l’emprise de la servitude volontaire ou du syndrome de Stokholm. Nous étions toujours psychologiquement dépendantes de nos mâles, qu’il y en eut un ou plusieurs dans notre entourage. Certaines féministes divorcèrent mais ce fut souvent pour tomber de Charybde en Scylla, soit pour s’unir à un révolutionnaire certes machiste mais pour la « bonne cause », soit pour s’unir à une femme avec laquelle elle reproduisait le schéma du couple hétérosexuel. L’expérience nous apprend que beaucoup de temps est nécessaire pour modifier les schémas psychologiques, sociologiques et légaux. Regardez la loi sur l’interdiction du pantalon aux femmes : édictée le 17 novembre 1800 elle ne fut abrogée qu’en 2013 !

En 1969, je n’étais absolument pas politisée lorsque, informée par une amie, je me rendis à une réunion du Mouvement à l’Ecole de la rue d’Ulm. Je fus immédiatement séduite par le discours enflammé mais réaliste de ces jeunes femmes intelligentes, éduquées, cultivées et sympathiques. Mon féminisme inconscient y trouva tout de suite un écho et du réconfort. Je n’étais plus seule à me révolter contre l’injustice de ma condition de femme, je n’étais plus ni folle, ni asociale, ni nulle et incapable. J’eu à peine le temps de savourer ma révélation que je partis étudier une année aux Etats-Unis où la toute fraîche émancipation des Afro-Américains prit le pas sur mon féminisme tout juste conceptualisé.

J’avais parfois côtoyé des noirs, notamment au lycée que fréquentaient quatre Camerounais en tout et pour tout et je ne leur avais trouvé comme différence que d’être particulièrement collants lorsque nous dansions dans les surprises-parties. A Saint-Louis du Missouri, je découvris à ma grande surprise que les noirs étaient noirs. Le nombre et le comportement faisaient la différence. En dehors des campus et des quartiers universitaires, la plupart de noirs vivaient dans des ghettos souvent misérables et ils restaient entre eux, jusque dans les bus où ils s’asseyaient au fond comme sous les lois ségrégationnistes. Les blancs les craignaient et eux ne se gênaient pas pour nous insulter ou nous manifester leur hostilité. Alors qu’un jour, accompagnée d’une étudiante noire, nous regardions des affiches épinglées dans le local d’une association noire, une femme vint rageusement  les arracher sous notre nez afin que nous ne puissions pas les lire. Mon amie noire fut outragée tandis que j’étais effarée. Il est possible que, du fait de mon expérience personnelle aux USA, par la suite je ne me suis jamais sentie vraiment concernée par l’assimilation du féminisme à l’anti-colonialisme. Je savais qu’une femme blanche était inférieure à un homme noir, quoi qu’en disent les marxistes et consorts. Et aujourd’hui, lorsque je constate que certains « collectifs de femmes » fusionnent féminisme, islamophilie et homophilie je suis consternée pour la bonne raison que le plus misérable des hommes se sentira toujours supérieur à la plus extraordinaire des femmes et qu’il n’hésitera pas à le lui prouver en la violant.

De retour en France, je me précipitai à la première réunion féministe venue. En une année, le Mouvement s’était étoffé et se réunissait désormais dans le bâtiment préfabriqué édifié dans la cour de l’Ecole des Beaux-Arts, rue Bonaparte. Nous étions de deux à trois cents femmes passionnées pour ces AG hebdomadaires, toutes belles et sympathiques. J’étais alors trop spontanée et naïve pour y distinguer des leaders, des manipulatrices et des ambitieuses. Tandis que nous débattions avec fougue, quelques hommes nous attendaient à l’extérieur. Parmi eux se trouvait Roland Castro, le futur « architecte du Président », chef de VLR (Vive la Révolution, Mao Spontex) et directeur de « Nous voulons tout ». Il avait « autorisé » les femmes de son groupuscule à le quitter (enfin presque) pour rejoindre le Mouvement. Annette, Sophie, Nadja et quelques autres s’étaient peu de temps auparavant enchaînées aux portes de la prison pour femmes de La Roquette et avaient pour cela un peu goûté à la prison. Elles étaient nos héroïnes du moment mais pour ma part, je m’intéressais plus à Hubertine Auclert qu’une plaque située juste en face de la prison de la Roquette rappelait à mon bon souvenir. J’avais été particulièrement conquise par les féministes du XIXème siècle qui avaient efficacement déblayé les tunnels et voies sans issue de la condition des femmes, notamment en matière d’éducation.

Hubertine Auclert  (1848-1914). Source photo http://www.eveleblog.com/approfondir/connaissez-vous-hubertine-auclert/

A suivre …

Pour en savoir plus

  • Archives du féminisme sur le blog Re-belles

http://re-belles.over-blog.com/

  • Revue féministe Sisyphe

un site féministe d’information, d’analyse et d’opinion.

http://sisyphe.org/

Grande offensive contre l’avortement. Pétition et manifestation dimanche 25 janvier.

Hostiles à l’avortement pour des motifs religieux, les adeptes de la « Marche pour la vie » lancent une grande offensive contre l’avortement. Ils font circuler une pétition qui aurait déjà recueilli 175 000 signatures et manifesteront dimanche prochain.

Afin de rallier le plus de partisans, les « Provie » recourent toujours aux mêmes arguments : le fœtus est un bébé, on tue des bébés, regardez le démembrement d’un fœtus au cours d’un avortement par aspiration, on laisse mourir les bébés nés d’avortements tardifs et éventuellement on les « pique » avant de les jeter aux ordures. Dans leur dernier document, ces opposants s’attaquent aux « avortements tardifs et infanticides néo nataux » pour mieux impressionner les esprits fragiles qui auraient résisté aux films de propagande déjà très « gore ».

Il ne s’agit plus de remettre en cause le droit des femmes à choisir leur grossesse mais du droit du fœtus à vivre tout en sachant qu’un fœtus ne peut pas vivre en dehors du ventre de sa mère et que si la médecine rend possible la survie de grands prématurés, ceux-ci porteront de graves séquelles, preuve s’il en était besoin que le ventre de la mère est indispensable à la transformation du fœtus en bébé. Ce sont pourtant les mêmes qui contestent les abus de langage en politique et qui abusent lorsque ça les arrange. Un fœtus est un fœtus. Un bébé est un bébé. Un fœtus n’est pas un bébé.

foetus. On voit bien que le foetus est complètement dépendant de l’utérus, du placenta et du corps de sa mère Source image

Bébé. Il rit, il est aimé, il est autonome dans l’expression de ses sentiments et de ses désirs source image

 

 

Les sciences humaines et médicales comme la psychiatrie, la psychologie, la psychanalyse, la pédiatrie, la psychogénéalogie, la sociologie et l’anthropologie nous apprennent que l’existence d’un enfant naît d’abord dans le désir des parents et que faute d’avoir été désirés de nombreux enfants souffrent et contiennent en germe des adultes souffrants qui seront incapables de se socialiser et de maîtriser les difficultés de la vie. On ne peut pas comparer, comme les « Provie » le font la souffrance mécanique d’un fœtus à la souffrance physique et psychologique d’un enfant ou d’un adulte qui ont conscience de leur souffrance. La mystique de la souffrance d’un fœtus est une religion, une conviction, une superstition qui pousse certains « Provie » à assassiner des medecins qui pratiquent des avortements, à donner la mort à des adultes qui ont aussi une famille pour sauver des fœtus qui ne sont pas biologiquement finis, n’ont ni autonomie ni conscience.

Revenons 40 ans en arrière quand l’avortement était interdit. A cette époque, on estimait à 1 million/an le nombre de femmes qui avortaient dans la clandestinité avec des méthodes rustiques : aiguille à tricoter passée à travers le col de l’utérus, queue de persil plantée dans le col de l’utérus, ingestion de potions abortives, exercices violents ou sauts d’une grande hauteur, recours à une faiseuse d’anges ignorante de règles élémentaires d’hygiène et ouverture forcée du col de l’utérus à l’aide d’ustensiles les plus divers. Ces méthodes entraînaient la mort de centaines de femmes par septicémie ou à la suite d’hémorragie. Des centaines d’autres devenaient stériles à la suite d’infection des trompes.

Aujourd’hui, grâce à la légalisation de l’avortement, seulement 200 000 femmes avortent chaque année dans des conditions médicales qui n’entraînent ni la mort ni la stérilité. On sauve donc chaque année environ 800 000 femmes grâce à la contraception et la vulgarisation des informations sur la planification des naissances.

Parmi les femmes qui avortent on compte bon nombre d’adolescentes dont l’avenir serait sérieusement ruiné par la maternité et dont la mère aurait du mal à poursuive sa carrière en s’occupant de son enfant maman. Une manière d’éviter ces grossesses précoces serait de responsabiliser les garçons qui se désolidarisent trop souvent de la femme qu’ils ont séduite et parfois forcée.

Derrière l’hostilité à la légalisation de l’avortement, il y a une tradition millénaire de christianisme qui prend à la lettre les paroles bibliques « Croissez et multipliez ». Une tradition qui ne supporte pas que la femme soit maîtresse de son propre corps et qu’elle puisse choisir ses grossesses. On retrouve la même tradition dans le judaïsme et l’Islam, ce dernier ayant construit tout un système d’enfermement et de contrôle violent des femmes.

Certes, dans le contexte actuel, on peut légitimement déplorer que les chrétiennes fassent moins d’enfants que les musulmanes dont certains dirigeants ont dit que leurs ventres étaient les armes du djihad, de la guerre sainte. En effet, de nos jours les naissances d’enfants musulmans sont très nombreuses et préfigurent ce fameux remplacement de population dont parle Renaud Camus. Il est édifiant que le prénom Mohamed vienne en tête des prénoms donnés dans les principales capitales d’Europe et que son nombre soit en progression constante depuis dix ans.Faut-il pour autant contraindre les femmes à porter des enfants non désirés ? Ce n’est souhaitable ni pour les femmes ni pour les enfants à venir.

La solution est ailleurs, dans le contrôle de l’immigration et dans une meilleure gestion des allocations familiales. Elles devraient être conséquentes pour les trois premiers enfants et supprimées à partir du quatrième considérant que les gens qui choisissent d’avoir plus de trois enfants ont les moyens de les élever. Dans cette configuration, je suis certaine qu’il y aurait moins d’immigrés se bousculant à nos frontières.

L’avortement n’est douloureux pour la femme que parce qu’elle est culpabilisée par une morale religieuse qui lui interdit de disposer de son corps et de planifier ses grossesses.

Interdire l’avortement ne résoudra pas les problèmes démographiques mais renverra les femmes à leur condition de procréatrices au même titre que la PMA que les Provie pourtant désapprouvent.

La Connectrice

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