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Archives de Catégorie: politique

Humour. Bonté citoyenne versus avidité des politiques

 

Un jour, un fleuriste se rendit chez le coiffeur pour se faire couper
les cheveux. Après sa coupe, il demanda combien il devait.
Le coiffeur répondit: « c’est gratuit, je fais du bénévolat cette
semaine ». Le fleuriste s’en alla tout content.
Le lendemain, en ouvrant sa boutique, le coiffeur trouva à sa porte une
carte de remerciements et une douzaine de roses.
Plus tard, c’est le boulanger qui se présenta pour se faire couper les
cheveux. Quand il demanda à payer, le coiffeur lui dit : « Je ne peux
accepter d’argent, cette semaine, je fais du bénévolat ».
Heureux, le boulanger s’en alla tout content.
Le lendemain, il déposa à la porte du coiffeur une demi-douzaine de
croissants, avec un mot de remerciements.
> Puis, ce fut le député du coin qui se présenta.
Lorsqu’il voulut payer, le coiffeur lui répondit : « Mais non, cette
semaine c’est gratuit, je fais mon bénévolat ! »
Très heureux de cette aubaine, le député quitta la boutique.
> Le lendemain, quand le coiffeur arriva pour ouvrir, une douzaine de
députés et de sénateurs attendaient en ligne pour se faire couper les
cheveux gratuitement …
*Voilà, la différence fondamentale entre les citoyens de ce pays et les
politiciens qui nous gouvernent.*
> Et il paraît que dans la file, il y avait même  des chauves !!! ….
Si, si !!!!

#Jemarhele24 contre les violences sexistes et sexuelles

CHANGEMENT SUR ORDRE DU PRÉFET LE RASSEMBLERA AURA LIEU A OPERA ET NON MADELEINE

https://www.change.org/p/nous-marcherons-le-24-novembre-contre-les-violences-sexistes-et-sexuelles/u/23636611?cs_tk=AWuSn292xCFMAz5M9lsA763AgrJvR4CmKDf_-H-HEw%3D%3D&utm_campaign=6b3d9d290c444a609d1c205e75f3fb93&utm_medium=email&utm_source=petition_update&utm_term=cs

19 NOV. 2018 — 

Ce matin, sur France Inter et dans Médiapart, 250 personnalités appellent à marcher samedi 24 novembre !

Angèle, Clarika, Marie Darrieussecq, Cyril Dion, David Foenkinos, Imany, Guillaume Meurice, Nilusi Nissanka, Helena Noguerra, Catherine Ringer, Muriel Robin, Anne Roumanoff, Olivia Ruiz, Karin Viard ou encore Martin Winckler disent #JeMarcheLe24.

Et vous ? Vous marchez le 24 ? Dites-le !

Partagez le visuel ci-dessus avec #JeMarcheLe24.

Dites-le sur Facebook : https://bit.ly/2DwFliE
Dites-le sur Twitter : https://bit.ly/2BfG2LF
Dites-le sur Linkedin : https://bit.ly/2Bho1fV
Dites le sur Instagram : https://www.instagram.com/p/BqWe_b9gNel

RDV Samedi 24 novembre, à 14h, à Paris, Place de la Madeleine.

Rejoignez l’événement Facebook :https://www.facebook.com/events/248356775880794/

Retrouvez la carte de France des marches :http://bit.ly/cartenoustoutes

Vous êtes à Paris jeudi soir ? On organise une soirée Pancartes, slogans et confection de foulards pour la marche ! Inscription ici : https://formdivers.typeform.com/to/bWwqa2

A bientôt,

L’équipe de #NousToutes

Nous marcherons le 24 novembre contre les violences sexistes et sexuelles

Nous nous appelons Laura, Leïla, Geneviève, Pauline, Myé, Madeline, Fatima, Marion, Lorna, Gisèle.

Le 24 novembre, nous marcherons pour en finir avec les violences sexistes et sexuelles.

Nous sommes des millions de femmes et d’enfants à avoir subi et à subir encore des violences sexistes et sexuelles qui nous pourrissent la vie.

Nous sommes des millions à avoir vu ces violences abîmer nos amies, nos soeurs, nos amoureuses, nos mères, nos enfants ou nos collègues.

Dans l’espace public, au travail, à la maison, nous exigeons de vivre en liberté, sans injures, ni menaces, sans sifflements ni harcèlement, sans persécution ni agressions, sans viols, sans blessures, sans exploitation de nos corps, sans mutilations, sans meurtres.

Aucune d’entre nous ne doit cumuler les violences car elle cumule les discriminations. Nous exigeons que les enfants soient protégés de ces violences.

Nous voulons montrer notre force, notre nombre et notre détermination.

Nous voulons affirmer haut et fort notre solidarité avec les victimes.

Nous voulons en finir avec l’impunité des agresseurs.

Nous exigeons des mesures ambitieuses et des moyens financiers suffisants pour que l’action publique mette la lutte contre les violences en top des priorités : éducation dès le plus jeune âge, formation obligatoire des professionnel.le.s, application de l’ordonnance de protection, augmentation des moyens pour accueillir les femmes victimes…

Nous allons marcher pour montrer notre nombre, notre force et notre détermination. Victimes de violences, nous ne sommes pas seules. Nous ne serons plus jamais seules.

Après #MeToo, devenons #NousToutes.

RDV le 24 novembre.

– Rejoignez l’événement Facebook de la marche :https://www.facebook.com/events/248356775880794/

– Pour nous aider à financer cette marche historique, participez à la campagne de crowdfunding (tous les dons sont les bienvenus) : https://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/le-24-novembre-marchons-contre-les-violences-sexistes-et-sexuelles

* * * *

Je m’appelle Pauline et le 24 novembre, je marcherai. Parce que j’ai été victime d’une agression sexuelle avec tentative de viol, et aujourd’hui avec #NousToutes je deviens une battante.

Je m’appelle Marion et le 24 novembre, je marcherai. Parce que je refuse de voir ma fille grandir dans une société inégalitaire.

Je m’appelle Laura et le 24 novembre, je marcherai. Parce que descendre dans la rue et occuper l’espace public a encore aujourd’hui le pouvoir de provoquer un changement radical dans notre société.

Je m’appelle Malvina et le 24 novembre, je marcherai. Parce que lutter contre les violences m’a toujours tenu à cœur et aujourd’hui je veux que #NousToutes disions STOP.

> Vous voulez ajouter votre témoignages ? Cliquez ici : https://formdivers.typeform.com/to/Hybn8T

Sahra Wagenknecht, à la gauche de la gauche allemande, une politique à observer

Sahra Wagenknecht est une économiste allemande du mouvement de gauche Die Linke (proche de La France insoumise) qui vient de créer le mouvement Aufstehen (Debout) lequel regroupe des partisans de Die Linke, des Verts, du centre et de la droite (CDU, CSU, AFD…). Belle et charismatique, cette femme politique a rallié 100 000 adhérents en l’espace d’un mois sans doute parce qu’elle allie l’idéologie traditionnelle de la gauche au nationalisme défensif contre l’insécurité sociale provoquée par une immigration pléthorique. Elle défend clairement le droit d’asile mais s’oppose à l’immigration économique qui porte atteinte aux droits des travailleurs allemands. Elle défend le principe de la préférence nationale pour l’emploi, le rôle de Poutine et les acquis du socialisme.

Sahra Wagenknecht illustre une tendance européenne à l’union des différentes tendances politiques pour faire face à la déstabilisation sociale, culturelle et économique induite par la mondialisation, l’immigration de masse non contrôlée et la colère populaire qui en résulte.

L’article ci-dessous publié par le journal La Croix résume à peu près tout ce que l’on sait actuellement de cette actrice politique telle que nous la présentent quelques médias français.

L.C.

Sahra Wagenknecht veut rassembler la gauche allemande

La leader du mouvement « Aufstehen » (Debout) entend aussi attirer des électeurs du parti populiste de droite.

Sahra Wagenknecht.


Sahra Wagenknecht. / Tobias Schwarz/AFP

Sahra Wagenknecht n’est pas connue pour son côté fédérateur. Celle que l’on surnomme souvent en France la « Mélenchon allemande », car elle représente la gauche de la gauche, divise régulièrement l’opinion publique et sa propre formation, le parti de gauche radicale Die Linke.

Pourtant, c’est bien le rassemblement que prône cette économiste de 49 ans, en lançant officiellement, le 4 septembre, un nouveau mouvement, baptisé Debout, (« Aufstehen » en allemand) dans le but de « créer une majorité parlementaire » en « faisant pression » sur les partis écologiste et social-démocrate, avec un agenda résolument social. Sahra Wagenknecht dit s’inspirer de La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon et de Podemos en Espagne.

Parler aux « gens en colère »

Pour y parvenir, elle souhaite renouer le contact avec les électeurs de gauche devenus abstentionnistes et avec ceux attirés par le parti populiste de droite Alternative pour l’Allemagne (AfD). « L’Allemagne change, dans une direction qui déplaît à beaucoup » avec « la montée des inégalités sociales, de la haine et du racisme », constate-t-elle. Coprésidente du groupe parlementaire de Die Linke, elle estime que « la majorité des électeurs de l’AfD sont des gens en colère, qui se sentent laissés pour compte et non écoutés par les partis traditionnels… Ce ne sont pas tous des néo-nazis ! » affirme-t-elle.

Reconquérir les électeurs de l’AfD, le pari tombe à pic alors que l’Allemagne observe avec stupeur, depuis une semaine, la mobilisation de l’extrême droite dans la ville de Chemnitz et, depuis 2015, le succès croissant de l’AfD. Ce parti a fait son entrée en trombe au Bundestag en 2017 et monte encore dans les intentions de vote. Sahra Wagenknecht parviendra-t-elle à limiter cette ascension ?

La classe politique sceptique

Si le but est louable, le scepticisme est grand au sein de la classe politique. « Le problème est Sarah Wagenknecht elle-même, estime le politologue Klaus Schroeder. Elle divise plus qu’elle ne rassemble. »

Cette charismatique députée, née d’un père iranien qu’elle n’a pas connu et d’une mère allemande, et élevée par ses grands-parents à Jena (ex-RDA), connue pour ses discours enflammés, choque avec ses prises de position sur les migrants. Flirte-t-elle avec les idées de l’extrême droite ? C’est ce que lui reprochent certains de ses camarades.

Si elle soutient l’accueil des réfugiés de guerre et la nécessité de les aider à s’intégrer, elle refuse un accueil illimité des migrants économiques qui, selon elle, « font pression sur les petits salaires », sur les logements sociaux, les écoles et les crèches. Elle juge que l’arrivée de centaines de milliers de migrants, depuis 2015, a renforcé une crise sociale déjà en cours.

Dans le sillage d’Oskar Lafontaine

En minorité dans son propre parti, Sahra Wagenknecht prône une limitation de l’immigration économique et s’est fait huer en juin en déclarant que « des frontières ouvertes n’aident en rien les gens qui meurent de faim en Afrique ».

Pour Klaus Schoeder de l’Université libre de Berlin, l’influence de son mari, Oskar Lafontaine, ancien ministre social-démocrate devenu cofondateur du parti Die Linke, est de taille. « Lafontaine plaide depuis des années pour que les chômeurs allemands aient la priorité sur les emplois, avant les étrangers, et il estime que le changement social ne peut se faire que dans un cadre national », explique ce chercheur.

Charismatique mais polémique, Sahra Wagenknecht a en tout cas déjà réussi une chose : susciter en un mois l’intérêt de 100 000 personnes, inscrites en tant que membres de ce nouveau mouvement.

Delphine Nerbollier (à Berlin)

Trop de féminismes se détournent de leur objectif au profit du maternage de l’Autre

Publié le

 

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https://christineld75.wordpress.com/2016/10/07/combien-y-a-t-il-de-feminismes/?wref=tp
(Je n’ai pas trouvé le nom de l’auteur de ce dessin)

Féministe historique, je déplore les orientations « intersectionnelles » de la plupart des tendances féministes contemporaines. En effet, et pour caricaturer, le violeur musulman est plus respecté et protégé que la femme occidentale victime de ce crime.

Malgré des avancées considérables de la condition des femmes depuis les années 60, nous assistons aujourd’hui à un retour du maternage qui consiste à protéger le plus faible politiquement (en fonction d’une idéologie crypto marxiste et tiers-mondiste) au détriment de la femme blanche qui serait par essence bourgeoise, capitaliste et raciste. Cette femme blanche ne pourrait trouver la rédemption qu’en maternant indifféremment femmes et hommes théoriquement plus pauvres à cause du capitalisme des blancs. Quand il s’agit d’exploitation capitaliste, le blanc et les blanches sont génétiquement coupables.

Au nom de cette consternante et stupide qualification de la femme occidentale, sa voix est déformée, ridiculisée et diabolisée. C’est ce que nous observons dans les réactions hostiles au mouvement #balancetonporc -#metoo venant de gens qui sur d’autres sujets se montrent plus doctes. Le magazine « Causeur » étant le parangon du néo-machisme.

Depuis le XIXème siècle qui donna naissance au féminisme tel que nous le concevons aujourd’hui, le mouvement a été presque toujours lié au socilisme et à la lutte des classes. Tout en reconnaissant la contribution historique du socialisme et du communisme à l’émancipation des femmes, il serait nécessaire d’ouvrir les yeux et le coeur sur les changements politiques et sociétaux qui nécessitent une autre lecture de la condition des femmes aujourd’hui, ne serait-ce que parce qu’en France et en ce moment une femme est violée toutes les 7 minutes et que globalement, les femmes sont sous-payées et trop peu nombreuses dans les postes de responsabilité malgré leurs compétences.

Je vous invite à lire cette tribune de  Fatiha Boudjahlat, enseignante et essayiste, cofondatrice du mouvement Vivre la République, que je trouve pleine d’intelligence et de bon sens.

La Connectrice

http://www.leparisien.fr/societe/fatiha-boudjahlat-contre-le-racisme-des-bons-sentiments-qui-livrent-les-femmes-au-patriarcat-oriental-18-08-2018-7856688.php

Dans une tribune au Parisien-Aujourd’hui en France, Fatiha Boudjahlat, enseignante et essayiste, critique le concept d’intersectionnalité qui, selon elle, « a dévoré le féminisme et l’a détourné de ses objectifs ».

Fatiha Boudjahlat, enseignante et essayiste, cofondatrice du mouvement Vivre la République.

« Du 27 au 31 août se tiendra le huitième congrès international des recherches féministes dans la francophonie, à Paris-Nanterre. Un événement majeur, réunissant artistes, chercheuses, militantes du monde entier, avec des financements publics français et européens considérables. Un des thèmes sera : Dés-effacer les féministes racisées. Pourtant, maghrébine donc racisée, féministe, j’ai été effacée de ce colloque.

Racisé est le terme qui permet de réhabiliter la distinction raciale dans les recherches en sciences sociales. La race obsède les nouveaux sociologues et les militantes, y compris celles qui se réclament du féminisme. Les 14 et 15 juin derniers, un colloque avait déjà pour thème Approches phénoménologiques du genre et de la race. Avec toujours un seul courant de pensée représenté et homologué : celui des indigénistes.

Ceux-là mêmes qui ont vu dans la victoire de l’équipe de France de foot celle de l’Afrique, refusant de considérer les joueurs comme des Français, et qui prétendent que les petits-enfants d’immigrés sont traités comme des sous-citoyens par un État structurellement raciste. Nous étions deux féministes dites universalistes, invitées dans ces réunions, Christine Le Doaré et moi. Nous allions défendre une autre vision, tout aussi légitime. Nous n’étions que deux, mais c’était déjà deux de trop.

Il nous a été expliqué d’abord que notre présence, actée officiellement dans le programme dès mai, était un malentendu. Puis que nous n’étions pas en capacité de lancer et d’entretenir un débat dans des conditions sereines. Nous avons enfin pu lire que c’est la menace d’actions violentes de la part de militantes indigénistes qui avait contraint les organisatrices à nous déprogrammer.

Notre discours pose problème et nos opposants fuient le débat. Nous critiquons l’intersectionnalité -concept utile quand il est étudié par des spécialistes-, qui a dévoré le féminisme et l’a détourné de ses objectifs : l’émancipation individuelle et collective des femmes. De toutes les femmes. Nous combattons le culturalisme, qui consiste à défendre des droits différents en fonction de la couleur et de la culture des femmes, en fait leur ethnie et leur religion.

L’intersectionnalité, qui prétend faire reconnaître le cumul de discriminations (femme et noire par exemple), fonctionne comme une intersection routière : il y a toujours une priorité et un cédez le passage. Avec l’intersectionnalité, ce sont toujours les femmes qui cèdent le passage aux intérêts du groupe ethnique et religieux auquel on les assigne. Houria Bouteldja, digne représentante de ce courant de pensée, explique qu’une femme noire violée par un Noir ne devrait pas porter plainte contre cet homme pour ne pas nuire à sa communauté, des féministes s’opposent à la pénalisation duharcèlement de rue parce qu’elle aurait visé les hommes d’une certaine origine ethnique !

Je considère que ma couleur de peau, mes origines, mes croyances ne me rendent pas différente de mes compatriotes blanches. Que ces nouvelles féministes me contestent le droit à la parole parce que je ne reste pas à la place qu’elles me destinent, voilà le racisme. Celui des bons sentiments qui livrent les femmes au patriarcat oriental. Voilement, excision, mariages précoces et/ou forcés, triptyque imposé aux femmes de la virginité, de la pudeur et de l’humilité.

Que l’État et ses institutions financent sans mesure ces colloques qui ne prêchent que la haine de la République, réhabilitent le racisme, nient tous les progrès qui font de nous une communauté nationale, accrochent les femmes non blanches à de nouvelles laisses, est une faute et un scandale. Si vous refusez aux femmes qui ne sont pas blanches ce que vous exigez pour vous, ce n’est pas de la tolérance, c’est du racisme, celui qui protège vos privilèges de classe. »

Pour en savoir plus

  • Manifeste de Vivre la République

Je ne suis pas entièrement d’accord avec ce manifeste, notamment parce que j’estime que le FN n’est plus aujourd’hui notre ennemi principal, ce dernier étant plutôt l’islamisation et les faveurs dont elle bénéficie du fait de nos gouvernants et de leur politique méprisante pour le peuple qui en subit les conséquences. LC

 

MANIFESTE

A TOUS LES CITOYENS,

L’égalité femme / homme, la dignité humaine, la liberté d’expression, le droit à disposer de son corps, tout ce qui fait de la France la République qui nous rassemble et nous grandit est menacé. La laïcité l’est également, or elle est un préalable à l’exercice des libertés et à l’exigence d’égalité.

La laïcité est menacée, or elle est un préalable à l’exercice des libertés et à l’exigence d’égalité

L’humanité commune que nous avons reçue en partage est de plus en plus niée au profit de l’affirmation de particularismes qui nous rendent irréductibles et antagonistes : c’est ainsi que l’on dévalue la citoyenneté pour promouvoir l’assujettissement à des appartenances ethniques ou confessionnelles. Cela commence souvent, très concrètement, par des revendications présentées comme traditionnelles et religieuses, qui réclament que la fonction et la place des individus dans la société soient déterminées par le sexe auquel on appartient. Ainsi transforme-t-on en domination la quête d’universalité de notre République.

ETRE FIERS DE CE QUE NOUS SOMMES

Or, la France n’a pas à s’excuser d’être ce qu’elle est. Ses idéaux et son universalisme ne sont pas utopiques, ils sont un souffle et un espoir, une ambition et un chemin. La France est une histoire à partager dans ses heures éclatantes, comme dans ses périodes sombres. Elle nous lègue un héritage intellectuel pour penser un monde plus juste et bâtir un avenir, et un capital créatif pour forger les lois et tisser les liens qui font de nous des compatriotes. Elle est notre pays à tous, une aspiration et une inspiration en permanente construction. Soyons fiers de ce patrimoine, de ce que nous sommes, de ce que nous défendons. Pour nous, l’adhésion à certains principes universels forge des êtres humains libres et des citoyens engagés.

Aujourd’hui, les islamistes ont fait la démonstration de leur force, que ce soit par l’intimidation dans les quartiers, le noyautage de nos institutions, mais aussi par la terreur, la violence et le crime. À la peur du terrorisme se mêle l’inquiétude de voir cette idéologie mortifère gagner du terrain dans les territoires oubliés de la République, et de constater que leurs représentants imposent leur mode de vie. L’aboutissement est la partition, le confinement dans l’entre-soi ethnique et religieux. Ici comme dans le reste du monde, ce totalitarisme religieux fait des ravages et sème le sang, la haine et la guerre. A nos portes, le basculement de la Turquie vers une dictature violente sous l’égide d’un islamisme que l’on qualifiait naguère de modéré devrait nous alerter.

Ici comme dans le reste du monde, ce totalitarisme religieux fait des ravages et sème le sang, la haine et la guerre.

Pourtant, après les attentats qui ont endeuillé notre nation, ce n’est pas la peur qui nous a réunis. Ce n’est pas la peur qui nous a fait observer une minute de silence. Ce n’est pas la peur qui nous a fait défiler le 11 Janvier. C’est le sentiment d’appartenance à notre pays qui nous a rassemblés. Nous étions Nation. La Nation française. Malgré ces attentats, cette nation a su se montrer digne en se tenant debout sans sombrer dans des représailles aveugles, au risque de décevoir les promoteurs du chaos.

LUTTER CONTRE LE DENI ET LA CENSURE

Hélas, tandis que les citoyens attendent une parole forte et des actions, de trop nombreux responsables politiques cultivent le déni et le clientélisme en composant avec des communautés organisées en lobbies. En cédant peu à peu du terrain à leurs représentants, c’est notre socle commun de valeurs qu’ils bradent. Ils « ne sont grands que parce que nous sommes à genoux. »

Les citoyens attendent une parole forte et des actions, mais de trop nombreux responsables politiques cultivent le déni et le clientélisme

Quant à ceux qui osent manifester leur réprobation, ils sont aussitôt taxés de racisme ou de suppôts du Front national, ce chiffon rouge que des politiques sans vision et certains médias sans discernement ne cessent d’agiter. Il y a certes un combat à mener contre l’extrême-droite qui partage la vision de l’islam politique d’un monde vitrifié, immuable. Le leur est blanc, catholique mais tout aussi rigide et réducteur en terme d’identité. Ils ne commettent pas d’attentats sur notre sol et cela fait une différence fondamentale, mais ils sont de plus en plus proche de l’exercice du pouvoir, la médiocrité des partis de gouvernement crédibilisant leur capacité et le déni de nos représentants donnant l’illusion que le FN, seul, dit le réel et en tire des conséquences. Nous affrontons deux dangers aussi mortifères l’un que l’autre pour ce que nous sommes : le danger islamiste, dont le soutien d’une extrême gauche influente médiatiquement favorise l’emprise, relaie la propagande et cautionne le discours obscurantiste et celui de l’extrême-droite, cette dernière étant aujourd’hui aux portes du pouvoir.

Nous affrontons deux dangers aussi mortifères l’un que l’autre : le danger islamiste, et celui de l’extrême-droite.

Face à la démission de ceux qui sont censés nous protéger, prenons nos responsabilités. Retrouvons le sens de la République, nous relèverons la France. Une France claire dans ce qu’elle est, accueillante avec tous ceux qui partagent ses idéaux et participent à la construction du monde commun. Mais une République exigeante, tout aussi claire vis-à-vis de ceux qui veulent abattre ce commun, qu’ils parlent au nom d’une certaine idée de la religion, d’une appartenance ethnique ou de toute autre identité essentialiste et excluante.

Les effets du renoncement à cet idéal républicain, nous les connaissons. La diffusion dans certaines mosquées ou de nombreuses librairies et sur les réseaux sociaux de l’idéologie sectaire et totalitaire de l’islam politique, relayée par de multiples pressions sur les lieux de vie et de travail, instille peu à peu l’idée de l’inégalité entre femmes et hommes. Dans certains quartiers, la mode pudique, en fait pudibonde, devient la condition de la sécurité des femmes. La contagion de ces pratiques est le pendant des actes et des menaces terroristes répétées qui s’abattent sur notre pays. Aux uns, les attentats sanglants contre nos vies et nos libertés; aux autres, les empiétements croissants sur notre mode de vie et les exigences adressées aux élus, hélas souvent aveugles ou consentants, pour obtenir concessions et privilèges. Les Français de confession juive, entre autres, en sont souvent les victimes. Dans certains territoires de la région parisienne, l’école de la République n’accueille plus d’enfants juifs faute d’avoir réussi à les protéger et l’antisémitisme se vit au quotidien.

L’IDÉAL RÉPUBLICAIN POUR GARDER LA FRANCE EN COMMUN

La République est partout, sinon elle n’est nulle part. Elle est à la fois ouverte à tous et exigeante envers chacun. Les valeurs républicaines ne sont ni de gauche, ni de droite, elles les transcendent pour mieux se détacher des particularismes religieux, ethniques ou partisans. C’est la République qui nous permet d’avoir la France en commun. Nos libertés sont menacées ; notre patrie est attaquée. Elle a déjà été frappée, en raison de ce qu’elle représente dans le monde. C’est à chacun de nous d’agir pour la protéger, nous en montrer dignes et la faire vivre, pour transmettre cet héritage de liberté, d’égalité et de fraternité à nos enfants. C’est à nous de faire exister et respecter ces valeurs dans le réel et de veiller à ce que ceux qui nous représentent ou aspirent à le faire assument leur mission de légitimation des principes et idéaux qui fondent notre société.

REDONNER SENS A LA POLITIQUE PAR LE VERBE ET L’ACTION

Nous allons nous associer aux initiatives comme celles qui visent à redonner aux femmes toute leur place dans l’espace public, nous nous mobiliserons avec d’autres lanceurs d’alerte, car les procès et attaques contre eux se multiplient. Nous interpellerons les élus clientélistes et informerons leurs électeurs de leurs pratiques. Nous pointerons toutes les atteintes à la laïcité et à l’égalité femmes – hommes commises dans les entreprises et administrations, et demanderons que des sanctions fortes et réelles soient appliquées. Nous lutterons contre les manipulations du FN qui tend à s’approprier les principes républicains. Nous travaillerons pour redonner sens à nos idéaux, réarmer le discours républicain, ranimer l’amour pour ce que l’on est capable d’être collectivement, et nous donner envie de le réinvestir.

Prenons nos responsabilités, retrouvons le sens de la République, nous relèverons la France. Une France accueillante avec ceux qui partagent ses idéaux, Mais une République exigeante, etclaire vis-à-vis de ceux qui veulent l’abattre .

Nous ne sommes pas nostalgiques, nous ne rêvons pas au retour d’un âge d’or mythifié. L’idéal républicain, l’aspiration démocratique, la dignité humaine et l’émancipation individuelle sont des combats, pas des sinécures.

Nos idéaux ne sont pas dominants, ils sont universels. Notre citoyenneté n’est pas soumission, elle est création.

Nous ne défendons pas seulement un héritage, nous construisons un avenir. La liberté, la fraternité et l’égalité sont nos buts, et la laïcité, notre levier.

Nous vous invitons à nous rejoindre sur ce chemin, à créer vos propres associations sur vos territoires pour que l’idéal laïque et républicain ne soit pas bafoué. Le nombre est une force, la proximité, un espace d’engagement, la citoyenneté, une légitimité d’action et un pouvoir de changement. Nous sommes la souveraineté, ne la déléguons pas à n’importe qui. Organisons-nous pour que la délégation ne soit pas une confiscation. la représentation ne doit pas être une dépossession et l’élection ne doit récompenser la trahison de l’intérêt général. Individu, association de défense de quartiers, collectif engagé, regroupons-nous pour agir ensemble car ce sont ces liens-là qui font Viv(r)e la République.

Excellent travail de réflexion féministe.  J’apprécie. LC

Féminisme, Droits Humains, laïcité…

Juriste dans ma vie professionnelle.

Co-fondatrice du réseau féministe et laïque Les VigilantEs : https://vigilantes2015.wordpress.com/

J’ai participé à des associations et collectifs féministes, MDF de Paris, Paris Féministes…

J’ai présidé SOS homophobie de 1997 à 2002, le Centre LGBT Paris IdF de 2004 à juin 2012, ai été membre du Bureau Exécutif de l’ILGA-Europe(International lesbian and gay association) de 2006 à 2010.
Sur Facebook : Christine Le Doaré  –  Sur Tweeter : @ChLeDoare

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https://christineld75.wordpress.com/2016/10/07/combien-y-a-t-il-de-feminismes/?wref=tp

Face à l’islamisme nous répétons nos erreurs passées face au nazisme

Publié le

Mutatis mutandis, face au totalitarisme islamiste, les islamo-gauchistes complaisants et les foules européennes sidérées par les attentats et les horreurs de Daesh, reproduisent le même type d’attitude irresponsable que leurs aînés face au nazisme. Négation ou sous-évaluation de la menace, minimisation des attaques, compassion et incantations pacifistes bêlantes, voire victimisation des auteurs d’attentats ayant prétendument subi les humiliations non plus du traité de Versailles mais de la colonisation, de l’exclusion, de la stigmatisation, et bien sûr de «l’islamophobie».

Renée Fregosi est une philosophe et politologue française. Directrice de recherche en Science politique à l’Université Paris-Sorbonne-Nouvelle, elle a récemment publié Les nouveaux autoritaires. Justiciers, censeurs et autocrates (éd. du Moment 2016

Après chaque attentat, ce sont les mêmes scènes de pleurs et de prières œcuméniques, bougies, fleurs et peluches étalées sur le bitume, minute de silence pour les victimes, appels à la paix et au «vivre ensemble». Cherche-t-on à détourner les futurs candidats djihadistes de leurs funestes projets en les convertissant au peace and love? Aussi absurde que de tenter de trouver une thérapie psychiatrique miracle pour tous ces «déséquilibrés», ces «malades mentaux» que seraient les terroristes! Certes pour planifier l’assassinat de milliers d’inconnus qui ne leur ont pas fait d’autre offense que de vivre hors des règles rigoristes de leur islam, faut-il que ces islamistes soient fous. Comme présentaient des profils psychopathes grand nombre d’hiérarques et d’exécuteurs nazis. Mais combien de milliers d’autres SS, soldats de la Wermarch «ordinaires» et simples civils allemands ont-ils participé de cette «folie collective»? Pourtant ce n’est pas par la cure psy que l’on a vaincu le nazisme agresseur, mais par les armes et la résistance intellectuelle.

Lorsqu’en septembre 1936 Léon Blum décida d’augmenter le budget de la Défense (14 milliards supplémentaires au lieu des 9 demandés par l’état-major) et qu’il rappela plusieurs classes de réservistes en réponse à la militarisation de la Rhénanie par Hitler, il déclencha les insultes des pacifistes et notamment du PCF qui le traita de «fauteur de guerre». Alors qu’il réagissait (bien en deçà de ce qu’il jugeait nécessaire au demeurant) à la menace nazie, ses détracteurs l’accusaient d’agressivité, de provocation et de bellicisme. On sait ce qu’il advint des pacifistes hantés par le souvenir de la guerre de 14-18 qui refusèrent de comprendre la nature du totalitarisme hitlérien au nom de l’amitié entre les peuples: nombre d’entre eux sombrant dans la collaboration, ils connurent le déshonneur et un second conflit mondial qui dépassa le précédent dans l’horreur.

Face au totalitarisme islamiste, les islamo-gauchistes complaisants reproduisent le même type d’attitude irresponsable que leurs aînés face au nazisme.

Mutatis mutandis, face au totalitarisme islamiste, les islamo-gauchistes complaisants et les foules européennes sidérées par les attentats et les horreurs de Daesh, reproduisent le même type d’attitude irresponsable que leurs aînés face au nazisme. Négation ou sous-évaluation de la menace, minimisation des attaques, compassion et incantations pacifistes bêlantes, voire victimisation des auteurs d’attentats ayant prétendument subi les humiliations non plus du traité de Versailles mais de la colonisation, de l’exclusion, de la stigmatisation, et bien sûr de «l’islamophobie».

Tout comme les mouvements fascistes en leur temps de crise, les phénomènes d’islamisation et de «radicalisation» djihadiste des banlieues françaises et européennes, s’alimentent certes du chômage, de la perte de repères, de la demande de protection et de lien… Mais il est tout aussi indéniable qu’il existe une stratégie de conquête de l’islamisme qui passe autant par un entrisme au sein des sociétés occidentales que par des actions violentes. La mouvance politique islamiste travaille à tous les niveaux: social, idéologique, religieux, politique, terroriste, guerrier, en occident après avoir progressé au Maghreb et au Moyen-Orient, puis en Afrique et en Asie. Dans cette entreprise de conquête, la lutte idéologique est aussi importante que la terreur des actes. Les islamistes développent donc un discours prosélyte et de propagande de type victimaire: comme tous les génocidaires, ils présentent leurs cibles comme des agresseurs.

Comme jadis, les mots sont détournés de leur sens, les argumentations prennent la forme de syllogismes ou de théories complotistes, les attaques ad hominem se font menaçantes. Le terrorisme verbal recouvre et légitime la terreur en acte, dans la grande tradition stalinienne qualifiant ses victimes de «vipères lubriques» et de «sociaux-traitres», mais en moins imagé au demeurant pour ce qui concerne les «idiots utiles» de l’islamisme, tandis que les prédicateurs et les combattants du djihad continuent quant à eux de traiter de chiens, de singes et bien sûr de porcs, leurs ennemis: juifs, mécréants, femmes impudiques, apostats, artistes impies, athées, chrétiens, homosexuels, démocrates, libertins, humanistes, féministes, et bien d’autres encore.

Les erreurs tactiques et les mensonges passés des Occidentaux au Moyen-Orient ne sont pas à l’origine de l’offensive islamiste actuelle.

Ne confondons alors pas les causes et les effets. Les erreurs tactiques et les mensonges passés des Occidentaux au Moyen-Orient ne sont pas à l’origine de l’offensive islamiste actuelle même s’ils sont utilisés, instrumentalisés par le djihadisme qui inverse toujours la charge de la preuve en présentant leur guerre sainte d’expansion comme une réaction, une réponse à l’action des «croisés» occidentaux. Car il existe bien une offensive islamiste en occident, en Europe et en France notamment. Cette offensive a été théorisée en 2005 par le troisième djihadisme comme l’appelle Gilles Kepel, à travers l’«Appel à la résistance islamiste mondiale» d’Abu Musab Al-Suri. Il s’agit d’un phénomène foncièrement religieux utilisant la lutte armée et non pas d’une entreprise révolutionnaire instrumentalisant la religion: c’est l’islam qui se remet en marche pour combattre et gagner le monde après une phase historique de replis face aux pouvoirs coloniaux puis aux premiers gouvernements nationalistes indépendants, avant d’investir ceux-ci et de s’allier à eux contre les éléments démocratiques endogènes.

Non seulement nos sociétés sécularisées ont du mal à imaginer la force de la pensée religieuse qui anime le totalitarisme islamiste, mais également, une pensée rationaliste étroite et les tenants d’une idéologie de gauche simpliste ont toujours du mal à assimiler la notion de totalitarisme. La gémellité du bolchevisme et du fascisme analysée très tôt par Marcel Mauss a été refoulée par l’hégémonie communiste. Puis l’antifascisme et ses avatars tardifs jusque dans les années 60 ont entravé la diffusion de la pensée d’Hanna Arendt vulgarisée tardivement par les «nouveaux philosophes» dans les années 70. Enfin, la dérive d’un antiracisme érigé en dogme intangible à partir des années 90 a contrecarré la prise de conscience de l’émergence d’un totalitarisme de troisième type, l’islamisme. Et le clivage a réapparu entre «les deux gauches» autour de la thématique islamiste car le phénomène politique de l’islamisme ouvre de nouvelles perspectives aux orphelins du bolchevisme, ce vieux mouvement politico-mystique de la religion séculière communiste.

Comme par le passé, une certaine gauche qui s’affirme radicale, est prête à verser dans la collaboration. Son pacifisme d’idiots utiles promeut en effet un désarmement tant idéologique que militaire, laissant la voie libre à l’expansion de la domination islamiste. Foin de naïveté, de complaisance à l’égard des coupables et de commémorations compassionnelles passives en attendant «pacifiquement» la prochaine attaque de l’ennemi. La réponse au nouveau totalitarisme passe par le réarmement tant idéologique que militaire.

http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2017/08/25/31003-20170825ARTFIG00269-face-a-l-islamisme-certains-reproduisent-les-erreurs-de-leurs-aines-face-au-nazisme.php

Lire aussi

http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2017/10/04/31003-20171004ARTFIG00118-renee-fregosi-osons-defendre-la-civilisation-occidentale.php

…Menée dans 22 pays européens, cette nouvelle étude montre notamment, que pour une grande majorité des personnes interrogées, l’islam représente un danger pour leur pays (57% en France, 63% en Allemagne, autour de 70% en Europe de l’est).

Quant à l’immigration, elle est jugée négative pour environ 60% des Européens, toutes catégories d’âges confondus et sans relation avec la situation économique particulière de chaque pays.

Mais face aux chiffres, les mécanismes de déni du réel et de retournement de la charge de la preuve joueront sans doute à nouveau dans les milieux du politiquement correct, comme c’est le cas depuis au moins une vingtaine d’années lorsqu’on aborde les questions de l’islamisme, de l’antisémitisme, de la culture française, européenne ou occidentale…

 

Poutine et Trump vous souhaitent une bonne année 2017

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« Bienvenue dans le nouveau nouvel ordre mondial 2017 »

Politiques, recherche du pouvoir et de l’enrichissement personnel

 
A l’occasion du nouvel an juif (Roch Hachana) qui commence dimanche 02/10, Albert Soued, écrivain, essayiste, polémiste et journaliste établit un bilan que je trouve très juste dans son ensemble. Notamment On ne trouve plus de dirigeant d’état raisonnable mû par le désir de servir et d’apporter une valeur ajoutée à sa nation (2). Il n’y a plus comme motivation que la recherche du pouvoir et de l’enrichissement personnel.
Malgré les énormes progrès matériels réalisés dans la société moderne qui ont permis de soulager les malheurs de l’humanité, il est difficile aujourd’hui de mesurer les conséquences dues aux excès (3).
PS sur la question des femmes, c’est un peu léger mais au moins il y a pensé
La Connectrice
 
L’Année 2017 Annonce-t-elle Déjà ce que Sera le 21ème Siècle ?
 
Par Albert Soued, écrivain et journaliste, http://symbole.chez.com pour www.nuitdorient.com
Le 27 septembre 2016
 
Avec 2 guerres mondiales sanglantes et une série de conflits régionaux ou locaux, le 20ème siècle ne peut pas être considéré comme paisible.
Pourtant dans la 2ème partie du siècle, une ou 2 générations a vécu les années, appelées « glorieuses », époque de paix relative et de faste, que l’humanité n’a sans doute jamais connu auparavant. Qu’en est-il aujourd’hui, une ou 2 générations plus tard ?
La science progresse à grande allure, avec les avancées en matière de connaissance et de diffusion de l’information, dans pratiquement tous les domaines. Vulgarisation, démocratisation, transparence, tolérance, libération sont les maîtres mots qui envahissent le langage occidental. Les produits facilitant la vie de tous les jours, les moyens de transport et de communication aisés et rapides, les remèdes contre de nombreuses maladies sont à la portée d’au moins une partie de la planète.
Qu’en est-il aujourd’hui ?
Il y a un contraste saisissant entre les prouesses technologiques d’un certain nombre de start-up, centres de recherches et de « silicon valleys » ou les performances sportives ou culturelles de certains individus et une situation socio-politique mondiale devenue chaotique.
On ne peut nier qu’un malaise général s’empare des populations aussi bien en Occident qu’ailleurs. Les pouvoirs établis, élus ou non, n’arrivent plus à contenir des excès qui dégénèrent en désordres et conflits (1).
Sur le plan démographique, la relative aisance en matière alimentaire, médicale et hygiène a entraîné la multiplication par 5 de la population mondiale en un siècle. Celle-ci atteint 7,35 milliards d’âmes, qu’il faudra nourrir, élever, éduquer, former, abriter et leur trouver une occupation utile à la société.
Sur le plan social la libération de la femme, l’évolution des moeurs et la transparence dans les relations entre individus a entraîné la dislocation de la famille traditionnelle et la mise à jour et l’acceptation de liaisons et paternités/maternités diverses et diversifiées.
Sur le plan économique, les lois capitalistes se sont imposées comme étant les moins nocives et nuisibles, tout en gardant leurs défauts et leurs limites, l’absence de véritable concurrence, la conglomération des entités créatrices de biens et services, la mondialisation et la diminution des centres de décision. Les classes moyennes s’appauvrissent au profit d’une élite et la productivité diminue du fait de la disparition des générations laborieuses.
Sur le plan politique, dans les pays dits libres, les populations excédées ou mal à l’aise, ou ayant simplement pris l’habitude de « zapper », élisent n’importe qui pourvu qu’il soit charismatique et promette « monts et merveilles ». Dans les autres pays, une oligarchie de droit divin ou qui a réussi à s’imposer par l’argent ou les armes ou par l’idéologie, choisit le chef qui lui semble convenir pour perpétuer le régime. Le nombre d’états faillis ne cesse d’augmenter et celui des nations réellement démocratiques ne cesse de diminuer.
  
Est-ce la nature de l’homme de s’assagir quelque temps après un horrible conflit meurtrier, de retomber ensuite dans les excès naturels pour satisfaire la soif de pouvoir et de provoquer ainsi de nouveaux conflits ?  Parviendra-t-il un jour à retrouver son destin spirituel qui pourra équilibrer son besoin effréné de consommer et de « zapper » et l’amener à ne pas trop s’écarter de la voie du milieu ?
 
Excellente année 5777 
http://www.songshul.com/high-holy-days/
 
Notes
(1) Parmi les périls actuels importants non naturels, on peut recenser
– accident nucléaire, bombe atomique, bombe sale…
– réchauffement et pollution de la planète
– résistance des bacilles et bactéries aux antibiotiques connus
– islam radicalisé
(2) Parmi les calamités qu’un dirigeant politique sérieux peut et doit résoudre
– famine
– chômage provoqué par la création d’automates de remplacement ou le manque d’imagination ou de recherche créatrice d’emplois
– insécurité et terreur
(3) Parmi les excès qui ont contribué à la détérioration de la situation
– l’excès de laïcité et le manque de spiritualité entraînent un vide rempli par un retour vers de nouveaux paganismes ou par une islamisation rampante
– l’excès de transparence et de la masse d’informations disponibles ont entraîné la pensée unique et le politiquement correct
– l’excès de liberté et l’éclatement de la famille entraînent la solitude et le refuge dans le virtuel
– l’excès de tolérance entraîne des invasions humaines non désirées…
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