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Archives de Catégorie: musique juive

De la douceur dans ce monde de brutes. Mariages ashkenazes avec danses hassidiques traditionnelles

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Les juifs d’Europe de l’Est et de Russie qui ont fui les pogromes et les nazis pour s’installer en Amérique du Nord ont enrichi les musiques, en particulier le Jazz

Les musiciens juifs ne craignaient pas de fréquenter les musiciens noirs au temps de l’apartheid et furent les premiers à organiser des concerts mixtes multiraciaux. Jazz, musique classique, musiques juives, musiques tziganes se sont mutuellement fertilisées. Il n’est pas vain de dire que la musique adoucit les mœurs et rassemble les peuples.

Les juifs américains ont maintenu leurs traditions musicales tout en les mettant au goût du jour et la musique joue toujours un rôle très important dans les mariages et cérémonies juifs. Des orchestres sont embauchés pour les animer et jouent des airs traditionnels comme des mélodies imprégnées de style israélien.

Le violon joue une rôle important dans les musiques juives comme dans les musiques tziganes car c’est un instrument que le juif errant et le bohémien ambulant peuvent emporter avec eux lorsqu’ils fuient la haine des populations qu’ils rencontrent. Le violon peut se jouer n’importe où et aussi permettre de gagner un peu d’argent pour survivre. Le violon s’adapte aussi à tous les autres instruments et autres musiques.

Quant à la musique classique ou folklorique, elle touche l’âme et apaise comme cela a été prouvé par les recherches de Joêl Sternheimer.

http://esev.e-monsite.com/pages/les-effets-de-la-musique-sur-les-plantes.html#E1xp7ZKSIfcXd4QT.99

Aujourd’hui, comme on le voit dans les vidéos ci-dessus, les danses hassidiques des hommes en noir font partie des traditions ashkénazes car elles sont particulièrement joyeuses selon la théorie de leur fondateur, le Baal Chem Tov , de son vrai nom Israël Ben Eliezer qui disait que D. devait être loué dans la joie, le vin aidant. C’est pour cela que les Hassidims dansent avec une bouteille ou un verre sur la tête et que leur spectacle est prisé dans les fêtes.

Le fait que le hassid ait puisé son inspiration et ses connaissances dans l’observation de la nature et l’utilisation des plantes explique partiellement sa philosophie à une époque où les rabbins passaient leur temps à l’intérieur  des synagogues, des yeshivahs et des bibliothèques pour étudier le talmud et la torah.

 

Les Inconnus aux Buttes-Chaumont : Les bijoux de Cherbourg.

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Les bijoux de Cherbourg, parodie du film Les parapluies de Cherbourg de Jacques Demy

Qui se souvient du succès populaire des Parapluies de Cherbourg,  ne s’étonnera pas que les Inconnus, les plus grands parodistes de notre temps, se soient payé la comédie musicale. Personnellement, ce morceau n’a pas ma préférence mais j’ai été étonnée de voir qu’il avait été tourné au belvédère (temple de la Sybille, temple d’amour, gloriette…) des Buttes-Chaumont

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Depuis l’installation vers 1897 de Léon Gaumont sur le plateau Hassard, au-dessus du parc des Buttes-Chaumont, puis avec la construction des studios de la Société française de production (SFP), notre espace vert a été utilisé pour de nombreux tournages.

Studios Elgé ( initiales de Léon Gaumont). 
le premier atelier Gaumont de 1897 est au fond à gauche. Notez la grande « serre »  qui est le studio principal à éclairage naturel. construit en 1905  La ruelle des sonneries ( à peu près la « villa fleurie » actuelle) est à gauche. Source http://plateauhassard.blogspot.fr/2012/04/les-studios-gaumont.html

Les ateliers de Léon Gaumont ont été détruits depuis longtemps, suivis par les locaux de la SFP qui ont laissé la place à un vaste projet immobilier Bouygues. Il reste toutefois le siège commercial de la société Gaumont longtemps occupé par l’hôtel des impôts et acquis depuis quelques années par l’Oeuvre de la Croix-Saint-Simon

Entrée Art Nouveau du bâtiment commercial survivant

http://www.gentil-bourdet.fr/details/notices/cite%20elge.htm

Plan de Paris vers 1920. 
Notez la cité Elgé, les passages et impasses 
disparus et les réservoirs des Buttes Chaumont 
prés desquels s’élevait un marché de type Baltard

http://plateauhassard.blogspot.fr/2012/04/les-studios-gaumont.html

De la douceur dans ce monde de brutes. Tumbalaïka dans la synagogue portugaise d’Amsterdam

Tumbalaïka est une chanson d’amour traditionnelle yiddish. C’est l’histoire d’un célibataire qui tente de séduire une jeune femme en lui posant trois devinettes.

Qu’est-ce qui peut pousser sans pluie ? une pierre

Qu’est qui peut brûler sans fin ? l’amour

Qu’est ce qui peut souffrir et porter le deuil sans larmes ? Un cœur

La Connectrice

Mise en ligne le 20 déc. 2009

Naftali Herstik, Alberto Mizrachi, Benzion Miller with the Neimah Singers – Tumbalalaika. From the concert « Cantors; A Faith in Song » recorded in the Portuguese Synagogue of Amsterdam in 2003.

Tumbalaika is a Yiddish folk song about a bachelor who tries to make the acquaintance of a young woman by asking her three riddles. What can grow w/o rain? (A stone.) What can flame endlessly? (Love.) What can ache and mourn w/o tears? (A heart.)

 

 

Musiques et sentiments : Jean-François Zygel

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Ce jeudi 30 juin, l’émissions hebdomadaire, La boite à musique, de Jean-François Zygel, explorait l’expression et le ressenti des sentiments à travers la musique.

Ici, on peut voir des extraits de l’émission

http://programmes.france2.fr/la-boite-a-musique/index.php?page=article&numsite=4010&id_article=11807&id_rubrique=4013

Zygel, ce merveilleux pédagogue avait invité le compositeur Vladimir Cosma, simple et lumineux, la gracieuse Irène Jacob, la malicieuse Leslie Bedos et le sombre Thierry Frémont.

Parmi les musiciens invités j’ai admiré le violoniste Tedi Papavrami aux doigts aussi minces et longs que ceux de Jasha Heifetz, mon violoniste préféré, le trio Elégiaque, Talila et Teddy Lasry et un ensemble de violes d’amour et autres instruments dits « d’amour » pour leur douceur et leurs vibrations particulières dues à la correspondance entre les cordes actives et muettes qui interagissent par sympathie.

Malgré l’heure tardive, je n’ai pu que regarder l’émission jusqu’à la fin tant les musiques étaient belles, les commentaires de Zygel intelligents et subtils, ceux des invités authentiques et les démonstrations captivantes.

Je suis toujours enchantées par les émissions de Zygel , un véritable conteur qui décortique avec souplesse toutes les musiques qu’il aime, que nous aimons déjà ou qu’il nous fait aimer. Avec Zygel, il n’y a pas de catégories musicales mais de la musique. Sa culture musicale et générale lui permet de faire des ouvertures sympathiques sur d’autres mondes. Ce soir il comparait la disparition de certains instruements de musiques à celle de certaines variétés de pommes et de tomates….

Vladimir Cosma a clairement exposé son absence d’inérêt pour la musique « descriptive », celle qui imite le galop des chevaux dans un western, par exemple. Il a exprimé son admiration pour Enio Morricone, un véritable créateur selon lui.

Un medley des compositions de Vladimir Cosma:

http://www.youtube.com/watch?v=HwkAFAr0Wc8

Il y a si longtemps que j’entends des musiques de films composés par Joseph Kosma (Les feuilles mortes et tant de si belles mélodies) que j’ai pris Vladimir Cosma pour Joseph Kosma. Heureusement qu’un de mes lecteurs m’a aimablement signalé cette faute impardonnable.

Joseph Kosma et son impressionnante liste de musiques de films et de chansons.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_Kosma

Irène Jacob, au naturel, scintillait d’une beauté profonde, réfléchie,  sereine et solide.

L’été sera plaisant avec la reprise hebdomadaire de « La boite à musique », une émission d’une qualité rare.

27 janvier: musiques juives pour le souvenir

le violon juif http://www.youtube.com/watch?v=hXg6d0BQxik

A jewish Odyssey,dancing on water, finjan,Shlomo Carlebach - Méditation

http://www.youtube.com/watch?v=CO56tCCb4XY Klezmer, Paris 2007

http://www.youtube.com/watch?v=pPfG3IE_yNU Leo Fuld, roi de la musique Yid

http://www.youtube.com/watch?v=ZWWc7vBnSP0&feature=related mejn yiddishe Mam par Yosef Rosenblatt

http://www.youtube.com/watch?v=U2LJz-pwEgE Tumbalaïka dans une synagogue portugaise

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http://www.youtube.com/watch?v=RLtQWM6cJU0 Yasha Heifetz, concerto de Bruch 1

http://www.youtube.com/watch?v=3MukoBsRV_A Yasha Heifetz, Bruch 2

http://www.youtube.com/watch?v=EvDmw1Iv0yg Yasha Heifetz, Bruch 3

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Yiddishe nostalgia: mejn shtetl Belz

  • Interprétation: Benzion Witler
    its song about my city Beltsy or Beltc-however this song was written to Isabella Kramer, opera singer, who was born in my city

    http://www.youtube.com/watch?v=xMkLikWK8o0

    Une chanson yiddish très populaire, à pleurer de beauté et de nostalgie.

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