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Archives de Catégorie: Histoire et culture juives

L’humoriste juif Pierre Dac cloue le bec au propagandiste de Vichy Philippe Henriot. 1944

 

L’humoriste juif Pierre Dac cloue le bec au propagandiste de Vichy Philippe Henriot

En 1943-1944, la guerre se déroulait aussi sur les ondes. Un duel radiophonique a opposé le célèbre humoriste juif Pierre Dac, l’une des voix de la Résistance sur la BBC, à Philippe Henriot, secrétaire d’Etat à l’Information et à la Propagande du régime de Vichy et chroniqueur sur Radio Paris. Lorsque Henriot charge violemment Dac le 10 mai 1944, voici la réponse extraordinaire de Dac !

L’antisémitisme renaît de nos cendres . Herbert Pagani, 1975

Plaidoyer pour ma terre
Texte écrit par Herbert Pagani en réaction à l’adoption par l’ONU d’une résolution assimilant le sionisme à une forme de racisme.
Le 11 novembre 1975,

Hier, j’étais dans le métro et j’entends deux dames dire :
« T’as vu encore ces Juifs avec leurs histoires à l’O.N.U.
Quels emmerdeurs ! »
C’est vrai.
Nous sommes des emmerdeurs.
Ça fait des siècles qu’on emmerde le monde.
C’est dans notre nature, que voulez-vous !
Abraham avec son D’ieu unique,
Moïse avec ses Tables de la Loi,
Jésus avec son autre joue toujours prête à la deuxième baffe.
Puis Freud, Marx, Einstein,
tous ont été des gêneurs, des révolutionnaires, des ennemis de l’Ordre.

Pourquoi?

Parce qu’aucun ordre, quel que fut le siècle, ne pouvait les satisfaire,
puisqu’ils en étaient toujours exclus.
Remettre en question, voir plus loin,
changer le monde pour changer de destin,
tel fut le destin de mes Ancêtres.
C’est pourquoi ils sont haïs par les défenseurs de tous les ordres établis.
L’antisémite de droite reproche aux Juifs d’avoir fait la révolution bolchévique.
C’est vrai, il y en avait beaucoup, en 1917.
L’antisémite de gauche reproche aux Juifs d’être les propriétaires de Manhattan.
C’est vrai, il y a beaucoup de capitalistes juifs.
La raison est simple :
la religion, la culture, l’idéal révolutionnaire d’un côté,
les portefeuilles et les banques de l’autre,
sont les seules valeurs transportables,
les seules patries possibles pour ceux qui n’ont pas de patrie.
Et maintenant qu’il en existe une,
l’antisémitisme renaît de ses cendres…
– pardon ! de nos cendres –
et s’appelle antisionisme.
Il s’appliquait aux individus, il s’applique à une nation.

Israël est un ghetto,
Jérusalem, c’est Varsovie…
Les nazis qui nous assiègent parlent l’arabe.
Et si leur croissant se déguise parfois en fauçille,
c’est pour mieux piéger les Gauches du monde entier.
Moi qui suis un Juif de gauche, je n’en ai rien à faire d’une certaine gauche
qui veut libérer tous les hommes du monde aux dépens de certains d’entre eux, car je suis précisément de ceux-là.

D’accord pour la lutte des classes,
mais aussi pour le droit à la différence.
Si la gauche veut me compter parmi les siens,
elle ne peut pas faire l’économie de mon problème.
Et mon problème est que depuis les déportations romaines
du 1er siècle après Jésus,
nous avons été partout honnis, bannis, traqués, dénoncés, écrasés, spoliés, brûlés et convertis de force.

Pourquoi?

Parce que notre religion,
c’est-à-dire notre culture était dangereuse.
Eh oui!

Quelques exemples…
Le judaïsme a été le premier à créer le Chabbat, jour du Seigneur,
c’est-à-dire le jour de repos hebdomadaire obligatoire.
Vous imaginez la joie des pharaons, toujours en retard d’une pyramide !

Le judaïsme interdit l’esclavage.
Vous imaginez la sympathie des Romains,
les plus importants grossistes de main-d’oeuvre gratuite de l’Antiquité !
Il est dit dans la Bible :
« La terre n’appartient pas à l’homme mais à D’ieu. »
De cette phrase découle une loi,
celle de la remise en question automatique
de la propriété foncière tous les 49 ans.
Vous voyez l’effet d’une loi pareille sur les papes du Moyen Âge
et les bâtisseurs d’empire de la Renaissance !

Il ne fallait pas que les peuples sachent.

On commença par interdire la Bible,
puis ce furent les médisances,
des murs de calomnies qui devinrent murs de pierres
et qu’on appela ghettos.
Ensuite ce fut l’Inquisition, les bûchers et plus tard les étoiles jaunes.
Auschwitz n’est qu’un exemple industriel de génocide,
mais il y a eu des génocides artisanaux par milliers.
J’en aurais pour trois jours rien qu’a nommer tous les pogroms
d’Espagne, de Russie, de Pologne et d’Afrique du Nord.

À force de fuir, de bouger, le Juif est allé partout.
On extrapole et voilà : il n’est de nulle part.
Nous sommes parmi les peuples comme l’enfant à l’assistance publique.
Je ne veux plus être adopté.
Je ne veux plus que ma vie dépende de l’humeur de mes propriétaires.
Je ne veux plus être un citoyen-locataire.
J’en ai assez de frapper aux portes de l’Histoire et d’attendre qu’on me dise : « Entrez. »
Je rentre et je gueule !

Je suis chez moi sur terre et sur terre j’ai ma terre :
elle m’a été promise, elle sera maintenue.

Qu’est ce que le Sionisme?
Ça se réduit à une simple phrase :
« L’an prochain à Jérusalem. »
Non, ce n’est pas un slogan du Club Méditerranée.
C’est écrit dans la Bible,
le livre le plus vendu et le plus mal lu du monde.
Et cette prière est devenue un cri,
un cri qui a plus de 2000 ans,
et le père de Christophe Colomb, de Kafka, de Proust, de Chagall, de Marx, d’Einstein
et même de monsieur Kissinger,
l’ont répétée, cette phrase, ce cri,
au moins une fois par an, le jour de Pâques.

Alors le Sionisme, c’est du racisme ?
Faites moi rire !
Est-ce que : « Douce France, cher pays de mon enfance » est un hymne raciste ?
Le Sionisme, c’est le nom d’un combat de libération.

Dans le monde, chacun a ses Juifs.
Les Français ont les leurs :
ce sont les Bretons, les Occitans, les Corses, les travailleurs immigrés.
Les Italiens ont les Siciliens,
les Yankees ont leurs Noirs,
les Espagnols leurs Basques.

Nous, nous sommes les Juifs de TOUS.

À ceux qui me disent : « Et les Palestiniens ? »,
je réponds : « Je suis un Palestinien d’il y a 2000 ans.
Je suis l’opprimé le plus vieux du monde. »
Je discuterai avec eux, mais je ne leur céderai pas ma place.
Il y a là-bas de la place pour deux peuples et deux nations.
Les frontières sont à déterminer ensemble.
Mais l’existence d’un pays ne peut en aucun cas exclure l’existence de l’autre
et les options politiques d’un gouvernement n’ont jamais remis en cause l’existence d’une nation, quelle 

qu’elle soit.

Alors pourquoi Israël ?

Quand Israël sera hors de danger,
je choisirai parmi les Juifs et mes voisins arabes,
ceux qui me sont frères par les idées.
Aujourd’hui, je me dois d’être solidaire avec tous les miens,
même ceux que je déteste, au nom de cet ennemi insurmontable :
le RACISME.

Descartes avait tort :
je pense donc je suis, ça ne veut rien dire.
Nous, ça fait 5000 ans qu’on pense, et nous n’existons toujours pas.
Je me défends, donc je suis.

Herbert Pagani

 

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Phyllis Chesler : la marche des femmes est une arnaque pour les femmes

https://scenesdelavisquotidien.com/2017/11/21/refuser-la-connivence-et-la-lethargie-masculines/

Nous sommes trop peu de féministes historiques françaises  (Anne Zélensky, Elisseievna et moi-même) à faire le même constat que Phyllis Chesler sur la dérive du féminisme actuel qui renie la défense de l’injuste condition des femmes au profit du communautarisme en fermant les yeux sur le poison du modèle islamique et sur la lutte que mènent au péril de leur vie des femmes de pays musulmans, en particulier en Iran, Arabie saoudite, Irak, Kurdistan, Turquie, Tunisie, Algérie, Soudan et ghettos islamiques français.

Aux USA comme en France, le féminisme est redevenu ce qu’il était avant 1968, une contradiction secondaire. Des femmes retombent dans le complexe maternisant ancestral qui veut que protéger l’homme, surtout l’Autre, soit devenu leur engagement principal. La lutte des classes et tous les crypto marxisme trotzkysme maoïsme et socialo communismes imposent leur dictature du politiquement correct.

De leur côté, les « mâles blancs » comme ils se dénomment, pleurnichent sur les méchantes féministes qui les castreraient au lieu de prendre fait et cause pour les quelques féministes qui croient encore à l’égalité femme/homme réelle, raisonnée et éclairée. Le magazine « Causeur » est le lieu de rendez-vous préféré de ces pleurnichards cultivant leur propre impuissance. « Riposte laïque » fait de même mais je dois honnêtement mentionner que ces organes ouvrent leurs colonnes à la contradiction.  Anne Zélensky publie dans Causeur, Elisseievna dans Boulevard Voltaire et moi-même dans Riposte laïque. J’ose espérer que leurs lecteurs soient sensibles à la main que nous leur tendons pour refaire un bout de chemin ensemble dans l’intérêt de toutes et tous pour une société plus juste.

La Connectrice

NB j’ai utilisé Google traduction pour ce texte originalement écrit en anglais. Il y a donc quelques erreurs, en particulier le non respect du genre féminin; Lire « elles au lieu de « ils ».

 

Phyllis Chesler, Ph.D. est professeure émérite de psychologie et d’études féminines et est l’auteur de dix-huit ouvrages, dont le classique phare «Women and Madness» (1972); «Mères en procès (1986); Inhumanité d’une femme à une femme »(2002),« Une épouse américaine à Kaboul (2013) »et« Une féministe politiquement incorrecte… »(2018). Elle est cofondatrice de l’Association pour les femmes en psychologie (1969), du Réseau national pour la santé des femmes (1974) et du Comité international pour les femmes du mur (1989).

TU NE ME VERRAS PAS À LA MARCHE DES FEMMES – C’EST UNE ARNAQUE

https://phyllis-chesler.com/articles/you-wont-see-me-at-the-womens-march-its-a-con-job

Les problèmes des femmes – même ceux qui sont influencés par la race, la classe, la religion et l’ethnie – sont toujours spécifiques aux femmes, mais vous n’en entendrez pas parler à ce mois de mars. Je suis en deuil pour un mouvement féministe radical et dynamique. Mais ce n’est pas ça.


Cela fait très longtemps que je défends les droits des femmes – avec mes pieds, ma voix et mon stylo. Je le fais encore.

Actuellement, l’activité la plus en vue du soi-disant «mouvement des femmes» aux États-Unis est une activité qui m’attriste et me choque. La marche des femmes (et plus particulièrement le leadership de la marche des femmes) aux États-Unis ne semble avoir rien à voir avec les femmes ou le féminisme. Je ne me suis jamais soucié des chapeaux, mais j’ai toujours soutenu les manifestants de base, dont beaucoup étaient des féministes sérieuses et de longue date dans leurs communautés. Les dirigeants, par contre, semblaient étrangement n’avoir aucune expérience en matière de lutte pour les droits des femmes.

Je suis en deuil pour un mouvement féministe radical et dynamique. Mais ce n’est pas ça. C’est plutôt un jeu de passe-passe, une performance, un arnaque.

La direction de la Marche des femmes se compose de femmes complètement nouvelles dans le mouvement, qui portent la même marque que les actrices ou les célébrités de la téléréalité. Ils savent comment obtenir un financement d’entreprise et encore plus impliquer des stars hollywoodiennes. Ils mettent en scène des événements, pas des révolutions.

Le plus préoccupant, cependant, est que la direction de la Marche des femmes ne semble pas s’intéresser particulièrement aux mouvements de libération des femmes indépendants. J’ai lu abondamment leur littérature et tout ce que je peux trouver, ce sont des problèmes qui, si dignes qu’ils soient, ne sont pas à proprement parler des problèmes féministes. La Marche des femmes aborde des sujets tels que «réforme de l’immigration» et «violences policières contre des hommes noirs»; elles se disent «anti-racistes», plus qu’elles ne le sont «anti-sexistes»; elles accordent la priorité à la politique «queer et transgenre», mais jamais plaine vieux problèmes de femmes variété de jardin variété.

Les problèmes des femmes – même ceux qui sont influencés par la race, la classe, la religion et l’appartenance ethnique – sont toujours spécifiques à la femme: harcèlement sexuel au travail; râpé; inceste; violence domestique; discrimination économique, sociale et juridique; et bien sûr les droits en matière de procréation, y compris l’accès au contrôle des naissances, à l’avortement et aux soins prénatals.

Mais alors que la Marche des femmes veut parler de choses comme la criminalisation des hommes et des hommes de couleur pauvres – les femmes de couleur sont définitivement touchées, car ce sont leurs fils, leurs frères et leurs maris qui sont emprisonnés – les femmes de couleur et les femmes pauvres sont également beaucoup emprisonnées elles-mêmes . Et contrairement aux hommes prisonniers – y compris les tueurs en série – personne ne se marie avec des femmes prisonniers. Peu leur rendre visite. Et les femmes emprisonnées (qui ont souvent été les principales gardiennes de leurs enfants) perdent la garde de leurs enfants.

Les femmes battues qui tuent leurs agresseurs en état de légitime défense sont trop souvent emprisonnées à vie . Les femmes enlevées ou incitées à devenir esclaves sexuels sont traitées comme des non-humains jetables. Les filles et les femmes prostituées souffrent du SSPT (syndrome de stress post traumatique) bien plus que les anciens soldats de combat. Les femmes enceintes sont accusées de maltraitance d’enfants .

Ce sont des questions qui méritent d’être abordées par la Marche des femmes, mais ne le sont pas.

Les mères perdent injustement la garde des enfants – souvent au profit de leurs agresseurs – tous les jours en Amérique du Nord (ainsi qu’en Europe et dans le monde ). J’ai étudié cela en profondeur . On entend parfois parler de cela lorsque la mère en question est un immigrant qui tente de franchir la frontière, mais presque jamais lorsque la mère est simplement citoyenne. Les mères nord-américaines qui affirment que leur enfant est abusé sexuellement sont traitées comme des « folles » et « détestent les pères », et les juges, armés de rapports de police scientifique anti-femme, retirent la garde des mères « assez bonnes » , c’est-à-dire mères compétentes et aimantes qui ont également été les principales gardiennes de leur enfant.

La garde des enfants et les pensions alimentaires restent des questions pressantes pour les femmes, mais ne sont pas réglées par la Marche des femmes. L’accès à l’avortement est essentiel pour les femmes à travers les États-Unis, mais j’ai encore entendu les dirigeants de la Marche des femmes, sauf au passage. Ils sont beaucoup plus passionnés par la justice raciale; justice reproductive, pas autant. .

Le trafic sexuel? Le mariage d’enfants? MGF? Visage forcé au voile? Honor Tuer? Aucun de ces problèmes n’est abordé par les dirigeants de la American Women’s March.

Que se passe-t-il?

La première marche des femmes a eu lieu le 21 janvier 2017 , le lendemain de l’investiture du président Trump. À ce moment-là, les dirigeants se contentaient de parler des « problèmes des femmes» et de la «justice entre les sexes», mais étaient plus spécifiques à la «réforme de l’immigration», à la «liberté de religion», aux droits des LGBT, aux droits des travailleurs, à l’égalité raciale et aux questions environnementales. . Les coprésidents étaient Tamika D. Mallory, ancienne directrice exécutive d’Al Sharpton (le premier joueur de cartes de course), National Action Network; Carmen Perez, directrice de The Gathering for Justice (une organisation qui s’occupe de l’injustice raciale dans le système de justice pénale); Linda Sarsour, directrice de l’Association arabo-américaine de New York(organisation travaillant avec des immigrants arabo-américains et musulmans); et Bob Bland, une créatrice de mode féminine.

Lors de la marche à Washington, de nombreuses célébrités et des co-présidents honoraires, principalement des personnes de couleur – Harry Belafonte , La Donna Harris, Angela Davis, Dolores Huerta – ainsi que Gloria Steinem, seule femme blanche -chaise. Le co-fondateur juif, Vanessa Wruble dit qu’elle a été poussé hors de l’organisation en raison de l’ antisémitisme sur les parties des autres chefs, qui était soit jamais reconnu ou jamais condamné. Elle a dit au New York Timesl’un des animateurs de la marche a déclaré qu’ils «ne pourraient vraiment pas placer les femmes juives dans cette situation, sinon nous pourrions fermer des groupes comme Black Lives Matter» (Wruble a ensuite aidé à fonder March On, une organisation à but non lucratif qui a organisé des marches autour L’Amérique du Nord coïncide avec la Marche des femmes.)

Il semble que certaines identités importent beaucoup plus que d’autres et que l’identité de «femme» n’est pas la priorité. Avant de rejoindre la Marche des femmes, de nombreuses dirigeantes travaillaient au sein de communautés spécifiques. Leur travail ne concernait pas spécifiquement la justice en matière de procréation, la lutte contre l’exploitation sexuelle, la violence domestique ou le féminisme au sens large.

Bien que cette première marche ait été massive et galvanisante, le véritable potentiel révolutionnaire était encore à venir. Je fais référence au mouvement #MeToo qui a explosé à l’automne 2017, environ huit mois plus tard. Les femmes ont commencé à parler, à devenir des dénonciatrices, à donner des noms, à engager des poursuites et à organiser des manifestations d’un océan à l’autre et dans le monde entier. Cet activisme est une continuation évoluée et numériquement améliorée de nos discours du début des années 1970 sur le viol, l’inceste, la violence conjugale et le harcèlement sexuel. La direction de la Marche des femmes est redevable du mouvement # MeToo (ainsi que du mouvement de libération des femmes de la deuxième vague) et l’a reprise, mais sans rien ajouter.

Considérant que la marche a commencé en réaction à un homme puissant vantant les agressions sexuelles, pourquoi cette question est-elle tombée au bord du chemin?

La direction de la Marche des femmes a-t-elle financé des poursuites en justice pour les femmes pauvres victimes de harcèlement sexuel dans leurs activités dans les champs de laitues et dans les fabriques, dont les harceleurs et les violeurs exigent que le sexe soit le prix à payer pour des salaires inférieurs à la pauvreté? Peut-être qu’ils ont et n’ont tout simplement pas réclamé le crédit pour cela. Ont-ils financé des évasions pour des filles prostituées piégées dans des maisons de prostitution ou pour des dissidents et des femmes en fuite qui ont été tués pour l’honneur? Si c’est le cas, ils ont gardé le silence à ce sujet. Qu’en est-il des femmes victimes de violence dans la pornographie et chez elles, même?

Dans un sens, il est très bienvenu de voir des femmes aussi diverses agir sur toute une gamme de questions. Mais font-ils un travail féministe ? Est-ce qu’ils abordent leurs communautés tribales, ethniques, de préférences sexuelles et raciales avec une analyse féministe? Si oui, à quoi ça ressemble?

Pour le moment, je suis prêt à oublier les allégations d’ antisémitisme qui bouleversent l’âme et que les dirigeants continuent de refuser de traiter. Tamika Mallory n’a toujours pas publiquement condamné le dirigeant de Nation of Islam, Louis Farrahkan, pour son rang, ses propos répugnants et incessants, qualifiant les Juifs de « sataniques » et de «termites». Linda Sarsour a condamné à plusieurs reprises l’État juif, mais est restée silencieuse violations des droits de l’homme dans les 57 États musulmans. Sa condamnation d’Israël ne concerne même pas les femmes – elle concerne les mauvais traitements que Israël aurait prétendument infligés à un peuple (palestinien) qui n’existait pas avant le milieu des années 1960.

Je suis également prêt à mettre de côté la prétendue corruption financière et la cupidité dont ces dirigeants sont accusés. Selon Leah McSweeney et Jacob Siegel de Tablet , les responsables de la Marche des femmes ont recueilli des sommes énormes qu’elles n’ont pas distribuées à leurs militantes locales. Ils ont plutôt gardé et / ou utilisé l’argent pour eux-mêmes et pour leur nouveau style de vie.

McSweeney et Siegel ont également révélé que les dirigeants de la Marche avaient utilisé les membres de Nation of Islam pour leur sécurité. En d’autres termes, des islamistes dont les opinions sur les femmes sont indiscutables – au lieu d’embaucher d’anciennes officiers de police ou des femmes militaires pour les protéger.

Cette semaine, la Marche des femmes a publié une déclaration expliquant qu’elle avait élargi son comité directeur. Si jamais il y avait un empereur nu (ou dans ce cas, une impératrice nue), la voici.

Ce nouveau comité de pilotage est, explique le communiqué, composé de «32 femmes d’horizons divers … composées de femmes visionnaires – cis et trans, hétéros et bizarres, handicapées et non handicapées, blanches (non capitalisées). ), Asiatiques et sud-asiatiques, noirs, latins, arabes, autochtones, juifs, musulmans, sikhs, chrétiens (tous capitalisés), âgés de 24 à 70 ans. ”

Je ne sais pas ce qu’il est advenu de Mallory, Perez ou Bland. Ils ne se sont pas inscrits à l’annonce des 32 nouveaux partenaires du comité directeur. Mais voici ce que Sarsour, Nina Turner et Christina Jimenez ont écrit dans un courriel explosif:

«Le 19 janvier et au-delà, nous rassemblons nos communautés et nous nous engageons à nous défendre mutuellement, à comprendre les différentes luttes que nous menons et que nous partageons. Notre #WomensWave s’élèvera suffisamment haut pour pouvoir abattre n’importe quel mur sur notre chemin. Ce ne sera pas pareil sans toi. Voulez-vous marcher avec nous? « 

Malgré ce qui semble être une tentative d’ajouter «juive» à la liste des identités que la Marche des femmes voudrait prétendre représenter, la déclaration ne répond en réalité pas aux critiques de fond formulées.

La première personne et photo présentée dans le cadre du nouveau comité directeur est celle d’Abby Stein, décrite comme suit:

«Un éducateur, écrivain, conférencier et activiste juif. Elle est née et a grandi dans une famille hassidique d’ascendance rabbinique; elle est la 10ème génération de Baal Shem Tov – fondatrice du judaïsme hassidique … en 2012, elle a quitté le monde hassidique pour explorer différentes conceptions du monde. En 2015, Abby est devenue une femme d’expérience trans. Depuis sa sortie, elle s’efforce de sensibiliser les gens aux droits des personnes trans et à ceux qui quittent l’Ultra-Orthodoxie.

Le premier membre du comité directeur est donc juif, mais il a laissé le judaïsme derrière lui. Ce que “une femme d’expérience trans” signifie n’est pas expliqué. Abby est-elle un homme qui s’identifie maintenant comme une femme? Ou une femme qui s’identifie comme « trans »? Qu’est-ce que ça veut dire? Et quelle pertinence cela a-t-il avec la Marche des femmes ?

Bamby Salcedo est la deuxième personne transidentifiée mentionnée en tant que nouveau membre – un «activiste transgenre latina et président de la TransLatin @ Coalition». Encore un autre homme, mais qui se concentre sur des questions telles que «la migration, le VIH, les jeunes, les LGBT, incarcération et communautés latines @. « 

Ni Stein ni Salcedo ne semblent travailler sur l’avortement ou sur le droit de garde des femmes.

Les autres membres du comité directeur énumérés restent fièrement membres de leurs groupes d’identité ethnique, raciale, de classe et de genre. Ces descripteurs sont utilisés systématiquement.

April Baskin est décrite comme la fille d’une «mère juive blanche et d’un père juif noir». Elle est également membre de « Bend the Arc» , un groupe de défense des droits juif combattant le «nationalisme blanc», la «justice raciale» et le « mur de Trump » . . ” Il s’agit d’une entité politiquement correcte, et si vous êtes un Juif qui se croise dans les cheveux, c’est ce qui vous préoccupe. La pauvreté dans la communauté juive, le sexisme au sein des tribus juives, les droits religieux des femmes juives ne sont pas mentionnés. Baskin est en faveur de la «justice sociale» et de la «réforme de l’immigration», mais rien ne dit de ce qu’elle a fait contre la violence domestique, la violence sexuelle et la justice en matière de reproduction.

Est-ce que le fait qu’elle soit à moitié noire «nettoie» en quelque sorte le fait qu’elle est également une Juive à moitié blanche?

À un moment donné, tous les Juifs – même les Juifs d’un blanc pâle d’Europe orientale et septentrionale – étaient autrefois considérés comme «autres» sur le plan racial. Pourtant, l’identité juive ne gagne pas aujourd’hui de points d’identité, contrairement aux autres. La question de l’antisémitisme est rarement incluse dans les manuels scolaires modernes ou dans les programmes d’enseignement traitant de l’oppression et de la justice sociale. Ce n’est pas en vogue.

La troisième membre juive est Yavilah McCoy, décrite comme un «Juif de couleur», qui se concentre sur le parcours générationnel de «une famille juive afro-américaine». La lutte pour les droits civiques en Amérique dans les années 1960 était composée d’activistes afro-américains, rejoints par Activistes juifs «blancs». Comme leurs camarades afro-américains, certains de ces «Blancs» ont été battus, emprisonnés et même assassinés dans leur quête de justice pour les Noirs. (Vous souvenez-vous de Mickey Schwerner, Andrew Goodman et Viola Liuzzo ?) Les Juifs de couleur étaient trop peu nombreux en Amérique pour avoir participé de manière visible à cette lutte légendaire.

Qui McCoy représente-t-il historiquement et actuellement?

À une exception près (quelqu’un qui a été impliqué dans la question du viol sur le campus), la plupart de ces 32 femmes éminemment colorées et attrayantes et des personnes trans identifiées représentent fièrement leur communauté. Mais rien n’explique comment ils représentent ou travaillent pour les mouvements féministes. Et nous ne savons pas comment ils gèrent la misogynie au sein ou au-delà de leurs communautés – et s’ils le font du tout.

Un Juif transidentifié et deux Juifs de couleur peuvent être considérés comme politiquement corrects, mais ils ne représentent pas nécessairement plus qu’une minorité de Juifs en Amérique. Ils ont principalement été choisis comme garniture de fenêtre et comme preuve de «l’intersectionnalité».

Ceux qui savent quelque chose sur Israël savent que près de la moitié du pays est peuplée de Juifs de couleur qui ont fui la persécution la plus profonde aux mains de foules et de gouvernements musulmans dans les pays arabes, asiatiques, sud-asiatiques et nord-africains. Le point important: les dirigeants de la marche n’ont choisi que des Juifs qui ont soit quitté le judaïsme et sont des hommes trans ou des juifs de couleur dont la politique est davantage axée sur la justice raciale, l’immigration et la réforme des prisons que sur le sexisme en général ou le sexisme au sein du judaïsme. Les Juifs de couleur sont minoritaires aux États-Unis – mais ironiquement, les Juifs de couleur sont nombreux en Israël où les dirigeants du mois de mars croient que tout le monde est un Juif blanc.

La direction est tellement hyper-tendance qu’elle a invité deux hommes (transsexuels) à se joindre à son nouveau comité de direction élargi. Encore une fois, je ne suis pas sûr du lien entre le fait d’être trans et le combat pour les droits des femmes en matière de procréation ou contre la violence sexuelle masculine à l’égard des femmes et des enfants.

En dépit de l’obsession des dirigeants de mars pour les signes de vertu et les politiques d’identité, des centaines de sponsors corporatifs et progressistes de la marche se sont discrètement retirés . Selon un article paru dans la Revue nationale d’aujourd’hui , alors que le mois de mars «réunissait près de 550 partenaires (en 2017), le nombre de partenaires a considérablement chuté pour atteindre un peu plus de 200 – et ces partenaires sont beaucoup moins importants». La NAACP, le Comité national démocratique, l’Organisation nationale des femmes et Emily’s List ne sont plus des sponsors.

Ils comprennent peut-être enfin que ce leadership est un ersatz, une impasse, et non la vraie affaire. Peut-être craignent-ils d’être associés à un événement devenu désastreux. Peut-être voient-ils aussi que cette impératrice n’a pas de vêtements.

Je suis en deuil pour un mouvement de femmes dynamique et radical. Mais ce n’est pas ça.

Articles publiés dans Times of Israel , New English Review et T

Humour. Le jour où j’ai appris que j’étais juif par Jean-François Derec

Le jour où j'ai appris que j'étais juif Théâtre du Petit Montparnasse Affiche

du mardi 12 mars 2019
au dimanche 14 avril 2019

« Le jour où j’ai appris que j’étais juif »

Chez mes parents on parlait le non-dit, avec J-F Derec  (18 min)

J-F. Derec – comédien – F. Médioni – journaliste-écrivain

http://www.akadem.org/magazine/2018-2019/chez-mes-parents-on-parlait-le-non-dit-avec-j-f-derec-28-11-2018-105990_4783.php

L’action se passe à Grenoble. J’ai 10 ans. Christine, 11 ans, me propose de me montrer ses seins si je baisse mon pantalon.
Je suis timide, je décline la proposition. Elle me lance :  » Je sais pourquoi tu ne veux pas me le montrer. Parce que tu es juif et que tu as le zizi coupé en deux ! « . Le ciel m’est tombé sur la tête.
Ma mère était-elle au courant qu’elle avait mis au monde un enfant juif ?
Devais-je lui dire ?
Comment arrêter d’être juif et devenir un vrai Grenoblois comme tout le monde ?
C’est la petite histoire qui raconte la Grande. 

61 critiques avec une note globale de

9/10

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Cecilem1Inscrite Il y a 7 ans15 critiquesAjouter

Utile: Oui Non

-Le jour où j’ai appris que j’étais juif 

7/10

Très beau texte grave et sensible dit avec humour par Jean-François Dérec! Il nous fait partager l’étonnement de la découverte de ses origines. Et nous le suivons du début à la fin sans relâcher notre attention.
#écrit Dimanche , a vu cet évènement avec BilletReduc.com

bounsInscrite Il y a 9 ans3 critiquesAjouter

Utile: Oui Non

-Formidable !

9/10

Super spectacle , sensible , drôle , émouvant Une grande performance d’acteur A voir absolument
#écrit Aujourd’hui à 12h09

Moana1Inscrite Il y a 9 ans3 critiquesAjouter

Utile: Oui Non

-Un beau moment 

9/10

Nous partageons l’histoire de Jean-François Derec tout en finesse, pudeur et… humour. Un beau moment partagé. Merci Monsieur Derec
#écrit Il y a 1 semaine , a vu cet évènement avec BilletReduc.com

clio!Inscrite Il y a 9 ans31 critiques1Ajouter

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-Absolument génial drôle et touchant

10/10

Il faut aller voir ce spectacle. Très beau texte, très juste et plein d’humour (juif bien sûr) et en même temps très touchant, tout en finesse, on éclate souvent de rire. Ce texte est riche, il aborde des thématiques parfois difficiles lorsque l’histoire de Jean-François DEREC croise la grande Histoire. C’est très bien dit, on ne s’ennuie pas une seconde. Allez y vite.
#écrit Il y a 1 semaine , a vu cet évènement avec BilletReduc.com

benji3Inscrit Il y a 9 ans48 critiques1Ajouter

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-Drôle et touchant

9/10

Jean- François Derec reste pour moi un des plus brillants membres du génial « Théâtre de Bouvard », plus à mon sens que certains autres qui sont devenus célèbres par la suite. Son one man show qui explore, au travers de sa vie, son rapport à la judéité est une parfaite réussite: grand professionnalisme, diction impeccable et claire, texte parfaitement maîtrisé, contenu profond, humour dépourvu de toute lourdeur et méchanceté(pas facile vu les sujets traités)visant toujours juste et beaucoup d’émotion et de nostalgie. Merci M. Derec pour ce moment privilégié: on est loin des spectacles où les auteurs n’ont pas grand chose à dire et nous font perdre beaucoup de temps pour l’exprimer.
#écrit Il y a 2 semaines , a vu cet évènement avec BilletReduc.com

N OInscrite Il y a 6 ans2 critiquesAjouter

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-Enrichissant

7/10

Spectacle avec une mise en scène très simple, des textes bien travaillés. On rit ou sourit, mais on aborde aussi des sujets de fonds. Beaucoup de personnes venues chercher des souvenirs, mais même les ados ont appréciés.
#écrit Il y a 1 semaine , a vu cet évènement avec BilletReduc.com

adrienissyInscrit Il y a 8 ans198 critiques5Ajouter

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-très belle surprise

9/10

Très belle surprise avec Derec. une diction parfaite et un texte à la fois touchant et plein d’humour
#écrit Il y a 2 semaines , a vu cet évènement avec BilletReduc.com

arloucheInscrite Il y a 8 ans13 critiquesAjouter

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-A voir !!

8/10

Très beau texte, pudique, à voir !!!
#écrit Il y a 3 semaines , a vu cet évènement avec BilletReduc.com

Olivier_iteInscrit Il y a 2 ans5 critiquesAjouter

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-La transmission

8/10

C’est l’histoire de l’absence d’une transmission consciente et assumée et le trouble qu’elle crée. C’est touchant et dit avec humour. Une leçon au delà du cas juif.
#écrit Il y a 3 semaines , a vu cet évènement avec BilletReduc.com

MathildeVparisInscrite Il y a 7 ans5 critiquesAjouter

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-Drôle et mélancolique à la fois

8/10

Beaucoup d’humour, une fraicheur dans le ton, un comédien touchant. J’ai aimé la jolie mise en scène et la force de ce texte. Merci pour cette soirée !
#écrit le 15/12/18 , a vu cet évènement avec BilletReduc.com

Quenelles indigestes au prestigieux restau « Le train bleu » gare de Lyon

La « quenelle » serait un geste antisémite, le salut hitlérien inversé, inventé par humoTriste Dieudonné et repris par des idiots qui n’y comprennent rien mais trouvent du plaisir à provoquer de manière « subtile ». C’est plus fin que le bras d’honneur…

Cette photo qui circule sur Twitter est-elle authentique ? Même si les visages sont floutés l devrait être facile d’identifier les sujets afin de savoir s’ils sont réellement employés du restaurant. Les responsables du restaurant ont porté plainte.

Personnellement, je doute que toute une équipe de personnel hôtelier, comme le suggère la photo, soit antisémite. Soit l’image est authentique et ces employés ne se rendent pas compte de ce qu’ils font mais se payent une franche rigolade de fruit défendu, soit la photo est un montage pour nuire à la réputation du restaurant. L’enquête de police qui devrait suivre le dépôt de plainte, nous le dira.

LC

https://www.valeursactuelles.com/societe/quenelles-polemiques-au-mythique-train-bleu-de-la-gare-de-lyon-102159

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2018/12/31/97001-20181231FILWWW00016-une-quenelle-qui-passe-mal-au-restaurant-parisien-le-train-bleu.php

Liberté d’expression. Journaliste retraité du journal Le Monde, Yves Mamou libère sa parole

Rédacteur au Monde de 1982 à 2015, le journaliste économique Yves Mamou a avalé bien des couleuvres. Pensez donc un juif sioniste accrédité par le « journal de référence », ça fait tâche. J’ai été personnellement témoin de remarques antisémites de l’une de ses collègues à l’occasion de la mort tragique dans un accident d’avion de son meilleur ami Eric Hassan. Les antisémites ignorent compassion et décence.

Pendant ses années « Monde », Yves Mamou, très diplomate, a du et su tenir sa langue, aussi son départ à la retraite  a résulté en une abondance d’ouvrages et d’articles consacrés au terrorisme musulman, à l’islamisation de la France et à la connivence de nos élites avec l’ennemi. Repoussé alors par ses collègues journalistes des médias mainstream politiquement corrects il a été accueilli par les médias de la « fachosphère » comme disent les moutons ignares, fiers de l’être et prosélytes du déni. On peut le lire dans Causeur, Le Figaro, Valeurs actuelles, Gatestone Institute et Riposte Laïque. Il a également été invité sur Sud Radio par le résistant de toutes les époques, André Bercoff.

Je vous invite à lire deux articles récents qui analysent les mécanismes de l’islamisation, le premier sur la collaboration des élites, le second le fonctionnement du déni.

Bonne lecture,

La Connectrice (ex d’Yves Mamou, mère de deux de ses enfants ;-))

Les élites françaises, alliées avec les islamistes, font la guerre à leur peuple

https://ripostelaique.com/les-elites-francaises-alliees-avec-les-islamistes-font-la-guerre-a-leur-peuple.html

L’attentat de Strasbourg a mis en acte plusieurs facettes du déni tel qu’il se pratique en France, chaque fois qu’il est question d’islamisme ou de terrorisme islamiste.

https://www.causeur.fr/strasbourg-chekatt-islam-deni-daech-157195

Le « Printemps républicain » s’insurge contre le nouvel antisémitisme. Et après ?

Je viens de recevoir ce manifeste contre le nouvel antisémitisme, un antisémitisme différent de celui des nazis mais qui sème le désordre et la terreur dans la communauté juive, encore et toujours bouc émissaire des maux du monde.

Il est salutaire de s’insurger contre l’antisémitisme actuel mais appeler à la formation à l’esprit critique des enfants est un pari sur l’avenir, non sur le présent car le mal est profond qui n’a jamais cessé de flatter le potentiel de malveillance de l’humanité dans toutes ses expressions politiques et religieuses.

chronologie des religions image

source image http://www.ikonet.com/fr/ledictionnairevisuel/societe/religion/chronologie-des-religions.php

Le poison antisémite n’a jamais cessé d’influencer les religions monothéistes telles le christianisme et l’islam, ces réformes du judaïsme qui, pour l’avoir quitté n’ont de cesse de justifier combien il est mauvais et pernicieux. Après deux mille ans d’existence, le christianisme le pardonne pas au judaïsme de l’avoir précédé de trois mille ans quand l’islam après 1500 ans d’existence lui en veut férocement de l’avoir précédé de trois mille cinq cents ans. Elles sont d’autant plus rancunières qu’elles ont emprunté nombre de paroles et de rites au judaïsme.

Si le christianisme a pu atténuer sa haine et sa jalousie de la religion juive, l’islam n’a cessé d’entretenir ces dernières au profit de l’homogénéité conquérante de l’Oumma islamiya.

Face au regain de l’antisémitisme parallèlement au renouveau salafiste de l’islam, l’éducation des enfants ne suffit pas. En France, nous disposons de tout un arsenal juridique pour sanctionner propagande, propos et actes antisémites et seule une ferme volonté politique permettrait de le mettre strictement en oeuvre.

La Connectrice

Pour en savoir plus

https://www.printempsrepublicain.fr/notre-manifeste/#menu

https://www.facebook.com/PrintempsRepublicain/

 

Chers signataires du manifeste du Printemps Républicain,

L’augmentation des actes antisémites n’est pas une fake news !
La tribune publiée le 9 novembre sur Facebook par le Premier ministre Edouard Philippe établit un parallèle avec la Nuit de cristal du 9 novembre 1938 afin de dénoncer la hausse de 69% des actes antisémites depuis le début de l’année 2018. Cette insistance mémorielle est salutaire, mais malheureusement insuffisante.
En effet, si le passé est un guide pour la mémoire, il l’est rarement pour l’action. Or nous ne sommes pas dans les années 30. Ce n’est pas l’antisémitisme nazi de 1938 qui se dresse devant nous, mais bien celui de 2018 touchant particulièrement la France et plus communément appelé « nouvel antisémitisme ». Ce rapport au réel nous oblige à adopter une nouvelle grille de lecture si l’on veut s’attaquer aux racines du problème.
Que nous dit le réel ?
Que l’antisémitisme tue : en France d’abord. Il est utile de rappeler les noms de Sébastien Selam, sans doute la première victime, d’Ilan Halimi tué par le gang des barbares ; de Jonathan, Arieh et Gabriel Sandler, de Myriam Monsonégo, tous exécutés par Mohamed Merah ; de Yohan Cohen, Philippe Braham, François-Michel Saada et Yoav Hattab, tous abattus à l’hyper casher de Vincennes par Amedy Coulibaly. De Sarah Halimi battue et défenestrée par Kobili Traoré. De Mireille Knoll, rescapée de la Shoah mais poignardée à son domicile. A l’étranger, souvenons-nous de Emanuel et Miriam Riva, Dominique Sabrier et Alexandre Strens assassinés lors de l’attaque du musée juif de Bruxelles, de Dan Uzan tué devant la Grande synagogue de Copenhague ; de Sylvan et Bernice Simon, Cecil et David Rosenthal, Joyce Fienberg, Richard Gottfried, Rose Mallinger, Jerry Rabinowitz, Daniel Stein, Melvin Wax, et Irving Younger assassinés dans une synagogue de Pittsburgh. Tous tués au cri de « Les Juifs doivent mourir ». Morts, parce que juifs ! Comme on le voit, cette hausse de l’antisémitisme n’est pas spécifiquement française, elle se répand dans toutes les sociétés aux Etats-Unis, en Angleterre et en Allemagne.
Certes l’antisémitisme ne mène pas forcément à la mort. C’est un poison quotidien qui, à force de violences verbales et physiques, de propos dégradants, de menaces, de harcèlement, transforme en cauchemar la vie de nos concitoyens de confession juive. Les forçant, dans certains endroits, à vivre dans la peur et à se sentir partout en insécurité, y compris à l’école où ils scolarisent leurs enfants.
Que nous dit encore le réel ?
Que l’antisémitisme est un trait caractéristique de tous les extrêmes politiques et culturels, des « suprématistes blancs » aux islamistes, de l’extrême-droite à l’extrême-gauche. Une partie de la gauche, en effet, fait preuve de complaisance avec ce nouvel antisémitisme. N’ayons pas peur de le dire, la solidarité inconditionnelle avec le peuple palestinien conduit certains responsables de gauche à supporter des paroles inacceptables et à partager des combats avec des activistes infréquentables. Le Labour de Jeremy Corbyn, qui se révèle gangréné par des courants antisémites, en est l’exemple le plus frappant. Pourtant, la cause palestinienne mérite un meilleur soutien que celui d’antisémites à peine grimés en antisionistes. En France, la complaisance avec les thèses indigénistes conduit aux mêmes dérives.
Que nous dit toujours le réel ?
Qu’après l’école, l’antisémitisme gagne du terrain à l’Université. Jadis lieu de culture et d’élévation intellectuelle, l’Université est devenue à certains endroits un lieu où les propos et les tags antisémites fleurissent. Si ce fait est surprenant, il nous invite à méditer sur les rapports complexes de l’instruction et du fanatisme. L’école forme autant des citoyens que des individus et son développement n’est pas la garantie, comme le croyaient les premiers Républicains à la suite de la Révolution française, de l’essor des Lumières et de l’esprit critique. Au contraire, elle fabrique avant tout désormais des consciences individuelles qui vont chercher dans tous les récits disponibles de quoi se bricoler des identités personnelles. Sans esprit critique, le niveau d’instruction condamne à l’adhésion à toutes sortes de croyances, menant parfois ces esprits à se complaire dans l’abject.
Que nous dit enfin le réel de manière insistante ?
Que l’antisémitisme se répand surtout chez les jeunes et particulièrement sur internet, sur fond de multiplication des théories du complot associant les juifs au pouvoir, à l’argent et les rendant responsables de la plupart des maux de notre temps. Situation ô combien paradoxale : internet permet à la fois d’accéder à l’ensemble des connaissances de l’humanité, depuis le creux de sa main, tout en s’exposant aux pires rumeurs, idées reçues et aux messages de haine les plus funestes. De fait, l’antisémitisme se répand sur fond de complotisme pour qui les attentats du 11 septembre 2001 tiennent lieu de véritable date de naissance. Attaque terroriste la plus documentée de l’histoire de l’humanité, elle n’en reste pas moins la plus grande source de fake news. Encore à ce jour, 17 ans plus tard, certains croient dur comme fer qu’il s’agissait d’un « inside job » de la CIA, sous l’influence du Mossad et plus globalement d’Israël conduisant à la libération de la parole antisémite et raciste.
Telle est la réalité.
Il faut donc reprendre la lutte contre l’antisémitisme à la base !
D’abord, en déclarant la lutte contre l’antisémitisme grande cause nationale et en mettant à disposition des pouvoirs publics et des acteurs de terrain les moyens nécessaires pour agir.
En sanctionnant plus sévèrement les propos antisémites, notamment ceux tenus sur les réseaux sociaux, et ce dès le premier dérapage pour prévenir la récidive. Pour cela il est temps de mettre en place une législation qui oblige les hébergeurs à prendre leurs responsabilités.
En ne montrant plus aucune complaisance pour les thèses indigénistes parce qu’elles permettent le développement de l’antisémitisme sous couvert d’antisionisme.
En luttant contre le complotisme. L’éducation nationale doit continuer de développer certaines initiatives pédagogiques déjà lancées : dès le collège, des activités d’éveil à l’esprit critique. Une véritable éducation à l’usage des moteurs de recherche, couplée à une sensibilisation aux risques que rencontrent particulièrement les jeunes adolescents sur internet, en s’exposant à des dévoiements pervers de la réalité, véhiculant de plus en plus souvent des messages antisémites à peine latents voire totalement assumés comme tels !
Le combat contre l’antisémitisme est un combat universel et républicain. C’est l’un des combats premier du Printemps Républicain. Nous ne pouvons pas tout attendre de la puissance publique. Nous devons nous mobiliser collectivement et ce qu’importe nos religions, nos convictions politiques et nos philosophies. Ce n’est pas un problème qui ne concerne que les juifs mais bien tout le monde ; au même titre que la haine antimusulmans ne concerne pas que les musulmans et que l’homophobie n’est pas le seul problème des homosexuels.
C’est tout le corps social qui doit s’élever contre cette infamie.

Salutations républicaines,
Le bureau du Printemps Républicain

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