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Archives de Catégorie: Sexisme

Humour et burqini

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Editoriaux – Immigration et diversité – Politique – 29 juin 2019

Burkini : Anne Hidalgo ne parvient pas à noyer le poisson par Jany Leroy

La gauche a résolu le problème du burkini dans les piscines : il y a plus important en France. Sujet suivant, s’il vous plaît. Le porc dans les cantines ? Il y a plus important. Et puis ? Les prières de rue ? Il y a plus grave. Et puis ? Je dois mettre une djellaba et voiler ma femme ? Mais bien entendu. Si je ne veux pas, vous me coupez la tête ? Mais je vous comprends. Puis-je vous offrir un sabre ?

Alors qu’elle recevait son ami Sadiq Khan, maire de Londres, sous la halle Freyssinet, rebaptisée « Station F, incubateur de start-up », Anne Hidalgo s’est livrée à un exercice de relativisation de toute beauté à propos du maillot de bain islamique intégral fermé à double tour devant huissier.

L’aspect dérisoire de l’affaire fut confirmé devant Sadiq en ces termes : « Il y a d’autres choses beaucoup plus importantes en France. » Alors que l’assistance l’attendait sur la canicule, le réchauffement des trottinettes et bien d’autres sujets brûlants, le maire de Paris s’en fut désigner les thèmes capitaux sur lesquels se concentrer énormément : « Je pense que notamment autour de l’éducation, autour de la cohésion sociale, autour du vivre ensemble… » Premier bug sous la halle dédiée aux start-up du numérique. Le disque dur d’Anne Hidalgo ne voit aucun rapport entre l’irruption d’islamistes dans une piscine et le « vivre ensemble ». Faute d’informaticien présent dans la salle pour rechercher l’origine de la panne, madame Bisounours continua à dérouler son argumentaire : « Autour du vivre ensemble, autour du droit des femmes, il y a encore beaucoup de choses à faire, avant de se jeter tête baissée dans un sujet qui ne laissera que des fractures. »

Sous le verbiage, la plage. Ses burkinis et ses absences de fractures pour les utilisatrices. Après tout, les autres ne sont-elles pas impudiques ? L’invocation du dérisoire est le prétexte pour ne pas prendre position. Mue, sans doute, par une volonté de rester sur le thème aquatique, Anne Hidalgo s’évertue à noyer le poisson. Mais entre deux plongées, l’animal confie ce que tout le monde avait déjà deviné. Madame le maire est pour l’autorisation du burkini dans les piscines. Sinon, fracture ! Crac ! Et qui c’est qui va plâtrer ? Eh ben, c’est la gauche. Toujours de permanence aux urgences du vivre ensemble. Alors, merci bien.

Aux piscines contraintes à des mesures d’hygiène, la gauche préfère la nage en eaux troubles. Bermuda interdit : pas fracture. Burkini : patatras ! Et bon courage au personnel pour justifier ce règlement ubuesque. L’utilisateur s’efforcera d’expliquer qu’il porte un bermuda islamique. Que son épouse ne tolère pas qu’il montre ses jambes au-dessus du genou.

Zineb El Rhazoui rappelle que « burqini » doit s’écrire avec un Q et non un K, car le mot vient de « burqa » et non de « bikini ». Il était impossible de trouver une lettre plus adaptée au niveau de la revendication.

Filles au foot. Avez-vous vu le film « Joue la comme Beckham » ?

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« Joue la comme Beckham » (Bend It Like Beckham) est une délicieuse comédie britannique de la réalisatrice Gurinder Chadha sorti en 2002.

Le film raconte l’histoire de Jess, une jeune indienne britannique, qui adore jouer au foot avec ses copains et aimerait rejoindre l’équipe féminine de sa ville. Malheureusement, sa famille rêve de lui faire faire un beau mariage car dans la tradition indienne, on préfère les filles à la cuisine plutôt que les filles au foot.

Le film est très drôle, plein de rebondissements, tendre et généreux avec ses personnages.

Je suis généralement mauvais public mais j’ai adoré cette comédie qui effleure de nombreuses questions de notre société comme le communautarisme, l’intégration, le sexisme, l’homosexualité et la pression familiale. L.C.

 

Jules (Keira Knightley) invites Jess (Parminder Nagra) to try out for the Harriers. At the tryout, Jess meets the coach, Joe (Jonathan Rhys Meyers). Jess Bhamra (Parminder Nagra), the daughter of a strict Indian couple (Anupam Kher, Shaheen Khan) in London, is not permitted to play organized soccer, even though she is 18. When Jess is playing for fun one day, her impressive skills are seen by Jules Paxton (Keira Knightley), who then convinces Jess to play for her semi-pro team. Jess uses elaborate excuses to hide her matches from her family while also dealing with her romantic feelings for her coach, Joe. Featuring: Parminder Nagra, Keira Knightley, Jonathan Rhys Meyers, Anupam Kher, Archie Panjabi, Frank Harper, Juliet Stevenson Subscribe To Fox Family: https://fox.co/SubscribeFoxFamily Connect with Bend It Like Beckham Online: Visit the Bend It Like Beckham WEBSITE: http://www.foxsearchlight.com/benditl… Like Bend It Like Beckham on FACEBOOK: https://www.facebook.com/BendItLikeBe…

#Jemarhele24 contre les violences sexistes et sexuelles

CHANGEMENT SUR ORDRE DU PRÉFET LE RASSEMBLERA AURA LIEU A OPERA ET NON MADELEINE

https://www.change.org/p/nous-marcherons-le-24-novembre-contre-les-violences-sexistes-et-sexuelles/u/23636611?cs_tk=AWuSn292xCFMAz5M9lsA763AgrJvR4CmKDf_-H-HEw%3D%3D&utm_campaign=6b3d9d290c444a609d1c205e75f3fb93&utm_medium=email&utm_source=petition_update&utm_term=cs

19 NOV. 2018 — 

Ce matin, sur France Inter et dans Médiapart, 250 personnalités appellent à marcher samedi 24 novembre !

Angèle, Clarika, Marie Darrieussecq, Cyril Dion, David Foenkinos, Imany, Guillaume Meurice, Nilusi Nissanka, Helena Noguerra, Catherine Ringer, Muriel Robin, Anne Roumanoff, Olivia Ruiz, Karin Viard ou encore Martin Winckler disent #JeMarcheLe24.

Et vous ? Vous marchez le 24 ? Dites-le !

Partagez le visuel ci-dessus avec #JeMarcheLe24.

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RDV Samedi 24 novembre, à 14h, à Paris, Place de la Madeleine.

Rejoignez l’événement Facebook :https://www.facebook.com/events/248356775880794/

Retrouvez la carte de France des marches :http://bit.ly/cartenoustoutes

Vous êtes à Paris jeudi soir ? On organise une soirée Pancartes, slogans et confection de foulards pour la marche ! Inscription ici : https://formdivers.typeform.com/to/bWwqa2

A bientôt,

L’équipe de #NousToutes

Nous marcherons le 24 novembre contre les violences sexistes et sexuelles

Nous nous appelons Laura, Leïla, Geneviève, Pauline, Myé, Madeline, Fatima, Marion, Lorna, Gisèle.

Le 24 novembre, nous marcherons pour en finir avec les violences sexistes et sexuelles.

Nous sommes des millions de femmes et d’enfants à avoir subi et à subir encore des violences sexistes et sexuelles qui nous pourrissent la vie.

Nous sommes des millions à avoir vu ces violences abîmer nos amies, nos soeurs, nos amoureuses, nos mères, nos enfants ou nos collègues.

Dans l’espace public, au travail, à la maison, nous exigeons de vivre en liberté, sans injures, ni menaces, sans sifflements ni harcèlement, sans persécution ni agressions, sans viols, sans blessures, sans exploitation de nos corps, sans mutilations, sans meurtres.

Aucune d’entre nous ne doit cumuler les violences car elle cumule les discriminations. Nous exigeons que les enfants soient protégés de ces violences.

Nous voulons montrer notre force, notre nombre et notre détermination.

Nous voulons affirmer haut et fort notre solidarité avec les victimes.

Nous voulons en finir avec l’impunité des agresseurs.

Nous exigeons des mesures ambitieuses et des moyens financiers suffisants pour que l’action publique mette la lutte contre les violences en top des priorités : éducation dès le plus jeune âge, formation obligatoire des professionnel.le.s, application de l’ordonnance de protection, augmentation des moyens pour accueillir les femmes victimes…

Nous allons marcher pour montrer notre nombre, notre force et notre détermination. Victimes de violences, nous ne sommes pas seules. Nous ne serons plus jamais seules.

Après #MeToo, devenons #NousToutes.

RDV le 24 novembre.

– Rejoignez l’événement Facebook de la marche :https://www.facebook.com/events/248356775880794/

– Pour nous aider à financer cette marche historique, participez à la campagne de crowdfunding (tous les dons sont les bienvenus) : https://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/le-24-novembre-marchons-contre-les-violences-sexistes-et-sexuelles

* * * *

Je m’appelle Pauline et le 24 novembre, je marcherai. Parce que j’ai été victime d’une agression sexuelle avec tentative de viol, et aujourd’hui avec #NousToutes je deviens une battante.

Je m’appelle Marion et le 24 novembre, je marcherai. Parce que je refuse de voir ma fille grandir dans une société inégalitaire.

Je m’appelle Laura et le 24 novembre, je marcherai. Parce que descendre dans la rue et occuper l’espace public a encore aujourd’hui le pouvoir de provoquer un changement radical dans notre société.

Je m’appelle Malvina et le 24 novembre, je marcherai. Parce que lutter contre les violences m’a toujours tenu à cœur et aujourd’hui je veux que #NousToutes disions STOP.

> Vous voulez ajouter votre témoignages ? Cliquez ici : https://formdivers.typeform.com/to/Hybn8T

Ségolène Royal sincèrement féministe et éclairée

« Ce que je peux enfin vous dire » aux éditions Fayard.

A l’occasion de la sortie de son livre témoignage de son expérience politique, Ségolène Royal est invitée dans les médias où elle apparaît lumineuse, digne, avec un sens de la répartie tel que j’avais pu le constater en meeting, pleine de sagesse et de réalisme. Elle ne semble pas épuisée par 40 années de vie politique comprenant des cruautés personnelles auxquelles elle a vaillamment fait face. Dans ce livre témoignage elle rappelle certaines perles sexistes venues de son propre camp qui a préféré la victoire de Sarkozy à celle de la femme qui avait été choisie démocratiquement par les militants de son parti. Elle revient aussi sur ses initiatives dénigrées à l’époque mais passées aujourd’hui dans l’ordinaire des réflexions : le métissage culturel, les initiatives citoyennes, le drapeau français, le service national citoyen, l’interdiction du bizutage, etc.

Ségolène Royal a longuement insisté sur la nécessité de prévenir les migrations de masse causées par la famine conséquence de la sécheresse, en confiant aux femmes africaines les moyens de développer l’irrigation et l’agriculture locales. Sauf erreur de ma part, je n’ai pas entendu qu’on l’ait interrogée sur l’invasion migratoire actuelle et les solutions pouvant être apportées en temps réel aux désordres qu’elle cause, en particulier l’islamisation. C’est bien regrettable !

Invitée sur le plateau de ONPC elle a brillamment tenu tête à un Charles Consigny borné et bourré de préjugés empressé d’exprimer ses opinions plutôt qu’écouter celles de l’invitée Ségolène et la conduire à approfondir sa pensée comme devrait le faire tout bon journaliste. (Consigny est-il seulement journaliste ou chroniqueur ?)

Je vous laisse faire vôtre opinion vous-même en écoutant/regardant cette vidéo.

 

Violences sexuelles et sexistes. Que dit la loi en 2018 ?

Délai de prescription, viol sur mineur, harcèlement de rue, cyberharcèlement… : les précisions de la circulaire du ministère de la Justice

Publié le 15 octobre 2018 – Direction de l’information légale et administrative (Premier ministre)

Illustration 1Crédits : © Ricochet64 – Fotolia.com

Illustration 1

Outrage sexiste, usage de la drogue du violeur, voyeurisme ou encore viols et agressions sexuelles sur mineur… une circulaire du 3 septembre 2018 apporte des précisions sur la loi du 3 août 2018 renforçant la lutte contre les violences sexuelles et sexistes, notamment sur les nouvelles infractions.

Allongement du délai de prescription

Le délai de prescription de certains crimes violents ou de nature sexuelle commis sur des mineurs est porté de 20 à 30 ans à compter de la majorité de la victime. Cet allongement permettra de donner aux victimes le temps nécessaire à la dénonciation des faits, et prend notamment en compte le phénomène de l’amnésie traumatique.

Viols et agressions sexuelles commis sur des mineurs

Lorsque les faits sont commis sur un mineur, la contrainte morale ou la surprise qui caractérisent les agressions sexuelles peuvent résulter de la différence d’âge existant entre la victime et l’auteur des faits ainsi que de l’autorité de droit ou de fait que celui-ci exerce sur elle. Une différence d’âge importante entre l’auteur majeur et la victime pourra, à elle seule, être retenue comme permettant d’établir la contrainte ou la surprise caractérisées par l’abus de la vulnérabilité de la victime ne disposant pas du discernement nécessaire pour ces actes.

Ainsi, le fait qu’un mineur de moins de 15 ans puisse avoir l’apparence physique ou le comportement d’un mineur plus âgé ou d’un adulte ne doit pas conduire à considérer que ce mineur peut consentir à un acte sexuel, s’il ne dispose pas d’un discernement suffisant à cette fin.

Le fait que le mineur ait été préalablement exposé à des images pornographiques sur des sites internet ne saurait être confondu avec l’existence d’un discernement suffisant pour consentir à une relation sexuelle, une telle exposition pouvant au contraire mettre en évidence chez un jeune enfant sa vulnérabilité et son incapacité à s’opposer à de tels actes.

Par ailleurs, le crime de viol s’applique dorénavant non seulement en cas de pénétration commise sur la personne d’autrui, mais également lorsque l’auteur des faits a imposé à la victime de commettre sur lui-même une telle pénétration.

Création de 3 nouvelles infractions

  • L’outrage sexiste
    Cette infraction est définie comme le fait d’imposer à une personne tout propos ou comportement à connotation sexuelle ou sexiste qui, soit porte atteinte à sa dignité en raison de son caractère dégradant ou humiliant, soit crée à son encontre une situation intimidante, hostile ou offensante.
    À la différence du harcèlement sexuel, l’exigence de répétition des faits n’est pas nécessaire. Un propos ou un comportement unique peut donc caractériser l’infraction.
    Seront par exemple qualifiés d’outrages sexistes dont la preuve pourra non seulement être recueillie par témoignages mais également par l’exploitation de moyens de vidéo protection :

    • Des propositions sexuelles, mais également certaines attitudes non verbales telles que des gestes imitant ou suggérant un acte sexuel, des sifflements ou des bruitages obscènes ou ayant pour finalité d’interpeller la victime de manière dégradante ;
    • Des commentaires dégradants sur l’attitude vestimentaire ou l’apparence physique de la victime ;
    • Une poursuite insistante de la victime dans la rue.

    L’infraction sera constituée qu’il s’agisse d’un lieu public tel que la rue, les transports en commun ou encore un établissement scolaire, ou d’un lieu privé, comme un espace de de travail.
    L’outrage sexiste est puni de l’amende prévue pour les contraventions de la 4e classe (750 €).
    Des circonstances aggravantes portant l’amende à celle des contraventions de la 5e classe (1 500 €) sont prévues en cas d’abus d’autorité, si la victime est un mineur de 15 ans, en cas de vulnérabilité physique ou économique particulière de la victime, si l’acte est commis en réunion, s’il est commis dans un véhicule affecté au transport collectif de voyageurs ou dans un lieu destiné à l’accès à un moyen de transport collectif de voyageurs, s’il est commis en raison de l’orientation sexuelle, vraie ou supposée, de la victime.
    Plusieurs peines complémentaires sont prévues, comme la nouvelle peine de stage de lutte contre le sexisme et de sensibilisation à l’égalité entre les femmes et les hommes.
    Cette contravention peut être constatée par les agents de police judiciaire adjoints, par les agents de police municipale ou encore par les agents assermentés chargés de la police des transports.

  • Le délit de voyeurisme
    Ce délit permet de réprimer les personnes qui utilisent, à l’insu ou sans le consentement de la victime, miroir, téléphone portable, appareil photo, caméra, afin de regarder ou filmer les parties intimes d’une personne, dans les transports, une cabine d’essayage, des espaces sanitaires ou des toilettes publiques.
    Ce délit est puni d’1 an d’emprisonnement et de 15 000 € d’amende. Les peines sont portées à 2 ans d’emprisonnement et à 30 000 € d’amende en cas d’abus d’autorité, si l’acte est commis sur un mineur ou sur une personne particulièrement vulnérable, en réunion, dans un véhicule affecté au transport collectif de voyageurs ou lorsque des images ont été fixées, enregistrées ou transmises.
  • L’administration de substances en vue de commettre un viol ou une agression sexuelle
    Est maintenant réprimé le fait d’administrer à une personne, à son insu, une substance de nature à altérer son discernement ou le contrôle de ses actes afin de commettre à son égard un viol ou une agression sexuelle.
    Ces faits sont punis de 5 ans d’emprisonnement et de 75 000 € d’amende, et de 7 ans d’emprisonnement et de 100 000 € d’amende lorsqu’ils sont commis sur un mineur de 15 ans ou sur une personne particulièrement vulnérable. La tentative est également réprimée.

Extension des délits de harcèlement sexuel et de harcèlement moral

Le délit de harcèlement sexuel a été étendu aux propos ou comportements à connotation sexiste et l’exigence de répétition des actes a été précisée, afin qu’elle puisse également s’appliquer dans les cas où cette répétition est le fait de plusieurs personnes :

  • Lorsque les propos ou comportements sont imposés à une même victime par plusieurs personnes, de manière concertée ou à l’instigation de l’une d’elles, alors même que chacune de ces personnes n’a pas agi de façon répétée ;
  • Lorsque les propos ou comportements sont imposés à une même victime, successivement, par plusieurs personnes qui, même en l’absence de concertation, savent que ces propos ou comportements caractérisent une répétition.

Cette extension de la notion de répétition a principalement pour objet de réprimer les faits de « cyber-harcèlement», qui sont fréquemment commis par plusieurs personnes dont aucune n’a cependant agi de façon répétée et que l’on peut alors qualifier de « raid numérique ».

Cette extension de la notion de répétition a également été prévue pour le délit de harcèlement moral.

Marche contre les violences sexuelles et sexistes le 24 novembre

 

Nous nous appelons Laura, Leïla, Geneviève, Pauline, Myé, Madeline, Fatima, Marion, Lorna, Gisèle.

Le 24 novembre, nous marcherons pour en finir avec les violences sexistes et sexuelles.

Nous sommes des millions de femmes et d’enfants à avoir subi et à subir encore des violences sexistes et sexuelles qui nous pourrissent la vie.

Nous sommes des millions à avoir vu ces violences abîmer nos amies, nos soeurs, nos amoureuses, nos mères, nos enfants ou nos collègues.

Dans l’espace public, au travail, à la maison, nous exigeons de vivre en liberté, sans injures, ni menaces, sans sifflements ni harcèlement, sans persécution ni agressions, sans viols, sans blessures, sans exploitation de nos corps, sans mutilations, sans meurtres.

Aucune d’entre nous ne doit cumuler les violences car elle cumule les discriminations. Nous exigeons que les enfants soient protégés de ces violences.

Nous voulons montrer notre force, notre nombre et notre détermination.

Nous voulons affirmer haut et fort notre solidarité avec les victimes.

Nous voulons en finir avec l’impunité des agresseurs.

Nous exigeons des mesures ambitieuses et des moyens financiers suffisants pour que l’action publique mette la lutte contre les violences en top des priorités : éducation dès le plus jeune âge, formation obligatoire des professionnel.le.s, application de l’ordonnance de protection, augmentation des moyens pour accueillir les femmes victimes…

Nous allons marcher pour montrer notre nombre, notre force et notre détermination. Victimes de violences, nous ne sommes pas seules. Nous ne serons plus jamais seules.

Après #MeToo, devenons #NousToutes.

RDV le 24 novembre.

Pour nous aider à financer cette marche historique (tous les dons sont les bienvenus) : https://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/le-24-novembre-marchons-contre-les-violences-sexistes-et-sexuelles

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Je m’appelle Pauline et le 24 novembre, je marcherai. Parce que j’ai été victime d’une agression sexuelle avec tentative de viol, et aujourd’hui avec #NousToutes je deviens une battante.

Je m’appelle Marion et le 24 novembre, je marcherai. Parce que je refuse de voir ma fille grandir dans une société inégalitaire.

Je m’appelle Laura et le 24 novembre, je marcherai. Parce que descendre dans la rue et occuper l’espace public a encore aujourd’hui le pouvoir de provoquer un changement radical dans notre société.

Je m’appelle Malvina et le 24 novembre, je marcherai. Parce que lutter contre les violences m’a toujours tenu à cœur et aujourd’hui je veux que #NousToutes disions STOP.

> Vous voulez ajouter votre témoignages ? Cliquez ici : https://formdivers.typeform.com/to/Hybn8T

Féminisme et retour de bâton

Publié le

Publié le 21 septembre 2018 – par  – 99 commentaires – 1 145 vues

L'assemblée des chasseurs attentive hier à l'espace Valentré./ Photo DDM A.L.

Source image https://www.ladepeche.fr/article/2018/04/08/2775824-les-chasseurs-du-lot-ont-fait-le-point.html

Pour paraphraser Aznavour, je vous parle d’un temps que les moins de 50 ans ne peuvent pas connaître. Celles et ceux qui sont nés à partir des années 70 ignorent presque tout de la condition des femmes avant 1968. La plupart des femmes ne mesurent pas l’intensité de la lutte des femmes pour leurs droits et leur liberté. Nous, féministes historiques, avons œuvré pour étudier sans discrimination et avoir accès à toutes les formations (certaines écoles ont longtemps été interdites aux femmes), pour le droit de contrôler nos maternités et notre sexualité, pour à travail égal avoir le même salaire qu’un homme, pour le droit de travailler sans l’autorisation du père ou du mari dans tous les secteurs, pour le droit d’ouvrir un compte bancaire à notre nom sans avoir de comptes à rendre à un père ou à un mari, pour le droit à la contraception et à l’avortement, pour la liberté de choisir de nous marier ou pas, d’avoir un enfant sans être mariée, pour que les enfants nés hors mariage aient les mêmes droits que les enfants du mariage, pour l’autorité parentale, pour pouvoir nous habiller comme nous le souhaitions et ne pas être contraintes de cacher notre corps et nos cheveux, pour avoir le droit de réclamer une pension alimentaire au géniteur qui n’assume pas sa responsabilité, le droit d’accéder à toutes les professions, la criminalisation de l’acte de viol et son jugement aux assises, le droit de donner à l’enfant le nom du père et celui de la mère, etc. Nous avons obtenu la parité dans la représentation politique et, récemment, un cap a été franchi avec le mouvement #metoo #balancetonporc et la loi contre le harcèlement sexuel.

Emmanuel Macron pose au milieu de dirigeants d'entreprises du numérique, mercredi 23 mai 2018 à l'Elysée

Source image https://lexpansion.lexpress.fr/high-tech/macron-demande-aux-patrons-de-la-high-tech-de-s-engager_2010940.html

Alors bien sûr, ces lois ne sont pas toujours appliquées car il existe mille manières de détourner leur application. Trop peu de femmes choisissent des formations scientifiques car elles sont orientées vers des métiers dits féminins.

L’égalité salariale est loin d’être acquise car les patrons redoublent d’astuces pour démontrer qu’une femme n’occupe pas le même poste qu’un homme et une enquête publiée ce mercredi 19 septembre confirme qu’à travail égal, les femmes sont moins payées que les hommes, surtout aux postes de responsabilité. Pourtant, la loi sur l’égalité salariale a été promulguée en 1972, il y a 46 ans !  La journaliste confirmée d’un célèbre magazine de gôche me confirme qu’elle gagne 2 000 € de moins que son équivalent masculin mais qu’elle serait grillée dans la profession si elle demandait l’application de la loi.

Le crime de viol est souvent correctionnalisé  en agression sexuelle pour éviter les assises où le criminel risque 20 ans, une durée d’incarcération qui est rarement prononcée, un suivi médical aléatoire, une libération anticipée pour bonne conduite… carcérale et une possible récidive, comme le suspect de l’assassinat récent d’une étudiante de Strasbourg.

Nos présidents s’arrangent pour confier les principaux ministères à des hommes ou, comme Macron l’a fait pendant sa campagne, pour promettre un ministère des droits des femmes et finalement donner un secrétariat d’État.

L’égalité entre femmes et hommes est loin d’être acquise mais, malgré cette réalité, des femmes se sentent obligées de dire « je ne suis pas féministe, mais… » et ces précautions oratoires se comprennent quand on constate que « les féministes » ont mauvaise presse, qu’elles sont dénigrées, que leurs revendications sont ridiculisées, qu’elles sont brandies comme épouvantails au regard des femmes comme des hommes. Le pédophile raciste et misogyne Paul Gauguin qualifiait de « bas-bleu » sa grand-mère Flora Tristan, cette  grande actrice de la libération des femmes, également fondatrice des premières mutuelles, une contribution oubliée. « La féministe » est désignée comme remède contre l’amour, elle est décrite comme hommasse, hideuse et castratrice quand elle n’est pas étiquetée lesbienne. À ce propos, je me souviens d’un homme qui m’avait traitée de lesbienne parce qu’après qu’il m’avait attrapé les fesses, je m’étais retournée illico pour lui saisir les couilles… ce qu’aucune femme n’aurait intérêt à faire de nos jours au regard de la recrudescence de la violence masculine. L’affaire Marie Laguerre en est la preuve.

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Source photo https://www.lesechos.fr/economie-france/social/0301917178795-medef-les-huit-chantiers-de-roux-de-bezieux-2189636.php

Dans une société en mutation, alors que les choix sexuels sont le critère principal des interventions politiques, que la pornographie est le modèle, que les couples peinent à durer et que les lobbies médicaux inventent des techniques juteuses en flattant le bas-ventre des hommes et leur désir de prendre la place des femmes avec la GPA, avec le retour de coutumes archaïques régissant la position sociale des femmes du fait de l’islamisation, de nombreux hommes veulent reprendre la main sur la gestion (gestation ?) des femmes. Le féminisme est devenu le mal à abattre, une menace pire que l’insurrection musulmane qui gangrène notre société. Toutes les tendances politiques et apolitiques se rejoignent pour vilipender celles qui auraient tout obtenu, qui auraient tous les pouvoir, y compris celui de l’ombre (Brigitte Macron serait le véritable président de la République), ces femmes qui œuvreraient à l’éradication de l’homme blanc. Ces accusations font fi des réalités qui prouvent que les mâles ont toujours le pouvoir politique, économique et sexuel, en témoignent les photos des dirigeants d’entreprise, des dirigeants des nations, des dirigeants politiques et de toutes les instances de direction, dans tous les domaines et à tous les niveaux de pouvoir.

Source image https://www.express.co.uk/news/world/825800/G20-summit-2017-news-live-stream-Trump-merkel-putin-may-countries-latest-updates

De même que l’antisémitisme ou l’antichristianisme sont virulents dans les contrées où juifs et chrétiens ont été chassés, sinon exterminés, l’antiféminisme n’a jamais été aussi actif que depuis que la condition des femmes régresse, en partie à cause du terrible modèle importé par les musulmans, surtout là où ils sont présents en force, comme dans les « quartiers ».

Alors, Messieurs les mâles blancs, vous qui vous sentez menacés par « les néo-féministes », réfléchissez un peu et insurgez-vous avec les citoyennes contre le véritable danger, le modèle musulman qui esclavagise, méprise et prend le ventre des femmes pour une fabrique à djihadistes. Apprenez à respecter votre moitié du ciel, protégez-la contre la discrimination la plus intemporelle et universelle du monde et cessez de craindre pour vos bijoux de famille, plus menacés par les sabres que par le clitoris. Sachez être des machos féministes et agissez pour le bien de notre société tout entière.

Alice Braitberg

http://www.haut-conseil-egalite.gouv.fr/enjeux-europeens-et-internationaux/reperes-chronologiques-33/

http://www.leparisien.fr/economie/egalite-salariale-femme-homme-ca-coince-18-09-2018-7893738.php

https://rmc.bfmtv.com/mediaplayer/video/discriminations-a-l-embauche-difficultes-au-quotidien-a-la-rencontre-des-meres-celibataires-1102591.html

https://www.20minutes.fr/faits_divers/2338655-20180919-strasbourg-profil-complique-principal-suspect-disparition-etudiante

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