Flux RSS

Archives de Catégorie: violences conjugales

Femmes battues et tuées (53 depuis janvier 2019). Pétition

Publié le

Pétition : Je suis encore vivante

Je suis encore vivante

Auteur : Je suis encore vivante

Créé le 11/02/2019

À l’attention : Emmanuel Macron / Marlène Shiappa

Nous souhaitons aujourd’hui dénoncer la vie de ces femmes qui se battent quotidiennement avec la justice et les services de police afin de faire reconnaître les violences, le harcèlement, les menaces qu’elles subissent ou ont subi, les femmes qui ont dû fuir et qui vivent cachées et bien-sûr chaque personne qui se sent concernées. Nous avons vu, avec la loi « anti-casseurs », qu’il est possible pour le gouvernement d’adopter une loi dans l’urgence alors qu’attendons-nous pour voter des lois concrètes maintenant ?

Déjà 53 femmes ont perdu la vie depuis le 1er Janvier 2019, (au 1er juin 2019) combien encore allons-nous devoir enterrer avant que ça s’arrête ?

Nous demandons à ce que les mesures ci-dessous soit mises en place au plus vite :

– La suspension pour une durée déterminée de l’autorité parentale de la personne violente en cas de récidive

– Éviction immédiate du domicile de la personne violente

– Expertise psychologique pour la personne violente et pas seulement pour la victime

– Formation et information des magistrats, des services de police et des services sociaux à la compréhension de ce fléau afin d’appréhender au mieux les plaintes et autres alertes

– Peine plancher en cas de récidive

– La possibilité pour un tiers de déposer plainte afin d’alerter

– Retrait des armes détenues par des personnes déjà condamnées pour violences conjugales

– Délivrance systématique d’un téléphone d’urgence à toute personne ayant déposé plainte pour violences conjugales certificat médical excédant 8 jours d’I.T.T.

– Interdiction pour la personne violente de se trouver dans le département de résidence de la victime en cas de récidive permanente

Parce que nous sommes encore vivantes, mais pour combien de temps ?

Nous le devons à toutes ces femmes qui ont déposé plainte, alerté sans cesse mais qui ont perdu la vie.

Suivez notre page Facebook #jesuisencorevivante

Signer ici

https://www.mesopinions.com/petition/social/suis-vivante/60237

#Jemarhele24 contre les violences sexistes et sexuelles

CHANGEMENT SUR ORDRE DU PRÉFET LE RASSEMBLERA AURA LIEU A OPERA ET NON MADELEINE

https://www.change.org/p/nous-marcherons-le-24-novembre-contre-les-violences-sexistes-et-sexuelles/u/23636611?cs_tk=AWuSn292xCFMAz5M9lsA763AgrJvR4CmKDf_-H-HEw%3D%3D&utm_campaign=6b3d9d290c444a609d1c205e75f3fb93&utm_medium=email&utm_source=petition_update&utm_term=cs

19 NOV. 2018 — 

Ce matin, sur France Inter et dans Médiapart, 250 personnalités appellent à marcher samedi 24 novembre !

Angèle, Clarika, Marie Darrieussecq, Cyril Dion, David Foenkinos, Imany, Guillaume Meurice, Nilusi Nissanka, Helena Noguerra, Catherine Ringer, Muriel Robin, Anne Roumanoff, Olivia Ruiz, Karin Viard ou encore Martin Winckler disent #JeMarcheLe24.

Et vous ? Vous marchez le 24 ? Dites-le !

Partagez le visuel ci-dessus avec #JeMarcheLe24.

Dites-le sur Facebook : https://bit.ly/2DwFliE
Dites-le sur Twitter : https://bit.ly/2BfG2LF
Dites-le sur Linkedin : https://bit.ly/2Bho1fV
Dites le sur Instagram : https://www.instagram.com/p/BqWe_b9gNel

RDV Samedi 24 novembre, à 14h, à Paris, Place de la Madeleine.

Rejoignez l’événement Facebook :https://www.facebook.com/events/248356775880794/

Retrouvez la carte de France des marches :http://bit.ly/cartenoustoutes

Vous êtes à Paris jeudi soir ? On organise une soirée Pancartes, slogans et confection de foulards pour la marche ! Inscription ici : https://formdivers.typeform.com/to/bWwqa2

A bientôt,

L’équipe de #NousToutes

Nous marcherons le 24 novembre contre les violences sexistes et sexuelles

Nous nous appelons Laura, Leïla, Geneviève, Pauline, Myé, Madeline, Fatima, Marion, Lorna, Gisèle.

Le 24 novembre, nous marcherons pour en finir avec les violences sexistes et sexuelles.

Nous sommes des millions de femmes et d’enfants à avoir subi et à subir encore des violences sexistes et sexuelles qui nous pourrissent la vie.

Nous sommes des millions à avoir vu ces violences abîmer nos amies, nos soeurs, nos amoureuses, nos mères, nos enfants ou nos collègues.

Dans l’espace public, au travail, à la maison, nous exigeons de vivre en liberté, sans injures, ni menaces, sans sifflements ni harcèlement, sans persécution ni agressions, sans viols, sans blessures, sans exploitation de nos corps, sans mutilations, sans meurtres.

Aucune d’entre nous ne doit cumuler les violences car elle cumule les discriminations. Nous exigeons que les enfants soient protégés de ces violences.

Nous voulons montrer notre force, notre nombre et notre détermination.

Nous voulons affirmer haut et fort notre solidarité avec les victimes.

Nous voulons en finir avec l’impunité des agresseurs.

Nous exigeons des mesures ambitieuses et des moyens financiers suffisants pour que l’action publique mette la lutte contre les violences en top des priorités : éducation dès le plus jeune âge, formation obligatoire des professionnel.le.s, application de l’ordonnance de protection, augmentation des moyens pour accueillir les femmes victimes…

Nous allons marcher pour montrer notre nombre, notre force et notre détermination. Victimes de violences, nous ne sommes pas seules. Nous ne serons plus jamais seules.

Après #MeToo, devenons #NousToutes.

RDV le 24 novembre.

– Rejoignez l’événement Facebook de la marche :https://www.facebook.com/events/248356775880794/

– Pour nous aider à financer cette marche historique, participez à la campagne de crowdfunding (tous les dons sont les bienvenus) : https://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/le-24-novembre-marchons-contre-les-violences-sexistes-et-sexuelles

* * * *

Je m’appelle Pauline et le 24 novembre, je marcherai. Parce que j’ai été victime d’une agression sexuelle avec tentative de viol, et aujourd’hui avec #NousToutes je deviens une battante.

Je m’appelle Marion et le 24 novembre, je marcherai. Parce que je refuse de voir ma fille grandir dans une société inégalitaire.

Je m’appelle Laura et le 24 novembre, je marcherai. Parce que descendre dans la rue et occuper l’espace public a encore aujourd’hui le pouvoir de provoquer un changement radical dans notre société.

Je m’appelle Malvina et le 24 novembre, je marcherai. Parce que lutter contre les violences m’a toujours tenu à cœur et aujourd’hui je veux que #NousToutes disions STOP.

> Vous voulez ajouter votre témoignages ? Cliquez ici : https://formdivers.typeform.com/to/Hybn8T

Marche contre les violences sexuelles et sexistes le 24 novembre

 

Nous nous appelons Laura, Leïla, Geneviève, Pauline, Myé, Madeline, Fatima, Marion, Lorna, Gisèle.

Le 24 novembre, nous marcherons pour en finir avec les violences sexistes et sexuelles.

Nous sommes des millions de femmes et d’enfants à avoir subi et à subir encore des violences sexistes et sexuelles qui nous pourrissent la vie.

Nous sommes des millions à avoir vu ces violences abîmer nos amies, nos soeurs, nos amoureuses, nos mères, nos enfants ou nos collègues.

Dans l’espace public, au travail, à la maison, nous exigeons de vivre en liberté, sans injures, ni menaces, sans sifflements ni harcèlement, sans persécution ni agressions, sans viols, sans blessures, sans exploitation de nos corps, sans mutilations, sans meurtres.

Aucune d’entre nous ne doit cumuler les violences car elle cumule les discriminations. Nous exigeons que les enfants soient protégés de ces violences.

Nous voulons montrer notre force, notre nombre et notre détermination.

Nous voulons affirmer haut et fort notre solidarité avec les victimes.

Nous voulons en finir avec l’impunité des agresseurs.

Nous exigeons des mesures ambitieuses et des moyens financiers suffisants pour que l’action publique mette la lutte contre les violences en top des priorités : éducation dès le plus jeune âge, formation obligatoire des professionnel.le.s, application de l’ordonnance de protection, augmentation des moyens pour accueillir les femmes victimes…

Nous allons marcher pour montrer notre nombre, notre force et notre détermination. Victimes de violences, nous ne sommes pas seules. Nous ne serons plus jamais seules.

Après #MeToo, devenons #NousToutes.

RDV le 24 novembre.

Pour nous aider à financer cette marche historique (tous les dons sont les bienvenus) : https://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/le-24-novembre-marchons-contre-les-violences-sexistes-et-sexuelles

* * * *

Je m’appelle Pauline et le 24 novembre, je marcherai. Parce que j’ai été victime d’une agression sexuelle avec tentative de viol, et aujourd’hui avec #NousToutes je deviens une battante.

Je m’appelle Marion et le 24 novembre, je marcherai. Parce que je refuse de voir ma fille grandir dans une société inégalitaire.

Je m’appelle Laura et le 24 novembre, je marcherai. Parce que descendre dans la rue et occuper l’espace public a encore aujourd’hui le pouvoir de provoquer un changement radical dans notre société.

Je m’appelle Malvina et le 24 novembre, je marcherai. Parce que lutter contre les violences m’a toujours tenu à cœur et aujourd’hui je veux que #NousToutes disions STOP.

> Vous voulez ajouter votre témoignages ? Cliquez ici : https://formdivers.typeform.com/to/Hybn8T

Revue de presse au 23 septembre 2018

 

Sélection subjective d’articles récents sur des sujets brûlants. LC

Islamisation et conséquences

Dictature du politiquement correct islamophile

https://www.gatestoneinstitute.org/12975/killing-free-speech

https://www.20minutes.fr/arts-stars/medias/2340763-20180921-paris-premiere-mise-demeure-csa-apres-propos-tenus-eric-zemmour

http://www.bvoltaire.fr/urgent-petition-pour-la-liberte-dexpression-deric-zemmour/?mc_cid=61a9673103&mc_eid=cc0cd27bf4

Médine ne profanera pas les mémoire des victimes du Bataclan mais appellera à la haine au Zénith

https://ripostelaique.com/medine-au-bataclan-la-france-a-gagne-une-bataille-mais-elle-na-pas-gagne-la-guerre.html

Dictature du sexe anal (pratique musulmane pour ne pas déflorer avant le mariage)

https://www.huffingtonpost.fr/2018/09/18/les-joies-du-sex-toy-et-autres-pratiques-sexuelles-la-bd-qui-repond-a-vos-questions-sur-le-sexe-anal_a_23530753/

L’allaitement prolongé des petits garçons exploite leur violence potentielle

pratique musulmane courante chez les mères de garçons qui se « rattrapent » de leur infériorisation culturelle et cultuelle en cultivant une relation incestuelle pour s’aliéner le porteur du phallus. Sucer le pénis du BB pour le « calmer », l’allaiter indéfiniment, l’élever comme un roi, lui donner des armes en plastiques dès le berceau, exacerber son narcissisme au point qu’il se croit roi et ne supporte pas la frustration. D’où sa violence pour rompre le cordon infernal, lorsqu’il se rend compte qu’il n’est roi que de maman, et son aliénation : toutes des putes sauf maman.

https://www.huffingtonpost.fr/lucie-cox/non-allaiter-un-enfant-de-quatre-ans-n-est-ni-bizarre-ni-anormal_a_23523544/

Violences dans les transports

https://www.20minutes.fr/societe/2341187-20180922-ratp-violences-contre-agents-voyageurs-augmente-24-2017

Laïcité. Fête de Noël remise en question

https://www.20minutes.fr/societe/2340831-20180921-bouches-rhone-ecole-annule-animations-autour-noel-puis-modifie-decision

Politique islamophile de Macron

https://fr.gatestoneinstitute.org/12932/macron-partition-france

https://fr.gatestoneinstitute.org/12923/macron-ascension-chute

Dans quelques années les judéo-chrétiens blancs seront minoritaires en France

https://ripostelaique.com/la-bombe-demographique-qui-va-tuer-la-france-les-vrais-chiffres.html

https://fr.gatestoneinstitute.org/9991/islam-demographie-france

Après la provocation d’une employée voilée la crêche laïque Baby loup de nouveau sur la sellette

https://www.ufal.org/laicite/baby-loup-erreurs-et-non-dits-juridiquescomment-les-ennemis-des-associations-laiques-exultent/

Défense des femmes harcelées, battues, violées, discriminées, etc.

https://www.20minutes.fr/high-tech/2341219-20180922-whyididntreport-victimes-agressions-sexuelles-repondent-tweet-donald-trump

 

http://www.lepoint.fr/societe/les-violences-sexuelles-faites-aux-femmes-explosent-06-09-2018-2249151_23.php

PMA et GPA au mépris des femmes

https://collectif-corp.com/2018/08/29/pour-le-respect-des-femmes-et-des-enfants-abolir-la-maternite-de-substitution-2/

La manif pour tous se mobilise le mardi 25 septembre

http://www.lamanifpourtous.fr/actualites/venez-reagir-mardi-25-septembre-droit-de-lenfant-pma-pere/

Le 6 octobre manifestation contre les violences conjugales https://www.facebook.com/events/927106840822923/

Féminismes

Collectif variable de femmes DJ : les Vagins enchantés

https://www.20minutes.fr/arts-stars/culture/2339499-20180922-rennes-vagins-enchantes-collectif-met-filles-derriere-platines

 

Violences conjugales. Classement sans suite pour Bertrand Cantat dans le suicide de Krisztina Rady

Bertrand Cantat est un monstre, un pervers narcissique qui a frappé toutes ses compagnes successives et a tué de ses poings nus Marie Trintignant. Et pourtant, ses fans le soutiennent indifférents à ses crimes. On ne le sait que trop, il n’y a pas de morale dans le show business en général à l’exception de celles et ceux qui se sont réveillés après l’affaire Weinstein et ont manifesté dans le mouvement #balancetonporc #metoo.

Le 4 juillet, le parquet de Bordeaux classait sans suite la plainte déposée  par Yael Mellul le 23 mai pour « violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner », à propos de la mort de Krisztina Rády, retrouvée pendue chez elle en 2010 . Ce faisant, le parquet de Bordeaux fait faire à la lutte contre les violences conjugales un énorme pas en arrière tant il est connu et bien connu depuis longtemps que les violences conjugales, physique et/ou psychologiques sont responsables du passage à l’acte des victimes contre autrui, à commencer par leur bourreau, ou elles-mêmes. Il est à  prévoir que des femmes se feront justice elles-mêmes puisque la Justice de notre pays protège leurs bourreaux.

J’avais déjà écrit sur l’affaire Cantat, ma conviction étant qu’il fut un bourreau pour Krisztina Rady qui s’était entièrement dévouée à son artiste de mari et à leurs enfants, une femme que le macho frappait et harcelait psychologiquement ( humiliation et dénigrement étant les armes favorites de violents) allant jusqu’à la poursuivre lorsque qu’elle trouvait le courage de s’éloigner de lui afin de se protéger et protéger leur jeunes enfants. Il est évident que Krysztina s’est suicidée parce qu’elle était arrivée au bout de ce qu’elle pouvait pour se protéger et protéger ses enfants. Cantant qui l’avait trompée moult fois et publiquement (exemple Marie Trintignant) se permettait de la harceler et harceler son nouveau compagnon dont le témoignage a été classé sans suite ! Certains juges devraient être jugés pour mauvaise foi et parti pris.

Dans l’article ci-dessous, l’ex-avocate Yael Mellul raconte comment les juges ont favorisé Cantat en ignorant une douzaine de témoins, soit en classant leur témoignage sans suite, soit en ne les écoutant pas. Les juges ont visiblement pris parti pour Cantat contre ses victimes et c’est lamentable et méprisable.

La Connectrice

Affaire Cantat : « Une douzaine de témoins ont été ignorés »

Le parquet a classé sans suite la plainte contre Bertrand Cantat pour le suicide de son ex-épouse Krisztina Rády. Réaction de l’ex-avocate Yael Mellul.

Par 

Modifié le  – Publié le  | Le Point.fr
Bertrand Cantat est-il protégé par une omerta ? 

Femmes battues. Et si la France adoptait le dispositif VINE ?

Publié le

Les rubriques de « fait divers » (printemps, été, automne aussi) apportent quotidiennement leur lot d’agressions contre les femmes. Toutes les femmes, quel que soit leur statut, leur âge, leur activité ou leur apparence physique sont susceptibles d’être agressées verbalement ou physiquement, harcelées verbalement ou physiquement, meurtries et défigurées, violées, tuées. 99.99% de ces actes sont commis par des mâles de 13 à 85 ans, souvent des proches ou des connaissances. Malgré les vibrantes déclarations et promesses de nos responsables irresponsables, mâles pour la plupart, rien de sérieux n’est fait pour lutter contre ces violences sexistes. Essayez donc de demander protection aux gendarmes ou déposer une plainte ou une main courante dans un commissariat, vous serez traitée comme une coupable soupçonnée avant d’être écoutée, a fortiori sérieusement entendue. Éventuellement on vous rira au nez « encore une histoire de cul », vous serez soupçonnée de faux témoignage et traite d’affabulatrice et vous recevrez une demande de non recevoir si vous avez l’impudence de demander une protection. La systématisation du traitement des victimes en coupables explique pourquoi la grande majorité des femmes victimes ne porte pas plainte. On prendra vos craintes en considération lorsque vous serez morte, qu’on déposera des fleurs et des nounours sur le lieu de vôtre assassinat et on organisera une marche blanche histoire de se laver les mains de toute responsabilité.

Dans l’article ci-dessous, l’avocat Guillaume Jeanson plaide pour l’adoption en France du système VINE (Victim Information Notification Everyday) d’alerte des victimes, un système qui ayant fait ses preuves a été adopté par 48 états américains. LC 

Guillaume Jeanson expose les failles du système actuel d’information des victimes de la Justice française. Les conséquences de celles-ci sont selon lui d’une terrifiante gravité.


Guillaume Jeanson est avocat au Barreau de Paris et porte-parole de l’Institut pour la justice.


L’actualité sordide de ce qu’il est convenu d’appeler maladroitement les «faits divers» semble accorder ces dernières semaines une place prépondérante aux violences conjugales.

Samedi 21 juin, Houria, une jeune femme de 34 ans, a été lacérée de coups de couteau à quelques pas de chez elle par son ex-mari qui était parvenu à briser la vitre de son véhicule, alors qu’elle conduisait sa fille de douze ans et une amie de celle-ci. Celui qui est désormais mis en examen et écroué pour tentative d’assassinat était pourtant déjà bien connu de la justice – avec déjà une dizaine de condamnations à son actif – et venait de sortir de rétention pour vice de procédure. Son ex-femme, était quant à elle bien connu des services venant en aide aux femmes battues.

Mardi 12 juin, Cathy, une jeune femme de 37 ans, a été défigurée à l’acide par son ancien compagnon et père de ses deux enfants, alors qu’elle emmenait sa fille à l’école. Une autre agression imprévisible? inévitable? Lui aussi était pourtant connu de la justice. Elle aussi l’était des services d’aide aux femmes battues. Depuis des mois il lui avait annoncé son intention de lui faire payer leur séparation. Lui montrant des photographies trouvées sur internet de femmes défigurées à l’acide, il l’avait même averti en des termes aussi peu amènes qu’équivoques: «je n’en ai rien à foutre, même si je prends 15 ou 20 ans de taule, je veux que tu ne ressembles plus à rien…». Déjà condamné pour violences conjugales, il avait interdiction de l’approcher mais, à en croire la victime, cette obligation n’était jamais respectée. Si bien qu’il venait régulièrement la menacer au pied de son immeuble ou même plus près encore: «Une fois, il a même grimpé les cinq étages par les balcons, comme a fait récemment le héros Mamoudou Gassama. Une autre fois, en tambourinant à ma porte, il a menacé de jeter notre petit dernier par le balcon…».

Ces «faits divers» sont terrifiants. Ils le sont d’autant plus lorsque l’on sait qu’ils ne sont guère isolés.

S’il est évidemment critiquable de légiférer pour un simple fait divers, il l’est tout autant de se refuser, par principe, à prendre la mesure d’un phénomène criminel et à le laisser prospérer, alors même qu’il est possible d’agir pour tenter, sinon de l’éradiquer, de se donner les moyens de l’infléchir en protégeant davantage les victimes.

Alors que faire?

Peut-être commencer par humblement lever nos œillères en regardant ce qui semble fonctionner à l’étranger.

Car là-bas aussi, tout est parti d’un simple «fait divers». Le 6 décembre 1993 aux États-Unis, Mary, une jeune femme de 21 ans, s’est fait tirer dessus à sept reprises par son ancien petit ami alors qu’elle était au volant de sa voiture. Ce jour-là, elle se pensait pourtant en sécurité. Ce dernier, qui l’avait auparavant battue et violée, avait en effet été arrêté et elle le pensait encore derrière les barreaux. Elle ignorait, hélas, qu’il avait été libéré sous caution. Personne n’avait jugé utile de la prévenir qu’elle courrait un grave danger.

C’est à la suite de ce drame que deux jeunes ingénieurs en informatique, Mike Davis and Yung Nguyen, ont décidé d’inventer un logiciel susceptible d’éviter que d’autres victimes ne connaissent le sort de Mary Byron. Fin 1994 le logiciel VINE était prêt.

VINE (qui signifie Victim Information Notification Everyday) est un système d’information qui permet à une victime de crime de connaître le statut carcéral de son agresseur pratiquement en temps réel: s’il est incarcéré, s’il est transféré dans une autre prison, s’il s’est évadé, s’il doit être libéré, s’il est décédé, etc.

VINE permet également de suivre un agresseur dont la peine a été aménagée et d’informer la victime notamment si celui-ci vient habiter à côté de chez elle, s’il a été arrêté pour une nouvelle infraction, si son statut légal change, etc.

Lorsque l’agresseur porte, après sa sortie de prison ou au titre de l’aménagement de sa peine, un bracelet électronique GPS, VINE permet surtout d’informer la victime si l’agresseur ne respecte pas les conditions de son placement sous surveillance à distance: s’il n’est pas présent chez lui alors qu’il devrait y être, s’il rentre dans une zone où il n’est pas censé se rendre, s’il a échappé à la surveillance électronique, etc.

Les autorités s’efforcent de combiner ces notifications instantanées avec des mesures de protection prédéfinies, que les victimes sont invitées à suivre lorsqu’elles sont informées que leur agresseur s’est évadé, ou bien a violé les conditions de sa probation, et qu’elles sont donc potentiellement en danger, particulièrement les victimes de violences domestiques.

Pour connaître le statut de leur agresseur, les victimes peuvent se connecter sur un site web, appeler un centre d’appel dédié, ou bien choisir de recevoir des notifications par mail, par courrier, par SMS, par appel téléphonique automatique. Ce système est gratuit pour ses utilisateurs.

Aujourd’hui VINE a été adopté par 48 états américains et permet de suivre plus de 90% de la population carcérale américaine. Il existe également au niveau fédéral un programme gouvernemental, SAVIN (Statewide Automated Victim Information and Notification), visant à aider les états à développer de tels systèmes d’information pour les victimes.

En France, si le code de procédure pénale offre déjà aux victimes de certaines infractions pénales quelques rares fenêtres d’information, ce dispositif demeure néanmoins embryonnaire et encore largement insuffisant.

Alors qu’existent à l’étranger de telles solutions, notre gouvernement qui s’est donné, rappelons-le, pour priorité de «lutter contre les violences faites aux femmes» ne saurait sur ce point, sans risquer de se contredire, rester dramatiquement attentiste.

Guillaume Jeanson

Humour noir. Ses amoureuses soutiennent Bertrand Cantat

Publié le

Icone

%d blogueurs aiment cette page :