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Archives de Catégorie: gynécide

Humour noir. Ses amoureuses soutiennent Bertrand Cantat

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Messieurs, vous désapprouvez les porcs ? Dites-le haut et fort !

La réaction contre le mouvement #balancetonporc a été rapide et violente. Et ce n’est pas fini car le dernier défenseur en date des hommes outragés est Donald Trump qui supporte mal de voir  accuser de violences conjugales plusieurs de ses proches.

Des hommes ont été nombreux à entrer en indignation et des femmes les ont suivis comme celles du magazine Causeur ou les signataires de la tribune dite Deneuve. Il me semble que si ces personnes avaient été de bonne foi, elles auraient reconnu que, oui, la plupart des femmes avaient été ou sont victimes de harcèlement sexuel, qu’ils ont été témoins de ces violences et de leurs conséquences néfastes et que la plupart du temps, résignés par « la banalité du mal » ils n’étaient pas intervenus et que souvent, dans les vestiaires, les réunions ou même en famille, ils avaient bien rigolé des râteaux de leurs copains ou de leurs actes sordides. Ils riaient tout aussi bien des « pétasses » qu’ils avaient « eues » à l’usure, c’est-à-dire par harcèlement sexuel.

Il me semble, messieurs, que si vous refusiez le harcèlement et toutes les violences sexuelles, vous pourriez, vous devriez le dire. Vous vous comportez actuellement comme si vous étiez coupables et ne pensiez qu’à défendre vôtre peau par le déni, l’inversion, les accusations de tous ordres et le mépris. Ou alors, vous vous retranchez dans une culpabilité stérile, la trouille imbécile de devoir renoncer à vos prérogatives culturellement naturelles ou la peur ridicule de perdre vôtre virilité. Ce faisant, vous perdez une chance formidable de contribuer à l’amélioration des relations femmes/hommes pour vous-mêmes et surtout pour les générations à venir, celles de vos enfants et petits-enfants.

Toutes ces personnes bien pensantes ne se sont pas penchées sur les causes du mouvement mais sur ses possibles conséquences pour les hommes mis en cause globalement ou ceux, rares qui seraient salis à vie par des rumeurs. Que la vie d’une femme soit gâchée par du harcèlement sexuel, un viol ou des menaces de viol, le massacre de sa crédibilité ou des violences psychologiques, ce n’est pas un problème. Mais qu’on ose prétendre qu’un homme respectable sous tous rapports ait commis une grave offense contre une ou plusieurs femmes, cela leur est insupportable. Hé bien moi, ce qui m’est insupportable, c’est le refus de prendre au sérieux un problème de santé publique qui touche presque toutes les femmes indépendamment de leur âge, de leur position sociale, de leur statut marital, de leur apparence physique, de leur situation économique ou de leur statut professionnel.

On a l’impressions qu’il serait gravement plus grave pour une femme de susciter le désir chez un homme que pour un homme « d’avoir des pulsions » et de n’y pouvoir résister.

Depuis quelques années, j’avais constaté que la condition des femmes régressait et la Réaction au mouvement #balancetonporc le confirme en ce qu’elle révèle un machisme décomplexé. Est-ce une bonne chose ? Va-t-on assister à un réveil des consciences ? Je ne peux me prononcer car de nombreux facteurs se liguent contre l’égalité entre femmes et hommes, en particulier la violence de modèles venus d’ailleurs qui renforcent la tentation machiste. Un autre facteur est l’importance du chômage qui incite les femmes à rester à la maison, en particulier celles, nombreuses,  qui ne trouvent que des offres à temps partiel pour un salaire minable qui serait grévé par des frais de nourrice et de transport.

Arguments récurrents utilisés contre le mouvement de libération de la parole

Délation, c’est le qualificatif qui revient le plus souvent

Une victime qui dénonce son agresseur, est-ce de la délation ? Déposer plainte, c’est de la délation ? Dénoncer l’auteur d’un crime ou d’un délit, c’est de la délation ? Prévenir d’un danger, est-ce de la délation ? Prévenir les autres automobilistes qu’un radar les attend au tournant, délation ?

Quelle est la différence entre délation et dénonciation ? Délation a des relents de la dernière guerre quand des collabos de nazis dénonçaient les résistants, les juifs, les paysans qui tuaient un cochon ou se procuraient du beurre au marché noir pour pouvoir nourrir leur famille. Délation, c’est associé à trahison, intelligence avec l’ennemi, collaboration, nazis, Gestapo et vengeance.

Accuser la parole des victimes de délation, c’est entreprendre de les culpabiliser pour mieux les museler.

Tribunal non autorisé

Dénoncer un violeur, ce serait le condamner. Par contre dénoncer les emplois fictifs de la famille Fillon ce serait respectable et on a eu le droit de condamner le candidat et de le couler en politique avant même que le tribunal ne se soit prononcé. Pourquoi deux poids deux mesures ?

Elles n’avaient qu’à porter plainte au moment des faits

Faut-il être ignorant pour prononcer une telle stupidité ! C’est ne oas savoir grand chose de a complexité de la psychologie humaine. C’est ignorer qu’une femme violée a peur de mourir, qu’elle craint pour sa famille et ses amis, que sur le moment elle est anéantie et plongée en état de sidération. C’est ignorer les mécanismes d’auto censure de la mémoire traumatique. C’est ignorer la perte de dignité, la honte, l’humiliation, la culpabilité d’avoir peut-être « fait quelque chose » pour subir l’horreur, l’anéantissement de l’estime de soi, le refus conscient ou inconscient de donner de revivre l’agression en la mettant en mots, la crainte de ne pas être crue et traitée comme une coupable, l’appréhension de ne pas être prise au sérieux et de s’entendre dire par la police « comment étiez-vous habillée ? », « encore une histoire de Q qui a mal tourné ? », que faisiez-vous dehors à 3 h du matin ? »,etc.

Elles sont puritaines, adeptes de l’ordre moral

Le plaisir du sexe n’a rien à voir avec l’agression sexuelle parce que celle ci n’est pas du sexe, encore moins de l’amour, c’est un acte de domination. C’est toute la différence entre l’acte sexuel consenti et la contrainte sexuelle. Vous le savez très bien mesdames et messieurs mais vous faites semblant de l’ignorer pour servir vos arguments contre la parole des victimes de harcèlement sexuel.

Et puis après tout, si nous avons envie d’être puritaines et de fuir cette représentation pornographique de la sexualité qui nous est imposée, c’est notre droit. Ce droit n’est pas plus méprisable que la liberté que prennent certains à partouzer, accumuler les liaisons, vivre leur polygamie sans états d’âme, s’acoquiner à 70 ans avec des gamines de 20 ans, quitter leur épouse pour un époux, vouloir reproduire à tout prix dans leur vie les scenarii du porno, payer pour sexer, etc.

On ne met pas un innocent au pilori, sa vie est fichue

Et la vie fichue de millions de femmes victimes du harcèlement sexuel, ça a moins d’importance que prendre le risque de se tromper ? Il y a toujours eu, malheureusement, des erreurs judiciaires et il appartient à la Justice de faire son travail. Il est toujours possible de reconnaître une erreur et de la réparer. Par contre il est impossible de guérir d’un traumatisme sexuel.

Un homme s’est suicidé (pour combien de femmes violentées ?)

L’accusation d’agression sexuelle peut pousser un homme au suicide. Peut-être mais combien de femmes se sont suicidées après avoir été violées et traitées comme des coupables quand elles étaient victimes ? Combien de femmes agressées ont sombré dans les drogues, l’alcool, la prostitution, la conduite d’échec, l’impossibilité d’avoir des relations équilibrées avec les hommes, les phobies, etc ? Toutes réactions équivalentes à un suicide lent.

On n’a plus le droit de séduire

Séduire, se ducere, amener vers soi, n’est pas forcément passer à l’acte. Pour Kirkegaard, le séducteur est précisément un homme qui ne passe jamais à l’acte. Il conquiert mais ne consomme pas. Ce n’est pas forcément bien car ce peut être un élément pervers de manipulation à fins de domination. Il convient de s’en méfier et de ne pas tomber dans le panneau.

La séduction désintéressée est une forme d’embellissement des relations humaines, une manière de rendre plus agréables les interactions sociales. On séduit avec le regard, le sourire, les modulations de la voix, l’attitude corporelle et, surtout les paroles. On ne séduit pas avec les mains et encore moins avec le pénis.

Les hommes qui prétendent que les « néoféministes » voudraient abolir la séduction sont de mauvaise foi et tentent, eux réellement, de manipuler les femmes indignées par le harcèlement sexuel.

Elles l’ont cherché, elles n’ont qu’à s’habiller correctement…

L’éducation d’un enfant comprend le contrôle de ses pulsions. Laisse-t-on un bambin chiper les bonbons exposés à son niveau à la caisse ? Les femmes attrapent-elles la braguette bien gonflée d’un homme ? Le reproche de l’accoutrement d’une femme contient en lui-même la justification d’une possible agression, elle dénote une mentalité de prédateur, de chasseur de femme qui n’attend qu’une occasion pour attaquer sa proie.

Violences conjugales. De l’utilité de #balance ton porc au meurtre d’Alexia Daval

 

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Nous venons d’apprendre que le mari éploré d’Alexia Daval venait d’avouer avoir étranglé la jeune femme au cours d’une dispute. On imagine la douleur des parents qui pleuraient la perte tragique de leur fille et maintenant perdent aussi le gendre idéal auquel ils faisaient confiance. Prudent, l’avocat de la famille Daval souligne que des aveux ne constituent pas une preuve et que seule l’enquête pourra déterminer si Jonathann est vraiment le meurtrier de son épouse.

Ce drame remet en lumière la réalité des violences conjugales, véritable fléau que nos responsables irresponsables ne sont pas vraiment soucieux sinon d’éradiquer, au moins de limiter. Les dernières statistiques connues, celles de 2016, dressent une triste bilan.

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http://pointamine.canalblog.com/archives/2013/11/25/28514804.html

Alexia Daval aurait-elle été traitée de délatrice si elle avait balancé son mari ? Les 226 000 victimes de violences conjugales de 2016 auraient-elles été traitées de délatrices si elles avaient balancé leur porc de conjoint ? Il serait temps que les accusatrices et accusateurs du mouvement #balancetonporc se réveillent pour retrouver la raison. La société française est gangrenée par la minimisation des violences que subissent les femmes à la maison, dans les rues, dans les espaces publics, à l’école et au travail. Le respect d’autrui et a fortiori le respect des hommes pour les femmes est indivisible, il est monolithique, il ne comporte ni division ni sous-ensembles. Celui qui se permet de harceler verbalement n’a aucune raison de s’abstenir de passer à l’acte, de toucher, de tripoter, de saisir, d’attraper, d’enlever, de violer et finalement de battre jusqu’à la mort.

Femmes, ne nous laissons pas intimider et museler par des femmes et des hommes de mauvaise foi qui voudraient que nous soyons toutes des victimes consentantes, des objets à la disposition des hommes, des contributrices silencieuses à la bonne marche de l’économie, des sous-hommes et des citoyennes de second rang. Continuons à balancer sans vergogne parce que…nous le valons plus que bien.

La Connectrice

Les violences au sein du couple en 2016

  • 123 femmes tuées
123 femmes ont été tuées par leur partenaire ou ex-partenaire, soit une femme tous les 3 jours. 34 hommes ont été tués par leur partenaire ou ex-partenaire, dont 3 au sein d’un couple homosexuel et 25 enfants mineurs ont été tués par l’un de leurs parents dans un contexte de violence au sein du couple.
  • 225 000 victimes déclarées ce qui représente en réalité plus d’un million de victimes puisque, selon le rapport de la MIPROF, 4 victimes/5 ne portent pas plainte.

225 000 femmes âgées de 18 à 75 ans déclarent avoir été victimes de violences physiques et/ou sexuelles par leur conjoint ou ex-conjoint sur une année 3 sur 4 déclarent avoir subi des faits répétés.

  • 8 sur 10 déclarent avoir été également soumises à des atteintes psychologiques et/ou des agressions verbales.
  • 4 victimes sur 5 ne portent pas plainte (chez les femmes)
Moins d’une femme sur cinq victime de violences physiques et/ou sexuelles au sein du couple déclare avoir déposé plainte.Plus de la moitié n’ont fait aucune démarche auprès d’un.e professionnel.le ou d’une association.
  • 110 000 victimes ont porté plainte

110 000 victimes de violences commises par leur partenaire ou ex-partenaire, âgées de plus de 18 ans, ont déposé plainte ou ont fait l’objet d’une constatation par les services de police et de gendarmerie

  • • 88 % sont des femmes.
  • 70% des violences faites aux femmes sont le fait du partenaire

70% des faits de violences volontaires commis sur une femme âgée de 20 à 50 ans, parmi ceux enregistrés par les forces de sécurité, est le fait de son partenaire ou ex-partenaire (hors vols avec violence)

1 viol sur 3 commis sur une femme majeure, parmi ceux enregistrés par les forces de sécurité, est le fait de son partenaire ou ex-partenaire. 

  • 17660 personnes condamnées pour violences sur leur partenaire 

 17 660 personnes ont été condamnées pour des violences sur leur partenaire ou ex – partenaire • 96 % sont des hommes.  (Source : chiffres du Ministère de l’Intérieur)

Gynécide. 14 élèves ingénieures assassinées . Québec 06/12/1989

Demain sera célébrée la mémoire des 14 élèves ingénieures, jeunes femmes assassinées parce que méritantes,  le 6 décembre 1989 à l’école polytechnique de Montréal au Québec, par un homme musulman malade de la haine des femmes qu’il rendait responsables de ses échecs personnels. Il considérait que les féministes avaient pris sa place quand il avait été recalé à polytechnique ou dans l’armée. Il s’est suicidé son crime accompli mais il avait laissé un document établissant ses motivations.

A l’époque, ses origines  musulmanes algériennes n’avaient pas été relevées ni le fait qu’il avait été abandonné par son père reparti en Algérie. Il n’avait alors que 7 ans et il choisit plus tard de porter le nom de sa mère, Monique Lépine québécoise. Or nous savons aujourd’hui combien les musulmans méprisent les femmes et contestent leur autonomie et leur indépendance. Nous savons aussi quelles difficultés rencontrent les enfants nés de couples mixtes, issus de cultures différentes comme l’islam et le christianisme . Nous avons à connaître de nombreux cas en France tout au long de l’année, ces jeunes qui peinent à trouver et accepter leur identité. On notera également que le crime de Gamil Gharbi, alias Marc Lépine a été glorifié par des groupes masculinistes extrémistes et qu’il demeure dans leur mémoire tel un héros. https://fr.wikipedia.org/wiki/Marc_L%C3%A9pine

Le groupe Osez le féminisme appelle à manifester demain mercredi 6 décembre à 19h Place du Quebec (En face de l’église Saint Germain des Près, Paris 6ème) pour commémorer ce massacre anti-féministe et réaffirmer notre détermination à lutter contre les féminicides.

Pour en savoir plus

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Il y a 28 ans : le feminicide de l’école Polytechnique de Montréal. 

Marc Lépine, un jeune homme qui avait été recalé à l’examen d’entrée, entre un matin dans l’établissement. Il demande aux hommes de sortir des salles de cours et massacre des étudiantes au cri de “je hais les féministes”. Il tue 14 jeunes femmes et fait 10 blessées, puis se suicide. 14 femmes tuées parce que femmes.

Si son acte a été présenté comme celui d’un fou, Marc Lépine l’avait prémédité et longuement préparé. Dans son manifeste, qui ne sera révélé qu’un an plus tard, Marc Lépine explique que les élèves ingénieures veulent “prendre la place des hommes” en exerçant un métier auquel ils devraient accéder de façon exclusive. Tuées parce que femmes, accédant à des droits.

Ce n’est pas un hasard si des groupes masculinistes, dits de “défense des droits des hommes”, nord-américains en ont fait un héros et commémorent ce massacre comme une fête.

Andrea Dworkin, le 6 décembre 1990, venait commémorer devant 500 personnes le massacre des 14 femmes par un anti-féministe, et déclarait :

« Bien des gens nous ont invitées à convenir que les femmes font des progrès, à cause de notre présence visible dans ces lieux où nous n’étions pas auparavant. Et celles d’entre nous que l’on dénonce comme radicales avons répondu : « Ce n’est pas comme cela que nous mesurons le progrès. Nous comptons les viols. Nous comptons les femmes agressées par leur mari. Nous tenons le compte des enfants violés par leurs pères. Nous comptons les mortes. Et quand ces statistiques commenceront à changer de façon significative, alors nous vous dirons si l’on peut ou non mesurer des progrès. »

1989-2005, 615 femmes + 176 jeunes ou enfants tués par des hommes au Québec. Et depuis 2005 ? et dans le monde entier ?

Communiqué

791

C’est le nombre de femmes et d’enfants aux noms connus à voir été tué-es par
des hommes ou des inconnus au Québec depuis le 6 décembre 1989. Beaucoup
d’autres victimes ont disparu sans laisser de trace ou n’obtiennent même pas
l’ultime respect de voir leur nom rendu public : femmes autochtones, immigrantes, âgées, et mineurs.

Le 6 décembre est le jour où un masculiniste de 25 ans s’est rendu abattre
Maryse Laganière, une employée du Service des admissions de l’École
Polytechnique, puis 13 étudiantes, en accusant ces femmes d’être des
féministes ayant « ruiné sa vie ».

L’assassin – un décrocheur – avait vu sa candidature rejetée par le
Service des admissions de Poly, ce que la direction de l’établissement a
toujours refusé de reconnaître publiquement.

Il en était venu à assimiler aux bien minces progrès des femmes ses échecs
personnels, de façon tout à fait conforme aux propos haineux et
jusque-au-boutistes que le mouvement antiféministe sert aux hommes depuis
déjà une cinquantaine d’années, notamment dans les pages des magazines de
style Playboy et Hustler.

Marc Lépine a laissé derrière lui un manifeste masculiniste que
l’organisation de pères divorcés L’Après-Rupture affiche encore fièrement à
ce jour sur son site Web (http://www.lapresrupture.qc.ca/GerardLevesque_juillet25.htm ).

Lépine y avait dressé une liste de 19 « viragos » à abattre dont il se
désolait de ne pas avoir eu le temps de les envoyer « Ad Patres » (aux Pères) :
journalistes engagées, premières femmes à avoir percé dans des domaines
traditionnellement réservés aux hommes (scénariste, pompière, comptable,
etc.)… on y trouvait même le nom du Collectif masculin contre le sexisme !

Si les masculinistes ciblent spécifiquement des féministes et des
intervenantEs engagéEs au respect droits des femmes harcelées et violentées
par certains hommes, l’analyse des conditions dans lesquelles femmes et
enfants continuent à mourir d’année en année aux mains d’hommes haineux –
détails sur le site du CMCS – montre bien que cette violence est ancrée dans le maintien des privilèges traditionnellement accaparés et protégés bec et ongles par les hommes dans la sphère dite privée. Pas par tous les hommes, mais par tous ceux qui
exercent ces privilèges, pratiquement impunément.

C’est dire que la reprivatisation actuelle des questions de violence faite aux femmes et aux enfants – notamment au nom des Droits du Père ou en montant en épingle un « désarroi masculin » ou sous prétexte de quelque « thérapie »- bidon – demeure un très grave risque, surtout à l’heure où les hommes s’enseignent mille et une tactiques d’imposition de leurs « droits d’accès » à des ex-conjointes et à des enfants, notamment dans un chantage destiné à minimiser leurs responsabilités financières.

Il faut donc se montrer particulièrement critique des projets gouvernementaux actuels de retrait des enfants à leurs mères pour les remettre à n’importe quel homme (renforcement imminent des pouvoirs de la DPJ), des tentatives d’abolition du droit à la garde d’enfants au moment du divorce (projet fédéral de réforme de la Loi sur le divorce) et des coups de force médiatiques concernant les « pères empêchés de ’voir’ leurs enfants », même quand ces hommes sont des agresseurs reconnus.

Si l’on ne prend pas au sérieux la violence psychologique et physique que vivent femmes et enfants dans le privé, si on ne multiplie pas les efforts pour les appuyer et pour tenir compte de leur expérience vécue avant de nouveaux meurtres, ces violences s’étendront graduellement à la sphère publique, sous le couvert de nouvelles lois d’inspiration masculiniste, encore plus contraignantes pour femmes et enfants et destructrices du tissu social.

Le tout au Nom du Père.

Depuis 1989, 615 femmes + 176 jeunes ou enfants tués par des hommes – Sur le site du CMCS

Martin Dufresne

  • Tuerie de lÉcole Polytechnique de Montréal

http://fracademic.com/dic.nsf/frwiki/1132835

Deux jeunes femmes égorgées à Marseille par un lâche musulman

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illustrations extraites de http://www.jforum.fr/les-promesses-du-paradis-musulman.html

Les terroristes musulmans se sentent assez virils pour baiser 72 vierges au paradis mais font preuve de lâcheté sur terre en égorgeant des jeunes femmes innocentes et vulnérables du fait précisément de leur innocence.

Deux jeunes femmes de 17 et 20 ans ont été égorgées ce dimanche par un fou d’Allah, sur le parvis de la gare de Marseille. Seuls les ignorants et les idéologues bornés s’en étonneront. Il y a longtemps que l’islam a déclaré la guerre aux non musulmans de par le monde, ses représentants l’ont dit et écrit mais nos dirigeants refusent de se rendre à l’évidence et de prendre des mesures radicales pour nous protéger. A ce propos, les déclarations autocensurées de notre ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, père politique de Najat Vallaud-Belkacem (ne l’oublions pas), ne sont pas de nature à nous rassurer.http://www.maritima.info/depeches/societe/marseille/50004/marseille-la-declaration-du-ministre-de-l-interieur.html. Il avait pourtant déclaré peu de temps avant ce drame la menace est forte dans votre région . A ce propos, notons que l’ensemble des médias, comme à l’habitude dans les attentats terroristes, s’efforce de préciser que Le tueur a été identifié et n’était pas fiché « S ». Cependant il était quand même connu des services de police pour plusieurs faits de délinquance. A quoi donc servent les analyses des experts qui relèvent la relation implacable entre la délinquance et le terrorisme islamiste ? A quoi sert le fichage S si il n’empêche pas le passage à l’acte ?

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Depuis plus de dix ans que nous sommes victimes de terrorisme musulman, nos autorités semblent toujours aussi hésitantes à prendre des mesures efficaces adaptées à cette forme de terrorisme dont les soldats sont parmi nous ? Les attaques terroristes obéissent aux principes affichées de l’Etat islamique qui préconisent le meurtre de tous les kouffars et les traîtres par n’importe quel moyen en saisissant toutes les opportunités. Couteaux, pierres, battes de baseball, tournevis, véhicule à moteur, tout est bon pour éliminer le cochon de kouffar. En l’occurrence à Marseille, ce sont deux jeunes filles qui passaient devant la gare par hasard et qui avaient le seul tort d’être blanches et sans signe islamique ostentatoire comme les voiles. Au passage, on remarquera le courage de l’homme qui assassine deux jeunes filles libres sachant qu’après en avoir égorgé une, il est revenu sur ses pas pour égorger la seconde. Ca c’est de la virilité !

La Connectrice

MahometAicha2

Un musulman viril source 

 

Réaction se Stéphane Ravier, Président du groupe FN-MBM au conseil municipal de #Marseille | Sénateur des Bouches-du-Rhône (13) | Secrétaire départemental du FN Bouches-du-Rhône

Prenez la peine d’écouter son opinion même si vous n’aimez pas d’où il parle…

La chasse à la femme se poursuit avec l’approbation de la société du sommet aux bas-fonds

 

Les faits divers regorgent d’agressions sexuelles, de viols et de tentatives de meurtre commis par des hommes de 14 à 95 ans sur des fillettes, des jeunes filles, des femmes et des mamies. Chaque jour apporte ses cas de chasse à la femme. La plupart des sanctions sont ridicules et certainement pas dissuasives et encore faut il que les prédateurs ne soient pas relaxés. Les victimes, elles sont meurtries à vie et gardent des séquelles physiques, parfois très graves, et des séquelles psychologiques qui pèsent sur leur avenir.

Qu’ils soient névrosés, psychotiques, alcoolisés, drogués, pauvres et malheureux, les prédateurs sont toujours assez lucides pour chasser la femme, la femelle, la fille ou la fillette. S’ils étaient réellement privés de discernement, ils s’attaqueraient à des arbres, des hommes, des boucs, des ombres,des murs ou des moulins à vent. Mais non, même le plus délirant saura reconnaître et partir à l’assaut de la femme.

Malheureusement notre société accepte comme une fatalité naturelle et biologique que l’homme soit un chasseur de femmes, pis elle l’y encourage par la culture du viol et une tolérance fatale pour les femmes.

Notre société ne connaît que l’indulgence sous forme de relaxe et de sanctions symboliques donc inefficaces ou la prison qui est trop souvent une école du crime. Si la Justice voulait mettre un terme à l’abomination de cette chasse à la femme elle inventerait des solutions réellement dissuasives comme le bannissement, de véritables travaux d’intérêt public ou des assignations dans des lieux de souffrance comme les services d’urgences puant le sang et la merde. On le sait, les hommes sont très sensibles…

Vous trouverez ci-dessous une liste non exhaustive de méfaits de prédateurs sexuels récents ou jugés récemment. Bonne lecture !

La Connectrice

  • Une jeune infirmière enceinte de 8 mois battue à mort et violée par un schizophrène que les psychiatres refusaient d’interner…parce que capable de discernement sans doute ? Oui, il a su discerner une belle jeune femme enceinte d’un moulin à vent ou d’un gorille !

Cédric B, est sans domicile fixe et il vient d’avouer l’avoir violée, tuée et ligotée aux services de police après avoir été confondu par son ADN. Selon les premiers éléments de l’enquête, l’homme âgé de 39 ans était considéré comme un agitateur. Schizophrène sous traitement, il a été mis en examen pour « homicide volontaire et viol aggravés » en raison de la grossesse de la victime. ..

Mélodie a été retrouvée par son compagnon ligotée et les yeux bandés dans l’appartement qu’elle occupait dans la propriété de sa mère (absente au moment des faits). « La victime était enceinte de huit mois. Son ami l’a retrouvée avec le visage tuméfié, les pieds et les poings liés, les yeux bandés. Il y avait des traces de sang sur place. Il semblerait que la jeune femme soit décédée des suites de coups qui lui ont été portés », avait indiqué une source proche du dossier à LCI

Demeure cependant la question du mobile. Pour l’heure, la théorie du cambriolage qui aurait mal tourné reste la piste privilégiée. L’homme risque la prison à perpétuité. En août 2017, il avait déjà été condamné à trois mois de prison avec sursis et une obligation de soins psychiatriques pour des faits de vols et dégradations. Ce mercredi 19 septembre, Claude Olive, maire d’Anglet, indiquait dans les colonnes de Sud-Ouest, que le suspect « menaçait régulièrement des passants ». Il avait pourtant tenté à plusieurs reprises de le faire interner. En vain. L’élu a finalement estimé que « l’on aurait peut-être pu l’enfermer si chacun avait pris ses responsabilités. J’avais pris les miennes ».

http://www.planet.fr/societe-femme-enceinte-violee-et-tuee-le-suspect-avoue-tout.1433406.29336.html

  • Chauffeur de bus scolaire, il harcelait les lycéennes et la Justice lui permet de continuer.

Ce chauffeur de bus scolaire qui harcelait sexuellement les adolescentes qu’il était chargé de transporter. Il a reçu les encouragements de la société avec une petite peine de 6 mois avec sursis et 800 € de dommages et intérêts pour le préjudice moral subi par la victime. La France est généreuse et indulgente avec les prédateurs sexuels. Profitez-en Messieurs, ne vous gênez pas !

http://www.lindependant.fr/2017/09/27/p-o-le-chauffeur-de-bus-scolaire-volait-des-baisers-aux-mineures,3055513.php

  • La Canadienne, fille de policier, pensait que la police française était digne de confiance, mal lui en a pris. Au prétexte de lui montrer le célèbre 36 quai des orfèvres, ils l’ont violée. L’affaire traîne depuis trois ans et tant pis pour la victime dite présumée

http://www.20minutes.fr/societe/2141143-20170928-soupcons-viol-quai-orfevres-cour-appel-renvoie-deux-policiers-devant-assises

La cour d’appel de Paris a ordonné jeudi le renvoi devant la cour d’assises  des deux policiers mis en examen dans l’enquête sur le  viol présumé d’une touriste canadienne dans les locaux du 36, quai des Orfèvres à Paris en 2014, a-t-on appris auprès de leurs avocats.

En juillet 2016, les juges d’instruction avaient prononcé un non-lieu général, mais le parquet de Paris et la jeune femme avaient fait appel. 

La cour d’appel a demandé que les fonctionnaires de la Brigade de recherche et d’intervention (BRI), âgés de 39 et 48 ans, soient jugés pour «viols en réunion», ont précisé les avocats.

Le 22 avril 2014, dans un pub irlandais en face du 36, des policiers s’étaient liés avec la jeune femme, alors âgée de 34 ans. En pleine nuit, les fonctionnaires, qui n’étaient pas en service, lui avaient fait visiter les locaux. Elle en était ressortie en larmes un peu plus tard, extrêmement choquée. Elle avait porté plainte pour viol. Deux hommes de la Brigade de recherche et d’intervention (BRI) avaient été mis en examen pour viol en réunion et placés sous contrôle judiciaire. L’un d’eux avait reconnu une relation.

  • Pour rigoler, Laurent Baffie soulève la jupe de Nolwenn Leroy pendant le show Salut les Terriens. Les téléspectateurs s’indignent et le CSA monte au créneau ce que Ardisson qualifie de censure digne de la France de 1942…

http://www.20minutes.fr/television/2138887-20170925-video-salut-terriens-csa-ouvre-instruction-apres-geste-baffie-nolwenn-leroy

« Faut du cul, faut du cul. » Mais surtout du malaise, du gros malaise. Alors que Nolwenn Leroy répondait aux questions de Thierry Ardisson sur le plateau de Salut les Terriens , Laurent Baffie s’est permis de remonter la jupe de la chanteuse. Une séquence pas drôle du tout aux yeux de certains téléspectateurs, qui n’ont pas manqué de faire part de leur mécontentement sur les réseaux sociaux. Et de dénoncer un geste déplacé et une agression sexuelle.

Histoire de rigoler, Laurent Baffie soulève la jupe de  Nolwenn Leroy au cours de l’émission Salut les Terriens chez Ardisson. Dommage que la chanteuse n’ait pas ouvert sa braguette. Tout le monde aurait-il autant rigolé ?

Devant le tollé soulevé par le geste de Baffie, Nolwenn Leroy a pris sa défense en prédisant qu’ils étaient amis depuis dix ans et que c’était juste pour rire, qu’elle n’en avait pas été offusquée. Oui, Chez eux entre amis, ils font ce qu’ils veulent mais sur un plateau ils donnent l’exemple et, à l’heure où la société encourage viol et agressions sexuelles, renvoie les femmes aux placards de la cuisine et vénère les criminels sexuels, cet exemple est redoutable et c’est pour cela qu’il doit être sanctionné et que le CSA doit veiller avec rigueur à l’image des femmes (et des hommes, Baffie ne sort pas grandi de ce rôle) à l’écran.

  • Marc Sibard, ancien responsable des caves Augé, mentor de jeunes professionnelles du vin, a profité de sa position pour harceler ses collaboratrices pendant des années

http://www.lesinrocks.com/2017/09/26/style/food/sexisme-et-agressions-sexuelles-dans-le-milieu-du-vin-trois-victimes-temoignent-11988294/

Une peine légère pour un responsable viticole qui a harcelé ses collaboratrices pendant des années, leur a pourri leur vie professionnelle et leur a fait perdre confiance en elles : un an de prison avec sursis, assorti d’une mise à l’épreuve de vingt-quatre mois comprenant une obligation de soins pour alcoolisme, ainsi que des dommages et intérêts et une amende, pour harcèlement moral, sexuel et agression sexuelle. Trois des victimes ont eu le courage de témoigner, au tribunal et dans l’enquête des Inrocks, et elles expliquent très bien comment il est facile de déstabiliser une femme et d’abuser d’elle dans un contexte professionnel où elle est par définition en état de sujétion : elle est en attente d’apprendre auprès de son mentor pour apprendre le métier et faire carrière. Il faut lire l’article en entier.

Le vin serait, parait-il, une affaire de vrais mecs. Des décennies de pratiques sexistes – toujours persistantes – en témoignent, que ce soit la fâcheuse tendance qu’ont les serveurs de la plupart des restaurants à tendre la carte des bouteilles aux personnes possédant un pénis, les clichés sur le  »vin féminin » soi-disant léger, par opposition au gros rouge qui tâche virilement correct, ou encore, la manière dont les femmes vigneronnes, sommelières ou autres doivent se battre pour être reconnues et exister dans un milieu où elles représentent pourtant 40% des professionnels. Lors des entretiens menés pour notre enquête sur les femmes et le vin parue cette semaine (Inrocks n°1138), toutes les interviewées nous ont fait part de soucis liés au machisme, et notamment les agissements d’hommes alcoolisés qui se croient tout permis lors de dégustations, dans un milieu où les limites de la grivoiserie et du harcèlement ne sont pas toujours claires pour tout le monde. Ces pratiques dites culturelles, très problématiques, se doublent parfois de comportements encore plus graves, comme l’a montrée une affaire qui a secoué le milieu du vin ces derniers mois.

Le 6 juillet, l’ancien responsable des Caves Augé (Paris 8eMarc Sibard était condamné par la 31e chambre du tribunal d’instance de Paris à un an de prison avec sursis, assorti d’une mise à l’épreuve de vingt-quatre mois comprenant une obligation de soins pour alcoolisme, ainsi que des dommages et intérêts et une amende, pour harcèlement moral, sexuel et agression sexuelle, après les plaintes de trois femmes ayant travaillé auprès de lui alors qu’elles débutaient dans le métier…

  • Les hommes violent et agressent sexuellement mais ce sont les femmes qui doivent changer. 

    Sandrine Rousseau, élue EELV publie « Parler », un ouvrage qui incite les femmes et les hommes à sortir du silence lors de viol, agression sexuelle ou harcèlement. 

http://www.francetvinfo.fr/societe/droits-des-femmes/harcelement-viol-agressions-sexuelles-ce-nest-pas-a-nous-de-changer-de-comportement_2393602.html

Brut.France Télévisions

Mis à jour le 
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« Ce n’est pas à nous de changer de comportement, on doit pouvoir être libres », annonce Sandrine Rousseau. Celle qui a vu sa plainte contre le député Denis Baupin classée sans suite pour prescription, mène désormais un combat pour libérer la parole. Interrogée par Brut, elle raconte…L’auteure dénonce le « mythe » de l’attitude provocatrice des femmes qui sont agressées sexuellement. « Il n’y a pas de raison qu’une femme en jupe soit agressée et que la tentation soit si grande qu’on n’arrive pas à y résister », dit-elle. .. En France, un viol est déclaré toutes les 40 minutes. Environ une femme violée sur dix porte plainte, une plainte sur dix aboutit à une condamnation. Sandrine Rousseau explique que la « non-parole » et le « non-dépôt de plainte »de toutes ces femmes peuvent être dus à des phrases qu’on entend du type : « Il est puissant. Fais attention à toi. Pourquoi tu ne t’es pas défendue ? »Ces paroles inculqueraient peur et culpabilité aux femmes victimes…

  • La cour d’assises de Douai va juger à partir de ce mercredi un surveillant de collège de 29 ans, pour viol sur mineur et agressions sexuelles entre 2012 et 2015. Il était également éducateur à l’US Ascq.

http://www.lavoixdunord.fr/223925/article/2017-09-26/un-surveillant-de-college-juge-aux-assises-pour-viol-et-agressions-sexuelles

C’est le président du club de football qui a fait le signalement auprès des autorités. «  Il était très proche des jeunes joueurs, mais rien ne laissait supposer de tels agissements, explique-t-il à quelques heures de témoigner à la barre. J’ai commencé à avoir des soupçons quand j’ai décidé de demander un extrait de casier judiciaire à tous les éducateurs. Il faisait partie du comité directeur lorsque je l’ai annoncé et il est devenu tout pâle.  »

Pourtant, le document présenté était vierge de toute condamnation. «  J’ai tout de même décidé d’être attentif à son comportement  », reprend le responsable. Quelque temps après, lors d’une soirée loto organisée par le club de supporters, il surprend l’éducateur en train d’embrasser un enfant sur la bouche. Un jeune garçon qui ne faisait pas partie du club mais était scolarisé au collège Rimbaud voisin. «  J’ai convoqué cet entraîneur le lendemain pour lui dire que je signalais les faits au procureur de la République. Je le suspendais de ses fonctions en attendant la décision de justice.  »

Parents et joueurs n’ont pas compris cette décision, jusqu’à ce que la véritable raison soit révélée, après une convocation au commissariat de police de Lille. Les enseignants du collège Rimbaud ont eux aussi été sidérés en apprenant la nouvelle. «  Il était très apprécié, prévenant. On pensait que les enfants avec lesquels il était très proche étaient en sécurité  », confiait un enseignant à l’époque des faits, qui se sont étalés de 2012 à 2015. Dans l’établissement, une cellule psychologique avait été mise en place après la révélation de l’affaire.

  • Une ado de 13 ans violée de jour en pleine rue à Beauvais, le suspect interpellé et placé en garde à vue

http://www.20minutes.fr/lille/2140927-20170928-beauvais-ado-13-ans-violee-plein-jour-pleine-rue

Les faits remontent au 9 septembre. La jeune fille se trouvait dans une rue du quartier Saint-Jean lorsqu’elle a été abordée par un inconnu à pieds. Celui-ci la force à le suivre dans un endroit reculé avant de la contraindre à des relations sexuelles. Il a pris la fuite, abandonnant sa victime en état de choc.

L’adolescente a tout de même eu la force d’aller déposer une plainte au commissariat plus tard dans la journée. L’enquête a démarré avec un élément précieux : le signalement précis de l’agresseur présumé fourni par la victime. Selon nos confrères, les policiers ont aussi eu recours à la vidéosurveillance. L’ADN a parlé

Tous ces éléments leur ont permis d’identifier un individu, habitant dans le quartier. L’homme, âgé de 27 ans, a été interpellé, mardi. Des analyses ADN ont aussi été effectuées. Le suspect a été mis en examen pour viol sur mineur de 15 ans et placé en détention provisoire.

  • Attention aux hommes, mari, fils, frères qui habitent avec la nounou de vos enfants

Ce mari de 69 ans a agressé des dizaines de petits enfants et n’a écopé que de trois ans de prison dont deux avec sursis …

Le cas n’est pas rare et je connais personnellement un homme qui, enfant, fut violé à répétition par le fils de sa nourrice, un ado.

http://www.20minutes.fr/nantes/2140115-20170927-sarthe-mari-nounou-agressait-sexuellement-enfants

Un homme de 69 ans était jugé, mardi par le tribunal correctionnel du Mans, pour plusieurs agressions sexuelles d’enfants âgés entre 3 et 9 ans. Au moins neuf victimes ont été identifiées, pour des faits qui ont eu lieu entre 1994 et 2013, rapporte le journal Ouest-France. Le prévenu, finalement dénoncé par un petit garçon en 2013, a évoqué mardi des « câlins », pour « jouer ou taquiner » et se dit au centre d’un complot des parents. Les petites victimes (dont deux font partie de ses propres petits-enfants) ont pourtant toutes décrit les mêmes gestes, à savoir des attouchements au niveau de la poitrine, des fesses ou du pubis. Le sexagénaire, qui a tout de même reconnu qu’il ne se sentait « pas normal », a écopé d’une peine de trois ans de prison dont deux avec sursis. Il sera inscrit au fichier des auteurs d’infractions sexuelles.

  • Il n’y a pas d’âge pour violer. Un homme de 95 ans  a été mis en examen mercredi pour agression sexuelle sur deux fillettes et placé en détention, pour garantir notamment sa sécurité comme l’a révélé le Dauphine libéré.

Les faits se seraient déroulés dans le quartier populaire de Montfleuri à Bourgoin-Jallieu, à une quarantaine de kilomètres à l’est de Lyon…Une enquête a été ouverte après le dépôt d’une plainte par les parents d’une fillette de moins de 10 ans. A la fin de la garde à vue, une seconde plainte pour une autre fillette a également été déposée. Le nonagénaire, sans antécédent judiciaire, « habite le quartier et y vit en famille ». Il a été « mis en examen le 9 août pour des faits correctionnels d’agression sexuelle sur mineur de moins de 15 ans. Le monsieur nie tout », a précisé à l’AFP le parquet. Si « la rumeur dans le quartier dit qu’il proposait des bonbons aux enfants », « la fillette n’en parle pas et le modus operandi n’est pas précisé », a ajouté la même source. En revanche, la fillette dit qu’elle « a été emmenée à l’écart et qu’il lui a touché le corps ».

http://www.20minutes.fr/lyon/2117503-20170816-isere-homme-95-ans-soupconne-agressions-sexuelles-deux-fillettes

  • Deux hommes de 24 ans forcent deux jeunes marseillaises de 21 et 22 ans à se prostituer. Si vous avez vu le film de Coline Serreau Chaos, vous avez une idée de la violence physique et mentale subie par les femmes contraintes à la prostitution.

 Deux hommes de 24 ans ont été interpellés dimanche à Saint-Genis-Laval, au sud de Lyon, dans le cadre d’une enquête pour «proxénétisme aggravé».

Les deux rhodaniens sont soupçonnés d’avoir contraint deux jeunes femmes de 21 ans et 22 ans, originaires de Marseille, à se prostituer. Elles ont porté plainte récemment contre les proxénètes présumés en expliquant aux policiers s’être enfuies de l’appartement lyonnais où elles exerçaient ces derniers temps, en laissant derrière elles leurs affaires personnelles.

Les deux jeunes femmes auraient décidé de fuir après avoir été menacées par l’un des deux hommes mis en cause, au moment où elles avaient indiqué vouloir rentrer à Marseille, précise ce mercredi la police Lyonnaise.

Les deux proxénètes présumés ont nié les faits. Ils doivent être présentés ce 27 septembre au parquet de Lyon, ajoute la direction départementale de la sécurité publique du Rhône.

http://www.20minutes.fr/lyon/2140175-20170927-lyon-deux-hommes-accuses-avoir-force-jeunes-marseillaises-prostituer

  • Le chauffeur de taxi harcèle une adolescente de 13 ans malvoyante. Il est relaxé car les faits ne seraient pas constitués. Ils ont été pourtant suffisamment constitués pour que le harceleur, déjà condamné pour agression sexuelle, soit présenté au tribunal.

Un homme de 47 ans a été relaxé, ce mercredi, devant le tribunal correctionnel de Bordeaux. Poursuivi pour corruption de mineur et non pour agression sexuelle, il a finalement été relaxé car ces faits n’étaient pas constitués, rapporte Sud Ouest.

En 2015, ce chauffeur de taxi, déjà condamné pour agression sexuelle par le passé, avait tenté d’abuser d’une adolescente de 13 ans malvoyante. Sur le trajet entre le centre de soins et le domicile de la jeune fille, cet homme avait multiplié les questions intimes et les arrêts. Ce jour-là, il ira jusqu’à demander à sa cliente s’il peut l’embrasser.

Mais, l’adolescente ne s’est pas laissé faire. Elle a refusé toutes les propositions du chauffeur de taxi avant de raconter la scène à un psychologue puis aux gendarmes.

http://www.20minutes.fr/bordeaux/2140803-20170928-bordeaux-chauffeur-taxi-essaye-abuser-adolescente-malvoyante

  • Le récidiviste en semi-liberté, Sofiane Rasmouk avait massacré une jeune fille pour la violé et violé une autre dans la foulée. Il a été condamné en appel à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une peine de sûreté de 22 ans, soit plus qu’en première instance (18 ans)

Sofiane Rasmouk a vu jeudi sa peine confirmée en appel avec une condamnation à la réclusion criminelle à perpétuité pour viol, tentative de viol et tentative de meurtre sur deux jeunes femmes en 2013 alors qu’il était en semi-liberté.

Suivant les réquisitions de l’avocat général, la cour d’assises a condamné Sofiane Rasmouk à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une peine de sûreté de 22 ans, soit plus qu’en première instance (18 ans). Dès l’ouverture de son procès en appel, Sofiane Rasmouk avait reconnu ce qu’il avait toujours nié: le viol sur l’une des deux jeunes filles agressées. Il contestait en revanche la « tentative de viol et tentative de meurtre » sur la première de ses victimes. 

Le 7 août 2013, alors qu’elle rentrait chez elle, Priscillia avait été violemment agressée par Sofiane Rasmouk. Le jeune homme, « atteint de psychopathie grave » d’après les experts, s’était acharné sur elle en la frappant à plusieurs reprises au visage, la laissant pour morte et défigurée. 

Priscillia, 36 ans, qui a passé plusieurs mois dans le coma, est aujourd’hui lourdement handicapée. « Elle a vécu un parcours du combattant », a rappelé à la barre son avocate Me Peggy-Anne Julien. « Il ne l’a pas tuée, il a tué son avenir », a-t-elle souligné. Pour l’avocat général Dominique Borron, la tentative de meurtre ne fait aucun doute. « Qu’a-t-il dit au magistrat instructeur ? Qu’il a frappé à la tête, à plusieurs reprises », a-t-il martelé. « Il a tenté de la tuer. Elle s’est battue car elle ne voulait pas se laisser violer. » 

Sandra, la deuxième victime du « violeur de Colombes », a, elle, bien été violée, quelques minutes après Priscillia. Rasmouk l’a agressée entre deux voitures, sans cesser de la frapper à la tête, avant de lui extorquer sous la contrainte sa carte bleue. Physiquement indemne, la jeune fille reste pour autant traumatisée à vie. « Sandra est massacrée », a assuré son conseil Me 

Frank Berton. « Elle n’arrive pas à travailler, elle ne peut plus sortir seule. Vous en avez massacré deux en une demi heure », a-t-il asséné à Sofiane Rasmouk, impassible dans son box. 

« Pardon, ça sert à quoi? »

« Vous verrez très peu de dossiers aux assises avec autant de sauvagerie et si peu d’empathie », a insisté l’avocat général lors de son réquisitoire. L’avocat de la défense, Me Wenceslas Ference, s’est contenté de demander aux jurés « de créer une brèche et de laisser passer la lumière »

« La décision de première instance, si vous la confirmez, c’est un mur », a-t-il prévenu, faisant remarquer des progrès dans l’attitude de son client qui « a manifesté son besoin d’être accompagné »

Plus calme que lors de son premier procès, au cours duquel il avait multiplié les esclandres, Sofiane Rasmouk a cependant eu du mal à éprouver des remords. Sa réaction face aux photos de Priscillia, méconnaissable quelques heures après son agression, avait provoqué la colère des parties civiles. « Que voulez-vous que je vous dise ? Que je leur dise pardon ? Ca sert à quoi ? », s’était contenté de déclarer Sofiane Rasmouk. 

https://www.ouest-france.fr/societe/justice/hauts-de-seine-perpetuite-confirmee-pour-l-auteur-d-un-viol-5277809

 

 

 

 

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Ouganda. Viols, grossesses forcées, assassinats pour soumettre les populations

Le procès de l’Armée de résistance du Seigneur devant la CPI

Dominic Ongwen, l’un des principaux chefs de la rébébellion ougandaise de la LRA, lors de sa première comparution devant la Cour pénale intenationale (CPI), ce lundi 26 janvier 2015.
© REUTERS/Peter Dejong

Onze ans après l’émission d’un mandat d’arrêt contre lui, Dominic Ongwen sera jugé devant la Cour pénale internationale à partir de ce mardi 6 décembre. Enlevé à l’âge de 14 ans par les hommes de Joseph Kony, dans le nord de l’Ouganda, l’enfant soldat était devenu l’un des commandants redoutés de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA), mais doit désormais répondre de crimes contre l’humanité et crimes de guerre.

De notre correspondante à La Haye,

Après lecture des 70 chefs d’accusation portés contre lui, Dominic Ongwen aurait perdu la joie qu’il manifestait lors de ses premières semaines en cellule. Poursuivi pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre, il doit répondre des attaques au nord de l’Ouganda de quatre camps de déplacés, émaillées de massacres, de pillage et d’enlèvements ; de la conscription forcée d’enfants de moins de 15 ans ; et de viols et grossesses forcées.

 

Lorsqu’il avait franchi les portes de la prison de Scheveningen en janvier 2015, Dominic Ongwen s’enchantait, pourtant, de son nouveau monde. Enlevé par l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) lorsqu’il avait 14 ans, il venait de passer 17 années dans le bush. Les échos de la prison laissaient entendre qu’il se « goinfrait de miel au petit-déjeuner » et contemplait ravi ses nouveaux costumes, autrement plus saillants que ses treillis élimés par des années de combat à la tête de la brigade Sinia. Excellent combattant, le jeune Ongwen s’était vite révélé pour ses talents de commandement et avait donc rapidement franchit les échelons hiérarchiques de l’Armée de résistance du Seigneur.

Les déplacés ciblés

Formée par Joseph Kony à la fin des années 1980, la LRA voulait renverser le régime de Yoweri Museveni. La milice s’inspire des 10 commandements de la Bible et exige le partage des richesses avec le nord du pays, délaissé. En 30 ans de combat, d’abord dans le nord de l’Ouganda, puis, suite à l’échec de négociations de paix, en Centrafrique, au sud du Soudan, et en République démocratique du Congo (RDC), la LRA aurait tué plus de 100 000 personnes et capturé au moins 30 000 enfants.

En 2003 et 2004, date des crimes reprochés à Dominic Ongwen, l’armée régulière ougandaise avance alors en godillots usés, malgré son budget exponentiel alimenté par Washington, fidèle parrain du régime. Les camps de déplacés, nés des massacres de la LRA, deviennent des cibles faciles pour les rebelles, qui tuent, enlèvent, et pillent. Pour les seules années 2002, 2003 et 2004, l’armée ougandaise a recensé 712 attaques de la LRA.

Un dossier à charge très étoffé

Au cours du procès qui s’ouvre ce mardi, le procureur reviendra en détail sur quatre de ces attaques, celles des camps de Pajule, Lukodi, Odek et Abok. Dans son mémoire, le procureur décrit les scènes terrifiantes que les témoins devraient évoquer à la barre dans les prochains mois. Des civils de 2 à 80 ans battus à mort, étranglés, brûlés vifs. Des femmes enlevées, obligées d’abandonner leur bébé sur la route. Le pillage des échoppes, et même d’un stock du World Food Programme. Des scènes d’enfants enrôlés, obligés à tuer et pour l’un, à regarder les corps, dont celui de son père, se décomposer pendant trois jours. Partout, M. Ongwen aurait ordonné de « tuer tous ceux qui ne sont pas les nôtres ».

Pour prouver les faits, le procureur dispose d’un solide dossier. Les communications de la LRA, à travers des radios hautes fréquences pillées dans les missions catholiques ou dans les véhicules des ONG, ont été écoutées pendant dix ans, et 24 heures sur 24, par les renseignements ougandais. Dix-huit auteurs de ces interceptions ont témoigné pour le procureur, qui en 2006, avait même dû leur fournir carnets, stylos, piles et enregistreurs. Le procureur fera aussi venir des victimes, des officiers de l’armée régulière et des insiders, dont deux anciens bras droits de Dominic Ongwen. Parmi ses témoins comptent aussi sept « ex-femmes » de l’accusé. Enlevées lors des combats, elles étaient « des butins de guerre », décrit le procureur dans son mémoire.

Viols et grossesses forcées

Car les règles de la LRA sont strictes : elles interdisent le sexe hors mariage. Ongwen choisit les épouses des officiers de sa brigade et gratifie aussi ses plus vaillants soldats, ce qui le rend « populaire » auprès de ses recrues. L’une des « épouses » du commandant Ongwen, enlevée à 7 ans, avait été forcée de porter des sacs de sel pendant plus d’un mois dans le bush, puis violé lorsqu’elle n’avait que dix ans. « Dégoutée et terrorisée », elle avait fini par céder au chef rebelle après avoir été battue avec des tiges de bambou pendant une semaine. Le procureur a identifié 12 enfants nés de ces viols, grâce à des tests de paternité. Selon l’une de ses « femmes », le commandant Ongwen donnait ses ordres aux gamins de 10 ans, conscrits de force, puis « quelquefois, allait jouer avec eux ».


 ■ Ouganda: un procès très attendu par les populations du Nord

Dominic Ongwen est poursuivi pour 70 charges de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. Dans les communautés locales du nord de l’Ouganda, son procès est très attendu.

Je veux que ce procès ait lieu parce que je ne me sentirais pas bien que quelqu’un comme Dominic Ongwen soit laissé libre. Nous avons perdu nos enfants, moi-même j’ai deux enfants encore dans le bush. Je ne sais même pas s’ils sont vivants ou morts. Qu’il soit jugé et s’il est reconnu coupable qu’il aille en prison. Je ne veux pas qu’il soit tué mais comment un homme qui a causé tant de peine pourrait se promener libre ?
Reportage dans le nord de l’Ouganda
06-12-2016 – Par Charlotte Cosset

 

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