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Archives de Catégorie: homosexualité

Droit A l’enfant SUR l’enfant. Le film « U-N-A » fait l’éloge de la pédophilie

Une amie  fidèle lectrice de ce blog me communique ses réflexions sur la pédophilie et sa propagande. J’approuve.
LC
Suite à la sortie sur les écrans du film U-N-A de l’Australien Benedict Andrews, basé sur un scénario de David Harrower, tiré de la pièce de théâtre dont il est l’auteur et cette critique dans La Libre Belgique
Voici un point de vue sous forme d’affirmations documentées
le lobby pédophile s’apprête à ressortir du bois ​: U​-​N​-​A ne sera que le premier d’une longue liste de films de propagande

Son arme de destruction massive des mentalités : l’excitation malsaine et les raisonnements faux pour tout public

le lobby homo qui va porter cette invasion ​plus ou moins consciemment et activement ​
est rodé à la médiatisation tout azimut.
Pas un film aujourd’hui où il n’y ait un gentil homo quand ce n’est pas exclusivement une histoire homo, trans, bi etc.
 
 
je n’irai pas voir le film : rien à apprendre et aucune curiosité ​sordide 

tout du vocabulaire de cet article démontre à suffisance les collusions mentales avec les agresseurs :

– pédophile vs pédomane : ces gens n’aiment pas les enfants, ils en sont obsédés et les utilisent pour leur plaisir ;  
– « relation pédophile«  = ce n’est pas une relation équitable, mais une agression caractérisée ;
– « histoire commune » = qu’y a t-il de « commun » entre un agresseur et sa victime ?! un crime ou un délit perpétré ou subi
– après ça continue dans ce registre minable : (ne pas pouvoir…) « tourner la page » etc.
– et ça explose dans une apothéose de propagande morbide :
 » « Una » joue très habilement avec la sensualité, et même l’érotisme, pour proposer une expérience troublante au spectateur. Lequel a beaucoup de mal à se situer par rapport à ce que les deux personnages ont vécu, à l’époque, comme une histoire d’amour… »
 – le dernier plan sera « glaçant et ambigu », on n’en avait pas douté un instant !
 
Après l’apologie du sado-masochisme (et ses produits dérivés de films, vidéos, menottes, fouets etc.) dans « 50 nuances de gris », on excite le spectateur ​des ​grande​s​
 salle​s​  avec des histoires d’agressions sexuelles à enfant  
le marketing fait feu de tous les marchés potentiels c’est « no future, no limits »
 
« Dans le rôle très difficile du pédophile, Ben Mendelsohn est épatant de justesse, conservant à son personnage toute sa part d’humanité.​ » SIC 
ou arriver à dire que jouer avec justesse un criminel est épatant !  
 

 

U-N-A « a été follement amoureuse alors qu’elle n’avait que 13 ans »

et donc l' »amour » d’une victime pour son agresseur est assimilable à un syndrome de Stockholm
l’interdit de l’inceste et l’interdit de l’usage de la sexualité enfantine ​sont des choix de société à promouvoir, soutenir et contrôler
il y va de la responsabilité des adultes de refuser cet « amour » et toute relation sexuelle avec des enfants qui le plus souvent n’exercent pas leur « liberté » mais remettent en situation pour le questionner un trauma personnel ou transgénérationnel
les adultes doivent être éduqués à ces refus et à se protéger eux-mêmes en protégeant les enfants et le projet de société qui défend leurs droits  
​EVRAS pour tous ! ​Education à la Vie Relationnelle, Affective et Sexuelle
 
C’est une invasion médiatique et du monde des arts, elle est délibérée, planifiée de longue date, financée par mécènes et magnats
Quant aux liens entre homo et pédo, un rappel historique de ce qu’est l' »apologie de la pédophilie » le démontre clairement
 

Le 22 juin 1979, la NVSH et d’autres organisations néerlandaises envoient au parlement du pays et au ministre de la justice une lettre et une pétition demandant la légalisation des rapports sexuels consentis entre enfants et adultes[11]. La pétition est signée notamment par l’Association hollandaise pour l’intégration des homosexuels (COC), ainsi que par des organisations politiques comme le Parti socialiste pacifiste et par diverses personnalités. Les pédopsychiatres de la Société psychiatrique néerlandaise s’opposent à la décriminalisation des rapports sexuels enfants-adultes en arguant que cela risquerait d’affaiblir l’autorité parentale[12].
L’année suivante, la COC déclare que la cause des pédophiles est liée à celle des 
homosexuels et que la libération des homosexuels ne sera jamais complète sans la « libération des enfants et des pédophiles »[13].

Difficile pour des victimes de prendre pleinement conscience de ce péril sans l’appui efficace de thérapeutes aguerris ou de techniques qui conviennent pour élaborer ou dissoudre les traumas passés

Penser que le danger perdure et ne pas pouvoir s’identifier à des sauveteurs dans une société qui explose sous le marketing de la permissivité ne fait qu’exacerber la peur
 
la partie ​pourrait être définitivement perdue
le pessimisme, l’activisme armé et la plus grande prudence sont plus que jamais de mise
Miaouou !
 

PMA pour toutes, »égalité des droits » contre le droit des enfants

Publié le

 

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Les partisans de la PMA pour les couples de femmes exigent le principe de l’égalité des droits pour toutes les femmes, qu’elles soient lesbiennes ou hétérosexuelles. Les opposants, dont je suis, rappellent le droit de l’enfant à connaître ses origines, ce que de tous temps les philosophes et penseurs ont affirmé. Le comité consulatif national d’éthique (CCNE) vient de déclarer qu’il n’était pas opposé à la PMA.

La science de ton passé est ton passeport pour l’avenir.
Citation de Christine de Suède ; Maximes et pensées (1682)
En savoir plus sur http://www.mon-poeme.fr/citations-passe-avenir/#XUWD04uq8oJQxgzd.99

Il est bon de prévoir et de se souvenir, un œil dans le passé, et l’autre vers l’avenir.
Citation de Publilius Syrus ; Sentences – Ier s. av. J.-C.
En savoir plus sur http://www.mon-poeme.fr/citations-passe-avenir/#XUWD04uq8oJQxgzd.99

Qui sait le passé peut conjecturer l’avenir.
Citation de Jacques-Bénigne Bossuet ; La politique tirée de l’écriture sainte (1709)
En savoir plus sur http://www.mon-poeme.fr/citations-passe-avenir/#XUWD04uq8oJQxgzd.99

 

Décider de mettre au monde un enfant sans père est une hérésie. Tout d’abord parce qu’il faut un père biologique pour féconder un ovule. Effacer l’intervention du mâle est injuste pour l’enfant et l’homme car, à moins de fabriquer artificiellement un spermatozoïde ou un bébé entier, seul l’homme peut féconder une femme.

Le besoin d’identifier ses origines pour construire son futur

Ensuite, presque tous les enfants nés sans père (abandon, adoption, disparition, PMA, etc. rechercheront un jour leurs origines biologiques qui racontent aussi une part de leur histoire personnelle.

Prévenir les maladies par l’analyse du capital génétique

Troisièmement, de nos jours la médecine peut prévenir des maladies et des handicaps en étudiant les pathologies de nos parents, grand-parents, aïeux mais aussi leurs origines ethniques et géographiques. On sait que certains groupes de populations peuvent transmettre des gênes porteurs de caractéristiques morbides comme l’atrésie des voies biliaires chez les asiatiques, le diabète chez les européens, la drépanocytose chez les africains, etc. Identifier l’histoire génétique d’un individu est nécessaire aux généticiens mais aussi aux historiens et autres scientifiques paléo archéologues ou paléontologues qui peuvent remonter aux origines d’une population et à ses déplacements grâce à ses gênes.

Pour les motifs ci-dessus, je pourrais être favorable à la PMA si l’identification du donneur de gamètes males était obligatoire afin que l’enfant ou ses médecins puissent remonter la chaîne de l’ADN en cas de besoin. De même, Je suis opposée aux naissances sous X et à l’anonymat des parents d’enfants adoptés, quelle qu’en soit la cause. L’enfant doit savoir d’où il vient. Jacques Attali, grand idéologue devant l’Éternel, n’a-t-il pas écrit que « pour construire le futur, il faut connaître le passé » ?

La levée du secret de l’identité du donneur de gamètes mâles n’est pas à l’ordre du jour car, selon les professionnels, cela dissuaderait les donneurs de gamètes qui ne sont déjà pas légion. Les fabricants de bébés en éprouvette manquent de spermatozoïdes, alors ils évoquent même la possibilité de rémunérer les donneurs. Ils se demandent d’ailleurs comment ils pourront satisfaire de nouvelles demandes de PMA lorsque la loi passera car, malheureusement, c’est une promesse de Macron et, avec une Assemblée de législateurs à sa botte, on se demande comment ils pourraient refuser de voter cette loi.

Vous pourrez lire ci-dessous un argumentaire contre la PMA. Je le trouve sensé.

La Connectrice

 

FRANCE – Procréation Médicalement Assistée

« Droit à l’enfant sans père » : le CCNE confond injustice et frustration

Le 27 juin 2017, le Comité Consultatif National d’Ethique (CCNE) a publié son avis n° 126 sur les demandes sociétales de recours à l’assistance médicale à la procréation (AMP). Il s’y exprime en faveur de l’accès à la PMA pour les femmes seules et les couples de femmes en admettant que « l’ouverture de la PMA à des personnes sans stérilité pathologique peut se concevoir pour pallier une souffrance induite par une infécondité résultant d’orientations personnelles ».
Cet avis était très attendu : sur cette question de la « PMA pour toutes », promesse électorale d’Emmanuel Macron, ce dernier avait en effet déclaré vouloir s’en remettre à l’avis du CCNE, bien qu’il ne soit que consultatif.

Le CCNE toutefois inquiet des « conséquences pour l’enfant »
Dans ces revendications « d’égalité » en matière de procréation portées par les mouvements LGBT, le grand oublié et lésé est l’enfant. De la même manière dans cet avis, si les « conséquences pour l’enfant » figurent parmi les « points de butée », le CCNE se déclare néanmoins favorable à la PMA pour les femmes célibataires et lesbiennes, en évoquant notamment une injustice à leur égard. C’est toutefois confondre injustice et frustration.
Permettre aux femmes célibataires et lesbiennes de procréer par PMA crée un véritable « droit à l’enfant ». Plus encore, il s’agit d’un « droit à l’enfant sans père ». L’enfant se voit infliger une grave injustice en étant intentionnellement privé de père, de filiation paternelle, de référent masculin pourtant nécessaires à la construction de sa personnalité, cela dans l’unique but de satisfaire le désir individuel d’adultes. Les droits les plus fondamentaux de l’enfant sont bafoués et les pères sont méprisés et relégués au rang de donneurs de sperme.

Après le « Mariage pour tous », la « PMA pour toutes », puis…
Le CCNE fait ainsi un pas supplémentaire vers l’admission de la gestation par autrui (GPA), bien qu’il se déclare dans ce même avis en faveur de sa prohibition. En effet, si la PMA constitue le seul moyen pour les femmes célibataires ou lesbiennes de réaliser leur désir d’ « avoir » un enfant partiellement issu de leur sang, les hommes célibataires ou homosexuels ne peuvent avoir recours qu’à la GPA pour satisfaire ce même désir. Or si la PMA est admise pour les femmes, comment refuser aux hommes la GPA, c’est-à-dire un « droit à l’enfant sans mère » ?
Au delà, on peut se demander si, dans l’esprit d’un tel « droit à l’enfant sans père ou sans mère », le « progrès » ne consistera pas à l’avenir à concevoir et faire naître des enfants hors de toute famille, car la famille n’est plus nécessaire à la procréation, ni d’ailleurs à l’éducation.
Cet avis favorable au « droit à l’enfant sans père » pose ainsi la question du rôle de la technique et de la médecine : accepter l’usage de la PMA en l’absence d’indication médicale revient à considérer que la technique remplace l’homme et que la médecine ne sert plus à soigner l’homme mais à l’augmenter. Cela relève de la pure logique transhumaniste.

L’autorité perdue du CCNE
L’autorité de cet avis est autant discutable que la légitimité de l’instance qui l’a rendu : en effet, le CCNE apparaît de plus en plus comme un interlocuteur factice contrôlé par la majorité pour faire avancer ses idées, plutôt que comme une instance d’expertise éthique. Sur le papier, le CCNE était censé être indépendant. Dans les faits, le gouvernement en a modifié la composition en 2013 et 2016 afin que la majorité de ses membres soit favorable à ses positions. Dès lors, il est hypocrite de la part du gouvernement de feindre de s’en remettre à l’avis de cette instance : ce n’est qu’une façon de ne pas assumer ouvertement ses choix et responsabilités politiques.

 « PMA pour toutes » et agendas parlementaire et européen
La publication de cet avis coïncidant avec la rentrée parlementaire, il est à craindre que le gouvernement n’inscrive cette réforme à l’ordre du jour du Parlement, sans attendre la révision des lois de bioéthique prévue en 2018.
Cet avis pourrait encore trouver un écho auprès de la Cour européenne des droits de l’homme qui est saisie de l’affaire Charron et Merle-Montet contre France (n° 22612/15) dans laquelle deux femmes lesbiennes se plaignent de ce que la législation française réserve la PMA aux couples souffrant d’une infertilité pathologique médicalement diagnostiquée ou d’une maladie grave dont il s’agit d’éviter la transmission.

Le Centre européen pour le droit et la justice a été autorisé par la Cour à lui soumettre des observations écrites : il y explique notamment que la législation française actuelle en matière d’accès à la PMA est équilibrée, n’est pas discriminatoire et fait prévaloir l’intérêt supérieur de l’enfant.

Kamel Daoud. Le français est une langue fraternelle

https://laconnectrice.wordpress.com/

A l’occasion de la sortie de la compilation des chroniques de Kamel Daoud dans le « Quotidien d’Oran » Mes indépendances. Chroniques 2010-2016, Actes Sud, 2017 (ISBN 978-2-330-07282-7)

L’écrivain algérien de langue française, Kamel Daoud a été chroniqueur pendant des années au Quotidien d’Oran, une fonction qui a en partie façonné sa réflexion et son écriture :

Écrire une chronique par jour vous mène à la faire dans la hâte, la vitesse, le sens de la formule développée comme un tir à l’arc, le lapidaire, le bref et l’outrancier ».

« la langue arabe est piégée par le sacré, par les idéologies dominantes. On a fétichisé, politisé, idéologisé cette langue4

Le français, ‘une langue fraternelle’

L’écrivain et journaliste algérien Kamel Daoud 

Kamel Daoud s’est particulièrement fait remarquer en France en écrivant un texte très senti sur les agressions sexuelles de Cologne la nuit de la Saint-Sylvestre 2015/2016.http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/01/31/cologne-lieu-de-fantasmes_4856694_3232.html Cette analyse a fait des vagues, soulevant l’enthousiasme des unes et des uns et l’indignation des autres.

La Connectrice

 

« L’islam n’est la propriété de personne » et surtout pas des islamistes, affirme le romancier et journaliste algérien Kamel Daoud, visé par une fatwa, mais qui revendique « le droit à une parole libre et insolente ».

« La bonne foi est meilleure que la foi« , assure malicieusement l’écrivain au cours d’un entretien avec l’AFP.

« La religion doit rester de l’ordre du choix, de l’intime. Le fait religieux n’appartient ni aux imams, ni aux clergés, ni aux confréries mais à tout le monde ».

« Personne n’a le droit de savoir si vous croyez ou pas. Personne n’a le droit de vous poser la question. Sinon c’est l’inquisition », ajoute l’écrivain.

« J’ai le droit de contester ceux qui veulent prendre en otage une religion, qui s’en font les propriétaires. J’ai le droit de leur contester les sujets sur lesquels ils pensent, la sexualité, la mort, le corps… ».

Goncourt du premier roman en 2015 pour son livre « Meursault, contre-enquête » (qui donnait parole et vie à « l’Arabe » de « L’Etranger » d’Albert Camus), Kamel Daoud revient en librairie avec un recueil de quelque 180 chroniques publiées dans le Quotidien d’Oran, « Mes Indépendances, Chroniques 2010-2016 » (Actes Sud).

Parmi ces chroniques, on trouve notamment le texte – violemment critiqué par les islamistes et une partie de la gauche occidentale – sur les événements de Cologne, en Allemagne, théâtre d’agressions de femmes la nuit du Nouvel An 2016.

« Ce que j’ai écrit sur nos liens malades avec le désir, le corps et la femme, je le maintiens et le défends », dit l’écrivain.

Kamel Daoud revendique son droit à l’insoumission. « Quand vous réclamez ce droit-là, vous provoquez des réactions qui sont violentes car vous vous retrouvez dans une sorte de dissidence », analyse-t-il.

Pas question de renoncer pourtant. « J’ai le droit de penser et de défendre mes idées. Chaque Algérien n’a pas besoin d’être sur la même longueur d’onde ».

« Les collectivismes aboutissent à l’immoralisme », affirme l’écrivain qui se revendique « libéral ».

– Le français, ‘une langue fraternelle’

Envisage-t-il de se lancer en politique? « Non », répond-il sèchement. « Je fais ce que je sais faire. Je garde les pieds sur terre ».

Affirmant « ne pas détenir la vérité », l’écrivain admet cependant « provoquer des réactions » par les sujets qu’il aborde.

« Si quelqu’un d’autre à partir d’un mot, d’une phrase, trouve en lui-même la vocation de faire de la politique à partir de ce que j’écris, je me sentirai quand même très utile », souligne-t-il.

Aujourd’hui, Kamel Daoud n’écrit plus dans le Quotidien d’Oran (la ville où il réside). « J’ai envie de me consacrer à la littérature, j’ai envie d’interroger le monde autour de moi mais d’un point de vue littéraire ».

Outre le fait que ses chroniques en disent long sur l’islamisme, le régime algérien, les relations avec la France, la cause des femmes ou les révolutions arabes, elles frappent également par leur style marqué par le vif du trait.

« Écrire une chronique par jour vous mène à la faire dans la hâte, la vitesse, le sens de la formule développée comme un tir à l’arc, le lapidaire, le bref et l’outrancier ».

Écrivain algérien, Kamel Daoud a choisi d’écrire en français.

« Le français reste la maîtresse linguistique de l’Algérie », dit-il.

« C’est une langue du désir et de plaisir, de l’imaginaire. Pourquoi ne pas en jouir? », interroge l’écrivain.

Scolarisé en langue arabe classique, il se souvient avoir commencé à lire chez lui en français. « J’ai découvert les plus beaux textes en français. J’en suis venu à écrire et à désirer le monde en français ».

« La langue française n’est pas ma langue maternelle, elle n’est pas la langue paternelle mais elle peut être une langue fraternelle », dit joliment l’écrivain âgé de 46 ans.

« Un jour mon fils m’a demandé pourquoi il fallait apprendre beaucoup de langues. Je lui ai répondu qu’une maison avec beaucoup plus de fenêtres est mieux éclairée »

 
© 2017 Agence France-Presse

Pour en savoir plus

Réactions à l’analyse de Kamel Daoud sur les viols de Cologne http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/01/31/cologne-lieu-de-fantasmes_4856694_3232.html
  • Polémique avec Adam Shatz, journaliste « raisonnable » du NYT

Kamel Daoud est un écrivain algérien. Il est notamment l’auteur de Meursault, contre-enquête (Actes Sud, 2014), Prix Goncourt du premier roman. Il est également chroniqueur au Quotidien d’Oran. Cet article a d’abord été publié en Italie dans le quotidien La Repubblica.
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/01/31/cologne-lieu-de-fantasmes_4856694_3232.html#gzA4C1XfafyQmFHz.99

Prix François-Mauriac 2014
Prix des cinq continents de la Francophonie 201430
Finaliste du prix Goncourt 201413
Prix Goncourt du premier roman 201515
Liste Goncourt31 : le choix de l’Orient 2014, le choix roumain 2014, le choix serbe 2015

Polémique langue arabe/langue française

  • Dans leur combat contre des milieux francophones, les partisans de l’arabe demandent une intervention du roi Mohamed VI en vue de mettre un terme «aux putschs qui menacent l’identité des Marocains» et la « stabilité de l’Etat».

    …Suite : https://www.yabiladi.com/articles/details/36178/langue-arabe-francais-partisans-l-arabe.html

  • Avec quatre millions de locuteurs, l’arabe est la deuxième langue la plus parlée sur le territoire français, et le succès de comiques dont l’humour repose en partie sur l’utilisation de l’arabe dialectal, comme Jamel Debbouze, témoigne d’un enracinement réel dans la culture populaire. Mais, si l’arabe a été reconnu « langue de France » en 1999, après la signature de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires (non ratifiée à ce jour), choisir de l’étudier dans le secteur public relève encore du parcours du combattant.http://www.monde-diplomatique.fr/2012/10/TALON/48275
  • Annie Genevard, déléguée générale du parti Les Républicains en charge de l’Education, ce serait « un cheval de Troie pour développer l’apprentissage de la langue arabe », allant jusqu’à parler de « catéchisme islamique ».

    « Dans le même temps, vous introduisez officiellement l’étude de la langue arabe dans le programme national, et vous réduisez par votre réforme du collège la place du français, celle des langues anciennes qui sont nos racines, ou des langues européennes comme l’allemand qui prospérait dans les classes bilangues. Cela à coup sûr divisera les Français », a dénoncé la députée LR.

Belkacem « Moi, j’estime que dans notre pays, s’il y a bien une chose à faire, c’est diversifier les langues que les élèves apprennent à l’école, car toutes ces langues ont leur légitimité et leur intérêt. C’est la raison pour laquelle, dans la stratégie pour les langues vivantes que je développe à l’école, je fais en sorte qu’au-delà de l’anglais, nos élèves puissent avoir accès véritablement à de l’allemand, à de l’espagnol, à de l’italien, mais aussi à de l’arabe et à du chinois, et j’en suis fière », a lancé Najat Vallaud-Belkacem.

http://www.bfmtv.com/politique/najat-vallaud-belkacem-repond-vertement-a-une-deputee-contre-l-arabe-a-l-ecole-977586.html

 

 

Le terroriste d’Orlando était un homme viril. Il séquestrait et battait son épouse

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Profondément blessée et terrorisée par Omar Mateen, Sitora ne se sépare pas de ses fétiches protecteurs, un arbre de vie offert par son frère et un bracelet offert par sa mère. http://www.nytimes.com/2016/06/14/us/sitora-yusufiy-omar-mateen-orlando-shooting.html

Sitora Yusufiy est l’ex épouse d’Omar Mateen, le terroriste qui a abattu 49 personnes au PULSE, boite gay d’Orlando en Floride, le dimanche 12/06/2016.53 personnes ont également été blessées dans l’attentat et le bilan n’est pas définitif.

Sitora, originaire d’Ouzbékistan était arrivée aux USA en 2000 et avait épousé l’Afghan Omar Mateen en 2008 sous la pression de ses parents qui exigeaient qu’elle se maria. Elle l’avait rencontré sur Myspace et partageaient la même culture musulmane. Omar était américain né aux USA mais son père avait gardé des liens forts avec l’Afghanistan dont il espérait devenir le président. Après le drame il a prétendu qu’il n’était au courant de rien et que son fils était un très gentil garçon….(On connait la chanson, les parents des criminels musulmans ne sont jamais au courant des dérives de leurs enfants à partir du moment où ils lisent le Coran et respectent papa et maman. Toujours la même litanie…)

Omar semblait gentil , il voulait devenir policier et respectait ses parents. Au bout de six semaines de vie commune, l’homme se montra instable et révéla sa véritable nature. Il était possessif et jaloux. Il confisquait sa paye, lui interdisait d’appeler sa famille. Il la battait et la violait quand elle dormait.

Sitora a pu s’échapper avec l’aide de ses parents et a divorcé en 2009. Alors qu’elle montait dans la voiture, Mateen porta la main à sa poche arrière et elle pensa qu’il prenait le pistolet qu’il avait acquis légalement alors qu’il était fiché par le FBI.  Elle dit que cet homme l’a traumatisée et blessée.

Pendant leur vie commune il était pratiquant mais il fréquentait des repris de justice avec lesquels il s’entraînait au tir. Il tenait parfois des propos homophobes. Elle avait totalement cessé de le connaître malgré une tentative de relance.

Source

Stop à la GPA ! Stop Surrogacy now ! Signez la pétition

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laconnectrice.wordpress.com

Nous pensons que la gestation pour autrui doit être interdite en ce qu’elle constitue une violation des droits humains des femmes et des enfants.

http://www.stopsurrogacynow.com/#sign

DÉCLARATION : CAMPAGNE VISANT À L’ARRÊT IMMÉDIAT DE LA GESTATION POUR AUTRUI

Nous sommes des femmes et des hommes d’origines ethniques, religieuses, culturelles, socio-économiques différentes venant de toutes les régions du monde. Ensemble nous tenons ici à exprimer notre inquiétude concernant les femmes et les enfants exploités au travers des conventions de gestation pour autrui (GPA).

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Tous, nous reconnaissons la force du désir de parentalité qui est naturel et universel. Toutefois, comme s’agissant de la plupart des désirs, des limites doivent être posées. Les Droits Humains nous fournissent un marqueur significatif à qui veut savoir identifier ces limites et déterminer leur champ d’application. Nous pensons que la gestation pour autrui doit être interdite en ce qu’elle constitue une violation des droits humains des femmes et des enfants.

La gestation pour autrui repose souvent sur l’exploitation des femmes les plus démunies. Dans de nombreux cas, ce sont les pauvres qui sont contraints de vendre et les riches qui peuvent se permettre d’acheter. Ces transactions iniques impliquent un consentement de la part de femmes sous informées, voire pas du tout informées, une rémunération faible, une coercition, une insuffisance de suivi médical et des risques sévères pour la santé, à court et à long terme, des femmes qui acceptent la gestation pour autrui.

Le processus médical de la gestation pour autrui entraîne des risques pour la mère de substitution, pour les jeunes femmes qui vendent leurs ovocytes et pour les enfants nés grâce aux techniques d’assistance médicale à la procréation. Parmi les risques encourus par les femmes : le Syndrome d’Hyper Stimulation Ovarienne (SHSO), la torsion ovarienne, le kyste ovarien, une douleur pelvienne chronique, une ménopause précoce, une perte de fertilité, une tumeur cancéreuse du système reproductif, des caillots sanguins, une insuffisance rénale, un arrêt cardiaque et, dans un certain nombre de cas, la mort. Les femmes faisant une grossesse à partir d’ovocytes provenant d’autres femmes présentent un risque plus élevé de pré-éclampsie et d’hypertension.

Les enfants nés grâce aux techniques d’assistance médicale à la procréation, qui sont généralement mises en œuvre dans la gestation pour autrui, présentent également des risques de pathologies parmi lesquelles : une naissance avant terme, un décès à la naissance, un poids insuffisant à la naissance, des malformations du fœtus et une pression artérielle élevée. La gestation pour autrui rompt le lien maternel naturel qui s’établit pendant la grossesse – un lien que les professionnels de la médecine encouragent et cherchent à renforcer sans relâche. Le lien biologique entre la mère et l’enfant est indéniablement de nature intime, et lorsqu’il est rompu, les conséquences en sont durables pour les deux parties. Dans les pays où la gestation pour autrui est autorisée, cette souffrance potentielle est institutionnalisée.

Nous sommes donc convaincus qu’il n’y a pas de différence entre la pratique commerciale de la gestation pour autrui et la vente ainsi que l’achat d’enfants. Même s’il n’y a pas échange d’argent (c’est-à-dire la version non rémunérée, ou « altruiste »), toute pratique qui expose des femmes et des enfants à de tels risques doit être interdite.

Personne n’a droit à un enfant, pas plus les hétérosexuels que les homosexuels ou les individus ayant fait le choix de rester célibataire.

Nous sommes unis pour demander aux gouvernements des nations du monde ainsi qu’aux leaders de la communauté internationale de travailler ensemble à l’arrêt immédiat de la gestation pour autrui.

Sign This Statement

– See more at: http://www.stopsurrogacynow.com/the-statement/statement-french/#sthash.01JAs8iX.qEGMEojE.dpuf

Lire aussi sur Causeur

Pour en finir avec le «droit à l’enfant»

Un appel international à l’arrêt de la GPA

Publié le 12 mai 2015 à 17:14 dans Médias Politique Société

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Sylviane Agacinski appel GPA Libération

Il existe encore un féminisme digne de ce nom. Une forme d’humanisme plus spécialement attaché à l’émancipation des femmes, et à la défense de leurs libertés fondamentales. Ce féminisme-là ne fait pas la guerre aux hommes et ne réduit pas les femmes occidentales à des victimes, face au « harcèlement » que constitueraient des compliments trop aimables pour être honnêtes. Qui sont-elles ? Quels sont leurs réseaux ? Plutôt que de réclamer des sièges réservés aux femmes dans les instances dirigeantes de nos démocraties égalitaires, Sylviane Agacinski, Marie-Jo Bonnet, ou encore Eliette Abécassis se préoccupent du sort de leurs sœurs exploitées, à l’autre bout du monde, pour fournir des enfants sur commande à de riches occidentaux : celles qu’on appelle si poétiquement « mères porteuses ». Pour ce faire, elles signent des livres, des tribunes, et aujourd’hui un appel solennel.

Après 40 femmes journalistes « victimes de sexisme » la semaine dernière, ce sont cette fois 160 personnes, « des femmes et des hommes d’origines ethniques, religieuses, culturelles et socio-économiques différentes venant de toutes les régions du monde », qui s’offrent une tribune dansLibération. Objectif, autrement plus sérieux : lancer un appel « aux gouvernements des nations du monde » exigeant « l’arrêt immédiat de la GPA. » Pour les signataires, cette méthode de procréation « doit être interdite en ce qu’elle constitue une violation des droits humains des femmes et des enfants ». La gazette du Marais aurait-elle réalisé que la maternité de substitution représente un problème au moins aussi grave qu’une invitation à déjeuner par un politicard sexagénaire ? Ou bien a-t-elle fait un tel flop avec son précédent « manifeste » qu’elle se cherchait une vraie cause à défendre pour doper ses ventes ?

Quoi qu’il en soit, ce choix éditorial de Libé mérite d’être salué. Ce n’est pas chez les Décodeurs du Monde, au hasard, qu’on trouverait un décryptage chiffré de « ces transactions iniques » qui impliquent souvent « l’exploitation des femmes les plus démunies ». Parce que oui, rappelons-le, la GPA est le nom de code du marché de l’enfant. Un marché en plein essor à l’échelle mondiale, et qui se développe à vitesse grand V en France, plus encore depuis l’ouverture du mariage et de l’adoption aux couples de même sexe. « Dans de nombreux cas, rappellent les auteurs de l’appel, ce sont les pauvres qui sont contraints de vendre et les riches qui peuvent se permettre d’acheter ». Chez nous, des sociétés principalement américaines démarchent donc de plus en plus ouvertement les clients potentiels : une grande majorité d’hétérosexuels, mais aussi désormais des couples gays mariés, que la Justice française autorise à faire naturaliser un enfant obtenu par GPA à l’étranger pour l’adopter ensuite.

Comble de l’hypocrisie, le procédé est toujours officiellement interdit en France. Mais des intellectuelles de gauche comme la philosophe Sylviane Agacinski ou l’historienne Marie-Jo Bonnet ne sont évidemment pas dupes. La mondialisation des marchés étant inéluctable, une interdiction à la seule échelle nationale n’a plus aucun sens. De même, la conception d’un enfant par PMA à l’étranger, alors qu’elle est théoriquement réservée en France aux couples souffrant d’une infertilité pathologique, « ne fait pas obstacle » à son adoption par un couple de lesbiennes selon la Cour de Cassation. Même hypocrisie de la législation nationale, même nécessité d’aborder le problème à l’échelle globale. Car la GPA nécessitant le plus souvent une PMA, les signataires de l’appel précisent : « Les enfants nés grâce aux techniques d’assistance médicale à la procréation qui sont généralement mises en œuvre dans la gestation pour autrui présentent aussi des risques de pathologies parmi lesquelles : une naissance avant terme, un décès à la naissance, un poids insuffisant à la naissance, des malformations du fœtus et une pression artérielle élevée. »

Pour les femmes – celle qui donne ses ovocytes mais aussi et surtout celle qui porte l’enfant – les risques encourus sont très sérieux : « le syndrome d’hyperstimulation ovarienne (SHSO), la torsion ovarienne, le kyste ovarien, une douleur pelvienne chronique, une ménopause précoce, une perte de fertilité, une tumeur cancéreuse du système reproductif, des caillots sanguins, une insuffisance rénale, un arrêt cardiaque et, dans un certain nombre de cas, la mort. » Dès lors, il n’y a pas d’argument recevable en faveur de la GPA : « Même s’il n’y a pas échange d’argent (c’est-à-dire la version non rémunérée, ou «altruiste»), toute pratique qui expose des femmes et des enfants à de tels risques doit être interdite. » Sans compter, rappellent les signataires, que « la GPA rompt le lien maternel naturel qui s’établit pendant la grossesse – un lien que les professionnels de la médecine encouragent et cherchent à renforcer sans relâche ». Pour ceux qui auraient grandi sur une autre planète, ou étudié les sciences naturelles avec Pierre Bergé, elles précisent que « le lien biologique entre la mère et l’enfant est indéniablement de nature intime et, lorsqu’il est rompu, les conséquences en sont durables pour les deux parties. »

Un jour, peut-être, un collectif aussi respectable affirmera haut et fort que le « lien intime » entre un père et sa progéniture a aussi son importance, et qu’il ne saurait être ignoré. Sylviane Agacinski l’a d’ailleurs déjà dit, au moment des débats sur la loi Taubira de 2013, en dénonçant la violence qu’il y avait à exiger de pouvoir faire un enfant sans père. Parce que le « mariage pour tous », et donc l’ouverture de l’adoption, impliquait évidemment le recours à la PMA et à la GPA. Un ami gay, favorable à la loi, nous le confiait hier : « Au final, dans cette affaire, le gouvernement n’aura fait que des mécontents. » Un bilan catastrophique que prévoyaient déjà nombre de juristes avant même le vote de cette « réforme de civilisation »… Pour la rigolote association SOS Homophobie, qui vient de rendre son rapport annuel, « les pouvoirs publics ont entretenu l’homophobie et la transphobie », notamment par le « refus de donner accès à la PMA à toutes les femmes ». Gonflé, quand on sait que l’homosexualité est toujours mieux acceptée, et que « toutes les femmes » ont accès à une assistance médicale en cas de problème d’infertilité. Pour les adversaires de la loi, à l’inverse, le « mariage pour tous » a fait sauter le dernier verrou qui nous protégeait de la fabrication d’êtres humains à la demande.

Beaucoup ont sincèrement cru bien faire en militant pour le droit à l’adoption conjointe par deux personnes de même sexe, et donc peu enclins à procréer en faisant bêtement des galipettes. Après tout, rien de plus naturel qu’un « désir d’enfant ». Mais à l’introduction de l’appel des 160, qui affirme que, « comme s’agissant de la plupart des désirs, des limites doivent être posées », la conclusion répond sans ambiguïté : « Personne n’a droit à un enfant, pas plus les hétérosexuels que les homosexuels ou les individus ayant fait le choix de rester célibataire. » Espérons qu’il soit entendu, et qu’en attendant une réécriture de la loi française sur la filiation, le droit international garantisse vite à nos futurs rejetons de pouvoir continuer à dire : « Je ne suis pas un droit. J’ai des droits. » Comme celui, pour nos filles, de ne pas devenir des « porteuses » inséminées à la demande.

La pétition internationale : Stop Surrogacy Now.

*Photo : IBO/SIPA/00506715_000004

8 mars 2015 Féminisme. Nous avions 20 ans en 68 et nous pensions pouvoir changer le monde …

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Les féministes historiques dont je suis avaient 20 ans en 68. Nous étions idéalistes, belles, enthousiastes, sincères et humanistes. Nous étions imprégnées de christianisme, de marxisme, de maoïsme, d’anarchisme, de judaïsme, de bouddhisme, de républicanisme, de psychanalyse et de toutes les grandes idées diffusées depuis des siècles par des philosophes et des scientifiques. Nous pensions pouvoir construire une société meilleure parce que plus égalitaire où les femmes, la moitié du ciel comme disait Mao, seraient respectées dans tous les domaines de la société au même titre que les hommes. Nous ne voulions ni dominer, ni être dominées et, pour ma part, j’adoptai la devise « ni maîtresse ni esclave ».

De nombreuses féministes nous avaient précédées dans l’Histoire et nous ne faisions que reprendre des revendications vieilles comme le monde mais, cette fois-ci avec de magnifiques modèles de militantes pour la cause des femmes.

Au cours de la première décade des années 70 nous connurent ivresse, rigolades, joies, espoirs et une libération réelle des morales religieuses, des diktats du patriarcat, des modes, de la morale avec sa pression sociale et des idéologies. Plus exactement, tout en se disant politique, le mouvement de libération des femmes se démarquait des organisations politiques qui, dans leur majorité, favorisaient les hommes et fonctionnaient selon un schéma patriarcal. Certaines femmes quittèrent alors organisations et partis pour rejoindre « le Mouvement », comme nous disions alors.

Lycéenne dans les années 60, j’étais révoltée par la discrimination institutionnelle dont les filles étaient l’objet. Élève d’un rare lycée mixte pour l’époque, j’avais interdiction de porter un pantalon, je devais mettre une blouse rose les semaines paires et une blouse bleue les semaines impaires tandis que les garçons portaient des blouses grises tâchées et couvertes de graffitis sans obligation d’en changer durant toute l’année, j’avais des cours de cuisine et de puériculture tandis que les garçons avaient « atelier ». A la maison, les filles devaient aider à la cuisine, mettre le couvert, faire la vaisselle tandis que les mâles de la famille se prélassaient au salon en écoutant les informations et lisant le journal, un moment sacré et essentiel pour eux.

Nous étions alors dans une grande sécurité matérielle car il n’y avait jamais de vols ni de délinquance dans le bourg où je vivais. Les portes des maisons restaient ouvertes et les clefs des véhicules sur le tableau de bord. Par contre les filles comprenaient très jeunes qu’elles étaient des proies potentielles et les adultes minimisaient l’incidence des réflexions graveleuses ou obscènes et quand le notaire me pinçait les seins en s’exclamant « ça pousse ! », j’étais la seule confuse et humiliée.

Autrefois, on disait aux petites filles, ne fais pas ceci, ne fait pas cela, une fille ne fait pas ça, ceci est réservé aux garçons. Et si la petite fille grimpait dans les arbres, courait après un ballon ou se roulait dans l’herbe à roule-barricot, criait de joie, on la traitait avec mépris et désolation de « garçon manqué. » Dans le Mouvement on disait au contraire « On peut tout faire, il suffit d’apprendre ». Et en effet, nous abandonnâmes nombre de nos inhibitions pour faire des journaux, des affiches en sérigraphie, résoudre nos problèmes de plomberie ou d’électricité, utiliser les premiers magnétoscopes et monter des vidéos et nous organiser en groupes de conscience non mixtes. Dans un de ces groupes des femmes utilisaient des miroirs pour voir de leurs propres yeux comment elles étaient faites, un privilège réservé jusque là à ces messieurs qu’ils soient gynécologues ou non. Pour Beaucoup, la vulve était encore « la partie infâme de leur individu » comme la morale puritaine le leur avait transmis avec ses histoires de femmes pécheresses, de filles de mauvaise vie et de dévergondées.

Bien qu’ils prétendissent le contraire, les hommes tenaient les femmes par le sexe, non pour le plaisir mais pour la reproduction de l’espèce, de la lignée et de la chair à canon. C’est pourquoi, dès les premiers engagements du Mouvement, le contrôle des naissances prit une grande importance. La pilule contraceptive venait juste d’être commercialisée en France et peu de gynécologues la prescrivaient. L’avortement était interdit et environ un million de femme avortaient chaque année à l’étranger si elles en avaient les moyens, sinon dans la clandestinité avec des méthodes barbares : recours aux faiseuses d’ange, introduction d’une aiguille à tricoter ou d’une queue de persil dans le col de l’utérus pour provoquer une infection qui parfois se transformait en tétanos mortel, absorption de potions soit-disant abortives, sauts de plusieurs mètres dans le vide, coups sur le ventre, etc. Ces méthodes cruelles entraînaient souvent la mort par septicémie, empoisonnement ou traumatismes. Les femmes qui survivaient couraient le risque d’une infection qui les rendrait stériles en bouchant leurs trompes ou en nécessitant une hystérectomie.

Malheureusement, les technologies progressant plus vite que ne changent les mentalités, les petits et grands chefs virent dans notre libération sexuelle une magnifique opportunité de se constituer des harems. Nous étions peut-être libres de nos corps mais nos têtes étaient sous l’emprise de la servitude volontaire ou du syndrome de Stokholm. Nous étions toujours psychologiquement dépendantes de nos mâles, qu’il y en eut un ou plusieurs dans notre entourage. Certaines féministes divorcèrent mais ce fut souvent pour tomber de Charybde en Scylla, soit pour s’unir à un révolutionnaire certes machiste mais pour la « bonne cause », soit pour s’unir à une femme avec laquelle elle reproduisait le schéma du couple hétérosexuel. L’expérience nous apprend que beaucoup de temps est nécessaire pour modifier les schémas psychologiques, sociologiques et légaux. Regardez la loi sur l’interdiction du pantalon aux femmes : édictée le 17 novembre 1800 elle ne fut abrogée qu’en 2013 !

En 1969, je n’étais absolument pas politisée lorsque, informée par une amie, je me rendis à une réunion du Mouvement à l’Ecole de la rue d’Ulm. Je fus immédiatement séduite par le discours enflammé mais réaliste de ces jeunes femmes intelligentes, éduquées, cultivées et sympathiques. Mon féminisme inconscient y trouva tout de suite un écho et du réconfort. Je n’étais plus seule à me révolter contre l’injustice de ma condition de femme, je n’étais plus ni folle, ni asociale, ni nulle et incapable. J’eu à peine le temps de savourer ma révélation que je partis étudier une année aux Etats-Unis où la toute fraîche émancipation des Afro-Américains prit le pas sur mon féminisme tout juste conceptualisé.

J’avais parfois côtoyé des noirs, notamment au lycée que fréquentaient quatre Camerounais en tout et pour tout et je ne leur avais trouvé comme différence que d’être particulièrement collants lorsque nous dansions dans les surprises-parties. A Saint-Louis du Missouri, je découvris à ma grande surprise que les noirs étaient noirs. Le nombre et le comportement faisaient la différence. En dehors des campus et des quartiers universitaires, la plupart de noirs vivaient dans des ghettos souvent misérables et ils restaient entre eux, jusque dans les bus où ils s’asseyaient au fond comme sous les lois ségrégationnistes. Les blancs les craignaient et eux ne se gênaient pas pour nous insulter ou nous manifester leur hostilité. Alors qu’un jour, accompagnée d’une étudiante noire, nous regardions des affiches épinglées dans le local d’une association noire, une femme vint rageusement  les arracher sous notre nez afin que nous ne puissions pas les lire. Mon amie noire fut outragée tandis que j’étais effarée. Il est possible que, du fait de mon expérience personnelle aux USA, par la suite je ne me suis jamais sentie vraiment concernée par l’assimilation du féminisme à l’anti-colonialisme. Je savais qu’une femme blanche était inférieure à un homme noir, quoi qu’en disent les marxistes et consorts. Et aujourd’hui, lorsque je constate que certains « collectifs de femmes » fusionnent féminisme, islamophilie et homophilie je suis consternée pour la bonne raison que le plus misérable des hommes se sentira toujours supérieur à la plus extraordinaire des femmes et qu’il n’hésitera pas à le lui prouver en la violant.

De retour en France, je me précipitai à la première réunion féministe venue. En une année, le Mouvement s’était étoffé et se réunissait désormais dans le bâtiment préfabriqué édifié dans la cour de l’Ecole des Beaux-Arts, rue Bonaparte. Nous étions de deux à trois cents femmes passionnées pour ces AG hebdomadaires, toutes belles et sympathiques. J’étais alors trop spontanée et naïve pour y distinguer des leaders, des manipulatrices et des ambitieuses. Tandis que nous débattions avec fougue, quelques hommes nous attendaient à l’extérieur. Parmi eux se trouvait Roland Castro, le futur « architecte du Président », chef de VLR (Vive la Révolution, Mao Spontex) et directeur de « Nous voulons tout ». Il avait « autorisé » les femmes de son groupuscule à le quitter (enfin presque) pour rejoindre le Mouvement. Annette, Sophie, Nadja et quelques autres s’étaient peu de temps auparavant enchaînées aux portes de la prison pour femmes de La Roquette et avaient pour cela un peu goûté à la prison. Elles étaient nos héroïnes du moment mais pour ma part, je m’intéressais plus à Hubertine Auclert qu’une plaque située juste en face de la prison de la Roquette rappelait à mon bon souvenir. J’avais été particulièrement conquise par les féministes du XIXème siècle qui avaient efficacement déblayé les tunnels et voies sans issue de la condition des femmes, notamment en matière d’éducation.

Hubertine Auclert  (1848-1914). Source photo http://www.eveleblog.com/approfondir/connaissez-vous-hubertine-auclert/

A suivre …

Pour en savoir plus

  • Archives du féminisme sur le blog Re-belles

http://re-belles.over-blog.com/

  • Revue féministe Sisyphe

un site féministe d’information, d’analyse et d’opinion.

http://sisyphe.org/

La GPA est une monstruosité

L'Inde interdit les mères porteuses aux couples gays étrangers

Des mères porteuses se reposent dans un dortoir, le 3 septembre 2009, d’une clinique d’Anand, dans le Gujarat, à l’ouest de l’Inde afp.com/Anna Cunningham. Source image 

Dans le contrat de gestation pour autrui, il y a pour la femme une obligation de faire
(porter l’enfant) et une obligation de donner (le remettre à autrui). Le « quelque
chose » objet du contrat est donc l’enfant or, selon le droit civil, « il n’y a que les
choses qui sont dans le commerce qui puissent être l’objet de conventions » . L’enfant
est donc considéré comme dans le commerce, autrement dit comme une marchandise.
La femme, quant à elle, est utilisée par le ou les mandataires comme une machine
permettant le développement d’un fœtus, c’est-à-dire comme un incubateur…Traiter une personne comme un objet est la caractéristique de l’esclavage… L’enfant issu d’une gestation pour autrui peut donc avoir jusqu’à six parents : la mère génétique (donneuse d’ovocyte), le père génétique (donneur de sperme), la mère porteuse, son mari (présomption de paternité) et enfin les parents mandataires.  http://www.ieb-eib.org/fr/pdf/gestation-pour-autrui.pdf

La GPA (gestation pour autrui, mère porteuse) sera légalisée en France. La reconnaissance à l’Etat civil des enfants nés de mères porteuses à l’étranger marque une victoire du lobby gay et du lobby médical qui ne cachent pas leur objectif de contraindre les législateurs à autoriser la GPA en France.

Au nom de l’intérêt supérieur de l’enfant né de GPA, 170 personnalités appellent à leur reconnaissance n’hésitant pas à mentir en qualifiant ces bébés de ‘fantômes » alors qu’ils existent à l’Etat civil du pays de leur naissance.

Voulons-nous continuer à faire de ces enfants des «sous-enfants» sans droits ? Voulons-nous accorder aux enfants des droits qui varient selon leur mode de conception ? Voulons-nous les rendre coupables en les distinguant à vie des autres enfants parce qu’ils sont simplement nés autrement ? Cette situation nous replonge immanquablement dans une autre époque : celle des enfants naturels ou des enfants de divorcés. Ces discriminations d’un autre temps doivent cesser et nous demandons au président de la République et au gouvernement de s’engager à faire respecter le droit en ce moment symbolique du 25e anniversaire de la convention de New York relative aux droits de l’enfant.

Une fois de plus des lobbies mettent la France au pied du mur par le fait accompli. Ce chantage a incité des personnalités opposées à la GPA à signer cette tribune pour la reconnaissance des enfants issus de GPA. Il faudrait être sans coeur pour exclure ces bébés de leurs droits civiques et de nos institutions, de les discriminer parce qu’ils ont été achetés à des femmes fragiles dans le besoin. Ainsi ces enfants sont le fruits d’une double marchandisation, celle de leur naissance et celle de leur reconnaissance.

Ces 170 personnalités, en majorité anti capitalistes et opposées à toute forme de coercition,  ne semblent pas se rendre compte qu’elles se soumettent aux lois du marché et à celles de la technologie médicale, une contradiction de poids avec la « liberté » dont elles se réclament. Il faut être complètement aliéné (soumis et dépendant) pour ne pas admettre que la GPA est un produit monstrueux de la prostitution des femmes.

Au cours d’un documentaire sur les mères porteuses en Inde, pratique courante et non réglementée là-bas, une femme disait qu’elle croirait à innocuité de cette pratique le jour où des femmes riches porteraient les enfants des femmes pauvres. On ne peut pas croire en effet que des femmes puissent librement choisir de louer leur ventre sans contrainte. D’ailleurs on sait bien que, chez les pauvres, le corps se vend bien, sous toutes ses formes et même mort. On peut acheter des reins, des poumons et des ovocytes. Et tout cela grâce aux progrès de la médecine. Nous vivons une époque vraiment formidable !https://laconnectrice.wordpress.com/2009/04/26/quand-les-femmes-riches-loueront-leur-ventre-aux-femmes-pauvres/

Source image

Circulaire Taubira du 25/01/2013 confirmée par le Conseil d’Etat du 12/12/2014

Une circulaire du 25 janvier 2013 du ministère de la justice s’était prononcée sur la délivrance de certificat de nationalité française à des enfants nés à l’étranger d’un parent français ayant eu vraisemblablement recours à une procréation ou gestation pour le compte d’autrui (GPA). Le Conseil d’État vient de confirmer, dans une décision du 12 décembre 2014, l’application de cette circulaire en rejetant différentes requêtes contre cette circulaire. http://www.service-public.fr/actualites/002646.html?xtor=EPR-140

Mes articles contre la GPA

En tant que féministe, je suis radicalement opposée à la GPA.

http://laconnectrice.wordpress.com/2014/05/19/loi-sur-la-famille-le-lobby-homosexuel-se-prepare-pour-la-legalisation-de-la-gpa/

https://laconnectrice.wordpress.com/2014/05/01/le-commerce-du-corps-des-femmes-gpa-meres-porteuses-et-prostitution/

https://laconnectrice.wordpress.com/2014/01/17/gpa-45-000-euros-pour-avoir-sa-chose-a-soi-sans-passer-par-le-coit/

https://laconnectrice.wordpress.com/2013/05/27/comite-consultatif-national-dethique-ces-hommes-qui-gerent-le-ventre-des-femmes-avec-la-pma-et-la-gpa/

https://laconnectrice.wordpress.com/2013/01/25/revue-du-cerf-des-feministes-et-des-lesbiennes-face-au-mariage-pour-tous-a-la-pma-et-la-gpa/

https://laconnectrice.wordpress.com/2009/04/26/quand-les-femmes-riches-loueront-leur-ventre-aux-femmes-pauvres/

https://laconnectrice.wordpress.com/2012/05/23/accouchement-sous-x-cest-bon-pour-les-sages-mais-pas-pour-les-enfants/

Pour en savoir plus

  • La France refuse la proposition Leonetti de durcir les sanctions contre la GPA, un article de l’Institut européen de bioéthique . 50% des pratiques de mères porteuses réalisées par certains centres de procréation en Belgique, le sont pour des femmes venant de France.

http://www.ieb-eib.org/fr/bulletins/france-refus-de-durcir-les-sanctions-contre-la-gpa-modifier-293.html#sujet832

  • La Gestation pour autrui: une violation des droits de l’homme et de la dignité

http://www.ieb-eib.org/fr/document/la-gestation-pour-autrui-une-violation-des-droits-de-lhomme-et-de-la-dignite-367.html

– PRESENTATION GENERALE DE LA GESTATION POUR AUTRUI
Définition
La gestation pour autrui est un contrat par lequel une femme accepte de porter un enfant pour quelqu’un d’autre.
Un contrat « est une convention par laquelle une ou plusieurs personnes s’obligent,envers une ou plusieurs autres, à donner, à faire ou à ne pas faire quelque chose »1.
Dans le contrat de gestation pour autrui, il y a pour la femme une obligation de faire (porter l’enfant) et une obligation de donner (le remettre à autrui). Le « quelque chose » objet du contrat est donc l’enfant or, selon le droit civil, « il n’y a que les choses qui sont dans le commerce qui puissent être l’objet de conventions »2 . L’enfant est donc considéré comme dans le commerce, autrement dit comme une marchandise.
La femme, quant à elle, est utilisée par le ou les mandataires comme une machine permettant le développement d’un fœtus, c’est-à-dire comme un incubateur. Dans l’affaire Baby M au New Jersey en 19883 , le Dr Lee Salk, pédo-psychologue de renom, l’a ouvertement reconnu, précisant à la barre que les époux n’avaient pas eu recours à une mère de substitution mais à un utérus de substitution. Ni la femme ni l’enfant ne sont traités comme des personnes humaines, ils sont traités comme des objets. Ceci est manifestement contraire à la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine, pour reprendre les termes du préambule de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Traiter une personne comme un objet est la caractéristique de l’esclavage.
Dans un contrat de gestation pour autrui, la femme loue son corps, ou au moins une partie, son utérus. Louer son corps est la caractéristique de la prostitution.
Ces éléments laissent augurer de liens entre la gestation pour autrui et la traite des personnes. La gestation pour autrui, généralement présentée comme une œuvre altruiste et généreuse, une forme de procréation médicalement assistée qui permet à des couples stériles d’avoir des enfants, ouvre en réalité la porte à toutes sortes d’abus car elle ne respecte pas la dignité humaine des personnes.

Comme il n’existe pas encore de dispositions de droit international sur la gestation pour autrui, il est nécessaire de se référer à d’autres traités applicables à des situations comparables.
L’enfant peut soit être conçu par la mère porteuse au moyen d’une insémination artificielle, avec le sperme du père mandataire ou celui d’un donneur (elle est alors la mère génétique et biologique de l’enfant), soit être implanté dans l’utérus de la mère porteuse après fécondation in vitro. Dans ce cas, l’embryon peut avoir été créé avec les gamètes des deux parents contractants, de l’un d’entre eux et d’un donneur, ou de deux donneurs. L’enfant issu d’une gestation pour autrui peut donc avoir jusqu’à six parents : la mère génétique (donneuse d’ovocyte), le père génétique (donneur de sperme), la mère porteuse, son mari (présomption de paternité) et enfin les parents mandataires.

Définition de l’article 1101 du code civil français
Article 1128 du code civil français
M. et Mme Whitehead avaient conclu un accord avec les époux Stern selon lequel Mme Whitehead serait inséminée avec le sperme de M. Stern et lui remettrait l’enfant ainsi conçu. Elle a finalement voulu garder l’enfant et refusé la somme convenue. A près diverses péripéties, le contrat de maternité de substitution fut annulé mais la garde de l’enfant fut confiée aux époux Stern avec un droit de visite pour Mme Whitehead par la Cour suprême du New Jersey le 3 février 1988. 

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