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Archives de Catégorie: Inégalités

Elisabeth Lévy et Causeur champions de l’anti-féminisme

A travers les âges les sociétés masculines n’ont jamais admis que les femmes soient indépendantes de leur pouvoir et qu’elles manifestent leur volonté d’émancipation et d’égalité de droits.  A partir du XIXème siècle elles furent nommées « féministes » par Alexandre Dumas fils et, de plus en plus nombreuses et actives, elles reprirent la dénomination à leur compte. De nos jours, les féministes sont toujours détestées et certains détracteurs ont inventé les néoféministes histoire de laisser entendre qu’ils auraient approuvé les féministes des années 60 à 90 mais que leurs filles en philosophie exagèrent au point de les menacer.

Elisabeth Lévy et son magazine Causeur se sont spécialisés dans la lutte contre Lesféministes ou la défense du macho, selon le sens dans lequel on observe cette campagne sans borne. Chaque numéro de la feuille affiche un article ridiculisant les femmes qui se battent pour leur dignité et prônant le droit absolu de l’homme à exercer sa sexualité qui serait irrépressible et noble quelles qu’en soit l’objet. Elisabeth nomme  faire l’amour l’usage d’une prostituée et défend le droit des femmes à se prostituer. Le journal a d’ailleurs publié le manifeste des « salauds » qui utilisent la prostitution, contre la pénalisation du client. On ne peut que s’étonner que d’aussi brillants intellectuels qu’Alain Finkielkraut confondent faire l’amour et « baiser » car, comme ce dernier ne l’indique pas ce terme, fabriquer de l’amour en joignant nos corps n’a rien à voir avec satisfaire un désir pulsionnel se résumant en cinq étapes bander, branler, orgasmer, éjaculer et roupiller. Schéma classique du comportement sexuel masculin que tous les experts sexologues, diplômés ou auto proclamés  imposent à la sexualité des femmes. L’exemple typique de la vulgarisation de cette doxa est l’ancienne star du porno Brigitte Lahaie qui fait monter l’audimat de Sud radio ( le porno université de la sexualité féminine, c’est bien connu ;-( ) Du fait de cette dictature idéologique, plus de la moitié des femmes qui n’atteignent pas l’orgasme pendant le rapport sexuel sont des malades, des détraquées frigides, des nymphomanes, des hystériques, des lesbiennes qui s’ignorent (ou pas) Et quand une femme comme Dora Moutot ose défendre l’importance du clitoris dans le plaisir féminin, Causeur se fend d’un article moqueur et imbécile dans lequel le mâle est présenté comme une victime terrorisée par l’arme létale que serait le clitoris. https://www.causeur.fr/dora-moutot-alors-t-as-joui-sexe-154502

Heureusement, tous les mâles ne sont pas des machos insensibles à la sensibilité féminine et il existe même des machos féministes, des hommes qui assument leur virilité tout en respectant les spécificités et besoins des femmes sur le chemin de l’égalité, des êtres humains qui savent créer un équilibre harmonieux pour le bien commun de toutes et tous.

Dans la vidéo ci-dessous, Meurice ironise avec humour sur les propos machistes tenus par Elisabeth Lévy au cours de la 1ère Université d’été consacrée au féminisme organisée par Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes. Il a rencontré Elisabeth Lévy.

 

 

Ce que « baiser » ne veut plus dire aujourd’hui, voir le magnifique poème de louise Labé 

Baise m’encor, rebaise-moi et baise ;
Donne m’en un de tes plus savoureux,
Donne m’en un de tes plus amoureux :
Je t’en rendrai quatre plus chauds que braise.

Las ! te plains-tu ? Çà, que ce mal j’apaise,
En t’en donnant dix autres doucereux.
Ainsi, mêlant nos baisers tant heureux,
Jouissons-nous l’un de l’autre à notre aise.

Lors double vie à chacun en suivra.
Chacun en soi et son ami vivra.
Permets m’Amour penser quelque folie :

Toujours suis mal, vivant discrètement,
Et ne me puis donner contentement
Si hors de moi ne fais quelque saillie.

Louise Labé, Sonnets

Le « libéral » saoudien MBS laisse arrêter un homme qui déjeunait avec une femme

Nos politiques et nos médias perroquets nous ont vendu le nouveau dirigeant saoudien Mohamed Ben Salmane dit MBS comme un progressiste qui allait moderniser l’Arabie saoudite en commençant par abolir les discriminations féroces qui touchent les femmes. MBS ayant autorisé les femmes à conduire, les copains des saoudiens voulaient nous persuader de sa détermination à améliorer le sort de la part féminine de son peuple. Las ! nous venons d’apprendre qu’un égyptien avait diffusé une vidéo le montrant en train de prendre son petit déjeuner avec une femme. Shocking ! L’impudent a été arrêté et on se demande quel sera son sort pour un tel crime.

L’application stricte de la charia en Arabie saoudite est d’autant plus choquante que ses ressortissants l’imposent en Autriche et dans l’Oberland bernois qu’ils investissent en masse. Les hôteliers de ces régions forment leur personnel à ces usages archaïques pour attirer cette clientèle mine d’or pour leur petit commerce. Par contre, lorsque nous visitons leurs pays, nous devons nous plier à leurs usages sous peine d’emprisonnement voir plus.

https://www.letemps.ch/grand-format/tourisme-islamique

LC

Source : https://www.lorientlejour.com/article/1133734/arabie-un-homme-arrete-pour-avoir-mange-avec-une-femme.html

Un homme a été arrêté en Arabie saoudite pour s’être filmé petit-déjeunant avec une femme, une vidéo qualifiée lundi d' »offensante » par les autorités saoudiennes. Cette vidéo, largement diffusée sur les réseaux sociaux, montrait un homme en train de prendre son petit-déjeuner avec une femme vêtue d’une abaya noire et d’un niqab de la même couleur. Cette femme, qu’il présente comme sa collègue, lui donne des aliments directement dans la bouche.

« Le ministère du Travail a arrêté un expatrié à Jeddah qui apparaissait dans une vidéo offensante », a déclaré le ministère dans un communiqué, indiquant que l’arrestation avait eu lieu dimanche. L’employeur des deux personnes a été convoqué, a-t-il ajouté, affirmant qu’il avait enfreint le règlement stipulant que le lieu de travail devait être non-mixte.

Alors que la vidéo suscitait des critiques sur les réseaux sociaux, notamment de la part d’internautes ultra-conservateurs, le Parquet général a appelé dans un tweet les habitants du royaume à respecter « les valeurs et les traditions de la société saoudienne ». L’homme arrêté est de nationalité égyptienne et travaillait dans un hôtel, selon les médias locaux.

Cette arrestation intervient dans un contexte de réformes menées par le Prince héritier Mohamed Ben Salmane, qui a notamment levé l’interdiction de conduire pour les femmes en juin 2018. Le royaume reste toutefois l’un des pays les plus restrictifs au monde concernant les droits des femmes, avec un système de tutelle et un code vestimentaire strict.

En avril, les autorités sportives saoudiennes avaient fermé un centre de fitness à Riyad en raison d’une vidéo publicitaire controversée montrant une femme en tenue de sport.

Violences conjugales. Classement sans suite pour Bertrand Cantat dans le suicide de Krisztina Rady

Bertrand Cantat est un monstre, un pervers narcissique qui a frappé toutes ses compagnes successives et a tué de ses poings nus Marie Trintignant. Et pourtant, ses fans le soutiennent indifférents à ses crimes. On ne le sait que trop, il n’y a pas de morale dans le show business en général à l’exception de celles et ceux qui se sont réveillés après l’affaire Weinstein et ont manifesté dans le mouvement #balancetonporc #metoo.

Le 4 juillet, le parquet de Bordeaux classait sans suite la plainte déposée  par Yael Mellul le 23 mai pour « violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner », à propos de la mort de Krisztina Rády, retrouvée pendue chez elle en 2010 . Ce faisant, le parquet de Bordeaux fait faire à la lutte contre les violences conjugales un énorme pas en arrière tant il est connu et bien connu depuis longtemps que les violences conjugales, physique et/ou psychologiques sont responsables du passage à l’acte des victimes contre autrui, à commencer par leur bourreau, ou elles-mêmes. Il est à  prévoir que des femmes se feront justice elles-mêmes puisque la Justice de notre pays protège leurs bourreaux.

J’avais déjà écrit sur l’affaire Cantat, ma conviction étant qu’il fut un bourreau pour Krisztina Rady qui s’était entièrement dévouée à son artiste de mari et à leurs enfants, une femme que le macho frappait et harcelait psychologiquement ( humiliation et dénigrement étant les armes favorites de violents) allant jusqu’à la poursuivre lorsque qu’elle trouvait le courage de s’éloigner de lui afin de se protéger et protéger leur jeunes enfants. Il est évident que Krysztina s’est suicidée parce qu’elle était arrivée au bout de ce qu’elle pouvait pour se protéger et protéger ses enfants. Cantant qui l’avait trompée moult fois et publiquement (exemple Marie Trintignant) se permettait de la harceler et harceler son nouveau compagnon dont le témoignage a été classé sans suite ! Certains juges devraient être jugés pour mauvaise foi et parti pris.

Dans l’article ci-dessous, l’ex-avocate Yael Mellul raconte comment les juges ont favorisé Cantat en ignorant une douzaine de témoins, soit en classant leur témoignage sans suite, soit en ne les écoutant pas. Les juges ont visiblement pris parti pour Cantat contre ses victimes et c’est lamentable et méprisable.

La Connectrice

Affaire Cantat : « Une douzaine de témoins ont été ignorés »

Le parquet a classé sans suite la plainte contre Bertrand Cantat pour le suicide de son ex-épouse Krisztina Rády. Réaction de l’ex-avocate Yael Mellul.

Par 

Modifié le  – Publié le  | Le Point.fr
Bertrand Cantat est-il protégé par une omerta ? 

Revue de presse aléatoire et subjective

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  • On a retrouvé l’identité de la scientifique inconnue photographiée lors d’une Conférence internationale sur la biologie des baleines en Virginie, en 1971, au milieu de 32 hommes qui eux avaient été parfaitement identifiés. Elle s’appelle Sheila Minor Huff et, après une brillante carrière, elle a pris sa retraite et s’occupe de ses petits-enfants. Elle a maintenant 71 ans. Sheila a été identifiée grâce à l’appel sur twitter de l’illustratrice américaine Candace Jean Andersen. Voilà une bonne idée d’investigation pour les féministes qui auraient envie de retrouver leurs glorieuses prédécesseuses.

https://www.20minutes.fr/insolite/2241571-20180321-etats-unis-internautes-mobilisent-retrouver-identite-scientifique-prise-photo-annees-70

  • En Allemagne, le nombre de viols a quadruplé depuis 2014, date à partir de laquelle un million de migrants ont été autorisés. Le chef de l’association de la police criminelle affirme que 90% des viols n’apparaissent pas dans les statistiques officielles. Les autorités ont donné l’ordre aux policier de ne pas mentionner les crimes commis par les réfugiés. La Justice allemande est particulièrement indulgente avec les migrants coupables de crimes sexuels ce qui les autorise à récidiver.

L’article (en anglais) donne une liste impressionnante des cas de viols commis par des migrants de fin 2017 à fin février 2018. La plupart des femmes sont attaquées dans les transports en commun. La majorité des agresseurs sont musulmans.

https://www.gatestoneinstitute.org/12066/germany-rape-crisis

Le caractère vivant et sensible des animaux reconnu depuis février 2015

« Le Code de l’animal découle directement du Code civil que nous avons réussi à changer et qui reconnaît le caractère vivant et sensible des animaux depuis février 2015 », a expliqué à l’AFP Reha Hutin, présidente de la Fondation 30 millions d’amis.

« Il fallait que l’on aille plus loin pour que les magistrats, les avocats, puissent avoir un véritable outil. Et c’est la première fois en Europe et même dans le monde que l’on a un recueil de tout ce qui concerne les animaux dans les différents Codes. On trouve tout en matière de directives européennes et de jurisprudence », a-t-elle ajouté.

Des milliers de dispositions françaises et européennes recensées

Selon elle, ce Code de l’animal « recense de nombreux textes, hier encore dispersés, qui régissent notre rapport aux animaux ». Il regroupe les milliers de dispositions françaises et européennes ainsi que les grandes décisions jurisprudentielles​ qui concernent les animaux de compagnie, de ferme, sauvages ou apprivoisés.

>> A lire aussi : Les défenseurs des animaux lancent leur parti politique

Préfacé par la philosophe Florence Burgat, cet ouvrage de 1.058 pages, vendu au prix de 49 euros, a nécessité plus d’un an de travail. Avec le Code de l’animal, « il est plus facile et pertinent de préparer la prochaine étape : la reconnaissance de la personnalité juridique des animaux selon des modalités auxquelles la Fondation 30 millions d’amis et les auteurs travaillent déjà », a conclu Reha Hutin.

TRIBUNE EXCLUSIVE – Dans Le Figaro, ils dénoncent «un nouveau totalitarisme» qui «menace la liberté en général».

Nous sommes des citoyens d’opinions différentes et très souvent opposées qui se sont trouvés d’accord pour exprimer, en dehors de toute actualité, leur inquiétude face à la montée de l’islamisme. Ce ne sont pas nos affinités qui nous réunissent, mais le sentiment qu’un danger menace la liberté en général et pas seulement la liberté de penser. Ce qui nous réunit aujourd’hui est plus fondamental que ce qui ne manquera pas de nous séparer demain.

Le nouveau totalitarisme islamiste cherche à gagner du terrain par tous les moyens et à passer pour une victime de l’intolérance. On a pu observer cette stratégie lorsque le syndicat d’enseignants SUD Éducation 93 proposait il y a quelques semaines un stage de formation comportant des ateliers de réflexion sur le «racisme d’État» interdits aux «Blanc.he.s». Certains animateurs étaient membres ou sympathisants du Collectif contre l’islamophobie en France et du Parti des indigènes de la République. Les exemples de ce genre se sont multipliés dernièrement. Nous avons ainsi appris que la meilleure façon de combattre le racisme serait de séparer les «races». Si cette idée nous heurte, c’est que nous sommes républicains…

Les signataires

Waleed al-Husseini, écrivain
Arnaud d’Aunay, peintre
Pierre Avril, universitaire
Vida Azimi, juriste
Isabelle Barbéris, universitaire
Kenza Belliard, formatrice
Georges Bensoussan, historien
Corinne Berron, auteur
Alain Besançon, historien
Fatiha Boudjahlat, essayiste
Michel Bouleau, juriste
Rémi Brague, philosophe
Philippe Braunstein, historien
Stéphane Breton, cinéaste, ethnologue
Claire Brière-Blanchet, reporter, essayiste
Marie-Laure Brossier, élue municipale
Pascal Bruckner, écrivain
Eylem Can, scénariste
Sylvie Catellin, sémiologue
Gérard Chaliand, écrivain
Patrice Champion, ancien conseiller ministériel
Brice Couturier, journaliste
Éric Delbecque, essayiste
Chantal Delsol, philosophe
Vincent Descombes, philosophe
David Duquesne, infirmier libéral
Luc Ferry, philosophe, ancien ministre
Alain Finkielkraut, philosophe, écrivain
Patrice Franceschi, écrivain
Renée Fregosi, philosophe
Christian Frère, professeur
Claudine Gamba-Gontard, professeur
Jacques Gilbert, historien des idées
Gilles-William Goldnadel, avocat
Monique Gosselin-Noat, universitaire
Gabriel Gras, biologiste
Gaël Gratet, professeur
Patrice Gueniffey, historien
Alain Guéry, historien
Éric Guichard, philosophe
Claude Habib, écrivain, professeur
Nathalie Heinich, sociologue
Clarisse Herrenschmidt, linguiste
Philippe d’Iribarne, sociologue
Roland Jaccard, essayiste
Jacques Jedwab, psychanalyste
Catherine Kintzler, philosophe
Bernard Kouchner, médecin, humanitaire, ancien ministre
Bernard de La Villardière, journaliste
Françoise Laborde, journaliste
Alexandra Laignel-Lavastine, essayiste
Dominique Lanza, psychologue clinicienne
Philippe de Lara, philosophe
Josepha Laroche, universitaire
Alain Laurent, essayiste, éditeur
Michel Le Bris, écrivain
Jean-Pierre Le Goff, philosophe
Damien Le Guay, philosophe
Anne-Marie Le Pourhiet, juriste
Barbara Lefebvre, enseignante
Patrick Leroux-Hugon, physicien
Élisabeth Lévy, journaliste
Laurent Loty, historien des idées
Mohamed Louizi, ingénieur, essayiste
Jérôme Maucourant, économiste
Jean-Michel Meurice, peintre, réalisateur
Juliette Minces, sociologue
Marc Nacht, psychanalyste, écrivain
Morgan Navarro, dessinateur
Pierre Nora, historien, éditeur
Robert Pépin, traducteur
Céline Pina, essayiste
Yann Queffélec, écrivain
Jean Queyrat, réalisateur
Philippe Raynaud, professeur de sciences politiques
Robert Redeker, écrivain
Pierre Rigoulot, historien
Ivan Rioufol, journaliste
Philippe San Marco, auteur, essayiste
Boualem Sansal, écrivain
Jean-Marie Schaeffer, philosophe
Martine Segalen, ethnologue
André Senik, enseignant
Patrick Sommier, homme de théâtre
Antoine Spire, vice-président de la Licra
Wiktor Stoczkowski, anthropologue
Véronique Tacquin, professeure, écrivain
Pierre-André Taguieff, politologue
Maxime Tandonnet, auteur
Sylvain Tesson, écrivain
Paul Thibaud, essayiste
Bruno Tinel, économiste
Michèle Tribalat, démographe
Caroline Valentin, essayiste
David Vallat, auteur
Éric Vanzieleghem, documentaliste
Jeannine Verdès-Leroux, historienne
Emmanuel de Waresquiel, historien
Ibn Warraq, écrivain
Yves-Charles Zarka, philosophe
Fawzia Zouari, écrivaine

Et critique de cette tribune par Pierre Cassen de Riposte laïque

https://ripostelaique.com/le-separatisme-islamiste-cest-lislam-votre-petition-a-10-ans-de-retard-camarades.html

Humour noir. Ses amoureuses soutiennent Bertrand Cantat

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« Les passantes » de Georges Brassens. Mise en images discutable

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La chanson « les passantes » aurait du s’intituler « les voyeurs ».  Georges Brassens la chantait en 1972. C’est la vision d’un macho sur les femmes « je les aime toutes », une perception qui n’a pas changé depuis 45 ans bien que l’objet de ce voyeurisme , nous les femmes, ait beaucoup évolué. La preuve sinistre est ce témoignage d’une professeure https://www.huffingtonpost.fr/anouk-f/ce-quevoque-le-mot-femmes-a-mes-eleves-de-primaire-lorsque-je-lecris-au-tableau_a_23378202/. Il y a de quoi pleurer de rage et de désespoir.

A la décharge, si je puis dire, de Brassens, il n’a pas écrit les paroles qui sont de Antoine Pol. Il a tout de même choisi le poème, en a composé la musique et a interprété. Le poème original a été écrit en 1911 alors que l’auteur était âgé de 23 ans et élève ingénieur à l’Ecole Centrale, une époque où les seules femmes « accessibles » étaient les prostituées. Les relations femmes/hommes étaient alors lourdement chargées de fantasmes. Quand 60 ans plus tard Brassens s’empare de ces fantasmes pour les mettre en chanson, les femmes avaient beaucoup changé mais le regard que leur portaient les hommes demeurait le même…comme de nos jours.

Ce clip mis en images par une jeune photographe belge de 24 ans est une interprétation féminine, sans doute féministe, d’une vision masculine et masculiniste. J’avoue ne pas vraiment apprécier, particulièrement au début et à la fin les représentations stylisées de vulves comme si pour faire la nique aux hommes obsédés par leur pénis (Jeff Koons) nous devrions exposer notre vulve. Et d’ailleurs, quitte à représenter le pendant, c’est le clitoris qu’on devrait montrer.

Résultat de recherche d'images pour "représentation clitoris"

http://sexlogue.blogspot.fr/2018/01/were-just-starting-to-talk-about-it.html

Je n’aime pas plus les déhanchements réservés aux femmes âgées et obèses cherchant à prouver que toutes les femmes sont belles qu’elle que soit leur état, avec des seins pendants et de la cellulite. Nous aurons beau dire et faire, femmes ou hommes nous préférons regarder des fleurs fraîches plutôt que des fleurs fanées de même que nous apprécions plus les roses parfumées que l’arum titan à l’odeur nauséabonde.

Description de cette image, également commentée ci-après

Le fait est incontournable que nous soyons conditionnées par notre culture ou prédisposées par nos gênes, nos critères du beau sont sensiblement les mêmes dans toutes les civilisations. Qui au monde ne prise pas la fraîcheur de la jeunesse ? L’objet des divergences d’appréciation n’est pas le corps lui-même mais la manière dont on le pare et le sens donné aux transformations qu’on lui inflige.

Une image ne rend que l’apparence physique de la personne et la vision de la photographe. Une personne, jeune ou vieille, valide ou invalide, grosse ou maigre, entière ou amputée n’est pas que son apparence. Une personne est une planète à elle seule renfermant autant de laideurs et de beautés qu’un monde puisse contenir. Ma chienne dont les sens ne sont pas bridés, frétille devant toutes les bonnes personnes quelle que soit leur apparence, physique, ce qui facilite la communication.

le n° 3

Au début des années 70, nous femmes du Mouvement de libération des femmes, avions un peu plus d’imagination que la jeune Charlotte Abramow pour représenter notre vulve …tout en pudeur…Parfois je trouve que les jeunes féministes contemporaines manquent de culture féministe et qu’elles s’inscrivent plus dans la contemporanéité superficielle, égocentrique et narcissique que dans l’histoire du féminisme.

La Connectrice, féministe historique

PS Adolescente j’étais fan de Georges Brassens et je chantais « Elle est à toi cette chanson » en m’accompagnant à la guitare. Je chantonne encore certaines de ses chansons …Mais c’était un gros macho. Nobody’s perfect 😉

Brassens était amateur créateur de chansons paillardes (cochonnes, obscènes, pornos…l’objet étant toujours la femme) http://www.paillardes.com/index.php?page=1&limitbot=0&limittop=50&requete=Brassens&param1=resultat.php&entete=A02-Brassens.php

 

Quelle belle idée de mettre en image d’anciennes chansons très connues qui sont toutes dans nos mémoires. Barbara, Nougaro, Brel, Aznavour, Ferré… certains de leurs plus beaux titres n’avaient pas de clips, que de vieilles images usées en noir et blanc, ou quelques moments qui crépitent lors de leur passage sur scène. L’agence Havas s’est unie avec Universal pour offrir de toute nouvelles vidéos à ces artistes aimés par de jeunes cinéastes. Et pour ouvrir cette session, le premier clip est celui des  « Passantes », poème écrit par Antoine Pol et chanté par Georges Brassens en 1972. C’est la toute jeune Charlotte Abramow, réalisatrice et photographe de 24 ans qui propose sa vision de cette délicieuse ode aux femmes. « Je veux dédier ce poèmes à toutes les femmes qu’on aime… », entonne le Sétois à la guitare. Et en image c’est une douceur où les femmes, toutes femmes, jeunes, vieilles, grosses, émues, rigolardes… se succèdent dans des tableaux très tendres. Un bel hommage à toutes ces héroïnes du quotidien. Une chanson à réécouter à l’envie pour se faire du bien au cœur et un clip à regarder pour faire plaisir au regard.

http://www.elle.fr/Love-Sexe/News/Les-Passantes-Brassens-et-les-femmes-superbement-mis-en-image-par-Charlotte-Abramow-3647195

#balancetonporc. Hommes solidaires, comment répondre ?

https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2017/10/29/11-facons-dont-les-hommes-peuvent-repondre-de-maniere-productive-au-mouvement-moiaussi/

11 façons dont les hommes peuvent répondre de manière productive au mouvement #MoiAussi

Le hashtag #MoiAussi a encouragé certains hommes à faire allusion sur Internet à leurs comportements misogynes, mais ils doivent aller au-delà de confessions sur les médias sociaux.

Plus tôt cette semaine, Meghan Murphy a proposé quelques suggestions sur ce que nous pourrions demander aux hommes, à la lumière du hashtag viral #MoiAussi, qui visait à rappeler aux hommes béatement ignorants (ou obstinés) l’omniprésence de l’agression sexuelle et du harcèlement perpétrés par des hommes contre des femmes partout.

Certains hommes ont répondu en reconnaissant qu’ils participent à la misogynie. Certains hommes ont admis être coupables de harcèlement ou d’agression sexuelle. Certains hommes ont présenté des excuses pour avoir laissé d’autres hommes agir ainsi. Mais, même si ces hommes peuvent être bien intentionnés, ce type de réponses sur les médias sociaux ne constitue pas nécessairement une action productive. C’est pourquoi, l’équipe de Feminist Current a compilé une liste (partielle) de suggestions à l’intention des hommes qui voudraient réagir d’une manière productive face au problème de la violence masculine contre les femmes, au-delà d’un étalage de vertu personnelle (virtue signalling) sur Internet.

1) Prenez conscience du nombre de femmes qui sont dans votre vie et qui ont révélé publiquement cette semaine avoir été agressées ou harcelées sexuellement, et laissez cette conscience vous mettre mal à l’aise. Évitez la réaction défensive du « Pas tous les hommes ». Même si vous n’avez pas personnellement agressé sexuellement une femme, ce comportement fait partie de notre culture ; vous devez donc vous attaquer au fait (pour le changer) qu’à l’échelle internationale, une femme sur trois a été exposée à de la violence physique ou sexuelle et que presque toute cette violence est perpétrée par des hommes.

2) Arrêtez de traiter les femmes et les filles comme avant tout « jolies ». Cela signifie éviter de complimenter d’abord et avant tout les filles et les femmes sur leur apparence. Beaucoup d’entre nous faisons cela sans même réfléchir (nous commençons tôt, aussi, en disant aux fillettes qu’elles sont « jolies » ou en commentant leurs tenues), mais de tels commentaires renforcent l’idée qu’être considérée comme attrayante ou désirable est la chose la plus importante qu’une femme ou une fille peut espérer.

3) De même, commencez à prêter attention à la façon dont vous regardez/considérez les femmes. Si la première chose que vous faites quand vous voyez une femme dans la rue est de la mater de haut en bas pour évaluer si elle est « baisable », arrêtez ça.

4) Arrêtez de traiter toutes les femmes comme d’éventuelles partenaires sexuelles, plutôt que simplement comme des personnes intéressantes ou agréables. Si une femme souhaite être votre amie, c’est une bonne chose, pas un échec. Extirpez le concept de « friendzone » (zone de simple amitié) de votre vocabulaire et remplacez-le simplement par le mot « amie ». Les femmes ne perdent pas leur valeur simplement parce qu’elles ne souhaitent pas avoir de relations sexuelles avec vous.

5) Refusez de consommer de la pornographie ou de payer pour du sexe. L’industrie du sexe dit que les femmes sont des choses à acheter et à vendre, à utiliser et à exploiter par les hommes. La pornographie comme la prostitution renforcent l’idée que les femmes existent pour le bon plaisir des hommes. Ces industries sexualisent le viol, la violence et l’oppression. Peu importe si une femme « choisit » de participer à cette industrie pour survivre, l’effet général du commerce du sexe est de déshumaniser les femmes. Inventez des façons de contester les hommes à ce sujet et de leur en parler.

6) Avez-vous maltraité des femmes lors de rencontres sexuelles ? Reconnaissez-le et présentez vos excuses à la femme ou aux femmes que vous avez blessées. N’attendez pas de réponse. Ne vous attendez pas à être pardonné. N’ayez aucune attente. Ne demandez rien à la ou aux femmes que vous avez violentées ou blessées. Ne vous cherchez pas des excuses. Contentez-vous de reconnaître votre comportement et de vous excuser. Et ne le refaites jamais.

7) Subventionnez discrètement des événements, médias et organisations féministes. Vous pourriez, par exemple, faire don d’une part de votre salaire hebdomadaire représentant l’écart de rémunération entre hommes et femmes (13 pour cent) à une organisation qui soutient directement les femmes victimes de violence masculine. Vous n’avez pas besoin de vous en vanter sur les réseaux sociaux – le but n’est pas que vous soyez récompensé.

8) Portez-vous bénévole dans l’équipe de nettoyage après un événement féministe. Ou pour cuisiner des mets. Ou pour collaborer au service de garde d’enfants. Faites tout acte que des féministes vous demandent de faire pour que leur événement puisse être un succès.

9) Apprenez à écouter. Évitez de dominer dans les conversations. Lorsque vous rencontrez une femme dans un bar, que vous parlez à des amies ou à des collègues, ou lorsque vous parlez à votre partenaire, par exemple, pratiquez une écoute active et soyez conscient d’à quel point vous interrompez/parlez beaucoup/vous imposez dans les conversations. Est-ce que vous posez des questions ? Est-ce que vous écoutez les réponses ? Entendez-vous ce que les femmes disent ? Les hommes passent beaucoup de temps à couper la parole aux femmes et à s’adresser à elles d’un ton péremptoire ; ils doivent passer plus de temps à écouter, car les hommes sont socialisés à ne pas être conscients de l’espace qu’ils occupent dans le monde. Ce n’est qu’un exemple de la façon dont se manifeste le pouvoir masculin. Ce comportement dissuade les hommes d’être en empathie avec les femmes et de travailler à mieux comprendre leurs expériences.

10) Ne neutralisez pas les problèmes qui ne sont pas neutres à l’égard du genre. Il ne sert à rien d’insister sur le fait que la violence masculine à l’encontre des femmes est un « problème humain ». Il est inutile de dire que « la culture du viol n’a pas de sexe ». Il est inutile de dire que vous êtes contre « toute forme de violence ». Oui, des hommes vivent de la violence et des agressions commises par d’autres hommes, mais cela n’annule pas le fait que la violence masculine à l’encontre des femmes est systémique. Répondre de cette manière équivaut essentiellement à banaliser l’expérience des femmes, comme répondre «  toutes les vies comptent » [lorsqu’on entend « Black Lives Matter »]. Le mouvement #MoiAussi tient les hommes pour responsables de la violence qu’ils exercent à l’encontre des femmes, et pour remédier efficacement à cette violence, nous devons nommer le problème et le prendre par la racine.

11) Comprenez que, en tant qu’homme, vous ne serez jamais pleinement capable de comprendre ce que les femmes vivent au jour le jour, sous le patriarcat. Il n’y a pas eu un seul jour dans l’histoire du monde où une femme n’a pas été violée ou battue par un homme. Les femmes vivent, chaque jour, dans la peur de la violence masculine. La vie des femmes est façonnée par la culture du viol et par le regard masculin d’une foule de façons – explicites ou subtiles –, de la haine de leur corps au syndrome de stress post-traumatique, en passant par les choix que nous faisons en matière de travail, de voyages, de relations, de vêtements, de relations sociales et plus encore. Croyez-nous quand nous vous parlons de ces expériences. Croyez-nous quand nous vous disons que c’est un problème énorme et urgent. Croyez que nous ne cherchons pas à dramatiser ou à attirer l’attention. Croyez-nous, même si vous ne comprenez pas complètement. Nous ne déversons pas notre traumatisme en ligne pour le plaisir.

 

Version originale : http://www.feministcurrent.com/2017/10/22/14-ways-men-can-respond-productively-metoo/

Traduction : TRADFEM

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