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Archives de Catégorie: viol

Epstein, Weinstein, Strauss-Kahn. Pathologie de survivants de la Shoah ?

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Aux USA sont dénommés « survivors » tous les descendants de juifs exterminés ou rescapés de la Shoah. Il s’agit en particulier de juifs ashkénazes originaires d’Allemagne, de Pologne et de pays de l’Est. D’après leur patronyme, Epstein, Weinstein et Strauss-Kahn sont ashkénazes.

Entre les parents qui ont refusé d’évoquer l’extermination et les persécutions nazies et ceux qui les ont évoquées au quotidien, entre ceux qui portent les stigmates des tortures physiques (expériences de Mengele, par ex.) qui parlent pour eux et ceux qui ont été jusqu’à dissimuler le secret de leur judéïté (j’ai rencontré des ashkénazes qui n’avaient découvert leurs origines juives qu’à l’âge adulte), il y a largement de la place pour diverses névroses. Ce n’est sans doute pas un hasard si nombre de juifs se sont professionnalisés dans la psychiatrie, la psychologie et la psychanalyse.

Le centre Georges Devereux spécialisé dans l’ethnopsychiatrie a organisé, sous l’égide de Nathalie Zajde, des groupes de parole avec des « survivors », la deuxième génération de juifs exterminés et/ou persécutés. L’étude a porté sur 150 survivants dont 50 ont participé régulièrement aux groupes de parole. Le résultat montre clairement que les survivors sont en souffrance.

Dans l’histogramme ci-dessous, on observe que 70% des « survivors » sont affectés d’anxiété. Or la jugulation de l’anxiété conduit à des comportements addictifs dont l’obsession sexuelle. On remarque aussi que 95% des participants souffraient de solitude et 100% de problèmes familiaux, difficultés susceptibles d’induire des comportements excessifs.

 Symptômes

Anxiété = 70%; Plaintes somatiques, mécontentement = 50%; Dépression = 30%; Phobies (agoraphobie, claustrophobie, phobie sociale, zoophobie, etc.) = 12,5%; Psychose = 25%; Alcoolisme = 5%; Cauchemars = 30%; Tentative de suicide = 15%; Sentiment d’échec = 52,5%; Inhibitions = 15%; Sentiments de profonde solitude et d’incompréhension = 95%; Mauvaise relation avec les parents = 57,5%; Problèmes familiaux = 100%

Source http://www.ethnopsychiatrie.net/Shoahengl.htm

Alors bien sûr, toutes les sociétés sont patriarcales et les hommes ont été élevés comme étant supérieurs aux femmes, maîtres des femmes, en possédant le plus grand nombre possible comme preuve visible de leur virilité (donjuanisme). Mais lorsque leur besoin de dominer les femmes -et des femmes toujours plus jeunes comme élixir de Jouvence-, est pathologique, ils sombrent dans des abus compulsifs et criminels.

J’ai connu une mère qui prévenait ses voisines quand son fils sortait : « Rentrez vos poules, je sors mon coq ». Devenu adulte, le garçon en question se comportait comme un coq jouissant de son pouvoir de mâle.

Les hommes de pouvoir ont toujours abusé des femmes en leur faisant miroiter la possibilité de sortir de leur infériorité sociale implacable et millénaire. Certaines se résignent, d’autres se révoltent comme le succès du mouvement « metoo » l’a démontré. Malheureusement, au lieu de faire leur mea culpa et de remettre en question leur machisme, les ténors du patriarcat, des intellectuels bien sous tous rapports, ceux qui s’insurgent de la pénalisation des clients de prostituées, hurlent à la misandrie prétendant que ces femmes outragées sont des mythomanes, des harpies « mal baisées », des castratrices androphobes. Ces pauvres hommes ne comprennent pas qu’il est aussi de leur intérêt des respecter les femmes, cette « moitié du ciel » sans laquelle ils n’existeraient pas.

Pour revenir à Epstein, Weinstein et Strauss-Kahn, ces criminels aujourd’hui tristement célèbres, leur comportement morbide a certainement à voir avec leur statut de « survivor »  parce que la société patriarcale a su profiter de leur pathologie en les flattant, en les enviant, en les soutenant et les encourageant dans leur débauche criminelle. Un partouzeur de haute société m’expliquait que rien ne révélait mieux les forces et les faiblesses d’un mâle que lorsqu’il était en action sexuelle délivrant ainsi de précieuses informations pour le contrôler dans d’importantes négociations, ce qui justifiait les partouzes avec des gens de pouvoir et d’argent…bien entendu.

Tous les juifs ne sont pas des criminels sexuels et nombre de non juifs sont des obsédés sexuels comme Placido Domingo qui fait actuellement les titres de la presse. https://youtu.be/Voagw62BIpg  ou Tarik Ramadan. Patrons, avocats, médecins, commerçants, maires, gendarmes, artisans, politiques, journalistes, pompiers, professeurs, policiers, étudiants, restaurateurs, entraîneurs sportifs, etc. figurent dans la liste des hommes condamnés pour harcèlement sexuel. J’ai googlé « condamnés pour harcèlement sexuel » et j’ai obtenu  1 260 000 résultats …

Tant que les femmes seront maintenues dans une position subalterne, les hommes seront susceptible d’exercer leur droit de cuissage d’autant plus qu’ils sont formatés pour en jouir. L’exercice de la prédation sexuelle par des malades serait impossible si les sociétés respectaient les femmes et leur accordaient une égalité réelle.

La Connectrice

 

Ode à la laïcité, déjà en danger en 2004

 

LAICITE,  MA  SŒUR

                 

                  ( Dédiée  à Sohane et  Samira)

                                                                      

On s’est battu pour que tu vives

Que tu atteignes enfin  la rive                     

Et pour aboutir à ton pacte

En aura-t-il  fallu des actes

 

Tu es l’alliée des féministes

Elles ont besoin que tu existes

Et porteront très haut ta flamme

Éclairant la marche des femmes

 

                  Refrain

 

En deux mille cinq on te fête

Centenaire à la fière tête

J’ai tant envie de te chanter

Toi ma belle laïcité

 

Laïcité toi qui nous mêles

Samira, Pierre, Fatoumata

Laïcité oui je t’épelle

Et ne pourrais vivre sans toi

 

Tiens fermement sur tes pattes

Ne va pas jouer aux acrobates

Nous nous perdrions à éclater

En d’infinies communautés

 

La République de la France

Son exemplaire différence

Ne saurait se diviser

Si elle veut mieux se partager

 

                  Refrain

 

La liberté de conscience

Qui frise parfois l’inconscience

Doit justement s’accorder

A la liberté de penser

 

Assez de religieux prétexte

L’intégrisme c’est la peste

Derrière les femmes voilées

La barbe avance masquée

 

                  Refrain

 

J’espère que ceux qui nous suivront

Longtemps longtemps te fêteront

Sauront de toi prendre grand soin

Pour t’emmener toujours plus loin

 

Ton idéal de tolérance

Ne peut pas se mettre en balance

Car à vouloir t’aménager

On te fait courir un danger

 

                  Refrain

 Emmanuelle Escal, Paris septembre 2004

                                                                                                                            Laicite episode 19

http://www.laicite-decomplexee.org/pages/les-episodes/la-laicite-c-est-blaspheme-pour-tous.html

Feuille de route du djihad en France

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https://ripostelaique.com/feuille-de-route-de-lislamisation.html

Résultat dans dix ans

Pédophilie : « Grâce à Dieu, tous ces faits sont prescrits ! » (Cardinal Philippe BARBARIN)

Pédophilie dans l'Eglise : le film de François Ozon "Grâce à Dieu" sortira bien demain

« Grâce à Dieu » raconte la naissance de l’association de victimes La Parole libérée, fondée à Lyon en 2015 par d’anciens scouts accusant d’agressions sexuelles le prêtre Bernard Preynat. https://fr.news.yahoo.com/p%C3%A9dophilie-l-apos-eglise-film-165704360.html

A l’occasion de la sortie du film « Grace à Dieu » de François Ozon, José Castano nous livre une résumé de l’affaire du prêtre Régis Peyrard (ou Bernard Preynat) qui est le principal personnage du film. Édifiant ! On constate que les brebis sont abandonnées par le grand Pasteur qui aurait du les protéger avant, pendant et après leur viol au sein de l’institution catholique. Rien d’étonnant après de tels scandales que les églises se vident. LC

GRÂCE À DIEU

 

« La Parole Libérée »

 

« Grâce à Dieu, tous ces faits sont prescrits ! » (Cardinal Philippe BARBARIN)

En juillet 2017, l’affaire Peyrard éclatait dans la Loire, à l’initiative d’anciens scouts victimes d’agressions pédophiles commises par ce prêtre dans les années 80, à la paroisse Saint-Luc, près de Lyon, alors qu’ils étaient préadolescents.

L’une des victimes expliquait avoir été agressé sexuellement au sein de l’aumônerie de la Talaudière, une paroisse où le prêtre Régis Peyrard est resté une dizaine d’années dans les années 1980. Une autre indiquait avoir subi les assauts du prêtre quelques années plus tard, alors que ce dernier venait d’être muté à la paroisse de Saint-Just Saint-Rambert…

Lorsqu’à l’été 2017, les agissements présumés de ce prêtre refont surface, l’évêque de Saint-Etienne, Sylvain Bataille, indique que l’homme d’Eglise, en poste depuis les années 60 dans le diocèse, reconnaît les faits, mais présente de « vraies difficultés de mémoire par rapport à ces faits-là ». « C’est un prêtre âgé, mais très profondément conscient de la gravité de ses actes », ajoute l’évêque, lors d’une conférence de presse…

Le diocèse précise qu’à trois reprises, des victimes se sont manifestées auprès de l’Eglise.

En 2000, en 2001 puis en 2004. A chaque fois, les faits ont été signalés à la justice, précise l’évêque. Le prêtre se voit alors retirer son ministère, pour ne plus être au contact d’enfants, et est affecté dans une maison de retraite. Mais aucune procédure judiciaire n’est engagée à son encontre, aucune enquête n’est ouverte. L’homme est protégé par la prescription. Jusqu’en février 2018. Juste avant son départ du parquet, le procureur de la République de Saint-Etienne, Jean-Daniel Regnauld, décide d’ouvrir une enquête préliminaire.

Dès février, une trentaine de victimes potentielles du prêtre incriminé sont alors entendues par les gendarmes et vingt-six ans après avoir été abusées, elles portent plainte contre Régis Peyrard.

Dans le cadre de l’enquête préliminaire, le prêtre a été placé en garde à vue le 27 avril 2018 et a été confronté à l’une de ses victimes présumée. Devant elle, le prêtre explique ne pas se souvenir de l’avoir agressée mais « que si la victime le disait c’était sans doute vrai, mais qu’il ne se rappelait pas »…

Le procès du père Régis Peyrard s’est ouvert le 20 novembre 2018 devant le tribunal correctionnel de Saint-Etienne et s’est achevé par la condamnation du prêtre  à  six mois de prison ferme et douze mois avec sursis pour agression sexuelle sur mineurs. L’une des victimes, Jean François Roche, s’est dit « effondré », affirmant que la justice  avec cette décision (clémente) avait crée : « un permis d’abuser. Moi j’ai fait 42 ans ferme et 18 ans aux urgences psychiatriques »…

Mais l’affaire n’en resta pas là…

Le 21 août 2018, le père, Pierre Vignon, prêtre du diocèse de Valence (26) et juge à l’officialité de Lyon (tribunal ecclésiastique), a lancé en ligne une pétition réclamant la démission du cardinal et archevêque de Lyon Philippe Barbarin, poursuivi pour non-dénonciation d’agressions sexuelles sur mineurs. Il a invité ses « confrères » à la signer « ainsi que tous les membres de l’Eglise conscients de l’importance du mal fait aux victimes d’abus ». Philippe Barbarin est également  poursuivi par ces anciens scouts pour ne pas avoir dénoncé à la justice ces  agressions pédophiles du père Régis Peyrard dans son diocèse.

Cependant, la démission de l’archevêque de Lyon réclamée par le père Vignon ayant été considérée par la hiérarchie ecclésiastique comme un crime de lèse-majesté sur la personne du« souverain », douze évêques de la région Auvergne-Rhône-Alpes ont démis de ses fonctions de juge à l’officialité (dont le cardinal Barbarin est justement le modérateur, c’est à dire une sorte de directeur), le 1er novembre 2018, le père Vignon qui a commenté ce jugement arbitraire par ces mots : « Je regrette cette décision, mais je l’accepte. Ça n’enlève rien à ce que j’ai dit en conscience et je ne regrette rien. »

Néanmoins, à la demande des victimes, le cardinal Barbarin a comparu avec cinq autres prévenus -d’anciens collaborateurs dont deux sont devenus depuis évêques- devant le tribunal correctionnel de Lyon en citation directe, le 7 janvier 2019.

Pour toute défense, sans éprouver la moindre compassion pour les victimes, il s’est limité à se retrancher derrière des directives qu’il a reçues du Vatican. « J’ai l’impression d’avoir fait exactement ce qu’on m’a indiqué », assène-t-il à ses juges.

Ainsi, si Barbarin n’a relevé Preynat de ses fonctions qu’en septembre 2015, c’est parce que Rome lui aurait demandé de gérer « sans scandale » l’affaire… « Je ne dis pas qu’il n’y a pas eu d’erreurs mais je ne vois pas de quoi je suis coupable », conclut-il quand la présidente lui demande s’il va réclamer sa relaxe…

Christian Burdet, l’une des neuf victimes présentes à l’audience, abusé enfant par le prêtre pédocriminel, a les larmes aux yeux. « C’est difficile d’être considérés comme les coupables »,murmure-t-il. Coupables d’être venus, adultes, demander des comptes à la hiérarchie catholique…

A l’issue du procès, le parquet n’a pas requis de condamnation à l’encontre du cardinal Barbarin, arguant de la prescription des faits… une décision dans la lignée de celle prononcée, déjà, il y a deux ans et demi par le parquet.

En définitive, le tribunal correctionnel de Lyon rendra sa décision le 7 mars 2019.

José CASTANO

                                                             e-mail : joseph.castano0508@orange.fr

NB : La justice a autorisé, lundi 18 février, la sortie en salles du film Grâce à Dieu, sur l’affaire Preynat. Le prêtre accusé de pédophilie avait saisi la justice afin d’obtenir le report de la sortie de ce film mais n’a pas obtenu gain de cause. Le nouveau film de François Ozon a été autorisé à sortir en salles dès mercredi 20 février 2019.

 

#Jemarhele24 contre les violences sexistes et sexuelles

CHANGEMENT SUR ORDRE DU PRÉFET LE RASSEMBLERA AURA LIEU A OPERA ET NON MADELEINE

https://www.change.org/p/nous-marcherons-le-24-novembre-contre-les-violences-sexistes-et-sexuelles/u/23636611?cs_tk=AWuSn292xCFMAz5M9lsA763AgrJvR4CmKDf_-H-HEw%3D%3D&utm_campaign=6b3d9d290c444a609d1c205e75f3fb93&utm_medium=email&utm_source=petition_update&utm_term=cs

19 NOV. 2018 — 

Ce matin, sur France Inter et dans Médiapart, 250 personnalités appellent à marcher samedi 24 novembre !

Angèle, Clarika, Marie Darrieussecq, Cyril Dion, David Foenkinos, Imany, Guillaume Meurice, Nilusi Nissanka, Helena Noguerra, Catherine Ringer, Muriel Robin, Anne Roumanoff, Olivia Ruiz, Karin Viard ou encore Martin Winckler disent #JeMarcheLe24.

Et vous ? Vous marchez le 24 ? Dites-le !

Partagez le visuel ci-dessus avec #JeMarcheLe24.

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RDV Samedi 24 novembre, à 14h, à Paris, Place de la Madeleine.

Rejoignez l’événement Facebook :https://www.facebook.com/events/248356775880794/

Retrouvez la carte de France des marches :http://bit.ly/cartenoustoutes

Vous êtes à Paris jeudi soir ? On organise une soirée Pancartes, slogans et confection de foulards pour la marche ! Inscription ici : https://formdivers.typeform.com/to/bWwqa2

A bientôt,

L’équipe de #NousToutes

Nous marcherons le 24 novembre contre les violences sexistes et sexuelles

Nous nous appelons Laura, Leïla, Geneviève, Pauline, Myé, Madeline, Fatima, Marion, Lorna, Gisèle.

Le 24 novembre, nous marcherons pour en finir avec les violences sexistes et sexuelles.

Nous sommes des millions de femmes et d’enfants à avoir subi et à subir encore des violences sexistes et sexuelles qui nous pourrissent la vie.

Nous sommes des millions à avoir vu ces violences abîmer nos amies, nos soeurs, nos amoureuses, nos mères, nos enfants ou nos collègues.

Dans l’espace public, au travail, à la maison, nous exigeons de vivre en liberté, sans injures, ni menaces, sans sifflements ni harcèlement, sans persécution ni agressions, sans viols, sans blessures, sans exploitation de nos corps, sans mutilations, sans meurtres.

Aucune d’entre nous ne doit cumuler les violences car elle cumule les discriminations. Nous exigeons que les enfants soient protégés de ces violences.

Nous voulons montrer notre force, notre nombre et notre détermination.

Nous voulons affirmer haut et fort notre solidarité avec les victimes.

Nous voulons en finir avec l’impunité des agresseurs.

Nous exigeons des mesures ambitieuses et des moyens financiers suffisants pour que l’action publique mette la lutte contre les violences en top des priorités : éducation dès le plus jeune âge, formation obligatoire des professionnel.le.s, application de l’ordonnance de protection, augmentation des moyens pour accueillir les femmes victimes…

Nous allons marcher pour montrer notre nombre, notre force et notre détermination. Victimes de violences, nous ne sommes pas seules. Nous ne serons plus jamais seules.

Après #MeToo, devenons #NousToutes.

RDV le 24 novembre.

– Rejoignez l’événement Facebook de la marche :https://www.facebook.com/events/248356775880794/

– Pour nous aider à financer cette marche historique, participez à la campagne de crowdfunding (tous les dons sont les bienvenus) : https://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/le-24-novembre-marchons-contre-les-violences-sexistes-et-sexuelles

* * * *

Je m’appelle Pauline et le 24 novembre, je marcherai. Parce que j’ai été victime d’une agression sexuelle avec tentative de viol, et aujourd’hui avec #NousToutes je deviens une battante.

Je m’appelle Marion et le 24 novembre, je marcherai. Parce que je refuse de voir ma fille grandir dans une société inégalitaire.

Je m’appelle Laura et le 24 novembre, je marcherai. Parce que descendre dans la rue et occuper l’espace public a encore aujourd’hui le pouvoir de provoquer un changement radical dans notre société.

Je m’appelle Malvina et le 24 novembre, je marcherai. Parce que lutter contre les violences m’a toujours tenu à cœur et aujourd’hui je veux que #NousToutes disions STOP.

> Vous voulez ajouter votre témoignages ? Cliquez ici : https://formdivers.typeform.com/to/Hybn8T

Violences sexuelles et sexistes. Que dit la loi en 2018 ?

Délai de prescription, viol sur mineur, harcèlement de rue, cyberharcèlement… : les précisions de la circulaire du ministère de la Justice

Publié le 15 octobre 2018 – Direction de l’information légale et administrative (Premier ministre)

Illustration 1Crédits : © Ricochet64 – Fotolia.com

Illustration 1

Outrage sexiste, usage de la drogue du violeur, voyeurisme ou encore viols et agressions sexuelles sur mineur… une circulaire du 3 septembre 2018 apporte des précisions sur la loi du 3 août 2018 renforçant la lutte contre les violences sexuelles et sexistes, notamment sur les nouvelles infractions.

Allongement du délai de prescription

Le délai de prescription de certains crimes violents ou de nature sexuelle commis sur des mineurs est porté de 20 à 30 ans à compter de la majorité de la victime. Cet allongement permettra de donner aux victimes le temps nécessaire à la dénonciation des faits, et prend notamment en compte le phénomène de l’amnésie traumatique.

Viols et agressions sexuelles commis sur des mineurs

Lorsque les faits sont commis sur un mineur, la contrainte morale ou la surprise qui caractérisent les agressions sexuelles peuvent résulter de la différence d’âge existant entre la victime et l’auteur des faits ainsi que de l’autorité de droit ou de fait que celui-ci exerce sur elle. Une différence d’âge importante entre l’auteur majeur et la victime pourra, à elle seule, être retenue comme permettant d’établir la contrainte ou la surprise caractérisées par l’abus de la vulnérabilité de la victime ne disposant pas du discernement nécessaire pour ces actes.

Ainsi, le fait qu’un mineur de moins de 15 ans puisse avoir l’apparence physique ou le comportement d’un mineur plus âgé ou d’un adulte ne doit pas conduire à considérer que ce mineur peut consentir à un acte sexuel, s’il ne dispose pas d’un discernement suffisant à cette fin.

Le fait que le mineur ait été préalablement exposé à des images pornographiques sur des sites internet ne saurait être confondu avec l’existence d’un discernement suffisant pour consentir à une relation sexuelle, une telle exposition pouvant au contraire mettre en évidence chez un jeune enfant sa vulnérabilité et son incapacité à s’opposer à de tels actes.

Par ailleurs, le crime de viol s’applique dorénavant non seulement en cas de pénétration commise sur la personne d’autrui, mais également lorsque l’auteur des faits a imposé à la victime de commettre sur lui-même une telle pénétration.

Création de 3 nouvelles infractions

  • L’outrage sexiste
    Cette infraction est définie comme le fait d’imposer à une personne tout propos ou comportement à connotation sexuelle ou sexiste qui, soit porte atteinte à sa dignité en raison de son caractère dégradant ou humiliant, soit crée à son encontre une situation intimidante, hostile ou offensante.
    À la différence du harcèlement sexuel, l’exigence de répétition des faits n’est pas nécessaire. Un propos ou un comportement unique peut donc caractériser l’infraction.
    Seront par exemple qualifiés d’outrages sexistes dont la preuve pourra non seulement être recueillie par témoignages mais également par l’exploitation de moyens de vidéo protection :

    • Des propositions sexuelles, mais également certaines attitudes non verbales telles que des gestes imitant ou suggérant un acte sexuel, des sifflements ou des bruitages obscènes ou ayant pour finalité d’interpeller la victime de manière dégradante ;
    • Des commentaires dégradants sur l’attitude vestimentaire ou l’apparence physique de la victime ;
    • Une poursuite insistante de la victime dans la rue.

    L’infraction sera constituée qu’il s’agisse d’un lieu public tel que la rue, les transports en commun ou encore un établissement scolaire, ou d’un lieu privé, comme un espace de de travail.
    L’outrage sexiste est puni de l’amende prévue pour les contraventions de la 4e classe (750 €).
    Des circonstances aggravantes portant l’amende à celle des contraventions de la 5e classe (1 500 €) sont prévues en cas d’abus d’autorité, si la victime est un mineur de 15 ans, en cas de vulnérabilité physique ou économique particulière de la victime, si l’acte est commis en réunion, s’il est commis dans un véhicule affecté au transport collectif de voyageurs ou dans un lieu destiné à l’accès à un moyen de transport collectif de voyageurs, s’il est commis en raison de l’orientation sexuelle, vraie ou supposée, de la victime.
    Plusieurs peines complémentaires sont prévues, comme la nouvelle peine de stage de lutte contre le sexisme et de sensibilisation à l’égalité entre les femmes et les hommes.
    Cette contravention peut être constatée par les agents de police judiciaire adjoints, par les agents de police municipale ou encore par les agents assermentés chargés de la police des transports.

  • Le délit de voyeurisme
    Ce délit permet de réprimer les personnes qui utilisent, à l’insu ou sans le consentement de la victime, miroir, téléphone portable, appareil photo, caméra, afin de regarder ou filmer les parties intimes d’une personne, dans les transports, une cabine d’essayage, des espaces sanitaires ou des toilettes publiques.
    Ce délit est puni d’1 an d’emprisonnement et de 15 000 € d’amende. Les peines sont portées à 2 ans d’emprisonnement et à 30 000 € d’amende en cas d’abus d’autorité, si l’acte est commis sur un mineur ou sur une personne particulièrement vulnérable, en réunion, dans un véhicule affecté au transport collectif de voyageurs ou lorsque des images ont été fixées, enregistrées ou transmises.
  • L’administration de substances en vue de commettre un viol ou une agression sexuelle
    Est maintenant réprimé le fait d’administrer à une personne, à son insu, une substance de nature à altérer son discernement ou le contrôle de ses actes afin de commettre à son égard un viol ou une agression sexuelle.
    Ces faits sont punis de 5 ans d’emprisonnement et de 75 000 € d’amende, et de 7 ans d’emprisonnement et de 100 000 € d’amende lorsqu’ils sont commis sur un mineur de 15 ans ou sur une personne particulièrement vulnérable. La tentative est également réprimée.

Extension des délits de harcèlement sexuel et de harcèlement moral

Le délit de harcèlement sexuel a été étendu aux propos ou comportements à connotation sexiste et l’exigence de répétition des actes a été précisée, afin qu’elle puisse également s’appliquer dans les cas où cette répétition est le fait de plusieurs personnes :

  • Lorsque les propos ou comportements sont imposés à une même victime par plusieurs personnes, de manière concertée ou à l’instigation de l’une d’elles, alors même que chacune de ces personnes n’a pas agi de façon répétée ;
  • Lorsque les propos ou comportements sont imposés à une même victime, successivement, par plusieurs personnes qui, même en l’absence de concertation, savent que ces propos ou comportements caractérisent une répétition.

Cette extension de la notion de répétition a principalement pour objet de réprimer les faits de « cyber-harcèlement», qui sont fréquemment commis par plusieurs personnes dont aucune n’a cependant agi de façon répétée et que l’on peut alors qualifier de « raid numérique ».

Cette extension de la notion de répétition a également été prévue pour le délit de harcèlement moral.

Esclaves chrétiennes pour le plaisir des hommes musulmans

 

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