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Archives de Catégorie: homosexualité

Opposition mondiale à la GPA dont l’horreur ressort d’une étude 2019

Trois organisations anglo-saxonnes rejoignent La Coalition internationale pour l’abolition de la maternité de substitution,  (CIAMS) lancée le samedi 22 septembre 2018 à Paris. Le CIAMS a été signé par de nombreuses associations féministes issues du monde entier. (voir plus bas)

http://abolition-ms.org/actualites/lancement-de-la-coalition-internationale-pour-labolition-de-la-maternite-de-substitution-ciams/

L’horreur de la réalité de la maternité de substitution d’après une étude réalisée en 2019 par Sheela Saravanan http://abolition-ms.org/actualites/de-graves-violations-des-droits-humains-se-commettent-au-nom-de-la-liberte-reproductive/

Il me semble tout à fait incroyable que les opposantes à la GPA (et de rares opposants, demandez-vous pourquoi ) doivent avancer une multitude d’arguments éthiques et médicaux alors que les partisans de cette abomination se contentent d’arroser de sirop compassionnel cette consommation honteuse de femmes et d’enfants.

La Connectrice

Le travail de la scientifique Sheela Saravanan

…Le fait de séquestrer des femmes dans un bâtiment est une violation des droits humains. Les enfants transformés en marchandise sont étiquetés en fonction de leur poids à la naissance, de leur sexe, de leur apparence et, par voie de conséquence, il est clair que les foetus sont avortés de façons sélective (on parle de réduction embryonnaire). Selon la nouvelle étude mise à jour de Sheela Saravanan, pour devenir mères porteuses, les femmes sont sélectionnées selon de leur classe, leur âge, la couleur de leur peau, leur religion, leur caste et leur rémunération, et varient en fonction de ces paramètres.

Nous avons déjà rendu compte d’un entretien avec Sheela Saravanan réalisé lors de la conférence internationale «Broken Bonds and big money sur la GPA à l’Université RMIT de Melbourne, en Australie, dans un article intitulé  «Une vision féministe du marché mondialisé de la maternité de substitution» «. ». Saravanan est professeure au département d’anthropologie de l’université de Heidelberg, en Allemagne, titulaire de deux masters en géographie et développement, Docteur en santé publique.  Elle s’est spécialisée dans les pratiques de santé reproductive et d’accouchement en Inde. Ses travaux postdoctoraux dans des universités allemandes étaient axés sur la santé maternelle et infantile, les avortements sélectifs, les techniques de procréation et la maternité de substitution.

Son approche a toujours été basée sur la justice reproductive et le féminisme transnational. C’est une excellente oratrice, qui a exposé à de nombreuses reprises son travail aux Nations Unies et à d’autres conférences importantes en tant que chercheuse indépendante sur la violence exercée à l’égard des femmes en Asie et en Europe, ainsi que sur la santé de la reproduction. Son livre, « Une vision féministe transnationale du bio-marché de la maternité de substitution en Inde », est le fruit de recherches approfondies sur le terrain, une documentation rassemblant de nombreuses interviews de femmes qui révèlent les terribles conditions dans lesquelles les mères « de substitution » sont surveillée tout au long de leur grossesse et sur le commerce des ovocytes et embryons.

En 2019,  Sheela Saravann a actualisé ses recherches précédentes (Présentationtexte intégral) gràce au financement et l’intérêt de « l’Observatoire Européen de la Non-Discrimination et des Droits Fondamentaux » La spécificité de cet observatoire réside dans sa structure flexible, qui non seulement théorise, mais mène également ses propres actions sur le terrain et développe ses propres priorités liées aux sans-abri, aux personnes handicapées, aux migrants, aux femmes et aux enfants dans le contexte de la protection de l’enfance. Leur rôle : Engager un dialogue constant avec les institutions européennes, ainsi qu’avec les autorités politiques nationales et régionales, afin d’échanger des informations et contribuer à la mise en œuvre de mesures politiques efficaces…

Stop surrogacy now

Unification de l’opposition mondiale

StopSurrogacyNow continue d’unifier et de promouvoir l’opposition mondiale à la maternité de substitution, trois organisations rejoignant la campagne mondiale SSN: OBJECT (Royaume-Uni), Breaking Free (États-Unis) et Nordic Model Now! (ROYAUME-UNI).

OBJEcT (UK)

« OBJECT combat les systèmes sociaux qui objectivent les femmes: les métiers du sexe, la maternité de substitution et le transgenre. OBJECT veut abolir la maternité de substitution, car celle-ci exploite les femmes et ignore les droits des enfants. La femme agricultrice ne peut jamais avoir raison.

– Janice Will, présidente de OBJECT – Women Not Sex Objects

Breaking Free (Etats-Unis)

« Breaking Free est une organisation à but non lucratif basée à Saint-Paul qui dessert les femmes et les filles impliquées dans des systèmes de maltraitance, d’exploitation et de prostitution / trafic sexuel. Nous travaillons pour aider les femmes à échapper à ces systèmes et situations dangereux et oppressifs par le biais de la sensibilisation, des services directs, du logement et de l’éducation. Chez Breaking Free, nous sommes investis dans la lutte contre tous les aspects de la violence à l’égard des femmes dans le Minnesota et dans tout le comté et nous pensons que la maternité de substitution fait partie de cette catégorie ».

–Teresa Forliti, directrice exécutive (États-Unis)

Modèle nordique maintenant! (ROYAUME-UNI) 

“ Modèle nordique maintenant! est fier de soutenir la campagne Stop Surrogacy Now. Nous sommes un petit groupe de femmes de base au Royaume-Uni. Notre principal objectif est de faire campagne en faveur de l’approche du modèle nordique en matière de prostitution, qui vise à parvenir à l’abolition de la prostitution tout en aidant les personnes qui en sont prises à se reconstruire à l’extérieur.

Nous avons toujours considéré que la maternité de substitution était étroitement liée à la prostitution – à la fois, le corps même de la femme et son instrumentation au profit de quelqu’un d’autre, tandis que toute une chaîne alimentaire de tiers bénéficie économiquement de cet arrangement.

Dans la prostitution, elle devient un jouet sexuel pour une succession d’hommes sans nom et est obligée de flatter chacun d’eux et de prétendre qu’elle les aime. Dans la maternité de substitution, elle devient une ligne de production dont le produit est un bébé réel, et encore une fois, elle subit de nombreuses pressions pour prétendre que c’est autre chose que ce qu’elle est réellement – qu’elle a été réduite à une fonction au profit de quelqu’un d’autre, et le bébé a été réduit à une marchandise à vendre.

Les droits de l’homme sont fondés sur la dignité inhérente à chaque être humain. Instrumentaliser et commercialiser un être humain est une violation fondamentale et flagrante de cette réalité et a un impact sur chacun de nous et sur le type de société dans laquelle nous vivons – car si vous pouvez violer les droits humains d’une personne, il est plus facile de violer les droits de quelqu’un .

Le fait qu’il soit si difficile pour beaucoup de voir les violations des droits de l’homme inhérentes à la prostitution et à la maternité de substitution est une indication claire que les femmes n’ont pas encore bénéficié de tous les droits de l’homme, dans la pratique et dans la culture. Nous sommes toujours considérés en deuxième classe.

Au Royaume-Uni, la Law Commission organise une consultation sur les propositions d’ouverture de la maternité de substitution, notamment pour permettre aux mères biologiques de recevoir une indemnité et pour lever toutes les restrictions sur la publicité pour des services permettant la maternité de substitution.

Si vous ne voulez pas que des bébés soient vendus au Royaume-Uni et que les femmes pauvres et défavorisées soient réduites au rang d’éleveurs pour les riches, nous vous invitons à soumettre une réponse. Cela ne prend que 10 minutes!

– Anna Fisher, présidente du modèle nordique maintenant!

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Signataires français du CIAMS :

Assemblée des Femmes
Association Bagdam Espace lesbien, Toulouse.
CADAC Coordination des Associations pour le Droit à l’Avortement et à la Contraception
CEL, Centre Evolutif Lilith, Lesbiennes Féministes de Marseille
CMPDF, Collectif Midi-Pyrénées pour les Droits des Femme
Collectif « Tout.e.s contre les violences obstétricales et gynécologiques »
CoRP Collectif pour le Respect de la Personne.
CQFD Lesbiennes Féministes
Forum Femmes Méditerranée
Initiative  Féministe Euromed IFE-EFI
Les Chiennes de Garde
LIbres MarianneS
Ligue des Femmes Iraniennes pour la Démocratie- LFID
Maison des Femmes de Paris
MFPF 93 Mouvement Français pour le Planning Familial section seine saint denis – 93
REFH Réussir l’égalité Femmes-hommes
Regard de femmes
Réseau Féministe « Ruptures »
Zéromacho, réseau international d’hommes contre le système prostitueur
Collectif 13 Droits des femmes
Marche Mondiale des Femmes ( France)
ELCEM – Elus Locaux Contre l’Enfance Maltraitée
Encore Féministes
Amicale du nid
Femmes Libres
CNN Conseil National des Femmes Françaises
Femmes et hommes d’avenir – Clermont Ferrand
V.iDeaux TELEDEBOUT
VI GILANTES
Femmes pour le Dire, Femmes pour Agir
LDIF – Ligue du Droit International des Femmes
NCL – Nouvelle Collective lesbienne
CNDF Collectif National pour les Droits des Femmes
Fondation Scelles
Stoppt Leihmutterschaft
Arcilesbica

Origines de la Gay Pride, marche des fiertés : émeutes de Stonewall

Publié le

Je déplore que de nombreuses féministes préfèrent épouser la cause LGBTQ+ plutôt que celle du féminisme. Mes amies lesbiennes éprouvent le même sentiment. Nous pensons à l’unisson que les LGBTQ+ ont plus gagné en 50 ans que les féministes depuis plus de 1 000 ans.

La Connectrice

Mounir Mouhjabi 1er maire musulman de Paris en 2020 ?

Publié le

Nouveau au 16/09/2018

Mounir Mahjoubi confirme son désir « d’incarnation » https://www.20minutes.fr/politique/2337535-20180916-mairie-paris-faudra-bientot-poser-question-incarnation-present-confirme-mahjoubi

Publié le 15 août 2018 – par  – 137 commentaires – 5 084 vues sur Riposte laïque

 

Exclusif - Rendez-vous avec Mounir Mahjoubi (secrétaire d'Etat chargé du Numérique) et son mari Mickaël Jozefowicz dans leur appartement à Paris le 30 juin 2018. © Dominique Jacovides/Bestimage

Photo parue dans Paris-Match

Il est mignon, décontracté et souriant, Mounir. Et puis lauréat du concours d’éloquence de Sciences Po il a une tchatche du feu de Dieu ou une logorrhée verbale, c’est selon. Il a tout pour plaire. Jeune, marocain, musulman et berbère, pacsé à un homme, parisien, souriant, hâbleur, enfant du PS ayant rallié Macron après avoir fait ses classes avec Royal puis Hollande, ami des chiens, défenseur des LGBT, entrepreneur et geek reconnu. Nanti d’un CAP de cuisine il est fin connaisseur en tambouille électorale ce qui l’a porté au secrétariat à l’industrie numérique et à la députation du XIXème arrondissement. En outre il est soutenu par le Maroc qui avait envoyé sa télévision pour filmer son élection à la députation. Opportuniste, il avait rallié à sa cause les propriétaires de chiens de sa circonscription en leur faisant des promesses (parcs canins) qui après un an n’ont pas vu l’ombre d’une réalisation. Un candidat à la mairie de Paris qui a tout pour plaire à l’électorat parisien parce qu’il ressemble à ses forces vives.

Sur la photo de Paris-Match ci-dessus, on observe qu’il s’est dégoté un de ces petits logements bobos (preuve qu’il est comme eux) particulièrement apprécié dans les arrondissements dits « populaires ». Une cour pavée, le rez de chaussée d’un immeuble ancien joliment rénové avec une grande baie vitrée ouvrant sur le jardinet. Dommage, on ne voit pas le toutou de Mounir sur la photo mais dans la vidéo ci-dessous il dit qu’il apprécie que minous et toutous se promènent librement dans sa cour. Il aurait mis en avant son amour des chiens pour faire des promesses aux détenteurs de ces animaux qui revendiquent des espaces canins depuis des décades. Sur la vidéo ci-dessous on le voit flatter des chiens comme Diana prenait des bébés noirs sur ses genoux. On note également que la suppléante de Mahjoubi, Delphine O ne dit pas un mot ce qui ne dérange pas le bavard. C’est pourtant elle qui a pris le relais puisque Mahjoubi cumule les fonctions de chef d’entreprise, ministre et député. Ah, les femmes de paille ! Qui ose encore dire que les homosexuels sont les amis des femmes ? Regardez Hidalgo cornaquée par Delanoë et surveillée de près par ses mignons qui décident. Un contre exemple pour mes amies féministes, ne croyez pas que parce que Mounir est gay il défendra les droits des femmes.

Dans le cadre de la stratégie de LREM de s’attaquer à toutes les niches électorales, en juillet dernier, le candidat malheureux (mais pas rancunier) LREM pour la députation, Frédéric Nahon, organisait une réunion avec les propriétaires de chiens sur le thème du » chien citoyen » très ouvertement destinée à les engager en vue des élections municipales de 2020. Cette initiative prolonge celle de Mahjoubi pendant sa campagne pour la députation et maintenant pour  la conquête de la mairie de Paris, explicitement contre Hidalgo qui n’a jamais répondu aux constantes revendications pour la réalisation de parcs canins à Paris à l’image de toutes les grandes capitales européennes.

On remarquera que, sur ces affiches, rien n’indique qu’il s’agit d’une initiative LREM, ce qui m’avait choquée. Une quarantaine de personnes avaient répondu à l’appel de Frédéric Nahon et de l’association OKA-Mon chien ma ville, en faveur du « chien citoyen » .

Mounir est  passé par ici, il repassera par là

Mounir fait parler de lui autant qu’il le peut : avec les propriétaires de chiens contre la politique canine d’Hidalgo en prévision des prochaines municipales ; contre l’homophobie en déclarant publiquement son homosexualité posant avec son mari dans Paris-Match ; en déclarant fermer son twitter à la veille de partir en vacances ; en donnant son avis sur Aïcha, sa soeur aînée annonçant que de chef de projet du numérique elle se professionnalisait dans la voyance sous le nom de Madame Aessa ;  co-fondateur de « la ruche qui dit oui » organe de distribution de produits bio de proximité ; longue interview sur Thinkerview un média contestataire ; nombreuses présences dans les médias ( Paris-Match, Gala, Voici, Huffington post…) sur des sujets qui ont peu à voir avec le numérique, sa mission ministérielle ; toujours présent pour lier social et numérique comme dans sa visite du 11 août à Anduze (Gard) « proposer des lieux physiques avec des êtres humains qui accueillent la population. On va continuer à numériser mais aussi à réhumaniser. ; prises de position sur tout ne craignant pas d’empiéter sur les missions de ses collègues et de celles de la CNIL ; etc. Maintenant, on attend les déclaration de Mounir Mahjoubi sur le véganisme et le végétarisme, sur le spécisme (discrimination des espèces animales), sur la PMA et la GPA , sur la démission en nombre des maires de France, sur les radars et les limitations de vitesse, sur les pollutions, sur l’immigration, le pouvoir d’achat, le chômage et tout ce qui fait les titres des médias. Sur son compte twitter, contrairement à son rival Benjamin Griveaux qui se contente,avec une stricte langue de bois, de relayer les actions du gouvernement  dont il est le porte parole, Mounir a un mot pour tout et sait artistiquement orner la langue de bois en y glissant quelques ingrédient humanistes.

Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais

Le 9 août, Moujahbi recommandait de se déconnecter de twitter Mon conseil bonheur pour l’été : supprimer l’appli et sortir la tête de l’écran. Conséquence immédiate : les haters et autres nuisibles grincheux vous semblent très lointains. Je viendrai consulter et poster à des moment choisis, surprenant tout le monde et faisant parler de lui. Pourtant, depuis le 9 août, il a envoyé dix twitts : contre @desinfoUE, sur son voyage dans le Gard à Anduze et Alès : Vie et œuvre d’un génie des sciences, héros de guerre, abandonné par la Nation,  retweet du message de solidarité de Macron au peuple italien après la catastrophe de Gênes,Le code pour tous. Tous pour le code. « On va coder » c’est parti ! Tout le mois d’Août des activités numériques pour les enfants du qui ne partent en vacances. Rdv avec

On n’en voudra pas à Mounir Mahjoubi d’être addict à l’écran comme une grande majorité de jeunes et de moins jeunes et puis on peut comprendre qu’un politique, de surcroît ministre, n’aie pas envie de passer à côté d’informations importantes à ses yeux et encore moins de se faire oublier. Le problème est qu’il est un mauvais exemple pour ces jeunes auxquels il a recommandé de lâcher l’écran puisqu’il prouve qu’il est le premier à ne pas pouvoir suivre son « conseil bonheur ». L’exemplarité fait cruellement défaut dans ce gouvernement, la cohérence aussi.

Candidat à la mairie de Paris en 2020

En juin 2018, le journal 20 minutes faisait le point sur les candidats et non candidats au siège d’Anne Hidalgo. La liste comprenait deux femmes, Rachida Dati et Ségolène Royal et six hommes dont Benjamin Griveaux, Marcel Campion, Xavier Niel (qui nie et ironise : pour devenir millionnaire, il suffit qu’un milliardaire se lance en politique), Gaspard Gantzer, Pierre-Yves Bournazel et la candidature de Serge Federbush déclarée officiellement en juin 2018. Le candidat est fondateur de Aimer Paris, animateur de Delanopolis. Haut fonctionnaire, il dénonce les dérives des maires depuis des années et pourrait barrer la voie à Mahjoubi. A suivre
https://www.aimerparis.fr/ https://www.delanopolis.fr/. Mounir était à cette date suspecté d’être candidat mais ne s’était pas encore officiellement déclaré. Il s’est décidé très rapidement et maintenant c’est fait.

Le politique de 34 ans partage la vie de Mickaël Jozefowicz, 31 ans, expert en financement des projets liés aux énergies renouvelables. Pacsés il y a trois ans, les deux hommes se sont rencontrés il y a treize ans, à Paris, alors qu’ils étaient étudiants, indique encore Paris-Match.Le nom Jozefowitz se retrouve dans la population juive de Pologne ; si Mickaël est effectivement juif, l’union de Mounir le musulman (berbère donc « light ») avec un juif est un atout supplémentaire pour élargir son électorat auprès du lobby gay que l’homme soutient ouvertement notamment en prenant position contre l’homophobie. La situation de l’Hôtel de Ville de Paris au coeur du Gay Paris serait-il un atout pour le conquérir ? Rien n’est moins sûr car l’élection du maire de Paris se fait au suffrage indirect, les maires d’arrondissement votant pour lui. Il faudrait donc que l’électorat parisien élise des maires gay friendly. Actuellement, la majorité des maires de Paris est socialiste , combien d’entre eux se rallieront à LREM ? Si les maires socialistes étaient réélus et votaient pour Ségolène Royal toujours socialiste, la situation serait assez cocasse, Mounir ayant été l’une des chevilles ouvrières de la campagne électorale de Ségolène pour la présidence de la République (« Ségosphère », c’est lui). Heureusement ou malheureusement, étant donnée la déconfiture courante d’Anne Hidalgo et de celle du PS, Ségolène  a peu de chance de remplacer Hidalgo.

Mounir Mahjoubi est particulièrement bien placé et parti pour remporter l’Hotel de ville de Paris. Son sourire permanent découvrant des dents blanches bien tranchantes est un signal incontournable de sa détermination à devenir le premier maire musulman de Paris à l’image du travailliste Sadiq Khahn premier maire musulman de Londres depuis 2016. Qui serait susceptible d’offrir une alternative sérieuse aux parisiens ?

Alice Braitberg

Pour en savoir plus

  • Compte twitter Mahjoubi

Fan des réseaux sociaux, Mahjoubi est abonné à tweeter depuis 2009 où il compte 145 000 abonnés. Moins que son rival LREM pour la mairie de Paris, Benjamin Griveaux avec 202 000 abonnés, ce dernier étant officiellement encouragé par LREM…pour l’instant.

Mounir MahjoubiCompte certifié

@mounir Secrétaire d’État au Numérique. Élu député La République En Marche dans le 19ème à Paris. Technologie + Humanité. Paris, France Inscrit en octobre 2009

Mon conseil bonheur pour l’été : supprimer l’appli et sortir la tête de l’écran. Conséquence immédiate : les haters et autres nuisibles grincheux vous semblent très lointains. Je viendrai consulter et poster à des moment choisis.

  • Mounir Mahjoubi avait annoncé son homosexualité au mois de mai : « Si, ce jour-là, je pouvais passer le message en le renforçant par mon expérience personnelle, je pense qu’il fallait le faire », disait-il dans un Tweet, lors de la journée internationale de lutte contre l’homophobie et la transphobie. »

https://www.parismatch.com/Actu/Politique/Mounir-Mahjoubi-sur-une-candidature-a-la-mairie-de-Paris-pourquoi-pas-1566244

https://www.parismatch.com/Actu/Politique/Mounir-Mahjoubi-le-ministre-sans-complexe-1564091

https://www.parismatch.com/Actu/Politique/Mounir-Mahjoubi-J-ai-commence-a-travailler-a-16-ans-1327967  J ’ai commencé à travailler à 16 ans. J’ai été technicien réseau et en centre d’appels avant de devenir délégué syndical CFDT puis chef d’entreprise à plusieurs reprises. J’ai même failli être cuisinier : j’ai obtenu un CAP de cuisine il y a deux ans! 

  • Mounir en scène, une tchatche de dingue : Le jeune homme avait gagné plusieurs prix d’éloquence dont Sciences Po et la Sorbonne. Sa logorrhée est à la politique ce que Proust est à la littérature.

Mounir Mahjoubi a remporté le concours de plaidoirie de la Sorbonne en 2004 et le concours d’éloquence de Sciences-Po en 2007.

Jugez plutôt :

Lysias 2006 : Battle d’éloquence par Anatole_K

Battle d’éloquence entre d’anciens candidat lors de la finale du concours de plaidoirie Lysias Sorbonne, mars 2006 https://www.nouvelobs.com/rue89/sur-le-radar/20160202.RUE2090/qui-est-mounir-mahjoubi-le-nouveau-secretaire-d-etat-au-numerique.html
  • Sur la 5, à l’occasion du projet de moralisation de la vie politique

 

  • sur Thinkerview, longue interview. Bonne chance si vous allez jusqu’au bout, je n’ai pas pu et, d’après les commentaires, je ne suis pas la seule à me lasser de la langue de bois.

La GPA n’est pas un droit des homosexuels

Publié le

Une journaliste lesbienne américaine et un journaliste gay américains, expliquent pourquoi la revendication de gestation pour autrui en tant que droit des homosexuels va complètement à l’encontre de leur lutte pour les droits et le respect des LGBT en relation avec la philosophie des Droits de l’Homme. LC

J’ai utilisé la traduction automatique du texte original en anglais que vous pouvez lire ici http://www.stopsurrogacynow.com/gay-rights-and-surrogacy-wrongs-say-no-to-wombs-for-rent/#sthash.jGEVHqlR.dpbs

Les droits des homosexuels et les gestes de maternité de substitution: Dites « Non » aux Wombs-for-Rent

Nous sommes une lesbienne et un homosexuel qui ont été impliqués pendant de nombreuses années dans la lutte pour l’égalité des gais et des lesbiennes et pour des questions plus larges de droits de l’homme. Nous sommes tous les deux opposés catégoriquement à toute forme de maternité de substitution comme contraire à l’éthique; comme légalement, médicalement et psychologiquement dangereux; et comme une marchandisation abusive des femmes et des bébés qui comporte également des risques importants et à peine déclarés pour la santé des femmes et des bébés impliqués.

En outre, la pratique de la maternité de substitution trouve une expression mondiale très répandue dans les couples aisés qui paient des femmes économiquement démunies pour avoir des enfants en leur nom, facilités par des agences de maternité de substitution à haut salaire et leurs conseillers juridiques. Peu de réflexion semble être faite sur le racisme et la misogynie impliqués dans l’industrie internationale du tourisme de substitution, où les clients et les agences ciblent les femmes vulnérables et économiquement défavorisées à l’étranger afin de répondre à leurs besoins. L’un des auteurs de cette lettre s’est rendu en Inde pour enquêter sur leurs cliniques de maternité de substitution . Nous constatons avec inquiétude que la clameur croissante considère les arrangements de maternité de substitution comme un «droit homosexuel» et stigmatise et crie automatiquement quiconque s’oppose à la maternité de substitution en tant qu ‘«homophobe».

L’étouffement du débat sur ce sujet, et cette fausse association avec les «droits» des hommes gais d’accéder aux utérus des femmes pauvres et désespérées, est dégradant pour les véritables luttes de la communauté lesbienne et gay. Les relations et les relations homosexuelles sont encore illégales dans un certain nombre de pays et passibles de la peine de mort dans certains pays. Notre communauté ne devrait jamais être aveuglément associée à une pratique aussi abusive et narcissique que la maternité de substitution. Nous appelons donc la communauté gaie et lesbienne à prendre du recul par rapport à cette question et à refuser d’être prise en charge par la glorification de la GPA, promue par un média superficiel qui se concentre sur les célébrités aisées. .

Le droit des couples homosexuels d’avoir des enfants grâce à la maternité de substitution est de plus en plus perçu comme un progrès vers l’égalité et un triomphe de la tolérance sur les préjugés. * Quand les designers italiens Domenico Dolce et Stephano Gabbana ont qualifié les enfants FIV de Sir Elton John il y a eu des appels au boycott des produits de Dolce et Gabbana. Elton John a répondu en disant: «Honte à vous pour avoir remué vos petits doigts de jugement à la FIV – un miracle qui a permis à des légions de personnes aimantes, droites et gaies, de réaliser leur rêve d’avoir des enfants.

Plus récemment, lorsque Dustin Lance Black a révélé que lui et son mari, Tom Daley, attendaient un bébé par la maternité de substitution, certains critiques ont prétendu qu’il était « faux » que deux hommes élèvent un enfant. Les auteurs de cette lettre ne s’opposent pas à la parentalité homosexuelle en soi. Cependant, lorsque nous avons soulevé nos objections générales à la maternité de substitution en réponse à l’annonce de Black et Daley, nous étions tous deux accusés de bigoterie.

Mais la réalité de la maternité de substitution est très différente de la version aseptisée colportée par les entreprises qui gèrent de tels «services». La majorité des femmes dont les utérus sont loués sont loin des filles d’affiche – blonde, souriante, et offrant de porter un bébé pour des raisons altruistes, plutôt que parce qu’elle a désespérément besoin d’argent.

Nous appelons notre communauté à refuser d’être utilisée comme un bouclier pour les personnes exploiteuses, homosexuelles et hétérosexuelles, afin de normaliser la pratique du trafic intra-utérin.

Le discours basé sur les droits a éliminé tout sens des responsabilités. Mais en réalité, ce n’est pas un droit pour quiconque d’utiliser l’utérus d’une femme pour avoir son propre enfant.

Certains hétérosexuels qui souhaitent justifier la location d’utérus et l’achat d’œufs utilisent notre communauté comme un bouclier, et comme une justification de leurs choix d’exploitation. Comme l’a dit un couple hétérosexuel: «Si les homosexuels font cela au nom de l’égalité, alors il n’y a sûrement rien de mal à cela?

En d’autres termes, notre communauté est à la pointe de la normalisation, de la désinfection et de la déstigmatisation de cette pratique. Ceux qui proposent que la maternité de substitution soit légalisée, en utilisant les arguments des droits des homosexuels et de l’égalité, bouleversent les objectifs fondamentaux du mouvement de libération gay, qui est la dignité et le respect de tous, et non l’abus des droits des autres.

Nous devrions tous être conscients que soutenir la maternité de substitution est incompatible avec les principes féministes. En louant l’utérus d’une femme, ses droits reproductifs sont supprimés. Elle sera normalement dictée tout au long de sa grossesse par les parents de mise en service et par tout courtier tiers impliqué. Le scénario habituel avec des arrangements de maternité de substitution est que la mère porteuse est dite quoi manger et boire, quand elle est autorisée à avoir des relations sexuelles avec son partenaire, et a envoyé des tests médicaux invasifs pendant toute la grossesse. Elle signera un formulaire acceptant de faire avorter un ou plusieurs fœtus pour un certain nombre de raisons, telles que des naissances multiples ou la détection d’une anomalie, et devra subir une césarienne pour donner naissance, dont la date sera décidée par le commissionner les parents. Elle sera incapable de voir ou de faire un contact physique avec le bébé,

Une femme économiquement désavantagée peut être contrainte à signer un contrat qui va à l’encontre de ses valeurs les plus profondes. Elle pourrait aussi découvrir à la fin de la grossesse qu’elle ne peut pas donner le bébé qu’elle a porté et auquel elle s’est attachée. Souvent, les gens ne peuvent pas faire des jugements moraux et personnels libres et éclairés lorsqu’ils agissent sous la contrainte existentielle: un problème que les parents riches et leurs agents n’ont pas à affronter.

Les auteurs de cette lettre sont tous deux des défenseurs des droits de la personne qui ont participé à la lutte contre l’oppression et la bigoterie dans notre collectivité pendant plusieurs années. Nous sommes pour, non contre, l’égalité pour tous.

La gestation pour autrui réduit simplement les femmes et les enfants à un moyen d’obtenir un produit final désiré. Le droit universel à un enfant n’existe pas. Pourtant, nous croyons qu’il s’est créé un climat dans lequel quiconque exprime ce point de vue risque d’être qualifié d ‘«homophobe».

La gestation pour autrui est devenue tellement normalisée en tant que pratique pour les hommes gais qu’elle est maintenant considérée comme un divertissement et comme un droit. Une mère porteuse, qui a donné naissance à un bébé «appartenant» à une star d’un programme de remodelage de la télévision et à son partenaire, affirme n’avoir aucune idée que la naissance était filmée et ensuite examinée. Le vagin de la femme (brouillé) et l’ensemble du processus de naissance ont été filmés de près et diffusés dans un épisode de Bravo’s Flipping Out . On pouvait entendre les hommes faire des remarques hideuses sur les parties génitales de la mère porteuse. Cette misogynie verbale dégoûtante exprime explicitement les mentalités tacites qui considèrent que l’exploitation des femmes vulnérables est acceptable au service de la fourniture de la transaction commerciale d’un bébé à des couples riches (ou hétérosexuels).

La maternité de substitution nuit potentiellement au bébé ainsi qu’à la mère. Nous vous demandons d’examiner comment un bébé pourrait se sentir après avoir développé un lien avec la mère biologique pendant neuf mois, pour être arraché d’elle dès la naissance du bébé.

Laissez-nous, en tant que fières lesbiennes et homosexuels, condamner cette pratique d’exploitation cruelle et défendre de vrais droits. Nous devons montrer l’exemple en tant que groupe qui a beaucoup fait pour combattre le sectarisme et l’exploitation. Nous devons nous prononcer contre toute maternité de substitution, et pourvraie égalité. L’aspiration des personnes homosexuelles ou des couples à acquérir un enfant par le biais de la maternité de substitution n’a rien à voir avec les droits des gays et des lesbiennes. Cette pratique est celle qui prétend être sur l’égalité, mais en fait vise principalement à étendre les privilèges des riches, qui sont les seules personnes capables d’accéder aux services de l’industrie de la maternité par substitution commerciale. Jamais dans l’histoire du mouvement des droits des gais et des lesbiennes, il n’y a eu un objectif qui ne profiterait qu’aux membres les plus riches de notre communauté. Il n’y a jamais eu non plus un objectif qui ne pouvait être atteint qu’au détriment du préjudice causé à d’autres groupes: dans le cas de la maternité de substitution, aux femmes et aux enfants. En légitimant cette pratique,

Julie Bindel, journaliste, auteur et militante féministe 
Gary Powell, activiste politique et éducateur


* En avril 2018, un concours sur le site allemand LGBT + Queer.de offrait un prix de don d’ovocytes et les services d’une mère porteuse à Bangkok, d’une valeur de 36 000 €. Cela s’est avéré être une plaisanterie de poisson d’avril assez peu drôle. Lorsqu’elle a été critiquée par Julie Bindel, co-auteure de cette lettre, au motif que l’utilisation de l’utérus d’une femme désespérée et pauvre était une violation des droits de l’homme, elle a été accusée de bigoterie .

Débats sur la bio éthique. Le féminisme n’est pas exclusivement lesbien (et trans)

Comment Macron veut étendre la PMA à toutes les femmes
https://www.lopinion.fr/edition/politique/comment-macron-veut-etendre-pma-a-toutes-femmes-141324
La réouverture des débats sur la bioéthique, pour la révision des lois de 1994 et 2004 actuellement en vigueur, voit poindre les revendications des lobbies homosexuels pour l’élargissement des conditions d’accès de la Procréation Médicalement Assistée (PMA) au nom de l’autonomie et le libre arbitre des personnes et en particulier des femmes. 
On n’a jamais parlé autant d’éthique et de respect que depuis que ces valeurs ont été détournées au profit de l’égocentrisme et du cynisme. Le principe en vigueur aujourd’hui est ‘ »je suis libre de faire ce que je veux et je t’emmerde ». Mais pour faire semblant d’avoir un cerveau pensant on enrobe cette pratique d’arguments politiques et idéologiques.
Le magazine 50/50 magazine ne craint pas d’afficher Respectons les personnes et les familles concernées ! alors que dans sa tribune ne figure aucun signe de respect pour la femme et l’enfant.
Car il s’agit de permettre aux personnes qui ne peuvent pas avoir d’enfant naturellement de leur permettre de recourir aux services coûteux de la médecine capitaliste des apprentis sorciers, de faire casquer la sécurité sociale pour exercer ce qu’elles prétendent être leur droit à l’enfant. Ce droit purement idéologique devrait forcément être légiféré selon ces lobbies.
https://www.valeursactuelles.com/societe/pma-la-regression-en-marche-88880
Qu’en est-il de l’enfant dans ces revendications si peu éthiques ? Il en est peu question dans l’appel ci-dessous publié dans 50/50 magazine. Il y est surtout question du droit à l’enfant pour toutes celles qui réclament un enfant à tout prix, quel que soit le prix à payer pour les donneuses et donneurs de gamètes et l’enfant né de manipulations médicales et génétiques. L’idéologie du droit à l’enfant ne pourrait pas se concrétiser sans l’appui des techniques médicales de reproduction humaine, la plupart inventées et contrôlées par des mâles pour l’argent, ce qui ne semble pas déranger les féministes d’une tendance qui serait plus militante pour l’homosexualité en général que militante pour la cause de toutes les femmes indépendamment de leurs pratiques sexuelles.
Je me souviens toujours des pleurnicheries du Docteur Olivennes auditionné pendant le débat sur la bioéthique en 2004. Le brave homme clamait qu’il était prêt pour la GPA, qu’il savait faire, qu’il avait tout le matériel médical nécessaire, qu’il était scandaleux que la France soit en retard dans ce domaine parce que les lois n’autorisaient pas la GPA. Moi ce qui me scandalisait, c’était ces arguments qui faisaient fi de l’enfant à naître.
De même que les homosexuels se battaient pour le PACS en avouant que c’était une étape vers le mariage homosexuel, l’avocate spécialisée dans le droit à l’enfant Caroline Mécary reconnaît que la PMA pour toutes est une étape vers la légalisation de la GPA. Parce que si la loi autorise les femmes homosexuelles à fabriquer des enfants, il n’y a pas de raison qu’il n’en soit pas de même pour les hommes homosexuels, l’esclavage des mères porteuses n’étant qu’un détail et c’est pourquoi, en tant que féministe, je ne me reconnais pas du tout dans ces revendications qui méprisent les femmes et aussi les enfants.
Ce que je pense de tout ça ?
Ayant eu deux enfants désirés par accouplement normal, je ne sais pas ce que j’aurais fait si j’avais été stérile. Je suppose que j’aurais cherché à adopter un enfant abandonné comme mes voisins stériles qui ont oeuvré pendant 5 ans avec l’aide d’une association pour pouvoir adopter une petite fille chinoise qui est aujourd’hui une merveilleuse petite fille épanouie avec un papa et une maman comblés.
Je peine à comprendre que l’on puisse vouloir changer la loi quand elle n’autorise pas à satisfaire des désirs égoïstes en dehors des réalités.
Savez-vous que la plupart des SDF de longue durée sont d’anciens enfants abandonnés, mal traités, abusés, exploités ? S’ils avaient été adoptés bébés, ils auraient eu des chances de ne pas se suicider lentement au regard de tous et toutes dans les rues.
Il me semble que la première des choses à faire serait de faciliter l’adoption de bébés abandonnés. Et ça échapperait au commerce médical capitaliste. Ça ne coûterait rien à la sécurité sociale.
Des personnes seules peuvent adopter et pourquoi pas des couples homosexuels ou lesbiens avec les mêmes critères ?
La Connectrice
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DÉBATSLancement des débats bioéthiques: respectons les personnes et les familles concernées !

Ce jeudi 18 janvier aura lieu le lancement officiel des états généraux de la bioéthique, préalable à la révision de la loi à l’automne prochain, avec, parmi d’autres questions, l’élargissement des conditions d’accès de la Procréation Médicalement Assistée (PMA).

À cette occasion, nous, associations féministes, lesbiennes, gaies, bies, trans, intersexes et de santé, souhaitons rappeler que seule l’ouverture de la PMA à toutes les femmes et/ou aux personnes trans, et son remboursement par la sécurité sociale pourra mettre fin à une discrimination fondée sur l’orientation sexuelle, le statut conjugal ou l’identité de genre. Cette mesure devrait s’accompagner de l’accès à l’autoconservation des gamètes pour toutes et tous ainsi que du double don, afin que plus personne n’ait besoin de s’endetter et d’aller à l’étranger pour essayer de fonder une famille. L’ouverture de la PMA doit aussi inclure l’établissement de la filiation de l’enfant dès sa naissance à l’égard de ses deux parents de même sexe car un enfant ne saurait être différemment protégé en fonction du genre (ou de l’orientation sexuelle) de ses parents.

Nous sommes consternées de devoir à nouveau rappeler que l’autonomie et le libre arbitre des personnes et en particulier des femmes, n’est pas un objet « d’éthique » et ne devrait plus faire débat. D’autant que la partie éthique sur la PMA, qui concerne la technique médicale en elle même, est tranchée depuis les lois de 1994 et 2004. Néanmoins, comme toujours lorsqu’il est question des droits des femmes, de leur liberté à disposer de leur corps et de leur choix de fonder ou non une famille, la réforme de la procédure d’accès à la PMA est à nouveau l’occasion pour tout un chacun de se permettre de commenter et critiquer des choix personnels, qui ne devraient relever que de la liberté individuelle.

Cependant, nous prenons acte de ce débat, que nous souhaitons concret. Ce n’est pas une question de morale désincarnée, l’enjeu est de définir comment fonder une famille, et à quel coût. Il s’agit de notre quotidien. C’est pourquoi les personnes concernées, c’est à dire toutes celles qui n’ont pas pour l’instant accès en France à l’insémination et à la Fécondation In Vitro avec donneur, femmes célibataires, couples de femmes, personnes trans, doivent être au cœur des échanges, qu’il s’agisse des débats dans les institutions ou dans les médias. Et si les professionnels de la santé et du droit qui accompagnent ont bien sûr un éclairage légitime à apporter, ce n’est certainement pas le cas des moralistes, experts autoproclamés et des représentants religieux qui tentent de préempter le débat pour dicter aux femmes leur conduite.

Nous refusons d’assister à des débats fermés et biaisés, dont la conclusion est prévisible au simple vu du titre et de la liste des invités comme cela a été le cas lors des précédents états généraux de 2011. Nous sommes le sujet et la raison d’être de ce débat : nous réclamons notre droit à être représentées et pleinement intégrées à ce processus de consultation publique, sans quoi celle-ci n’aurait aucune autre utilité que celle de nous exposer à de nouvelles stigmatisations et violences.

N’oublions jamais que l’on parle de dizaines de milliers familles LGBTparentales, de centaines de milliers de familles monoparentales et que chaque insulte, chaque « dérapage », touche directement des enfants et des parents. Alors, puisque ce « débat citoyen’ doit avoir lieu, nous exigeons de la part de l’ensemble des acteurs médiatiques qu’ils prennent leurs responsabilités en ne faisant pas de ces débats un défouloir de haine gratuite comme en 2013, lors des débats sur la loi dite « mariage pour tous et aujourd’hui encore dans bon nombre de médias. Nous espérons qu’au contraire, ce sera l’occasion de faire connaître le quotidien de nos familles et de faire reculer les préjugés et discriminations dont elles sont encore trop souvent victimes.

Et pour toutes celles et ceux qui souhaitent venir se former et s’informer auprès des personnes directement concernées et des professionnels qui les accompagnent, nous vous donnons rendez-vous au Centre LGBT de Paris le mercredi 31 janvier pour une journée « Portes Ouvertes pour la PMA » à partir de 14H.

Signataires : Act-Up, Aides, Bi’Cause, le CAELIF, le  Collectif Féministes Révolutionnaires, les Effronté.e.s, FièrEs, du GLUP, l’Inter-LGBT, le MAG Jeunes LGBT, le Planning Familial et SOS homophobie.

Pour en savoir plus

mawy brique PMA 01 1

http://labrique.net/index.php/thematiques/feminismes/652-la-pma-le-bebe-et-l-eau-du-bain

Affiche issue de la campagne anti-PMA de La Manif pour tous.

https://www.francetvinfo.fr/choix/droit-a-l-enfant-disparition-du-pere-bebes-ogm-les-arguments-des-anti-pma-pour-toutes-passes-au-crible_2415709.html

 

 

Droit A l’enfant SUR l’enfant. Le film « U-N-A » fait l’éloge de la pédophilie

Une amie  fidèle lectrice de ce blog me communique ses réflexions sur la pédophilie et sa propagande. J’approuve.
LC
Suite à la sortie sur les écrans du film U-N-A de l’Australien Benedict Andrews, basé sur un scénario de David Harrower, tiré de la pièce de théâtre dont il est l’auteur et cette critique dans La Libre Belgique
Voici un point de vue sous forme d’affirmations documentées
le lobby pédophile s’apprête à ressortir du bois ​: U​-​N​-​A ne sera que le premier d’une longue liste de films de propagande

Son arme de destruction massive des mentalités : l’excitation malsaine et les raisonnements faux pour tout public

le lobby homo qui va porter cette invasion ​plus ou moins consciemment et activement ​
est rodé à la médiatisation tout azimut.
Pas un film aujourd’hui où il n’y ait un gentil homo quand ce n’est pas exclusivement une histoire homo, trans, bi etc.
 
 
je n’irai pas voir le film : rien à apprendre et aucune curiosité ​sordide 

tout du vocabulaire de cet article démontre à suffisance les collusions mentales avec les agresseurs :

– pédophile vs pédomane : ces gens n’aiment pas les enfants, ils en sont obsédés et les utilisent pour leur plaisir ;  
– « relation pédophile«  = ce n’est pas une relation équitable, mais une agression caractérisée ;
– « histoire commune » = qu’y a t-il de « commun » entre un agresseur et sa victime ?! un crime ou un délit perpétré ou subi
– après ça continue dans ce registre minable : (ne pas pouvoir…) « tourner la page » etc.
– et ça explose dans une apothéose de propagande morbide :
 » « Una » joue très habilement avec la sensualité, et même l’érotisme, pour proposer une expérience troublante au spectateur. Lequel a beaucoup de mal à se situer par rapport à ce que les deux personnages ont vécu, à l’époque, comme une histoire d’amour… »
 – le dernier plan sera « glaçant et ambigu », on n’en avait pas douté un instant !
 
Après l’apologie du sado-masochisme (et ses produits dérivés de films, vidéos, menottes, fouets etc.) dans « 50 nuances de gris », on excite le spectateur ​des ​grande​s​
 salle​s​  avec des histoires d’agressions sexuelles à enfant  
le marketing fait feu de tous les marchés potentiels c’est « no future, no limits »
 
« Dans le rôle très difficile du pédophile, Ben Mendelsohn est épatant de justesse, conservant à son personnage toute sa part d’humanité.​ » SIC 
ou arriver à dire que jouer avec justesse un criminel est épatant !  
 

 

U-N-A « a été follement amoureuse alors qu’elle n’avait que 13 ans »

et donc l' »amour » d’une victime pour son agresseur est assimilable à un syndrome de Stockholm
l’interdit de l’inceste et l’interdit de l’usage de la sexualité enfantine ​sont des choix de société à promouvoir, soutenir et contrôler
il y va de la responsabilité des adultes de refuser cet « amour » et toute relation sexuelle avec des enfants qui le plus souvent n’exercent pas leur « liberté » mais remettent en situation pour le questionner un trauma personnel ou transgénérationnel
les adultes doivent être éduqués à ces refus et à se protéger eux-mêmes en protégeant les enfants et le projet de société qui défend leurs droits  
​EVRAS pour tous ! ​Education à la Vie Relationnelle, Affective et Sexuelle
 
C’est une invasion médiatique et du monde des arts, elle est délibérée, planifiée de longue date, financée par mécènes et magnats
Quant aux liens entre homo et pédo, un rappel historique de ce qu’est l' »apologie de la pédophilie » le démontre clairement
 

Le 22 juin 1979, la NVSH et d’autres organisations néerlandaises envoient au parlement du pays et au ministre de la justice une lettre et une pétition demandant la légalisation des rapports sexuels consentis entre enfants et adultes[11]. La pétition est signée notamment par l’Association hollandaise pour l’intégration des homosexuels (COC), ainsi que par des organisations politiques comme le Parti socialiste pacifiste et par diverses personnalités. Les pédopsychiatres de la Société psychiatrique néerlandaise s’opposent à la décriminalisation des rapports sexuels enfants-adultes en arguant que cela risquerait d’affaiblir l’autorité parentale[12].
L’année suivante, la COC déclare que la cause des pédophiles est liée à celle des 
homosexuels et que la libération des homosexuels ne sera jamais complète sans la « libération des enfants et des pédophiles »[13].

Difficile pour des victimes de prendre pleinement conscience de ce péril sans l’appui efficace de thérapeutes aguerris ou de techniques qui conviennent pour élaborer ou dissoudre les traumas passés

Penser que le danger perdure et ne pas pouvoir s’identifier à des sauveteurs dans une société qui explose sous le marketing de la permissivité ne fait qu’exacerber la peur
 
la partie ​pourrait être définitivement perdue
le pessimisme, l’activisme armé et la plus grande prudence sont plus que jamais de mise
Miaouou !
 

PMA pour toutes, »égalité des droits » contre le droit des enfants

Publié le

 

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Les partisans de la PMA pour les couples de femmes exigent le principe de l’égalité des droits pour toutes les femmes, qu’elles soient lesbiennes ou hétérosexuelles. Les opposants, dont je suis, rappellent le droit de l’enfant à connaître ses origines, ce que de tous temps les philosophes et penseurs ont affirmé. Le comité consulatif national d’éthique (CCNE) vient de déclarer qu’il n’était pas opposé à la PMA.

La science de ton passé est ton passeport pour l’avenir.
Citation de Christine de Suède ; Maximes et pensées (1682)
En savoir plus sur http://www.mon-poeme.fr/citations-passe-avenir/#XUWD04uq8oJQxgzd.99

Il est bon de prévoir et de se souvenir, un œil dans le passé, et l’autre vers l’avenir.
Citation de Publilius Syrus ; Sentences – Ier s. av. J.-C.
En savoir plus sur http://www.mon-poeme.fr/citations-passe-avenir/#XUWD04uq8oJQxgzd.99

Qui sait le passé peut conjecturer l’avenir.
Citation de Jacques-Bénigne Bossuet ; La politique tirée de l’écriture sainte (1709)
En savoir plus sur http://www.mon-poeme.fr/citations-passe-avenir/#XUWD04uq8oJQxgzd.99

 

Décider de mettre au monde un enfant sans père est une hérésie. Tout d’abord parce qu’il faut un père biologique pour féconder un ovule. Effacer l’intervention du mâle est injuste pour l’enfant et l’homme car, à moins de fabriquer artificiellement un spermatozoïde ou un bébé entier, seul l’homme peut féconder une femme.

Le besoin d’identifier ses origines pour construire son futur

Ensuite, presque tous les enfants nés sans père (abandon, adoption, disparition, PMA, etc. rechercheront un jour leurs origines biologiques qui racontent aussi une part de leur histoire personnelle.

Prévenir les maladies par l’analyse du capital génétique

Troisièmement, de nos jours la médecine peut prévenir des maladies et des handicaps en étudiant les pathologies de nos parents, grand-parents, aïeux mais aussi leurs origines ethniques et géographiques. On sait que certains groupes de populations peuvent transmettre des gênes porteurs de caractéristiques morbides comme l’atrésie des voies biliaires chez les asiatiques, le diabète chez les européens, la drépanocytose chez les africains, etc. Identifier l’histoire génétique d’un individu est nécessaire aux généticiens mais aussi aux historiens et autres scientifiques paléo archéologues ou paléontologues qui peuvent remonter aux origines d’une population et à ses déplacements grâce à ses gênes.

Pour les motifs ci-dessus, je pourrais être favorable à la PMA si l’identification du donneur de gamètes males était obligatoire afin que l’enfant ou ses médecins puissent remonter la chaîne de l’ADN en cas de besoin. De même, Je suis opposée aux naissances sous X et à l’anonymat des parents d’enfants adoptés, quelle qu’en soit la cause. L’enfant doit savoir d’où il vient. Jacques Attali, grand idéologue devant l’Éternel, n’a-t-il pas écrit que « pour construire le futur, il faut connaître le passé » ?

La levée du secret de l’identité du donneur de gamètes mâles n’est pas à l’ordre du jour car, selon les professionnels, cela dissuaderait les donneurs de gamètes qui ne sont déjà pas légion. Les fabricants de bébés en éprouvette manquent de spermatozoïdes, alors ils évoquent même la possibilité de rémunérer les donneurs. Ils se demandent d’ailleurs comment ils pourront satisfaire de nouvelles demandes de PMA lorsque la loi passera car, malheureusement, c’est une promesse de Macron et, avec une Assemblée de législateurs à sa botte, on se demande comment ils pourraient refuser de voter cette loi.

Vous pourrez lire ci-dessous un argumentaire contre la PMA. Je le trouve sensé.

La Connectrice

 

FRANCE – Procréation Médicalement Assistée

« Droit à l’enfant sans père » : le CCNE confond injustice et frustration

Le 27 juin 2017, le Comité Consultatif National d’Ethique (CCNE) a publié son avis n° 126 sur les demandes sociétales de recours à l’assistance médicale à la procréation (AMP). Il s’y exprime en faveur de l’accès à la PMA pour les femmes seules et les couples de femmes en admettant que « l’ouverture de la PMA à des personnes sans stérilité pathologique peut se concevoir pour pallier une souffrance induite par une infécondité résultant d’orientations personnelles ».
Cet avis était très attendu : sur cette question de la « PMA pour toutes », promesse électorale d’Emmanuel Macron, ce dernier avait en effet déclaré vouloir s’en remettre à l’avis du CCNE, bien qu’il ne soit que consultatif.

Le CCNE toutefois inquiet des « conséquences pour l’enfant »
Dans ces revendications « d’égalité » en matière de procréation portées par les mouvements LGBT, le grand oublié et lésé est l’enfant. De la même manière dans cet avis, si les « conséquences pour l’enfant » figurent parmi les « points de butée », le CCNE se déclare néanmoins favorable à la PMA pour les femmes célibataires et lesbiennes, en évoquant notamment une injustice à leur égard. C’est toutefois confondre injustice et frustration.
Permettre aux femmes célibataires et lesbiennes de procréer par PMA crée un véritable « droit à l’enfant ». Plus encore, il s’agit d’un « droit à l’enfant sans père ». L’enfant se voit infliger une grave injustice en étant intentionnellement privé de père, de filiation paternelle, de référent masculin pourtant nécessaires à la construction de sa personnalité, cela dans l’unique but de satisfaire le désir individuel d’adultes. Les droits les plus fondamentaux de l’enfant sont bafoués et les pères sont méprisés et relégués au rang de donneurs de sperme.

Après le « Mariage pour tous », la « PMA pour toutes », puis…
Le CCNE fait ainsi un pas supplémentaire vers l’admission de la gestation par autrui (GPA), bien qu’il se déclare dans ce même avis en faveur de sa prohibition. En effet, si la PMA constitue le seul moyen pour les femmes célibataires ou lesbiennes de réaliser leur désir d’ « avoir » un enfant partiellement issu de leur sang, les hommes célibataires ou homosexuels ne peuvent avoir recours qu’à la GPA pour satisfaire ce même désir. Or si la PMA est admise pour les femmes, comment refuser aux hommes la GPA, c’est-à-dire un « droit à l’enfant sans mère » ?
Au delà, on peut se demander si, dans l’esprit d’un tel « droit à l’enfant sans père ou sans mère », le « progrès » ne consistera pas à l’avenir à concevoir et faire naître des enfants hors de toute famille, car la famille n’est plus nécessaire à la procréation, ni d’ailleurs à l’éducation.
Cet avis favorable au « droit à l’enfant sans père » pose ainsi la question du rôle de la technique et de la médecine : accepter l’usage de la PMA en l’absence d’indication médicale revient à considérer que la technique remplace l’homme et que la médecine ne sert plus à soigner l’homme mais à l’augmenter. Cela relève de la pure logique transhumaniste.

L’autorité perdue du CCNE
L’autorité de cet avis est autant discutable que la légitimité de l’instance qui l’a rendu : en effet, le CCNE apparaît de plus en plus comme un interlocuteur factice contrôlé par la majorité pour faire avancer ses idées, plutôt que comme une instance d’expertise éthique. Sur le papier, le CCNE était censé être indépendant. Dans les faits, le gouvernement en a modifié la composition en 2013 et 2016 afin que la majorité de ses membres soit favorable à ses positions. Dès lors, il est hypocrite de la part du gouvernement de feindre de s’en remettre à l’avis de cette instance : ce n’est qu’une façon de ne pas assumer ouvertement ses choix et responsabilités politiques.

 « PMA pour toutes » et agendas parlementaire et européen
La publication de cet avis coïncidant avec la rentrée parlementaire, il est à craindre que le gouvernement n’inscrive cette réforme à l’ordre du jour du Parlement, sans attendre la révision des lois de bioéthique prévue en 2018.
Cet avis pourrait encore trouver un écho auprès de la Cour européenne des droits de l’homme qui est saisie de l’affaire Charron et Merle-Montet contre France (n° 22612/15) dans laquelle deux femmes lesbiennes se plaignent de ce que la législation française réserve la PMA aux couples souffrant d’une infertilité pathologique médicalement diagnostiquée ou d’une maladie grave dont il s’agit d’éviter la transmission.

Le Centre européen pour le droit et la justice a été autorisé par la Cour à lui soumettre des observations écrites : il y explique notamment que la législation française actuelle en matière d’accès à la PMA est équilibrée, n’est pas discriminatoire et fait prévaloir l’intérêt supérieur de l’enfant.

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