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Archives de Catégorie: sécurité

Antisémitisme en France. Ilan Halimi assassiné une fois de plus

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Je suis Ilan Halimi

http://www.leparisien.fr/hauts-de-seine-92/bagneux-la-plaque-a-la-memoire-d-ilan-halimi-retrouvee-brisee-03-05-2015-4741733.php

Manifestation de soutien après le meurtre antisémite de Ilan Halimi à Paris, le 26 février 2006. La plaque posée en sa mémoire à Bagneux a été retrouvée dégradée samedi par un promeneur.

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/bagneux-la-degradation-de-la-plaque-d-ilan-halimi-suscite-l-ecoeurement_1676819.html

Ilan halimi n’avait pas assez souffert pour les antisémites. Ils ont vandalisé la plaque posée à Bagneux en sa mémoire. Est-ce toujours la même catégorie de personnes sans foi ni loi, celle qui avait aussi profané la plaque posée en mémoire de Sohane Benziane brûlée vive en 2002 pour avoir refusé les avances d’un musulman ?

La plaque en plexiglas brisée a été retirée par la mairie de Bagneux. Elle avait été déposée en 2011 après une cérémonie de commémoration en mémoire du jeune Français juif torturé et tué par le gang des barbares.

La plaque en plexiglas brisée a été retirée par la mairie de Bagneux. Elle avait été déposée en 2011 après une cérémonie de commémoration en mémoire du jeune Français juif torturé et tué par le gang des barbares. (DR.)

Le calvaire subi par Ilan Halimi est l’affaire la plus atroce commise récemment sur un jeune juif pour la seule raison qu’il était juif. Le jeune homme avait été séquestré et torturé pendant 24 jours ! Ce drame épouvantable n’a pas servi de leçon aux antisémites qui continuent de sévir parce que nos lois ne sont pas strictement mises en oeuvre.

Ce drame est d’autant plus atroce qu’il aurait pu être évité si une seule de la trentaine de personnes qui étaient au courant de la séquestration d’Ilan Halimi avait prévenu la police ou la famille. Il est consternant d’observer que le « gang des barbares » ait eu tant de complices, des gens haineux, sans coeur, inhumains, cyniques indignes de la famille humaine.

Il est effrayant d’apprendre que ces monstres persistent dans leur haine antisémite en profanant la stèle posée à la mémoires d’Ilan Halimi. Ces monstres qui sont parmi nous, nous les côtoyons quotidiennement. Ils sont français de papiers ou étrangers sans papiers nourris par la France qu’ils « niquent » et qu’ils détruisent au nom de la « dette coloniale », du djihad et de ‘impérialisme musulman.

Si nos dirigeants appliquaient strictement les lois de la République au nom du bien commun, nous ne connaîtrions pas de tel drames et de telles offenses;

La Connectrice

Docs interdits : L'assassinat d'Ilan Halimi

http://pluzzvad.francetv.fr/videos/docs-interdits-l-assassinat-d-ilan-halimi_18780.html

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http://www.ugc.fr/film.html?id=9953

Agressions antisémites en France 2014-2015

  • Rapport sur l’antisémitisme en France en 2014

http://www.antisemitisme.fr/

Pour télécharger le rapport dans la langue de son choix http://www.antisemitisme.fr/dl/2014-FR.pdf

51% des actes racistes commis en France en 2014 sont dirigés contre des Juifs. Les Juifs représentent un peu moins de 1% de la population française.
Moins de 1% des citoyens du pays est la cible de la moitié des actes racistes commis en France.

Manifestation du CRIF en souvenir des victimes de Mohammed Merah, à Paris, en mars 2014.

Manifestation du CRIF, mars 2014, en souvenir des victimes de Mohammed Mérah. Thomas Samson/AFP

Les actes antisémites ont été quasiment multipliés par deux en France, sur les sept premiers mois de l’année 2014, a annoncé le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) dans la nuit de jeudi 11 à vendredi 12 septembre.

Cinq cent vingt-sept actes (actions ou menaces) antisémites ont été enregistrés entre le 1er janvier et le 31 juillet 2014, contre 276 sur les sept premiers mois de 2013, soit une augmentation de 91 % précise le CRIF dans un communiqué, citant des chiffres établis par le Service de protection de la communauté juive (SPCJ) à partir de données émanant du ministère de l’intérieur.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/09/12/le-nombre-d-actes-antisemites-a-explose-en-france_4486349_3224.html#YuV1dTrWLGgfuRra.99

Depuis moins de trois semaines une série d’actes antisémites se sont déroulés dans le 19e arrondissement parisien. Un silence cotonneux les a entourés…

Depuis le 22 décembre, quatre attaques se sont succédées, sans faire de victimes, heureusement. Elles ont toutes été perpétrées de nuit dans un périmètre restreint. 

– Le 22 décembre, à 21 heures 30, un tir endommage une devanture en verre, dans l’immeuble qui abrite la synagogue de la rue Danjon. Cette large baie vitrée est celle du bureau du rabbin et de son adjoint qui sont présents. La fenêtre est éclairée, leurs silhouettes se distinguaient clairement. Ils étaient visés. 

– Le 25 décembre, de nouveaux impacts sont découverts au matin contre un restaurant casher de la rue Manin. 

– Le 26 décembre, les mêmes traces de balles sont identifiées sur le mur de l’imprimerie HM, 65 rue d’Hautpoul. Cette imprimerie est identifiée comme appartenant à un juif par la mezouza installée sur le linteau de la porte. Pour le propriétaire, le caractère antisémite de l’acte ne fait aucun doute.   

– Dans la nuit du 1er au 2 janvier, un départ d’incendie est détecté dans le hall de l’immeuble mitoyen de la synagogue de la rue Corot à Garges. On a dessiné une croix gammée et tagué dans le hall l’inscription « Antijuifs ». 

  • Agression d’un jeune couple à Créteil en décembre 2014

http://www.francetvinfo.fr/france/creteil-probable-agression-antisemite-sur-un-couple_763161.html

Les agresseurs « partaient de l’idée qu’être juif signifiait que l’on avait de l’argent », selon les victimes. Un couple a été séquestré, lundi 1er décembre, à Créteil (Val-de-Marne), leur appartement cambriolé et la jeune femme violée. Au total, trois hommes ont été interpellés, mercredi 3 décembre. Francetv info détaille ce que l’on sait de cette agression…les auteurs sont connus de la brigade anticriminelle de Créteil…Deux d’entre eux sont interpellés, en possession de bijoux appartenant aux victimes, et placés en garde à vue. « Formellement reconnus » par les victimes, selon une source judiciaire, ils ont 19 et 20 ans…es trois hommes arrêtés sont soupçonnés d’avoir déjà « roué de coups » un septuagénaire en raison de sa religion, le 10 novembre…

  • Roué de coup à la sortie de la synagogue de Saint-Ouen, 24 avril 2015

http://www.leparisien.fr/saint-ouen-93400/saint-ouen-roue-de-coups-a-la-sortie-de-la-synagogue-26-04-2015-4726573.php

…« Je sortais de la synagogue, vers 13 h 20, et je remontais la rue du Docteur Bauer. Je venais de quitter le rabbin quand un jeune, derrière moi, commence à me traiter desale juif, à plusieurs reprises. Je n’ai d’abord pas réagi, puis il s’est approché de moi et a commencé à me cracher dessus. Je me suis tourné face à lui et lui ai dit d’arrêter, et je l’ai poussé. Il m’a mis un coup de tête, je saignais de partout, je n’ai rien vu venir », raconte Salomon, encore marqué au visage…

  • Tags antisémites sur la gendarmerie de Meaux 25 avril 2015

http://www.leparisien.fr/espace-premium/seine-et-marne-77/des-tags-antisemites-sur-la-gendarmerie-25-04-2015-4722485.php

Une croix gammée, une étoile de David et des inscriptions illisibles : c’est ce que la police municipale de Meaux a découvert sur la façade de la gendarmerie de Meaux, rue du Faubourg-Saint-Nicolas, dans la nuit de jeudi à hier, aux alentours de minuit. L’enquête a été confiée à la brigade de recherches de la gendarmerie de Meaux, qui n’a interpellé personne…En novembre dernier, c’est le parvis du palais de justice de Meaux qui avait été tagué. Trois hommes, condamnés depuis, avaient inscrit au pochoir, sur le sol, un dessin à caractère antisémite.

  • Deux adolescents victimes d’agression antisémite à Marseille en mars 2015

http://www.leparisien.fr/marseille-13000/marseille-deux-adolescents-portent-plainte-pour-une-agression-et-des-insultes-antisemites-12-03-2015-4598115.php

…Nous avons été saisis d’une plainte de deux adolescents victimes d’un vol avec violences au cours duquel des insultes antisémites auraient été proférées », a confirmé la direction départementale de la sécurité publique des Bouches-du-Rhône…les deux adolescents âgés de 16 ans « portaient toujours la kippa sur la tête » au moment des faits. Leurs agresseurs les ont alors « menacé de mort » et leur ont lancé des insultes antisémites.
« Les citoyens juifs, devenus des cibles de plus en plus vulnérables, nous (font part du) malaise que cette insécurité a fait naître, en dépit des mesures importantes prises par l’État pour tenter d’assurer leur protection », a encore dénoncé le BNCVA.

  • 300 tombes juives profanées à Sarre-Union février 2015

http://www.leparisien.fr/faits-divers/tombes-juives-profanees-a-sarre-union-les-principaux-precedents-15-02-2015-4536045.php

http://www.leparisien.fr/faits-divers/tombes-juives-profanees-les-cinq-auteurs-presumes-devant-un-juge-18-02-2015-4543717.php

  • Menaces antisémites janvier 2015 à Paris

http://www.leparisien.fr/espace-premium/paris-75/nouvelles-menaces-antisemites-17-01-2015-4453541.php

Une lettre anonyme de menaces à caractère antisémite est parvenue hier à une librairie juive du XIXe arrondissement. Truffé de fautes d’orthographe, ce courrier est accompagné de la photocopie d’un drapeau nazi portant une croix gammée, selon le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA), qui a révélé l’affaire. 

Le BNVCA observe que cette missive est « en tous points identique » à celles adressées mercredi à une synagogue du XIIe et à une école juive du XIe. L’association demande qu’« une enquête immédiate soit engagée pour identifier l’auteur et le mettre hors d’état de nuire ». Le libraire du XIXea déposé plainte. Ces menaces interviennent alors que les mesures de sécurité aux abords des écoles et lieux de culte juifs ont été renforcées après les attentats de la semaine dernière.

  • Menacé d’être » brûlé comme Ilan Halimi « décembre 2014 Garges-les-gonnesses

http://www.leparisien.fr/espace-premium/val-d-oise-95/menace-d-etre-brule-comme-ilan-halimi-24-12-2014-4397153.php

«  On va faire comme Ilan Halimi. On va te brûler ! » C’est pratiquement mot pour mot ce qu’un jeune de Garges aurait entendu avant d’être roué de coups en raison de son appartenance à la communauté juive.

Son agresseur identifié et interpellé dans la soirée par les policiers, placé en détention provisoire, sera jugé devant le tribunal correctionnel en début d’année prochaine. Le procureur de Pontoise, Yves Jannier, a indiqué hier soir que le caractère antisémite de l’agression serait retenu lorsque l’agresseur s’expliquera devant ses juges. La scène remonte au 16 décembre. Au cours de la soirée, la victime promène son chien, dans un jardin public, à proximité de la synagogue de Garges-lès-Gonesse. Il croise alors trois hommes qui s’en prennent à lui. Menacé de mort, jeté au sol et roué de coups, il est conduit à l’hôpital de Gonesse après avoir réussi à trouver refuge à proximité chez des amis. Au commissariat où il est venu porter plainte, le jeune homme a pu identifier sur photo avec certitude son agresseur. Celui-ci a été interpellé dans la soirée, aux alentours de 23 h 30, puis placé en garde à vue.

  •  Attaque de l’Hypercacher de la Porte de Vincennes. 9 janvier 2015. 4 morts

http://www.leparisien.fr/espace-premium/fait-du-jour/j-ai-cru-que-le-terroriste-tuait-tout-le-monde-11-01-2015-4436179.php

http://fr.wikipedia.org/wiki/Prise_d%27otages_du_magasin_Hyper_Cacher_de_la_porte_de_Vincennes

Émeutes en Afrique du Sud. Noirs sud-africains contre noirs étrangers. Je suis Zoulou !

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Depuis environ trois semaines, Johannesburg, Durban et d’autres villes sud-africaines sont le théâtre de violents affrontements entre la population noire sud-africaine et la population noire émigrée du Mali, du Zimbabwe, Mozambique, Ethiopie, Somalie et Malawi, Les manifestants accusent les immigrés de voler leurs emplois.
Les marxistes pourront se réjouir puisque les noirs se battent entre eux pour protéger leur emploi et c’est bien sûr la faute aux colons blancs qui créent le chômage du peuple et l’incitent à se battre contre leurs semblables étrangers pour avoir la paix.
Les affrontements ont déjà fait près d’une dizaine de morts et une trentaine d’arrestations. La police a demandé des renforts pour juguler ces émeutes qui se sont répandues dans de nombreuses agglomérations du pays, en particulier dans les townships. Cinq camps de réfugiés ont du être installés pour les étrangers et les ONG les espèrent très provisoires.
Les commerces des noirs étrangers sont systématiquement pillés et brûlés, leurs propriétaires sont menacés, certains ont été lynchés et brûlés vifs et déjà les pays voisins organisent le rapatriement de leurs ressortissants.
L’Afrique du Sud a déjà connu des émeutes xénophobes pour des raisons identiques en 2008 qui avaient fait 62 morts. Ces motifs sont essentiellement économiques, communautaristes et culturels du fait de l’apprentissage de la culture de la violence pendant l’apartheid. De plus, les Sud-africains se considèrent supérieurs aux autres Africains. Selon le journal « Libération »  Les causes de ces violences peuvent bien sûr être envisagées : malgré ses immenses ressources et les promesses formulées à la fin de l’apartheid, la redistribution des richesses est restée un mirage et une large majorité de Noirs continue de vivre dans une précarité déshumanisante (le taux officiel du chômage est de 25% mais il est en réalité bien plus élevé). Et bien sûr, comme souvent, les foules hostiles qui ont attaqué les commerces des «étrangers» ont été plus qu’encouragées par les discours incendiaires de certains leaders. La surenchère a commencé fin mars. C’est d’abord Goodwill Zwelithini, le roi des Zoulous et donc la plus haute autorité traditionnelle de la province de Durban, qui a soudain appelé les étrangers à plier bagage et à quitter le pays. Quelques jours plus tard, Edward Zuma, le fils du Président, se lâche à son tour en jugeant les ressortissants africains«dangereux» car «certains viennent armés et contribuent aux problèmes de drogue».
Après les lynchages intervenus à Durban, le roi des Zoulous a déclaré que ses propos «avaient été mal interprétés» et la famille royale a dénoncé les actes de violences. Le Président, lui, a été plus lent à réagir, même si jeudi, devant le Parlement, Jacob Zuma a fini par condamner clairement ces attaques.
… Le mal est néanmoins bien plus profond. Dans une tribune aussi virulente qu’éclairante postée jeudi sur Facebook, le chercheur d’origine camerounaise Achille Mbembe, professeur à l’université de Wits à Johannesburg, rappelle le harcèlement administratif de plus en plus pressant auxquels sont soumis les immigrés (même ses étudiants) et s’inquiète de l’émergence d’un «national chauvinisme» érigé en idéologie qui rejette notamment toute «dette» de l’Afrique du Sud vis-à-vis des autres pays africains. Pourtant, au cours des années sombres de l’apartheid, les pays voisins ont payé au prix fort l’accueil des exilés du mouvement de libération sud-africain, en étant la cible constante d’attentats et de tentatives de déstabilisation de la part du régime raciste.
Et même des Etats africains plus lointains ont contribué à l’effort de solidarité avec le mouvement anti-apartheid. La haine raciale actuelle, en occultant ce passé, pose en réalité la question de l’identité du pays le plus austral du continent, souligne aussi Achille Mbembe : «Quand on parle de l’Afrique du Sud, que signifie le mot Afrique ?» interroge-t-il. Jeudi, une marche contre la xénophobie a été organisée à Durban. Mais la veille, d’autres africains étrangers étaient menacés à Johannesburg…
Officiellement, l’Afrique du Sud hébergerait deux millions d’immigrants légaux et un nombre inconnu d’immigrants clandestins, soit au moins trois millions d’étrangers pour 53 millions d’habitants. Le pourcentages est faible au regard de l’ensemble mais il faut considérer que ces populations immigrées sont d’autant plus visibles qu’elles sont massivement regroupées dans les banlieues misérables de Johannesburg et Durban.
Le caractère évidemment xénophobe de ces émeutes entre noirs, que Libération contre toute logique attribue à  la  « haine raciale » donne néanmoins à réfléchir sur les émeutes xénophobes en Italie qui sont qualifiées de « racistes » ou « raciales » parce qu’elles opposent la population italienne très majoritairement blanche aux immigrés africains, dont des migrants rescapés des naufrages en Méditerranée, qui pillent leurs petites richesses et créent de l’insécurité.
De même on peut faire un rapprochement avec la lutte contre l’islamisation de la France qui est qualifiée de raciste, islamophobe, fasciste alors qu’elle reflète la crise économique (montant inflationniste des aides sociales, l’insécurité (2/3 des prisonniers sont musulmans selon Jack Lang), mise en péril du système de santé avec la CMU et l’AME qui creusent le trou de la sécu, concurrence sur le coût du travail, remise en question de notre histoire et de notre culture, conflits inter religieux exacerbés, etc.)
Nous devrions donc pouvoir être assimilés aux noirs Sud-africains qui se révoltent pour défendre leur pain quotidien. Nous ne sommes pas tous « Charlie » mais désormais nous patriotes laïques et féministes, nous serons tous » Zoulous ».
Pour en savoir plus
  • L’information dans Le Parisien
  • L’information dans « Libération »
  • Les vidéos de la BBC en anglais
  • Xénophobie en Afrique du Sud au cours du temps

Harcèlement de rue

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Il est environ 22h30 lorsque je promène ma chienne tranquillement dans la fraîcheur nocturne clôturant une belle journée ensoleillée.

Je croise un homme qui me demande la direction du métro. Il est trapu, basané, la quarantaine et plutôt du genre clodo. Il baragouine le français. Je lui indique gentiment la direction à suivre et je reprends mon chemin. Le type me hèle : « Hé Madame ! » Je me retourne poliment pensant qu’il a besoin d’un complément d’information. Je suis naturellement serviable, moi. « Hé Madame, vous êtes seule, je peux venir avec vous ? » demande-t-il en marchant vers moi.

Comme je le dis souvent, les mecs pensent que toutes les femmes leur appartiennent et le type le plus misérable et hideux de la terre s’imagine qu’il peut s’approprier la femme la plus nantie et magnifique du monde. Ma chienne a plus de sensibilité et de sens des rapports humains que ces cancrelats qui ne sont que des prédateurs sans foi ni loi.

Vexée et humiliée par tant d’impudence, en colère, je fais un geste vif du bras pour lui signifier de dégager. Il n’insiste pas.

Ulcérée, je continue ma marche lorsque je suis doublée par un jeune bobo qui se retourne en me dépassant et me demande une cigarette sans autre formalité.

C’en est trop, j’explose. ‘ Non ! Quelque soit votre âge, vous êtes tous des maquereaux, les mecs, yen a un qui veut me baiser, l’autre me taxer mais fichez-moi la paix, je ne suis ni votre pute ni votre nourrice ! ». Le bobo file la queue entre les jambes.

Deux minutes plus tard, un motard roule sur le trottoir et me crache sa fumée nauséabonde à la figure et puis un autre motard passe en trombe et fait péter sa machine en sus du rugissement du moteur, ce qui fait paniquer ma chienne. Le bruit des pétards la rend dingue de frayeur.

Et tout ça en 5 mn sur 50 m par une nuit tranquille.Vive la sérénité des nuits parisiennes !:

Tout le monde parle de libertés mais la première de ces libertés n’est-elle pas le droit de déambuler librement en toute sécurité ? A Paris, cette liberté n’existe pas et c’est pour cela que les Parisiens sont généralement désagréables, agressifs et asociaux, dixit les touristes français et étrangers.

La Connectrice

La LuftHansa confie les passagers à un pilote malade. Une affaire d’argent ?

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nouveau au 31/03/2015

Le père du copilote et la Lufthansa savaient qu’il était dépressif.

http://www.leparisien.fr/faits-divers/crash-de-l-a320-le-pere-du-copilote-savait-que-son-fils-etait-depressif-31-03-2015-4653683.php

http://www.nytimes.com/2015/04/01/world/europe/lufthansa-germanwings-andreas-lubitz.html?emc=edit_na_20150331&nlid=63815623&_r=0

Lufthansa said a search of its records found an email showing that the co-pilot, Andreas Lubitz, had informed it of his condition as he was seeking to rejoin its training program after a monthslong absence. The airline said in a statement that Mr. Lubitz had sent its flight training school an email including medical documents describing a “previous episode of severe depression.”

Au fur et à mesure de l’enquête, la maladie de Lubitz se confirme. Il était traité depuis longtemps pour tendances suicidaires et troubles anxieux. Et pourtant personne de son entourage ne s’est inquiété des conséquences de ses troubles psychiatriques sur son activité professionnelle à responsabilité majeure. Dans un avion, les passagers et le personnel sont captifs et dépendent entièrement des pilotes.

Il est impossible que personne n’ai su que l’homme n’était pas fiable pour ce métier. La responsabilité des parents, des médecins, des formateurs et des employeurs ne fait aucun doute. Nous en dire plus sur la personnalité du pilote ne nous apprend rien. La question est de savoir qui a mis un déséquilibré notoire aux commandes de l’Airbus avec pour conséquence la mort tragique et douloureuse de 150 personnes.

Des bruits circulent sur la conversion de Lubitz à l’Islam sans que rien ne prouve cette rumeur lancée par un journaliste allemand, Mickael Mannheimer. La rumeur est démontée ici The Evidence That the Germanwings Copilot Was Muslim Is Sketchy as Hell

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Si les informations relatives à l’état psychique d’Andreas Lubitz, copilote de l’Airbus Barcelone-Dûsseldorf qui s’est écrasé contre les Alpes tuant 150 personnes, s’avèrent exactes, la responsabilité de LuftHansa/Germanwings est indiscutable. La compagnie aurait embauché un pilote qu’elle savait malade mais qui lui avait coûté 70 000 euros en formation. (chiffre à vérifier)

On apprend dans les médias de France, d’Amérique et d’Allemagne que le jeune pilote était fragile, qu’il avait fait des épisodes dépressifs nécessitant des soins psychiatriques, que le centre de formation de Phoenix ne l’avait pas déclaré apte à piloter, qu’il avait interrompu sa formation pendant un an pour motif psychiatrique mais que, pour la LuftHansa, il était un pilote confirmé dont les compétences avaient pleinement justifié son embauche quelques mois auparavant.

On est quand même étonné par la légèreté de LuftHansa à embaucher un jeune homme à la personnalité connue comme fragile pour remettre entre ses mains et son cerveau, la vie des milliers de passagers qui lui seront confiés dans l’exercice de son métier de pilote. Le centre de formation de Phoenix avait refusé de prendre ce risque.

Alors pourquoi LuftHansa aurait passé outre cet avertissement du centre de formation où elle avait envoyé Andreas Lubitz, une formation payante bien entendu ?

Une formation payante, voilà le fin mot de l’affaire, pour autant que les informations dont je dispose soient exactes.

La formation d’un pilote coûterait au moins 70 000 euros que l’étudiant rembourserait en heures de vol s’il était embauché. A partir de ce constat, on peut légitimement se demander si la LuftHasa n’a pas fermé les yeux sur la fragilité psychologique d’Andreas Lubitz pour rentrer dans ses frais. L’argent aurait-il alors été le point de bascule qui a allégé la prise de risque au profit de la rentabilité ?

On peut aussi s’interroger sur le rôle des parents qui connaissaient sans nul doute l’état de leur fils, sa pathologie et les difficultés qu’il rencontrait occasionnellement dans son couple mais ont privilégié les intérêts de la famille à ceux des personnes, ces passagers, qui remettraient leur vie entre les mains du copilote.

On peut encore aussi se demander si les parents et les proches n’ont pas fait jouer leurs relations en faveur du jeune homme qui rêvait d’être pilote depuis son enfance pour rentabiliser leur investissement affectif et financier. On ne sait que trop que les familles ont tendance à minimiser les problèmes de leur enfant pour des motifs normaux et respectables mais, en principe, les psychiatres et les administrations doivent se prononcer sur la dangerosité du patient pour lui-même et autrui.

Pour résumer l’affaire, on a confié à un « Amok » connu un avion transportant 150 personnes. Cette tragédie aurait pu être évitée si, pour des raisons financières et sociologiques, les responsables n’avaient pas favorisé le déni consensuel au détriment de leur responsabilité…pour des questions d’argent.

La Connectrice

NB Je rédige ce billet en fonction des informations que j’ai recueillies dans les médias à ce jour. J’effectuerai des corrections si elles s’avèrent erronées.

Pour en savoir plus

  • Les dessous de la formation des pilotes

Il y a quatre étapes de sélection : présélection sur dossier, tests communs, entretiens avec des pilotes, puis entretien avec des psychologues. L’écrasante majorité des personnes qui passent ces sélections ne sont que de jeunes bacheliers, que les compagnies adorent pour leur malléabilité intellectuelle. En Europe, les compagnies recrutent principalement ces newbies, n’ayant jamais mis les pieds dans un cockpit, même d’un petit avion, et l’expérience en vol comme privée est même pénalisante dans le cadre des sélections, un maximum de 85 heures de vol est demandé, par exemple, dans le cadre des recrutement pour easyJet. Une fois cette sélection passée avec succès (ce n’est tout de même pas simple), il est gentiment demandé au futur pilote de verser 9.000 € pour financer lui-même sa formation ; hors frais de vie. Le futur jeune pilote commencera alors sa vie professionnelle avec plus de 10.000 euros de dettes dans le meilleur des cas et à peine 200 heures de vol…

http://www.bvoltaire.fr/cyrilgermain/germanwings-la-face-cachee-de-la-formation-des-pilotes,167227

  • La dernière petite amie du pilote témoin de sa maladie

L’ancienne petite amie du copilote de Germanwings soupçonné d’avoir provoqué délibérément la chute de l’Airbus A320 dans les Alpes françaises affirme dans une interview publiée samedi qu’il lui avait dit qu’un jour « tout le monde connaîtrait (son) nom ».

Dans un entretien au quotidien allemand Bild, Maria W., une hôtesse de l’air de 26 ans, déclare que lorsqu’elle a entendu parler du crash, une phrase d’Andreas Lubitz lui est « revenue en mémoire: « Un jour, je vais faire quelque chose qui va changer tout le système, et tout le monde connaîtra mon nom et s’en souviendra » ».

S’il « a fait ça », « c’est parce qu’il a compris qu’à cause de ses problèmes de santé, son grand rêve d’un emploi à la Lufthansa, comme capitaine et comme pilote de long courrier était pratiquement impossible », affirme-t-elle encore.

Germanwings, la compagnie allemande à laquelle appartenait l’Airbus, est une filiale low cost de Lufthansa.

La jeune femme explique s’être séparée d’Andreas Lubitz « parce qu’il devenait de plus en plus clair qu’il avait un problème. Pendant les discussions, il craquait et me criait dessus (…) La nuit, il se réveillait et criait « Nous tombons » », en proie à des cauchemars…

http://www.bvoltaire.fr/breves/crash-a320-le-copilote-voulait-que-tout-le-monde-connaisse-son-nom,167420

La Tunisie rend hommage à Akil, son chien policier abattu par les terroristes du Bardo

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««Akil», ce berger allemand d'un an et demi, tué par les terroristes lors de l'attaque du musée du Bardo, est considéré comme un héros par les Tunisiens.

««Akil», ce berger allemand d’un an et demi, tué par les terroristes lors de l’attaque du musée du Bardo, est considéré comme un héros par les Tunisiens.
DR http://www.leparisien.fr/international/tunisie-le-president-rend-hommage-au-chien-policier-tue-par-les-terroristes-20-03-2015-4622101.php

« C’est une victime dont on ne parle pas, mais c’est une lourde perte ». Par des mots très simples et emprunts de gravité, le président tunisien Béji Caïd Essebsi a déploré hier la mort d’une victime inattendue de l’attentat du musée du Bardo, à Tunis.

 Celle d’« Akil », ce berger allemand d’un an et demi dont le destin funeste a ému de nombreux Tunisiens, qui le qualifient de « héros » à titre posthume.

Car c’est grâce à ce membre de la brigade canine doté d’un flair hors norme que, mardi, les forces spéciales tunisiennes sont parvenues à débusquer les assaillants dans l’immense enceinte de l’établissement où ils étaient retranchés, semant la mort sur leur passage. « Sans lui, il y aurait peut-être eu beaucoup plus de morts », souligne un haut-fonctionnaire du ministère de l’Intérieur tunisien qui rappelle qu’entre 150 à 200 visiteurs se trouvaient à l’intérieur du musée au moment de l’attaque.

Lors des échanges de tirs très violents qui ont suivi la découverte des assaillants, cachés au deuxième étage du musée, l’animal a été abattu par les terroristes. Les images de son cadavre transporté sur un brancard ont bouleversé de très nombreux Tunisiens. Le président Essebsi s’est lui aussi ému du sort de l’animal auprès d’officiels français, d’autant qu’il ne reste que dix animaux doués de la sorte dans la brigade canine locale.

En déplacement à Tunis hier, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a proposé au chef de l’Etat tunisien de trouver une façon de compenser cette perte, et pourquoi pas du côté de la brigade canine tricolore. Réponse du président tunisien : « Merci beaucoup mais vos chiens ne sont pas dressés comme les nôtres. Et surtout, ils ne parlent pas arabe. » Malicieux, Cazeneuve a assuré à Essebsi que les chiens policiers français avaient tous passé le « concours d’Orient », un examen très sélectif pour les diplomates affectés à l’étranger.

Comment l’Union européenne lutte-t-elle contre le terrorisme ?

Publié le

En théorie, l’Union européenne dispose d’un réseau de lutte contre le terrorisme. En réalité les derniers attentats démontrent que son système est inefficace, ce qui a de quoi inquiéter les petits citoyens que nous sommes.

Il est certain que les rivalités entre les polices nationales et les polices internationales limitent sévèrement l’efficacité de la lutte anti terroriste. Autant à l’intérieur des nations elles-mêmes qu’entre les différentes nations d’Europe, le bien commun n’est pas l’objectif principal des responsables de la sécurité des peuples.Des intérêts politiques et personnels sont responsables des cafouillages et de l’inefficacité des systèmes de protection. « Moi je » favorise le terrorisme.

Pendant que dans les cours de récréation des institutions européennes les hommes cherchent à savoir qui a le plus gros phallus, femmes, enfants et seniors trinquent.

La Connectrice

  • Comment l’Union européenne lutte-t-elle contre le terrorisme ?
Europol - Lutte contre le terrorisme en Europe

En Europe, la lutte contre le terrorisme reste avant tout une compétence nationale…

Commentaire

Il n’est pas exact d’écrire qu' »en Europe la lutte contre le terrorisme reste avant tout une compétence nationale ».
Le Traité de Lisbonne donne en effet aux Institutions de l’Union les moyens juridiques permettant de mutualiser largement cette lutte, notamment via les clauses de « solidarité » et de « défense mutuelle » (articles 42 TUE et 222 TFUE) .
Mais il est vrai que les États membres n’ont pas, jusqu’ici, accepté la mise en vigueur de ces clauses – soit par un souci de préserver leurs prérogatives, soit par méfiance vis à vis des Institutions européennes .
Ainsi, la responsabilité d’une protection insuffisante des citoyens du fait de la dispersion des actions nationales repose entièrement sur les gouvernements. JGG

mais le cadre juridique permet aux Etats membres de coordonner les moyens d’actions et les autorités chargées de la politique antiterroriste. Depuis les attentats du World Trade Center en 2001 et ceux de 2004 à Madrid, l’Union européenne s’est dotée d’instruments pour renforcer sa capacité d’action, tandis que les attentats de janvier 2015 en France ont accru la détermination des 28 à se mobiliser ensemble face au terrorisme. Découvrez les dates des principaux attentats en Europe, ainsi que les outils et acteurs de la lutte contre le terrorisme.

Datavisualisation - Lutte contre le terrorisme : que fait l'Europe ?

  • Pierre Conesa : « On ne lutte pas contre le terrorisme avec des moyens militaires »
Pierre Conesa terrorisme Daesh islamiste

Les récents attentats, en France et au Danemark, font à nouveau surgir la question des mesures de prévention contre le terrorisme. Parmi celles-ci, la contre-radicalisation vise à la fois à prévenir, à déradicaliser ou à désengager des individus à risques. Ex-haut fonctionnaire au ministère de la Défense, président de l’Association française d’Aide aux Victimes du Terrorisme (AfVT) et auteur d’un rapport sur la politique de contre-radicalisation en France, Pierre Conesa est catégorique : l’Europe ne peut faire face à la radicalisation sans remettre en cause sa politique extérieure.

  Touteleurope.eu : Comment définir la radicalisation ?

Pierre Conesa : Le sociologue définit la radicalisation comme la posture de légitimation ou de passage à l’acte dans le domaine de la violence. En ce sens, la radicalisation touche aujourd’hui beaucoup de domaines : politique avec une radicalisation d’extrême gauche ou d’extrême droite (identitaires, black blocs…), religieux (l’islam n’étant pas la seule grande religion touchée), ou encore des domaines tout à fait inattendus comme la défense des animaux, par exemple…

La radicalisation est un phénomène générique, qui pose des problèmes à toutes les sociétés démocratiques. Mais ce qui nous préoccupe évidemment le plus actuellement, à cause des attentats terroristes, c’est la radicalisation djihadiste.

Voir des extraits de l’interview en vidéo

Touteleurope.eu : En Europe, ce phénomène touche-t-il certains pays plus que d’autres ?

Pierre Conesa : Oui évidemment, parce que la proportion et la composition des communautés musulmanes est assez différente selon les pays. La France est le pays occidental qui a la proportion de musulmans la plus importante (aux Etats-Unis, ils représentent 1% de la population, dont 50% de convertis : c’est donc une sociologie tout à fait différente).

La caractéristique du système français est d’avoir une forte composante maghrébine, avec un rapport d’anciens colonisés à colonisateur.

En France comme dans le reste de l’Occident, il y a un recrutement de la désespérance sociale, de gens issus de milieux sociaux très défavorisés, mais la nouveauté réside dans le phénomène des conversions, qui lui touche les classes moyennes et procède donc d’une analyse sociologique totalement différente : dans ce cas ça n’est pas la situation économique et sociale qui justifie les postures radicales.

Touteleurope.eu : Plusieurs pays européens ont mis en place des programmes de contre-radicalisation : peut-on évaluer leur efficacité ?

Pierre Conesa : C’est très difficile, d’une part parce que les programmes sont assez récents, d’autre part cela revient à mesurer une politique de prévention. Si l’on constate qu’il y a moins de radicalisation, sur quel critère se base-t-on ? On sait que c’est indispensable mais on n’a pas d’échelle de mesure véritable.

Par contre, beaucoup de pays démocratiques ont insisté sur le suivi des radicaux qui sont passés par la prison, partis en Syrie et reviennent, etc. Dans ce cas là, l’indicateur est beaucoup plus facile à déterminer.

Mais il n’y a pas de succès significatif : peu de temps avant l’attentat de Copenhague on vantait le système danois de prise en charge individuelle…

Touteleurope.eu : La France elle-même a mis en avant un programme de déradicalisation axé sur les prisons : qu’en pensez-vous ?

Pierre Conesa : 90% des gens qui reviennent de Syrie ne sont passés ni par la mosquée ni par la prison. Donc la volonté du ministère de la Justice de traiter la prison comme lieu de radicalisation est un enjeu important… mais on se focalise sur la prison parce que c’est un endroit que l’on connaît bien, grâce aux nombreuses études déjà réalisées. Il y a évidemment le cas des frères Kouachi et de Coulibaly, dont la rencontre s’est faite en prison. Mais les statistiques montrent qu’il y a d’autres méthodes de radicalisation.

Ce qui nous manque aujourd’hui, c’est un tableau d’ensemble qui permettrait de répondre aux questions suivantes : que se passe-t-il sur Internet ? Par des contacts directs ? Dans les lieux de culte clandestins ? Cela permettrait d’avoir une vue d’ensemble de tous ces processus dans lesquels la prison n’est qu’une étape.

Cette volonté de trouver dans la prison des moyens d’éviter le contact entre les personnalités fragiles et les radicaux violents, la manière de s’occuper des gens censés s’être amendés après avoir fait leur peine de prison mais qui ne sont pas du tout déradicalisés… tout cela pose des problèmes de droit public complexes.

Touteleurope.eu : La France pourrait-elle prendre exemple sur les programmes de déradicalisation mis en place ailleurs ?

Pierre Conesa : Dans les pays démocratiques, tout le monde est coincé entre des objectifs contradictoires : respecter les libertés publiques et empêcher les gens de partir en Syrie (en les privant de leur carte d’identité…). Il s’agit alors d’une prévention contre un hypothétique délit, qui entrave la liberté d’un individu faute de dossier pénal suffisant pour l’arrêter… la situation est donc compliquée. De plus, lorsqu’on empêche quelqu’un de partir en Syrie et qu’il n’a plus la possibilité de « se faire tuer » là-bas, il a en revanche le feu vert pour agir dans le pays qui le retient !

Mais le principal problème est que toutes les analyses de déradicalisation ne tiennent pas compte des politiques extérieures. Or la radicalisation sectaire salafiste/djihadiste, contrairement à d’autres sectes, se base avant tout sur des thèmes internationaux : victimisation des musulmans, théorie du complot américano-juif… Quand vous trouvez sur des sites web djihadistes : « 2000 morts à Gaza et on ne fait rien, 4 occidentaux égorgés on envoie l’armée », vous ne pouvez pas avoir de contre-arguments face à ce type de posture diplomatique. Et tant qu’on ne prend pas en compte cette dimension de la politique extérieure, une des causes de la mobilisation et de la radicalisation ne sera pas arrêtée.

Touteleurope.eu : Qu’attendez-vous de la stratégie européenne de lutte contre le terrorisme ?

Pierre Conesa : J’ai bien peur que les Européens oublient cette dimension, à savoir qu’on ne lutte pas contre le terrorisme avec des moyens militaires. C’est un mensonge qui a été énoncé par George Bush après le choc de 2001, et l’on a vu le résultat des guerres en Irak, en Libye, ou en Afghanistan. Or, au lieu d’en tirer des conclusions, on en rajoute avec l’Irak et la Syrie… D’autre part on ne lutte pas contre le terrorisme avec des bombes aériennes de 250 kilos ! Quand vous jetez une bombe pour tuer un type dans une maison et que vous faites 60 victimes autour, vous avez 60 familles de terroristes demain !

Toutes ces actions qui, offertes à l’opinion publique, donnent le sentiment qu’on a l’intention de lutter contre sont de mauvaises méthodes. Et je pose une question de fond : pourquoi aller se battre contre l’Etat islamique parce qu’il égorge des gens, coupe les mains des voleurs, opprime les femmes et interdit les autres religions… pour défendre l’Arabie Saoudite, qui coupe les mains des voleurs, opprime les femmes et interdit les autres religions ? Je ne comprends pas la conditionnalité politique de notre intervention. Nous devrions plutôt dire : nous intervenons si vous faites l’effort de faire disparaître tous vos radicaux, vos imams qui diffusent les discours de radicalité, je ne vois pas quel sera le résultat politique d’une telle action militaire.

Par ailleurs, à la mobilisation du tiers-mondisme des années 70-80, à la lutte contre l’impérialisme et à l’action violente de l’extrême-gauche succède, pour certains, la défense des musulmans, nouvelle cause du héros positif qui part défendre des victimes. Donc tant que l’Etat se comportera ainsi dans le monde arabo-musulman, tout en racontant qu’il est le droit, la sécurité, la justice, on ne convaincra pas des jeunes gens de ne pas partir.

Ukraine. Projection débat du film « Rester vivant » (VOSTF) de Babylon’13 sur la guerre en Ukraine

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Ukraine. Projection débat du film « Rester vivant » (VOSTF) de Babylon’13 sur la guerre en Ukraine

Projection-débat du film « Rester vivant » (VOSTF) de Babylon’13 sur la guerre en Ukraine

Projection-débat du film « Rester vivant » (VOSTF) de Babylon’13 sur la guerre dans l’Est de l’Ukraine en présence de la réalisatrice, de la productrice et de l’opérateur: samedi, le 14 mars à 18h30 au Centre culturel de l’Ambassade d’Ukraine (22, avenue de Messine, 75008 Paris)

Présence de la réalisatrice du film Yuliya Gontaruk, l’opérateur Yury Gruzinov et la productrice Ganna Kapustina.

« Rester vivant » – documentaire réalisé par BABYLON’13 –  montre la tragédie de la guerre, la division des familles, l’impact sur les vies quotidiennes des Ukrainiens frappés par le conflit, et comment les habitants de l’Est de l’Ukraine font face aux bombardements et aux tirs. Le film permet de décrypter l’état d’esprit des Ukrainiens, leurs motivations et leurs préoccupations dans un contexte de violence quotidienne.

La ville de Marioupol figure en premier plan de ce film qui montre la douleur et la terreur que subissent ses habitants – et en particulier le quartier résidentiel « Est », bombardé le 24 janvier 2015 par des systèmes de lance-roquettes multiples « Grad » à partir des territoires occupés par les milices séparatistes.

BABYLON’13 est un collectif de cinéma de société civile, dont l’initiative est née de la volonté de contribuer aux manifestations du peuple ukrainien.

Les courts-métrages sur les manifestations 2013/2014 tournés dans le cadre de cette initiative ont eu des dizaines de milliers de vues de page sur YouTube et sont transmis sur les chaînes internationales. Le film « La compagnie céleste » (de BABYLON’13) a été projeté en France dans le cadre du Festival International du Film des Droits de l’Homme.

Attention, certaines images peuvent choquer. Âge conseillé : 16 ans minimum.

Pour en savoir plus: https://www.facebook.com/events/1021312137883010/

Contacts :

Anna Garmash, anya_garmash@yahoo.de , +33 6 25 09 41 49
Igor Reshetnyak, igor.reshetnyak@gmail.com, + 33 6 68 17 89 84

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