Flux RSS

Archives de Catégorie: Sexisme

Egalité femmes/hommes en Europe. Chiffres.

jupe-femme-insulte-sexisme

 

insultes-feministes

L’égalité homme/femme… tu déconnes Simone ?

insultes-feministes

Voici une contribution signée « Salomé Saqué » :

Féministe (n.f.) : Membre de la gente féminine généralement aigrie, trop laide pour plaire aux hommes s’appliquant donc logiquement à les détester et à leur pourrir la vie afin de pallier à leur frustration chronique.

Synonymes : Mégère, fémen, hystérique. Et castratrice aussi.

Vous les connaissez ? Le gang des harpies à l’affût du moindre « mademoiselle » dans un formulaire, prêtes à dégainer leur poitrine nue devant les caméras de BFMTV sous n’importe quel prétexte ?

http://www.indigne-du-canape.com/legalite-hommefemme-tu-deconnes-simone/

Faire rentrer le féminin dans l’écriture et le langage, c’est bien mais ça ne saurait rééquilibrer la différence de traitement entre les femmes et les hommes. Ce n’est pas le langage qui donnera leur place aux femmes mais la condition des femmes qui modifiera naturellement le langage.

Pour établir une réelle égalité entre femmes et hommes, il conviendrait avant toute chose à veiller à l’application rigoureuses des lois, ce qui est loin d’être fait. Parallèlement à cela, notre société ne devrait pas tolérer que l’image de la femme soit soumise aux fantasmes des hommes. Le mouvement récent de libération de la parole  #balancetonporc et #moiaussi, dans la foulée de l’affaire Weinstein est une formidable opportunité pour réfléchir à l’inanité du traitement des femmes par beaucoup trop d’hommes et y remédier. Le harcèlement sexuel banalisé par des siècles de domination masculine pervertit le rapport femmes/hommes et on peut espérer que ces derniers prennent conscience de leur comportement dominateur et méprisant pour le modifier.

Il est triste et inquiétant que de nombreux hommes de tous les milieux, de tous les niveaux d’éducation et de savoir tentent d’étouffer la parole des femmes en les culpabilisant ( délatrices, moralisatrices, castratrices, majorité morale… ), en fusionnant de mauvaise foi les notions de harcèlement et de séduction et en se moquant d’elles. Heureusement, ce mouvement de révolte tient bon et chaque jour de nouvelles femmes y adhèrent et témoignent de la banalité de ce mal de mâles.

Aujourd’hui, malgré des années de revendications et de dénonciation des inégalités, la condition des femmes est toujours soumise à la domination masculine. Les chiffres ci-dessous démontrent qu’il y a encore beaucoup de travail pour réaliser l’égalité entre les femmes et les hommes.

La Connectrice

Avantages masculins en Europe

https://www.touteleurope.eu/actualite/l-egalite-entre-les-hommes-et-les-femmes-en-europe.html

Datavisualisation Egalité Hommes-Femmes

Droits des femmes : quel bilan en Europe

https://www.touteleurope.eu/actualite/droits-des-femmes-quel-bilan-en-europe.html

Synthèse 07.03.2017

En 2017, les hommes et les femmes ne sont toujours pas sur un pied d’égalité en Europe. En moyenne dans l’Union européenne, les femmes gagnent 16,3% de moins pour un travail de même valeur et ne sont que 28% à être représentées dans les parlements nationaux. Si de nombreux progrès restent à faire, des avancées sont enregistrées. La Commission européenne a réaffirmé son engagement en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes dans cinq domaines prioritaires comme l’indépendance économique, tandis que le Parlement européen poursuit son travail législatif au sein de la commission des droits des femmes et de l’égalité des genres.

Déesse de la justice


Droits des femmes : un enjeu européen

L’Union européenne est l’une des régions du monde où le principe de l’égalité entre les femmes et les hommes est affirmé avec le plus de vigueur. Un principe fondamental reconnu dans le traité sur l’UE et dans la charte des droits fondamentaux. Egalité de rémunération, lutte contre les violences faites aux femmes et aux jeunes filles, droit à l’avortement… l’Union européenne s’efforce de faire progresser les droits des femmes.


Améliorer l’indépendance économique des femmes

Même si les femmes ont en moyenne un niveau d’instruction supérieur à celui des hommes, elles sont quatre fois plus susceptibles d’exercer et de conserver un emploi à temps partiel. Elles ont également plus de mal à accéder à des postes à responsabilités. Quel est l’écart de salaire entre les hommes et les femmes et quel est le taux d’emploi des femmes dans l’UE ? Retrouvez nos cartes comparatives et interviews sur le sujet.


Accroître la présence des femmes en politique

Si dans de nombreux pays d’Europe, la question de l’égalité femmes-hommes dans la vie politique évolue, très rares sont les femmes à avoir occupé ou à occuper actuellement les fonctions de chef d’Etat ou de gouvernement. Au sein du Parlement européen, 37% des députés européens sont des femmes, tandis que l’on compte en moyenne 28% de femmes ministres au sein des gouvernements de l’UE.

 

Lire aussi

http://www.egalite-femmes-hommes.gouv.fr/dossiers/actions-dispositifs-interministeriels/chronologie-des-dispositions-en-faveur-de-legalite-des-femmes-et-des-hommes/

 

Harcèlement sexuel : les stagiaires sont plus exposées

Dans nos sociétés conçues par et pour les hommes, les femmes sont par définition vulnérables lorsqu’elles ne s’abritent pas physiquement, économiquement, socialement et psychologiquement derrière les hommes. Il y a toutefois des situations où les femmes sont particulièrement vulnérables, en particulier lorsqu’il s’agit de demander quelque chose en toute légitimité, à l’homme détenteur d’un pouvoir.

Demander un stage pour poursuivre ou terminer un cursus de formation, pour valoriser son CV, pour acquérir de l’expérience, pour élargir son réseau ou mettre le pied dans une entreprise en espérant y être embauchée, gagner un peu d’argent, telles sont les attentes des jeunes filles stagiaires en poste ou en devenir. L’attente étant particulièrement importante et vitale, la demanderesse est en position vulnérable face à un responsable employeur ou décideur. Il n’y a rien de surprenant, et c’est malheureux, à ce que ces décideurs de petite ou grande importance, abusent de leur position en faisant clairement comprendre à la stagiaire qu’elle a intérêt à se soumettre si elle veut le stage, les moyens matériels et administratifs de le réaliser, la rémunération, l’attestation, les recommandations et une embauche éventuelle.

La stagiaire se retrouve en position de proie face à un maître chanteur potentiel. C’est pourquoi je pense qu’on devrait lancer #balancetonmaîtrechanteur.

La Connectrice

http://www.huffingtonpost.fr/2017/11/09/paroles-de-stagiaires-les-victimes-les-plus-fragiles-du-harcelement-sexuel-au-travail_a_23271715/

 

C’EST LA VIE (titre de rubrique déplacé ! LC)

Paroles de stagiaires, les victimes les plus fragiles du harcèlement sexuel au travail

Pour la Journée internationale des stagiaires, ces témoignages révèlent leur vulnérabilité.

10/11/2017 02:14 CET | Actualisé il y a 7 heures
HARCELEMENT SEXUEL – « Elle est toujours aussi frigide votre collègue? » « Nooon, nous, pour lui dire bonjour, on lui met un main au cul, elle préfère ça. »

La question vient du rédacteur en chef des sports auquel Hélène vient de tendre la main alors qu’il s’apprêtait à lui faire la bise. Elle a tendu la main parce que c’est ce qu’on lui avait appris quand elle était en études de commerce. Cette fameuse poignée de main qui ne doit être ni trop molle ni trop ferme. Maintenant, elle fait du journalisme, c’est son premier stage et elle croit que certains codes lui échappent.

 

La réponse, encore plus déplacée que la question, vient du journaliste qui travaille en face d’elle, avec lequel elle s’entend pourtant bien. Hélène est en colère. Elle contrôle, ironise et vanne du tac au tac son collègue. Ça y est, la rédaction s’excite: « Bah alors, elle a ses règles maintenant?! »

 

Retourner devant son ordinateur. Serrer les dents bien fort. Surtout ne pas tout exploser. Dans l’open space d’à côté, deux jours plus tôt, une de ses amies, Lucie, stagiaire elle aussi, lui a raconté une anecdote similaire. Ça commence comme ça. Une blague potache, de la lourdeur, du sexisme… Ou bien est-ce plus grave? Comment savoir?

 

Des années plus tard, après un appel à témoignages pour écrire cet article, Clotilde, Caroline, Sara, Maud, Marion, elles aussi, nous racontent être sorties de leur stage de presse quotidienne régionale avec des anecdotes similaires. Et certaines sont bien plus graves qu’une petite phrase.

 

Alors, la précarité du métier, les horaires à rallonge et la proximité entre confrères font-ils du journalisme un milieu particulièrement propice à ce genre de dérapage?

Non.

Marine, elle, a encore du mal à réaliser ce qu’il lui est arrivé, lorsqu’en stage chez un libraire, elle raconte ce moment où son patron, qui lui parlait volontiers de sa relation libre avec sa femme, lui a intimé de cirer les marches de la boutique devant des clients, alors qu’elle était en petite jupe.

Anaïs, aujourd’hui infirmière, raconte pire encore. « En stage, un interne qui avait jeté son dévolu sur moi me demandait systématiquement de faire des photocopies. C’était dans un cagibi, et à chaque fois, il fallait que j’y refuse ses avances. ‘Je vais finir par te prendre ici sur la photocopieuse’, me disait-il. Jusqu’au jour où il m’a attrapée par les cheveux et m’a embrassée dans le cou. »

Louise était stagiaire-avocate, quand son supérieur l’a harcelée. Elle pensait que c’était un risque banal de son futur métier. « L’égo des avocats, qui empire avec l’âge, la séduction et la rhétorique sont des caractéristiques du métier. La frontière entre ces caractéristiques professionnelles et leurs agissements personnels est très floue. À l’époque, je pensais que c’était normal. » Normal, alors pourquoi toujours si pesant?

De l’autre côté de la Manche, Laura avait 18 ans quand elle a connu le viol en même temps que La City de Londres. Elle était en stage de découverte dans un grand fond d’investissement, c’était son supérieur direct.

Le stagiaire-contrainte

Au moment où ça leur arrive, ces jeunes femmes-là ne savent pas comment réagir. Et par-dessus tout, elles sont stagiaires. Au bas de l’échelle, interchangeables, présentes pour une durée parfois extrêmement limitée, et dont l’avenir proche dépend essentiellement du bon vouloir de leur hiérarchie.

« La question du court terme est un levier de désintérêt et de sévérité de la part du supérieur », explique Ariane Calvo, psychologue spécialiste du souvenir traumatique et reconvertie après dix ans passés en ressources humaines. « Je l’ai constaté en RH. On ne voit les stagiaires qu’en terme de gestion logistique profondément ennuyeuse. Ça nous rajoute du temps de travail, on peut penser que c’est une perte de temps qui n’apporte rien. »

Quid du maître de stage? « Il peut être tenté de voir ça comme de la formation qu’on dispense sans gagner d’argent dessus. Certains ont vraiment du mal à saisir le bénéfice des stagiaires. »

Le stagiaire seul

« Quand un problème grave t’arrive, tu ne sais pas à qui parler, le risque c’est qu’ils ne te reprennent pas en contrat après. Là où j’étais par exemple, ils n’embauchent que rarement des gens qui ne sont pas déjà passés chez eux », raconte Manon, dont le maître de stage l’a très mal notée dans son rapport en lui disant d’un air narquois « Estime-toi heureuse, comme ça on ne dira pas que tu as couché avec moi ». Tandis qu’un autre se plaisait à lui répéter: « Ma petite chérie, si c’est pas bien, je vais te donner des fessées ». « J’ai rien dit. J’avais peur du blacklistage. »

Si les stagiaires harcelés viennent voir les RH, « on va les renvoyer à leur école avec cette réflexion ‘on est pas le bureau des pleurs ici' », relate la psychologue Ariane Calvo.

La position hiérarchique basse du stagiaire est par ailleurs schizophrénique: face à lui, « il a plusieurs référents: les collègues, le maître de stage, son directeur d’école, son prof, son responsable pédagogique… », énumère l’ancienne salariée en ressources humaines. « Et le stagiaire a parfois du mal à définir les rôles ». Assez rapidement il se retrouve en réalité sans personne d’autorité à qui parler.

« On peut aussi reprocher au stagiaire de ne pas en avoir parlé avant. Cette remontrance va renforcer le sentiment du stagiaire de ne pas avoir été aussi débrouillard qu’on lui demandait. Et cette culpabilité en amont va contribuer à le pousser à ne rien dire du tout », termine Ariane Calvo.

Alice a le sentiment d’avoir eu plus de chance. Un photographe de son service de stage avec qui elle se retrouvait régulièrement seule en voiture, insistait pour faire avec elle des photos de nu. Elle a fini par en parler au directeur de sa rédaction avec qui elle s’entendait très bien. « Mais s’il n’y avait pas eu cette proximité avec ma hiérarchie, je ne l’aurais certainement pas évoqué. Ni à lui, ni à personne. »

L’avenir en miroir

Louise, évoquée plus haut, a donc travaillé pour un cabinet d’avocats. Ici pas de ressources humaines, bien sûr. Mais un célèbre avocat, qui ne tarde pas à mettre sa confiance en elle et elle en lui. Quand, peu de temps après la fin de son stage, très pressant, il lui propose un verre, elle ne se méfie pas, il veut peut-être lui confier un dossier, qui sait?

Ce n’est que lorsqu’il a commencé à la caresser dans une chambre, dans laquelle elle avait refusé fermement d’entrer avant d’obtempérer face à l’autorité, que Louise prend conscience de ses intentions. Tout en réalisant que si elle refuse ses avances, il s’occupera de sa réputation.

Après le « non » définitif de Louise, il n’a pas tardé à mettre ses menaces à exécution en appelant différents cabinets pour ternir l’image de la future postulante. « Ce sont des hommes qui ont du pouvoir, qui ont de l’argent, qui se permettent tout et qui sont très vexés de se cogner à un refus », constate-elle. « Il y a le choc du harcèlement, où tu réalises que tu intéresses plus pour ton corps que pour tes compétences et où, de toute façon, tu ne peux rien dire car tu te ferais virer. Mais il y ensuite le choc professionnel: quand j’ai compris qu’il s’assurait de mon silence en me mettant des bâtons dans les roues pour la suite de ma carrière, j’ai trouvé ça profondément insupportable. »

La toute-puissance issue du lien hiérarchique. « C’est cette autorité qui peut amener un chef à une prise de pouvoir perverse sur le stagiaire, qui conduit souvent au laisser-faire de la victime », explique la Ariane Calvo. Le sentiment de ne pas avoir le choix. Et surtout, « ce ‘sentiment de valeur personnel bas’, comme on dit en psychologie, du stagiaire, toujours demandeur, qui va le pousser à chercher l’approbation de son supérieur pour exister ». Avec l’avenir en ligne de mire qui empêche de dire non, voilà les composantes de la mise en place du silence.

Parler malgré tout…mais à qui?

Pour briser l’omerta lors du stage, des cellules d’écoute psychologique au travail avec un numéro vert disponible 24h sur 24 existent sur internet. Mais la mieux référencée sur Google n’a pas de solution à nous apporter quand on la contacte. « Aucun stagiaire ne nous a jamais appelés », nous apprend notre interlocuteur. « Et si ça arrivait, on lui conseillerait éventuellement d’aller voir les représentants du personnel… » Sait-on seulement qui ils sont, lors d’un stage?

Cette cellule d’écoute semble soudain prendre conscience que les stagiaires n’ont quasiment aucun recours établi au sein de l’entreprise. « Même dans nos missions de sensibilisation chez le client, nous n’avons jamais pensé à les inclure dans nos de travaux de groupe », nous avoue-t-on.

Vers qui d’autre se tourner sans risque alors?

Ariane Calvo recommande l’école comme meilleur recours. « Ils peuvent prendre le stagiaire sous leur aile, lui retrouver un stage. C’est vraiment leur rôle plus que celui de l’entreprise elle-même. Parce qu’en payant l’école, l’élève est censé payer une forme de tutelle d’apprentissage. »

« L’école? Quand j’ai évoqué le harcèlement sexuel à mon retour de stage, on m’a dit en rigolant ‘Ah, ça c’est les risques du métier' », se rappelle alors Maud.

Aucun nom, même après une plainte pour viol

Face à la hiérarchie, une autre composante renforce la vulnérabilité du stagiaire victime de harcèlement sexuel: la crainte de nuire à sa propre carrière ou même de faire trop de vagues. À tous les niveaux. Surtout ne pas se faire la réputation de celui ou celle par qui le scandale arrive. Tout au long de cette enquête, pour chaque témoignage, les victimes nous on fait la même mise en garde: « Aucun nom, peu d’indices, s’il te plaît, c’est vraiment important pour moi ». Important de ne prendre aucun risque, ni pour les victimes, ni pour les auteurs. On est loin de la « chasse à l’homme » dont certains ont accusé les #balancetonporc et autre #metoo.

C’est pourtant grâce à l’émergence de la parole permise par la triste affaire Weinsteinque certaines anciennes stagiaires ont accepté de témoigner. C’est bien souvent en lisant des tweets ou en écoutant les médias qu’elles ont réalisé ce qu’elles avaient vécu. « Je pensais que c’était banal en tant que stagiaire, mais j’ai réalisé d’un coup que ça ne touchait pas que mon milieu professionnel », raconte Louise.

Laura aussi nous a dit « aujourd’hui je vais mieux, mais j’insiste, je veux que tu anonymises tout ». Elle reconnaît cependant que « c’est important d’en parler, justement parce que notre vulnérabilité et notre quotidien nous obligent à ne jamais rien dire ».

Et ce qu’elle a subi est particulièrement grave. Quand elle raconte son viol, ses mots sont clairs et précis, sa pensée structurée. Si un an plus tôt, Laura a porté plainte, ce n’était pas pour la reconnaissance, ni la justice, et encore moins pour l’argent, comme on a pu lui dire. C’était surtout pour que l’entourage de cet homme -son supérieur hiérarchique direct lors de son stage découverte de la finance à La City- ne se fourvoie pas. « Je me suis mise à sa place de sa fiancée, je me suis dit que c’était trop horrible d’épouser un violeur sans le savoir ».

Laura a tout de suite su qu’elle venait d’être violée. « Mon ‘non’ avait été très clair et ma surprise aussi. Quand bien même je n’aurais rien dit, mon corps inerte et crispé suffisait à lui faire comprendre que je ne voulais pas ». Le lendemain, elle retourne au travail pour assumer son dernier jour de stage. « J’étais au fond du trou mais je ne voulais surtout pas être la stagiaire qui avait peur, c’était exactement ce que mon agresseur aurait voulu. »

La police londonienne a fini par classer sa plainte sans suite par manque de preuve. Au dernier étage de l’immeuble où les faits se sont déroulés, il n’y avait pas de caméra de vidéosurveillance. Les blessures sur son corps n’étaient pas suffisantes. « Et un rapport sexuel peut laisser des traces, ça ne veut pas forcément dire qu’il y a viol », lui a-t-on expliqué.

On le voit, il faut vraiment beaucoup de détermination pour porter plainte, avec le risque d’un « parole contre parole » harassant et souvent vain.

D’où l’importance pour les victimes de parler. « Je n’étais pas la seule, il en harcelait d’autres avant moi », murmure Louise. Autant de témoignages potentiels capables d’abolir l’impunité, même du plus intouchable des supérieurs. Car c’est bien l’union qui pourrait faire tomber ce règne du silence.

Stagiaire, salarié, même protection

Depuis 2013, le Code de l’éducation a changé. Aujourd’hui les stagiaires bénéficient des mêmes protections et des mêmes droits que les salariés. C’est à dire que selon l’article 1153 du Code du travail:

  • Aucun stagiaire ne peut être sanctionné ou discriminé pour avoir subi ou refusé de subir des agissements de harcèlement sexuel.
  • Aucun stagiaire ne peut-être sanctionné ou discriminé pour témoigner des agissements de harcèlement sexuel ou pour les avoir racontés.
  • Tout salarié ayant procédé à des agissements de harcèlement sexuel est passible d’une sanction disciplinaire.
  • Et enfin, tout employeur doit prendre toutes les dispositions nécessaires en vue de prévenir ces agissements.

Pour les auteurs, le code pénal indique une peine pouvant aller jusqu’à trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende. Et, ce, dans le seul cas d’un harcèlement sexuel.

Lire aussi :

• Une Française sur deux a été victime de harcèlement ou d’agression sexuelle

• Drague ou harcèlement? Ces comédies romantiques flirtent avec les limites

• « Je vous invite à faire de #metoo autre chose qu’un buzz sur les réseaux sociaux »

Chasse à la femme, harcèlement sexuel, actualités au 26/10/2017

1-IMG_2804

Ne nous laissons pas impressionner et encore moins décourager par le lobby des machos et des « jenesuispasféministemais… »

Poursuivons la campagne exceptionnelle #balancetonporc, #moiaussi en battant les émules de Weinstein tant qu’ils sont sur le grill, une campagne qui nous donne enfin la chance de dénoncer un problème de santé publique qui touche en particulier les femmes et les maintient dans le mépris et l’infériorisation. Ce mouvement nous donne une opportunité historique de sortir de nôtre instrumentalisation au service des mâles sans foi ni loi. Chaque jour apporte les résultats  de la chasse à la femme.

N’écoutons pas celles et ceux qui voudraient nous museler avec les mêmes arguments que les harceleurs : menaces, dénigrement, insinuations, détournement des faits à leur profit en inversant les rôles et faisant du harceleur une victime. A moins de considérer que toute victime est une délatrice en puissance, c’est-à-dire une personne dénonçant des faits pour en retirer un intérêt trouble et mauvais.

Nous devons tenir bon et continuer à surfer sur la vague de notre parole enfin libérée.

La Connectrice

1-IMG_2741

  • Le Parquet général avait requis 6 ans de prison et une interdiction définitive du territoire. Cet homme de 23 ans, défendu par maître Carmelo Vialette a été sanctionné par la cour d’appel de Nîmes à 18 mois de prison.

    Il était poursuivi pour proxénétisme aggravé sur une mineure, sa copine, qui « enchaînait les passes » pour faire vivre le couple. « Oui j’ai profité de l’argent, mais j’avais des sentiments pour elle. Je ne savais pas qu’elle était mineure, elle m’a toujours dit qu’elle avait 19 ans. Elle se prostituait avant de me connaître « , affirme le prévenu qui est détenu depuis juillet dernier, date de son interpellation. Et si le supplice de cette adolescente de 17 ans est terminé, elle le doit à la vigilance d’une personne surprise de voir des hommes accéder à un appartement de fonction d’un établissement scolaire gardois. La jeune femme accueillait des hommes en l’absence de ses parents, concierge. « Les faits sont graves, ils se sont déroulés sur presque un an. Et nous ne sommes pas dans l’amateurisme. Il y avait des photos suggestives sur un site, avec un pseudo, une liste sur les prestations sexuelles », note l’avocat général qui réclame 6 ans ferme et une interdiction du territoire pour l’homme déjà connu de la justice pour 7 autres condamnations. « On à l’impression qu’elle était sous votre coupe, elle devait effectuer un minimum de chiffre d’affaire, souligne la présidente de la chambre des appels correctionnels. Elle déclare qu’en moyenne elle devait recevoir 5 clients par jour, cela fait 15 000 euros par mois. Elle affirme aussi qu’elle vous remettait tout avant de réaliser la prestation » poursuit la juge. http://www.objectifgard.com/2017/10/25/nimes-proxenetisme-mineure-compagnon-condamne-a-18-mois-de-prison/

 

  • Morgan Simon, attaché parlementaire militant LREM

    L’attaché parlementaire de la députée nantaise Valérie Oppelt (La République en marche) est visé par un dépôt de plainte pour agression sexuelle. Morgan Simon aurait eu le 1er décembre 2016, lors d’une soirée mêlant plusieurs jeunes militants du parti fondé par Emmanuel Macron, des gestes « plus que déplacés » à l’encontre d’une autre militante ligérienne, devenue depuis attachée parlementaire du député vendéen LREM Philippe Latombe, révèle le site Internet d’investigation Médiacités.

    Harcèlement par messages téléphoniques . La jeune femme, qui a déposé plainte lundi devant le procureur de la République de Nantes, évoque aussi l’envoi de messages à caractère sexuel sur son téléphone. Un harcèlement qui l’a obligé à se mettre pendant quelques mois en marge du mouvement Les Jeunes avec Macron (JAM) qu’elle animait, précise Médicacités. «S’il m’avait présenté des excuses, je lui aurais sans doute pardonné. Mais je n’avais pas envie que cela arrive à d’autres et cela me rendait malade de ne pas être reconnue comme victime», a-t-elle confié au site Internet. http://www.20minutes.fr/societe/2158391-20171026-lrem-attache-parlementaire-nantais-morgan-simon-vise-plainte-agression-sexuelle

 

  • Le photographe  Terry Richardson viré du groupe Condé Nast

Parce que les victimes ont parlé trop longtemps dans le vide

L’affaire Weinstein révèle non pas que la parole se libère enfin, mais qu’on n’a longtemps pas écouté les femmes. Et c’est également le cas concernant Terry Richardson. Charlotte Waters, Jamie Peck, Sarah Hilker, Liskula Cohen… elles ont été nombreuses à avoir le courage de raconter l’envers des tournages et photoshoots du prédateur dès le début des années 2010. Nudité, contacts physiques non recherchés, allant jusqu’à la masturbation ou à d’autres actes plus poussés, le photographe a utilisé les femmes pour des fantaisies sexuelles sous couvert de faire de l’art. Les médias s’en sont largement fait l’écho, se demandant parfois s’il fallait le boycotter. Les femmes, traumatisées, évoquent ces agressions, lui parle d’actes consentis. Parole contre parole. David contre Goliath…Parce que le milieu de la mode n’a pas encore fait son examen de conscience  Carla Bruni, au cours d‘une interview donnée au magazine américain In Style, parlait du harcèlement dans le milieu de la mode. Elle y assurait entre autres que c’est un milieu sain, arguant qu’elle n’a jamais été agressée par qui que ce soit. La mannequin Cameron Russell dit le contraire et a exhorté les femmes à livrer leurs expériences sur les réseaux sociaux avec le hashtag #MyJobShouldNotIncludeAbuse. Elle en a profité pour lancer un appel à son milieu : « Publicitaires et magazines, arrêtez d’employer ces gens. Agences, ne leur envoyez plus de modèles. Arrêtez ça aujourd’hui. N’attendez pas que des avocats s’en mêlent pour agir. Faites ce qu’il faut car faire le contraire est horrible. » ..http://www.20minutes.fr/mode/2158399-20171026-terry-richardson-travaille-plus-conde-nast-trop-tot

  • Incitation des étudiantes et étudiants à la prostitution

Le camion publicitaire vantant un site de rencontres à proximité d’universités parisiennes, accusé d’inciter à la « prostitution » par la mairie, a été saisi ce jeudi pour « affichage » non autorisé, a-t-on appris auprès de la préfecture de police de Paris.

Le camion de  saisi pr affichage non autorisé. On veut une condamnation pr incitation à la prost.! https://www.change.org/p/procureur-interdiction-des-publicit%C3%A9s-sugardaddy-destin%C3%A9es-aux-%C3%A9tudiant-es?recruiter=167117369&utm_source=share_petition&utm_medium=facebook&utm_campaign=share_petition&utm_term=share_petition 

Signez la pétition

Procureur: Interdiction des publicités « SugarDaddy » destinées aux étudiant-es

change.org

 « Le camion a été localisé et remorqué », a indiqué la préfecture de police. Les responsables seront entendus au commissariat du XVe arrondissement, lieu où a été localisé le véhicule, pour « affichage d’un support sans autorisation préfectorale », a-t-on précisé.

Une incitation à la prostitution ?

La mairie de Paris a saisi mercredi la justice pour demander des poursuites contre le site internet RichMeetBeautiful.fr et sa publicité mobile, qui constituent selon elle une incitation à la prostitution.

La Fage, premier syndicat étudiant, a pour sa part annoncé porter plainte « du chef de proxénétisme », estimant que la publicité sur ce site « a pour objet d’attirer les étudiant-es en situation de précarité (…) et de les inciter à accepter de se livrer à des actes sexuels avec des personnes plus âgées ». « Très honnêtement il y a un doute »

La secrétaire d’Etat à l’Egalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, a annoncé ce jeudi sur Sud Radio avoir été « saisie » à propos de cette publicité, soulignant qu’il fallait voir s’il s’agit d’« incitation à la prostitution ».

« Est-ce qu’il s’agit de rencontres consenties ou est-ce qu’il s’agit de proxénétisme et d’une forme d’incitation à la prostitution qui pourrait tomber sous le coup de la loi ? On est en train de regarder très précisément les aspects juridiques », a-t-elle expliqué. Selon elle, « très honnêtement il y a un doute ».

http://www.20minutes.fr/societe/2158491-20171026-richmeetbeautiful-saisie-camion-publicitaire-site-internet-accuse-inciter-prostitution

  • 20 ex-collaboratrices de Pierre Joxe le dédouanent de harcèlement sexuel

L’ancien président du Conseil constitutionnel Pierre Joxe est accusé d’agression sexuelle par Ariane Fornia, la fille d’Eric Besson, ancien ministre de Nicolas Sarkozy . — SIPA

Elles lui apportent leur soutien. Vingt ex-collaboratrices affirment ce mercredi dans une lettre ouverte avoir « confiance » en l’ancien membre du Conseil constitutionnel Pierre Joxe, âgé de 83 ans. Il est accusé d’avoir, lors d’une soirée à l’opéra au printemps 2010, agressé sexuellement l’écrivaine Ariane Fornia, la fille d’Eric Besson, ex-ministre de Nicolas Sarkozy,.

http://www.20minutes.fr/societe/2158455-20171026-agression-sexuelle-vingt-ex-collaboratrices-confiance-pierre-joxe

Triste de constater que des femmes, malgré leur préambule- elles affirment dans un premier temps être « solidaires de toutes les victimes de harcèlement ». Et affirment « que les femmes sont l’égale des hommes, qu’elles ont droit au respect en toutes circonstances et que tout geste, tout propos, tout écrit qui vise à les humilier est fondamentalement et définitivement condamnable »-se précipitent pour défendre l’honneur d’un vieux politique de 83 ans contre le témoignage d’une toute jeune femme. Elles auraient pu attendre le résultat de l’enquête mais non, le mâle est toujours plus respecté que la femme. Ce comportement phallophile rappelle que si les femmes sont maltraitées, c’est souvent avec la complicité d’autres femmes avides de posséder leur petit bout de phallus.

  • Les hommes aussi

Dans le flot de témoignages relatant des agressions sexuelles, l’histoire de Nacho Vidal sort du lot.

Cet acteur espagnol de films X a déposé une plainte pour « abus sexuel » après s’être vu contraint de baisser son pantalon lors d’une consultation médicale pour une douleur à… l’oreille. Les faits ont eu lieu dans une clinique colombienne, a indiqué ce mardi son avocat, Daniel Mendoza…« Baissez votre pantalon », lui a demandé le médecin au cours de la consultation, puis « il a commencé […] à le toucher », selon l’avocat. « Nacho a été un peu surpris » et a eu une érection « car Nacho est Nacho », a expliqué l’avocat. http://www.20minutes.fr/monde/2157987-20171025-video-colombie-acteur-porno-nacho-vidal-agresse-sexuellement-clinique

  • Battue férocement par son mari, elle refuse de porter plainte

37 ans de mariage, un mari brutal. Dans les Côtes-d’Armor, cette femme ne veut pas porter plainte. Au tribunal, elle dit que tout va bien. La situation est hallucinante. À la barre du tribunal correctionnel de Saint-Brieuc, cette femme, au visage marqué par les épreuves, tremble. C’est elle qui est venue, alors qu’elle est la victime. L’auteur des violences, avec qui elle est mariée depuis 37 ans, n’a pas jugé bon de se déplacer. Il n’en a « rien à foutre ».  ..

Une voisine, qui travaille dans le paramédical, assure que cette femme a déjà eu la mâchoire cassée par son mari en avril 2016, le nez cassé en octobre 2016. « Des violences extrêmement graves, qui durent depuis des années », souligne la juge. L’homme est condamné à six mois de prison, avec sursis.

http://www.20minutes.fr/justice/2157999-20171025-bretagne-frappee-depuis-annees-mari-refuse-porter-plainte

#Balancetonporc. Le système judiciaire maltraite les victimes de harcèlement sexuel.

big-connaitre-un-violeur
http://www.madmoizelle.com/temoignage-violeur-victime-721451
Dans mon article précédent je donnais quelques exemples de harceleurs relaxés malgré des témoignages accablants sur leur comportement de prédateurs sexuels. Souvent, il avait fallu plusieurs témoignages concordants pour que le parquet ouvre une enquête mais les juges avaient choisi l’honneur du prévenu au détriment de celui de la victime.
Dans l’article ci-dessous, la juriste Catherine Le Margueresse cite des cas concrets de maltraitance des victimes de harcèlement sexuel en s’appuyant sur 15 années d’expérience au sein de l’Association Européenne contre les Violences faites aux Femmes au Travail (AFVT)
Juriste, Catherine Le Margueresse analyse les cas en fonction de l’application des lois existantes et du raisonnement des magistrats.
Le premier constat de cette spécialiste des violences faites aux femmes est que les magistrats -qui sont souvent des magistrates- sont insuffisamment formées à la réalité et aux conséquences de ces violences pour appliquer la loi .  violence, contrainte, menace ou surprise » dont la caractérisation est exigée par le code pénal pour qualifier les agressions sexuelles et les viols
Catherine Le Margueresse confirme ce que nous, féministes, disons depuis des décades sans que rien ne change :
  • 1 seule femme sur 10 dépose plainte pour viol

Ici la police joue un rôle déterminant par l’incompétence de ses agents sur l’acceuil et l’écoute des femmes victimes (une policière d’un commissariat m’a confirmé qu’elle n’avait pas suivi de formation dédiée). Au commissariat ou à la gendarmerie, la victime est traitée comme une coupable et subit des insinuations insupportables : comment étiez-vous habillée, minijupe, décolleté profond ? depuis quand le connaissez-vous ?, Que faisiez-vous seule dehors en pleine nuit ? Vous a-t-il menacée, frappée ? Avez-vous résisté  ? Avez-vous appelé à l’aide ? etc.

Traitement du viol par la Police et la Justice

  • La police et la gendarmerie sont les premiers interlocuteurs de la victimes puis ceux qui méneront l’enquête. S’ils maltritent la victime et filtrent sa plainte avec leurs propres préugés sexistes, le juge recevra un dossier orienté qui pésera dans ses décisions de correctionnaliser le viol et prononcer un non lieu.

 

  • 1 seul viol sur 10  sera renvoyé devant la cour d’assises
  • La majorité des viols qui passent en justice sont correctionnalisés, soit jugés expéditivement entre un vol de portable et agriculteur était poursuivi pour avoir placé ses vaches dans un enclos trop petit (vu par CLM au tribunal correctionnel de Dieppe)
  • 2% des violeurs sont condamnés, 98% d’entre-eux sont dans des situations d’impunité et peuvent récidiver et encourager d’autres hommes à violer puisque dans les faits ils ne risquent rien.

Pourquoi les victimes restent silencieuses ?

  • Une femme violée est forcément coupable, telle est l’opinion populaire, le préjugé des policiers et des magistrats
  • une femme violée est brisée incapable de réagir
  • Le violeur menace sa victime de mort
  • Le violeur peut légalement nier les faits en accusant sa victime de dénonciation calomnieuse

Ce délit prévu par l’article 226-10 al. 2 du code pénal disposait “La fausseté du fait dénoncé résulte nécessairement de la décision, devenue définitive, d’acquittement, de relaxe ou de non-lieu déclarant que la réalité du fait n’est pas établie ou que celui-ci n’est pas imputable à la personne dénoncée.”

Dans le contexte de la parole libérée des femmes sexuellement agressées grâce à la campagne #Balancetonporc, Catherine Le Magueresse conclue : “Le silence ne profite qu’à l’agresseur”, le dévoilement des violences permet d’entamer une reconstruction et déposer plainte en s’entourant du maximum de précautions et du maximum de solidarités peut y contribuer.

Que les personnes, hommes surtout mais femmes aussi, qui s’insurgent contre la campagne #Balancetonporc prennent le temps de méditer sur cette phrase « le silence ne profite qu’à l’agresseur » et j’ajoute « et à ses inspirateurs et imitateurs ».

La Connectrice #moiaussi

mo8m1

…On le connaît nous Jean-Bidule, c’est un mec sympa. Et puis cette personne qui se dit victime, on sait pas qui c’est. Jean-Bidule dit que c’est *un-e ex-e qui lui en veut*, *salope qui assume pas*, *personne perturbée*, *insérer ici toute justification habituelle de la part de ces raclures*, alors on le croit, notre bon vieux Jean-Bidule.

C’est qu’elles sont horribles ces victimes, qui s’inventent des agressions. Elles se rendent pas compte qu’elles vont détruire la vie de Jean-Bidule. Bon, il ira jamais en prison, vu que 3% des viols se finissent au pénal faute de preuves et que c’est pas pour du vrai qu’il a violé donc pas de preuves. Il aura sûrement aucune répercussion non plus sur sa vie sociale, vu que nous on est là pour le soutenir, à la vie à la mort avec les violeurs ! Euh pardon, avec les copains ! Quant à son travail, bon ça fera peut être désordre, mais c’est pas sûr, suffit que son patron soit conciliant, on va pas se laisser bouffer par les mythomanes…

https://lechodessorcieres.net/jean-bidule-nest-pas-un-violeur/

Catherine Le Magueresse : « Le silence des victimes s’explique par la maltraitance du système judiciaire sur les plaignantes »

Catherine Le Magueresse aime à rappeler son parcours de simple juriste à juriste féministe. Après avoir travaillé 15 années à l’Association Européenne contre les Violences faites aux Femmes au Travail (AVFT) dont 9 comme présidente, elle concentre maintenant son travail sur la critique féministe du droit pénal et la façon dont il prend ou pas en compte les violences faites aux femmes. La campagne #balancetonporc met à jour l’omerta qui entourait les harcèlements et agressions sexuelles subies par les femmes dans tous les instants de leur vie et en particulier professionnelle. Comment cet état d’impunité a-t-il été possible ? Catherine Le Magueresse, nous rappelle les disqualifications pénales des femmes dans la caractérisation des violences dont elles sont victimes ce qui permet l’impunité des harceleurs dans de nombreux cas.

Où en est l’application du droit concernant les cas de violences et harcèlements ?

En France, nous sommes dans un système de droit écrit, les magistrat·e·s appliquent le droit, elles/ils ne peuvent l’inventer. Elles/ils apprécient la « violence, contrainte, menace ou surprise » dont la caractérisation est exigée par le code pénal pour qualifier les agressions sexuelles et les viols,  alors qu’elle/ils ne sont pas sérieusement formé·e·s aux questions de violences faites aux femmes. Les violences sexuelles occupent une après midi au plus de leur cursus de formation à l’Ecole Nationale de la Magistrature. Ne prenant pas le temps de déconstruire leurs préjugés et de se former sur la réalité des violences sexuelles, leurs appréciations de ce que sont des violences, menaces, contraintes et surprises sont le plus souvent sexistes.

Prenons l’exemple de madame B.  En situation de très grande précarité économique,  elle ne peut pas se permettre de perdre son travail. Son employeur conscient de sa vulnérabilité la viole à trois reprises. Devant la juge d’instruction, il allègue le consentement. Avec succès, puisque la magistrate jugera inexistante la contrainte économique ayant conduit Mme B à subir les viols avant de pouvoir les dénoncer sur les conseils de son médecin.  Pas contrainte car elle était ‘libre’ de partir. Rappelons que « céder n’est pas consentir » (1).  La juge d’instruction a en outre considéré que l’élément de surprise n’était pas non plus présent puisqu’elle avait été violée trois fois. Or, à tout le moins pour le premier viol, il aurait pu être retenu.   Voilà un exemple marquant d’une situation de disqualification judiciaire de l’expérience des femmes. J’estime que c’était une erreur d’appréciation juridique qui s’explique en partie par des préjugés sexistes sur la façon dont une femme est supposée réagir lorsqu’elle est agressée.

1 seule femme sur 10 dépose plainte pour viol. Et il n’y aura qu’1 viol sur 10 qui sera renvoyé devant la cour d’assises. En conséquence, il n’y a que 2% des violeurs qui sont condamnés, 98% d’entre-eux sont dans des situations d’impunité.

Les plaintes qui arrivent en cours d’assises concernent, en général, des cas de viols caricaturaux. Ce sont ceux qui correspondent le mieux à nos stéréotypes : le viol par un inconnu, dans la rue, accompagné d’une extrême violence ou sur une victime inconsciente. La victime est en outre insoupçonnable: elle ne portait pas une jupe courte, elle n’était pas dans la rue tard le soir etc.

Il est par ailleurs notable que parmi les condamnations prononcées en cour d’assises les étrangers et les pauvres sont surreprésentés.

Nous sommes loin d’une reconnaissance judiciaire des violences sexuelles à l’encontre des femmes ; une reconnaissance qui serait à la hauteur du nombre de viols et de la gravité des violences dénoncées.

La majorité des viols qui passent en justice sont correctionnalisés. Ils ne pas sont jugés en cour d’assises mais devant le tribunal correctionnel. Une affaire qui prend 2 ou 3 jours en cour d’assises va être traitée en 1 ou 2 h devant un tribunal correctionnel surchargé, entre une affaire de portable et une affaire de droit pénal agricole comme j’ai pu en être témoin à Dieppe, où une plainte  pour inceste était jugée après une affaire où un agriculteur était poursuivi pour avoir placé ses vaches dans un enclos trop petit. Évidemment lors de ces audiences, la victime n’a pas le temps de s’exprimer. Les conséquences des viols ne sont pas abordées. Le mot viol lui-même n’est pas prononcé. On passe à côté de ce que la femme a vécu et de ce qu’elle voulait dénoncer en déposant plainte. C’est un non procès pour viol. L’agresseur n’est pas mis face à ses responsabilités et à la gravité de ses actes.

Quelles sont les stratégies employées pour empêcher les femmes de garder le silence ?

Ces stratégies commencent avant l’agression. L’agresseur va s’assurer que les victimes ne parlent pas, soit en les isolant, en sapant tellement leur confiance en elles que leur parole ne vaudra rien, soit en les menaçant de représailles légales si elles parlent. C’est très efficace parce que le droit donne des outils aux agresseurs pour s’assurer du silence des victimes. Je pense par exemple à la dénonciation calomnieuse qui est un délit en droit pénal et qui permet à un agresseur qui n’a pas été condamné de déposer plainte pour dénonciation calomnieuse.

contre celle qui a dénoncé un viol, une agression sexuelle, un harcèlement sexuel.

L’agresseur va menacer la victime en disant « si tu portes plainte contre moi, je porte plainte aussi contre toi pour dénonciation calomnieuse ». Les femmes craignent légitimement ces procédures: il suffit d’aller sur internet pour voir qu’il y a des condamnations de femmes victimes de violences sexuelles pour dénonciation calomnieuse.

Qu’est ce que la dénonciation calomnieuse implique pour les femmes victimes de violences ?

Avant la réforme de 2010, obtenue grâce à dix années de campagne de l’AVFT, les femmes dont la plainte n’avaient pas abouti à une condamnation de l’agresseur étaient quasi automatiquement condamnées. Voici comment: Une femme dépose plainte contre son agresseur pour harcèlement, agression ou viol. On a vu que les taux de condamnations étaient très, très faibles. Il n’y a donc pas de condamnation. L’agresseur se retourne contre la victime et dépose plainte en dénonciation calomnieuse.

Ce délit prévu par l’article 226-10 al. 2 du code pénal disposait “La fausseté du fait dénoncé résulte nécessairement de la décision, devenue définitive, d’acquittement, de relaxe ou de non-lieu déclarant que la réalité du fait n’est pas établie ou que celui-ci n’est pas imputable à la personne dénoncée.”

Prenons l’exemple de madame C. dont la plainte pour viol à l’encontre de son supérieur hiérarchique s’est conclue par un non-lieu pour charges insuffisantes. Cela ne veut pas dire que la/le juge d’instruction considère que la victime a menti mais qu’elle trouve qu’il n’y a pas assez de preuves pour condamner, pour envoyer monsieur devant une cour d’assises

Son agresseur se retourne contre elle et dépose plainte en dénonciation calomnieuse. Lors de l’audience, hallucinante, au cours de laquelle Mme C n’a pas eu la parole, nous avons su dès les dix premières minutes qu’elle serait condamnée. Cette automaticité résulte de l’article précité. Le viol est jugé faux. Or, s’agissant d’un ‘acte’ commis sur sa personne, Mme C ne pouvait pas méconnaître sa fausseté. Elle est donc condamnée pour dénonciation calomnieuse. En première instance. En appel. Devant la cour de cassation.

Mais cette femme qui se retrouve du mauvais côté, qui n’est plus victime, qui est poursuivie devrait alors  bénéficier de la présomption d’innocence comme toute personne inculpée. Or, Il n’y a pas ici de présomption d’innocence puisqu’elle est condamnée automatiquement.

C’est sur ce fondement que nous  avons décidé de saisir la Cour européenne des droits de l’homme.

Quelle a été la décision de la Cour européenne des droits de l’homme à la suite du recours déposé par madame C accompagnée par l’AVFT ?

A la suite de ce recours, la Cour européenne des droits de l’homme a condamné la France pour violation de l’article 6.2 de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme, sur la présomption d’innocence. Cette procédure ainsi que  le revirement de la Cour de cassation ont conduit la France à changer son code pénal sur ce sujet.

Maintenant, il y a une automaticité qui est un peu moindre mais il n’en demeure pas moins que ces condamnations et le risque d’être poursuivies planent au-dessus de la tête des victimes. Quand une victime appelle une permanence d’une association qui lutte contre les violences faites aux femmes, il n’est pas rare que ces risques là soient évoqués.

Je précise que Mme C avait été condamnée à trois mois de prison avec sursis et à 15 000 € de dommages et intérêts soit à peu près ce qu’un violeur devrait verser à sa victime. On se pose la question du silence des femmes, je crois qu’une des réponses est que ces menaces de dénonciation calomnieuse ou de diffamation sont réelles et redoutées par les victimes. La diffamation consiste à  dénoncer publiquement des faits qui portent atteinte à l’honneur de la personne. Par exemple, Denis Beaupin a déposé plainte à la fois en diffamation et en dénonciation calomnieuse contre ses victimes.

A chaque fois qu’un agresseur dépose plainte en dénonciation calomnieuse ou en diffamation et que l’affaire est médiatisée, les autres victimes qui n’ont pas encore déposé plainte entendent très bien le message, à savoir,  les agresseurs ont des outils pour les poursuivre et ainsi se positionner comme des victimes. Les femmes peuvent alors passer du mauvais côté de la barre, être condamnée, et devoir verser de l’argent aux agresseurs. Dans le cas de Mme C, certains mois elle se demandait si elle payait la cantine de sa fille ou si elle payait  l’homme qui l’avait violée lequel continuait ainsi de l’agresser.

Le silence des victimes s’explique aussi par la maltraitance du système judiciaire sur les plaignantes, par la durée et le coût des procédures, sans parler du coût humain qui est dramatiquement lourd.

Est-ce que le droit est un outil à la disposition des victimes ou pas ? Il faut être accompagnée. Idéalement par un réseau de personnes compétentes : association, avocat·e·s, psychologues. Et il faut être prêtes à se battre. Pour autant, même si c’est difficile à dire, le fait qu’un agresseur ait eu à répondre de ses actes devant un tribunal même s’il n’est pas condamné est déjà une victoire pour la victime car c’est la fin de son impunité puisqu’il a été identifié comme agresseur et il a dû répondre socialement de ses actes.

 

Propos recueillis par Brigitte Marti 50-50 magazine

1 Nicole-Claude Mathieu Nicole-Claude Mathieu (1937-2014) est une anthropologue, militante féministe, française, connue pour ses travaux sur le genre. Elle fut maîtresse de conférence à l’EHESS, membre du laboratoire d’Anthropologie sociale à Paris, et co-fondatrice de Questions féministes.

#balancetonporc. Le troupeau de cochons grossit chaque jour. Mise à jour quotidienne

 

I guess women like Pig-headed men.

Fantasme masculin. https://imgur.com/gallery/4oOYk

Depuis le lancement de la campagne de libération des femmes victimes de harcèlement sexuel, les victimes sont de plus en plus nombreuses à dire #moiaussi ou #metoo. Complémentairement, le troupeau de gros cochons libidineux qui ont abusé de leur position dominante, grossit également. Pour l’instant, personne n’a parlé de chantage mais logiquement, cela ne devrait tarder car lorsqu’un décideur vous fait comprendre que si vous ne couchez pas avec lui vous n’aurez pas le job, comment ça s’appelle ? chantage.

On pourrait d’ailleurs lancer une campagne #balancetonmaîtrechanteur à l’adresse de celles qui n’ont pas couché et en conséquence  ont perdu le job, celles qui n’ont pas eu le job et celles qui ont été persécutées jusqu’à ce qu’elle démissionnent.

Du coup, l’accusation « promotion canapé » prend un autre aspect. Tu couches, c’est une promotion canapé ; tu couches pas, tu es virée. Pour la femme c’est à tous les coups tu perds.

Eric Salvail est homosexuel et est accusé de harceler les hommes.

  • Gérard Depardieu rejoint la liste des porcs mais ce n’est pas une nouveauté sauf que ce témoignage d’une québécoise est précis :

 la productrice Catherine Beauchamp, qui allègue avoir été harcelé sexuellement par l’acteur français Gérard Depardieu.

«Un jour, sur la terrasse d’un hôtel du Centre-ville de MTL, Depardieu, alors que je suis allée saluer le réalisateur avec qui il était à la table, m’a dit que je le faisais bander …. il m’a mentionné qu’il me baiserait bien dans une chambre d’hôtel, sur le dos, parce qu’il avait très mal et que c’était sa seule façon de baiser […]», a-t-elle écrit sur son compte Facebook.

  • Pierre Joxe aurait agressé sexuellement Ariane Fornia, fille d’Eric Besson

Elle a publié ce jeudi un long billet sur son blog intitulé « #Moiaussi : pour que la honte change de camp », où elle évoque trois agressions sexuelles qu’elle a subies dans sa vie. Et la dernière concerne un « ancien ministre de Mitterrand, membre de plusieurs gouvernements, qui a occupé des fonctions régaliennes, qui est une grande figure de gauche, décoré de l’Ordre national du mérite et de plusieurs autres Ordres européens ».« Il commence à remonter ma jupe »Cet homme, qui l’aurait agressée il y a huit ans à Paris, au cours d’une représentation à l’Opéra Bastille où ils étaient assis côte à côte, serait Pierre Joxe, 75 ans à l’époque, 83 ans aujourd’hui, a  révélé la jeune femme à l’Express.

http://www.20minutes.fr/societe/2154619-20171019-fille-eric-besson-accuse-pierre-joxe-ancien-ministre-mitterand-agression-sexuelle

  • Tariq Ramadan 
Henda Ayari

13 hours ago

J’ai été victime de quelque chose de très grave il y a plusieurs années, je n’ai jamais voulu donner son nom, car j’ai reçu des menaces de sa part si jamais je le balançais, j’ai eu peur,je lui ai consacré un chapitre entier de mon livre, beaucoup de gens m’ont contacté pour avoir mon témoignage car ils l’avaient deviné, je le confirme aujourd’hui, le fameux Zoubeyr, c’est bien Tariq Ramadan.

Cette plainte a été déposée auprès du parquet de Rouen, dont relève le domicile de la plaignante, pour « des faits criminels de viol, agressions sexuelles, violences volontaires, harcèlement, intimidation », selon un document consulté par l’AFP.

http://www.20minutes.fr/societe/2155371-20171020-balancetonporc-ecrivaine-militante-feministe-henda-ayari-depose-plainte-contre-tariq-ramadan-viol

  • Christophe Arend

Christophe Arend, le député (LREM) de Moselle, est visé par une plainte de son ancienne assistante parlementaire pour « harcèlement sexuel » et « agression sexuelle ». Selon franceinfo qui a recueilli le témoignage de la jeune femme, Marie*, âgée de 29 ans, accuse notamment Christophe Arend de lui avoir « pincé les deux seins » et d’avoir « tout fait pour (la) faire craquer » en multipliant « les remarques sexistes » et les gestes déplacés. « Dès qu’il arrive par-derrière, je me protège systématiquement les seins » « Il passe et essaie de dégrafer mon soutien-gorge, de me toucher les seins. Moi, j’ai compris. Dès qu’il arrive par-derrière, je sais qu’il va essayer donc je me protège systématiquement les seins », a-t-elle confié à la radio. « Une fois, il arrive et m’enfonce un doigt dans la bouche en mimant une fellation », a-t-elle ajouté.

http://www.20minutes.fr/societe/2155363-20171020-moselle-depute-lrem-christophe-arend-vise-plainte-ex-assistante-parlementaire-agression-sexuelle

 

Trop de harceleurs sexuels blanchis par la Justice

Harcèlement sexuel au travail : des moyens pour se défendre ! - Fondation des Femmes

https://www.helloasso.com/associations/fondation-des-femmes/collectes/harcelement-sexuel-au-travail

Ayant relevé sur Internet quelques cas de harcèlement sexuels jugés au cours des deux dernières années, je constate que les harceleurs sont souvent relaxés et que les nuances de la loi pour qualifier les faits jouent au détriment des victimes.

Ainsi, selon le bon vouloir de la Police et de la Justice, les plaintes sont qualifiés ou requalifiées en harcèlement moral, harcèlement sexuel, atteinte sexuelle, agression sexuelle,tentative de viol ou viol. La souffrance de la victime est secondaire, le point de vue de l’autorité publique prime. L’exemple récent de la fillette de 11 ans harcelée puis violée par un homme de 28 ans, faits qualifié par les magistrats d’atteinte sexuelle arguant de leur conviction qu’elle aurait été consentante !

Il me semble que, dans tous les cas de prédation sexuelle, la souffrance de la victime et les conséquences de son agression devraient être au cœur du jugement. C’est rarement le cas et la légère condamnation du maire de Bar-sur-loup, Richard Ribeiro démontre l’indulgence des juges vis-à-vis d’un premier magistrat : en appel, sa peine a été diminuée et l’obligation de stage de citoyenneté annulée.

Je constate également que plusieurs cas de plaintes pour harcèlement sexuel proviennent d’employées de mairie et impliquent des maires comme Georges Tron ou Eric Raoult. Georges Tron a même été réélu !

Pourtant, les psychiatres affirment que le harcèlement sexuel peut laisser des traces à vie : cauchemars, obsessions, dépression, suicide, conduite d’échec, craintes irraisonnées, inhibitions, perte de confiance en soi, sensibilité exacerbée, etc.

Vous l’avez compris, le harcèlement sexuel vise à tenir les femmes courbées sous le joug du pouvoir masculin qu’elles en soient directement victimes ou témoins conditionnées à la soumission. Toute femme sait CE qu’elle risque…

La Connectrice #moiaussi

  • Harcelée nuit et jour par un commerçant, elle dépose plainte. Classement sans suite. Elle est effondrée.

en juillet 2014. « Un jour, je reçois un message à connotation sexuelle sur mon téléphone portable. Je pensais que c’était un membre de la famille qui me faisait une plaisanterie ». Sauf qu’elle s’aperçoit que ce n’est pas le cas. « J’ai simplement répondu à l’émetteur du message qu’il s’était trompé de destinataire »Malgré cela, les messages s’enchaînent et sont de plus en plus crus. « J’ai commencé à avoir peur quand un jour, cette personne m’a dit que j’étais ravissante de venir en jupe au travail. J’ai compris que j’étais épiée et harcelée. Il connaissait mon mode de vie » le 2 juin 2016, Françoise reçoit un avis de classement du Parquet du procureur de la République. « L’examen de cette procédure ne justifie pas de poursuite pénale au motif que la personne qui a commis l’infraction dont vous avez été victime n’a pas été identifiée »Le désarroi est total. « Je n’ai pas compris pourquoi ma plainte n’a rien donné. Qu’est-ce que attend ? Qu’il passe à l’acte ? »Elle ne décolère face à « la justice qui ne sert visiblement à rien. L’individu en question peut très bien continuer à harceler d’autres personnes puisque c’est possible ».

https://actu.fr/societe/harcelee-et-epiee-par-son-commercant_6291554.html

  • Secrétaire de mairie harcelée par le maire pendant 11 ans. Le maire est relaxé par le tribunal

Catherine, originaire de Normandie raconte son calvaire : pendant 11 ans, elle a subi le harcèlement sexuel de son patron, l’ancien maire de La Barre-en-Ouche (Eure)…l la touchait, lui demandait de se déshabiller devant elle… Il a été poursuivi pour agression sexuelle et exhibitionnisme, explique l’avocat de la plaignante, Maître François…

Le 11 octobre 2016, le prévenu comparaissait devant le tribunal correctionnel d’Évreux pour répondre de ces faits. Nos confrères de l’Eveil Normand rapportent que « tout aurait commencé dès le premier jour d’embauche de la victime en 2001 ».

Il aurait fermé la porte du bureau à clé, la laissant sur la serrure, et glissé sa main dans le soutien-gorge de la victime, puis dans sa culotte, liste la présidente du tribunal.

Au terme de l’audience, le tribunal a décidé de relaxer le maire de La Barre-en-Ouche de tous les faits qui lui étaient reprochés. Une décision contestée par la partie civile et le parquet qui ont décidé de faire appel.

  • Secrétaire de mairie de Bar-sur-Loup harcelée par le maire qui voit sa peine diminuée en appel

Cette dernière, défendue par Me Bénédicte Anav, avait déposé plainte en janvier 2012, lui reprochant des propos grivois et des propositions indécentes à la limite du harcèlement sexuel: « T’es bonne », « Tu devrais mettre plus de décolletés », « Tu devrais venir sans rien dessous ». Condamné le 12 août dernier à deux mois de prison ferme et 7.500 euros de dommages-intérêts en réparation du préjudice moral, Richard Ribero avait fait appel.

Il a été rejugé fin novembre devant la cour d’appel d’Aix-en-Provence. Les réquisitions du procureur général avaient un peu allégé la peine de première instance tout en y ajoutant un volet didactique: le suivi d’un stage de citoyenneté… Si la réquisition autour du stage n’a pas été suivie – c’eut été un comble pour un premier magistrat – les juges ont condamné Richard Ribero à une peine de 8 mois avec sursis, 5 000 euros d’amende et 7 000 euros de dommages-intérêts pour la plaignante.

http://www.nicematin.com/justice/le-maire-du-bar-sur-loup-condamne-a-huit-mois-de-prison-avec-sursis-107610

  • Harcèlement sexuel à la mairie de Versailles. 6 mois de prison ferme

Le tribunal correctionnel de Versailles a hier prononcé une peine de 18 mois de prison dont six mois ferme à l’encontre de l’ex-directeur de la communication.

Un ancien cadre de la mairie de Versailles condamné à six mois de prison ferme pour harcèlement sexuel. Le tribunal correctionnel de Versailles a hier prononcé une peine de 18 mois de prison dont six mois ferme à l’encontre de l’ex-directeur de la communication. Le quadragénaire aurait dans les bureaux de l’hôtel de ville fait des avances à caractère sexuel à quatre de ses subordonnées entre 2012 et 2014.

https://www.evasionfm.com/actualite-5040-six-mois-de-prison-ferme-pour-lancien-directeur-communication-la-mairie-versailles.html

Ce qui est  édifiant, ce sont les propos du maire justifiant le harcèlement sexuel : une chanson habituelle chez les prédateurs.«Moi, je suis suspecté de harceler. Mais on ne soupçonne pas une fille d’aguicher.» On retrouve aussi le chantage Selon la plaignante, elle aurait été écartée car elle avait repoussé ses avances

  • Georges Tron, maire de Draveil et ex-secrétaire d’Etat à la Fonction publique, massait les pieds de ses collaboratrices. Non lieu requis.

…Toujours « le même mode opératoire », il l’installe face à lui, lui dit de fermer les yeux, de se taire. Et il lui dit « qu’il faut se détendre », attrape son pied, le masse, « se met le gros orteil dans la bouche, puis prend ma jambe, retrousse ma jupe et remonte entre les cuisses ». Elle dénonce « caresses », « masturbation », « attouchements sexuels » et « pénétration digitale »…

http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20110621.OBS5560/affaire-tron-m-le-maire-et-ses-droles-de-massages.html

L’affaire Tron ne fait que commencer. Alors que Gilles Charbonnier, le procureur chargé du dossier, a requis un non-lieu, les juges d’instruction devront bientôt se prononcer sur le renvoi en correctionnelle ou en cour d’assises du dossier. Si, selon les conclusions du magistrat, le viol n’est pas caractérisé, il ressort de l’enquête d’instruction que le maire de Draveil, ancien député de l’Essonne et ancien secrétaire d’État du gouvernement Fillon a profité de son statut et de ses attributions pour se créer un véritable harem d’employées de mairie et de collaboratrices sur lesquelles il pratiquait sa passion : la réflexologie plantaire, un massage des pieds qui trouve son origine dans la médecine ancestrale chinoise. http://www.lepoint.fr/politique/avec-georges-tron-c-etait-vraiment-le-pied-30-07-2013-1709885_20.php

Chantage . A des dizaines d’entre elles, il a imposé des caresses des pieds dans son bureau, à sa permanence parlementaire, lors d’entretien d’embauche, de déjeuner de travail. Sans prévenir, Georges Tron saisit leur pied, le coince entre ses cuisses et commence à masser. La plupart, impressionnées, par crainte de ne pas décrocher le poste convoité, se taisent lorsque la main du maire dérape, glisse le long de la jambe et remonte jusqu’aux cuisses. Celles qui ont dit non ont été mutées, ont perdu leur logement de fonction, ou n’ont pas été rappelées.
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/12/18/pourquoi-georges-tron-sera-renvoye-aux-assises_4543364_3224.html#FHLjRiVxDGusEekS.99

130801tron.JPG

https://www.aimeles.net/georgestronlechevaliermamansanspiedsetsansreproche/

#Balancetonporc, #moiaussi, #metoo. Youpie, le féminisme est de retour !

hashtag #balancetonporc

Formidable initiative de ces femmes courageuses qui ont dénoncé les prédations sexuelles de Weinstein et libéré la voix de leurs compagnes d’infortune. Enfin, brille la perspective d’horizons, certes encore lointains, où les femmes pourront exister sans être réduites à leur génitalité. Ce mouvement d’indignation est bien parti, souhaitons qu’il perdure et aboutisse à un changement radical du comportement des mâles vis-à-vis des femmes. Les mâles deviendraient alors des hommes.

Féministe historique, baby-boomeuse ayant enduré depuis l’enfance, le harcèlement sexuel des mâles de tous âges et condition, conditionnée par la culpabilité d’être une allumeuse, inhibée par la menace constante d’être violée puis tuée, qualifiée de pute lorsque je succombais comme quand je prenais l’initiative, humiliée, insultée, rabaissée, réifiée, je me réjouis au plus haut point de cette protestation internationale s’exprimant dans #Balancetonporc même si je doute qu’elle puisse abolir la culture du viol dont les bébées , les fillettes, les jeunes filles, les jeunes femmes, les femmes et les grand-mères sont les victimes méprisées et abandonnées.

A partir de l’âge de 11 ans (avant c’est le black out total), lorsque mes seins ont commencé à pousser, je suis devenue une proie sexuelle harcelée de toutes manières par les mâles. Ceux que je ne connaissais pas me terrorisaient en cherchant à me tripoter et ceux que je connaissais  utilisaient de grossiers discours sur le sexe me reprochant de ne pas goûter à cette merveilleuse expérience me disant que je ne savais pas ce que je ratais et me culpabilisaient en me qualifiant d’allumeuse. J’y perdais ma liberté car, alors qu’auparavant j’étais libre d’aller et venir et de m’amuser avec qui je souhaitais, mes parents commencèrent à serrer la vis, à me surveiller et m’interdire de sortir sans autorisation et de fréquenter des inconnus et des connus de mauvaise réputation (selon eux). Ils entreprirent même de surveiller ma correspondance et mes lectures. J’étais la victime punie d’être une victime, on connaît le mécanisme toujours en vigueur puisque la victime a toujours tort d’où ce reproche pervers de « victimisation » quand elle ose protester. Le plus gros risque étant d’être violée ou séduite et abandonnée…enceinte, ce qu’ils ne disaient pas clairement. Si je me révoltais contre les « gros mâles ventrus », je n’avais pas vraiment les mots pour  dire combien ce harcèlement sexuel permanent me blessait et déterminait ma conduite qui était alternativement suicidaire (je me jetais dans la gueule du loup pour vérifier la réalité du danger) ou résignée de crainte d’être rejetée.

Je ne raconterai qu’une anecdote pour illustrer ma terreur. Un été, pendant la sieste obligatoire , je pris le vélo de mon père pour aller cueillir des mûres le long de la voie ferrée. Alors que je commençais à picorer avec délice les fruits noirs gorgés de jus sucré et parfumé, un homme jaillit devant moi, ouvrit son pantalon en me disant « regarde ». Je vis alors un slip blanc déformé par une grosse bosse. Il mit la main sur mes fesses « tu as de belles fesses ». Saisie de panique je ramassai mon vélo, ne pris pas le temps d’enfourcher la barre et couru sur 500 mètres à côté de la bicyclette. J’arrivai chez moi le cœur bondissant de trouille, affolée et surtout me sentant coupable d’avoir séché la sieste. J’allai me coucher et je n’en dis pas un mot à mes parents car, à 11 ans, la chose la plus grave était de leur avoir désobéi…pas d’avoir été sexuellement agressée.

Loi contre le harcèlement sexuel abrogée en 2012 à la demande d’un harceleur condamné

http://www.huffingtonpost.fr/2014/11/17/regis-ducray-loi-harcelement-agression-sexuelle_n_6170830.html

Le harcèlement sexuel a toujours été considéré comme normal dans toutes les sociétés. En France la loi contre le harcèlement sexuel a été abrogée en 2012 par le Conseil constitutionnel à la demande de Gérard Ducray, ancien élu finalement condamné pour atteinte sexuelle avec contrainte, violence ou surprise.

Résultat de recherche d'images pour "dessins aurel"

http://www.apli-nationale.org/wp/mercredi-27-septembre-2017/

Des affaires récentes n’ont pas fait autant de bruit

L’affaire Baupin député EELV n’a pas fait l’unanimité de l’indignation et il s’est trouvé moult médias pour prendre sa défense.

L’affaire Michel Sapin, tirant sur la culotte d’une journaliste, qui avait suscité l’indignation des internautes parce qu’il y a des choses plus importantes à traiter...Des journalistes politiques avaient alors témoigné de leur harcèlement par les hommes politiques et personne ne les avait soutenues.

En 2015, l’affaire DSK avait révélé les protections dont il était entouré en France et le tollé qu’avait soulevé l’intervention de la Justice américaine, ce qui n’avait pas suffit à accepter le témoignage de Tristane Banon dont la plainte avait été classée sans suite. Jean-François Kahn, journaliste habituellement critique, avait qualifié l’agression sexuelle supposée de Nafissatou Diallo de troussage de domestique.

Plus récemment la plainte pour viol d’une fillette de 11 ans par un homme de 28 ans a été requalifiée en agression sexuelle comme si une petite fille était en état de donner un consentement éclairé face à un adulte presque trois fois plus âgé qu’elle.

Les viols collectifs de Cologne commis par des migrants musulmans ont été contestés par des féministes de gôche pour lesquelles le migrant est plus respectable que les  victimes. Les migrants musulmans qui exploitent et martyrisent les femmes de leurs pays respectifs seraient plus à plaindre et secourir que leurs victimes occidentales.

Réagir sur twitter

Depuis dimanche les réseaux sociaux sont inondés de réactions, plus de 500 000 pour le seul #metoo américain. Des hommes aussi réagissent en tant que victime sexuellement harcelée.

 

Pour en savoir plus

Toutes les aimables et charitables bénévoles  qui se pressent autour des migrants, ces personnes compatissantes et pour la plupart sincères, savent-elles qu’elles aident des criminels de la guerre qu’ils mènent contre les femmes de leurs pays respectifs ?

Ces mâles migrateurs  originaires du Soudan, de l’Érythrée, de l’Afghanistan ou du Nigéria sont acteurs, complices et bénéficiaires de cultures où les femmes sont cruellement maltraitées. Elles sont excisées, infibulées, mariées de force dès qu’elles sont nubiles. Elles sont vendues ou enlevées, séquestrées et violées pour faire baisser le prix de la marchandise. Elles y sont interdites d’éducation, privées de droits et de liberté de se déplacer sans autorisation du père, frère ou mari. Elles sont fouettées ou emprisonnées quand elles refusent de se soumettre à la charia, la loi islamique qui régit leur vie au service du mâle et de son bon plaisir…

La notion de culture du viol est un concept sociologique forgé aux États-Unis, et utilisé pour qualifier le lien entre les rapports sexuels non consentis et le tissu culturel d’une société. L’utilisation du terme viol pour y décrire une culture suggère l’existence d’un schéma comportemental appris qui a été créé, organisé et transmis d’une génération à l’autre comme faisant partie des attentes associées au fait d’être un homme ou d’être une femme. De plus, la culture du viol ne serait pas un phénomène du type optionnel en tout ou rien mais s’imposerait à différents degrés, allant de l’institutionnalisation du viol jusqu’à sa punition, considérée comme seulement de façade. Dans sa forme la plus véhémente, la culture du viol se manifesterait par le fait que les femmes sont la propriété des hommes qui leur refusent tout respect ainsi que le droit de contrôle et de maîtrise de leur propre corps1.

La culture du viol relie ainsi un concept établissant des liens entre le viol et la culture de la société où ces faits ont lieu dans laquelle prévalent des attitudes et des pratiques tendant à tolérer, excuser, voire approuver le viol2 , à un processus global de domination.

Pour une trop grande majorité d’hommes, la femme, quel que soit son âge, sa condition ou son apparence, n’est jamais que quelques trous montés sur deux jambes.

La société dans son ensemble est beaucoup plus indulgente pour les violeurs que solidaire des victimes, il suffit de lire les commentaires des articles qui relatent des viols ou d’écouter la vox populi. En gros, l’homme a des besoins irrépressibles et des pulsions incontrôlables, c’est sa nature ; la femme elle l’a cherché, même une vieille dame peut avoir provoqué un homme à partir du moment où elle lui a sourit ou offert un verre pour le remercier d’un service rendu. La machine tourne tellement bien que, se sentant coupables la plupart des femmes violées ne le font pas savoir et ne portent pas plainte.

Voici un petit aperçu de la chasse à la femme menée en France et dans le monde cet été. Au lieu de manifester leur solidarité avec les femmes contre les agressions sexistes, harcèlement, agressions, viols, assassinats, certains hommes « éduqués » trouvent le moyen de critiquer « lesféministes », de leur donner des leçons et de les ridiculiser Mais, Messieurs, si vous pensez que nous nous y prenons mal, pourquoi ne faites vous rien de vôtre côté pour empêcher vos semblables de nous nuire ? Serait-ce parce que vous trouvez leur comportement « normal », que vous partagez la culture du viol et que vous pensez (sic) que nous l’avons bien cherché ?

%d blogueurs aiment cette page :