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Archives de Catégorie: guerre

« La France a une part de Chine en elle : mais quelle part ? Dossier.

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Guerre 1914-1918. Cantonnement des Chinois employés à la poudrerie de Saint-Fons (Rhône) © Roger-Viollet

Guerre 1914-1918. Cantonnement des Chinois employés à la poudrerie de Saint-Fons (Rhône) © Roger-Viollet

 A l’occasion du 75ème anniversaire de la libération du Sud de la France, le président Macron a rendu hommage aux soldats africains ayant contribué à la libération du Sud de la France en déclarant « La France a une part d’Afrique en elle »

https://youtu.be/z1Y7oZLkxFc

Le président de la République a prononcé un discours très politique à Saint-Raphaël, dans le Var, ce jeudi 15 août lors des commémorations des 75 ans du débarquement de Provence. https://www.rtl.fr/actu/politique/vid…

Il y a une contradiction flagrante à affirmer que la France est multiculturelle et valoriser avec emphase la contribution de l’Afrique à la libération de la Provence. Mais quand valorise-t-on la contribution des italiens et des portugais à la reconstruction post guerre ? Quid de la main d’oeuvre espagnole dans l’agriculture ? Quid du travail des polonais dans les mines ? Et qui se souvient des milliers de travailleurs chinois assistant l’armée française en 14-18 ainsi que l’industrie de l’armement ? Quid des ouvriers chinois dans les usines d’automobiles ? Vous trouverez à la fin de cet article un dossier sur la contribution des chinois en particulier et des asiatiques en général à l’effort de guerre.

Contribution des africains et maghrébins à la libération de la Provence

Si il est indiscutable que des maghrébins et des africains, réquisitionnés dans nos colonies de l’époque, parfois arrachés de force à leur village et leur famille, ont participé à l’effort de guerre sous le commandement du général Jean de Lattre de Tassigny, l’offensive a été victorieuse grâce à l’intervention des forces alliées britanniques et américaines. Les troupes marocaines ont été héroïques et parmi les troupes algériennes se trouvaient près de la moitié de pieds-noirs. Sans vouloir ignorer le courage des soldats coloniaux, il est inexact de prétendre que la libération de la Provence s’est faite uniquement avec des africains.

Dette coloniale et immigration africaine

Dans le contexte actuel d’islamisation et d’immigration pléthorique de migrants originaires d’Afrique, ramener la libération de la France à l’intervention des africains est clairement verser de l’huile sur le feu des revendications des immigrants qui réclament le « paiement de la dette coloniale », l’islamisation de la France parce que les musulmans y ont mis le pied, les accommodements raisonnables avec l’Islam, l’indulgence pour les voleurs et délinquants et criminels, le droit au logement, le droit aux aides sociales, le droit aux soins médicaux gratuits (l’une des causes de l’engorgement des urgences), le droit au viol des femmes blanches, le droit aux insultes et aux menaces pour les méchants blancs sous-chiens, le droit aux services publics, le droit d’imposer le halal dans les écoles et services publics, le droit à des salles de prière dans les universités, le droit de se baigner habillé dans les piscines publiques, le droit de prier dans les rues, le droit de se faire construire des mosquées avec l’argent public au prétexte de la culture, le droit de séparer femmes et hommes, le droit d’afficher ostensiblement la religion musulmane avec le foulard ou la djellaba pour les hommes, le droit d’insulter la police et les femmes dans leurs chansons et leurs rassemblement « décoloniaux », le droit au racisme et le droit de faire passer l’oumma islamiya avant le Bien Commun France.

Le rôle de la Chine dans la lutte contre les nazis en 39-45

Quand les troupes de l’Allemagne nazie se sont déployées dans toute l’Europe en 1940, les troupes chinoises ont lancé des contre-offensives hivernales sur les divers fronts de bataille du pays, forçant le Japon à attacher une plus grande attention aux champs de bataille en Chine.

« C’est la raison principale pour laquelle le Japon n’a pas répondu à la demande de l’Allemagne l’invitant à attaquer l’Union soviétique ou à repousser les troupes britanniques en Asie du Sud-Est », a estimé Peng. .. Les pertes des forces alliées de l’Occident auraient été plus grandes sans la ferme résistance de la Chine…Durant la guerre, la Chine a également fourni à ses alliés d’importantes quantités de ressources agricoles et minérales : celles d’une valeur de 450 millions de dollars à l’Union soviétique, de 747,85 millions de dollars aux Etats-Unis et de 114,8 millions de livres sterling à la Grande-Bretagne, a précisé Rong.

http://french.peopledaily.com.cn/Horizon/3380245.html

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Contribution des asiatiques et des chinois à l’effort de guerre en 14-18

  • Les oubliés de la Grande Guerre

Le 17 février 1917, près de Malte, un sous-marin allemand torpillait le paquebot français «Athos», faisant 754 morts, majoritairement des Chinois. Ces hommes devaient rejoindre un contingent de 140 000 travailleurs de leur pays. Une main-d’œuvre à l’histoire largement méconnue.

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11:13  Lu par Marie Lenoir

https://www.monde-diplomatique.fr/2017/04/POUILLE/57358

L’accès des estaminets est interdit aux travailleurs indigènes chinois.» Un murmure de stupéfaction parcourt l’assemblée réunie dans une salle municipale archicomble de Saint-Valery-sur-Somme quand Ma Li projette l’image de cet arrêté militaire français datant du 31 mars 1917. Quelques minutes plus tôt, cette professeure de l’université du Littoral-Côte d’Opale à Boulogne-sur-Mer montrait l’échange épistolaire entre un fonctionnaire et un élu du Nord furieux d’avoir surpris plusieurs Chinois qui cultivaient leurs légumes sur les pâtures communales.

Ce soir d’octobre 2016, Ma Li répond à l’invitation de la Société d’archéologie et d’histoire. Originaire de Canton, elle enquête sans relâche depuis son arrivée, en 2003, sur la vie méconnue des 140 000 paysans chinois enrôlés en France, avec 400 interprètes, pendant la première guerre mondiale. Au même moment, l’empire russe en acheminait 200 000, par l’intermédiaire de recruteurs privés, jusqu’aux forêts de Sibérie, aux usines de Moscou, aux mines de charbon de Donetsk ou au chantier du chemin de fer reliant Petrograd (aujourd’hui Saint-Pétersbourg) au port de Mourmansk. Après l’effondrement du régime tsariste, 40 000 d’entre eux environ intégrèrent les forces combattantes de l’Armée rouge.

Ceux qui débarquèrent sur le sol français dès le 24 août 1916 devaient pallier le manque de bras dans les usines et œuvrer dans les bases arrière des armées alliées. Un officier retraité des troupes coloniales, Georges Truptil, fut missionné à Pékin pour dénicher ces travailleurs. Il trouva un interlocuteur auprès de Huimin, une compagnie privée créée par des officiels chinois pour sauvegarder l’apparence de la neutralité du pays dans le conflit, proclamée par le gouvernement d’alors. Truptil fut rapidement suivi par les Britanniques, qui s’appuyèrent sur des pasteurs anglicans installés dans les campagnes du Shandong, dans l’est de la Chine : «Ils recevaient une prime de 17 shillings par tête», affirme la chercheuse. L’empire colonial britannique est rodé à cet exercice : entre 1903 et 1910, il a expédié 64 000 travailleurs chinois vers les mines d’or sud-africaines.

Les témoignages que Ma Li recueille en Chine auprès de quarante-cinq familles de descendants de travailleurs viennent compléter les informations distillées par les archives militaires. «Parmi ces Chinois, 88% étaient des paysans illettrés qui ont subi eux aussi le traumatisme de la guerre. Ils ne parlaient pas beaucoup de leur expérience française, et seuls quelques immigrés ont laissé des notes. Leurs témoignages sont précieux», affirme-t-elle. Et de préciser : «Nous savons qu’ils étaient, pour la grande majorité, originaires de la province du Shandong et âgés de 16 à 40 ans.»

Quarante mille Chinois ont été placés sous autorité française, avec des contrats de cinq ans et un salaire de 5 francs par jour pour l’ouvrier qualifié, négocié par la Confédération générale du travail (CGT). Ils faisaient tourner les usines — comme les ateliers d’artillerie du Creusot —, déchargeaient les bateaux dans les ports de Marseille, du Havre ou de Dunkerque, puis creusaient les tranchées des poilus, dans la Marne, sur le front de l’Est. Cent mille ont travaillé sous commandement britannique avec des contrats de trois ans. Ma Li commente : «Les Anglais étaient les plus pingres. Jamais plus de 1,50 franc par jour, alors que le danger était plus grand.» Soit un dixième du salaire ouvrier français de l’époque.

Creuser les tranchées, déminer les terres…

Les Chinois au service des forces du Commonwealth entretenaient les routes et les rails de l’arrière-front, mais creusaient aussi les tranchées de la Somme et de l’Artois, et ramassaient les dépouilles de soldats pour les enterrer. Autour de Lens et de la crête de Vimy, dont les Canadiens s’emparèrent en avril 1917, ils ont déminé les terres pour les rendre aux agriculteurs, ont évacué les gravats des villages bombardés pour faciliter le retour des populations — des éboueurs de guerre, en quelque sorte. Comme l’explique Ma Li, «il était très dangereux de manipuler les obus non explosés. Or ils n’étaient pas payés pour une tâche pareille. Ces munitions étaient alors rassemblées dans des trous, puis recouvertes à la va-vite de ferraille et de terre. C’était leur technique.» Une pratique que nous confirme M. Frédéric Willemetz, démineur de la sécurité civile d’Arras. Avec quinze autres policiers, il déterre à plein temps les dépôts de munitions de la Grande Guerre à travers les Hauts-de-France. «Surtout pendant la récolte des pommes de terre, ou lorsqu’une pelleteuse de chantier enfonce son godet un peu trop profondément. Parfois, on retrouve des obus vides mais gravés de dessins asiatiques… Un art lancé par les poilus.»

Si la République de Chine — restée officiellement neutre dans le conflit jusqu’en août 1917 — a accepté un tel transfert de main-d’œuvre, ce n’est pas par bonté d’âme. À l’issue des deux guerres de l’opium et de la mise à sac du Palais d’été par les troupes britanniques et françaises, entre 1839 et 1860  (1), les grandes puissances étranglent son économie. Elles contrôlent l’exploitation des chemins de fer et de nombreuses usines, coordonnent le prélèvement d’impôts et profitent d’enclaves territoriales comme Tianjin, Canton, Qingdao et Shanghaï, sans parler de Hongkong, cédée officiellement à l’Empire britannique en 1842.

À la suite de la révolte des Boxers (1899-1901), qui visait notamment l’occupation étrangère, «on condamna la Chine à payer une indemnité de 67 millions de livres pendant trente-neuf ans,détaille Ma Li. Cet envoi massif de main-d’œuvre vers la France va donc lui permettre de renégocier ce délai, d’obtenir le droit de revoir à la hausse ses tarifs douaniers pour favoriser ses industries, et de décrocher la promesse d’une participation à la conférence de paix.»Celle-ci se tint à Versailles en 1919, mais ne permit pas à la Chine de récupérer le Shandong : la province passa des mains de l’Empire allemand… à celles de l’Empire japonais. Cette cession, insupportable pour les Chinois, aboutit au soulèvement nationaliste du 4 mai. Certains de ses protagonistes fonderont le Parti communiste chinois deux ans plus tard, en 1921.

En France, la grippe espagnole, le choléra, quelques exécutions et de nombreux accidents tuèrent 20 000 travailleurs chinois. À Noyelles-sur-Mer, un village à 8 kilomètres de Saint-Valery-sur-Somme, on visite le plus grand cimetière chinois d’Europe, avec ses 849 stèles blanches; il a été inauguré en 1921. À cet emplacement aujourd’hui verdoyant s’étalait un vaste camp de transit des Chinois sous commandement britannique. Une fois leur contrat terminé, les survivants rentraient au pays.

Lors d’un séjour au Shandong, Ma Li a découvert que des dizaines de ces travailleurs avaient emmené une fiancée française. «Ils entretenaient des relations avec les Françaises. Certaines offraient leurs services contre l’équivalent d’un mois de salaire. D’autres cherchaient une relation stable auprès d’hommes jugés doux et courageux. Il faut dire que, après la guerre, beaucoup de soldats français démobilisés ont sombré dans l’alcoolisme.» Quelle ne fut pas la surprise de ces migrantes quand elles se rendirent compte sur place que leurs compagnons étaient déjà mariés… «Elles se retrouvaient littéralement concubines, et beaucoup allèrent se plaindre à l’ambassade de France.»

Moins de 1 800 travailleurs chinois ont choisi de rester sur le sol français. Tous étaient sous contrat avec l’armée française, qui, contrairement aux Britanniques, leur offrait une possibilité de s’installer. Parmi eux, un certain Tchang Tchang Song, dont l’un des douze enfants est installé à Malakoff (Hauts-de-Seine). «J’ai grandi à La Machine, dans la Nièvre, où mon père s’est fait embaucher comme mineur de charbon. Là-bas, nous étions tous des gueules noires, on ne se posait pas de questions sur ses origines, et toutes les nationalités coexistaient», raconte M. Gérard Tchang, 74 ans. Ce n’est qu’à l’âge de la retraite qu’il s’est intéressé à son identité chinoise. «Avec ma femme, nous avons passé de longues journées aux archives du Service historique de la défense, à Vincennes. Nous avons retrouvé le bateau qui avait emmené mon père, âgé de 20 ans, de Nankin à Marseille, en 1917. Après ces trois mois de voyage, l’armée française l’a envoyé à Suippes, dans la Marne, pour creuser les tranchées des poilus.» Trois ans plus tard, Tchang Tchang Song choisira de rester. Il deviendra mineur et rencontrera la jeune Louise, «avec qui il décrochera la médaille d’or de la famille française», précise M. Tchang, encore plus fier du passé de résistant de son père comme franc-tireur et partisan (FTP) pendant la seconde guerre mondiale.

Amoureux d’une nourrice luxembourgeoise

À Ventabren, près d’Aix-en-Provence, Mme Christiane Galas, 87 ans, conserve elle aussi le souvenir d’un père héroïque : «Il s’appelait Tong Xuan Peng et est devenu orphelin à 6 ans. Il est arrivé en France comme interprète, tandis qu’il apprenait les langues à Hongkong. C’est une belle affiche lui promettant l’aventure qui l’a convaincu de partir. Mais il ne s’attendait pas à la guerre.» Parce qu’il baragouine le français et maîtrise cinq dialectes chinois, Tong Xuan Peng sert d’intermédiaire entre les travailleurs et les officiers. Un pistolet lui est même fourni en cas de mutinerie. Il quitte l’armée en 1921, avec un permis de conduire. Et devient chauffeur de notables. «Mon père tombe alors amoureux d’une nourrice luxembourgeoise qui s’occupait du bébé d’une femme médecin à Paris.» Le couple s’installe dans le Midi, et Tong Xuan Peng devient cuisinier au Grand Hôtel de Salon-de-Provence. «Dès qu’un Asiatique lui était signalé, il l’invitait à la maison. Nous avons souvent eu à déjeuner certains de ses “frères” déracinés. À la fin des années 1950, Peng se rendait régulièrement au camp des rapatriés indochinois de Sainte-Livrade-sur-Lot pour aider les plus démunis dans leurs démarches administratives ou pour traduire des lettres.»

Mme Galas parle d’un père obsédé par l’instruction : «Il nous emmenait voir les opéras classiques après avoir âprement négocié le prix du billet et nous forçait à jouer de plusieurs instruments.» Sa mère meurt brusquement à 43 ans, laissant Tong Xuan Peng veuf à 53 ans. «Il a pris en charge les mariages de mes frères et retapé des maisons en ruine pour nous laisser à chacun un pécule.» Mme Galas a tenu avec son époux un laboratoire photographique réputé. Agnès, l’aînée de ses trois filles, est devenue enseignante-chercheuse à l’université d’Aix-Marseille. Elle participe désormais à un projet européen de partage des pratiques innovantes d’enseignement avec l’Asie. «Un tout petit clin d’œil à la Chine», dit-elle.

Jordan Pouille

Journaliste.

(1La première guerre de l’opium (1839-1842) a été menée par le Royaume-Uni, et la seconde (1856-1860) par le Royaume-Uni, la France et les États-Unis, obligeant la République de Chine à ouvrir vingt-sept zones d’influence et à céder Hongkong au Royaume-Uni. Ma Li parle de «semi-colonisation».

 

L’appel aux travailleurs étrangers, coloniaux et chinois pendant la Grande Guerre

Dès l’été 1914, la pénurie de main-d’œuvre masculine nationale s’impose aux autorités françaises comme un des problèmes les plus aigus. La féminisation du marché du travail et le nombre relativement faible des prisonniers de guerre s’avèrent insuffisants, si bien que le recours aux travailleurs étrangers, coloniaux et chinois apparaît une solution nécessaire. Si les flux de travailleurs libres ne sont pas négligeables, en réalité la très grande majorité des étrangers et des coloniaux sont recrutés par l’État français. Officiellement, plus de 225 000 coloniaux et chinois (soit plus de 7% de la main-d’œuvre militarisée et 16% de la main-d’œuvre civile dans les usines d’armement pour toute la durée du conflit) et au moins autant d’étrangers ont travaillé sur le sol métropolitain pendant la guerre.
Guerre 1914-1918. Groupe de travailleurs chinois, octobre 1916 © Piston / Excelsior – L'Equipe / Roger-Viollet

Guerre 1914-1918. Groupe de travailleurs chinois, octobre 1916 © Piston / Excelsior – L’Equipe / Roger-Viollet

Chiffres et répartition

Dans le premier cas, il s’agissait d’Algériens (près de 80 000), de Marocains (35 000), de Tunisiens (18 500), mais aussi d’Indochinois (49 000), de Chinois (37 000), auxquels s’ajoutent des groupes moins nombreux, comme les Malgaches (5 500).

Ouvriers Tonkinois encadrés par des soldats français le 26 mai 1917

Ouvriers Tonkinois encadrés par des soldats français le 26 mai 1917 © Bibliothèque de documentation internationale contemporaine-MHC

Ces chiffres sont probablement sous-estimés : en effet, une bonne partie des contingents sénégalais et indochinois fut considérée comme impropres au combat et classé « bataillons d’étapes », constituant ainsi une sorte d’armée de manœuvres, d’infirmiers et de brancardiers. Ainsi, il faudrait doubler par exemple le nombre des Indochinois… Les étrangers, quant à eux, viennent pour l’essentiel des pays limitrophes (Espagne, Portugal, Italie) mais on dénombre aussi plus de 20 000 Grecs.

Ces chiffres ne tiennent compte ni des travailleurs qui se déplacent librement et/ou qui ne sont pas déclarés, ni des dizaines de milliers de réfugiés belges (nombre estimé à 325 000 au moment de l’armistice).

Étrangers d’une part, coloniaux et Chinois d’autre part, se répartissent sur l’ensemble du territoire en groupes plus ou moins importants, de quelques dizaines à plusieurs milliers. Les premiers se trouvent dans les campagnes (plus de 100 000 Espagnols travaillent dans l’agriculture pendant la guerre), mais aussi dans l’industrie, notamment dans les usines de guerre. Les seconds sont majoritairement employés dans les établissements publics ou privés fabricant du matériel et des munitions, dans les ateliers de l’intendance, dans les transports, dans les mines, et surtout dans les travaux de terrassements à l’arrière et au front. Dans les deux cas, il s’agit d’une main-d’œuvre peu ou pas qualifiée.

Contrôler et gérer la main d’œuvre

Le recrutement – et dans certains cas la réquisition -, l’acheminement et surtout la présence en France de tous ces hommes d’origine extrêmement variée ne vont pas sans poser un certain nombre de problèmes, et d’abord d’organisation.

Guerre 1914-1918. "Les travailleurs coloniaux et étrangers dans nos manufactures de guerre", région de Lyon, mi-septembre 1916. Sénégalais chargeant les obus. Photographie parue dans le journal Excelsior du dimanche 17 septembre 1916. © Piston / Excelsior

Guerre 1914-1918. « Les travailleurs coloniaux et étrangers dans nos manufactures de guerre », région de Lyon, mi-septembre 1916. Sénégalais chargeant les obus. Photographie parue dans le journal Excelsior du dimanche 17 septembre 1916. © Piston / Excelsior – L’Equipe / Roger-Viollet

Au nom aussi de la lutte contre l’ »indésirabilité » politique et la « concurrence au travail national », le gouvernement se dote d’une organisation nouvelle. Une Commission Interministérielle de la Main-d’Œuvre (CIMO), est mise sur pied en septembre 1915, qui définit peu à peu les principes généraux de la gestion de la main-d’œuvre, les conditions d’embauche ou encore la forme des contrats de travail. En outre, trois organes sont créés entre 1915 et 1917, sous la tutelle des trois ministères de l’Agriculture, de la Guerre et du Travail, ce dernier s’imposant progressivement dans la direction de la politique d’immigration.

Le Service de la main-d’œuvre coloniale et chinoise (SOTC), qui dépend d’abord du ministère de l’Armement, est rattaché au début 1916 à la Direction des Troupes Coloniales du ministère de la Guerre. Organe militarisé, il comprend plusieurs sections correspondant chacune à une « race » de travailleurs. Il dispose de commandements régionaux qui gèrent les « groupements de travailleurs ». Le second organe est le Service de la main-d’œuvre étrangère (SMOE) qui dépend dans un premier temps du Sous-Secrétariat d’État de l’Artillerie et de l’Armement mais passe en janvier 1918 sous la tutelle du ministère du Travail. Composé d’une quinzaine de personnes, il s’occupe exclusivement de la « main-d’œuvre blanche » ; les Européens ont un statut civil et des contrats négociés par leurs gouvernements avec le gouvernement français.

Tonkinois travaillant à la cueillette dans les jardins de Trianon, Versailles © Albert Harkingue / Roger Viollet

Tonkinois travaillant à la cueillette dans les jardins de Trianon, Versailles © Albert Harkingue / Roger Viollet

Enfin, est constitué le Service de la main-d’œuvre agricole (SMOA). Ces différents services gèrent la main-d’œuvre, la placent, la contrôlent, s’assurent du respect des normes (contrats de travail, hygiène, conditions de vie, ordre public…). Leur organisation consacre une double distinction. Une distinction professionnelle et économique d’abord, puisque l’agriculture et l’industrie relèvent de deux ministères différents. Une distinction raciale d’autre part, puisque les Européens de « race blanche » et les « exotiques » sont traités séparément ; concernant ces derniers, les industriels ou particuliers peuvent même préciser la « race » désirée.

La mise en place d’une politique racialiste

Dans le contexte spécifique de la guerre, les circulations migratoires sont évidemment surveillées, voire restreintes. Néanmoins, étrangers et coloniaux ne reçoivent pas le même traitement. S’ils sont en principe contrôlés à leur arrivée en France, notamment dans les postes frontières (Cerbère, Perpignan, Bayonne, Modane…), des centres d’hébergement ou des dépôts, s’ils sont assujettis à la possession d’une carte d’identité spécifique à partir d’avril 1917, les premiers sont relativement libres. Coloniaux et Chinois, en revanche, sont militarisés, surveillés de manière beaucoup plus rigoureuse (contrôle postal, obsession réglementaire et disciplinaire…).

Guerre 1914-1918. Cantonnement des Chinois employés à la poudrerie de Saint-Fons (Rhône) © Roger-Viollet

Guerre 1914-1918. Cantonnement des Chinois employés à la poudrerie de Saint-Fons (Rhône) © Roger-Viollet

Ils sont l’objet d’un grand renfermement comme l’atteste l’obligation qui leur est faite de loger dans des dépôts et dans des camps le plus souvent situés à la périphérie des villes, composés de baraques Adrian où les conditions de vie sont très précaires, voire vraiment difficiles. Coloniaux et exotiques sont par ailleurs saisis au moyen du racialisme dominant de l’époque. De très nombreuses instructions officielles rappellent ainsi qu’ils doivent être groupés en fonction de leur origine tant sur les lieux de travail que dans les cantonnements. Il faut par exemple séparer Chinois et Indochinois, Kabyles et Arabes, Marocains et Algériens… La « politique des races » est en quelque sorte acclimatée sur le territoire métropolitain, où sont transférés des catégories et des modes d’appréhension propres à la situation coloniale. Mais au-delà des « antipathies de race », il y a aussi des raisons économiques puisque les autorités publiques estiment que grouper les coloniaux par « race » permet d’obtenir un rendement au travail meilleur. Enfin, il y a probablement aussi des raisons plus politiques, et notamment la crainte que des contacts entre les travailleurs coloniaux puisse subvertir d’une manière ou d’une autre la domination coloniale.

Réguler les relations avec les populations françaises

Ce sont ces arguments qui poussent les autorités militaires en charge des coloniaux et des Chinois à tenter de réguler les relations entre ces travailleurs et les populations françaises. Au nom des spécificités – religieuses, culturelles, alimentaires – propres à chaque « race », elles tentent d’imposer un repli de chaque « communauté » sur elle-même ; ainsi sont créés des cafés maures, proposées des activités culturelles ou éducatives (cours de français), respectées les fêtes propres à chaque groupe (Nouvel An Chinois, Fête du Têt…). Mais l’idée est surtout de minimiser les contacts entre ces « exotiques », comme on les appelle parfois, et les populations françaises avec lesquels les incidents parfois très violents se multiplient, notamment à partir de 1917.

Guerre 1914-1918. Femmes et Chinois travaillant dans une usine d'armements française. © Collection Roger-Viollet / Roger-Viollet

Guerre 1914-1918. Femmes et Chinois travaillant dans une usine d’armements française. © Collection Roger-Viollet / Roger-Viollet

Mais ce qui inquiète aussi plus particulièrement les autorités françaises, ce sont les rapports entre les coloniaux et les femmes françaises. Dès 1916-11917, l’encadrement déplore par exemple les unions avec les Indochinois ; en 1918, le général Aube à la tête de la Direction des Travailleurs Coloniaux, insiste très officiellement sur les « inconvénients que peuvent présenter les unions entre françaises et ouvriers Nord-Africains », la « condition des enfants » étant l’une des préoccupations majeures.

Ces unions entre Françaises et coloniaux sont fortement déconseillées en raison d’abord du tabou que constituent les relations sexuelles entre des femmes blanches et des hommes de couleur perçus comme des êtres inférieurs, mais aussi à cause des problèmes juridiques qui en découlent : une Française qui épouse un étranger ou un ouvrier colonial perd alors sa nationalité et se pose en outre le problème du statut des enfants issus de ces unions (quel statut leur donner ? quelle solution juridique pour ce type de métissage ?). L’union entre une Française et un colonial représente enfin une puissante subversion symbolique de la domination coloniale.

Le bilan du séjour en France de ces travailleurs étrangers et coloniaux est en partie connu, mais reste encore à approfondir. L’épisode a montré les capacités d’adaptation et d’innovation de l’État français, il a permis à la fois la mise en place d’une véritable structure administrative consacrée à l’immigration et, une première rencontre de dizaines de milliers d’hommes venus de tout l’empire colonial avec les populations de la métropole et donc a fait jouer de manière nouvelle la domination coloniale. Les réticences de la société française face aux travailleurs coloniaux sont apparues avec force, renforcées par le racialisme ambiant qui justifie désormais une distinction entre les étrangers « de race blanche » désirables dont l’immigration est souhaitée pour l’après-guerre, et les coloniaux et les Chinois définis comme des « hommes de couleur » et donc définis comme indésirables.

Laurent Dornel, maître de Conférences en histoire contemporaine à l’université de Pau (laboratoire ITEM EA 3002, IRSAM)

 

Des travailleurs chinois au service de l’industrie de guerre en France 1914-1918

Première Guerre mondiale : ces Asiatiques venus au front

09.11.2018, par Claire Tran

Pendant la Première Guerre mondiale, quelque 2 millions d’Asiatiques sont venus grossir les rangs sur le front en Europe et au Moyen-Orient. Ces soldats de l’ombre ont non seulement combattu mais ils ont aussi servi de main-d’œuvre dans les usines, notamment en France. Des expériences qui changèrent leur vie mais aussi leur vision du monde et qui contribuèrent à déclencher la décolonisation, comme l’explique l’historienne Claire Tran.

Alors que les commémorations de la Première Guerre mondiale sont l’occasion de revenir sur la vie éprouvante des Poilus dans les tranchées, celle de près de 2,5 millions de combattants et ouvriers venant d’Afrique et d’Asie reste encore méconnue. Parmi eux, 71 % étaient principalement des Indiens, des Chinois et des Vietnamiens. Que sait-on de la vie de ces 1 723 000 Asiatiques arrivés massivement en Europe et au Moyen-Orient entre 1914 et 1919 et plongés dans l’enfer de la guerre totale ? Au début du XXsiècle, États et sociétés d’Asie faisaient face à l’arrivée de centaines de milliers de colons occidentaux avec l’expansion impériale et l’imposition de « traités inégaux » , mais pendant plus de cinq ans, la Première Guerre mondiale entraîna en sens inverse une mobilité importante d’Asiatiques vers l’Europe.

Nombre de soldats asiatiques engagés dans la Première Guerre mondiale, provenant des différentes colonies d’Asie et du Japon.

Une mobilité d’ampleur inédite entre l’Asie et l’Europe

La propagande coloniale promettant de bonnes paies s’ils s’engageaient dans les troupes coloniales, attira surtout des paysans des régions pauvres du Pendjab (Inde), du delta du fleuve Rouge (Viêt Nam) ou de la concession française du Kouang-Tchéou-Wan (Chine), menacés par la famine. Mais certains membres des élites indiennes et vietnamiennes répondirent également à l’appel. Ce fut par exemple le cas, en Inde, de l’aristocrate Rajput Amar Singh ou de Sir Pertab Singh, régent de Jodphur et ami de la reine Victoria. Au Viêt Nam, le lettré nationaliste et réformiste Phan Chu Trinh appela de son côté ses compatriotes à soutenir l’effort de guerre de la France, avec l’espoir, en retour, d’une politique d’association contribuant à la formation d’une élite moderne et d’une représentation politique digne de ce que l’on pouvait attendre de la démocratie française.

Sir Pertab Singh, régent de Jodphur, est présenté au général Joffre, chef d’état-major de l’armée française.

Mais quelles sources pour écrire une histoire vue d’en bas, décrivant leur découverte de l’Europe et des Européennes dans un contexte culturel inconnu et un climat éprouvant, que ce soit dans les tranchés ou les usines d’armement ? Au-delà de la curiosité des habitants pour ces populations « exotiques » fraîchement débarquées, les lettres saisies par la censure militaire, les journaux intimes, les archives écrites et visuelles permettent de prendre la mesure de ce que fut l’expérience de ces Asiatiques en Europe. Ces sources permettent de dégager des itinéraires individuels de soldats, travailleurs, diplomates et d’étudiants, et font ressortir leurs découvertes et étonnements, leurs espoirs et déceptions du moment.

Mobilités et opportunités nouvelles

Indépendamment de la vision occidentalo-centrée les considérant comme de simples forces supplétives et subalternes au service des puissances impériales, ces travailleurs et soldats furent aussi des acteurs qui saisirent très rapidement l’opportunité de circuler sur une très longue distance, car, dans les colonies, tout déplacement, surtout vers la métropole, était étroitement contrôlé. Cette mobilité transcontinentale pouvait transformer leur destin individuel et, qui sait, collectif. Outre la découverte de la vie quotidienne des sociétés qui les colonisaient, les mouvements sociaux et politiques ainsi que la vision de puissances impériales, affaiblies par une guerre entre elles, ne furent pas sans conséquence sur ces hommes, de retour dans leur pays.

Nombre de travailleurs engagés dans la Première Guerre mondiale provenant de Chine et d’Indochine.

Après l’épreuve du voyage dans des conditions sanitaires souvent éprouvantes, les troupes asiatiques et indiennes, la plupart du temps dépourvues de vêtements adaptés, durent affronter les températures du climat européen dès leur arrivée dans les ports européens. Puis, ils découvrirent des hommes et des femmes issus de tous les milieux sociaux, donc une réalité culturelle et sociale très différente de celle renvoyée par les maîtres dans les colonies. Du côté des populations européennes, l’arrivée des troupes indiennes à Marseille en 1914 suscita la curiosité des habitants de cette ville, impressionnés par l’allure des sikhs. Enfin, les ouvriers vietnamiens et chinois, qui, du fait de leur statut militaire, étaient réquisitionnés, suscitèrent la méfiance des ouvriers, qui les perçurent comme des concurrents ou des briseurs de grève.

Des cipayes sur le front de l’Ouest

L’India Gate (Porte de l’Inde), monument aux morts qui se situe au cœur de New Delhi sur le boulevard Rajpath, rappelle l’importante contribution des 74 000 soldats morts, sur un total de 1,3 à 1,5 million de soldats et travailleurs indiens : « Aux morts des armées indiennes qui sont tombés dans l’honneur en France et en Flandre, en Mésopotamie et en Perse, en Afrique de l’Est, à Gallipoli et ailleurs dans le Proche et l’Extrême Orient. » Ce sont les Indiens qui stoppèrent l’avancée allemande à Ypres (Flandre) dès l’automne 1914. Des centaines de cipayes furent tués à Neuve-Chapelle (Pas-de-Calais) et plus de mille, dont beaucoup de musulmans, à Gallipoli dans les Dardanelles, entre février 1915 et janvier 1916, contre l’allié ottoman de l’Allemagne.

Défilé de l’infanterie indienne à l’occasion du 14 juillet 1916, avenue Alexandre III, à Paris.
Ce sont les Indiens qui stoppèrent l’avancée allemande à Ypres (Flandre) dès l’automne 1914.

À partir de son propre journal qu’il cacha dans ses bottes, son livre décrit en détail les affres des campagnes de l’armée des Indes britanniques en Mésopotamie, Syrie, Turquie et au Levant. Le livre de l’auteure bengalie Mokkhoda Debi, At ‘Home and the World’ in Iraq 1915-17 Kalyan Pradeep, paru en 1928, raconte, lui, la vie de son petit-fils Kalyan Mukherji.

Après des études de médecine à Calcutta et à Liverpool, il s’engagea comme médecin dans le Service médical de l’armée des Indes britanniques et rejoignit le corps expéditionnaire en Mésopotamie en mars 1915. Il mourut deux ans plus tard à l’âge de 34 ans, prisonnier de guerre dans un camp turc à Ras el-Ain. Les lettres qu’il envoya à sa famille sont reproduites dans le livre et décrivent notamment la désastreuse campagne de Mésopotamie (1915-1916).

Soldats hindous à gare du Nord, Paris, octobre 1914.

Travailleurs chinois : des coolies corvéables à merci

Les travailleurs chinois constituèrent le deuxième groupe d’Asiatiques qui arriva en masse en Europe pour pallier la pénurie de main-d’œuvre des Alliés et dans l’espoir pour les autorités chinoises de se préserver des visées japonaises en se rapprochant des Alliés. Au nombre de 140 000 en France, les Chinois se répartirent en deux groupes, les Anglais comme les Français puisant dans leurs concessions en Chine : le Chinese Labour Corps sous autorité anglaise travailla dans le nord de la France à des tâches logistiques tandis qu’environ 37 000 Chinois débarquèrent à Marseille mi-août 1916, en tant que travailleurs soumis à un encadrement militaire, rattaché au service de l’organisation des travailleurs coloniaux. La plupart des recrues étaient des paysans de la province du Shandong sans qualification, et pour beaucoup illettrés. Dans les usines, ils furent utilisés pour gérer la maintenance du matériel ou pour réparer les voies de communication.

Ouvriers chinois travaillant dans une usine d’armement française, au côté des ouvrières.

Confrontés aux pénuries et à des employeurs peu soucieux de respecter les engagements d’égalité salariale, ils furent parqués dans des camps spéciaux, logés dans des tentes et des baraquements en plein hiver, mal habillés et mal chaussés. Ils vivaient en vase clos, les relations avec les habitants étant en théorie interdites. Les conditions de travail furent éprouvantes et les retards de salaire provoquèrent par exemple des grèves et des mutineries à Boulogne. Ils expérimentèrent aussi un environnement hostile de la part d’un monde ouvrier qui les voyait comme une concurrence déloyale. Dans certaines régions, comme la Somme, la Marne ou l’Oise, des agressions, des meurtres ou des pillages leur furent attribués. Après l’armistice beaucoup furent chargés de nettoyer les champs de bataille des cadavres, enlevant les obus ou remblayant les tranchées. Environ 2 000 resteront en France. À leur retour en Chine, certains deviendront les leaders du mouvement ouvrier tandis que d’autres, jeunes étudiants cette fois, arriveront en France comme étudiants ouvriers dans les années 1920. Ce fut notamment le cas des futurs leaders du parti communiste chinois, Deng Xiaoping et Chou En Lai. Moins connus, les 160 000 Chinois recrutés par la Russie entre 1915 et 1917 qui travaillèrent dans les mines de charbon de l’Oural, comme bûcherons en Sibérie ou docker dans les ports de la mer Baltique, qui construisirent des chemins de fer dans les zones polaires du Nord.

Les Vietnamiens : du Chemin des Dames au travail à la chaîne

Les 93 000 soldats et ouvriers indochinois venus en Europe, étaient originaires pour la plupart des régions les plus pauvres du Tonkin et de l’Annam (particulièrement touchées par la famine et les épidémies de choléra) et, dans une moindre mesure, du Cambodge (1150). 44 000 soldats vietnamiens servirent dans des bataillons combattants sur le front, à Verdun sur le Chemin des Dames, dans les Vosges et sur le front d’Orient dans les Balkans. Dans des bataillons logistiques, ils servirent comme chauffeurs transportant les troupes au front, comme brancardiers sur le champ de bataille et comme cantonniers chargés de la réfection des routes. Ils seront également chargés de « l’assainissement » des champs de bataille notamment à la fin de la guerre en plein hiver et sans habits chauds, permettant aux appelés français de rentrer plus vite dans leurs foyers.

Bataillon de tirailleurs annamites, près de Villers-Bretonneux (Somme), le 6 mai 1918.

Ils expérimentèrent des rapports sociaux plus égalitaires contrastant avec la hiérarchie raciale imposée dans la colonie. Le service de censure postale mis en place très rapidement en fit les contingents des colonies les plus surveillés. Courriers et photos envoyés à leurs familles permettent d’approcher en temps réel leur vie quotidienne. Leur retour après la guerre ne se fera pas sans heurts, les sacrifices consentis ne débouchant pas sur autre chose que des promesses. Certains – parmi lesquels Nguyen Ai Quôc, le futur Ho Chi Minh qui partit en France pendant la Première Guerre mondiale – se convertiront au communisme en France, seul parti soutenant le Droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. À leur retour, beaucoup s’engageront. Les uns dans le journalisme politique, les autres rejoindront les partis nationalistes vietnamiens, réclamant le droit à l’autodétermination.

L’engagement des Siamois encore toujours commémoré aujourd’hui…

L’engagement du Siam aux côtés des Alliés, le 22 septembre 1917, fut l’initiative du roi Vajiravudh (Rama VI, 1880-1925) qui fut éduqué pendant neuf ans en Grande Bretagne. Après l’entrée en guerre des États-Unis début 1917, le roi Vajiravudh y vit l’opportunité de réviser les traités inégaux signés avec les Occidentaux depuis le XIXe siècle et de montrer au monde que les Siamois faisaient partie des hommes « libres et civilisés ». 1 284 volontaires, aviateurs, automobilistes et médecins s’engagèrent mais n’arrivèrent à Marseille que fin juillet 1918.

Certains travailleurs vietnamiens – parmi lesquels Nguyen Ai Quôc, le futur Ho Chi Minh – se convertiront au communisme en France.

Envoyés dans des écoles d’aviation et d’automobile, il n’y eut qu’un seul groupement automobile siamois qui partit sur le front, non loin de Verdun en septembre 1918. Après l’armistice, le groupement siamois fut chargé d’occuper la ville de Neustadt dans le Palatinat et à la fin de la guerre, il participa aux défilés à Paris, Bruxelles, et Londres. Le dernier groupement siamois rentra au Siam fin 1919, et une grande fête à Bangkok célébra leur retour. .

Un monument en forme d’une pagode se trouve toujours à Sanam Luang dans le centre-ville de Bangkok, non loin de l’ancien palais royal. C’est là que, chaque année, la Thaïlande commémore le 11 novembre avec les descendants de soldats volontaires et les représentants des pays alliés et du roi.

Soldats siamois sur le port de Marseille en août 1918.

Soldats siamois en route pour le Front, août 1918.

Alors que les années 1920 et 1930 sont communément considérées comme l’âge d’or des colonies en Asie, on oublie combien la circulation de ces hommes entre l’Asie, l’Europe et l’Afrique et la circulation des idées qui l’accompagna, eurent un impact majeur sur les espaces impériaux, tant au niveau politique, économique et social. Une fois de retour chez eux, quel fut l’impact de ces expériences de guerre sur leurs destins individuels ainsi que sur la destinée politique, économique, sociale et culturelle de leur peuple ? Ces hommes développèrent leur propre stratégie de mise en valeur de leur expérience en Europe, d’autres s’engagèrent dans des partis politiques. L’expérience de la guerre en Europe et les principes d’autodétermination défendus tant par Lénine (Du droit des nations à disposer d’elles-mêmes, 1914) que par le président américain Wilson (Quatorze Points, 1918) s’imposèrent au lendemain de la Première Guerre mondiale et eurent des conséquences majeures sur l’évolution politique des pays d’Asie dans l’entre-deux-guerres. La circulation de ces hommes contribua par ailleurs à la circulation des idées et des techniques et à faire émerger de nouveaux acteurs en Asie, ouvriers spécialisés, aviateurs, chauffeurs, mécaniciens, dessinateurs industriels, avocats, journalistes, médecins et activistes politiques, réclamant dès leur retour le droit d’être « maîtres de leur destinée » (Masters of Their Own Destiny).

Les points de vue, les opinions et les analyses publiés dans cette rubrique n’engagent que leur auteur. Ils ne sauraient constituer une quelconque position du CNRS.

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Pour aller plus loin
Les 9 et 10 novembre, une conférence, associée à une exposition photographique, qui rassemble une vingtaine de chercheurs d’Asie et d’Europe, est organisée par L’Institut de recherche sur l’Asie du Sud-Est contemporain ( CNRS), situé à Bangkok, et le Center of European Studies  de l’Université Chulalongkorn ttus

http://www.irasec.com/documents/fichiers/209.pdf

  • novembre 2000 Reportage consacré aux 90 000 travailleurs chinois qui ont été employés durant la guerre de 14/18, pour des travaux pénibles par l’armée anglaise basée en Picardie.Reportage comprenant des images d’archives et les interviews de Jean Pierre THIERRY, historien de la Grande guerre et de Francis AUBRY, ancien combattant. Images d’archive INA Institut National de l’Audiovisuel

Ina Histoire Ajoutée le 2 juil. 2012

Décédé le 10 novembre 1918

 

Les Chinois et Péronne (voir à 12 minutes…)
La Chine durant le Premier Conflit mondial : ici
14-18-china.com : ici

En mars 1919, on compte encore près de 80.000 Chinois en France et en Belgique qui participent aux travaux liés à la reconstruction des zones sinistrées par la guerre. Sous l’ordre de nettoyer les champs de bataille, ils prennent part aux actions de déminage et procèdent également à l’exhumation des corps des soldats tués aux combats et à leur ensevelissement dans les nouveaux cimetières militaires.  Ils regagnent petit à petit la Chine et ne sont plus que 3.000 à demeurer en France en 1921. Ceux-ci, essentiellement employés dans les industries de la banlieue parisienne, seront à l’origine du premier quartier chinois de Paris.

De maladie, sous le feux ennemi ou d’épuisement, on estime que 7.900 de ces travailleurs originaires des campagnes chinoises ou indochinoises sont morts entre 1916 et 1919. Leurs corps reposent aujourd’hui dans les cimetières militaires des armées qu’ils auront contribué à servir. 

Le Figaro (1854-) 15 août 1917

D-day. Une pensée pour nos amis américains

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Cimetière provisoire le 6 juin 1944 à Omaha beach

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Cimetière américain de Colleville-sur-mer (Normandie)

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Cimetière américain de Saint-James (Bretagne)

Le 75ème anniversaire du débarquement et de la défaite des envahisseurs allemands rappelle que des centaines de milliers de militaires de toutes nationalités et de civils sont morts pour la libération de la France.

Parmi ces militaires venus à la rescousse, on compte 200 000 américains, la plupart très jeunes, une plaie toujours ouverte pour leurs familles. Si la plaie reste ouverte, c’est parce que les familles se sentent méprisées, ignorées par l’ingratitude de la France représentée par ses gouvernants et par une partie de son peuple anti américain au prétexte de l’anti capitalisme.

Expérience personnelle

J’ai vécu aux USA et j’y ai rencontré des gens de toutes origines qui me demandaient pourquoi les français étaient aussi ingrats alors que leurs proches étaient morts pour libérer la France. J’hésitais à leur donner une réponse juste mais je  comprenais leur douleur devant cette injustice ressentie personnellement. Je ne pouvais que confirmer que des français étaient effectivement anti américains bien qu’ils imitent la culture américaine avec la musique (rock, rap, etc), l’alimentation (hamburgers, coca-cola, ketchup, philadelphia cheese, chips, pancakes, cocktails, etc), accoutrement (baggy, hoodies, casquette de base ball à l’envers, sweat, baskets, etc) et langage sans compter le monde de l’informatique et de l’Internet avec les réseaux dits « sociaux ».

Alors je pense à tous ces américains universitaires, enseignants, ouvriers, employés, professions libérales que j’ai rencontrés dans les villes et les campagnes, dans les hôpitaux et les magasins, les restaurants et les bars, les taxis et les théâtres, les universités et les écoles.

Je pense à ces femmes mariées à des militaires, l’armée de métier étant un secteur recherché par les chômeurs, les déclassés et victimes de la crise industrielle comme dans la rust belt ou Detroit. Des femmes aimables acceptant de petits boulots pour nourrir leurs enfants, l’angoisse au ventre se demandant si leur époux reviendrait sain et sauf.

On peut porter toutes sortes de jugement sur la politique américaine impérialiste mais tous les individus ne sont pas impérialistes même s’ils sont contraints et forcés de participer à cette politique pour des motifs économiques.

Partager la peine et l’humiliation des familles et proches des 200 000 soldats américains morts pour la France est une question d’humanité.

La connectrice

La Suède sous la menace d’une attaque russe ?

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Courte vidéo de Russia Today se moquant de la paranoïa suédoise

Lundi 22 mai 2018, le gouvernement suédois organisait une conférence de presse pour présenter ses mesures de protection civile et militaire face à la menace russe. Tous les médias francophones et anglophones que j’ai consultés reprennent les informations données officiellement sans plus d’analyse.

Nous avons ainsi appris que la Suède distribuerait à ses citoyens à partir du 28 mai  près de 5 millions de livrets de préparation à la guerre : comment se protéger, combien de nourriture et d’eau provisionner, quelles dispositions prendre en général en cas d’attaque nucléaire, cyber attaque ou autre. Les ministres suédois précisent que ces mesures sont à prendre non seulement en cas de menace directe contre le pays mais aussi en cas d’attaques contre d’autres pays proches comme la Finlande. Les suédois en supporteraient les conséquences. Comment est-ce possible étant donné que Suède et Russie n’ont pas de frontière terrestre commune ?

Sur la carte ci-dessous, on voit que la Russie possède une entrée directe sur la mer baltique par le golfe de Finlande et que la Suède est dotée d’une longue côte sur la mer Baltique.

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Source carte http://valpardfilms.free.fr/Photos/VALPARD_PHOTOS_STOCKHOLM.html

L’histoire de la Suède plaide pour la crédibilité d’une guerre avec la Russie qu’elle a affrontée de nombreuses fois entre le XIIème et le XIXème siècles https://en.wikipedia.org/wiki/List_of_wars_between_Russia_and_Sweden

Le journal 20 minutes, comme tous les autres médias, rappelle l’origine de l’alerte Les inquiétudes de la Suède ont été ravivées par l’incursion en 2014 d’un sous-marin non identifié dans l’archipel de Stockholm, et par diverses incursions d’appareils russes dans le ciel suédois. Selon Ouest-France, le gouvernement suédois avait déjà imprimé une brochure de ce type en 1961, en pleine Guerre Froide.

La Suède qui ne fait pas partie actuellement de l’Otan envisagerait de rejoindre l’organisation ce qui serait un retour à la guerre froide avec pour principaux acteurs l’aigle russe et l’aigle américain, comme autrefois. Plusieurs médias n’hésitent pas à parler de troisième guerre mondiale.

Le roi lui-même prend la menace russe très au sérieux Lundi, le roi Carl XVI Gustaf et le Premier ministre Stefan Löfven ont présidé, à Gotland, à la première création d’un nouveau régiment depuis la Seconde Guerre mondiale. «Nous montrons ainsi nos muscles», s’est félicité le Premier ministre. «Nous avons vu ce qu’il s’est passé en Ukraine, avec l’annexion de la Crimée, et un conflit en cours dans les régions orientales du pays. Nous enregistrons une activité croissante en mer Baltique, surtout côté russe. Nous devons le prendre en compte, la Suède doit se sentir en sécurité», a-t-il ajouté. 

La brochure "En cas de crise ou de guerre" qui sera envoyée aux Suédois dans les prochains jours.

La brochure « En cas de crise ou de guerre » qui sera envoyée aux Suédois dans les prochains jours.PONTUS LUNDAHL / TT NEWS AGENCY / AFP  http://www.parismatch.com/Actu/International/Suede-un-livret-edite-a-4-8-millions-de-copies-prepare-la-population-a-la-guerre-1523207

Cette info n’ayant pas encore été commentée par nos commentateurs professionnels, les internautes livrent leurs élucubrations qui ne manquent pas de sens. En voici quelques-unes assaisonnées à ma façon :

  • Qui a intérêt à ce que la Suède s’inquiète d’une attaque russe dans la région ? -Les Usa qui souhaiteraient qu’elle rejoigne l’OTAN.
  • La Suède connait actuellement de sérieux problèmes avec ses migrants musulmans. -Cette alerte nationale est-elle un moyen de détourner les citoyens des véritables problèmes qu’ils affrontent quotidiennement ?
  • La diabolisation de la Russie est-elle une revanche de l’Europe politique sur le soutien de Poutine au syrien Bachar Al Hassad ?
  • Existerait-il un mouvement suédois souverainiste fort pour appeler la Russie et la Chine à contribuer à chasser les musulmans du pays comme le font Poutine contre les Tchétchènes et  Xi Jinping contre les Ouïgours ? La 3ème guerre mondiale qui menace serait elle cette union improbable du monde non musulman contre l’invasion musulmane ?

A suivre …

 

La Connectrice

 

 

Face à l’islamisme nous répétons nos erreurs passées face au nazisme

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Mutatis mutandis, face au totalitarisme islamiste, les islamo-gauchistes complaisants et les foules européennes sidérées par les attentats et les horreurs de Daesh, reproduisent le même type d’attitude irresponsable que leurs aînés face au nazisme. Négation ou sous-évaluation de la menace, minimisation des attaques, compassion et incantations pacifistes bêlantes, voire victimisation des auteurs d’attentats ayant prétendument subi les humiliations non plus du traité de Versailles mais de la colonisation, de l’exclusion, de la stigmatisation, et bien sûr de «l’islamophobie».

Renée Fregosi est une philosophe et politologue française. Directrice de recherche en Science politique à l’Université Paris-Sorbonne-Nouvelle, elle a récemment publié Les nouveaux autoritaires. Justiciers, censeurs et autocrates (éd. du Moment 2016

Après chaque attentat, ce sont les mêmes scènes de pleurs et de prières œcuméniques, bougies, fleurs et peluches étalées sur le bitume, minute de silence pour les victimes, appels à la paix et au «vivre ensemble». Cherche-t-on à détourner les futurs candidats djihadistes de leurs funestes projets en les convertissant au peace and love? Aussi absurde que de tenter de trouver une thérapie psychiatrique miracle pour tous ces «déséquilibrés», ces «malades mentaux» que seraient les terroristes! Certes pour planifier l’assassinat de milliers d’inconnus qui ne leur ont pas fait d’autre offense que de vivre hors des règles rigoristes de leur islam, faut-il que ces islamistes soient fous. Comme présentaient des profils psychopathes grand nombre d’hiérarques et d’exécuteurs nazis. Mais combien de milliers d’autres SS, soldats de la Wermarch «ordinaires» et simples civils allemands ont-ils participé de cette «folie collective»? Pourtant ce n’est pas par la cure psy que l’on a vaincu le nazisme agresseur, mais par les armes et la résistance intellectuelle.

Lorsqu’en septembre 1936 Léon Blum décida d’augmenter le budget de la Défense (14 milliards supplémentaires au lieu des 9 demandés par l’état-major) et qu’il rappela plusieurs classes de réservistes en réponse à la militarisation de la Rhénanie par Hitler, il déclencha les insultes des pacifistes et notamment du PCF qui le traita de «fauteur de guerre». Alors qu’il réagissait (bien en deçà de ce qu’il jugeait nécessaire au demeurant) à la menace nazie, ses détracteurs l’accusaient d’agressivité, de provocation et de bellicisme. On sait ce qu’il advint des pacifistes hantés par le souvenir de la guerre de 14-18 qui refusèrent de comprendre la nature du totalitarisme hitlérien au nom de l’amitié entre les peuples: nombre d’entre eux sombrant dans la collaboration, ils connurent le déshonneur et un second conflit mondial qui dépassa le précédent dans l’horreur.

Face au totalitarisme islamiste, les islamo-gauchistes complaisants reproduisent le même type d’attitude irresponsable que leurs aînés face au nazisme.

Mutatis mutandis, face au totalitarisme islamiste, les islamo-gauchistes complaisants et les foules européennes sidérées par les attentats et les horreurs de Daesh, reproduisent le même type d’attitude irresponsable que leurs aînés face au nazisme. Négation ou sous-évaluation de la menace, minimisation des attaques, compassion et incantations pacifistes bêlantes, voire victimisation des auteurs d’attentats ayant prétendument subi les humiliations non plus du traité de Versailles mais de la colonisation, de l’exclusion, de la stigmatisation, et bien sûr de «l’islamophobie».

Tout comme les mouvements fascistes en leur temps de crise, les phénomènes d’islamisation et de «radicalisation» djihadiste des banlieues françaises et européennes, s’alimentent certes du chômage, de la perte de repères, de la demande de protection et de lien… Mais il est tout aussi indéniable qu’il existe une stratégie de conquête de l’islamisme qui passe autant par un entrisme au sein des sociétés occidentales que par des actions violentes. La mouvance politique islamiste travaille à tous les niveaux: social, idéologique, religieux, politique, terroriste, guerrier, en occident après avoir progressé au Maghreb et au Moyen-Orient, puis en Afrique et en Asie. Dans cette entreprise de conquête, la lutte idéologique est aussi importante que la terreur des actes. Les islamistes développent donc un discours prosélyte et de propagande de type victimaire: comme tous les génocidaires, ils présentent leurs cibles comme des agresseurs.

Comme jadis, les mots sont détournés de leur sens, les argumentations prennent la forme de syllogismes ou de théories complotistes, les attaques ad hominem se font menaçantes. Le terrorisme verbal recouvre et légitime la terreur en acte, dans la grande tradition stalinienne qualifiant ses victimes de «vipères lubriques» et de «sociaux-traitres», mais en moins imagé au demeurant pour ce qui concerne les «idiots utiles» de l’islamisme, tandis que les prédicateurs et les combattants du djihad continuent quant à eux de traiter de chiens, de singes et bien sûr de porcs, leurs ennemis: juifs, mécréants, femmes impudiques, apostats, artistes impies, athées, chrétiens, homosexuels, démocrates, libertins, humanistes, féministes, et bien d’autres encore.

Les erreurs tactiques et les mensonges passés des Occidentaux au Moyen-Orient ne sont pas à l’origine de l’offensive islamiste actuelle.

Ne confondons alors pas les causes et les effets. Les erreurs tactiques et les mensonges passés des Occidentaux au Moyen-Orient ne sont pas à l’origine de l’offensive islamiste actuelle même s’ils sont utilisés, instrumentalisés par le djihadisme qui inverse toujours la charge de la preuve en présentant leur guerre sainte d’expansion comme une réaction, une réponse à l’action des «croisés» occidentaux. Car il existe bien une offensive islamiste en occident, en Europe et en France notamment. Cette offensive a été théorisée en 2005 par le troisième djihadisme comme l’appelle Gilles Kepel, à travers l’«Appel à la résistance islamiste mondiale» d’Abu Musab Al-Suri. Il s’agit d’un phénomène foncièrement religieux utilisant la lutte armée et non pas d’une entreprise révolutionnaire instrumentalisant la religion: c’est l’islam qui se remet en marche pour combattre et gagner le monde après une phase historique de replis face aux pouvoirs coloniaux puis aux premiers gouvernements nationalistes indépendants, avant d’investir ceux-ci et de s’allier à eux contre les éléments démocratiques endogènes.

Non seulement nos sociétés sécularisées ont du mal à imaginer la force de la pensée religieuse qui anime le totalitarisme islamiste, mais également, une pensée rationaliste étroite et les tenants d’une idéologie de gauche simpliste ont toujours du mal à assimiler la notion de totalitarisme. La gémellité du bolchevisme et du fascisme analysée très tôt par Marcel Mauss a été refoulée par l’hégémonie communiste. Puis l’antifascisme et ses avatars tardifs jusque dans les années 60 ont entravé la diffusion de la pensée d’Hanna Arendt vulgarisée tardivement par les «nouveaux philosophes» dans les années 70. Enfin, la dérive d’un antiracisme érigé en dogme intangible à partir des années 90 a contrecarré la prise de conscience de l’émergence d’un totalitarisme de troisième type, l’islamisme. Et le clivage a réapparu entre «les deux gauches» autour de la thématique islamiste car le phénomène politique de l’islamisme ouvre de nouvelles perspectives aux orphelins du bolchevisme, ce vieux mouvement politico-mystique de la religion séculière communiste.

Comme par le passé, une certaine gauche qui s’affirme radicale, est prête à verser dans la collaboration. Son pacifisme d’idiots utiles promeut en effet un désarmement tant idéologique que militaire, laissant la voie libre à l’expansion de la domination islamiste. Foin de naïveté, de complaisance à l’égard des coupables et de commémorations compassionnelles passives en attendant «pacifiquement» la prochaine attaque de l’ennemi. La réponse au nouveau totalitarisme passe par le réarmement tant idéologique que militaire.

http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2017/08/25/31003-20170825ARTFIG00269-face-a-l-islamisme-certains-reproduisent-les-erreurs-de-leurs-aines-face-au-nazisme.php

Lire aussi

http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2017/10/04/31003-20171004ARTFIG00118-renee-fregosi-osons-defendre-la-civilisation-occidentale.php

…Menée dans 22 pays européens, cette nouvelle étude montre notamment, que pour une grande majorité des personnes interrogées, l’islam représente un danger pour leur pays (57% en France, 63% en Allemagne, autour de 70% en Europe de l’est).

Quant à l’immigration, elle est jugée négative pour environ 60% des Européens, toutes catégories d’âges confondus et sans relation avec la situation économique particulière de chaque pays.

Mais face aux chiffres, les mécanismes de déni du réel et de retournement de la charge de la preuve joueront sans doute à nouveau dans les milieux du politiquement correct, comme c’est le cas depuis au moins une vingtaine d’années lorsqu’on aborde les questions de l’islamisme, de l’antisémitisme, de la culture française, européenne ou occidentale…

 

Voiture bélier, attaque au couteau. Je vous dis que ce n’est pas terroriste, non mais !

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C’est tout de même curieux cette propension des procureurs (de la République !) à nous affirmer avec vigueur quelques heures après une agression au couteau ou un assassinat à la voiture bélier que l’acte criminel n’a rien à voir avec le terrorisme, a fortiori un acte de terrorisme musulman.

Mais pourquoi donc ces responsables sont-ils si pressés de conclure l’enquête avant même qu’elle n’ait commencé ?

Et pourtant, dans la plupart des cas d’attaque au couteau et d’assassinat à la voiture bélier, des témoins ont entendu l’auteur des crimes crier Allah Akbar, énoncer des sourates du coran ou explicitement exprimer les raisons de son acte. non seulement le modus operandi est spécifique des attentats musulmans mais l’auteur porte un nom musulman. Personne n’est dupe quand les médias omettent de mentionner le nom du criminel et pourtant, les responsables irresponsables continuent leur cirque méprisant et ridicule. Ces dénis et omissions ne sont pas très glorieux mais quand les responsables se permettent de qualifier de racistes et d’islamophobes les gens non autorisés -vous et moi) qui voient sans nul doute que le roi est nu, il y a de quoi désespérer de l’humanité.

Justement, ce jour, lorsque j’apprends qu’un chauffard lance sa voiture sur deux abribus tuant une femme et en blessant grièvement une autre, je me dis que si le nom du criminel n’est pas mentionné et si procureur de la République et les médias s’empressent de dire que ce n’est pas un acte terroriste et qu’on a la preuve que l’auteur est fou puisqu’il transportait opportunément avec lui un certificat d’hospitalisation en psychiatrie, c’est bien qu’il s’agit d’un attentat terroriste commis par un gentil musulman comme nos dirigeants les aiment. J’ai honte d’être aussi islamophobe pour subodorer qu’il s’agit encore d’un attentat musulman. Mamma mia, comme je suis vilaine !

Heureusement, Riposte laïque a trouvé les informations qu’on nous dissimulait et voici l’article :

Marseille : le chauffard Idriss est un Français déséquilibré, rien à voir avec le terrorisme !

Publié le 21 août 2017 – par  – 108 commentaires – 8 042 vues

 

Xavier Tarabeux, procureur de la République de Marseille, et les autorités françaises vont-ils continuer à se moquer du monde encore longtemps ?

Que du classique ! Les attaques au couteau succèdent aux attaques au couteau, en France et dans nombre de pays européens. Et les voitures béliers succèdent aux voitures béliers, que les médias appellent des voitures folles, pour mieux dissimuler qu’elles ont un conducteur qui, la plupart du temps, s’avère être un musulman !

Sauf en France, où on nous a fait le coup d’un David Patterson, à Sept-Sorts, sans approfondir les zones d’ombre, nombreuses, de cette piste.

Ce lundi matin, à Marseille, à 1 heure d’intervalle, une voiture a foncé, sur le Vieux Port, dans deux abribus. Il y aurait, selon les autorités, un mort, une femme de 42 ans, et plusieurs blessés.

http://www.20minutes.fr/marseille/2119283-20170821-direct-marseille-homme-suspecte-avoir-fonce-pietons-interpelle-pres-vieux-port

Les versions des autorités se ressemblent, là encore, assassinat après assassinat. Cette fois, on présente le meurtrier comme un Français (ben voyons) dont on ne donne pas le nom de suite, pour faire croire aux auditeurs que c’est vraiment un Français. Puis on fait le lien, en précisant que c’est un déséquilibré, qui était suivi psychiatriquement. Et comme le tueur n’est pas fiché S, et juste un peu connu des services de police, le procureur Xavier Tarabeux, deux heures après le drame, glapit que cette affaire n’a rien à voir avec le terrorisme. Ben voyons !

La police judiciaire de  a été saisie. Pas la SDAT pour l’instant, qui reste toutefois en alerte.

Le suspect interpellé est un Français qui s’appelle Idriss H., 34 ans, né à La Tronche (Isère). 

Voilà ce que ce gouvernement attend de ses procureurs de la République : qu’ils mentent aux Français, en occultant systématiquement la religion des assassins, et en refusant de faire le moindre lien entre leurs actes et les textes sacrés de l’islam.

Voilà pourquoi les Français ont raison de ne plus faire confiance aux journaleux, aux procureurs, aux Préfets et à tous les enfumeurs-menteurs, qui protègent délibérément un dogme qui a juré notre destruction et notre mort.

A noter que samedi soir, dans le Loiret, un autre déséquilibré, dont nous n’aurons pas le nom, mais qui menaçait de faire sauter la ville avec des bombes et du tuer les policiers au couteau (on se demande quelle est la religion de ce loustic) a été abattu par les forces de l’ordre, qui, on l’espère, n’auront pas de comptes à rendre à l’IGPN, saisi par le Parquet !

Encore un déséquilibré, puisque c’est France Info qui le dit !

http://www.francetvinfo.fr/faits-divers/loiret-un-desequilibre-abattu-apres-avoir-menace-des-policiers-avec-un-couteaux_2334643.html

A noter également qu’à Paris, dimanche soir, une voiture encore folle a foncé délibérément sur une véhicule des forces de police, et que l’autoradio diffusait des sourates du Coran.

http://www.lepoint.fr/societe/paris-un-vehicule-fonce-sur-la-police-21-08-2017-2151184_23.php

Sans doute encore un Français déséquilibré qui n’a rien à voir avec le terrorisme, et qui écoutait des versets du Coran pour se donner du courage, comme avait dit l’ineffable procureur Tarrare, le jour même où un musulman criant « Allah akbar », conduisant une voiture folle avait tué une personne, à Dijon, et blessé douze autre piétons !

Il faut croire que tous les procureurs de France ont pris modèle sur leur collègue de Dijon, tant ils racontent systématiquement les mêmes sornettes aux Français…

Paul Le Poulpe

Les terroristes de Barcelone étaient de gentils garçons dont les familles ne tarissent pas d’éloges

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Une fois de plus, comme après chaque attentat et chaque crime, les mères, soeurs, cousines, amies, voisines viennent au devant des caméras pour afficher leur chagrin d’avoir perdu un garçon gentil, respectueux, doux, travailleur qui, éventuellement était d’autant plus sans reproche qu’il lisait le coran tous les jours.

Lire ici l’interview de la pauvre maman des frères Oukabir et ici« C’était des garçons tout à fait normaux. Ils m’aidaient, prenaient soin de moi (…) Ils avaient des emplois, ils ne volaient pas. Ils n’ont jamais eu de problème avec moi ou qui que ce soit d’autre », témoigne-t-elle. Même une éducatrice les trouvait « normaux » « Des garçons normaux, totalement intégrés » Nuria Perpinya, (Nuria, c’est pas un prénom arabe ? si oui, pas étonnant qu’elle n’ait rien vu aveuglée par l’oumma islamiya ) une Catalane de 36 ans éducatrice et médiatrice, qui travaillait jusqu’à il y a deux ans pour un programme de lutte contre l’exclusion, a fait faire leurs devoirs à certains de ces « enfants » devenus des tueurs.  Et malgré l’horreur présente, elle ne garde que de « bons souvenirs » de ces « garçons normaux, totalement intégrés », selon les mots employés par bien d’autres témoins dans la ville. Le grand-père savait que ses petits-fils s’étaient radicalisés. Qu’a-t-il fait ? Rien. C’était la faute à l’imam…
Dimanche, à M’rirt, petite ville marocaine de 35.000 habitants nichée dans le Moyen Atlas (centre du Maroc), les proches de Younès Abouyaaqoub ont aussi accusé l’imam de Ripoll d’être le « cerveau » des attentats. « Cela fait deux ans que Younès et Houssaine ont commencé à se radicaliser, sous l’influence de cet imam », a confié à l’AFP le grand-père de Younès…

De leur côté les enquêteurs nous informent que si certains de ces assassins étaient fichés S ou avait un casier judiciaire, les autres étaient sans reproche et nul n’aurait jamais pu deviner qu’ils s’étaient radicalisés rapidement et que leurs projets assassins étaient indécelables. Et puis, ma brave dame, on ne peut pas mettre un flic derrière chaque citoyen sans tâche quand il faut une quinzaine de policiers pour assurer la surveillance d’un seul suspect.

De même on ne peut pas, au nom de la liberté d’expression, soupçonner un rappeur qui appelle au massacre des blancs, des flics, des kouffars et des françaises. Idem pour le parti des Indigènes de la République (le PIR) qui nique la France et appelle à la vengeance des colonisés en toute liberté. Vous comprenez, ils n’ont pas tort de reprocher aux Français d’avoir colonisé l’Algérie, la preuve étant que le président Macron a reconnu que nous avions commis un crime contre l’humanité.

Au nom de la liberté des religions, il est interdit d’interdire les sourates du coran qui exhorte les musulmans à tuer du juif, du chrétien et du mécréant, c’est à dire la multitude des non musulmans. Pas touche à la religion de paix et d’amour. D’ailleurs ils ont manifesté à Barcelone, nos amis musulmans, avec des slogans qui ne laissent pas de doute sur leur volonté de paix. Arrêtons nous un peu sur la couverture de cette manifestation :

Libération 

Les musulmans de Barcelone craignent de perdre leur Espagne tolérante

Par AFP — 20 août 2017 à 15:48 http://www.liberation.fr/planete/2017/08/20/les-musulmans-de-barcelone-craignent-de-perdre-leur-espagne-tolerante_1590896
«En fin de compte, nous, les musulmans, sommes les principales victimes, aussi bien parce que nous sommes les plus nombreux à être tués dans ces attentats qu’à cause de la pression sociale», se lamente aussi Xantal Genovart, vice-présidente de l’association des femmes musulmanes de Catalogne.
Voilà la vision de Libération et des Musulmans qu’il cite : les musulmans sont les principales victimes.
la gôche ose nous sortir ce refrain après chaque attentat musulman. Quelle indécence !
Euronews
http://fr.euronews.com/2017/08/19/barcelone-manifestations-de-musulmans-contre-le-terrorisme
Barcelone : manifestations de musulmans contre le terrorisme
Une centaine de musulmans ont manifesté en se présentant comme des victimes et en affirmant que leur religion est une religion de paix. Toujours les mêmes arguments hypocrites et indécents.

“Nous sommes nous aussi victimes de ce qui s’est passé dit une femme. “Ce qui s’est passé nous fait mal et en plus les gens généralisent et se mettent à nous dévisager ou nous insulter dans les rues.”

“Cela aurait pu m’arriver à moi aussi” relève un homme. “Je suis musulman, je ne fais de mal à personne. Je paie mes impôts… Ce pays me donne tout ce que je veux. Je ne suis pas violent. Je suis tellement désolé de ce qui est arrivé à ces personnes, elles sont comme moi…”

Sputnik
Barcelone: des musulmans manifestent leur solidarité https://fr.sputniknews.com/international/201708201032713893-barcelone-attentat-musulmans/

Les participants à cette manifestation ont exprimé leur rejet de cette attaque terroriste. Ils brandissaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire «Je suis musulman, pas terroriste», «l’Islam c’est la paix», «Pas en notre nom» ou encore «Stop terrorisme», relatent les médias.

Les manifestants ont en outre scandé le slogan «No tinc por» («Je n’ai pas peur»).

Qui peut croire une seule seconde que les musulmans regrettent sincèrement les attentats commis par leurs coreligionnaires aux cris de Allah Akbar alors que dans cette manifestation soit-disant solidaire ils pleurnichent sur les hostilités qu’ils encourent avant toute chose. Et les bobos de pleurnicher avec eux et de nous ressortir que plus grave que les attentats musulmans, il y a l’islamophobie,le Front National, le complot juif et les sionistes, le péril jaune et les illuminati ainsi que le grand Satan américain. Comment peut-on être aussi stupide ?
A Barcelone, il y a eu 15 morts (pour l’instant), une centaine de blessés dont certains mutilés à vie, des centaines de traumatisés psychologiques, des dizaines de familles meurtries mais les musulmans d’Espagne se soucient avant tout de leur pomme et ils ne fait pas de doute que sont nombreux parmi eux ceux qui se sont réjouis en secret des attentats comme les musulmans de France qui louent encore Mohamed Mérah ou ont refusé de participer à la minute de silence en mémoire des victimes de tous les attentats musulmans.
On oublie trop souvent, et malgré les preuves constantes, que le musulman est à sa communauté, l’Oumma islamiya, ce que le pouce est à la main : indissociable. Réfléchissez une seconde au fonctionnement du téléphone arabe et demandez vous pourquoi il fonctionne aussi parfaitement. Alors nous faire croire qu’un musulman n’est pas solidaire d’un coreligionnaire, quoiqu’il fasse, c’est nous prendre pour des demeurés.
La Connectrice

 

Nounours, bougies, bisous contre camions, couteaux, explosifs et kalachnikovs. Qui gagnera ?

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Hier Cambrils et Barcelone. Aujourd’hui Turku (aux dernières nouvelles le meurtrier est un djihadiste marocain) et Wuppertal. Et demain ?

Les nounours, les bougies, les bisous, les déclarations de solidarité et d’amour, les désapprobations diplomatiques vont-il arrêter ces carnages ? Les terroristes doivent se bidonner devant tant de réactions innocentes.

Certains gouvernements parlent de canarder les terroristes en Lybie, au Mali, en Irak ou en Syrie et s’avouent impuissants à neutraliser leurs compatriotes qui sont déjà installés chez eux et fomentent tranquillement leurs crimes.

Il est certain que nos pays occidentaux ne font pas le poids face à des ennemis infiltrés, déterminés, fanatisés et ivres d’héroïsme. Ils l’admettent eux même comme notre ministre de l’Intérieur Gérard Collomb qui pleurniche ce soir qu’il est « difficile d’arrêter le terroristes ». Si notre flic en chef qui a tous les outils disponibles pour organiser notre sécurité s’avoue impuissant, alors à quel saint se vouer ? C’est sans doute pour cela que le peuple terrorisé s’en remet aux prières, au ciel, aux bougies et à l’amour idéal.

Le terrorisme est une pandémie organisée par les fous d’Allah et qui contamine tous les inhumains de la terre, les primitifs, les débiles, les décérébrés, les abrutis. Pour l’instant, on ne sait pas si les attaques au couteau de Turku et de Wuppertal sont le fait de musulmans mais les modalités sont identiques à celles des attentats revendiquées par les djihadistes. Le tabou a été levé sur l’interdiction du meurtre et aujourd’hui n’importe quel malveillant sait qu’il peut se bricoler un carnage avec ou sans motivations politiques. Plus élégamment pour noyer l’horreur, les médias parlent de terrorisme « low cost ». Rien à voir avec le café du pauvre, vous savez le calin post prandial…Contrairement à ce que prétend l’idéologie dominante, la pauvreté n’explique pas les crimes et la bêtise. C’est d’ailleurs un son de cloche qui commence à pointer parmi les experts : les terroristes sont avant tout des nuisibles qui prétendent justifier leurs crimes par des motifs nobles et héroïques.

Vouloir à tout prix dégager un attentat de causes islamistes est déjà un crime en soi, un enfoncement de plus dans ce déni qui sert de prétexte à la passivité et l’abandon des peuples au danger terroriste.

La onnectrice

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