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Archives de Catégorie: Machisme

#balancetonporc#moiaussi. Des héroïnes pour le magazine Time

Le magazine Time vient de nommer « personnalité de l’année » 6 femmes, les « briseuses de silence » qui ont eu le courage de dénoncer les agressions sexuelles dont elles avaient été victimes. Si 5 d’entre elles posent sur la couverture à visage découvert, on ne voit de la 6ème que le coude car elle a souhaité préserver son anonymat par crainte de représailles. Cette dernière est une jeune employée d’un hôpital du Texas.

Chaque année depuis 1927, les rédacteurs du magazine TIME élisent la Personne de l’année en reconnaissance de celle ou du groupe qui ont le plus influencé l’information pendant l’année, pour le meilleur ou pour le pire. Il ne s’agit donc pas d’un jugement de valeur (l’année dernière Trump avait été élu) mais d’un constat quantitatif. Autrement dit, #me too, #moi aussi et #balance ton porc ont fait le buzz. Il n’en demeure pas moins que cette publication reste un hommage pour toutes les femmes qui se sont élevées nominalement ou anonymement contre le harcèlement sexuel. Qu’on se le dise !

Photo composite by Billy & Hells for TIME. Swift photographed Nov. 16 in Los Angeles; Pascual, Iwu, Judd, Fowler and Anonymous photographed Nov. 19 in San Francisco.

http://time.com/5052362/time-person-of-the-year-2017-arm-cover/?xid=homepage

5 victimes de harcèlement et agression sexuelles posent à visage découvert sur la couverture du Time : les actrices Taylor Swift et Ashley Judd, l’ex ingénieur Uber  Susan Fowler, la lobbyiste Adama Iwu et Isabel Pascual, une cueilleuse de fraises immigrée mexicaines dont le nom a été changé pour protéger son identité.

Cette jeune victime a raconté au Time qu’elle conservait le souvenir douloureux des détails de son agression et qu’elle ne pouvait pas s’empêcher de se demander si elle aurait pu se protéger, que s’était-il passé, pourquoi n’avait-elle pas réagi, avait-elle fait quelque chose , avait-elle dit quelque chose, avait-elle eu un comportement qui avait pu faire penser à son agresseur qu’elle était consentante ?

La femme anonyme a souhaité être mentionnée afin d’encourager toutes les femmes victimes de harcèlement et agression sexuelles à s’exprimer même si elles doivent se protéger et protéger leur famille en gardant l’anonymat.

Dans le même temps, en France des personnalités s’acharnent contre ces ignobles délatrices, ces fanatiques féministes, ces castratrices menaçantes. Une fois de plus nos zélites prouvent que la France est bien la patrie des Droits de l’Homme (du mâle). En ces temps de djihadisme civilisationnel, le mépris des musulmans pour la femme conforte les machos qui n’attendaient que ce soutien pour sortir de l’ombre.

Pour en savoir plus

https://twitter.com/hashtag/metoo

http://www.boursorama.com/actualites/le-mouvement-metoo-personnalite-de-l-annee-2017-pour-time-933fe54fc177dc40df836f71c06d558e

 

 

 

Gynécide. 14 élèves ingénieures assassinées . Québec 06/12/1989

Demain sera célébrée la mémoire des 14 élèves ingénieures, jeunes femmes assassinées parce que méritantes,  le 6 décembre 1989 à l’école polytechnique de Montréal au Québec, par un homme musulman malade de la haine des femmes qu’il rendait responsables de ses échecs personnels. Il considérait que les féministes avaient pris sa place quand il avait été recalé à polytechnique ou dans l’armée. Il s’est suicidé son crime accompli mais il avait laissé un document établissant ses motivations.

A l’époque, ses origines  musulmanes algériennes n’avaient pas été relevées ni le fait qu’il avait été abandonné par son père reparti en Algérie. Il n’avait alors que 7 ans et il choisit plus tard de porter le nom de sa mère, Monique Lépine québécoise. Or nous savons aujourd’hui combien les musulmans méprisent les femmes et contestent leur autonomie et leur indépendance. Nous savons aussi quelles difficultés rencontrent les enfants nés de couples mixtes, issus de cultures différentes comme l’islam et le christianisme . Nous avons à connaître de nombreux cas en France tout au long de l’année, ces jeunes qui peinent à trouver et accepter leur identité. On notera également que le crime de Gamil Gharbi, alias Marc Lépine a été glorifié par des groupes masculinistes extrémistes et qu’il demeure dans leur mémoire tel un héros. https://fr.wikipedia.org/wiki/Marc_L%C3%A9pine

Le groupe Osez le féminisme appelle à manifester demain mercredi 6 décembre à 19h Place du Quebec (En face de l’église Saint Germain des Près, Paris 6ème) pour commémorer ce massacre anti-féministe et réaffirmer notre détermination à lutter contre les féminicides.

Pour en savoir plus

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Il y a 28 ans : le feminicide de l’école Polytechnique de Montréal. 

Marc Lépine, un jeune homme qui avait été recalé à l’examen d’entrée, entre un matin dans l’établissement. Il demande aux hommes de sortir des salles de cours et massacre des étudiantes au cri de “je hais les féministes”. Il tue 14 jeunes femmes et fait 10 blessées, puis se suicide. 14 femmes tuées parce que femmes.

Si son acte a été présenté comme celui d’un fou, Marc Lépine l’avait prémédité et longuement préparé. Dans son manifeste, qui ne sera révélé qu’un an plus tard, Marc Lépine explique que les élèves ingénieures veulent “prendre la place des hommes” en exerçant un métier auquel ils devraient accéder de façon exclusive. Tuées parce que femmes, accédant à des droits.

Ce n’est pas un hasard si des groupes masculinistes, dits de “défense des droits des hommes”, nord-américains en ont fait un héros et commémorent ce massacre comme une fête.

Andrea Dworkin, le 6 décembre 1990, venait commémorer devant 500 personnes le massacre des 14 femmes par un anti-féministe, et déclarait :

« Bien des gens nous ont invitées à convenir que les femmes font des progrès, à cause de notre présence visible dans ces lieux où nous n’étions pas auparavant. Et celles d’entre nous que l’on dénonce comme radicales avons répondu : « Ce n’est pas comme cela que nous mesurons le progrès. Nous comptons les viols. Nous comptons les femmes agressées par leur mari. Nous tenons le compte des enfants violés par leurs pères. Nous comptons les mortes. Et quand ces statistiques commenceront à changer de façon significative, alors nous vous dirons si l’on peut ou non mesurer des progrès. »

1989-2005, 615 femmes + 176 jeunes ou enfants tués par des hommes au Québec. Et depuis 2005 ? et dans le monde entier ?

Communiqué

791

C’est le nombre de femmes et d’enfants aux noms connus à voir été tué-es par
des hommes ou des inconnus au Québec depuis le 6 décembre 1989. Beaucoup
d’autres victimes ont disparu sans laisser de trace ou n’obtiennent même pas
l’ultime respect de voir leur nom rendu public : femmes autochtones, immigrantes, âgées, et mineurs.

Le 6 décembre est le jour où un masculiniste de 25 ans s’est rendu abattre
Maryse Laganière, une employée du Service des admissions de l’École
Polytechnique, puis 13 étudiantes, en accusant ces femmes d’être des
féministes ayant « ruiné sa vie ».

L’assassin – un décrocheur – avait vu sa candidature rejetée par le
Service des admissions de Poly, ce que la direction de l’établissement a
toujours refusé de reconnaître publiquement.

Il en était venu à assimiler aux bien minces progrès des femmes ses échecs
personnels, de façon tout à fait conforme aux propos haineux et
jusque-au-boutistes que le mouvement antiféministe sert aux hommes depuis
déjà une cinquantaine d’années, notamment dans les pages des magazines de
style Playboy et Hustler.

Marc Lépine a laissé derrière lui un manifeste masculiniste que
l’organisation de pères divorcés L’Après-Rupture affiche encore fièrement à
ce jour sur son site Web (http://www.lapresrupture.qc.ca/GerardLevesque_juillet25.htm ).

Lépine y avait dressé une liste de 19 « viragos » à abattre dont il se
désolait de ne pas avoir eu le temps de les envoyer « Ad Patres » (aux Pères) :
journalistes engagées, premières femmes à avoir percé dans des domaines
traditionnellement réservés aux hommes (scénariste, pompière, comptable,
etc.)… on y trouvait même le nom du Collectif masculin contre le sexisme !

Si les masculinistes ciblent spécifiquement des féministes et des
intervenantEs engagéEs au respect droits des femmes harcelées et violentées
par certains hommes, l’analyse des conditions dans lesquelles femmes et
enfants continuent à mourir d’année en année aux mains d’hommes haineux –
détails sur le site du CMCS – montre bien que cette violence est ancrée dans le maintien des privilèges traditionnellement accaparés et protégés bec et ongles par les hommes dans la sphère dite privée. Pas par tous les hommes, mais par tous ceux qui
exercent ces privilèges, pratiquement impunément.

C’est dire que la reprivatisation actuelle des questions de violence faite aux femmes et aux enfants – notamment au nom des Droits du Père ou en montant en épingle un « désarroi masculin » ou sous prétexte de quelque « thérapie »- bidon – demeure un très grave risque, surtout à l’heure où les hommes s’enseignent mille et une tactiques d’imposition de leurs « droits d’accès » à des ex-conjointes et à des enfants, notamment dans un chantage destiné à minimiser leurs responsabilités financières.

Il faut donc se montrer particulièrement critique des projets gouvernementaux actuels de retrait des enfants à leurs mères pour les remettre à n’importe quel homme (renforcement imminent des pouvoirs de la DPJ), des tentatives d’abolition du droit à la garde d’enfants au moment du divorce (projet fédéral de réforme de la Loi sur le divorce) et des coups de force médiatiques concernant les « pères empêchés de ’voir’ leurs enfants », même quand ces hommes sont des agresseurs reconnus.

Si l’on ne prend pas au sérieux la violence psychologique et physique que vivent femmes et enfants dans le privé, si on ne multiplie pas les efforts pour les appuyer et pour tenir compte de leur expérience vécue avant de nouveaux meurtres, ces violences s’étendront graduellement à la sphère publique, sous le couvert de nouvelles lois d’inspiration masculiniste, encore plus contraignantes pour femmes et enfants et destructrices du tissu social.

Le tout au Nom du Père.

Depuis 1989, 615 femmes + 176 jeunes ou enfants tués par des hommes – Sur le site du CMCS

Martin Dufresne

  • Tuerie de lÉcole Polytechnique de Montréal

http://fracademic.com/dic.nsf/frwiki/1132835

Violences contre les femmes. Le négationnisme d’Alain Finkielkraut

J’apprécie beaucoup la parole d’Alain Finkielkraut mais pas du tout en ce qui concerne les violences exercées contre les femmes et, en particulier, le mouvement de libération de la parole avec #balance ton porc et #metoo et #moiaussi.

Sur le sujet de l’oppression des femmes, il hurle avec les loups de Causeur, ce magazine qui s’est fait une spécialité de diaboliser les féministes, de défendre la prostitution et les clients de prostituées, de défendre les harceleurs et violeurs comme Baupin, DSK, Weinstein et Polanski, pour ne citer qu’eux ; ce magazine se bouche les oreilles lorsque des millions de femmes de par le monde dénoncent les harcèlements et viols dont elles on été victime, tentant vicieusement de dénigrer cette parole en les accusant de délation alors qu’en réalité, très peu de nom sont cités. Si dénoncer son bourreau est de la délation (une dénonciation mal intentionnée) alors il faut l’appliquer à toutes les victimes qui déposent plainte pour atteinte à leur personne ou à leurs biens. Je rappelle que dans l’affaire Ilan Halimi, une trentaine de personnes étaient au courant et se sont tues : si elles avaient parlé, Causeur et Finkielkraut les auraient-elles accusées de délation ?

Le magazine Causeur est carrément indécent lorsqu’il se permet de reprocher aux femmes victimes de ne pas avoir porté plainte, de ne pas avoir fait appel au Droit plutôt qu’à Internet. Causeur insulte sa propre intelligence en persistant dans l’ignorance du stress post-traumatique et de la mémoire traumatique.

Accuser les victimes de délation pour éviter de se poser des questions c’est rajouter du malheur à la douleur. La Consolation,  film réalisé d’après le témoignage de Flavie Flament montre avec pertinence les ravages que fait un viol sur le long terme et pour la vie. Il montre très justement que le viol n’est pas qu’une pénétration non consentie, il résulte de toute une préparation de la femme (petite fille, jeune fille…) par la société et son entourage à la naîveté, la soumission, la résignation, la fatalité « la prostitution est le plus vieux métier du monde », au manque de confiance en soi et de l’estime de soi, l’obligation de plaire à tout prix, etc.

Ce jour, il ose pinailler sur les chiffres donnés sur le nombre de femmes tuées par leur conjoint en 2016. Ses arguments sont dignes de ceux des négationnistes qui pinaillent sur l’existence des chambres à gaz, le nombre des victimes et l’utilisation du zyklon B comme arme de destruction massive. Il est triste de constater qu’un homme aussi cultivé, intelligent, humaniste et lucide soit complètement sourd et aveugle lorsqu’il s’agit de gynécide, de misogynie, de machisme et de discrimination sexuelle universelle.

Les arguments de Finkielkraut sont les suivants :

Pinaillage : les 126 femmes mortes suite à des violences conjugales ne sont pas toutes mortes sous les coups ; certaines ont été empoisonnées, tuées par arme à feu ou autres ; dire qu’elles sont mortes sous les coups vise à donner des hommes l’image d’un monstre primitif, ce qu’il n’est pas

Pensée binaire : On ne parle pas des 44 hommes tués par leur compagne

Ce mode de pensée est équivalent à celui des islamistes et islamophiles qui, lorsqu’on évoque le terrorisme musulman et le djihad civilisationnel nous renvoient l’histoire des Croisés, celle du colonialisme, de la traite négrière, de notre racisme, etc. La pensée binaire est une rhétorique banale pour noyer le poisson de la question posée et éviter de réfléchir et de se remettre en question.

La position d’Alain Finkielkraut et de ses amis est d’autant plus consternante qu’elle réduit à néant le combat contre le djihadisme civilisationnel qui inclut l’asservissement de la femme, son infériorisation, sa réification et sa privation de droits. Le harcèlement sexuel et le viol ne sont-ils pas l’apanage du mâle musulman ? 60% des détenus dans nos prisons sont musulmans et sur le total des détenus, 40% sont incarcérés pour crimes et délits sexuels …quand ils se sont fait prendre parce que victimes de …délation.

La Connectrice

#balancetonporc. Jean-Michel Apathie plus solidaire des victimes qu’Elisabeth Lévy

Élisabeth Lévy, directrice de la rédaction de « Causeur » et Natacha Polony, journaliste et essayiste.Les dénonciations de cas harcèlement sexuel se multiplient… Et pourtant certains et certaines dénoncent le harcèlement « féministe » : « Arrêtez la chasse à l’homme », c’est le titre de la Une du magazine Causeur. Comment nos invitées expliquent-elles ce paradoxe ?

Elisabeth Lévy et Natacha Polony ont pour priorité de défendre les pauvres hommes persécutés par les méchantes féministes qui osent prendre la parole pour dénoncer le harcèlement sexuel dont elles ont été et sont encore victimes. Je suppose que ces deux femmes sont accompagnées de gardes du corps en permanence car moi qui me déplace seule je subis encore des apostrophes immondes malgré mon grand âge.

Polony et Lévy sont furieusement égocentriques ramenant la condition des femmes à leur propre statut privilégié. Le harcèlement sexuel, elles ne connaissent pas et leurs copains mâles sont blessés et outrés par le mouvement #balancetonporc. Les hommes sont les véritables victimes à leurs yeux et elles ont envie de les materner et les protéger des allégations « délatrices » des harpies féministes. Dans l’histoire du féminisme, il n’est pas rare de voir des femmes s’opposer aux femmes en émancipation pour prendre le parti de leurs petits hommes faibles et fragiles qui ne pourraient rien sans elles.

Je trouve incroyable et ironique que, face à leur critique sévère et injuste de la campagne #balancetonporc, il faut que les hommes présents sur le plateau, le journaliste Apathie et l’animateur de l’émission Ali Baddou, remettent les choses en place. Tant mieux car sans la participation des hommes à nos luttes, nous n’avancerons pas. Et eux non plus.

Depuis le début de la campagne #balancetonporc, Elisabeth Lévy et les rédacteurs de son magazine Causeur se déchaînent contre les féministes, ces délatrices, affabulatrices, amalgamatrices, hystériques, misandres et perverses. C’est d’ailleurs un parti pris chez Causeur, l’intérêt et la vision des hommes priment sur la maltraitance par réification des femmes. Ainsi le magazine s’est prononcé fermement en faveur des clients de prostituées https://www.causeur.fr/prostitution-laurence-rossignol-clients-37821 par de nombreux articles et le lancement de la pétition 343 salauds.

causeur pute manifeste salauds

 

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Elisabeth Lévy fait partie de ces femmes qui ont largement bénéficié des luttes féministes et qui osent renier l’origine de ces bénéfices pourtant obtenus de haute lutte et pour certains pas complètement passés dans la pratique comme l’égalité salariale. Elisabeth Lévy aurait-elle accédé au poste de directrice de rédaction sans le féminisme ? A qui et quoi doit-elle de ne pas devoir demander la permission de son père , frère aîné ou mari pour étudier, travailler, ouvrir un compte en banque, contrôler son corps, etc ?

Materner les hommes de la naissance à la mort est un conditionnement psychologique qui inhibe la part de libre arbitre de nombreuses, trop nombreuses femmes.

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J’ai bien connu, de près ou de loin,  certains rédacteurs du magazine Causeur dans les années 70, grande période de la vague féministe de cette période et j’admets que nous  avons fait voir à nos hommes toutes les couleurs tant notre enthousiasme était grand. Nous remettions en cause toutes leurs prérogatives et ils s’y soumettaient parce qu’ils avaient envie de faire partie de l’aventure vers une société plus juste, plus égalitaire, plus humaine, plus généreuse et plus libre. Le féminisme faisait partie de cette belle utopie. Ces messieurs se soumettaient à nos exigences aussi parce qu’ils y trouvaient leur compte : notre libération sexuelle contribuait à la constitution de leur harem, la pilule leur permettait de sexer sans risque et sans devoir se retirer (le préservatif, ils n’ont jamais beaucoup aimé), la légalisation de l’avortement les libérait de leurs obligations, le partage des responsabilités parentales et financières les soulageaient du lourd fardeau des responsabilités, ils n’avaient plus le devoir de nous protéger nous qui n’étions plus de « faibles femmes » et ceux qui étaient mariés ou en couple pouvaient faire leur outing homosexuel, etc.

Je reconnais que nous avons parfois été excessives et injustes mais eux, ils l’étaient depuis des millénaires, ils peuvent bien nous pardonner parce qu’au final, ils n’ont pas été perdants, quoiqu’ils prétendent. S’ils avaient tout perdu, ils n’occuperaient pas encore les meilleurs postes de la société comme président, PDG, promoteur, directeur, responsable en tous genres et …producteur.

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J’avais participé à la réalisation de ce numéro et je m’étais follement amusée tant nous regorgions d’idées et d’humour.

On ne critique bien que ceux qu’on aime et il va de soi que si je n’appréciais pas moult positions du magazine Causeur je ne prendrai pas la peine d’en parler.

La Connectrice, féministe historique (depuis 1969)

La chanson Nous qui sommes sans passé, les femmes… a été d’emblée plébiscitée par les militantes du MLF. Mais, depuis notre première manifestation massive le 20 novembre 1971 (consultez une vidéo sur le site de l’INA) jusqu’aux plus récentes apparitions publiques des jeunes féministes, la fougue des manifestantes a complètement métamorphosé le rythme d’origine et rendu moins direct l’emprunt de l’Hymne du MLF au Chant des marais. « 

‘ Hymne du MLF ‘

Nous, qui sommes sans passé les femmes,
nous qui n’avons pas d’histoire,
depuis la nuit des temps, les femmes,
nous sommes le continent noir.

refrain :
Levons nous, femmes esclaves
Et brisons nos entraves,
Debout! Debout !

Asservies, humiliées, les femmes
Achetées, vendues, violées ;
Dans toutes les maisons, les femmes,
Hors du monde reléguées
(refrain)
Seules dans notre malheur, les femmes
L’une de l’autre ignorée,
Ils nous ont divisées, les femmes,
Et de nos sœurs séparées.
(refrain)
Reconnaissons-nous, les femmes,
Parlons-nous, regardons-nous,
Ensemble on nous opprime, les femmes,
Ensemble révoltons-nous.
(refrain)
Le temps de la colère, les femmes
Notre temps est arrivé
Connaissons notre force, les femmes
Découvrons-nous des milliers

 

 

Un père et ses fils enlèvent séquestrent et torturent leur fille et sœur ! C’est ça la France ????

Il faut croire que les autorités gouvernementales, policières et judiciaires n’envoient pas des signaux fermes aux familles et aux hommes qui importent en France des coutumes que nous avons mis des siècles à combattre au nom de la République, de la démocratie, de la liberté et de l’égalité réelle entre femmes et hommes.

Comment est-il possible que dans la France de 2017 des hommes imprégnés d’une culture opposée au respect des femmes puissent mener à leur guise une lutte contre leur liberté et leur légitime émancipation de cultures archaïques exigeant leur soumission par tous les moyens, fussent-ils violents voire létaux ?

Les politiques de tous bords ont beau jeu de tenir des discours sur la liberté, la démocratie, l’égalité des citoyennes et citoyens qui naissent égaux en droit, les lois et les droits. Dans la réalité, ces beaux principes ne sont pas respectés car, pour régner, il faut diviser et qu’importe si les femmes de tous âges sont les victimes de ce double discours dissimulant de noirs desseins cyniques, égoïstes et égocentriques.

La condition des femmes et le respect que leur porte la société est l’indicateur de l’intelligence humaniste et du degré de civilisation de la dite société. L’actuelle régression de la condition des femmes est l’expression de la médiocrité globale de notre société et de ses responsables irresponsables.

La Connectrice

http://www.midilibre.fr/2017/11/10/nimes-17-ans-enlevee-et-torturee-par-sa-famille,1586065.php

Nîmes : 17 ans, enlevée et torturée par sa famille

Le procureur Maurel a requis la prison pour les suspects.

Une enquête éclair a permis de résoudre un rapt familial qui a eu lieu à Nîmes le lundi 6 novembre. La jeune fille a ensuite été séquestrée plusieurs jours à Saint-Chaptes. 

Enlevée devant son lycée car sa famille la soupçonnait de fréquenter un adolescent. C’est le scénario qui a conduit la police de Nîmes à lancer un vaste dispositif de recherche pour retrouver une jeune fille de 17 ans. La scène se passe devant le lycée Philippe-Lamour à Nîmes. Des témoins aperçoivent la jeune femme embarquée de force dans un véhicule.

 

Sur le moment, une altercation serait même intervenue avec des personnes qui auraient tenté de s’interposer. Mais la jeune femme est tout de même emmenée contre son gré dans la voiture. D’ailleurs à cet instant, un éducateur qui s’occupait de l’adolescente a été frappé. Ce dernier était chargé d’assurer un suivi de cette jeune fille. “Elle était placée sous protection judiciaire pour des motifs liés à des violences paternelles”, précise une source judiciaire.

Alerte déclenchée

Lundi, dans les instants qui suivent l’enlèvement, l’alerte est immédiatement donnée. La police, appelée sur les lieux, déclenche rapidement une opération de grande envergure. “À cet égard, je salue la compétence et l’engagement exceptionnels des policiers de la Sûreté départementale du Gard”, souligne Éric Maurel, le procureur de la République de Nîmes.

Très vite, les recherches appuyées “par des moyens technologiques de très haut niveau” permettent de localiser des suspects. Dans un premier temps, le père de la jeune fille est placé en garde à vue au commissariat de Nîmes. Il sera déféré mercredi et mis en examen pour les violences commises sur l’éducateur et sa participation à l’enlèvement en bande organisée.

Par ailleurs, la police de Nîmes a poursuivi son enquête qui semble mettre en relief des violences perpétrées par le père. Lequel ne supporterait pas que sa fille puisse avoir une liaison. La suite de l’enquête, aidée par les gendarmes du Gard, permet de localiser le lieu où la fille est détenue.

Attachée sur une chaise

Elle est retenue dans une maison située dans un village situé dans le secteur de Saint-Chaptes. Ainsi, policiers et gendarmes bouclent le secteur et, finalement, rentrent dans le local de détention. Ils découvrent la jeune fille attachée sur une chaise, visage tuméfié et dans l’impossibilité de faire ses besoins. “La malheureuse se serait même uriné dessus”, constate un proche de l’enquête. En outre, elle n’aurait pas été nourrie (ou très peu) pendant plusieurs jours.

Nez fracturé

Dans la foulée, ses deux frères sont interpellés et placés en garde à vue. Ils sont suspectés d’avoir participé à l’enlèvement et d’avoir frappé leur sœur pendant ces trois jours. “Elle a le visage marqué par les coups et présente une fracture du nez”, ajoutait-on vendredi soir au parquet de Nîmes. Au terme de leur garde à vue, les deux frères ont fait l’objet d’un transfert au tribunal de grande instance de Nîmes.

 

Le parquet a demandé leur mise en examen pour enlèvement en bande organisée et actes de torture et de barbarie, a indiqué le procureur Maurel. Le magistrat a également requis le placement en détention des deux frères. Vendredi soir, le juge des libertés et de la détention devait examiner le sort de ces tortionnaires présumés.

#moiaussi au Parlement européen

  • Le mouvement #balancetonporc a soulevé une vague de prise de conscience de la réalité du harcèlement sexuel dans notre société et ses institutions. Ce soir sur la chaîne Public Sénat le député Edouard Martin et son assistante parlementaire, Jeanne Ponté, exposaient les mesures prises pour protéger les victimes en son sein. On ne peut que se réjouir de cette prise au sérieux de la pandémie.

https://www.publicsenat.fr/emission/europe-hebdo/harcelement-sexuel-et-l-etat-de-droit-en-hongrie-78692

  • Assistante de l’eurodéputé socialiste Édouard Martin, Jeanne Ponté a décidé de prendre la parole pour dénoncer ces faits au sein du Parlement européen. La jeune femme raconte avoir elle-même été victime d’un comportement déplacé de la part d’un député allemand en juillet 2014 alors qu’elle est toute jeune assistante. Choquée par cet événement, elle décide quelques mois plus tard de consigner des gestes, des noms, des dates, dans un petit carnet « pour ne pas s’habituer ». Elle répertorie ainsi tous les actes dont elle a connaissance : « ça va du commentaire sexiste, au harcèlement sexuel, au message reçu au milieu de la nuit par des députées et de manière répétée, à des cas d’agression sexuelle ».

https://www.publicsenat.fr/article/societe/le-carnet-noir-du-harcelement-au-parlement-europeen-79579

  • entretien avec Edouard Martin

http://www.euractiv.fr/section/institutions/interview/edouard-martin-a-strasbourg-les-eurodeputes-se-lachent/

Ici les langues se délient depuis l’affaire Weinstein, et la réalité dépasse ce que je pouvais imaginer. Il y a 751 députés, qui ont souvent 2 attachés parlementaires, qui sont souvent des femmes jeunes. Elles sont intimidées, elles ne savent pas comment réagir. Je ne sais pas si le problème est important, mais je sais qu’il existe, et qu’il y a des victimes…

Vous êtes élus depuis 2014, avez-vous été témoin de scènes de harcèlement depuis 3 ans et demi ?

Je n’ai pas vécu de choses graves, mais j’ai assisté à des remarques déplacées. En revanche, les témoignages montrent que cela va beaucoup plus loin. Certains élus se permettent de plaquer des femmes contre le mur, de les tutoyer, de faire des remarques sur la transparence supposée de leur chemise. Je n’ai jamais entendu la même chose à propos de la chemise d’un homme.

Je pense qu’il faut faire quelque chose parce que les contrats des attachés parlementaires, notamment, sont très précaires. Un parlementaire peut dénoncer le contrat de son assistant(e) pour le simple fait de rupture de confiance. Donc à la moindre dénonciation, les assistants et stagiaires risquent d’être licenciés.

Est-ce que le fait que le Parlement européen « voyage » entre Bruxelles et Strasbourg influence le phénomène ?

Les eurodéputés, souvent, habitent à Bruxelles. Et ils y ont fait venir leur famille, pour certains. Donc le soir, à Bruxelles, ils rentrent chez eux. Mais les semaines à Strasbourg, c’est n’importe quoi. Ils sont à l’hôtel, dans les bars, les restaurants, il y a un espèce de sentiment frivole, ils se permettent des comportements déplacés. Tout d’un coup ils se lâchent.

Il existe un comité consultatif sur le harcèlement au Parlement européen…

Oui, il y a 11 cas de harcèlement moral qui ont été instruits, dont un est toujours en cours. Mais aucun de harcèlement sexuel. Or je sais qu’ici il y a des hommes qui se sont comportés comme des harceleurs, et les victimes n’osent pas témoigner. Elles n’osent pas aller voir le comité en question parce qu’elles ne se sentent pas protégées, elles savent qu’elles seront licenciées sur le champ si elles dénoncent leur eurodéputé par exemple. C’est un comité interne, on ne sait pas où les témoignages terminent, on ne sait même pas quelles sont les sanctions encourues.

Le président Antonio Tajani a promis le 23 octobre de punir les cas de harcèlement sexuel. En même temps, en tant que proche de Silvio Berlusconi, il n’est pas forcément très crédible sur le sujet…

Oui, il a dit que les harceleurs seraient « sévèrement punis ». Mais ça veut dire quoi ? Qu’on leur enlèverait une semaine de salaire comme à l’élu polonais qui a tenu des propos xénophobes, racistes et sexistes en plein Parlement européen ? Il faudrait de vraies sanctions pour que le comité soit pris au sérieux.

Il y a un débat ici, je suis assez isolé : certains pensent que le comité est suffisant. Moi je crois que nous avons besoin d’une structure compétente pour traiter de ce sujet.

Que faudrait-il mettre en place pour limiter les cas de harcèlement ?

La victime a besoin d’écoute avant tout, et ensuite, éventuellement viendra le processus de plainte. Mais toutes les garanties doivent être apportées. Je plaide pour un audit externe. Que l’on puisse choisir un cabinet spécialisé, non pas pour stigmatiser, mais pour évaluer. Ici au Parlement européen, dès qu’on parle de faire venir quelqu’un d’extérieur, c’est impossible. Je crois qu’on a rien à cacher, donc ce serait important de s’entourer de vrais professionnels.

Harcèlement sexuel : Gina Lollobrigida aussi

Gina Lollobrigida, à la veille de ses 90 ans avoue avoir été elle aussi victime de harcèlement sexuel et violée.

A-t-elle vraiment dit qu’elle déplorait le « déballage actuel » ? Si oui, elle se contredit en « déballant » son expérience si non, on peut imaginer que le journaliste le lui a fait dire parce que ça l’arrangeait.

A-t-elle vraiment dit qu’«il faudrait avoir le courage de les dénoncer sur le moment» et développé tout le mal que les agressions lui avaient fait «Les agressions sexuelles, quand il s’agit de plus, cela reste en toi et cela marque ton caractère. C’est quelque chose que tu ne peux pas retirer de toi. Tes actions sont toujours soumises à ce souvenir terrible».

Mais pour elle désigner des coupables aujourd’hui à la vindicte populaire ne lui paraît pourtant pas une solution digne: «Il me semble qu’en parler maintenant est un peu une manière de chercher la publicité.». A-t-elle vraiment parlé de vindicte populaire et accusé es victimes de vouloir se faire de la publicité ?

Je reste sceptique sur les jugements attribués à cette vieille dame de 90 ans alors qu’elle profite de la libération de la parole des victimes pour dire qu’elle aussi en fut une.

 

LC

http://www.lefigaro.fr/cinema/2017/11/10/03002-20171110ARTFIG00107-gina-lollobrigida-victime-elle-aussi-d-agressions-sexuelles-denonce-le-deballage.php

Gina Lollobrigida, victime elle aussi d’agressions sexuelles, dénonce le «déballage»

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