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Archives de Catégorie: Sexisme

Violences conjugales Maroc : « Celui qui ne tabasse pas sa femme n’est pas un homme. »

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https://desterel.wordpress.com/2009/11/27/journee-de-la-femme-battue/

A l’heure du « Grenelle des violences conjugales », Boulevard Voltaire publie  un article « féministe » pour la défense des femmes marocaines dans leur pays et dans les pays d’immigration dont la France. Il ne faut pas le dire mais les mâles des pays musulmans sont arrivés avec dans leur besace les traditions machistes de leur pays d’origine. Non seulement ils maltraitent leurs femmes quand elles sont venues avec eux (généralement ils les laissent au pays) mais ils maltraitent toutes les femmes et même parfois maman. Il y aurait une recrudescence des violences d’ados envers leur mère. Chut, faut pas le dire.

Bien sûr, des bons français de souche d’origine chrétienne maltraitent aussi leur compagne mais ils savent que c’est mal et que c’est un délit ou un crime sanctionné par la loi. Mais quand ces bons français voient et entendent que de nouveaux arrivants de culture musulmane maltraitent les femmes (coups, viols, harcèlements, insultes, discriminations et assassinats), qu’ils constatent que les sanctions sont faibles « par souci d’apaisement », ils se disent à raison qu’ils auraient tort de se gêner. Tout être humain déchaîne ses pulsions par effet d’entraînement lorsque ses semblables lèvent un tabou.

L’islamisation de la France comprend le djihad civilisationnel, la remise en question de nos usages et de nôtre culture le plus souvent avec la complicité des autochtones. On se souviendra de l‘affaire Yacine Chaouat, cet assistant parlementaire de la mairie du XIXème, un tunisien homosexuel dont le père avait décidé de lui donner une épouse. Chaouat la battait et l’attachait à un radiateur pour la contrôler. La justice passa et Yacine fut promu par le PS à l’intégration (!) jusqu’à ce que ses parrains maires d’arrondissement et de Paris soient contraints de le démissionner. Entre temps, le courageux élu qui avait dénoncé l’affaire fut renvoyé. Mais en 2017, Chaouat était soupçonné d’apologie du terrorisme https://www.lepoint.fr/justice/l-assistant-parlementaire-soupconne-d-apologie-du-terrorisme-repond-24-02-2017-2107135_2386.php  mais l’enquête a été classée sans suite http://www.leparisien.fr/politique/apologie-du-terrorisme-l-enquete-sur-un-assistant-parlementaire-ps-classee-sans-suite-11-04-2017-6845712.php

Quel rapport me direz-vous avec les violences conjugales ? Tout simplement parce que le cogneur Chaouat aux moeurs islamistes est protégé par le lobby gay, l’appareil PS et forcément par Macron Gay friendly. Il est bien de faire un Grenelle contre les violences conjugales mais sans l’adhésion totale des pouvoirs à ce combat, les femmes risquent d’être encore battues et torturées mentalement jusqu’à la fin de l’humanité.

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https://www.marianne.net/societe/islamisme-et-terrorisme-ceux-qui-ne-veulent-pas-voir

La Connectrice

 

Un chanteur marocain conseille aux hommes de tabasser leur femme !

Vous connaissez peut-être le proverbe arabe « Bats ta femme tous les matins ; si tu ne sais pas pourquoi, elle le sait ». S’il ne figure pas expressément dans le Coran, on ne peut nier que, dans beaucoup de pays où domine la religion musulmane, les femmes semblent être considérées comme des êtres inférieurs. Dernier exemple, les propos d’un chanteur marocain, lors d’une émission télévisée, le 29 juin 2019 : « Celui qui ne tabasse pas sa femme n’est pas un homme. » 

Ils ont provoqué une vague d’indignation dans les milieux éclairés. Mais, curieusement, en France, on n’en a guère parlé, jusqu’à ces derniers jours où les réseaux sociaux rappellent ces paroles, pour le moins machistes, de l’artiste. En relation avec l’ouverture du Grenelle des violences conjugales ?

Ce chanteur semble prendre plaisir à de telles « provocations », terme inapproprié, tant ces propos lui paraissent naturels. Non seulement il a ajouté qu’« au Maroc, cela est normal, chacun peut faire ce qu’il veut de sa femme, la frapper, la tuer », mais il s’est vanté d’avoir trompé la vigilance de la police espagnole qui l’avait placé en garde à vue pour avoir mis son précepte en application sur sa propre femme.

En 2018, le Maroc a bien adopté (au bout de cinq ans, ce qui prouve qu’il y avait des résistances) une loi pour lutter contre les violences faites aux femmes, avec, notamment, la création d’une infraction de harcèlement sexuel, mais la nouvelle loi ne prend pas en compte le viol conjugal.Selon une étude du journal La Croix du 19 mai 2019, au Maroc, la majorité des femmes sont victimes de violences. Une enquête du ministère de la Famille, publiée le mardi 14 mai, précise que 54,4 % des Marocaines ont « subi une violence (physique, sexuelle, psychologique, économique, électronique) » en 2018. La responsable d’une association féministe confiait alors : « Nous avions de grandes ambitions au moment de l’élaboration de cette loi. Elle a été une grande déception. »Apparemment, la condition des femmes au Maroc ne semble pas émouvoir les élites qui nous dirigent. Elles ne rechignent pas à faire preuve d’ingérence dans les pays qui ne respectent pas les droits de l’homme, souvent pour des raisons politiques, mais restent muettes sur ce point. Comme si elles partageaient la maxime de Pascal sur la relativité de la justice : « Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au-delà » ! D’aucun diront que, tant que cela se passe dans d’autres pays, cela ne nous concerne pas.

Le problème, c’est que beaucoup de ressortissants de ces pays viennent en France, ou y sont déjà installés, et ne semblent pas toujours prêts à renoncer à certains usages inscrits dans leur culture. Du reste, nos gouvernants sont plus prompts à défendre des usages qui nous sont étrangers, pour ne pas être accusés de discrimination, qu’à défendre les valeurs de notre civilisation occidentale. Voyez comme ils sont indulgents avec des pratiques comme le port du voile ou les prières de rue ! Soit pour des raisons électorales, soit (ce qui est pire) qu’ils ne croient plus aux valeurs sur lesquelles la France s’est fondée, qui ont, jusqu’à ces dernières années, maintenu sa cohésion.

Il ne s’agit pas de mettre en cause les autorités marocaines, qui font ce qu’elles peuvent dans un pays marqué par des traditions ancestrales. Mais les pays occidentaux, à commencer par la France, ne devraient pas tomber dans le relativisme culturel qui les conduit inéluctablement au déclin.

Philippe Kerlouan

Écrivain

PMA. GPA. Le terrifiant pouvoir du lobby LBGTQXYZ

 

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Le lobby homosexuel n’a jamais caché son intention de faire évoluer le PACS vers le mariage de même sexe, la PMA pour toutes et la GPA pour tous. Il l’a dit ouvertement au cours de débats et par la voix de son avocate Caroline Mécary. Il a été appuyé par le lobby médical qui, par la voix du docteur Olivennes au cours des débats sur la bioéthique assurait que les médecins étaient prêts, qu’ils avaient déjà le savoir faire et le matériel, qu’ils n’attendaient que le vote de la loi autorisant la GPA, ajoutant que la France était très en retard dans ce domaine.

De son côté, le financier  du PS, Pierre Bergé assurait qu’être mère porteuse était l’équivalant d’un ouvrier qui louait ses bras pour gagner sa vie. Un argument qui me rappelait celui du professeur Jérôme Lejeune, fervent opposant à la liberté d’avorter qui comparait une femme enceinte à un automobiliste décidant de tuer ses passagers. Dans les deux cas, des hommes décident du sort du ventre des femmes.

Ce sont encore des hommes qui louent des ventres de femmes pour satisfaire leur désir d’enfant, littéralement coûte que coûte, payant un service maternel très coûteux pour la mère porteuse et l’enfant commandé, les deux courant de sérieux risques de santé. A ces risques de santé s’ajoutent pour la mère de substitution de lourdes contraintes : prise massive d’hormones, contrôles médicaux réguliers, surveillance obstétrique et surveillance de son mode de vie car elle ne doit pas mettre l’investissement de ses clients en danger . La donneuse d’ovocyte encourt également des risques. J’avais récapitulé ces risques et contraintes dans deux articles détaillés :  https://laconnectrice.wordpress.com/2019/08/04/la-pma-gpa-don-dovocytes-font-courir-des-risques-a-la-mere-et-lenfant/  

https://laconnectrice.wordpress.com/2019/08/04/la-pma-gpa-don-dovocytes-font-courir-des-risques-a-la-mere-et-lenfant/

Les partisans de la PMA et de ma GPA ont peu d’arguments : justice sociale, droit à l’enfant, justice de genre, lutte contre la discrimination, changement de la cellule familiale avec rôles paternels et maternels interchangeables, la technique permet l’égalité des droits.

Les opposants à la PMA pour toutes et à la GPA défendent la culture française, le respect des parents et des enfants, contre la marchandisation des femmes et de bébés, la commercialisation de la procréation par l’exploitation de technologies toutes puissantes parce que sources de profit, la défense des pauvres qui sont exclus du marché, la difficulté d’adopter des enfants existants orphelins mal traités exploités, abandonnés par l’Etat sans contrôle des familles d’accueil, contre l’anonymat des donneurs de gamètes et les naissances sous X, etc.

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PMA et GPA: pas encore votées, déjà adoptées (par nos élites)!

Du PACS au transhumanisme, la roue crantée du progrès est inarrêtable

Disons-le tout net, le PACS a mené au mariage… qui mène à la PMA… qui mène à la GPA… qui mènera à la libéralisation de la recherche sur l’embryon. Bientôt: les chimères génétiques. La boucle est bouclée.

Au lieu de l’action, c’est la fuite en avant sur le front sociétal. La PMA n’est pas mise en débat à l’Assemblée qu’on a anticipé la GPA. Depuis les politiques jusqu’au peuple en passant par les élites et les sondeurs patentés ; depuis les journaux de tout bord jusqu’aux émissions télévisées ; depuis belle lurette, on parle de la PMA comme si la loi était votée. La page est tournée sans avoir été écrite. Des extrémistes donneront de la voix à la rentrée ? Qu’on les fasse taire et passons à autre chose ! Bien joué !

A lire aussi : Marc-Olivier Fogiel: « Ce n’est pas la génétique qui m’a fait père, c’est le désir »

Les diktats du désir

Dans Le Figaro du 2 août, la philosophe Chantal Delsol analyse « le rouleau compresseur » menant du PACS à l’eugénisme, non plus programmé par un Etat totalitaire mais « légitimé par la volonté individuelle » : ce qu’elle appelle excellemment : « la roue crantée du progrès ». Guillaume Larrivé, tête de gondole du clan LR, prépare, à haute voix, son projet de loi contre la GPA, afin de nous éviter de nous réveiller « hagards, dans un monde transhumaniste, qui ne respecte plus les normes humaines ».

🇫🇷 Guillaume Larrivé

@GLarrive

. Les conventions de mère porteuse sont une violence faite aux femmes, aux enfants et à l’Humanité. Parce que nous sommes humanistes, nous ne pouvons l’accepter.

Vidéo intégrée

Ce qui le dispense, pour lors, d’être vent debout contre la PMA, porte royale du transhumanisme, avec l’instrumentalisation du corps humain et le marché juteux de l’or blanc. L’épiscopat pointe les dangers de la PMA. Un journal catholique la banalise tout en reconnaissant que ses conséquences, extrêmement néfastes, seront peu de chose en fonction de ce qui vient. Ainsi s’accomplit la prophétie : le PACS a mené au mariage qui mène à la PMA qui mène à la GPA qui mène à la libéralisation de la recherche sur l’embryon. Bientôt les ciseaux CRISPR-CAS9 et les chimères génétiques. La boucle est bouclée.

Macron nage

Au fort de Brégançon, le président nage, en gilet jaune, au milieu de ses sous-marins, en attendant le dénouement de la pièce, à l’affiche depuis 6 ans : Nouvelles Familles, scénario et mise en scène de et par « La Compagnie H. et Cie ». Il se frotte les ailerons : le travail de sape a été parfait. Ah ! Les enfants, le « don et le donneur » : quelle trouvaille ! Il peut compter sur sa jeune Chambre, biberonnée à l’idéologie. La PMA n’est-elle pas « actée » dans l’opinion ? Madame Delsol parle même de « fatalité ». C’est que la pièce manie admirablement les deux ressorts tragiques que sont la pitié (la femme en mal d’enfant) et la terreur (l’homophobie).

A lire aussi, du même auteur : « Faire des enfants sans faire l’amour est terrifiant »

Place au final de la récitante tirant la morale de la pièce : « Rien éthiquement ne s’oppose à la PMA. » Un spectateur, qu’on appellera Z., s’écrie du fond de la salle : « Eh bien voyons ! » : il est exfiltré. « Le droit est la plus puissante des écoles de l’imagination. Jamais poète n’a interprété la nature aussi librement qu’un juriste la réalité. » Ainsi parle Hector dans la pièce de Giraudoux La guerre de Troie n’aura pas lieu. Si le droit est une fiction, le théâtre une illusion, le réel est têtu. Amandine, comme Capri, c’est fini. Au lieu de jouer les Cassandre dans les tribunes, de planter des drapeaux sur des châteaux de sable au bord de l’Océan, le temps est venu pour tous de battre le rappel des énergies. « Allons, enfants de la patrie ! » La pièce ne fait que commencer.

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  • Sylviane Agacinski: « Parler de GPA éthique, c’est aussi absurde que de parler d’esclavage éthique. »

 

  • La procréation est-elle un marché comme les autres ? avec Marianne Durano

Grenelle contre les violences conjugales. Dire l’argent c’est mettre la charrue avant les beaufs

Un rassemblement pour réclamer des mesures contre les féminicides, place de la République, à Paris, le 6 juillet 2019.

Un rassemblement pour réclamer des mesures contre les féminicides, place de la République, à Paris, le 6 juillet 2019. (SAMUEL BOIVIN / NURPHOTO)

On peut se demander comment une simple blague peut être mortelle. Pourtant c’est ce qui se passe tous les jours à travers le monde. Anne-Cécile Mailfert nous explique l’effet papillon que déclenchent ces blagues et les effets qu’elles ont sur les gens dès le plus jeune âge. Rejoignez-nous sur notre site et les réseaux sociaux : http://tedxecolepolytechnique.com/ https://www.facebook.com/tedxecolepol… https://twitter.com/TEDxEP

Le fameux Grenelle contre les violences conjugales a démarré ce matin par l’annonce de crédits alloués par le gouvernement ou de crédits réclamés par des associations. Comme si les moyens financiers allaient résoudre ce problème de sécurité et de santé publique par leur seul montant. C’est mettre la charrue avant ces beaufs auteurs de ces crimes. Il est totalement illogique de parler finances avant de préciser les actions mises en œuvres . L’évaluation du coût vient ensuite mais si on met le coût en premier, cela signifie que quelles que soient les solutions on ne dépensera pas plus.  Les violences contre les femmes ne seront jamais résolues par l’argent mais plutôt par l’éducation des femmes et des hommes dès l’enfance.

Comme toujours, face à un problème sociétal sorti du chapeau plein à ras bord des responsables irresponsables, on répond par des promesses financières, par de nouvelles lois, par des modifications de lois existantes afin de faire une analyse sérieuse des causes du mal. Et pourtant, il suffirait d’appliquer les lois existantes pour régler une bonne partie du problème. Une fois de plus, les responsables irresponsables font preuve d’une vue à très court terme dans le but de se faire élire et réélire pour conserver et augmenter leurs prérogatives. On passe sur l’historique du problème pour annoncer qu’on a découvert la recette de l’eau tiède.

Par exemple, il y a 40 ans, Anne Zelensky créait les premiers refuges de femmes battues et leur indispensable corollaire la participation des hommes violents à des groupes de parole. Qui s’en souvient ? Il est pourtant évident que les violences conjugales sont avant tout un question masculine, une maladie à soigner avec la participation des bourreaux et, quand c’est possible, la participation des victimes. Il est impossible de soigner les victimes sans soigner les bourreaux afin d’éviter le renouvellement d’un cycle infernal qui entretient la guerre entre femmes et hommes. depuis des millénaires.

Soigner les hommes, c’est aussi prendre en compte leur éducation, comment le gentil bébé mâle est devenu un tortionnaire et là, on doit aborder un sujet tabou, le rôle de la mère dans la formation de son petit homme, celui dont elle dit fièrement : rentrez vos poules, je sors mon coq et auquel elle enseigne que toutes les femmes sont des putes sauf maman. C’est le bébé sur le landau duquel elle pose en évidence une kalachnikov en plastique pour le familiariser avec les armes létales. C’est l’enfant auquel elle interdit de pleurer parce qu’un garçon, ça ne pleure pas. C’est le moutard qu’elle encourage à se battre, à montrer qu’il est le plus fort, même plus fort que sa maîtresse qui lui a collé une mauvaise notre bien méritée. C’est la maman qui accuse de pédophilie le directeur de l’école maternelle qui a convoqué le garçonnet dans son bureau parce qu’il avait uriné sur le matériel de classe. C’est la mère qui menace d’appeler la police parce qu’une dame âgée a réclamé du calme dans la salle d’attente des urgences hospitalières. C’est la mère qui insulte une femme qui a demandé au garçon qui la bousculer de faire attention. Ce sont ces mères qui donnent toujours raison à leur fiston quoi qu’il fasse comme faire de la trottinette dans un supermarché, crier à tue-tête, jouer à cache cache au milieu des clientes, tripoter la marchandise et ouvrir des paquets de gâteaux ou de bonbons pour se servir, jeter des papiers et des déchets au sol, etc.

Dans certaines familles africaines et maghrébines, les garçons sont servis les premiers, ils ne participent jamais aux tâches domestiques, ils n’aident jamais à la cuisine, ils ne rangent jamais leurs affaire car les filles sont là pour ça et dès leur plus jeune âge ils ont droit de contrôle sur leurs activités et leurs fréquentations.

Les garçons sont généralement élevés comme des seigneurs ayant tous les droits sur les femmes quel que soit leur âge, leur statut social ou leur fonction. Les professeures des écoles en savent quelque chose. Les faits divers sont nombreux qui illustrent les effets de cette supériorité mâle apprises dans les familles et la société dès le plus jeune âge et rappelée incessamment par le statut d’infériorité des femmes dans les instances dirigeantes.

Récemment, le ministre Blanquer de l’Education osait tenir des propos révolutionnaires : l’école obligatoire dès 3 ans, c’est en partie pour lutter contre l’entrée tardives des filles dans le système éducatif. Il a même mentionné l’intégrisme musulman comme facteur de infériorisation des filles ! Le journaliste qui l’interrogeait faisait tout son possible pour contredire sans vergogne et sans culture les propos du ministre. Le gouvernement n’ose pas grand chose pour les filles mais quand il sort du machisme habituel, le macho de service lui rappelle cette loi implicite et implacable du sexisme qui a l’avantage d’entretenir le sentiment de supériorité des mâles. Qu’ils soient blancs, noirs, marrons, jeunes rouges ou verts, les mâles partagent la même assurance d’être supérieurs aux femmes et le prouvent dans les moindres détails de la vie quotidienne.

Pour en savoir plus

  • « Ce qu’on attend, c’est des résultats »

Les associations féministes mobilisées sur le sujet souhaitent que l’événement débouche sur un « plan Marshall » doté d’« au moins »500 millions, voire un milliard d’euros. Une somme bien loin des 79 millions d’euros de crédits spécifiquement alloués à cette lutte, selon une étude menée par cinq organisations.

Lire aussi : « Papa, il a tué maman, Gilles et lui », enquête sur cinq féminicides à La Réunion

Mme Schiappa, de son côté, a annoncé la semaine dernière la création d’un « fonds spécial » contre les féminicides d’un million d’euros à destination d’« associations de terrain », un chiffre jugé très insuffisant par les associations.

« Ce qu’on attend, c’est des résultats », a martelé, lundi, Anne-Cécile Mailfert, la présidente de la Fondation des femmes, lors d’une conférence de presse réunissant une dizaine d’associations. Elles demandent notamment la création, avant la fin de l’année, d’au moins 2 000 places d’hébergement supplémentaires pour les femmes ayant fui le domicile conjugal, un renforcement de la prévention contre les violences sexistes dès l’école, ou la création d’instances judiciaires spécialisées.

Elles préconisent également de mieux former les policiers et gendarmes appelés à recueillir les plaintes des femmes victimes, afin d’éviter que celles-ci se voient éconduire ou répondre que porter plainte « ne sert à rien ».

https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/09/03/grenelle-des-violences-conjugales-les-associations-confiantes-mais-vigilantes_5505671_3224.html

  • Anne Zelensky va ouvrir le premier centre d’accueil des hommes violents en France, en 1990.

Elle a participé dès 1966 au renouveau du féminisme, en fondant, avec Jacqueline Feldman FMA (Féminin Masculin Avenir), groupe mixte, qui fut à l’origine du MLF en 1970. Elle a été une actrice importante du mouvement féministe dans les années 1970. Proche de Simone de Beauvoir, elle est une des femmes à l’origine en 1971 du Manifeste des 343, un appel pour la dépénalisation et la légalisation de l’interruption volontaire de grossesse.

Elle défend notamment la position, minoritaire à l’époque dans le mouvement féministe, qu’il fallait que les femmes accèdent aux responsabilités politiques. Elle participe entre autres, à la création de la Ligue du Droit des Femmes, en 1974, avec Annie SugierVicky Colombet, Annie Cohen. La ligue sera présidée par Simone de Beauvoir. L’association, loi 1901, applique son action à des formes spécifiques du sexisme, et propose un projet de loi antisexiste en 1974, qui sera adopté en Conseil des ministres en 1983, mais jamais voté.

La Ligue créera « SOS Femmes Alternative« , qui ouvrira le premier refuge pour femmes battues en France, Flora Tristan, en 1978, à Clichy. Anne Zelensky en sera la présidente dès 1980 pendant plusieurs années. Elle participera activement à la création de l’association « Hommes et Violences en Privé », qui va ouvrir le premier centre d’accueil des hommes violents en France, en 1990.

En 1984,  elle lance une publicité anti-sexiste « Pas touche à l’image de l’homme », qui paraît dans plusieurs médias et connait un retentissement international. Elle organise le premier colloque sur le « Harcèlement sexuel au travail », en 1985. Grand succès médiatique. Dernière apparition publique de Simone de Beauvoir, venue soutenir l’action.

Anne Zelensky sera la première femme animatrice des Cafés philos dès 1996, et organisera des débats avec des femmes philosophes. Elle est décorée de la légion d’honneuren 1998.

Entre 2007 et 2014, elle est rédactrice du site Riposte laïque sur lequel elle dénonce une « islamisation de la France » qui serait dangereuse pour les droits des femmes1. Sur Boulevard Voltaire, elle se déclare « convaincue que l’immigration est un danger qui menace notre culture et notre école »2. Elle quitte Riposte laïque en février 2014, en désaccord avec certaines dérives de Riposte Laique et son approche sommaire du féminisme3.

Elle partage la vie d’Emmanuelle Escal, auteure, compositrice et interprète. En 2005, elle publie son autobiographie où elle revient sur son parcours et témoigne de l’évolution du mouvement féministe depuis 19684

  • « La femme dans tous ses états »7 « Histoire de vivre, mémoire d’une féministe » illustrations de Floh, Indigo et Côté-Femmes, 1998

https://fr.wikipedia.org/wiki/Anne_Zelensky

  • A écouter : Combats de femmes : de mai 68 à #MeToo

https://www.franceculture.fr/emissions/le-magazine-de-la-redaction/combats-de-femmes-de-mai-68-a-metoo-0

Humour et burqini

Publié le
Editoriaux – Immigration et diversité – Politique – 29 juin 2019

Burkini : Anne Hidalgo ne parvient pas à noyer le poisson par Jany Leroy

La gauche a résolu le problème du burkini dans les piscines : il y a plus important en France. Sujet suivant, s’il vous plaît. Le porc dans les cantines ? Il y a plus important. Et puis ? Les prières de rue ? Il y a plus grave. Et puis ? Je dois mettre une djellaba et voiler ma femme ? Mais bien entendu. Si je ne veux pas, vous me coupez la tête ? Mais je vous comprends. Puis-je vous offrir un sabre ?

Alors qu’elle recevait son ami Sadiq Khan, maire de Londres, sous la halle Freyssinet, rebaptisée « Station F, incubateur de start-up », Anne Hidalgo s’est livrée à un exercice de relativisation de toute beauté à propos du maillot de bain islamique intégral fermé à double tour devant huissier.

L’aspect dérisoire de l’affaire fut confirmé devant Sadiq en ces termes : « Il y a d’autres choses beaucoup plus importantes en France. » Alors que l’assistance l’attendait sur la canicule, le réchauffement des trottinettes et bien d’autres sujets brûlants, le maire de Paris s’en fut désigner les thèmes capitaux sur lesquels se concentrer énormément : « Je pense que notamment autour de l’éducation, autour de la cohésion sociale, autour du vivre ensemble… » Premier bug sous la halle dédiée aux start-up du numérique. Le disque dur d’Anne Hidalgo ne voit aucun rapport entre l’irruption d’islamistes dans une piscine et le « vivre ensemble ». Faute d’informaticien présent dans la salle pour rechercher l’origine de la panne, madame Bisounours continua à dérouler son argumentaire : « Autour du vivre ensemble, autour du droit des femmes, il y a encore beaucoup de choses à faire, avant de se jeter tête baissée dans un sujet qui ne laissera que des fractures. »

Sous le verbiage, la plage. Ses burkinis et ses absences de fractures pour les utilisatrices. Après tout, les autres ne sont-elles pas impudiques ? L’invocation du dérisoire est le prétexte pour ne pas prendre position. Mue, sans doute, par une volonté de rester sur le thème aquatique, Anne Hidalgo s’évertue à noyer le poisson. Mais entre deux plongées, l’animal confie ce que tout le monde avait déjà deviné. Madame le maire est pour l’autorisation du burkini dans les piscines. Sinon, fracture ! Crac ! Et qui c’est qui va plâtrer ? Eh ben, c’est la gauche. Toujours de permanence aux urgences du vivre ensemble. Alors, merci bien.

Aux piscines contraintes à des mesures d’hygiène, la gauche préfère la nage en eaux troubles. Bermuda interdit : pas fracture. Burkini : patatras ! Et bon courage au personnel pour justifier ce règlement ubuesque. L’utilisateur s’efforcera d’expliquer qu’il porte un bermuda islamique. Que son épouse ne tolère pas qu’il montre ses jambes au-dessus du genou.

Zineb El Rhazoui rappelle que « burqini » doit s’écrire avec un Q et non un K, car le mot vient de « burqa » et non de « bikini ». Il était impossible de trouver une lettre plus adaptée au niveau de la revendication.

Filles au foot. Avez-vous vu le film « Joue la comme Beckham » ?

Publié le

« Joue la comme Beckham » (Bend It Like Beckham) est une délicieuse comédie britannique de la réalisatrice Gurinder Chadha sorti en 2002.

Le film raconte l’histoire de Jess, une jeune indienne britannique, qui adore jouer au foot avec ses copains et aimerait rejoindre l’équipe féminine de sa ville. Malheureusement, sa famille rêve de lui faire faire un beau mariage car dans la tradition indienne, on préfère les filles à la cuisine plutôt que les filles au foot.

Le film est très drôle, plein de rebondissements, tendre et généreux avec ses personnages.

Je suis généralement mauvais public mais j’ai adoré cette comédie qui effleure de nombreuses questions de notre société comme le communautarisme, l’intégration, le sexisme, l’homosexualité et la pression familiale. L.C.

 

Jules (Keira Knightley) invites Jess (Parminder Nagra) to try out for the Harriers. At the tryout, Jess meets the coach, Joe (Jonathan Rhys Meyers). Jess Bhamra (Parminder Nagra), the daughter of a strict Indian couple (Anupam Kher, Shaheen Khan) in London, is not permitted to play organized soccer, even though she is 18. When Jess is playing for fun one day, her impressive skills are seen by Jules Paxton (Keira Knightley), who then convinces Jess to play for her semi-pro team. Jess uses elaborate excuses to hide her matches from her family while also dealing with her romantic feelings for her coach, Joe. Featuring: Parminder Nagra, Keira Knightley, Jonathan Rhys Meyers, Anupam Kher, Archie Panjabi, Frank Harper, Juliet Stevenson Subscribe To Fox Family: https://fox.co/SubscribeFoxFamily Connect with Bend It Like Beckham Online: Visit the Bend It Like Beckham WEBSITE: http://www.foxsearchlight.com/benditl… Like Bend It Like Beckham on FACEBOOK: https://www.facebook.com/BendItLikeBe…

#Jemarhele24 contre les violences sexistes et sexuelles

CHANGEMENT SUR ORDRE DU PRÉFET LE RASSEMBLERA AURA LIEU A OPERA ET NON MADELEINE

https://www.change.org/p/nous-marcherons-le-24-novembre-contre-les-violences-sexistes-et-sexuelles/u/23636611?cs_tk=AWuSn292xCFMAz5M9lsA763AgrJvR4CmKDf_-H-HEw%3D%3D&utm_campaign=6b3d9d290c444a609d1c205e75f3fb93&utm_medium=email&utm_source=petition_update&utm_term=cs

19 NOV. 2018 — 

Ce matin, sur France Inter et dans Médiapart, 250 personnalités appellent à marcher samedi 24 novembre !

Angèle, Clarika, Marie Darrieussecq, Cyril Dion, David Foenkinos, Imany, Guillaume Meurice, Nilusi Nissanka, Helena Noguerra, Catherine Ringer, Muriel Robin, Anne Roumanoff, Olivia Ruiz, Karin Viard ou encore Martin Winckler disent #JeMarcheLe24.

Et vous ? Vous marchez le 24 ? Dites-le !

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RDV Samedi 24 novembre, à 14h, à Paris, Place de la Madeleine.

Rejoignez l’événement Facebook :https://www.facebook.com/events/248356775880794/

Retrouvez la carte de France des marches :http://bit.ly/cartenoustoutes

Vous êtes à Paris jeudi soir ? On organise une soirée Pancartes, slogans et confection de foulards pour la marche ! Inscription ici : https://formdivers.typeform.com/to/bWwqa2

A bientôt,

L’équipe de #NousToutes

Nous marcherons le 24 novembre contre les violences sexistes et sexuelles

Nous nous appelons Laura, Leïla, Geneviève, Pauline, Myé, Madeline, Fatima, Marion, Lorna, Gisèle.

Le 24 novembre, nous marcherons pour en finir avec les violences sexistes et sexuelles.

Nous sommes des millions de femmes et d’enfants à avoir subi et à subir encore des violences sexistes et sexuelles qui nous pourrissent la vie.

Nous sommes des millions à avoir vu ces violences abîmer nos amies, nos soeurs, nos amoureuses, nos mères, nos enfants ou nos collègues.

Dans l’espace public, au travail, à la maison, nous exigeons de vivre en liberté, sans injures, ni menaces, sans sifflements ni harcèlement, sans persécution ni agressions, sans viols, sans blessures, sans exploitation de nos corps, sans mutilations, sans meurtres.

Aucune d’entre nous ne doit cumuler les violences car elle cumule les discriminations. Nous exigeons que les enfants soient protégés de ces violences.

Nous voulons montrer notre force, notre nombre et notre détermination.

Nous voulons affirmer haut et fort notre solidarité avec les victimes.

Nous voulons en finir avec l’impunité des agresseurs.

Nous exigeons des mesures ambitieuses et des moyens financiers suffisants pour que l’action publique mette la lutte contre les violences en top des priorités : éducation dès le plus jeune âge, formation obligatoire des professionnel.le.s, application de l’ordonnance de protection, augmentation des moyens pour accueillir les femmes victimes…

Nous allons marcher pour montrer notre nombre, notre force et notre détermination. Victimes de violences, nous ne sommes pas seules. Nous ne serons plus jamais seules.

Après #MeToo, devenons #NousToutes.

RDV le 24 novembre.

– Rejoignez l’événement Facebook de la marche :https://www.facebook.com/events/248356775880794/

– Pour nous aider à financer cette marche historique, participez à la campagne de crowdfunding (tous les dons sont les bienvenus) : https://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/le-24-novembre-marchons-contre-les-violences-sexistes-et-sexuelles

* * * *

Je m’appelle Pauline et le 24 novembre, je marcherai. Parce que j’ai été victime d’une agression sexuelle avec tentative de viol, et aujourd’hui avec #NousToutes je deviens une battante.

Je m’appelle Marion et le 24 novembre, je marcherai. Parce que je refuse de voir ma fille grandir dans une société inégalitaire.

Je m’appelle Laura et le 24 novembre, je marcherai. Parce que descendre dans la rue et occuper l’espace public a encore aujourd’hui le pouvoir de provoquer un changement radical dans notre société.

Je m’appelle Malvina et le 24 novembre, je marcherai. Parce que lutter contre les violences m’a toujours tenu à cœur et aujourd’hui je veux que #NousToutes disions STOP.

> Vous voulez ajouter votre témoignages ? Cliquez ici : https://formdivers.typeform.com/to/Hybn8T

Ségolène Royal sincèrement féministe et éclairée

« Ce que je peux enfin vous dire » aux éditions Fayard.

A l’occasion de la sortie de son livre témoignage de son expérience politique, Ségolène Royal est invitée dans les médias où elle apparaît lumineuse, digne, avec un sens de la répartie tel que j’avais pu le constater en meeting, pleine de sagesse et de réalisme. Elle ne semble pas épuisée par 40 années de vie politique comprenant des cruautés personnelles auxquelles elle a vaillamment fait face. Dans ce livre témoignage elle rappelle certaines perles sexistes venues de son propre camp qui a préféré la victoire de Sarkozy à celle de la femme qui avait été choisie démocratiquement par les militants de son parti. Elle revient aussi sur ses initiatives dénigrées à l’époque mais passées aujourd’hui dans l’ordinaire des réflexions : le métissage culturel, les initiatives citoyennes, le drapeau français, le service national citoyen, l’interdiction du bizutage, etc.

Ségolène Royal a longuement insisté sur la nécessité de prévenir les migrations de masse causées par la famine conséquence de la sécheresse, en confiant aux femmes africaines les moyens de développer l’irrigation et l’agriculture locales. Sauf erreur de ma part, je n’ai pas entendu qu’on l’ait interrogée sur l’invasion migratoire actuelle et les solutions pouvant être apportées en temps réel aux désordres qu’elle cause, en particulier l’islamisation. C’est bien regrettable !

Invitée sur le plateau de ONPC elle a brillamment tenu tête à un Charles Consigny borné et bourré de préjugés empressé d’exprimer ses opinions plutôt qu’écouter celles de l’invitée Ségolène et la conduire à approfondir sa pensée comme devrait le faire tout bon journaliste. (Consigny est-il seulement journaliste ou chroniqueur ?)

Je vous laisse faire vôtre opinion vous-même en écoutant/regardant cette vidéo.

 

Violences sexuelles et sexistes. Que dit la loi en 2018 ?

Délai de prescription, viol sur mineur, harcèlement de rue, cyberharcèlement… : les précisions de la circulaire du ministère de la Justice

Publié le 15 octobre 2018 – Direction de l’information légale et administrative (Premier ministre)

Illustration 1Crédits : © Ricochet64 – Fotolia.com

Illustration 1

Outrage sexiste, usage de la drogue du violeur, voyeurisme ou encore viols et agressions sexuelles sur mineur… une circulaire du 3 septembre 2018 apporte des précisions sur la loi du 3 août 2018 renforçant la lutte contre les violences sexuelles et sexistes, notamment sur les nouvelles infractions.

Allongement du délai de prescription

Le délai de prescription de certains crimes violents ou de nature sexuelle commis sur des mineurs est porté de 20 à 30 ans à compter de la majorité de la victime. Cet allongement permettra de donner aux victimes le temps nécessaire à la dénonciation des faits, et prend notamment en compte le phénomène de l’amnésie traumatique.

Viols et agressions sexuelles commis sur des mineurs

Lorsque les faits sont commis sur un mineur, la contrainte morale ou la surprise qui caractérisent les agressions sexuelles peuvent résulter de la différence d’âge existant entre la victime et l’auteur des faits ainsi que de l’autorité de droit ou de fait que celui-ci exerce sur elle. Une différence d’âge importante entre l’auteur majeur et la victime pourra, à elle seule, être retenue comme permettant d’établir la contrainte ou la surprise caractérisées par l’abus de la vulnérabilité de la victime ne disposant pas du discernement nécessaire pour ces actes.

Ainsi, le fait qu’un mineur de moins de 15 ans puisse avoir l’apparence physique ou le comportement d’un mineur plus âgé ou d’un adulte ne doit pas conduire à considérer que ce mineur peut consentir à un acte sexuel, s’il ne dispose pas d’un discernement suffisant à cette fin.

Le fait que le mineur ait été préalablement exposé à des images pornographiques sur des sites internet ne saurait être confondu avec l’existence d’un discernement suffisant pour consentir à une relation sexuelle, une telle exposition pouvant au contraire mettre en évidence chez un jeune enfant sa vulnérabilité et son incapacité à s’opposer à de tels actes.

Par ailleurs, le crime de viol s’applique dorénavant non seulement en cas de pénétration commise sur la personne d’autrui, mais également lorsque l’auteur des faits a imposé à la victime de commettre sur lui-même une telle pénétration.

Création de 3 nouvelles infractions

  • L’outrage sexiste
    Cette infraction est définie comme le fait d’imposer à une personne tout propos ou comportement à connotation sexuelle ou sexiste qui, soit porte atteinte à sa dignité en raison de son caractère dégradant ou humiliant, soit crée à son encontre une situation intimidante, hostile ou offensante.
    À la différence du harcèlement sexuel, l’exigence de répétition des faits n’est pas nécessaire. Un propos ou un comportement unique peut donc caractériser l’infraction.
    Seront par exemple qualifiés d’outrages sexistes dont la preuve pourra non seulement être recueillie par témoignages mais également par l’exploitation de moyens de vidéo protection :

    • Des propositions sexuelles, mais également certaines attitudes non verbales telles que des gestes imitant ou suggérant un acte sexuel, des sifflements ou des bruitages obscènes ou ayant pour finalité d’interpeller la victime de manière dégradante ;
    • Des commentaires dégradants sur l’attitude vestimentaire ou l’apparence physique de la victime ;
    • Une poursuite insistante de la victime dans la rue.

    L’infraction sera constituée qu’il s’agisse d’un lieu public tel que la rue, les transports en commun ou encore un établissement scolaire, ou d’un lieu privé, comme un espace de de travail.
    L’outrage sexiste est puni de l’amende prévue pour les contraventions de la 4e classe (750 €).
    Des circonstances aggravantes portant l’amende à celle des contraventions de la 5e classe (1 500 €) sont prévues en cas d’abus d’autorité, si la victime est un mineur de 15 ans, en cas de vulnérabilité physique ou économique particulière de la victime, si l’acte est commis en réunion, s’il est commis dans un véhicule affecté au transport collectif de voyageurs ou dans un lieu destiné à l’accès à un moyen de transport collectif de voyageurs, s’il est commis en raison de l’orientation sexuelle, vraie ou supposée, de la victime.
    Plusieurs peines complémentaires sont prévues, comme la nouvelle peine de stage de lutte contre le sexisme et de sensibilisation à l’égalité entre les femmes et les hommes.
    Cette contravention peut être constatée par les agents de police judiciaire adjoints, par les agents de police municipale ou encore par les agents assermentés chargés de la police des transports.

  • Le délit de voyeurisme
    Ce délit permet de réprimer les personnes qui utilisent, à l’insu ou sans le consentement de la victime, miroir, téléphone portable, appareil photo, caméra, afin de regarder ou filmer les parties intimes d’une personne, dans les transports, une cabine d’essayage, des espaces sanitaires ou des toilettes publiques.
    Ce délit est puni d’1 an d’emprisonnement et de 15 000 € d’amende. Les peines sont portées à 2 ans d’emprisonnement et à 30 000 € d’amende en cas d’abus d’autorité, si l’acte est commis sur un mineur ou sur une personne particulièrement vulnérable, en réunion, dans un véhicule affecté au transport collectif de voyageurs ou lorsque des images ont été fixées, enregistrées ou transmises.
  • L’administration de substances en vue de commettre un viol ou une agression sexuelle
    Est maintenant réprimé le fait d’administrer à une personne, à son insu, une substance de nature à altérer son discernement ou le contrôle de ses actes afin de commettre à son égard un viol ou une agression sexuelle.
    Ces faits sont punis de 5 ans d’emprisonnement et de 75 000 € d’amende, et de 7 ans d’emprisonnement et de 100 000 € d’amende lorsqu’ils sont commis sur un mineur de 15 ans ou sur une personne particulièrement vulnérable. La tentative est également réprimée.

Extension des délits de harcèlement sexuel et de harcèlement moral

Le délit de harcèlement sexuel a été étendu aux propos ou comportements à connotation sexiste et l’exigence de répétition des actes a été précisée, afin qu’elle puisse également s’appliquer dans les cas où cette répétition est le fait de plusieurs personnes :

  • Lorsque les propos ou comportements sont imposés à une même victime par plusieurs personnes, de manière concertée ou à l’instigation de l’une d’elles, alors même que chacune de ces personnes n’a pas agi de façon répétée ;
  • Lorsque les propos ou comportements sont imposés à une même victime, successivement, par plusieurs personnes qui, même en l’absence de concertation, savent que ces propos ou comportements caractérisent une répétition.

Cette extension de la notion de répétition a principalement pour objet de réprimer les faits de « cyber-harcèlement», qui sont fréquemment commis par plusieurs personnes dont aucune n’a cependant agi de façon répétée et que l’on peut alors qualifier de « raid numérique ».

Cette extension de la notion de répétition a également été prévue pour le délit de harcèlement moral.

Marche contre les violences sexuelles et sexistes le 24 novembre

 

Nous nous appelons Laura, Leïla, Geneviève, Pauline, Myé, Madeline, Fatima, Marion, Lorna, Gisèle.

Le 24 novembre, nous marcherons pour en finir avec les violences sexistes et sexuelles.

Nous sommes des millions de femmes et d’enfants à avoir subi et à subir encore des violences sexistes et sexuelles qui nous pourrissent la vie.

Nous sommes des millions à avoir vu ces violences abîmer nos amies, nos soeurs, nos amoureuses, nos mères, nos enfants ou nos collègues.

Dans l’espace public, au travail, à la maison, nous exigeons de vivre en liberté, sans injures, ni menaces, sans sifflements ni harcèlement, sans persécution ni agressions, sans viols, sans blessures, sans exploitation de nos corps, sans mutilations, sans meurtres.

Aucune d’entre nous ne doit cumuler les violences car elle cumule les discriminations. Nous exigeons que les enfants soient protégés de ces violences.

Nous voulons montrer notre force, notre nombre et notre détermination.

Nous voulons affirmer haut et fort notre solidarité avec les victimes.

Nous voulons en finir avec l’impunité des agresseurs.

Nous exigeons des mesures ambitieuses et des moyens financiers suffisants pour que l’action publique mette la lutte contre les violences en top des priorités : éducation dès le plus jeune âge, formation obligatoire des professionnel.le.s, application de l’ordonnance de protection, augmentation des moyens pour accueillir les femmes victimes…

Nous allons marcher pour montrer notre nombre, notre force et notre détermination. Victimes de violences, nous ne sommes pas seules. Nous ne serons plus jamais seules.

Après #MeToo, devenons #NousToutes.

RDV le 24 novembre.

Pour nous aider à financer cette marche historique (tous les dons sont les bienvenus) : https://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/le-24-novembre-marchons-contre-les-violences-sexistes-et-sexuelles

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Je m’appelle Pauline et le 24 novembre, je marcherai. Parce que j’ai été victime d’une agression sexuelle avec tentative de viol, et aujourd’hui avec #NousToutes je deviens une battante.

Je m’appelle Marion et le 24 novembre, je marcherai. Parce que je refuse de voir ma fille grandir dans une société inégalitaire.

Je m’appelle Laura et le 24 novembre, je marcherai. Parce que descendre dans la rue et occuper l’espace public a encore aujourd’hui le pouvoir de provoquer un changement radical dans notre société.

Je m’appelle Malvina et le 24 novembre, je marcherai. Parce que lutter contre les violences m’a toujours tenu à cœur et aujourd’hui je veux que #NousToutes disions STOP.

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Féminisme et retour de bâton

Publié le

Publié le 21 septembre 2018 – par  – 99 commentaires – 1 145 vues

L'assemblée des chasseurs attentive hier à l'espace Valentré./ Photo DDM A.L.

Source image https://www.ladepeche.fr/article/2018/04/08/2775824-les-chasseurs-du-lot-ont-fait-le-point.html

Pour paraphraser Aznavour, je vous parle d’un temps que les moins de 50 ans ne peuvent pas connaître. Celles et ceux qui sont nés à partir des années 70 ignorent presque tout de la condition des femmes avant 1968. La plupart des femmes ne mesurent pas l’intensité de la lutte des femmes pour leurs droits et leur liberté. Nous, féministes historiques, avons œuvré pour étudier sans discrimination et avoir accès à toutes les formations (certaines écoles ont longtemps été interdites aux femmes), pour le droit de contrôler nos maternités et notre sexualité, pour à travail égal avoir le même salaire qu’un homme, pour le droit de travailler sans l’autorisation du père ou du mari dans tous les secteurs, pour le droit d’ouvrir un compte bancaire à notre nom sans avoir de comptes à rendre à un père ou à un mari, pour le droit à la contraception et à l’avortement, pour la liberté de choisir de nous marier ou pas, d’avoir un enfant sans être mariée, pour que les enfants nés hors mariage aient les mêmes droits que les enfants du mariage, pour l’autorité parentale, pour pouvoir nous habiller comme nous le souhaitions et ne pas être contraintes de cacher notre corps et nos cheveux, pour avoir le droit de réclamer une pension alimentaire au géniteur qui n’assume pas sa responsabilité, le droit d’accéder à toutes les professions, la criminalisation de l’acte de viol et son jugement aux assises, le droit de donner à l’enfant le nom du père et celui de la mère, etc. Nous avons obtenu la parité dans la représentation politique et, récemment, un cap a été franchi avec le mouvement #metoo #balancetonporc et la loi contre le harcèlement sexuel.

Emmanuel Macron pose au milieu de dirigeants d'entreprises du numérique, mercredi 23 mai 2018 à l'Elysée

Source image https://lexpansion.lexpress.fr/high-tech/macron-demande-aux-patrons-de-la-high-tech-de-s-engager_2010940.html

Alors bien sûr, ces lois ne sont pas toujours appliquées car il existe mille manières de détourner leur application. Trop peu de femmes choisissent des formations scientifiques car elles sont orientées vers des métiers dits féminins.

L’égalité salariale est loin d’être acquise car les patrons redoublent d’astuces pour démontrer qu’une femme n’occupe pas le même poste qu’un homme et une enquête publiée ce mercredi 19 septembre confirme qu’à travail égal, les femmes sont moins payées que les hommes, surtout aux postes de responsabilité. Pourtant, la loi sur l’égalité salariale a été promulguée en 1972, il y a 46 ans !  La journaliste confirmée d’un célèbre magazine de gôche me confirme qu’elle gagne 2 000 € de moins que son équivalent masculin mais qu’elle serait grillée dans la profession si elle demandait l’application de la loi.

Le crime de viol est souvent correctionnalisé  en agression sexuelle pour éviter les assises où le criminel risque 20 ans, une durée d’incarcération qui est rarement prononcée, un suivi médical aléatoire, une libération anticipée pour bonne conduite… carcérale et une possible récidive, comme le suspect de l’assassinat récent d’une étudiante de Strasbourg.

Nos présidents s’arrangent pour confier les principaux ministères à des hommes ou, comme Macron l’a fait pendant sa campagne, pour promettre un ministère des droits des femmes et finalement donner un secrétariat d’État.

L’égalité entre femmes et hommes est loin d’être acquise mais, malgré cette réalité, des femmes se sentent obligées de dire « je ne suis pas féministe, mais… » et ces précautions oratoires se comprennent quand on constate que « les féministes » ont mauvaise presse, qu’elles sont dénigrées, que leurs revendications sont ridiculisées, qu’elles sont brandies comme épouvantails au regard des femmes comme des hommes. Le pédophile raciste et misogyne Paul Gauguin qualifiait de « bas-bleu » sa grand-mère Flora Tristan, cette  grande actrice de la libération des femmes, également fondatrice des premières mutuelles, une contribution oubliée. « La féministe » est désignée comme remède contre l’amour, elle est décrite comme hommasse, hideuse et castratrice quand elle n’est pas étiquetée lesbienne. À ce propos, je me souviens d’un homme qui m’avait traitée de lesbienne parce qu’après qu’il m’avait attrapé les fesses, je m’étais retournée illico pour lui saisir les couilles… ce qu’aucune femme n’aurait intérêt à faire de nos jours au regard de la recrudescence de la violence masculine. L’affaire Marie Laguerre en est la preuve.

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Source photo https://www.lesechos.fr/economie-france/social/0301917178795-medef-les-huit-chantiers-de-roux-de-bezieux-2189636.php

Dans une société en mutation, alors que les choix sexuels sont le critère principal des interventions politiques, que la pornographie est le modèle, que les couples peinent à durer et que les lobbies médicaux inventent des techniques juteuses en flattant le bas-ventre des hommes et leur désir de prendre la place des femmes avec la GPA, avec le retour de coutumes archaïques régissant la position sociale des femmes du fait de l’islamisation, de nombreux hommes veulent reprendre la main sur la gestion (gestation ?) des femmes. Le féminisme est devenu le mal à abattre, une menace pire que l’insurrection musulmane qui gangrène notre société. Toutes les tendances politiques et apolitiques se rejoignent pour vilipender celles qui auraient tout obtenu, qui auraient tous les pouvoir, y compris celui de l’ombre (Brigitte Macron serait le véritable président de la République), ces femmes qui œuvreraient à l’éradication de l’homme blanc. Ces accusations font fi des réalités qui prouvent que les mâles ont toujours le pouvoir politique, économique et sexuel, en témoignent les photos des dirigeants d’entreprise, des dirigeants des nations, des dirigeants politiques et de toutes les instances de direction, dans tous les domaines et à tous les niveaux de pouvoir.

Source image https://www.express.co.uk/news/world/825800/G20-summit-2017-news-live-stream-Trump-merkel-putin-may-countries-latest-updates

De même que l’antisémitisme ou l’antichristianisme sont virulents dans les contrées où juifs et chrétiens ont été chassés, sinon exterminés, l’antiféminisme n’a jamais été aussi actif que depuis que la condition des femmes régresse, en partie à cause du terrible modèle importé par les musulmans, surtout là où ils sont présents en force, comme dans les « quartiers ».

Alors, Messieurs les mâles blancs, vous qui vous sentez menacés par « les néo-féministes », réfléchissez un peu et insurgez-vous avec les citoyennes contre le véritable danger, le modèle musulman qui esclavagise, méprise et prend le ventre des femmes pour une fabrique à djihadistes. Apprenez à respecter votre moitié du ciel, protégez-la contre la discrimination la plus intemporelle et universelle du monde et cessez de craindre pour vos bijoux de famille, plus menacés par les sabres que par le clitoris. Sachez être des machos féministes et agissez pour le bien de notre société tout entière.

Alice Braitberg

http://www.haut-conseil-egalite.gouv.fr/enjeux-europeens-et-internationaux/reperes-chronologiques-33/

http://www.leparisien.fr/economie/egalite-salariale-femme-homme-ca-coince-18-09-2018-7893738.php

https://rmc.bfmtv.com/mediaplayer/video/discriminations-a-l-embauche-difficultes-au-quotidien-a-la-rencontre-des-meres-celibataires-1102591.html

https://www.20minutes.fr/faits_divers/2338655-20180919-strasbourg-profil-complique-principal-suspect-disparition-etudiante

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