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Archives de Catégorie: violences conjugales

Humour noir. Ses amoureuses soutiennent Bertrand Cantat

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Messieurs, vous désapprouvez les porcs ? Dites-le haut et fort !

La réaction contre le mouvement #balancetonporc a été rapide et violente. Et ce n’est pas fini car le dernier défenseur en date des hommes outragés est Donald Trump qui supporte mal de voir  accuser de violences conjugales plusieurs de ses proches.

Des hommes ont été nombreux à entrer en indignation et des femmes les ont suivis comme celles du magazine Causeur ou les signataires de la tribune dite Deneuve. Il me semble que si ces personnes avaient été de bonne foi, elles auraient reconnu que, oui, la plupart des femmes avaient été ou sont victimes de harcèlement sexuel, qu’ils ont été témoins de ces violences et de leurs conséquences néfastes et que la plupart du temps, résignés par « la banalité du mal » ils n’étaient pas intervenus et que souvent, dans les vestiaires, les réunions ou même en famille, ils avaient bien rigolé des râteaux de leurs copains ou de leurs actes sordides. Ils riaient tout aussi bien des « pétasses » qu’ils avaient « eues » à l’usure, c’est-à-dire par harcèlement sexuel.

Il me semble, messieurs, que si vous refusiez le harcèlement et toutes les violences sexuelles, vous pourriez, vous devriez le dire. Vous vous comportez actuellement comme si vous étiez coupables et ne pensiez qu’à défendre vôtre peau par le déni, l’inversion, les accusations de tous ordres et le mépris. Ou alors, vous vous retranchez dans une culpabilité stérile, la trouille imbécile de devoir renoncer à vos prérogatives culturellement naturelles ou la peur ridicule de perdre vôtre virilité. Ce faisant, vous perdez une chance formidable de contribuer à l’amélioration des relations femmes/hommes pour vous-mêmes et surtout pour les générations à venir, celles de vos enfants et petits-enfants.

Toutes ces personnes bien pensantes ne se sont pas penchées sur les causes du mouvement mais sur ses possibles conséquences pour les hommes mis en cause globalement ou ceux, rares qui seraient salis à vie par des rumeurs. Que la vie d’une femme soit gâchée par du harcèlement sexuel, un viol ou des menaces de viol, le massacre de sa crédibilité ou des violences psychologiques, ce n’est pas un problème. Mais qu’on ose prétendre qu’un homme respectable sous tous rapports ait commis une grave offense contre une ou plusieurs femmes, cela leur est insupportable. Hé bien moi, ce qui m’est insupportable, c’est le refus de prendre au sérieux un problème de santé publique qui touche presque toutes les femmes indépendamment de leur âge, de leur position sociale, de leur statut marital, de leur apparence physique, de leur situation économique ou de leur statut professionnel.

On a l’impressions qu’il serait gravement plus grave pour une femme de susciter le désir chez un homme que pour un homme « d’avoir des pulsions » et de n’y pouvoir résister.

Depuis quelques années, j’avais constaté que la condition des femmes régressait et la Réaction au mouvement #balancetonporc le confirme en ce qu’elle révèle un machisme décomplexé. Est-ce une bonne chose ? Va-t-on assister à un réveil des consciences ? Je ne peux me prononcer car de nombreux facteurs se liguent contre l’égalité entre femmes et hommes, en particulier la violence de modèles venus d’ailleurs qui renforcent la tentation machiste. Un autre facteur est l’importance du chômage qui incite les femmes à rester à la maison, en particulier celles, nombreuses,  qui ne trouvent que des offres à temps partiel pour un salaire minable qui serait grévé par des frais de nourrice et de transport.

Arguments récurrents utilisés contre le mouvement de libération de la parole

Délation, c’est le qualificatif qui revient le plus souvent

Une victime qui dénonce son agresseur, est-ce de la délation ? Déposer plainte, c’est de la délation ? Dénoncer l’auteur d’un crime ou d’un délit, c’est de la délation ? Prévenir d’un danger, est-ce de la délation ? Prévenir les autres automobilistes qu’un radar les attend au tournant, délation ?

Quelle est la différence entre délation et dénonciation ? Délation a des relents de la dernière guerre quand des collabos de nazis dénonçaient les résistants, les juifs, les paysans qui tuaient un cochon ou se procuraient du beurre au marché noir pour pouvoir nourrir leur famille. Délation, c’est associé à trahison, intelligence avec l’ennemi, collaboration, nazis, Gestapo et vengeance.

Accuser la parole des victimes de délation, c’est entreprendre de les culpabiliser pour mieux les museler.

Tribunal non autorisé

Dénoncer un violeur, ce serait le condamner. Par contre dénoncer les emplois fictifs de la famille Fillon ce serait respectable et on a eu le droit de condamner le candidat et de le couler en politique avant même que le tribunal ne se soit prononcé. Pourquoi deux poids deux mesures ?

Elles n’avaient qu’à porter plainte au moment des faits

Faut-il être ignorant pour prononcer une telle stupidité ! C’est ne oas savoir grand chose de a complexité de la psychologie humaine. C’est ignorer qu’une femme violée a peur de mourir, qu’elle craint pour sa famille et ses amis, que sur le moment elle est anéantie et plongée en état de sidération. C’est ignorer les mécanismes d’auto censure de la mémoire traumatique. C’est ignorer la perte de dignité, la honte, l’humiliation, la culpabilité d’avoir peut-être « fait quelque chose » pour subir l’horreur, l’anéantissement de l’estime de soi, le refus conscient ou inconscient de donner de revivre l’agression en la mettant en mots, la crainte de ne pas être crue et traitée comme une coupable, l’appréhension de ne pas être prise au sérieux et de s’entendre dire par la police « comment étiez-vous habillée ? », « encore une histoire de Q qui a mal tourné ? », que faisiez-vous dehors à 3 h du matin ? »,etc.

Elles sont puritaines, adeptes de l’ordre moral

Le plaisir du sexe n’a rien à voir avec l’agression sexuelle parce que celle ci n’est pas du sexe, encore moins de l’amour, c’est un acte de domination. C’est toute la différence entre l’acte sexuel consenti et la contrainte sexuelle. Vous le savez très bien mesdames et messieurs mais vous faites semblant de l’ignorer pour servir vos arguments contre la parole des victimes de harcèlement sexuel.

Et puis après tout, si nous avons envie d’être puritaines et de fuir cette représentation pornographique de la sexualité qui nous est imposée, c’est notre droit. Ce droit n’est pas plus méprisable que la liberté que prennent certains à partouzer, accumuler les liaisons, vivre leur polygamie sans états d’âme, s’acoquiner à 70 ans avec des gamines de 20 ans, quitter leur épouse pour un époux, vouloir reproduire à tout prix dans leur vie les scenarii du porno, payer pour sexer, etc.

On ne met pas un innocent au pilori, sa vie est fichue

Et la vie fichue de millions de femmes victimes du harcèlement sexuel, ça a moins d’importance que prendre le risque de se tromper ? Il y a toujours eu, malheureusement, des erreurs judiciaires et il appartient à la Justice de faire son travail. Il est toujours possible de reconnaître une erreur et de la réparer. Par contre il est impossible de guérir d’un traumatisme sexuel.

Un homme s’est suicidé (pour combien de femmes violentées ?)

L’accusation d’agression sexuelle peut pousser un homme au suicide. Peut-être mais combien de femmes se sont suicidées après avoir été violées et traitées comme des coupables quand elles étaient victimes ? Combien de femmes agressées ont sombré dans les drogues, l’alcool, la prostitution, la conduite d’échec, l’impossibilité d’avoir des relations équilibrées avec les hommes, les phobies, etc ? Toutes réactions équivalentes à un suicide lent.

On n’a plus le droit de séduire

Séduire, se ducere, amener vers soi, n’est pas forcément passer à l’acte. Pour Kirkegaard, le séducteur est précisément un homme qui ne passe jamais à l’acte. Il conquiert mais ne consomme pas. Ce n’est pas forcément bien car ce peut être un élément pervers de manipulation à fins de domination. Il convient de s’en méfier et de ne pas tomber dans le panneau.

La séduction désintéressée est une forme d’embellissement des relations humaines, une manière de rendre plus agréables les interactions sociales. On séduit avec le regard, le sourire, les modulations de la voix, l’attitude corporelle et, surtout les paroles. On ne séduit pas avec les mains et encore moins avec le pénis.

Les hommes qui prétendent que les « néoféministes » voudraient abolir la séduction sont de mauvaise foi et tentent, eux réellement, de manipuler les femmes indignées par le harcèlement sexuel.

Elles l’ont cherché, elles n’ont qu’à s’habiller correctement…

L’éducation d’un enfant comprend le contrôle de ses pulsions. Laisse-t-on un bambin chiper les bonbons exposés à son niveau à la caisse ? Les femmes attrapent-elles la braguette bien gonflée d’un homme ? Le reproche de l’accoutrement d’une femme contient en lui-même la justification d’une possible agression, elle dénote une mentalité de prédateur, de chasseur de femme qui n’attend qu’une occasion pour attaquer sa proie.

Violences conjugales. De l’utilité de #balance ton porc au meurtre d’Alexia Daval

 

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Nous venons d’apprendre que le mari éploré d’Alexia Daval venait d’avouer avoir étranglé la jeune femme au cours d’une dispute. On imagine la douleur des parents qui pleuraient la perte tragique de leur fille et maintenant perdent aussi le gendre idéal auquel ils faisaient confiance. Prudent, l’avocat de la famille Daval souligne que des aveux ne constituent pas une preuve et que seule l’enquête pourra déterminer si Jonathann est vraiment le meurtrier de son épouse.

Ce drame remet en lumière la réalité des violences conjugales, véritable fléau que nos responsables irresponsables ne sont pas vraiment soucieux sinon d’éradiquer, au moins de limiter. Les dernières statistiques connues, celles de 2016, dressent une triste bilan.

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http://pointamine.canalblog.com/archives/2013/11/25/28514804.html

Alexia Daval aurait-elle été traitée de délatrice si elle avait balancé son mari ? Les 226 000 victimes de violences conjugales de 2016 auraient-elles été traitées de délatrices si elles avaient balancé leur porc de conjoint ? Il serait temps que les accusatrices et accusateurs du mouvement #balancetonporc se réveillent pour retrouver la raison. La société française est gangrenée par la minimisation des violences que subissent les femmes à la maison, dans les rues, dans les espaces publics, à l’école et au travail. Le respect d’autrui et a fortiori le respect des hommes pour les femmes est indivisible, il est monolithique, il ne comporte ni division ni sous-ensembles. Celui qui se permet de harceler verbalement n’a aucune raison de s’abstenir de passer à l’acte, de toucher, de tripoter, de saisir, d’attraper, d’enlever, de violer et finalement de battre jusqu’à la mort.

Femmes, ne nous laissons pas intimider et museler par des femmes et des hommes de mauvaise foi qui voudraient que nous soyons toutes des victimes consentantes, des objets à la disposition des hommes, des contributrices silencieuses à la bonne marche de l’économie, des sous-hommes et des citoyennes de second rang. Continuons à balancer sans vergogne parce que…nous le valons plus que bien.

La Connectrice

Les violences au sein du couple en 2016

  • 123 femmes tuées
123 femmes ont été tuées par leur partenaire ou ex-partenaire, soit une femme tous les 3 jours. 34 hommes ont été tués par leur partenaire ou ex-partenaire, dont 3 au sein d’un couple homosexuel et 25 enfants mineurs ont été tués par l’un de leurs parents dans un contexte de violence au sein du couple.
  • 225 000 victimes déclarées ce qui représente en réalité plus d’un million de victimes puisque, selon le rapport de la MIPROF, 4 victimes/5 ne portent pas plainte.

225 000 femmes âgées de 18 à 75 ans déclarent avoir été victimes de violences physiques et/ou sexuelles par leur conjoint ou ex-conjoint sur une année 3 sur 4 déclarent avoir subi des faits répétés.

  • 8 sur 10 déclarent avoir été également soumises à des atteintes psychologiques et/ou des agressions verbales.
  • 4 victimes sur 5 ne portent pas plainte (chez les femmes)
Moins d’une femme sur cinq victime de violences physiques et/ou sexuelles au sein du couple déclare avoir déposé plainte.Plus de la moitié n’ont fait aucune démarche auprès d’un.e professionnel.le ou d’une association.
  • 110 000 victimes ont porté plainte

110 000 victimes de violences commises par leur partenaire ou ex-partenaire, âgées de plus de 18 ans, ont déposé plainte ou ont fait l’objet d’une constatation par les services de police et de gendarmerie

  • • 88 % sont des femmes.
  • 70% des violences faites aux femmes sont le fait du partenaire

70% des faits de violences volontaires commis sur une femme âgée de 20 à 50 ans, parmi ceux enregistrés par les forces de sécurité, est le fait de son partenaire ou ex-partenaire (hors vols avec violence)

1 viol sur 3 commis sur une femme majeure, parmi ceux enregistrés par les forces de sécurité, est le fait de son partenaire ou ex-partenaire. 

  • 17660 personnes condamnées pour violences sur leur partenaire 

 17 660 personnes ont été condamnées pour des violences sur leur partenaire ou ex – partenaire • 96 % sont des hommes.  (Source : chiffres du Ministère de l’Intérieur)

Violences contre les femmes. Le négationnisme d’Alain Finkielkraut

J’apprécie beaucoup la parole d’Alain Finkielkraut mais pas du tout en ce qui concerne les violences exercées contre les femmes et, en particulier, le mouvement de libération de la parole avec #balance ton porc et #metoo et #moiaussi.

Sur le sujet de l’oppression des femmes, il hurle avec les loups de Causeur, ce magazine qui s’est fait une spécialité de diaboliser les féministes, de défendre la prostitution et les clients de prostituées, de défendre les harceleurs et violeurs comme Baupin, DSK, Weinstein et Polanski, pour ne citer qu’eux ; ce magazine se bouche les oreilles lorsque des millions de femmes de par le monde dénoncent les harcèlements et viols dont elles on été victime, tentant vicieusement de dénigrer cette parole en les accusant de délation alors qu’en réalité, très peu de nom sont cités. Si dénoncer son bourreau est de la délation (une dénonciation mal intentionnée) alors il faut l’appliquer à toutes les victimes qui déposent plainte pour atteinte à leur personne ou à leurs biens. Je rappelle que dans l’affaire Ilan Halimi, une trentaine de personnes étaient au courant et se sont tues : si elles avaient parlé, Causeur et Finkielkraut les auraient-elles accusées de délation ?

Le magazine Causeur est carrément indécent lorsqu’il se permet de reprocher aux femmes victimes de ne pas avoir porté plainte, de ne pas avoir fait appel au Droit plutôt qu’à Internet. Causeur insulte sa propre intelligence en persistant dans l’ignorance du stress post-traumatique et de la mémoire traumatique.

Accuser les victimes de délation pour éviter de se poser des questions c’est rajouter du malheur à la douleur. La Consolation,  film réalisé d’après le témoignage de Flavie Flament montre avec pertinence les ravages que fait un viol sur le long terme et pour la vie. Il montre très justement que le viol n’est pas qu’une pénétration non consentie, il résulte de toute une préparation de la femme (petite fille, jeune fille…) par la société et son entourage à la naîveté, la soumission, la résignation, la fatalité « la prostitution est le plus vieux métier du monde », au manque de confiance en soi et de l’estime de soi, l’obligation de plaire à tout prix, etc.

Ce jour, il ose pinailler sur les chiffres donnés sur le nombre de femmes tuées par leur conjoint en 2016. Ses arguments sont dignes de ceux des négationnistes qui pinaillent sur l’existence des chambres à gaz, le nombre des victimes et l’utilisation du zyklon B comme arme de destruction massive. Il est triste de constater qu’un homme aussi cultivé, intelligent, humaniste et lucide soit complètement sourd et aveugle lorsqu’il s’agit de gynécide, de misogynie, de machisme et de discrimination sexuelle universelle.

Les arguments de Finkielkraut sont les suivants :

Pinaillage : les 126 femmes mortes suite à des violences conjugales ne sont pas toutes mortes sous les coups ; certaines ont été empoisonnées, tuées par arme à feu ou autres ; dire qu’elles sont mortes sous les coups vise à donner des hommes l’image d’un monstre primitif, ce qu’il n’est pas

Pensée binaire : On ne parle pas des 44 hommes tués par leur compagne

Ce mode de pensée est équivalent à celui des islamistes et islamophiles qui, lorsqu’on évoque le terrorisme musulman et le djihad civilisationnel nous renvoient l’histoire des Croisés, celle du colonialisme, de la traite négrière, de notre racisme, etc. La pensée binaire est une rhétorique banale pour noyer le poisson de la question posée et éviter de réfléchir et de se remettre en question.

La position d’Alain Finkielkraut et de ses amis est d’autant plus consternante qu’elle réduit à néant le combat contre le djihadisme civilisationnel qui inclut l’asservissement de la femme, son infériorisation, sa réification et sa privation de droits. Le harcèlement sexuel et le viol ne sont-ils pas l’apanage du mâle musulman ? 60% des détenus dans nos prisons sont musulmans et sur le total des détenus, 40% sont incarcérés pour crimes et délits sexuels …quand ils se sont fait prendre parce que victimes de …délation.

La Connectrice

Résidence alternée imposée, c’est non ! pétition

Pour l’avoir expérimentée, j’ai constaté que la résidence  alternée est une répétition de la séparation pour le jeune enfant de même qu’elle est une source de conflit pour les parents : reproches pour avoir oublié un RV médical ou des activités programmées, reproches pour avoir oublié des vêtements, des jouets, des médicaments et autres

La résidence alternée est possible lorsque l’enfant est en âge de gérer ses propres affaires et de ne pas les oublier, de faire ses devoirs et organiser son cartable.

La séparation est une souffrance pour tout le monde mais les enfants devraient en supporter le poids le moins possible.

Les motivations de certains pères à demander la garde alternée tient à leur refus de payer une pension alimentaire, à la pression de leur nouvelle compagne qui ne supporte pas que les revenus du ménage soient délestés du montant de cette pension. Avec la résidence alternée, il n’y a plus de pension à payer. (je l’ai personnellement vécu) D’autre part si quelques pères prennent réellement et totalement en charge les enfants, la plupart confient les enfants à leur nouvelle compagne ou à leurs parents alors que la majorité des mères assument totalement les soins et les besoins des enfants quitte à sacrifier leur vie personnelle et leur carrière.

Il y a quelques années, j’ai visité le site SOS papas et j’ai constaté que nombre de posts émanaient de femmes qui venaient plaider la cause de leur mari/papa divorcé et tenaient des propos agressifs vis-à-vis des ex et sur la pension alimentaire.

Bien sûr, quelques parents divorcés trouvent le modus vivendi qui respecte les besoins et l’équilibre des enfants mais, malheureusement, ils ne constituent pas la majorité des cas et c’est pour cela que la Justice est saisie et doit se définir un protocole d’intervention, ce qui n’est pas aisé. La garde alternée n’est certainement pas la meilleure décision à prendre.

S’il y a des mesures à prendre, ce serait d’éduquer les parents à la bienveillance afin que la séparation soit l’exception et non pas la règle. On peut toujours rêver…

LC

Pétition : Pour la résidence alternée obligatoire !

https://www.mesopinions.com/petition/enfants/residence-alternee-obligatoire/13580

http://www.egaliteparentale.com/theme/residence-alternee/

Signez ici : http://petitionpublique.fr/PeticaoAssinar.aspx?pi=RADL2013 

http://non-aux-residences-alternees-imposees.wesign.it/fr

A Madame la secretaire d’Etat à l’Egalité Femmes, Hommes, Monsieur le Président de la République.
Mesdames , Messieurs les Députés,

Le 22 novembre vous allez devoir vous prononcer pour ou contre la PPL N° 307  de P.Latombe.

Depuis 10 ans d’existence nous recevons chaque année entre 700 et 1300 mères séparées qui nous démontrent la réalité de la violence post-séparation à l’égard des mères et des enfants. Des études internationales ont prouvé que la violence ne s’arrêtait  pas à la séparation mais que pour 39% des situations elles y débutaient. (1). L’exercice conjoint de l’autorité parentale est instrumentalisé pour maintenir le contrôle d’un parent agresseur sur l’autre; l’imposition de la résidence alternée fait aujourd’hui partie de la stratégie de l’agresseur pour isoler, dénigrer, contrôler, terroriser et museler les victimes.

(1) Enquête ENVEFF,2000 ; Hotton T., « La violence conjugale après la séparation », Juristat, 2001, n°21(7), p. 1-20 ; Romito  P., « Les violences conjugales post-séparation et le devenir des femmes et des enfants »,La revue internationale de l’éducation familiale, 2011, vol. 29, n o 1, p. 87-105. )

C’est la raison pour laquelle nous avons été auditionnées le 15 novembre par la commission des lois, avec la Fédération Nationale Solidarité Femmes qui fait les mêmes constats du manque de protection des victimes. Notre expérience du terrain est reconnue à l’international ayant été invitées à Ottawa pour évoquer les dysfonctionnements francais.
Aujourd’hui plus de dix associations féministes (2) ainsi que 40 professionnels de la santé infantile comportant de grands noms de la pédo-psychiatrie (3) s’opposent également à cet énième coup de boutoir du lobby des pères séparés.
(2) lire le communiqué commun https://drive.google.com/file/d/1TmxYr0RpN-e1K2lvouUzv4EJ85JljwGq/view
(3) lire le communiqué  des professionnels de santé : https://reppea.wordpress.com/collectif-scientifique-sur-les-dangers-de-la-residence-alternee-chez-les-jeunes-enfants/

 
En effet en 2009, 2011, 2013, puis aujourd’hui en 2017, le même groupe de pression arrive à instrumentaliser des député.e.s, pour reproduire la même demande législative, à savoir :  la priorisation et l’imposition de la résidence alternée à tous les enfants de la séparation (les précédents étant M. Decool, M. Delatte).
 
Cette demande d’assigner à résidence les femmes après la séparation, dans une zone parentale restreinte, est faite depuis la création d’un lobby en France et ce phénomène s’observe d’ailleurs également à l’étranger. Des chercheurs, des militants (4), des journalistes (5) ont dénoncé ce lobby qualifié de masculiniste.
( 4)Lire l’article Patric Jean :  https://blogs.mediapart.fr/patricjean/blog/151117/une-nouvelle-loi-dictee-par-les-masculinistes-la-residence-alternee?utm_source=twitter&utm_medium=social&utm_campaign=Sharing&xtor=CS3-67
(5) Voir le reportage In nomine patris d’Arte : https://vimeo.com/84220143

Ce lobby est  seul  à faire cette demande.
L’étude de la Chancellerie en 2013 révèle pourtant que  93% des demandes des pères en justice sont satisfaites
 ! (7)

Les Français, les couples ne souhaitent aucunement que l’état s’immisce ainsi dans leur vie privée. 

La Loi depuis 2002, permet déjà la plus large palette de coparentalité conjointe et l’autorité parentale partagée est devenue intangible même en cas de violences conjugales, qui sont un vrai fléau dans notre société. Or, Mr Latombe les définit dans une tribune du 9 novembre 2017 dans le Huffington comme des « tartes à la crème »

Sic « la violence faite aux mères par les pères est une autre « tarte à la crème » des opposants à la résidence alternée. (6)

(6) Tribune Latombe  Huffington Post  9 novembre :
http://www.huffingtonpost.fr/philippe-latombe/ma-proposition-de-loi-pour-la-garde-alternee-va-bel-et-bien-dans-le-sens-de-legalite-parentale_a_23268175/

A quelques jours des manifestations du 25 novembre, nous sommes atterrées par cette affirmation. Les chiffres de la violence intrafamiliale déplorent 115 féminicides et 11 enfants  assassinés par un ex- conjoint,  dont 56 femmes en contexte de séparation conjugale.
D’évidence les familles sont plurielles. A quel titre l’état leur imposerait une gestion des enfants après la séparation plutôt qu’une autre ? Ce n’est pas parce que la famille Latombe a choisi ce mode de résidence que nous devons tous nous y soumettre !!
 
En 2013, nous pensions que nous en avions ENFIN fini de la litanie des chiffres victimaires et faussés, déclamés par les associations de défense des droits de pères divorcés depuis des années, grâce au travail du MINISTERE DE LA JUSTICE, et de la DIRECTION DES AFFAIRES CIVILES ET DU SCEAU et le PÔLE D’EVALUATION DE LA JUSTICE CIVILE, qui à la demande des mêmes militants a déclenché une grande étude portant sur 6042 décisions définitives rendues par des juges aux affaires familiales et concernant 9399 enfants (7)
(7) Rapport ministère de la justice: » La résidence des enfants de parents séparés. De la demande des parents à la décision du juge »
http://www.justice.gouv.fr/art_pix/1_rapportresidence_11_2013.pdf

Non seulement cette étude indique que  93% des demandes des pères en justice sont satisfaites, mais on ne trouve  pas l’ombre d’un « sexisme »  pourtant martelé par le lobby, considérant que la féminisation des juges est « défavorable aux pères ».

L’étude indique que 80% des parents choisissent ensemble les modalités de résidence de leurs enfants. Ils n’optent pour une résidence alternée que dans 17% des cas!

71% des choix parentaux se portent sur une résidence référente maternelle.
Seuls 10% des parents sont en désaccord initial, et dans ce cas, le juge fixe deux fois plus de résidence chez le père que dans les situations d’accord entre les parents.

 

Enfin , comme vous le verrez en consultant le document du ministère de la justice, 9% de parents ne se déplacent même pas à l’audience, et ce sont… des pères. Le rapport indique enfin, page 29 du (II-1-4 ) « Les rejets de résidence alternée sont largement motivés par l’intérêt de l’enfant »
 
La résidence alternée, pour satisfaisante qu’elle soit dans son principe, lorsqu’elle est choisie dans le cadre d’un consensus parental -et adaptée à l’âge et à l’autonomie des enfants- , ne peut à l’évidence, constituer une solution généralisable à toutes les situations.
Au contraire, il faut vraiment aujourd’hui la considérer comme un acte important : TOUTES les décisions importantes doivent faire l’objet d’un consensus parental c’est dans la loi. 
Et ce projet de vie qui impacte toute la famille devrait lui, pouvoir être imposé sur une demande unilatérale ? En quel honneur ?

Comme cela est rapporté par de nombreuses études , la résidence alternée, le 50/50, n’est pas adaptée à un certain nombre de situations :
-Lorsque l’enfant a moins de 7 ans
-Lorsque les parents sont éloignés géographiquement,
-Lorsqu’il y a eu des allégations de violences conjugales.
 

Il faut mettre dans la loi de 2002, l’accord des deux parents pour permettre sa validation en justice ou dans les conventions notariales actuelles.
 
De la même manière ce mode d’alternance imposé en justice, met en place un rythme de vie séquencé qui pour les jeunes enfants peut entraîner des troubles suffisamment graves, pour que puisse s’appliquer un principe de précaution. C’est un consensus chez la majorité des professionnels de santé infantile (5500 professionnels de l’enfance ont signés une pétition dans ce sens en janvier 2014) demandant qu’aucune décision de résidence alternée ne soit imposée judiciairement avant l’âge de sept ans). Voir la pétition 

Nous demandons le retrait de cette PPL Latombe et appelons à ce que les député.e.s s’y opposent lors du vote solennel du 22 novembre prochain.

Association SOS les MAMANS – 17/11/2017

CO SIGNATAIRES :
FEDERATION NATIONALE SOLIDARITE FEMMES (FNSF)
COLLECTIF FEMINISTE CONTRE LE VIOL (CFCV)
ASSOCIATION INTERNATIONALE DES VICTIMES DE L’INCESTE (AIVI)
ALLIANCE DES FEMMES POUR LA DEMOCRATIE.
ENFANCE MAJUSCULE
 COMITE DANAN BRETAGNE

INSTITUT EN SANTE GENESIQUE
ASSOCIATION MEMOIRE TRAUMATIQUE MURIEL SALMONA
ABANDON DE FAMILLE

http://non-aux-residences-alternees-imposees.wesign.it/fr

Chasse à la femme, harcèlement sexuel, actualités au 26/10/2017

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Ne nous laissons pas impressionner et encore moins décourager par le lobby des machos et des « jenesuispasféministemais… »

Poursuivons la campagne exceptionnelle #balancetonporc, #moiaussi en battant les émules de Weinstein tant qu’ils sont sur le grill, une campagne qui nous donne enfin la chance de dénoncer un problème de santé publique qui touche en particulier les femmes et les maintient dans le mépris et l’infériorisation. Ce mouvement nous donne une opportunité historique de sortir de nôtre instrumentalisation au service des mâles sans foi ni loi. Chaque jour apporte les résultats  de la chasse à la femme.

N’écoutons pas celles et ceux qui voudraient nous museler avec les mêmes arguments que les harceleurs : menaces, dénigrement, insinuations, détournement des faits à leur profit en inversant les rôles et faisant du harceleur une victime. A moins de considérer que toute victime est une délatrice en puissance, c’est-à-dire une personne dénonçant des faits pour en retirer un intérêt trouble et mauvais.

Nous devons tenir bon et continuer à surfer sur la vague de notre parole enfin libérée.

La Connectrice

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  • Le Parquet général avait requis 6 ans de prison et une interdiction définitive du territoire. Cet homme de 23 ans, défendu par maître Carmelo Vialette a été sanctionné par la cour d’appel de Nîmes à 18 mois de prison.

    Il était poursuivi pour proxénétisme aggravé sur une mineure, sa copine, qui « enchaînait les passes » pour faire vivre le couple. « Oui j’ai profité de l’argent, mais j’avais des sentiments pour elle. Je ne savais pas qu’elle était mineure, elle m’a toujours dit qu’elle avait 19 ans. Elle se prostituait avant de me connaître « , affirme le prévenu qui est détenu depuis juillet dernier, date de son interpellation. Et si le supplice de cette adolescente de 17 ans est terminé, elle le doit à la vigilance d’une personne surprise de voir des hommes accéder à un appartement de fonction d’un établissement scolaire gardois. La jeune femme accueillait des hommes en l’absence de ses parents, concierge. « Les faits sont graves, ils se sont déroulés sur presque un an. Et nous ne sommes pas dans l’amateurisme. Il y avait des photos suggestives sur un site, avec un pseudo, une liste sur les prestations sexuelles », note l’avocat général qui réclame 6 ans ferme et une interdiction du territoire pour l’homme déjà connu de la justice pour 7 autres condamnations. « On à l’impression qu’elle était sous votre coupe, elle devait effectuer un minimum de chiffre d’affaire, souligne la présidente de la chambre des appels correctionnels. Elle déclare qu’en moyenne elle devait recevoir 5 clients par jour, cela fait 15 000 euros par mois. Elle affirme aussi qu’elle vous remettait tout avant de réaliser la prestation » poursuit la juge. http://www.objectifgard.com/2017/10/25/nimes-proxenetisme-mineure-compagnon-condamne-a-18-mois-de-prison/

 

  • Morgan Simon, attaché parlementaire militant LREM

    L’attaché parlementaire de la députée nantaise Valérie Oppelt (La République en marche) est visé par un dépôt de plainte pour agression sexuelle. Morgan Simon aurait eu le 1er décembre 2016, lors d’une soirée mêlant plusieurs jeunes militants du parti fondé par Emmanuel Macron, des gestes « plus que déplacés » à l’encontre d’une autre militante ligérienne, devenue depuis attachée parlementaire du député vendéen LREM Philippe Latombe, révèle le site Internet d’investigation Médiacités.

    Harcèlement par messages téléphoniques . La jeune femme, qui a déposé plainte lundi devant le procureur de la République de Nantes, évoque aussi l’envoi de messages à caractère sexuel sur son téléphone. Un harcèlement qui l’a obligé à se mettre pendant quelques mois en marge du mouvement Les Jeunes avec Macron (JAM) qu’elle animait, précise Médicacités. «S’il m’avait présenté des excuses, je lui aurais sans doute pardonné. Mais je n’avais pas envie que cela arrive à d’autres et cela me rendait malade de ne pas être reconnue comme victime», a-t-elle confié au site Internet. http://www.20minutes.fr/societe/2158391-20171026-lrem-attache-parlementaire-nantais-morgan-simon-vise-plainte-agression-sexuelle

 

  • Le photographe  Terry Richardson viré du groupe Condé Nast

Parce que les victimes ont parlé trop longtemps dans le vide

L’affaire Weinstein révèle non pas que la parole se libère enfin, mais qu’on n’a longtemps pas écouté les femmes. Et c’est également le cas concernant Terry Richardson. Charlotte Waters, Jamie Peck, Sarah Hilker, Liskula Cohen… elles ont été nombreuses à avoir le courage de raconter l’envers des tournages et photoshoots du prédateur dès le début des années 2010. Nudité, contacts physiques non recherchés, allant jusqu’à la masturbation ou à d’autres actes plus poussés, le photographe a utilisé les femmes pour des fantaisies sexuelles sous couvert de faire de l’art. Les médias s’en sont largement fait l’écho, se demandant parfois s’il fallait le boycotter. Les femmes, traumatisées, évoquent ces agressions, lui parle d’actes consentis. Parole contre parole. David contre Goliath…Parce que le milieu de la mode n’a pas encore fait son examen de conscience  Carla Bruni, au cours d‘une interview donnée au magazine américain In Style, parlait du harcèlement dans le milieu de la mode. Elle y assurait entre autres que c’est un milieu sain, arguant qu’elle n’a jamais été agressée par qui que ce soit. La mannequin Cameron Russell dit le contraire et a exhorté les femmes à livrer leurs expériences sur les réseaux sociaux avec le hashtag #MyJobShouldNotIncludeAbuse. Elle en a profité pour lancer un appel à son milieu : « Publicitaires et magazines, arrêtez d’employer ces gens. Agences, ne leur envoyez plus de modèles. Arrêtez ça aujourd’hui. N’attendez pas que des avocats s’en mêlent pour agir. Faites ce qu’il faut car faire le contraire est horrible. » ..http://www.20minutes.fr/mode/2158399-20171026-terry-richardson-travaille-plus-conde-nast-trop-tot

  • Incitation des étudiantes et étudiants à la prostitution

Le camion publicitaire vantant un site de rencontres à proximité d’universités parisiennes, accusé d’inciter à la « prostitution » par la mairie, a été saisi ce jeudi pour « affichage » non autorisé, a-t-on appris auprès de la préfecture de police de Paris.

Le camion de  saisi pr affichage non autorisé. On veut une condamnation pr incitation à la prost.! https://www.change.org/p/procureur-interdiction-des-publicit%C3%A9s-sugardaddy-destin%C3%A9es-aux-%C3%A9tudiant-es?recruiter=167117369&utm_source=share_petition&utm_medium=facebook&utm_campaign=share_petition&utm_term=share_petition 

Signez la pétition

Procureur: Interdiction des publicités « SugarDaddy » destinées aux étudiant-es

change.org

 « Le camion a été localisé et remorqué », a indiqué la préfecture de police. Les responsables seront entendus au commissariat du XVe arrondissement, lieu où a été localisé le véhicule, pour « affichage d’un support sans autorisation préfectorale », a-t-on précisé.

Une incitation à la prostitution ?

La mairie de Paris a saisi mercredi la justice pour demander des poursuites contre le site internet RichMeetBeautiful.fr et sa publicité mobile, qui constituent selon elle une incitation à la prostitution.

La Fage, premier syndicat étudiant, a pour sa part annoncé porter plainte « du chef de proxénétisme », estimant que la publicité sur ce site « a pour objet d’attirer les étudiant-es en situation de précarité (…) et de les inciter à accepter de se livrer à des actes sexuels avec des personnes plus âgées ». « Très honnêtement il y a un doute »

La secrétaire d’Etat à l’Egalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, a annoncé ce jeudi sur Sud Radio avoir été « saisie » à propos de cette publicité, soulignant qu’il fallait voir s’il s’agit d’« incitation à la prostitution ».

« Est-ce qu’il s’agit de rencontres consenties ou est-ce qu’il s’agit de proxénétisme et d’une forme d’incitation à la prostitution qui pourrait tomber sous le coup de la loi ? On est en train de regarder très précisément les aspects juridiques », a-t-elle expliqué. Selon elle, « très honnêtement il y a un doute ».

http://www.20minutes.fr/societe/2158491-20171026-richmeetbeautiful-saisie-camion-publicitaire-site-internet-accuse-inciter-prostitution

  • 20 ex-collaboratrices de Pierre Joxe le dédouanent de harcèlement sexuel

L’ancien président du Conseil constitutionnel Pierre Joxe est accusé d’agression sexuelle par Ariane Fornia, la fille d’Eric Besson, ancien ministre de Nicolas Sarkozy . — SIPA

Elles lui apportent leur soutien. Vingt ex-collaboratrices affirment ce mercredi dans une lettre ouverte avoir « confiance » en l’ancien membre du Conseil constitutionnel Pierre Joxe, âgé de 83 ans. Il est accusé d’avoir, lors d’une soirée à l’opéra au printemps 2010, agressé sexuellement l’écrivaine Ariane Fornia, la fille d’Eric Besson, ex-ministre de Nicolas Sarkozy,.

http://www.20minutes.fr/societe/2158455-20171026-agression-sexuelle-vingt-ex-collaboratrices-confiance-pierre-joxe

Triste de constater que des femmes, malgré leur préambule- elles affirment dans un premier temps être « solidaires de toutes les victimes de harcèlement ». Et affirment « que les femmes sont l’égale des hommes, qu’elles ont droit au respect en toutes circonstances et que tout geste, tout propos, tout écrit qui vise à les humilier est fondamentalement et définitivement condamnable »-se précipitent pour défendre l’honneur d’un vieux politique de 83 ans contre le témoignage d’une toute jeune femme. Elles auraient pu attendre le résultat de l’enquête mais non, le mâle est toujours plus respecté que la femme. Ce comportement phallophile rappelle que si les femmes sont maltraitées, c’est souvent avec la complicité d’autres femmes avides de posséder leur petit bout de phallus.

  • Les hommes aussi

Dans le flot de témoignages relatant des agressions sexuelles, l’histoire de Nacho Vidal sort du lot.

Cet acteur espagnol de films X a déposé une plainte pour « abus sexuel » après s’être vu contraint de baisser son pantalon lors d’une consultation médicale pour une douleur à… l’oreille. Les faits ont eu lieu dans une clinique colombienne, a indiqué ce mardi son avocat, Daniel Mendoza…« Baissez votre pantalon », lui a demandé le médecin au cours de la consultation, puis « il a commencé […] à le toucher », selon l’avocat. « Nacho a été un peu surpris » et a eu une érection « car Nacho est Nacho », a expliqué l’avocat. http://www.20minutes.fr/monde/2157987-20171025-video-colombie-acteur-porno-nacho-vidal-agresse-sexuellement-clinique

  • Battue férocement par son mari, elle refuse de porter plainte

37 ans de mariage, un mari brutal. Dans les Côtes-d’Armor, cette femme ne veut pas porter plainte. Au tribunal, elle dit que tout va bien. La situation est hallucinante. À la barre du tribunal correctionnel de Saint-Brieuc, cette femme, au visage marqué par les épreuves, tremble. C’est elle qui est venue, alors qu’elle est la victime. L’auteur des violences, avec qui elle est mariée depuis 37 ans, n’a pas jugé bon de se déplacer. Il n’en a « rien à foutre ».  ..

Une voisine, qui travaille dans le paramédical, assure que cette femme a déjà eu la mâchoire cassée par son mari en avril 2016, le nez cassé en octobre 2016. « Des violences extrêmement graves, qui durent depuis des années », souligne la juge. L’homme est condamné à six mois de prison, avec sursis.

http://www.20minutes.fr/justice/2157999-20171025-bretagne-frappee-depuis-annees-mari-refuse-porter-plainte

Femmes victimes de la violence des hommes, ce sont des faits divers…

Publié le

Voici un petit aperçu de la chasse à la femme menée en France et dans le monde cet été. Au lieu de manifester leur solidarité avec les femmes contre les agressions sexistes, harcèlement, agressions, viols, assassinats, certains hommes « éduqués » trouvent le moyen de critiquer « lesféministes », de leur donner des leçons et de les ridiculiser Mais, Messieurs, si vous pensez que nous nous y prenons mal, pourquoi ne faites vous rien de vôtre côté pour empêcher vos semblables de nous nuire ? Serait-ce parce que vous trouvez leur comportement « normal », que vous partagez la culture du viol et que vous pensez (sic) que nous l’avons bien cherché ?

Ce jour, Boulevard Voltaire pourtant si prompt à dénoncer les atteintes à la dignité …des hommes blancs, se fend d’un article antiféministe et surtout misogyne en s’appuyant sur un fond culturel de gauloiserie mal comprise et de mépris des femmes qu’il trouve normal de réduire à leurs signes extérieurs de sexualité. Rien sur notre cerveau !  http://www.bvoltaire.fr/ceci-nest-femme/

On lira les réactions des organisateurs de certains festivals qui ont refusé de prendre les mesures nécessaires et c’est à mourir de consternation. Le comportement de certains pompiers et policiers laisse entendre que nous ne pouvons compter que sur nos propres forces pour nous défendre, dans tous les domaines d’ailleurs. Ce ne sont pas Macron et ses amis qui prendront la situation en main, ils n’y parviennent pas déjà contre le terrorisme islamiste, alors la terreur sexiste a de beaux jours devant elle.

La Connectrice

La victime a reçu 16 coups de couteau et a été égorgée devant ses trois enfants. Elle avait 29 ans. L’homme était alcoolisé et tenait des propos incohérents. Fou peut-être mais il n’a pas choisi sa victime au hasard.

La police marocaine relativise la vidéo en question, il s’agirait de jeunes sortant d’une boite de nuit mais ajoute  la jeune femme se met à courir soit car elle se trouve en plein milieu de la route ou car elle panique de voir arriver la foule sur elle. Un tel déni du harcèlement ne donne pas envie aux femmes d’aller au Maroc et on sait qu’il y avait de nombreux marocains participant au taharruch de Cologne.

La vidéo a cependant mis le doigt sur un problème, lui, bien réel : le harcèlement sexuel et les agressions sexistes dans l’espace public des femmes au Maroc et qui sont en pleine « recrudescence », selon Khadija Ryadi. L’ex-présidente de l’Association marocaine des droits humains (AMDH) et Prix de l’ONU pour les droits de l’homme en 2013 explique à l’AFP que « des femmes sont agressées dans la rue, humiliées, insultées » et qu’à un certain moment de la nuit, cela « devient l’état de siège pour elles »…

Preuve que la question de la tenue vestimentaire des femmes reste encore un sujet sensible : la réaction de certains internautes sous la vidéo. Certains ont jugé que son jean et son t-shirt étaient une tenue « indécente » et que la jeune femme avait donc eu « ce qu’elle méritait ». Nouzha Skalli analyse la situation au Maroc comme pleine de contradictions avec d’un côté la « libéralisation des mœurs, qui légitime l’attrait sexuel pour les filles et déculpabilise la drague » et de l’autre la « propagation d’une idéologie misogyne et agressive, qui les accuse de s’habiller de façon provocante et les considère comme responsables ».

Voici donc ce que nous importons en France comme si nous n’étions pas assez harcelées par les machos franchouillards.

Par La Voix Du Nord Publié le 09/08/2017

«  J’en peux plus. J’ai même pensé à me suicider.  » Mélissa, 20 ans, est au bout du rouleau. C’est que depuis deux mois, elle reçoit chaque jour une lettred’un mystérieux corbeau . Soit environ une centaine de courriers, où se mêlent menaces de mort et insultes . Et ce n’est pas tout. Quelqu’un se fait passer pour elle sur les réseaux sociaux , et n’hésite pas à créer de faux profils Facebook . Sur ceux -ci, l’ auteur diffuse des photos de personnes d’Avesnes, avec des insultes. «  Des gens veulent venir me frapper , souffle Mélissa. Je n’ose plus sortir de chez moi.  »

Le corbeau s’en est aussi pris à la famille de la jeune fille . Sa sœur reçoit elle aussi des courriers régulièrement. Certaines cartes postalesreprésentent la ville de Grenoble , mais aucune enveloppe n’est cachetée. Tout comme sa fille , la mère de Mélissa est fatiguée de cette situation. «  On est obligé d’aller tous les jours à la gendarmerie . Ma fille ne dort plus…  »

« Je fais des crises d’angoisses, descauchemars. Il faut que ça s’arrête »

Dans ses lettres, le corbeau menace de diffuser des photos de la victime sur Internet . Il lui demandeaussi de se remettre avec son ex- copain de qui Mélissa est séparée depuis le mois de juin, après dix mois de relation . Relation presque exclusivement virtuelle. Sur certains courriers, il menace de s’en prendre au copain actuel de Mélissa.

Il explique aussi qu’il la surveille tous les jours, n’hésitant pas à décrire les vêtements que la fille portait deux jours avant. «  Je fais des crises d’angoisses, des cauchemars. Il faut que ça s’arrête. » Elle le sait, demain matin encore, des enveloppes à son nom l’attendront dans sa boîte aux lettres . Elles viendront gonfler la collection qu’elle a enfouie dans un sac plastique . En espérant que tout cela s’arrête, le plus rapidement possible.

Argentine : une fillette de 10 ans enceinte après un viol ne pourra pas avorter

L’avortement est interdit en Argentine, mais autorisé lorsque la grossesse est le fruit d’un viol ou qu’elle met en danger la vie de la mère. Toutefois, le parquet a estimé que l’avortement n’était pas possible en raison de l’avancement de la grossesse. «Même si la loi ne fixe pas de limite pour une IVG, la logique va dans cette direction», a souligné le procureur général Alejandro Gullé. 
Les parents de la fillette devront décider s’ils veulent prendre soin du bébé ou le faire adopter.

Leur récit publié sur Facebook fait froid dans le dos. Trois amies, qui buvaient un verre en terrasse à Marseille, disent avoir été témoin d’un viol en plein jour ce dimanche. C’est une des trois jeunes femmes, Elvire Duvelle-Charles, qui « a remarqué qu’il se passait quelque chose d’anormal ». Un individu, « probablement sans domicile fixe », « était allongé sur » une femme « inconsciente » et « faisait des mouvements de va et vient », raconte Marguerite Stern qui a fini par se lever, tout comme d’autres clients du bar. Egalement témoin de la scène, un des serveurs a « balancé des verres au visage de l’agresseur avant qu’il prenne la fuite », ajoute-t-elle…

 «Les forces de l’ordre ont essayé de minimiser ce qu’il venait de se produire, en disant « qu’il était peut-être juste en train de se frotter », alors que ça remettait nos témoignages en question », dit-elle à Buzzfeed. « Les pompiers n’ont pas très bien parlé à cette femme, ils ont parlé de lui faire une piqûre ou de la menotter. Non, on ne met pas des menottes à une victime. Le viol est un crime. Ce n’était pas du tout considéré avec la gravité avec laquelle ça devrait être considéré».

Marguerite Stern, qui se présente comme féministe, conclut : « Depuis que ce viol a eu lieu jusqu’au moment où j’ai décidé de le raconter sur Facebook, des dizaines de femmes en France ont subi la même chose. La majorité ne porteront pas plainte, et seule une infime minorité des agresseurs qui seront entendus par un juge seront condamnés. Lorsque nous sommes témoins d’une agression, il faut réagir, même si parfois c’est compliqué. Il en va de notre responsabilité collective et individuelle ».

Le parquet de Bourges a ouvert, ce jeudi 3 août, une information judiciaire concernant un viol qui se serait déroulé, dans la nuit de samedi à dimanche, dans une discothèque de la Nièvre.La plaignante, une Nivernaise de moins de 20 ans, a déposé plainte, dans l’après-midi de dimanche, auprès des gendarmes de La Charité-sur-Loire.

L’auteur présumé, un barman de 35 ans, jamais condamné à ce jour, a été interpellé, lundi, à son domicile nivernais.À l’issue de sa garde à vue, il a été placé en détention provisoire à la maison d’arrêt de Nevers.Le suspect a été écroué Les investigations se poursuivent. Des témoins potentiels devraient être entendus, essentiellement des clients de l’établissement. Des expertises psychologiques seront également conduites.

Jordanie: Les violeurs ne pourront plus épouser leur victime pour échapper à la prison

VIOL Jusqu’à ce mardi, une femme violée était contrainte de se marier avec son bourreau en Jordanie…

Le chanteur R.Kelly contraint d’annuler ses concerts. Il est en effet accusé d’être le gourou d’une secte et de retenir plusieurs jeunes femmes chez lui, allant jusqu’à contrôler leurs faits et gestes et les soumettre à des ébats sexuels.

Fêtes populaires, festivals de musique… A chaque rassemblement, l’alcool aidant, certains hommes profitent de l’anonymat relatif qu’offre la foule pour commettre des gestes que le Code pénal punit de cinq (agression sexuelle) à quinze ans de prison (viol). Un phénomène qui ne se limite pas à Bayonne, ni même à la France.

Ainsi, fin mai à Darmstadt (Allemagne), dix-huit femmes ont déposé plainte pour agression sexuelle à l’issue d’un concert gratuit. En France, il n’existe aucune statistique officielle permettant de quantifier le phénomène. Mais un tour sur Twitter permet de se rendre compte que l’Hexagone n’est pas épargné.

La médiatisation plus importante que le phénomène

Contacté à plusieurs reprises cette semaine par 20 Minutes, la direction de Live Nation qui organise, entre autres, le festival du Main Square à Arras (Pas-de-Calais)n’a pas souhaité répondre à nos questions. De quoi illustrer la légèreté avec laquelle ce genre de sujet est traité par certains organisateurs de festivals en France.

>> Festival: Faut-il détester Live Nation ?

Autre exemple avec l’un des porte-parole du Download Festival, qui s’est tenu début juin en région parisienne. « Nous n’avons pas mis en place des mesures particulières de prévention. Il y a des efforts à faire, c’est sûr. Mais la médiatisation sur ce sujet a vraiment commencé après notre festival… »

Des flyers expliquant qu’une main aux fesses, ce n’est pas bien

L’Autriche, elle, n’a pas attendu. En décembre dernier, en prévision des festivités du Nouvel An, les autorités ont distribué 6.000 alarmes de poche permettant aux femmes d’émettre un son strident en cas de danger.

Après avoir recensé quatre cas de viol et 23 d’agressions sexuelles, début juillet, les organisateurs du festival Bravalla (Suède) ont, eux, carrément annoncé qu’il n’y aurait pas d’édition 2018. Découvrant cette décision, une actrice suédoise, Emma Knyckare, a proposé d’organiser à la place un festival « uniquement réservé aux femmes ».

 

Traduction : « Que diriez-vous d’organiser un festival dont les hommes seront exclus jusqu’à ce qu’ils comprennent comment se comporter ? »

« Ce n’est pas une solution, tranche Sandrine Hackman, du Planning familial. Il faut plutôt réfléchir à des moyens de pouvoir faire la fête ensemble. Et donc conscientiser, petit à petit, les hommes à ce problème. » Quitte, puisqu’il le faut, à leur distribuer des flyers montrant qu’une main aux fesses, ce n’est vraiment pas bien…

Mardi, le procureur des mineurs de Mulhouse a mis en examen un adolescent âgé de 16 ans, accusé d’avoir violé sa mère. Selon la gendarmerie, les faits se sont déroulés à Cernay, dans le Haut-Rhin.

La mère du jeune homme mis en cause s’est présentée, dimanche, à la gendarmerie. Elle venait pour dénoncer l’agression sexuelle commise par son fils à leur domicile dans la soirée de samedi.

Quatorze plaintes pour attouchements et agressions sexuelles ont été déposées pendant les fêtes de San Fermin à  Pampelune, ont annoncé les autorités espagnoles samedi. Deux plaintes pour agression sexuelle – catégorie qui comprend les viols en Espagne – et 12 plaintes pour attouchements ont été enregistrées, selon le communiqué publié par la mairie de Pampelune au lendemain de la fin des huit jours de festivités. Onze hommes ont été arrêtés en lien avec ces plaintes.

>> A lire aussi : Un viol et une agression sexuelle pendant les Fêtes de Bayonne

En 2016, 16 plaintes avaient été déposées, dont cinq pour viol. La ville a de nouveau mis en place cette année une campagne pour tenter de prévenir les agressions sexuelles.

Deux hommes de 27 et 35 ans ont été arrêtés samedi par la police de Birmingham, accusés d’avoir violé une jeune fille de 14 ans , mardi soir dans cette grande ville du centre de l’Angleterre . Les forces de l’ordre sont toujours à la recherche d’untroisième homme , soupçonné d’avoir agressé la victime au cours de la même soirée, alors qu’elle cherchait de l’aide.

A suivre malheureusement car l’été n’est pas fini. Alcools, drogues, musiques abrutissantes perturbent la notion de bien et de mal, à condition qu’elle ait été acquise, ce qui n’est pas sûr dans notre société de droit à, se faire plaisir, moi d’abord, je t’emmerde, nique ta mère, jouissance et orgasme obligatoires, après moi le déluge, etc.

La Connectrice

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