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Archives de Catégorie: viol

Marche contre les violences sexuelles et sexistes le 24 novembre

 

Nous nous appelons Laura, Leïla, Geneviève, Pauline, Myé, Madeline, Fatima, Marion, Lorna, Gisèle.

Le 24 novembre, nous marcherons pour en finir avec les violences sexistes et sexuelles.

Nous sommes des millions de femmes et d’enfants à avoir subi et à subir encore des violences sexistes et sexuelles qui nous pourrissent la vie.

Nous sommes des millions à avoir vu ces violences abîmer nos amies, nos soeurs, nos amoureuses, nos mères, nos enfants ou nos collègues.

Dans l’espace public, au travail, à la maison, nous exigeons de vivre en liberté, sans injures, ni menaces, sans sifflements ni harcèlement, sans persécution ni agressions, sans viols, sans blessures, sans exploitation de nos corps, sans mutilations, sans meurtres.

Aucune d’entre nous ne doit cumuler les violences car elle cumule les discriminations. Nous exigeons que les enfants soient protégés de ces violences.

Nous voulons montrer notre force, notre nombre et notre détermination.

Nous voulons affirmer haut et fort notre solidarité avec les victimes.

Nous voulons en finir avec l’impunité des agresseurs.

Nous exigeons des mesures ambitieuses et des moyens financiers suffisants pour que l’action publique mette la lutte contre les violences en top des priorités : éducation dès le plus jeune âge, formation obligatoire des professionnel.le.s, application de l’ordonnance de protection, augmentation des moyens pour accueillir les femmes victimes…

Nous allons marcher pour montrer notre nombre, notre force et notre détermination. Victimes de violences, nous ne sommes pas seules. Nous ne serons plus jamais seules.

Après #MeToo, devenons #NousToutes.

RDV le 24 novembre.

Pour nous aider à financer cette marche historique (tous les dons sont les bienvenus) : https://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/le-24-novembre-marchons-contre-les-violences-sexistes-et-sexuelles

* * * *

Je m’appelle Pauline et le 24 novembre, je marcherai. Parce que j’ai été victime d’une agression sexuelle avec tentative de viol, et aujourd’hui avec #NousToutes je deviens une battante.

Je m’appelle Marion et le 24 novembre, je marcherai. Parce que je refuse de voir ma fille grandir dans une société inégalitaire.

Je m’appelle Laura et le 24 novembre, je marcherai. Parce que descendre dans la rue et occuper l’espace public a encore aujourd’hui le pouvoir de provoquer un changement radical dans notre société.

Je m’appelle Malvina et le 24 novembre, je marcherai. Parce que lutter contre les violences m’a toujours tenu à cœur et aujourd’hui je veux que #NousToutes disions STOP.

> Vous voulez ajouter votre témoignages ? Cliquez ici : https://formdivers.typeform.com/to/Hybn8T

Anna Circé. Tu soutiens la victime ou le violeur ?

Le viol est un crime abominable qui condamne les victimes à vie mais qui est toléré, sinon encouragé par la société. C’est par cette menace permanente que la société patriarcale tient les femmes en laisse. Je vous livre le témoignage poignant d’Anna Circé.

L.C.

http://www.xn--annacirc-i1a.com/2018/10/11/tu-soutiens-la-victime-ou-le-violeur/

Un viol c’est double, triple, quadruple peine pour la victime. Je pense qu’il est temps de vous dévoiler l’envers du décor.

En février 2002 lorsque j’avais 13 ans, un élève de ma classe m’a agressée sexuellement. Ma mère a contacté le collège et le directeur a exclu l’élève en question seulement deux jours mais il n’a pas voulu le changer de classe, stipulant que si j’étais gênée par sa présence c’était à moi de migrer dans une autre quatrième. J’ai refusé car je trouvais cela injuste. Je suis donc restée durant six semaines dans la classe de celui qui avait commis des horreurs sur moi, je pleurais quasiment à chaque cours. Finalement le directeur a décidé de m’inscrire dans un autre collège au lieu d’exclure l’agresseur. Cette histoire m’a changée à jamais.

Mais comme cette injustice n’était pas suffisante, presque tous les élèves se sont mis à m’harceler, considérant que je mentais et que j’étais consentante. Ba oui vous comprenez il avait avoué devant le directeur mais difficile de passer pour un agresseur auprès de ses amis, ça craint. Bref, j’ai déposé plainte et il a été condamné deux ans plus tard. Evidemment il n’a pas supporté cet affront et a diffusé ma photo dans toute la ville avec consigne de m’harceler. A cette époque le harcèlement n’était pas du tout reconnu et j’ai subi ça quotidiennement durant six ans. Rien que ça. En fait tout s’est arrêté quand j’ai eu mon bac et par conséquent changé de ville pour poursuivre mes études.

Je remercie aussi ces profs et la directrice du nouveau collège où j’avais atterri qui ont refusé que je parte en voyage scolaire par peur « que je ne couche avec un élève dans le bus », oui, oui, vous avez bien lu !

Tant d’injustices a forgé en moi un caractère très fort, révolté, rebelle. J’ai fait mon petit bonhomme de chemin en poursuivant mes études. Le sort s’acharne parfois puisqu’en novembre 2011 un de mes proches me viole. Je porte plainte et après six ans de combat il est acquitté en janvier 2018. Le harcèlement reprend. Je déménage.

Je ne suis pas un cas isolé, vous n’imaginez pas le nombre d’histoires que j’entends autour de moi et qui me révoltent. Le problème c’est qu’instinctivement les gens se rangent du côté de l’agresseur : « Il n’a pas pu faire ça », « Je le connais bien », « Il n’est pas violent », « Il est gentil », « Il a un travail ». Par contre on soupçonne toujours les victimes : « Elle veut de l’argent », « Elle est jalouse », « Elle est paumée », « Elle est moche », « Elle aurait dû se défendre », « Elle voulait se venger », « Elle est dépressive », « Elle veut attirer l’attention ». Clairement quand un homme se fait agresser par une femme la masse pense : « C’est impossible il a plus de force » et quand il s’agit d’une femme : « Un coup de pied dans les couilles ce n’est pas compliqué quand même ! »

Je ne comprends pas pourquoi systématiquement quand il s’agit d’un viol, les soupçons se portent sur la victime et non pas sur l’agresseur, comme si ce crime était « à part », « hors-catégorie ». On refuse d’admettre que des personnes proches puissent être des violeurs, c’est tabou, c’est au-delà du supportable. On préfère alors fustiger la victime car c’est plus acceptable de penser qu’une femme ment que d’imaginer son mari, son frère, son fils, son ami en train de violer. C’est plus confortable n’est-ce pas?

Et on voit bien que la justice n’y peut pas grand chose car regardez mon cas : mon premier agresseur a été condamné par la justice, pourtant les ados se sont quand même rangés de son côté. Le second a été acquitté mais la majorité estime tout de même qu’il est coupable et se range de mon côté (on ne parle pas des débiles autour de lui bien sûr !). Ce qui a changé c’est qu’après ma première agression je ne me suis pas défendue, je n’ai pas cherché à raconter les faits ou à me justifier, estimant que c’était personnel. Après le viol j’ai agi de la même façon mais au bout de cinq ans et demi j’ai mis en ligne ma pétition et j’ai raconté mon histoire dans les médias. On me dit régulièrement que ça se voit que je suis sincère quand je parle de mon histoire et du coup on a continué à me soutenir après l’acquittement (merci !)

Il est évident que la libération de la parole des victimes changera énormément la perception de la masse concernant le viol car le sujet devient de moins en moins tabou et on se rend bien compte que les fausses déclarations sont très minoritaires. A mon sens c’est en continuant à mettre en lumière des témoignages, en PARLANT que ça évoluera. Vous n’imaginez pas le nombre de personnes qui ont été surpris que je témoigne à visage découvert, en mettant un visage, une identité sur une victime on devient plus sensible envers le sujet évoqué, c’est ce que j’ai ressenti. On m’a souvent dit : « On entend parler de viol mais ça nous paraît lointain, impersonnel car le viol n’a pas de visage, ne se montre pas. »

Il faudra encore du temps pour accepter qu’un artiste qu’on aime bien, qu’un collègue qu’on trouve sympa, qu’un frère qui est adorable avec ses compagnes, qu’un père aimant puisse montrer un autre visage et commettre un acte abominable. On accepte qu’un proche puisse frapper ou tuer même mais pas qu’il viole, c’est une réalité. Le viol c’est le crime ultime, l’horreur absolue, la mort vivante, c’est un crime impossible dans l’imaginaire. Il n’y a que les fous ou les meurtriers qui violent, mon voisin lui ne peut pas puisque je le vois tous les jours, qu’il est poli et qu’il n’a pas une tête de violeur.

Je me demande bien à quoi ressemble une « tête de violeur »? Sûrement pas à un homme marié, père de famille, qui travaille, gentil, et pourtant… Vous savez ils ne se baladent pas dans la rue avec une inscription sur le front « Je vais te violer dans cinq minutes et après je reprendrai ma vie tranquille, j’embrasserai ma femme, je ferai des blagues à mes collègues, je sourirai à mes enfants. »

Quasiment tous les viols sont commis par des proches et évidemment avant de subir ce crime on ne peut soupçonner le violeur d’en être un jusqu’à ce qu’il agisse. C’est évident, sinon on fuirait bien avant que le viol ne se produise. Vous savez si on m’avait dit il y a dix ans que je serais violée par telle personne trois ans plus tard, j’aurais ri je crois tellement ça m’aurait paru improbable. Le viol est improbable, inattendu ! On ne sait pas ce qui se joue dans la tête des agresseurs, ce qui se passe quand on ne veut pas et qu’ils continuent quand même, quand ils deviennent violents tout à coup. Les violeurs doivent être punis aussi sévèrement que les meurtriers pour les blessures invisibles qu’ils infligent à VIE. Le violeur vit bien ensuite car il se ment à lui-même, il ne se dit pas qu’il a violé, bien sûr que non !

A méditer !

Anna

Féminisme. « On ne naît pas soumise, on le devient » par Manon Garcia

Publié le

Manon Garcia est une philosophe qui vit entre la France et les USA. Je partage ses propos et son analyse bien qu’elle ne fasse pas explicitement référence  (dans cet entretien) au « Discours sur la servitude volontaire » 1574-1576 d’Etienne de la Boëtie (meilleur ami de Montaigne) , ce que des féministes dont Anne Zélensky font depuis des décades.

J’ai souligné en rouge dans l’entretien les éléments que je trouve particulièrement pertinents.

LC

« Beaucoup d’hommes perçoivent #MeToo comme un danger pour leurs privilèges »

ENTRETIEN. La philosophe Manon Garcia, qui publie un essai sur la soumission des femmes à la domination masculine, revient sur le mouvement #MeToo.

Par Émilie Trevert

Publié le  | Le Point.fr
 
Un an après le début des mouvements #MeToo et #BalanceTonPorc, Manon Garcia publie un essai « On ne naît pas soumise, on le devient ».

© Claire Simon

Pour en savoir plus

Enquête de la Fondation des Femmes sur le mouvement #metoo

Enquête #MeToo, un an après : quel bilan ?

La Fondation des Femmes lance une grande enquête pour analyser les conséquences concrètes de #MeToo dans la vie des femmes qui se sont inscrites dans ce mouvement planétaire de libération de la parole.
Vous avez été plus de 6 millions sur les réseaux sociaux, que s’est-il passé pour vous ensuite?
Si c’est votre cas, et que vous souhaitez nous faire part de ce qui s’est passé pour vous, cette enquête vous prendra moins de 3 minutes et sera totalement anonyme.

Nous vous remercions d’avance de votre participation!

https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSdSBTrDvFmnCmqCmzY_p8kUhBGUUWuw_qMTAWGiR47pSuCfpA/viewform

Viols. Récents procès et inculpations

Le viol se porte toujours bien en France. La nouveauté est qu’il y a moins d’omerta sur le viol des enfants. En particulier, le viol par les prêtres n’est plus ignoré.

La liste ci-dessous n’est pas exhaustive, elle n’est qu’un échantillon de l’exercice du pouvoir sur les personnes en état de faiblesse parce qu’en état de sujétion face à une autorité à laquelle elles font confiance. Je crois que le terme exact est « abus de faiblesse par personne ayant autorité », ce qui est une spécificité masculine même si quelques femmes en jouent.

LC

 

Migrant somalien condamné à dix ans et une interdiction du territoire national. Il ne pourra être expulsé que si la Somalie veut bien le reprendre…

Edouard de B. était jugé pour viols et agressions sexuelles sur mineurs.

Il a été condamné à 15 années de réclusion criminelle.

Après le témoignage des enfants, il avait fini par reconnaître les faits.

Il encourait une peine maximale de 20 ans de réclusion criminelle.

Alors pourquoi il n’a pas eu le maximum pour deux viols et treize agressions sexuelles commis sur des mineurs donc abus de faiblesse et d’autorité ?

Les responsables étaient au courant

L’enquête a permis d’établir qu’Edouard de B. avait été maintenu dans ses fonctions jusqu’en 2015 malgré deux signalements d’agressions effectués en 2012 et 2013.Devant le juge d’instruction, il avait lui-même reconnu avoir été « surpris » qu’on le remette « au contact des enfants » après ce qu’il s’était passé.

Appelé à témoigner, mercredi, le maire (LR) de Courbevoie, Jacques Kossowski, avait choqué les parties civiles en indiquant, « bien entendu » que les pratiques concernant les signalements avaient changé mais qu’il ignorait qui est chargé de saisir, aujourd’hui, la justice si un pareil cas venait à se reproduire…

Saisi d’une enquête préliminaire pour non-dénonciation de crime sexuel, le parquet de Nanterre a, aujourd’hui, la possibilité d’engager des poursuites à l’encontre de certains responsables administratifs. S’il ne le faisait pas, Marie Grimaud, l’avocate de plusieurs enfants, n’exclut pas de les faire citer directement devant un tribunal correctionnel.

« Aujourd’hui, nous avons un coupable. Mais il y a aussi des responsables qui ne l’ont pas mis hors d’état de nuire quand ils ont été informés de ses agissements, témoigne ainsi la maman d’un enfant victime. Pour moi, cela reste toujours aussi incompréhensible et inadmissible. »

Il ne supportait pas la nouvelle vie de son ex-compagne. Un homme de 36 ans a été écroué mardi soir pour l’enlèvement, la séquestration et le viol de son ancienne conjointe dimanche à Toulouse, rapporte La Dépêche du Midi.

Une professeure du lycée Camille-Jullian, à Marseille, sera jugée en janvier prochain pour corruption de mineurs et atteintes sexuelles par personne ayant autorité, sur mineurs de plus de 15 ans, révèle La Provence.

Placée en garde à vue cet été, elle a avoué aux policiers avoir eu des relations sexuelles avec cinq mineurs de son lycée, dont trois âgés de 15 ans. Les lycéens auraient menacé de révéler des photos intimes si elle ne cédait pas à leurs avances. Ils lui auraient également extorqué près de 7.000 euros, toujours en la menaçant de publier des images intimes sur Internet.

La pauvre n’a pas la chance de Brigitte Trogneux …

« Des relations inappropriées » et des « gestes déplacés ». Voilà les termes employés par l’évêque de Saint-Etienne, qui a annoncé ce jeudi matin avoir relevé son vicaire de ses fonctions. La raison ? Son actuel bras droit, le Père Eric Molina, 51 ans, a entretenu il y a plusieurs années, une liaison avec une mineure, qu’il avait commencé à voir avant même qu’elle ne souffle ses 17 bougies.

Le substitut du procureur a requis trois mois de prison avec sursis et un délai d’épreuve de 18 mois mercredi à l’encontre d’un prêtre de 52 ans jugé pour harcèlement sexuel sur un jeune homme de 22 ans, devant le tribunal correctionnel de Périgueux, rapporte Sud-Ouest. 

L’ancien prêtre de Thiviers, petite commune au nord du département de la Dordogne, reconnaît des tendances homosexuelles et des comportements inappropriés vis-à-vis du jeune homme, hébergé dans le presbytère alors qu’il est sans emploi et sans famille.

Il aurait suggéré des fellations

Il reconnaît lui avoir mordu les fesses, avoir glissé sa main dans son caleçon et lui avoir proposé des fellations. Le jeune homme aurait repoussé ses avances avant de quitter le presbytère au début du mois de décembre 2017. L’avocate du plaignant demande 2.000 euros au titre de réparation du préjudice moral.

 

 

 

 

Le comédien Philippe Caubère accusé de viol

Publié le
J’avais rencontré Philippe Caubère  à l’issue de l’un de ses one man show. Il avait été superbe et flamboyant sur scène mais, dans sa loge, il ressemblait à un vieillard terne et grisâtre, ce qui m’avait frappée. L’homme avait tout partagé de lui-même avec son public,autant dans le contenu de son texte que physiquement. Je m’étais dit alors que « voilà un mec bien ». Aujourd’hui, je constate une fois de plus que toute l’humanité d’un mâle peut se désintégrer sur l’ordre de son phallus, ce à quoi la société toute entière l’encourage comme elle encourage le commerce du corps des femmes, ce que Caubère avait entériné en se vantant de recourir aux services de prostituées et en défendant le client. Comme par hasard, les hommes et les femmes qui défendent le « droit à la prostitution » sont les mêmes qui crient à la délation quand les victimes de harcèlement sexuel et de viol prennent la parole. Tout se tien et j’imagine que le journal « Causeur » spécialiste de la gynophobie, va encore monter au créneau pour défendre Caubère et ses semblables.
Je vous livre cet article édifiant et complet sur le témoignage de Solveig Halloin, victime de Philippe Caubère.
La Connectrice
18/04/2018 12:23 CEST | Actualisé il y a 1 heure

Affaire Philippe Caubère: Solveig Halloin, la plaignante qui accuse le comédien de viol, témoigne de l’emprise qu’il avait sur elle [VIDÉO EXCLUSIVE]

Philippe Caubère ne nie pas la relation sexuelle mais récuse les accusations de viol.

 Par Annabel Benhaiem  https://www.huffingtonpost.fr/2018/04/18/affaire-philippe-caubere-la-plaignante-qui-accuse-philippe-caubere-de-viol-temoigne-de-lemprise-quavait-le-comedien-sur-elle-video-exclusive_a_23410576/

JUSTICE – Une plainte pour viol a été déposée fin mars contre le comédien et metteur en scène Philippe Caubère. Le parquet de Béziers a été le premier saisi dans cette affaire car les faits reprochés se sont déroulés dans un hôtel de la ville héraultaise en mars 2010. Il a toutefois choisi de transférer la plainte au parquet de Paris, où une partie des faits se sont déroulés.

 

La plaignante, qui a accepté de s’entretenir avec Le HuffPost dans une vidéo à voir ci-dessous, a décidé de porter l’affaire en justice huit ans après les faits reprochés. Elle le fait en son nom propre, Solveig Halloin, considérant que « les victimes présumées doivent bénéficier d’une présomption de sincérité ».

 

Elle précise: « J’ai attendu huit ans qu’une femme, victime de Philippe Caubère, ait le courage de parler, me promettant que si l’une d’elles déposait plainte, je le ferai à mon tour. En vain. Le temps de ma ‘reconstruction’ étant passé, je dépose plainte contre Philippe Caubère du chef de viol. »

 

Caubère, géant de la scène théâtrale française

Philippe Caubère est une personnalité du monde du théâtre qui officie sur les scènes les plus en vue depuis les années 1970. Sa dernière pièce, « Adieu Ferdinand« , est nommée aux Molières 2018 dans la catégorie « théâtre public ». Avant cela, elle a tourné dans toute la France en 2017, suscitant des critiques dithyrambiques.

 

À la fois acteur, auteur et metteur en scène, ancien du Théâtre du soleil, sous l’égide d’Ariane Mnouchkine, Philippe Caubère est une icône du monde de la culture, qui s’est fait connaître pour la truculence de ses textes et de sa mise en scène qui renouent avec la trivialité du corps.

Philippe Caubère s’est aussi illustré à plusieurs reprises lors des débats sur la pénalisation des clients de prostituées, en signant une tribune dans Libérationen avril 2011, intitulée « Moi, Philippe Caubère, acteur, féministe, marié et client de prostituées« . Deux ans plus tard, il signait « le manifeste des 343 salauds », dans la même veine.

« Comme un père artistique »

Auprès du HuffPost, Solveig Halloin décrit « l’emprise » qu’elle estime avoir subie pendant plusieurs semaines début 2010. « J’étais dramaturge à l’époque et Caubère était comme un père artistique pour moi. J’avais trente-cinq ans, lui la soixantaine. J’ai toujours admiré ses pièces, ses mises en scène, si proches de ce à quoi j’aspirais dans le théâtre ».

Rencontré dans un théâtre toulousain, le comédien ne lâche plus Solveig Halloin d’une semelle. « Il enchaîne les textos mièvres et romantiques, continue la plaignante, qui se transforment très vite en messages intrusifs puis salaces, il m’appelle sans cesse. Il me demande de tout lire de lui, de tout regarder de sa production. Je ne vivais plus qu’à travers Caubère. »

Elle raconte avoir reçu un SMS qui la fait plonger un peu plus: « Un jour, il m’écrit qu’il est devant la tombe de son père et qu’il pense à moi. En plus d’être privilégiée de le connaître et d’échanger avec lui, j’avais le sentiment de devoir aussi le protéger. »

« Il commence à me frapper… »

En mars 2010, elle se retrouve dans sa chambre d’hôtel à Béziers. Elle raconte une scène qui l’a traumatisée.

« Il me demande immédiatement de me déshabiller, ce que je ne fais pas. Je reste assise au bord du lit. Philippe Caubère me déshabille donc. Il est en érection. Il commence à me frapper, à m’étrangler, et à me frapper à nouveau. […] À cet instant, mon esprit disjoncte, sortant de mon corps pour l’observer par le haut. […] Malgré mes efforts, je n’ai plus de souvenirs de la suite des événements, puis que je me retrouve dans un parc, et enfin dans un train. Rentrée à Toulouse, je vis recluse, traumatisée. »

Après cela, Solveig Halloin explique au HuffPost avoir voulu tout arrêter.

« Mais Philippe Caubère ne l’accepte pas, explique-t-elle, et me menace en m’indiquant qu’il a beaucoup d’argent et qu’il a les moyens de me faire tuer, tout en m’accusant par SMS de ‘vouloir sa mort’. Là, j’ai totalement perdu pied, et j’ai été victime de dépression pendant plusieurs années, je ne pouvais plus fonctionner. J’ai dû cesser de travailler, et j’ai perdu la garde de l’un de mes enfants, qui demeure aujourd’hui avec son père. Ma vie est brisée et je ne vis plus, depuis, que dans le combat contre les violences, qu’elles soient faites aux femmes, aux enfants ou aux animaux. »

Militante et activiste

Solveig Halloin est aujourd’hui une militante féministe et animaliste connue sur Toulouse pour son activisme, ses sièges devant les abattoirs ou bien ses manifestations contre le voile islamique. Récemment, elle a fait entendre sa voix à l’Assemblée nationale lors d’un happening coup de poing au sujet des états généraux de l’alimentation. Florence, l’une ses amies militantes, n’hésite pas à la qualifier d' »Olympe de Gouges » du 21e siècle. Elle se souvient que l’un des premiers soirs suivant leur rencontre en 2012, Solveig avait tout dit de ce qui lui était arrivé.

« Elle en parle facilement, elle dit qu’il ne faut pas se taire face à ces violences, elle dépasse doucement la question de la honte et considère ces agressions comme des marqueurs politiques du patriarcat, donc de la condition réservée aux femmes et de l’estime que les hommes leur portent. »

Après cette nuit douloureuse de mars 2010, et des heures passées recroquevillée dans son couloir, Solveig a recours à un psychanalyste, Jean-Charles Bouchoux, spécialisé dans la prise en charge des victimes de pervers narcissiques. Il confirme au HuffPost qu’elle l’a bien appelé à cette époque et qu’il a tenté de la sortir de cet état végétatif. Quelques semaines après les faits décrits, Solveig assure avoir trouvé de l’aide auprès de l’Apiaf, une association d’accueil et d’écoute des femmes victimes de violences. L’association n’a pas donné suite à nos demandes d’entretien.

« Je ne nie pas la relation sexuelle, mais jamais il n’y a eu viol »

Contacté par Le HuffPost, Philippe Caubère reconnaît la relation sexuelle mais nie catégoriquement qu’il y ait eu viol. « C’est une histoire digne de Tariq Ramadan. Accuser de viol, c’est très grave, c’est un crime » résume le comédien. « Ces accusations sont insensées, renchérit Véronique Coquet, sa compagne et productrice. Nous sommes un couple très libre et nous l’assumons. Mais jamais je ne partagerais la vie d’un violeur. »

« J’ai appris la plainte par un journaliste qui m’a contacté détaille Philippe Caubère. En fouillant dans mes mails j’ai effectivement trouvé trace de cette relation en 2010. Mais jamais il n’y a eu les violences qu’elle peut décrire. Il m’est arrivé d’avoir des relations assez hard, même si je ne suis pas du tout dans le trip SM, mais sûrement pas avec elle. C’est une relation non seulement consentie mais aussi désirée et que je qualifierais de « fleur bleue ». »

Philippe Caubère ajoute: « Je serais totalement incapable de commettre ces actes de violence dont elle m’accuse. Je serais même incapable d’avoir une érection dans ces conditions. Ce qui me fait bander, c’est la tendresse ».

Concernant « l’emprise » qu’il aurait eu sur Solveig Halloin, Philippe Caubère ne dément pas mais tient à nuancer: « Bien sûr qu’il y a emprise dès lors qu’on est dans une relation amoureuse. Mais il y avait également emprise de son côté. »

Philippe Caubère concède avoir retrouvé un mail datant d’un an après les faits, dans lequel la plaignante disait qu’elle était venue le voir lors d’un colloque. Il lui avait alors répondu: « Tu peux venir, je te violerai pas ». « C’était vraiment sur le ton de la boutade, pour lui dire que je ne lui sauterai pas dessus et que je n’attendais pas que cette rencontre débouche sur une relation sexuelle » justifie le comédien.

La question de l’emprise

Pour les deux avocats de Solveig Halloin, Maîtres Jacques Gauthier-Gaujoux et Jonas Haddad, « il s’agit d’une nouvelle affaire qui s’inscrit dans le contexte global de la prise en compte de la parole des femmes. Elle montre qu’aucun secteur n’est épargné par ces violences psychiques ou physiques faites aux femmes. Nous sommes bien en présence d’une situation où une personne abuse de son pouvoir, de son autorité morale acquise dans le monde du spectacle. »

« Son autorité morale ». Ou bien son emprise. Juridiquement, « la notion d’emprise est entendue comme une contrainte morale ou une violence psychologique qui est constitutive de faits de viol », rappelle l’avocate Carine Durrieu-Diebolt. C’est cette notion d’emprise qui sera au cœur du procès, s’il a lieu.

Selon la psychiatre Muriel Salmona, spécialiste de ces questions, « l’emprise entraîne un phénomène de dissociation chez les victimes ». C’est-à-dire qu’elles « voient leurs émotions anesthésiées lors d’une agression ». Elles sortent d’elles-mêmes, en quelque sorte, pour être en capacité de supporter la charge de violence qui s’abat sur elles. Il s’agit d’un « mécanisme psychotraumatique dont l’objectif inconscient est de se protéger des émotions trop fortes et trop violentes qui surviennent lors d’une attaque ».

Le consentement n’a aucune valeur juridique

La psychiatre milite pour que soient prises en compte les notions de sidération et de dissociation. « Plus de 70% des adultes qui subissent un viol ont de la sidération », précise-t-elle. « Ils ne peuvent pas crier, ni dire non. C’est la stratégie de l’agresseur en amont qui conduit à cet état d’apathie. La méconnaissance de ces mécanismes conduit à de nombreux classements sans suite, de déqualifications ou d’acquittements aux assises », déplore Muriel Salmona.

De plus, la qualification d’emprise permet de ne pas s’attarder sur la notion de consentement, qui n’a aucune valeur juridique, comme le précise Maître Carine Durrieu-Diebolt, « elle n’existe pas dans les textes de loi et si on veut se positionner sérieusement lors d’un procès, les avocats ont tout intérêt à éviter de s’en servir. »

En attendant la tenue d’un éventuel procès, Solveig Halloin en appelle aux témoignages. Elle en est persuadée: « Philippe Caubère a surement fait d’autres victimes. Je les enjoins à se manifester. Elles peuvent écrire à l’adresse suivante: victimescaubere@protonmail.com. Je veillerai à ce que leurs mots soient lus et entendus. »

Lire aussi :

• Sara Danius, la patronne du Nobel de littérature forcée de démissionner

• Le témoignage qui contredit la défense de Tariq Ramadan

• « Bande de bites », la pub très crue contre les agressions sexuelles

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Revue de presse aléatoire et subjective

Publié le

 

  • On a retrouvé l’identité de la scientifique inconnue photographiée lors d’une Conférence internationale sur la biologie des baleines en Virginie, en 1971, au milieu de 32 hommes qui eux avaient été parfaitement identifiés. Elle s’appelle Sheila Minor Huff et, après une brillante carrière, elle a pris sa retraite et s’occupe de ses petits-enfants. Elle a maintenant 71 ans. Sheila a été identifiée grâce à l’appel sur twitter de l’illustratrice américaine Candace Jean Andersen. Voilà une bonne idée d’investigation pour les féministes qui auraient envie de retrouver leurs glorieuses prédécesseuses.

https://www.20minutes.fr/insolite/2241571-20180321-etats-unis-internautes-mobilisent-retrouver-identite-scientifique-prise-photo-annees-70

  • En Allemagne, le nombre de viols a quadruplé depuis 2014, date à partir de laquelle un million de migrants ont été autorisés. Le chef de l’association de la police criminelle affirme que 90% des viols n’apparaissent pas dans les statistiques officielles. Les autorités ont donné l’ordre aux policier de ne pas mentionner les crimes commis par les réfugiés. La Justice allemande est particulièrement indulgente avec les migrants coupables de crimes sexuels ce qui les autorise à récidiver.

L’article (en anglais) donne une liste impressionnante des cas de viols commis par des migrants de fin 2017 à fin février 2018. La plupart des femmes sont attaquées dans les transports en commun. La majorité des agresseurs sont musulmans.

https://www.gatestoneinstitute.org/12066/germany-rape-crisis

Le caractère vivant et sensible des animaux reconnu depuis février 2015

« Le Code de l’animal découle directement du Code civil que nous avons réussi à changer et qui reconnaît le caractère vivant et sensible des animaux depuis février 2015 », a expliqué à l’AFP Reha Hutin, présidente de la Fondation 30 millions d’amis.

« Il fallait que l’on aille plus loin pour que les magistrats, les avocats, puissent avoir un véritable outil. Et c’est la première fois en Europe et même dans le monde que l’on a un recueil de tout ce qui concerne les animaux dans les différents Codes. On trouve tout en matière de directives européennes et de jurisprudence », a-t-elle ajouté.

Des milliers de dispositions françaises et européennes recensées

Selon elle, ce Code de l’animal « recense de nombreux textes, hier encore dispersés, qui régissent notre rapport aux animaux ». Il regroupe les milliers de dispositions françaises et européennes ainsi que les grandes décisions jurisprudentielles​ qui concernent les animaux de compagnie, de ferme, sauvages ou apprivoisés.

>> A lire aussi : Les défenseurs des animaux lancent leur parti politique

Préfacé par la philosophe Florence Burgat, cet ouvrage de 1.058 pages, vendu au prix de 49 euros, a nécessité plus d’un an de travail. Avec le Code de l’animal, « il est plus facile et pertinent de préparer la prochaine étape : la reconnaissance de la personnalité juridique des animaux selon des modalités auxquelles la Fondation 30 millions d’amis et les auteurs travaillent déjà », a conclu Reha Hutin.

TRIBUNE EXCLUSIVE – Dans Le Figaro, ils dénoncent «un nouveau totalitarisme» qui «menace la liberté en général».

Nous sommes des citoyens d’opinions différentes et très souvent opposées qui se sont trouvés d’accord pour exprimer, en dehors de toute actualité, leur inquiétude face à la montée de l’islamisme. Ce ne sont pas nos affinités qui nous réunissent, mais le sentiment qu’un danger menace la liberté en général et pas seulement la liberté de penser. Ce qui nous réunit aujourd’hui est plus fondamental que ce qui ne manquera pas de nous séparer demain.

Le nouveau totalitarisme islamiste cherche à gagner du terrain par tous les moyens et à passer pour une victime de l’intolérance. On a pu observer cette stratégie lorsque le syndicat d’enseignants SUD Éducation 93 proposait il y a quelques semaines un stage de formation comportant des ateliers de réflexion sur le «racisme d’État» interdits aux «Blanc.he.s». Certains animateurs étaient membres ou sympathisants du Collectif contre l’islamophobie en France et du Parti des indigènes de la République. Les exemples de ce genre se sont multipliés dernièrement. Nous avons ainsi appris que la meilleure façon de combattre le racisme serait de séparer les «races». Si cette idée nous heurte, c’est que nous sommes républicains…

Les signataires

Waleed al-Husseini, écrivain
Arnaud d’Aunay, peintre
Pierre Avril, universitaire
Vida Azimi, juriste
Isabelle Barbéris, universitaire
Kenza Belliard, formatrice
Georges Bensoussan, historien
Corinne Berron, auteur
Alain Besançon, historien
Fatiha Boudjahlat, essayiste
Michel Bouleau, juriste
Rémi Brague, philosophe
Philippe Braunstein, historien
Stéphane Breton, cinéaste, ethnologue
Claire Brière-Blanchet, reporter, essayiste
Marie-Laure Brossier, élue municipale
Pascal Bruckner, écrivain
Eylem Can, scénariste
Sylvie Catellin, sémiologue
Gérard Chaliand, écrivain
Patrice Champion, ancien conseiller ministériel
Brice Couturier, journaliste
Éric Delbecque, essayiste
Chantal Delsol, philosophe
Vincent Descombes, philosophe
David Duquesne, infirmier libéral
Luc Ferry, philosophe, ancien ministre
Alain Finkielkraut, philosophe, écrivain
Patrice Franceschi, écrivain
Renée Fregosi, philosophe
Christian Frère, professeur
Claudine Gamba-Gontard, professeur
Jacques Gilbert, historien des idées
Gilles-William Goldnadel, avocat
Monique Gosselin-Noat, universitaire
Gabriel Gras, biologiste
Gaël Gratet, professeur
Patrice Gueniffey, historien
Alain Guéry, historien
Éric Guichard, philosophe
Claude Habib, écrivain, professeur
Nathalie Heinich, sociologue
Clarisse Herrenschmidt, linguiste
Philippe d’Iribarne, sociologue
Roland Jaccard, essayiste
Jacques Jedwab, psychanalyste
Catherine Kintzler, philosophe
Bernard Kouchner, médecin, humanitaire, ancien ministre
Bernard de La Villardière, journaliste
Françoise Laborde, journaliste
Alexandra Laignel-Lavastine, essayiste
Dominique Lanza, psychologue clinicienne
Philippe de Lara, philosophe
Josepha Laroche, universitaire
Alain Laurent, essayiste, éditeur
Michel Le Bris, écrivain
Jean-Pierre Le Goff, philosophe
Damien Le Guay, philosophe
Anne-Marie Le Pourhiet, juriste
Barbara Lefebvre, enseignante
Patrick Leroux-Hugon, physicien
Élisabeth Lévy, journaliste
Laurent Loty, historien des idées
Mohamed Louizi, ingénieur, essayiste
Jérôme Maucourant, économiste
Jean-Michel Meurice, peintre, réalisateur
Juliette Minces, sociologue
Marc Nacht, psychanalyste, écrivain
Morgan Navarro, dessinateur
Pierre Nora, historien, éditeur
Robert Pépin, traducteur
Céline Pina, essayiste
Yann Queffélec, écrivain
Jean Queyrat, réalisateur
Philippe Raynaud, professeur de sciences politiques
Robert Redeker, écrivain
Pierre Rigoulot, historien
Ivan Rioufol, journaliste
Philippe San Marco, auteur, essayiste
Boualem Sansal, écrivain
Jean-Marie Schaeffer, philosophe
Martine Segalen, ethnologue
André Senik, enseignant
Patrick Sommier, homme de théâtre
Antoine Spire, vice-président de la Licra
Wiktor Stoczkowski, anthropologue
Véronique Tacquin, professeure, écrivain
Pierre-André Taguieff, politologue
Maxime Tandonnet, auteur
Sylvain Tesson, écrivain
Paul Thibaud, essayiste
Bruno Tinel, économiste
Michèle Tribalat, démographe
Caroline Valentin, essayiste
David Vallat, auteur
Éric Vanzieleghem, documentaliste
Jeannine Verdès-Leroux, historienne
Emmanuel de Waresquiel, historien
Ibn Warraq, écrivain
Yves-Charles Zarka, philosophe
Fawzia Zouari, écrivaine

Et critique de cette tribune par Pierre Cassen de Riposte laïque

https://ripostelaique.com/le-separatisme-islamiste-cest-lislam-votre-petition-a-10-ans-de-retard-camarades.html

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