Flux RSS

Archives de Catégorie: Inégalités

Simone de Beauvoir. Nous lui devons tant

L’ouvrage historique de Simone de Beauvoir , Le deuxième sexe a inspiré des millions de femmes à travers le monde les incitant à prendre leur destin en main en luttant pour leurs droits et leurs libertés.

Malheureusement, aujourd’hui en France, les femmes subissent un recul notoire de leurs condition et considération et le féminisme est absorbé par les LCBTQXY qui ont oublié les fondements de la philosophie féministe au profit des droits homosexuels qui aboutissent à la PMA et la GPA, au mépris du droit des enfants, des mères porteuses et donneuses d’ovocytes. Le droit A l’enfant néglige la question essentielle du D’où venons-nous ? Que sommes-nous ? Où allons-nous ? tel que l’a illustré Gauguin dans une grande fresque testament.

Image associée

Aujourd’hui, les machistes femmes et hommes s’acharnent à détruire le travail de Simone de Beauvoir en focalisant sur le fait qu’elle aurait eu des relations avec l’une de ses élèves …J’ignore si cette rumeur est exacte mais le comportement d’une personne ne devrait pas autoriser à juger ses productions littéraires et artistiques. Si c’était le cas, alors nous devrions bannir des musées et des bibliothèques Gauguin, Picasso, Dali, Apollinaire, Anatole France, Flaubert et Maupassant, Rodin, Marguerite Duras et des centaines d’autres.

Récemment, je lisais la biographie de Marie Brizard qui, au XVIIIème siècle inventa la potion miraculeuse qui porte son nom. Cette femme courageuse dû s’associer à un homme pour gérer son argent, droit interdit aux femmes à l’époque. Elle choisit de ne pas se marier et de ne pas avoir d’enfants pour être totalement disponible pour son entreprise. Je pensais alors au constat de Simone de Beauvoir : une femme doit choisir entre sa tête et son utérus. Elle exprimait justement la réalité de la société patriarcale qui ne permet pas aux femmes d’être à la fois mère et entrepreneuse, à concilier vie professionnelle et vie familiale. Une situation qui suscite encore de nos jours des débats dont voici un exemple.

Xerfi Canal a reçu Mark Smith, professeur en Ressources Humaines à Grenoble Ecole de Management, pour parler de l’équilibre entre vie de famille et vie professionnelle. Une interview menée par Mounia Van de Casteele.

Nous lui devons tant

Emmanuelle Escal livre ici un témoignage de l’influence de Simone de Beauvoir et du Deuxième Sexe dans sa construction personnelle. C’est en chanson qu’il y a quelques années, elle a souhaité rendre un puissant femmage à celle qui a beaucoup compté pour elle. Écoutons-là…

 

J’ai écrit cette chanson quelques années après la mort de Simone, qui nous a quittés en avril 1986. C’était au départ un poème, resté inachevé. Trop douloureux de coucher sur du papier que c’était fini, que nous ne la reverrions plus. Puis la chanson est venue, comme viennent pratiquement toutes mes chansons, le texte et la musique en même temps.

En 1999, il y a eu les célébrations du cinquantenaire du Deuxième Sexe. Anne Zelensky, ma compagne, avait co-fondé avec Simone et d’autres amies féministes, en 1974, la Ligue du Droit des Femmes. Elle en était devenue présidente après la mort de Simone qui présidait notre association. La Ligue avait organisé un concours en direction des jeunes, sur la fameuse phrase : « On ne naît pas femme, on le devient ». Tout support était le bienvenu : peinture, poésie, vidéo, BD, etc… Les prix avaient été remis à la Coupole, lors d’un dîner festif qui a eu beaucoup de succès, en avril 1999. Des comédiennes, Danièle Lebrun, et notre amie hélas disparue, Marie-France Pisier, étaient venues lire des extraits des livres de Simone. Il y eut d’autres prestations et témoignages. J’ai chanté pour la première fois en public, ma chanson, enregistrée en janvier dans des conditions artisanales, avec un autre titre.

Simone de Beauvoir a été importante pour moi quand j’ai découvert Le Deuxième Sexe, à dix-sept ans. J’ai dévoré ses livres et me suis beaucoup intéressée à la vie de cette femme hors du commun. Depuis un moment, je pensais que les hommes avaient un gros problème avec les femmes, pour les maintenir toujours en état d’infériorité. On pouvait lire à l’époque, dans le dictionnaire, au mot « femme » : « compagne de l’homme ». Je ne pouvais me définir ainsi, et me demandais si j’en étais bien une, de femme. J’étais amoureuse de filles, et cela n’allait pas de soi dans la société, c’est le moins que l’on puisse dire. Plus tard, j’ai rencontré Monique Wittig qui écrivait qu’une lesbienne n’était pas une femme. Réponse au dictionnaire.

En lisant Simone de Beauvoir, je me suis sentie moins seule. Elle répondait à pas mal de mes questionnements. Vingt ans après la parution du Deuxième Sexe, le miracle a eu lieu, inédit dans l’histoire : la réflexion élaborée par la philosophe dans cet essai, s’incarnait dans la lutte féministe. Des jeunes femmes mettaient en pratique avec le MLF, la pensée si riche de Simone de Beauvoir. Nous nous sommes rejointes, les jeunes féministes de la fin des années soixante, et elle qui nous avait ouvert la voie…

Simone était gaie, drôle, curieuse de tout, surtout des autres, toujours dans une écoute passionnée. Elle aimait plus écouter que parler. Dans l’amitié, elle abandonnait son côté un peu raide qui lui servait de protection face aux attaques qu’elle avait subies ; Ses yeux bleus et son sourire tendre me faisaient craquer. Un jour, Anne lui a dit qu’elle était belle. Elle était totalement déconcertée. Il semblait qu’on avait oublié de le lui dire !

Simone de Beauvoir ne connaît pas d’éclipse. Elle marquera durablement l’histoire de l’humanité. « Ce qui libère la femme libère l’homme » a-t-elle écrit. Le féminisme ne concerne pas seulement les femmes. Il est l’affaire de tous les êtres humains.

 Oui Simone, nous vous devons tant.

Paroles

SIMONE DE BEAUVOIR

La rue Schœlcher, le cimetière

Et la tristesse qui m’étreint

Vous imaginer sous la terre

Où vivent dessus tant de pantins

 

Les mots d’amour des étrangères

Sur votre tombe, éparpillés

Comme des offrandes légères

Sont toujours écrits en français

 

REFRAIN

Simone de Beauvoir

Vous faites partie de mon histoire

Et si je vis mieux à présent

C’est que je vous dois tant

Simone de Beauvoir

Vous êtes au fond de ma mémoire

Et si je vis mieux à présent

C’est que je vous dois tant

 

J’ai dans le coeur ce jour de printemps

Ile de Ré, Anne et Sylvie

Le vent défait votre turban

Sur l’une des photographies

 

Vous souriez, un peu fragile

Et nous marchons sur le chemin

Ignorant qu’au prochain avril

Vous allez nous quitter soudain

 

Refrain

 

Il n’y avait pas tant d’images

De femmes à qui s’identifier

Si nous voulions tourner la page

Et vivre nos vie en entier

 

La vôtre me fut un modèle

Que ma jeunesse a admiré

Vous étiez superbe et rebelle

Libre de tous les préjugés

 

Refrain

 

Simone de Beauvoir

Vous faites partie de mon histoire

Et si je vis mieux à présent

C’est que je vous dois tant.

L’autrice : Engagée dans le Mouvement des femmes depuis les années 70, Emmanuelle Escal est auteure, compositrice et interprète. Son album « Projet d’Amour » est dédié à sa compagne de toujours, Anne Zelensky, figure historique du mouvement féministe. Après avoir chanté dans des cabarets et des café-théâtre dans les années 1970, Emmanuelle Escal reprend la scène en 1999. Elle produit un premier CD de deux titres, qui comporte un hommage à Simone de Beauvoir, avec qui elle a partagé de nombreux combats.

Pour citer cet article : Emmanuelle Escal, “Nous lui devons tant”, Chère Simone de Beauvoir, août 2019. URL : https://lirecrire.hypotheses.org/1753

Opposition mondiale à la GPA dont l’horreur ressort d’une étude 2019

Trois organisations anglo-saxonnes rejoignent La Coalition internationale pour l’abolition de la maternité de substitution,  (CIAMS) lancée le samedi 22 septembre 2018 à Paris. Le CIAMS a été signé par de nombreuses associations féministes issues du monde entier. (voir plus bas)

http://abolition-ms.org/actualites/lancement-de-la-coalition-internationale-pour-labolition-de-la-maternite-de-substitution-ciams/

L’horreur de la réalité de la maternité de substitution d’après une étude réalisée en 2019 par Sheela Saravanan http://abolition-ms.org/actualites/de-graves-violations-des-droits-humains-se-commettent-au-nom-de-la-liberte-reproductive/

Il me semble tout à fait incroyable que les opposantes à la GPA (et de rares opposants, demandez-vous pourquoi ) doivent avancer une multitude d’arguments éthiques et médicaux alors que les partisans de cette abomination se contentent d’arroser de sirop compassionnel cette consommation honteuse de femmes et d’enfants.

La Connectrice

Le travail de la scientifique Sheela Saravanan

…Le fait de séquestrer des femmes dans un bâtiment est une violation des droits humains. Les enfants transformés en marchandise sont étiquetés en fonction de leur poids à la naissance, de leur sexe, de leur apparence et, par voie de conséquence, il est clair que les foetus sont avortés de façons sélective (on parle de réduction embryonnaire). Selon la nouvelle étude mise à jour de Sheela Saravanan, pour devenir mères porteuses, les femmes sont sélectionnées selon de leur classe, leur âge, la couleur de leur peau, leur religion, leur caste et leur rémunération, et varient en fonction de ces paramètres.

Nous avons déjà rendu compte d’un entretien avec Sheela Saravanan réalisé lors de la conférence internationale «Broken Bonds and big money sur la GPA à l’Université RMIT de Melbourne, en Australie, dans un article intitulé  «Une vision féministe du marché mondialisé de la maternité de substitution» «. ». Saravanan est professeure au département d’anthropologie de l’université de Heidelberg, en Allemagne, titulaire de deux masters en géographie et développement, Docteur en santé publique.  Elle s’est spécialisée dans les pratiques de santé reproductive et d’accouchement en Inde. Ses travaux postdoctoraux dans des universités allemandes étaient axés sur la santé maternelle et infantile, les avortements sélectifs, les techniques de procréation et la maternité de substitution.

Son approche a toujours été basée sur la justice reproductive et le féminisme transnational. C’est une excellente oratrice, qui a exposé à de nombreuses reprises son travail aux Nations Unies et à d’autres conférences importantes en tant que chercheuse indépendante sur la violence exercée à l’égard des femmes en Asie et en Europe, ainsi que sur la santé de la reproduction. Son livre, « Une vision féministe transnationale du bio-marché de la maternité de substitution en Inde », est le fruit de recherches approfondies sur le terrain, une documentation rassemblant de nombreuses interviews de femmes qui révèlent les terribles conditions dans lesquelles les mères « de substitution » sont surveillée tout au long de leur grossesse et sur le commerce des ovocytes et embryons.

En 2019,  Sheela Saravann a actualisé ses recherches précédentes (Présentationtexte intégral) gràce au financement et l’intérêt de « l’Observatoire Européen de la Non-Discrimination et des Droits Fondamentaux » La spécificité de cet observatoire réside dans sa structure flexible, qui non seulement théorise, mais mène également ses propres actions sur le terrain et développe ses propres priorités liées aux sans-abri, aux personnes handicapées, aux migrants, aux femmes et aux enfants dans le contexte de la protection de l’enfance. Leur rôle : Engager un dialogue constant avec les institutions européennes, ainsi qu’avec les autorités politiques nationales et régionales, afin d’échanger des informations et contribuer à la mise en œuvre de mesures politiques efficaces…

Stop surrogacy now

Unification de l’opposition mondiale

StopSurrogacyNow continue d’unifier et de promouvoir l’opposition mondiale à la maternité de substitution, trois organisations rejoignant la campagne mondiale SSN: OBJECT (Royaume-Uni), Breaking Free (États-Unis) et Nordic Model Now! (ROYAUME-UNI).

OBJEcT (UK)

« OBJECT combat les systèmes sociaux qui objectivent les femmes: les métiers du sexe, la maternité de substitution et le transgenre. OBJECT veut abolir la maternité de substitution, car celle-ci exploite les femmes et ignore les droits des enfants. La femme agricultrice ne peut jamais avoir raison.

– Janice Will, présidente de OBJECT – Women Not Sex Objects

Breaking Free (Etats-Unis)

« Breaking Free est une organisation à but non lucratif basée à Saint-Paul qui dessert les femmes et les filles impliquées dans des systèmes de maltraitance, d’exploitation et de prostitution / trafic sexuel. Nous travaillons pour aider les femmes à échapper à ces systèmes et situations dangereux et oppressifs par le biais de la sensibilisation, des services directs, du logement et de l’éducation. Chez Breaking Free, nous sommes investis dans la lutte contre tous les aspects de la violence à l’égard des femmes dans le Minnesota et dans tout le comté et nous pensons que la maternité de substitution fait partie de cette catégorie ».

–Teresa Forliti, directrice exécutive (États-Unis)

Modèle nordique maintenant! (ROYAUME-UNI) 

“ Modèle nordique maintenant! est fier de soutenir la campagne Stop Surrogacy Now. Nous sommes un petit groupe de femmes de base au Royaume-Uni. Notre principal objectif est de faire campagne en faveur de l’approche du modèle nordique en matière de prostitution, qui vise à parvenir à l’abolition de la prostitution tout en aidant les personnes qui en sont prises à se reconstruire à l’extérieur.

Nous avons toujours considéré que la maternité de substitution était étroitement liée à la prostitution – à la fois, le corps même de la femme et son instrumentation au profit de quelqu’un d’autre, tandis que toute une chaîne alimentaire de tiers bénéficie économiquement de cet arrangement.

Dans la prostitution, elle devient un jouet sexuel pour une succession d’hommes sans nom et est obligée de flatter chacun d’eux et de prétendre qu’elle les aime. Dans la maternité de substitution, elle devient une ligne de production dont le produit est un bébé réel, et encore une fois, elle subit de nombreuses pressions pour prétendre que c’est autre chose que ce qu’elle est réellement – qu’elle a été réduite à une fonction au profit de quelqu’un d’autre, et le bébé a été réduit à une marchandise à vendre.

Les droits de l’homme sont fondés sur la dignité inhérente à chaque être humain. Instrumentaliser et commercialiser un être humain est une violation fondamentale et flagrante de cette réalité et a un impact sur chacun de nous et sur le type de société dans laquelle nous vivons – car si vous pouvez violer les droits humains d’une personne, il est plus facile de violer les droits de quelqu’un .

Le fait qu’il soit si difficile pour beaucoup de voir les violations des droits de l’homme inhérentes à la prostitution et à la maternité de substitution est une indication claire que les femmes n’ont pas encore bénéficié de tous les droits de l’homme, dans la pratique et dans la culture. Nous sommes toujours considérés en deuxième classe.

Au Royaume-Uni, la Law Commission organise une consultation sur les propositions d’ouverture de la maternité de substitution, notamment pour permettre aux mères biologiques de recevoir une indemnité et pour lever toutes les restrictions sur la publicité pour des services permettant la maternité de substitution.

Si vous ne voulez pas que des bébés soient vendus au Royaume-Uni et que les femmes pauvres et défavorisées soient réduites au rang d’éleveurs pour les riches, nous vous invitons à soumettre une réponse. Cela ne prend que 10 minutes!

– Anna Fisher, présidente du modèle nordique maintenant!

Partager Partager
Tweet Tweet

Signataires français du CIAMS :

Assemblée des Femmes
Association Bagdam Espace lesbien, Toulouse.
CADAC Coordination des Associations pour le Droit à l’Avortement et à la Contraception
CEL, Centre Evolutif Lilith, Lesbiennes Féministes de Marseille
CMPDF, Collectif Midi-Pyrénées pour les Droits des Femme
Collectif « Tout.e.s contre les violences obstétricales et gynécologiques »
CoRP Collectif pour le Respect de la Personne.
CQFD Lesbiennes Féministes
Forum Femmes Méditerranée
Initiative  Féministe Euromed IFE-EFI
Les Chiennes de Garde
LIbres MarianneS
Ligue des Femmes Iraniennes pour la Démocratie- LFID
Maison des Femmes de Paris
MFPF 93 Mouvement Français pour le Planning Familial section seine saint denis – 93
REFH Réussir l’égalité Femmes-hommes
Regard de femmes
Réseau Féministe « Ruptures »
Zéromacho, réseau international d’hommes contre le système prostitueur
Collectif 13 Droits des femmes
Marche Mondiale des Femmes ( France)
ELCEM – Elus Locaux Contre l’Enfance Maltraitée
Encore Féministes
Amicale du nid
Femmes Libres
CNN Conseil National des Femmes Françaises
Femmes et hommes d’avenir – Clermont Ferrand
V.iDeaux TELEDEBOUT
VI GILANTES
Femmes pour le Dire, Femmes pour Agir
LDIF – Ligue du Droit International des Femmes
NCL – Nouvelle Collective lesbienne
CNDF Collectif National pour les Droits des Femmes
Fondation Scelles
Stoppt Leihmutterschaft
Arcilesbica

Violences conjugales. Le premier ministre répond à une pétition. Promesses, promesses…

 

Résultat de recherche d'images pour "dessin violences conjugales "

https://www.cartooningforpeace.org/

Réponse de Edouard Philippe Premier ministre à la pétion qui ce jour a reçu 775 000 signatures     https://www.change.org/p/sauvons-celles-qui-sont-encore-vivantes     

Il aura tout de même plus de 100 femmes assassinées par leur conjoint depuis janvier 2019 pour que le gouvernement saisisse le drame, organise un « Grenelle » et propose des mesures. Certes c’est un début et j’espère que ce début aura une continuation permanente car nous sommes loin d’être sorties du féminicide d’autant plus que des masses de migrants formés à des cultures qui méprisent les femmes et les exploitent exercent une forte influence sur notre société en déclin, levant le tabou chez des milliers d’autochtones qui rêvent de cogner leur compagne mais se retiennent par peur du gendarme.

On attend avec impatience la publication des lois annoncées au Journal Officiel ainsi que leurs décrets d’application et la diffusion de ceux-ci au sein de tous les organismes publics. On attend aussi la publication des moyens humains et financiers alloués à ces mesures. On attend également la mise en place en moyens humains et financiers du suivi de ces mesures et de leur bilan tous les 6 mois.

La Connectrice

9 SEPT. 2019 — Chères signataires, chers signataires,

Vous avez raison, dans notre pays, les violences conjugales sont un phénomène massif, et souvent impuni. Nos mentalités et nos pratiques restent entachées de machisme, de stéréotypes et de lâcheté quand il s’agit de les dénoncer et d’accompagner celles qui les subissent. Quant aux dysfonctionnements institutionnels, ils sont une honte pour notre République.

Vous êtes mobilisés, depuis longtemps déjà, pour dénoncer et combattre ce fléau. C’est pourquoi je tiens à vous présenter les premières mesures du Grenelle de lutte contre les violences conjugales.

1. Il faut d’abord assurer une mise à l’abri rapide des femmes qui fuient leur domicile conjugal.

Une plateforme de géolocalisation est en cours de création pour que les victimes soient orientées, en temps réel, vers les places disponibles, près de chez elles. 1000 places d’hébergement dédiées aux femmes victimes de violences seront ouvertes à partir de janvier 2020. Elles viendront s’ajouter aux 5 240 places déjà existantes. Elles se répartiront en 250 places dans l’hébergement d’urgence et 750 places dans le logement social, solution qui peut être plus adaptée aux femmes qui partent avec leurs enfants. Les femmes victimes de violences auront par ailleurs accès à la garantie Visale, une caution gratuite de la part d’Action Logement.

2. La deuxième urgence consiste à assurer la protection des victimes à toutes les étapes de leurs démarches, pour les encourager à porter plainte.

Car la plupart des féminicides ont lieu quand les femmes quittent leur conjoint ou portent plainte. Et quand elles trouvent le courage de le faire, elles se heurtent trop souvent à des réactions maladroites, déplacées ou indignes, au sein de nos commissariats et de nos gendarmeries.

Nous lançons donc un audit de 400 commissariats et gendarmeries, ciblé sur l’accueil des victimes de violences conjugales, pour inciter au dépôt de plainte. Nous fournirons aussi un protocole unique d’évaluation du danger aux commissariats et aux gendarmeries, pour éviter toute disparité d’un territoire à l’autre.

La possibilité de porter plainte à l’hôpital va être généralisée à partir du 25 novembre.

Enfin, nous voulons identifier des procureurs référents spécialisés et expérimenter des chambres d’urgence pour que les dossiers soient traités en quinze jours, avec une meilleure articulation des différents acteurs judiciaires.

3. La troisième urgence consiste à assurer un éloignement effectif des conjoints et ex-conjoints violents.

Nous voulons déployer, dans l’année, le bracelet électronique. Un projet de loi a été déposé pour que le juge puisse ordonner la mise en place de ce dispositif en cas de condamnation pour violences conjugales, mais aussi avant toute condamnation, dans le cadre d’un contrôle judiciaire ou d’une ordonnance de protection. Le bracelet devra être posé dans les 48h après le prononcé par le juge.

4. Enfin, nous voulons réformer notre législation en matière d’autorité parentale.

Il faut en finir avec l’illusion qu’un conjoint violent pourrait être un bon père. Les enfants sont toujours des victimes d’un environnement familial dégradé. Beaucoup de pères violents utilisent leurs enfants comme un instrument de pression sur leur conjointe ou leur ex-conjointe. C’est pourquoi nous proposons deux mesures :

– Quand le juge pénal examine une plainte, il pourra suspendre ou aménager l’exercice de l’autorité parentale : suppression du droit de visite et d’hébergement, possibilité pour la mère de prendre les décisions seule tout en continuant à percevoir une pension alimentaire. Cette mesure sera plus souple, plus opérationnelle et plus juste que le retrait de l’autorité parentale.

– L’exercice de l’autorité parentale sera suspendu de plein droit en cas d’homicide volontaire par le conjoint, sans qu’il soit besoin d’une décision du juge. Et ce dès la phase d’enquête ou d’instruction.

Le Grenelle, porté par la Secrétaire d’Etat à l’égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, a commencé le 3/09/2019, en référence au numéro d’urgence 3919. Il durera jusqu’au 25 novembre. Il va préciser et enrichir ces premières annonces. Ce qui est en jeu, c’est de transformer très profondément nos mentalités, nos pratiques et nos institutions. Pour que la tolérance zéro devienne la règle, en matière de violences conjugales. Pour que toutes nos concitoyennes aient le droit de vivre libres et en sécurité, avec ou sans leur conjoint.

LE PREMIER MINISTRE VOUS RÉPOND : CONTRE LES VIOLENCES CONJUGALES, LE GOUVERNEMENT S'ENGAGE
Contre les violences conjugales, le Gouvernement agit ! Rendez-vous ce soir à 18h30 avec Marlène Schiappa pour en savoir plus sur les…

Violences conjugales Maroc : « Celui qui ne tabasse pas sa femme n’est pas un homme. »

Résultat de recherche d'images pour "dessin violences conjugales islam"

https://desterel.wordpress.com/2009/11/27/journee-de-la-femme-battue/

A l’heure du « Grenelle des violences conjugales », Boulevard Voltaire publie  un article « féministe » pour la défense des femmes marocaines dans leur pays et dans les pays d’immigration dont la France. Il ne faut pas le dire mais les mâles des pays musulmans sont arrivés avec dans leur besace les traditions machistes de leur pays d’origine. Non seulement ils maltraitent leurs femmes quand elles sont venues avec eux (généralement ils les laissent au pays) mais ils maltraitent toutes les femmes et même parfois maman. Il y aurait une recrudescence des violences d’ados envers leur mère. Chut, faut pas le dire.

Bien sûr, des bons français de souche d’origine chrétienne maltraitent aussi leur compagne mais ils savent que c’est mal et que c’est un délit ou un crime sanctionné par la loi. Mais quand ces bons français voient et entendent que de nouveaux arrivants de culture musulmane maltraitent les femmes (coups, viols, harcèlements, insultes, discriminations et assassinats), qu’ils constatent que les sanctions sont faibles « par souci d’apaisement », ils se disent à raison qu’ils auraient tort de se gêner. Tout être humain déchaîne ses pulsions par effet d’entraînement lorsque ses semblables lèvent un tabou.

L’islamisation de la France comprend le djihad civilisationnel, la remise en question de nos usages et de nôtre culture le plus souvent avec la complicité des autochtones. On se souviendra de l‘affaire Yacine Chaouat, cet assistant parlementaire de la mairie du XIXème, un tunisien homosexuel dont le père avait décidé de lui donner une épouse. Chaouat la battait et l’attachait à un radiateur pour la contrôler. La justice passa et Yacine fut promu par le PS à l’intégration (!) jusqu’à ce que ses parrains maires d’arrondissement et de Paris soient contraints de le démissionner. Entre temps, le courageux élu qui avait dénoncé l’affaire fut renvoyé. Mais en 2017, Chaouat était soupçonné d’apologie du terrorisme https://www.lepoint.fr/justice/l-assistant-parlementaire-soupconne-d-apologie-du-terrorisme-repond-24-02-2017-2107135_2386.php  mais l’enquête a été classée sans suite http://www.leparisien.fr/politique/apologie-du-terrorisme-l-enquete-sur-un-assistant-parlementaire-ps-classee-sans-suite-11-04-2017-6845712.php

Quel rapport me direz-vous avec les violences conjugales ? Tout simplement parce que le cogneur Chaouat aux moeurs islamistes est protégé par le lobby gay, l’appareil PS et forcément par Macron Gay friendly. Il est bien de faire un Grenelle contre les violences conjugales mais sans l’adhésion totale des pouvoirs à ce combat, les femmes risquent d’être encore battues et torturées mentalement jusqu’à la fin de l’humanité.

Résultat de recherche d'images pour "dessin violences conjugales islam"

https://www.marianne.net/societe/islamisme-et-terrorisme-ceux-qui-ne-veulent-pas-voir

La Connectrice

 

Un chanteur marocain conseille aux hommes de tabasser leur femme !

Vous connaissez peut-être le proverbe arabe « Bats ta femme tous les matins ; si tu ne sais pas pourquoi, elle le sait ». S’il ne figure pas expressément dans le Coran, on ne peut nier que, dans beaucoup de pays où domine la religion musulmane, les femmes semblent être considérées comme des êtres inférieurs. Dernier exemple, les propos d’un chanteur marocain, lors d’une émission télévisée, le 29 juin 2019 : « Celui qui ne tabasse pas sa femme n’est pas un homme. » 

Ils ont provoqué une vague d’indignation dans les milieux éclairés. Mais, curieusement, en France, on n’en a guère parlé, jusqu’à ces derniers jours où les réseaux sociaux rappellent ces paroles, pour le moins machistes, de l’artiste. En relation avec l’ouverture du Grenelle des violences conjugales ?

Ce chanteur semble prendre plaisir à de telles « provocations », terme inapproprié, tant ces propos lui paraissent naturels. Non seulement il a ajouté qu’« au Maroc, cela est normal, chacun peut faire ce qu’il veut de sa femme, la frapper, la tuer », mais il s’est vanté d’avoir trompé la vigilance de la police espagnole qui l’avait placé en garde à vue pour avoir mis son précepte en application sur sa propre femme.

En 2018, le Maroc a bien adopté (au bout de cinq ans, ce qui prouve qu’il y avait des résistances) une loi pour lutter contre les violences faites aux femmes, avec, notamment, la création d’une infraction de harcèlement sexuel, mais la nouvelle loi ne prend pas en compte le viol conjugal.Selon une étude du journal La Croix du 19 mai 2019, au Maroc, la majorité des femmes sont victimes de violences. Une enquête du ministère de la Famille, publiée le mardi 14 mai, précise que 54,4 % des Marocaines ont « subi une violence (physique, sexuelle, psychologique, économique, électronique) » en 2018. La responsable d’une association féministe confiait alors : « Nous avions de grandes ambitions au moment de l’élaboration de cette loi. Elle a été une grande déception. »Apparemment, la condition des femmes au Maroc ne semble pas émouvoir les élites qui nous dirigent. Elles ne rechignent pas à faire preuve d’ingérence dans les pays qui ne respectent pas les droits de l’homme, souvent pour des raisons politiques, mais restent muettes sur ce point. Comme si elles partageaient la maxime de Pascal sur la relativité de la justice : « Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au-delà » ! D’aucun diront que, tant que cela se passe dans d’autres pays, cela ne nous concerne pas.

Le problème, c’est que beaucoup de ressortissants de ces pays viennent en France, ou y sont déjà installés, et ne semblent pas toujours prêts à renoncer à certains usages inscrits dans leur culture. Du reste, nos gouvernants sont plus prompts à défendre des usages qui nous sont étrangers, pour ne pas être accusés de discrimination, qu’à défendre les valeurs de notre civilisation occidentale. Voyez comme ils sont indulgents avec des pratiques comme le port du voile ou les prières de rue ! Soit pour des raisons électorales, soit (ce qui est pire) qu’ils ne croient plus aux valeurs sur lesquelles la France s’est fondée, qui ont, jusqu’à ces dernières années, maintenu sa cohésion.

Il ne s’agit pas de mettre en cause les autorités marocaines, qui font ce qu’elles peuvent dans un pays marqué par des traditions ancestrales. Mais les pays occidentaux, à commencer par la France, ne devraient pas tomber dans le relativisme culturel qui les conduit inéluctablement au déclin.

Philippe Kerlouan

Écrivain

PMA. GPA. Le terrifiant pouvoir du lobby LBGTQXYZ

 

Résultat de recherche d'images pour "pma caricature"

Le lobby homosexuel n’a jamais caché son intention de faire évoluer le PACS vers le mariage de même sexe, la PMA pour toutes et la GPA pour tous. Il l’a dit ouvertement au cours de débats et par la voix de son avocate Caroline Mécary. Il a été appuyé par le lobby médical qui, par la voix du docteur Olivennes au cours des débats sur la bioéthique assurait que les médecins étaient prêts, qu’ils avaient déjà le savoir faire et le matériel, qu’ils n’attendaient que le vote de la loi autorisant la GPA, ajoutant que la France était très en retard dans ce domaine.

De son côté, le financier  du PS, Pierre Bergé assurait qu’être mère porteuse était l’équivalant d’un ouvrier qui louait ses bras pour gagner sa vie. Un argument qui me rappelait celui du professeur Jérôme Lejeune, fervent opposant à la liberté d’avorter qui comparait une femme enceinte à un automobiliste décidant de tuer ses passagers. Dans les deux cas, des hommes décident du sort du ventre des femmes.

Ce sont encore des hommes qui louent des ventres de femmes pour satisfaire leur désir d’enfant, littéralement coûte que coûte, payant un service maternel très coûteux pour la mère porteuse et l’enfant commandé, les deux courant de sérieux risques de santé. A ces risques de santé s’ajoutent pour la mère de substitution de lourdes contraintes : prise massive d’hormones, contrôles médicaux réguliers, surveillance obstétrique et surveillance de son mode de vie car elle ne doit pas mettre l’investissement de ses clients en danger . La donneuse d’ovocyte encourt également des risques. J’avais récapitulé ces risques et contraintes dans deux articles détaillés :  https://laconnectrice.wordpress.com/2019/08/04/la-pma-gpa-don-dovocytes-font-courir-des-risques-a-la-mere-et-lenfant/  

https://laconnectrice.wordpress.com/2019/08/04/la-pma-gpa-don-dovocytes-font-courir-des-risques-a-la-mere-et-lenfant/

Les partisans de la PMA et de ma GPA ont peu d’arguments : justice sociale, droit à l’enfant, justice de genre, lutte contre la discrimination, changement de la cellule familiale avec rôles paternels et maternels interchangeables, la technique permet l’égalité des droits.

Les opposants à la PMA pour toutes et à la GPA défendent la culture française, le respect des parents et des enfants, contre la marchandisation des femmes et de bébés, la commercialisation de la procréation par l’exploitation de technologies toutes puissantes parce que sources de profit, la défense des pauvres qui sont exclus du marché, la difficulté d’adopter des enfants existants orphelins mal traités exploités, abandonnés par l’Etat sans contrôle des familles d’accueil, contre l’anonymat des donneurs de gamètes et les naissances sous X, etc.

Résultat de recherche d'images pour "pma caricature"


PMA et GPA: pas encore votées, déjà adoptées (par nos élites)!

Du PACS au transhumanisme, la roue crantée du progrès est inarrêtable

Disons-le tout net, le PACS a mené au mariage… qui mène à la PMA… qui mène à la GPA… qui mènera à la libéralisation de la recherche sur l’embryon. Bientôt: les chimères génétiques. La boucle est bouclée.

Au lieu de l’action, c’est la fuite en avant sur le front sociétal. La PMA n’est pas mise en débat à l’Assemblée qu’on a anticipé la GPA. Depuis les politiques jusqu’au peuple en passant par les élites et les sondeurs patentés ; depuis les journaux de tout bord jusqu’aux émissions télévisées ; depuis belle lurette, on parle de la PMA comme si la loi était votée. La page est tournée sans avoir été écrite. Des extrémistes donneront de la voix à la rentrée ? Qu’on les fasse taire et passons à autre chose ! Bien joué !

A lire aussi : Marc-Olivier Fogiel: « Ce n’est pas la génétique qui m’a fait père, c’est le désir »

Les diktats du désir

Dans Le Figaro du 2 août, la philosophe Chantal Delsol analyse « le rouleau compresseur » menant du PACS à l’eugénisme, non plus programmé par un Etat totalitaire mais « légitimé par la volonté individuelle » : ce qu’elle appelle excellemment : « la roue crantée du progrès ». Guillaume Larrivé, tête de gondole du clan LR, prépare, à haute voix, son projet de loi contre la GPA, afin de nous éviter de nous réveiller « hagards, dans un monde transhumaniste, qui ne respecte plus les normes humaines ».

🇫🇷 Guillaume Larrivé

@GLarrive

. Les conventions de mère porteuse sont une violence faite aux femmes, aux enfants et à l’Humanité. Parce que nous sommes humanistes, nous ne pouvons l’accepter.

Vidéo intégrée

Ce qui le dispense, pour lors, d’être vent debout contre la PMA, porte royale du transhumanisme, avec l’instrumentalisation du corps humain et le marché juteux de l’or blanc. L’épiscopat pointe les dangers de la PMA. Un journal catholique la banalise tout en reconnaissant que ses conséquences, extrêmement néfastes, seront peu de chose en fonction de ce qui vient. Ainsi s’accomplit la prophétie : le PACS a mené au mariage qui mène à la PMA qui mène à la GPA qui mène à la libéralisation de la recherche sur l’embryon. Bientôt les ciseaux CRISPR-CAS9 et les chimères génétiques. La boucle est bouclée.

Macron nage

Au fort de Brégançon, le président nage, en gilet jaune, au milieu de ses sous-marins, en attendant le dénouement de la pièce, à l’affiche depuis 6 ans : Nouvelles Familles, scénario et mise en scène de et par « La Compagnie H. et Cie ». Il se frotte les ailerons : le travail de sape a été parfait. Ah ! Les enfants, le « don et le donneur » : quelle trouvaille ! Il peut compter sur sa jeune Chambre, biberonnée à l’idéologie. La PMA n’est-elle pas « actée » dans l’opinion ? Madame Delsol parle même de « fatalité ». C’est que la pièce manie admirablement les deux ressorts tragiques que sont la pitié (la femme en mal d’enfant) et la terreur (l’homophobie).

A lire aussi, du même auteur : « Faire des enfants sans faire l’amour est terrifiant »

Place au final de la récitante tirant la morale de la pièce : « Rien éthiquement ne s’oppose à la PMA. » Un spectateur, qu’on appellera Z., s’écrie du fond de la salle : « Eh bien voyons ! » : il est exfiltré. « Le droit est la plus puissante des écoles de l’imagination. Jamais poète n’a interprété la nature aussi librement qu’un juriste la réalité. » Ainsi parle Hector dans la pièce de Giraudoux La guerre de Troie n’aura pas lieu. Si le droit est une fiction, le théâtre une illusion, le réel est têtu. Amandine, comme Capri, c’est fini. Au lieu de jouer les Cassandre dans les tribunes, de planter des drapeaux sur des châteaux de sable au bord de l’Océan, le temps est venu pour tous de battre le rappel des énergies. « Allons, enfants de la patrie ! » La pièce ne fait que commencer.

La guerre de Troie n’aura pas lieu

Price: EUR 3,50

4.0 étoiles sur 5(1 customer reviews)

17 used & new available from EUR 1,40

La fabrique dŽorphelins – Essai

Price: EUR 12,90

(0 customer reviews)

5 used & new available from EUR 12,90

 

  • Sylviane Agacinski: « Parler de GPA éthique, c’est aussi absurde que de parler d’esclavage éthique. »

 

  • La procréation est-elle un marché comme les autres ? avec Marianne Durano

L’école, creuset de la République ou facteur d’inégalités ?! débat le 26/09 avec Polony et Meirieu

 

Résultat de recherche d'images pour "caricature philippe meirieu"

toute ressemblance avec Philippe Meirieu serait purement fortuite.

Retrouvez Super Pédago sur Facebook et sur son blog.

https://soseducation.wordpress.com/2010/02/19/super-pedago-prend-la-vie-du-bon-cote/

Si vous ne connaissez pas le pédagogue Philippe Meirieu, gourou de tous les ministres de l’Education nationale depuis 40 ans, inspirateur du collège unique, de 80% de réusssite au bac, réformateur de la formation des maîtres, et pour ses opposants fossoyeur de l’enseignement, ne manquez pas cette occasion de débattre (?) avec lui et l’une de ses critiques, la directrice du magazine Marianne, Natacha Polony.

Super Pédago contre les punitions

Dessin d'Éric Galland

Toute ressemblance avec Philippe Meirieu serait purement fortuite.

Retrouvez Super Pédago sur Facebook et sur son blog.

S’il est indiscutable que nôtre école a sombré dans un tel marasme que nombre d’enfants en sortent sans maîtriser la langue française écrite et parlée, qu’ils ne savent ni s’organiser pour assimiler les connaissances, ni critiquer et analyser, que les méthodes pédagogiques laissent à désirer, que la hiérarchie n’aide ni ne protège, a fortiori défende  la enseignants, il me semble que le problème crucial aujourd’hui est l’absence d’autorité  des différentes strates de l’Éducation nationale qui n’encourage pas les enseignants à enseigner dans la mesure où ils doivent affronter indiscipline, incivilités, irrespect, insécurité et menaces avec le concours de certains parents.

Le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer vient de lancer des recommandation pour la protection des personnes, le sujet crucial aujourd’hui

Protection des personnels : une priorité pour l’éducation nationale
Information – Jean-Michel Blanquer – 05/09/2019

 

Bonjour

Le prochain Jeudi Mutuelle organisé en partenariat avec The Conversation France, aura pour thème « L’école, creuset de la République ou facteur d’inégalités ?! Pourquoi faut-il encore investir dans l’éducation ?! », il se tiendra :

Le jeudi 26 septembre 2019 de 18h à 20h
au siège du groupe MGEN
, 3 square Max Hymans – 75015 Paris
Grand Amphithéâtre
Métro Montparnasse – Bienvenüe : ligne 4, 6, 12, 13

Veuillez vous inscrire en confirmant votre présence à  jeudimutuelle@mgen.fr.

Participants au débat :

Animation par Aurélie Djavadi, cheffe de rubrique Education à The Conversation France

  • Roland Berthilier, Président du Groupe MGEN
  • Natacha Polony, journaliste, Directrice de Marianne
  • Philippe Meirieu, chercheur, essayiste et homme politique français, spécialiste des sciences de l’éducation et de la pédagogie
JE M’INSCRIS

Grenelle contre les violences conjugales. Dire l’argent c’est mettre la charrue avant les beaufs

Un rassemblement pour réclamer des mesures contre les féminicides, place de la République, à Paris, le 6 juillet 2019.

Un rassemblement pour réclamer des mesures contre les féminicides, place de la République, à Paris, le 6 juillet 2019. (SAMUEL BOIVIN / NURPHOTO)

On peut se demander comment une simple blague peut être mortelle. Pourtant c’est ce qui se passe tous les jours à travers le monde. Anne-Cécile Mailfert nous explique l’effet papillon que déclenchent ces blagues et les effets qu’elles ont sur les gens dès le plus jeune âge. Rejoignez-nous sur notre site et les réseaux sociaux : http://tedxecolepolytechnique.com/ https://www.facebook.com/tedxecolepol… https://twitter.com/TEDxEP

Le fameux Grenelle contre les violences conjugales a démarré ce matin par l’annonce de crédits alloués par le gouvernement ou de crédits réclamés par des associations. Comme si les moyens financiers allaient résoudre ce problème de sécurité et de santé publique par leur seul montant. C’est mettre la charrue avant ces beaufs auteurs de ces crimes. Il est totalement illogique de parler finances avant de préciser les actions mises en œuvres . L’évaluation du coût vient ensuite mais si on met le coût en premier, cela signifie que quelles que soient les solutions on ne dépensera pas plus.  Les violences contre les femmes ne seront jamais résolues par l’argent mais plutôt par l’éducation des femmes et des hommes dès l’enfance.

Comme toujours, face à un problème sociétal sorti du chapeau plein à ras bord des responsables irresponsables, on répond par des promesses financières, par de nouvelles lois, par des modifications de lois existantes afin de faire une analyse sérieuse des causes du mal. Et pourtant, il suffirait d’appliquer les lois existantes pour régler une bonne partie du problème. Une fois de plus, les responsables irresponsables font preuve d’une vue à très court terme dans le but de se faire élire et réélire pour conserver et augmenter leurs prérogatives. On passe sur l’historique du problème pour annoncer qu’on a découvert la recette de l’eau tiède.

Par exemple, il y a 40 ans, Anne Zelensky créait les premiers refuges de femmes battues et leur indispensable corollaire la participation des hommes violents à des groupes de parole. Qui s’en souvient ? Il est pourtant évident que les violences conjugales sont avant tout un question masculine, une maladie à soigner avec la participation des bourreaux et, quand c’est possible, la participation des victimes. Il est impossible de soigner les victimes sans soigner les bourreaux afin d’éviter le renouvellement d’un cycle infernal qui entretient la guerre entre femmes et hommes. depuis des millénaires.

Soigner les hommes, c’est aussi prendre en compte leur éducation, comment le gentil bébé mâle est devenu un tortionnaire et là, on doit aborder un sujet tabou, le rôle de la mère dans la formation de son petit homme, celui dont elle dit fièrement : rentrez vos poules, je sors mon coq et auquel elle enseigne que toutes les femmes sont des putes sauf maman. C’est le bébé sur le landau duquel elle pose en évidence une kalachnikov en plastique pour le familiariser avec les armes létales. C’est l’enfant auquel elle interdit de pleurer parce qu’un garçon, ça ne pleure pas. C’est le moutard qu’elle encourage à se battre, à montrer qu’il est le plus fort, même plus fort que sa maîtresse qui lui a collé une mauvaise notre bien méritée. C’est la maman qui accuse de pédophilie le directeur de l’école maternelle qui a convoqué le garçonnet dans son bureau parce qu’il avait uriné sur le matériel de classe. C’est la mère qui menace d’appeler la police parce qu’une dame âgée a réclamé du calme dans la salle d’attente des urgences hospitalières. C’est la mère qui insulte une femme qui a demandé au garçon qui la bousculer de faire attention. Ce sont ces mères qui donnent toujours raison à leur fiston quoi qu’il fasse comme faire de la trottinette dans un supermarché, crier à tue-tête, jouer à cache cache au milieu des clientes, tripoter la marchandise et ouvrir des paquets de gâteaux ou de bonbons pour se servir, jeter des papiers et des déchets au sol, etc.

Dans certaines familles africaines et maghrébines, les garçons sont servis les premiers, ils ne participent jamais aux tâches domestiques, ils n’aident jamais à la cuisine, ils ne rangent jamais leurs affaire car les filles sont là pour ça et dès leur plus jeune âge ils ont droit de contrôle sur leurs activités et leurs fréquentations.

Les garçons sont généralement élevés comme des seigneurs ayant tous les droits sur les femmes quel que soit leur âge, leur statut social ou leur fonction. Les professeures des écoles en savent quelque chose. Les faits divers sont nombreux qui illustrent les effets de cette supériorité mâle apprises dans les familles et la société dès le plus jeune âge et rappelée incessamment par le statut d’infériorité des femmes dans les instances dirigeantes.

Récemment, le ministre Blanquer de l’Education osait tenir des propos révolutionnaires : l’école obligatoire dès 3 ans, c’est en partie pour lutter contre l’entrée tardives des filles dans le système éducatif. Il a même mentionné l’intégrisme musulman comme facteur de infériorisation des filles ! Le journaliste qui l’interrogeait faisait tout son possible pour contredire sans vergogne et sans culture les propos du ministre. Le gouvernement n’ose pas grand chose pour les filles mais quand il sort du machisme habituel, le macho de service lui rappelle cette loi implicite et implacable du sexisme qui a l’avantage d’entretenir le sentiment de supériorité des mâles. Qu’ils soient blancs, noirs, marrons, jeunes rouges ou verts, les mâles partagent la même assurance d’être supérieurs aux femmes et le prouvent dans les moindres détails de la vie quotidienne.

Pour en savoir plus

  • « Ce qu’on attend, c’est des résultats »

Les associations féministes mobilisées sur le sujet souhaitent que l’événement débouche sur un « plan Marshall » doté d’« au moins »500 millions, voire un milliard d’euros. Une somme bien loin des 79 millions d’euros de crédits spécifiquement alloués à cette lutte, selon une étude menée par cinq organisations.

Lire aussi : « Papa, il a tué maman, Gilles et lui », enquête sur cinq féminicides à La Réunion

Mme Schiappa, de son côté, a annoncé la semaine dernière la création d’un « fonds spécial » contre les féminicides d’un million d’euros à destination d’« associations de terrain », un chiffre jugé très insuffisant par les associations.

« Ce qu’on attend, c’est des résultats », a martelé, lundi, Anne-Cécile Mailfert, la présidente de la Fondation des femmes, lors d’une conférence de presse réunissant une dizaine d’associations. Elles demandent notamment la création, avant la fin de l’année, d’au moins 2 000 places d’hébergement supplémentaires pour les femmes ayant fui le domicile conjugal, un renforcement de la prévention contre les violences sexistes dès l’école, ou la création d’instances judiciaires spécialisées.

Elles préconisent également de mieux former les policiers et gendarmes appelés à recueillir les plaintes des femmes victimes, afin d’éviter que celles-ci se voient éconduire ou répondre que porter plainte « ne sert à rien ».

https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/09/03/grenelle-des-violences-conjugales-les-associations-confiantes-mais-vigilantes_5505671_3224.html

  • Anne Zelensky va ouvrir le premier centre d’accueil des hommes violents en France, en 1990.

Elle a participé dès 1966 au renouveau du féminisme, en fondant, avec Jacqueline Feldman FMA (Féminin Masculin Avenir), groupe mixte, qui fut à l’origine du MLF en 1970. Elle a été une actrice importante du mouvement féministe dans les années 1970. Proche de Simone de Beauvoir, elle est une des femmes à l’origine en 1971 du Manifeste des 343, un appel pour la dépénalisation et la légalisation de l’interruption volontaire de grossesse.

Elle défend notamment la position, minoritaire à l’époque dans le mouvement féministe, qu’il fallait que les femmes accèdent aux responsabilités politiques. Elle participe entre autres, à la création de la Ligue du Droit des Femmes, en 1974, avec Annie SugierVicky Colombet, Annie Cohen. La ligue sera présidée par Simone de Beauvoir. L’association, loi 1901, applique son action à des formes spécifiques du sexisme, et propose un projet de loi antisexiste en 1974, qui sera adopté en Conseil des ministres en 1983, mais jamais voté.

La Ligue créera « SOS Femmes Alternative« , qui ouvrira le premier refuge pour femmes battues en France, Flora Tristan, en 1978, à Clichy. Anne Zelensky en sera la présidente dès 1980 pendant plusieurs années. Elle participera activement à la création de l’association « Hommes et Violences en Privé », qui va ouvrir le premier centre d’accueil des hommes violents en France, en 1990.

En 1984,  elle lance une publicité anti-sexiste « Pas touche à l’image de l’homme », qui paraît dans plusieurs médias et connait un retentissement international. Elle organise le premier colloque sur le « Harcèlement sexuel au travail », en 1985. Grand succès médiatique. Dernière apparition publique de Simone de Beauvoir, venue soutenir l’action.

Anne Zelensky sera la première femme animatrice des Cafés philos dès 1996, et organisera des débats avec des femmes philosophes. Elle est décorée de la légion d’honneuren 1998.

Entre 2007 et 2014, elle est rédactrice du site Riposte laïque sur lequel elle dénonce une « islamisation de la France » qui serait dangereuse pour les droits des femmes1. Sur Boulevard Voltaire, elle se déclare « convaincue que l’immigration est un danger qui menace notre culture et notre école »2. Elle quitte Riposte laïque en février 2014, en désaccord avec certaines dérives de Riposte Laique et son approche sommaire du féminisme3.

Elle partage la vie d’Emmanuelle Escal, auteure, compositrice et interprète. En 2005, elle publie son autobiographie où elle revient sur son parcours et témoigne de l’évolution du mouvement féministe depuis 19684

  • « La femme dans tous ses états »7 « Histoire de vivre, mémoire d’une féministe » illustrations de Floh, Indigo et Côté-Femmes, 1998

https://fr.wikipedia.org/wiki/Anne_Zelensky

  • A écouter : Combats de femmes : de mai 68 à #MeToo

https://www.franceculture.fr/emissions/le-magazine-de-la-redaction/combats-de-femmes-de-mai-68-a-metoo-0

%d blogueurs aiment cette page :