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Archives de Catégorie: Machisme

Revue de presse aléatoire et subjective

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  • On a retrouvé l’identité de la scientifique inconnue photographiée lors d’une Conférence internationale sur la biologie des baleines en Virginie, en 1971, au milieu de 32 hommes qui eux avaient été parfaitement identifiés. Elle s’appelle Sheila Minor Huff et, après une brillante carrière, elle a pris sa retraite et s’occupe de ses petits-enfants. Elle a maintenant 71 ans. Sheila a été identifiée grâce à l’appel sur twitter de l’illustratrice américaine Candace Jean Andersen. Voilà une bonne idée d’investigation pour les féministes qui auraient envie de retrouver leurs glorieuses prédécesseuses.

https://www.20minutes.fr/insolite/2241571-20180321-etats-unis-internautes-mobilisent-retrouver-identite-scientifique-prise-photo-annees-70

  • En Allemagne, le nombre de viols a quadruplé depuis 2014, date à partir de laquelle un million de migrants ont été autorisés. Le chef de l’association de la police criminelle affirme que 90% des viols n’apparaissent pas dans les statistiques officielles. Les autorités ont donné l’ordre aux policier de ne pas mentionner les crimes commis par les réfugiés. La Justice allemande est particulièrement indulgente avec les migrants coupables de crimes sexuels ce qui les autorise à récidiver.

L’article (en anglais) donne une liste impressionnante des cas de viols commis par des migrants de fin 2017 à fin février 2018. La plupart des femmes sont attaquées dans les transports en commun. La majorité des agresseurs sont musulmans.

https://www.gatestoneinstitute.org/12066/germany-rape-crisis

Le caractère vivant et sensible des animaux reconnu depuis février 2015

« Le Code de l’animal découle directement du Code civil que nous avons réussi à changer et qui reconnaît le caractère vivant et sensible des animaux depuis février 2015 », a expliqué à l’AFP Reha Hutin, présidente de la Fondation 30 millions d’amis.

« Il fallait que l’on aille plus loin pour que les magistrats, les avocats, puissent avoir un véritable outil. Et c’est la première fois en Europe et même dans le monde que l’on a un recueil de tout ce qui concerne les animaux dans les différents Codes. On trouve tout en matière de directives européennes et de jurisprudence », a-t-elle ajouté.

Des milliers de dispositions françaises et européennes recensées

Selon elle, ce Code de l’animal « recense de nombreux textes, hier encore dispersés, qui régissent notre rapport aux animaux ». Il regroupe les milliers de dispositions françaises et européennes ainsi que les grandes décisions jurisprudentielles​ qui concernent les animaux de compagnie, de ferme, sauvages ou apprivoisés.

>> A lire aussi : Les défenseurs des animaux lancent leur parti politique

Préfacé par la philosophe Florence Burgat, cet ouvrage de 1.058 pages, vendu au prix de 49 euros, a nécessité plus d’un an de travail. Avec le Code de l’animal, « il est plus facile et pertinent de préparer la prochaine étape : la reconnaissance de la personnalité juridique des animaux selon des modalités auxquelles la Fondation 30 millions d’amis et les auteurs travaillent déjà », a conclu Reha Hutin.

TRIBUNE EXCLUSIVE – Dans Le Figaro, ils dénoncent «un nouveau totalitarisme» qui «menace la liberté en général».

Nous sommes des citoyens d’opinions différentes et très souvent opposées qui se sont trouvés d’accord pour exprimer, en dehors de toute actualité, leur inquiétude face à la montée de l’islamisme. Ce ne sont pas nos affinités qui nous réunissent, mais le sentiment qu’un danger menace la liberté en général et pas seulement la liberté de penser. Ce qui nous réunit aujourd’hui est plus fondamental que ce qui ne manquera pas de nous séparer demain.

Le nouveau totalitarisme islamiste cherche à gagner du terrain par tous les moyens et à passer pour une victime de l’intolérance. On a pu observer cette stratégie lorsque le syndicat d’enseignants SUD Éducation 93 proposait il y a quelques semaines un stage de formation comportant des ateliers de réflexion sur le «racisme d’État» interdits aux «Blanc.he.s». Certains animateurs étaient membres ou sympathisants du Collectif contre l’islamophobie en France et du Parti des indigènes de la République. Les exemples de ce genre se sont multipliés dernièrement. Nous avons ainsi appris que la meilleure façon de combattre le racisme serait de séparer les «races». Si cette idée nous heurte, c’est que nous sommes républicains…

Les signataires

Waleed al-Husseini, écrivain
Arnaud d’Aunay, peintre
Pierre Avril, universitaire
Vida Azimi, juriste
Isabelle Barbéris, universitaire
Kenza Belliard, formatrice
Georges Bensoussan, historien
Corinne Berron, auteur
Alain Besançon, historien
Fatiha Boudjahlat, essayiste
Michel Bouleau, juriste
Rémi Brague, philosophe
Philippe Braunstein, historien
Stéphane Breton, cinéaste, ethnologue
Claire Brière-Blanchet, reporter, essayiste
Marie-Laure Brossier, élue municipale
Pascal Bruckner, écrivain
Eylem Can, scénariste
Sylvie Catellin, sémiologue
Gérard Chaliand, écrivain
Patrice Champion, ancien conseiller ministériel
Brice Couturier, journaliste
Éric Delbecque, essayiste
Chantal Delsol, philosophe
Vincent Descombes, philosophe
David Duquesne, infirmier libéral
Luc Ferry, philosophe, ancien ministre
Alain Finkielkraut, philosophe, écrivain
Patrice Franceschi, écrivain
Renée Fregosi, philosophe
Christian Frère, professeur
Claudine Gamba-Gontard, professeur
Jacques Gilbert, historien des idées
Gilles-William Goldnadel, avocat
Monique Gosselin-Noat, universitaire
Gabriel Gras, biologiste
Gaël Gratet, professeur
Patrice Gueniffey, historien
Alain Guéry, historien
Éric Guichard, philosophe
Claude Habib, écrivain, professeur
Nathalie Heinich, sociologue
Clarisse Herrenschmidt, linguiste
Philippe d’Iribarne, sociologue
Roland Jaccard, essayiste
Jacques Jedwab, psychanalyste
Catherine Kintzler, philosophe
Bernard Kouchner, médecin, humanitaire, ancien ministre
Bernard de La Villardière, journaliste
Françoise Laborde, journaliste
Alexandra Laignel-Lavastine, essayiste
Dominique Lanza, psychologue clinicienne
Philippe de Lara, philosophe
Josepha Laroche, universitaire
Alain Laurent, essayiste, éditeur
Michel Le Bris, écrivain
Jean-Pierre Le Goff, philosophe
Damien Le Guay, philosophe
Anne-Marie Le Pourhiet, juriste
Barbara Lefebvre, enseignante
Patrick Leroux-Hugon, physicien
Élisabeth Lévy, journaliste
Laurent Loty, historien des idées
Mohamed Louizi, ingénieur, essayiste
Jérôme Maucourant, économiste
Jean-Michel Meurice, peintre, réalisateur
Juliette Minces, sociologue
Marc Nacht, psychanalyste, écrivain
Morgan Navarro, dessinateur
Pierre Nora, historien, éditeur
Robert Pépin, traducteur
Céline Pina, essayiste
Yann Queffélec, écrivain
Jean Queyrat, réalisateur
Philippe Raynaud, professeur de sciences politiques
Robert Redeker, écrivain
Pierre Rigoulot, historien
Ivan Rioufol, journaliste
Philippe San Marco, auteur, essayiste
Boualem Sansal, écrivain
Jean-Marie Schaeffer, philosophe
Martine Segalen, ethnologue
André Senik, enseignant
Patrick Sommier, homme de théâtre
Antoine Spire, vice-président de la Licra
Wiktor Stoczkowski, anthropologue
Véronique Tacquin, professeure, écrivain
Pierre-André Taguieff, politologue
Maxime Tandonnet, auteur
Sylvain Tesson, écrivain
Paul Thibaud, essayiste
Bruno Tinel, économiste
Michèle Tribalat, démographe
Caroline Valentin, essayiste
David Vallat, auteur
Éric Vanzieleghem, documentaliste
Jeannine Verdès-Leroux, historienne
Emmanuel de Waresquiel, historien
Ibn Warraq, écrivain
Yves-Charles Zarka, philosophe
Fawzia Zouari, écrivaine

Et critique de cette tribune par Pierre Cassen de Riposte laïque

https://ripostelaique.com/le-separatisme-islamiste-cest-lislam-votre-petition-a-10-ans-de-retard-camarades.html

Humour noir. Ses amoureuses soutiennent Bertrand Cantat

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« Les passantes » de Georges Brassens. Mise en images discutable

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La chanson « les passantes » aurait du s’intituler « les voyeurs ».  Georges Brassens la chantait en 1972. C’est la vision d’un macho sur les femmes « je les aime toutes », une perception qui n’a pas changé depuis 45 ans bien que l’objet de ce voyeurisme , nous les femmes, ait beaucoup évolué. La preuve sinistre est ce témoignage d’une professeure https://www.huffingtonpost.fr/anouk-f/ce-quevoque-le-mot-femmes-a-mes-eleves-de-primaire-lorsque-je-lecris-au-tableau_a_23378202/. Il y a de quoi pleurer de rage et de désespoir.

A la décharge, si je puis dire, de Brassens, il n’a pas écrit les paroles qui sont de Antoine Pol. Il a tout de même choisi le poème, en a composé la musique et a interprété. Le poème original a été écrit en 1911 alors que l’auteur était âgé de 23 ans et élève ingénieur à l’Ecole Centrale, une époque où les seules femmes « accessibles » étaient les prostituées. Les relations femmes/hommes étaient alors lourdement chargées de fantasmes. Quand 60 ans plus tard Brassens s’empare de ces fantasmes pour les mettre en chanson, les femmes avaient beaucoup changé mais le regard que leur portaient les hommes demeurait le même…comme de nos jours.

Ce clip mis en images par une jeune photographe belge de 24 ans est une interprétation féminine, sans doute féministe, d’une vision masculine et masculiniste. J’avoue ne pas vraiment apprécier, particulièrement au début et à la fin les représentations stylisées de vulves comme si pour faire la nique aux hommes obsédés par leur pénis (Jeff Koons) nous devrions exposer notre vulve. Et d’ailleurs, quitte à représenter le pendant, c’est le clitoris qu’on devrait montrer.

Résultat de recherche d'images pour "représentation clitoris"

http://sexlogue.blogspot.fr/2018/01/were-just-starting-to-talk-about-it.html

Je n’aime pas plus les déhanchements réservés aux femmes âgées et obèses cherchant à prouver que toutes les femmes sont belles qu’elle que soit leur état, avec des seins pendants et de la cellulite. Nous aurons beau dire et faire, femmes ou hommes nous préférons regarder des fleurs fraîches plutôt que des fleurs fanées de même que nous apprécions plus les roses parfumées que l’arum titan à l’odeur nauséabonde.

Description de cette image, également commentée ci-après

Le fait est incontournable que nous soyons conditionnées par notre culture ou prédisposées par nos gênes, nos critères du beau sont sensiblement les mêmes dans toutes les civilisations. Qui au monde ne prise pas la fraîcheur de la jeunesse ? L’objet des divergences d’appréciation n’est pas le corps lui-même mais la manière dont on le pare et le sens donné aux transformations qu’on lui inflige.

Une image ne rend que l’apparence physique de la personne et la vision de la photographe. Une personne, jeune ou vieille, valide ou invalide, grosse ou maigre, entière ou amputée n’est pas que son apparence. Une personne est une planète à elle seule renfermant autant de laideurs et de beautés qu’un monde puisse contenir. Ma chienne dont les sens ne sont pas bridés, frétille devant toutes les bonnes personnes quelle que soit leur apparence, physique, ce qui facilite la communication.

le n° 3

Au début des années 70, nous femmes du Mouvement de libération des femmes, avions un peu plus d’imagination que la jeune Charlotte Abramow pour représenter notre vulve …tout en pudeur…Parfois je trouve que les jeunes féministes contemporaines manquent de culture féministe et qu’elles s’inscrivent plus dans la contemporanéité superficielle, égocentrique et narcissique que dans l’histoire du féminisme.

La Connectrice, féministe historique

PS Adolescente j’étais fan de Georges Brassens et je chantais « Elle est à toi cette chanson » en m’accompagnant à la guitare. Je chantonne encore certaines de ses chansons …Mais c’était un gros macho. Nobody’s perfect 😉

Brassens était amateur créateur de chansons paillardes (cochonnes, obscènes, pornos…l’objet étant toujours la femme) http://www.paillardes.com/index.php?page=1&limitbot=0&limittop=50&requete=Brassens&param1=resultat.php&entete=A02-Brassens.php

 

Quelle belle idée de mettre en image d’anciennes chansons très connues qui sont toutes dans nos mémoires. Barbara, Nougaro, Brel, Aznavour, Ferré… certains de leurs plus beaux titres n’avaient pas de clips, que de vieilles images usées en noir et blanc, ou quelques moments qui crépitent lors de leur passage sur scène. L’agence Havas s’est unie avec Universal pour offrir de toute nouvelles vidéos à ces artistes aimés par de jeunes cinéastes. Et pour ouvrir cette session, le premier clip est celui des  « Passantes », poème écrit par Antoine Pol et chanté par Georges Brassens en 1972. C’est la toute jeune Charlotte Abramow, réalisatrice et photographe de 24 ans qui propose sa vision de cette délicieuse ode aux femmes. « Je veux dédier ce poèmes à toutes les femmes qu’on aime… », entonne le Sétois à la guitare. Et en image c’est une douceur où les femmes, toutes femmes, jeunes, vieilles, grosses, émues, rigolardes… se succèdent dans des tableaux très tendres. Un bel hommage à toutes ces héroïnes du quotidien. Une chanson à réécouter à l’envie pour se faire du bien au cœur et un clip à regarder pour faire plaisir au regard.

http://www.elle.fr/Love-Sexe/News/Les-Passantes-Brassens-et-les-femmes-superbement-mis-en-image-par-Charlotte-Abramow-3647195

#balancetonporc. Hommes solidaires, comment répondre ?

https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2017/10/29/11-facons-dont-les-hommes-peuvent-repondre-de-maniere-productive-au-mouvement-moiaussi/

11 façons dont les hommes peuvent répondre de manière productive au mouvement #MoiAussi

Le hashtag #MoiAussi a encouragé certains hommes à faire allusion sur Internet à leurs comportements misogynes, mais ils doivent aller au-delà de confessions sur les médias sociaux.

Plus tôt cette semaine, Meghan Murphy a proposé quelques suggestions sur ce que nous pourrions demander aux hommes, à la lumière du hashtag viral #MoiAussi, qui visait à rappeler aux hommes béatement ignorants (ou obstinés) l’omniprésence de l’agression sexuelle et du harcèlement perpétrés par des hommes contre des femmes partout.

Certains hommes ont répondu en reconnaissant qu’ils participent à la misogynie. Certains hommes ont admis être coupables de harcèlement ou d’agression sexuelle. Certains hommes ont présenté des excuses pour avoir laissé d’autres hommes agir ainsi. Mais, même si ces hommes peuvent être bien intentionnés, ce type de réponses sur les médias sociaux ne constitue pas nécessairement une action productive. C’est pourquoi, l’équipe de Feminist Current a compilé une liste (partielle) de suggestions à l’intention des hommes qui voudraient réagir d’une manière productive face au problème de la violence masculine contre les femmes, au-delà d’un étalage de vertu personnelle (virtue signalling) sur Internet.

1) Prenez conscience du nombre de femmes qui sont dans votre vie et qui ont révélé publiquement cette semaine avoir été agressées ou harcelées sexuellement, et laissez cette conscience vous mettre mal à l’aise. Évitez la réaction défensive du « Pas tous les hommes ». Même si vous n’avez pas personnellement agressé sexuellement une femme, ce comportement fait partie de notre culture ; vous devez donc vous attaquer au fait (pour le changer) qu’à l’échelle internationale, une femme sur trois a été exposée à de la violence physique ou sexuelle et que presque toute cette violence est perpétrée par des hommes.

2) Arrêtez de traiter les femmes et les filles comme avant tout « jolies ». Cela signifie éviter de complimenter d’abord et avant tout les filles et les femmes sur leur apparence. Beaucoup d’entre nous faisons cela sans même réfléchir (nous commençons tôt, aussi, en disant aux fillettes qu’elles sont « jolies » ou en commentant leurs tenues), mais de tels commentaires renforcent l’idée qu’être considérée comme attrayante ou désirable est la chose la plus importante qu’une femme ou une fille peut espérer.

3) De même, commencez à prêter attention à la façon dont vous regardez/considérez les femmes. Si la première chose que vous faites quand vous voyez une femme dans la rue est de la mater de haut en bas pour évaluer si elle est « baisable », arrêtez ça.

4) Arrêtez de traiter toutes les femmes comme d’éventuelles partenaires sexuelles, plutôt que simplement comme des personnes intéressantes ou agréables. Si une femme souhaite être votre amie, c’est une bonne chose, pas un échec. Extirpez le concept de « friendzone » (zone de simple amitié) de votre vocabulaire et remplacez-le simplement par le mot « amie ». Les femmes ne perdent pas leur valeur simplement parce qu’elles ne souhaitent pas avoir de relations sexuelles avec vous.

5) Refusez de consommer de la pornographie ou de payer pour du sexe. L’industrie du sexe dit que les femmes sont des choses à acheter et à vendre, à utiliser et à exploiter par les hommes. La pornographie comme la prostitution renforcent l’idée que les femmes existent pour le bon plaisir des hommes. Ces industries sexualisent le viol, la violence et l’oppression. Peu importe si une femme « choisit » de participer à cette industrie pour survivre, l’effet général du commerce du sexe est de déshumaniser les femmes. Inventez des façons de contester les hommes à ce sujet et de leur en parler.

6) Avez-vous maltraité des femmes lors de rencontres sexuelles ? Reconnaissez-le et présentez vos excuses à la femme ou aux femmes que vous avez blessées. N’attendez pas de réponse. Ne vous attendez pas à être pardonné. N’ayez aucune attente. Ne demandez rien à la ou aux femmes que vous avez violentées ou blessées. Ne vous cherchez pas des excuses. Contentez-vous de reconnaître votre comportement et de vous excuser. Et ne le refaites jamais.

7) Subventionnez discrètement des événements, médias et organisations féministes. Vous pourriez, par exemple, faire don d’une part de votre salaire hebdomadaire représentant l’écart de rémunération entre hommes et femmes (13 pour cent) à une organisation qui soutient directement les femmes victimes de violence masculine. Vous n’avez pas besoin de vous en vanter sur les réseaux sociaux – le but n’est pas que vous soyez récompensé.

8) Portez-vous bénévole dans l’équipe de nettoyage après un événement féministe. Ou pour cuisiner des mets. Ou pour collaborer au service de garde d’enfants. Faites tout acte que des féministes vous demandent de faire pour que leur événement puisse être un succès.

9) Apprenez à écouter. Évitez de dominer dans les conversations. Lorsque vous rencontrez une femme dans un bar, que vous parlez à des amies ou à des collègues, ou lorsque vous parlez à votre partenaire, par exemple, pratiquez une écoute active et soyez conscient d’à quel point vous interrompez/parlez beaucoup/vous imposez dans les conversations. Est-ce que vous posez des questions ? Est-ce que vous écoutez les réponses ? Entendez-vous ce que les femmes disent ? Les hommes passent beaucoup de temps à couper la parole aux femmes et à s’adresser à elles d’un ton péremptoire ; ils doivent passer plus de temps à écouter, car les hommes sont socialisés à ne pas être conscients de l’espace qu’ils occupent dans le monde. Ce n’est qu’un exemple de la façon dont se manifeste le pouvoir masculin. Ce comportement dissuade les hommes d’être en empathie avec les femmes et de travailler à mieux comprendre leurs expériences.

10) Ne neutralisez pas les problèmes qui ne sont pas neutres à l’égard du genre. Il ne sert à rien d’insister sur le fait que la violence masculine à l’encontre des femmes est un « problème humain ». Il est inutile de dire que « la culture du viol n’a pas de sexe ». Il est inutile de dire que vous êtes contre « toute forme de violence ». Oui, des hommes vivent de la violence et des agressions commises par d’autres hommes, mais cela n’annule pas le fait que la violence masculine à l’encontre des femmes est systémique. Répondre de cette manière équivaut essentiellement à banaliser l’expérience des femmes, comme répondre «  toutes les vies comptent » [lorsqu’on entend « Black Lives Matter »]. Le mouvement #MoiAussi tient les hommes pour responsables de la violence qu’ils exercent à l’encontre des femmes, et pour remédier efficacement à cette violence, nous devons nommer le problème et le prendre par la racine.

11) Comprenez que, en tant qu’homme, vous ne serez jamais pleinement capable de comprendre ce que les femmes vivent au jour le jour, sous le patriarcat. Il n’y a pas eu un seul jour dans l’histoire du monde où une femme n’a pas été violée ou battue par un homme. Les femmes vivent, chaque jour, dans la peur de la violence masculine. La vie des femmes est façonnée par la culture du viol et par le regard masculin d’une foule de façons – explicites ou subtiles –, de la haine de leur corps au syndrome de stress post-traumatique, en passant par les choix que nous faisons en matière de travail, de voyages, de relations, de vêtements, de relations sociales et plus encore. Croyez-nous quand nous vous parlons de ces expériences. Croyez-nous quand nous vous disons que c’est un problème énorme et urgent. Croyez que nous ne cherchons pas à dramatiser ou à attirer l’attention. Croyez-nous, même si vous ne comprenez pas complètement. Nous ne déversons pas notre traumatisme en ligne pour le plaisir.

 

Version originale : http://www.feministcurrent.com/2017/10/22/14-ways-men-can-respond-productively-metoo/

Traduction : TRADFEM

Au Québec, des hommes solidaires des harcelées

https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2018/01/28/des-hommes-appuient-etmaintenant/

Des hommes appuient #Etmaintenant

Vous n’êtes pas sans savoir que les mouvements #Moiaussi, #Metoo, #Balancetonporc, etc. bouleversent l’ordre (patriarcal) des choses. À la suggestion d’amies féministes, nous avons rédigé une lettre d’appui. Nous espérons que vous accepterez de la signer. Son modeste objectif est de renforcer la lutte et de montrer que des hommes s’engagent aux côtés de ces mouvements.

Veuillez par retour de courriel me dire si vous signez et, dans ce cas positif, m’indiquer ce que l’on peut mettre à côté de votre signature.

Lesdites signatures peuvent m’être adressées à poulin@uottawa.ca.

Le mouvement #Etmaintenant, lancé par une centaine de féministes québécoises, expliquait : « Nous voulons continuer sur cette lancée, les hommes à nos côtés. Tellement reste à faire ! Afin que les politiques publiques, la culture des entreprises et des institutions, les contenus médiatiques – eh oui, les relations amoureuses et sexuelles – évoluent dans le sens d’une véritable égalité entre les sexes. »

Nous sommes des hommes qui appuyons les mouvements #Moiaussi, #Metoo, #Balancetonporc et #Etmaintenant. Nous répondons donc positivement à cet appel.

La libération de la parole des femmes a permis une certaine libération de la parole d’hommes harcelés et agressés sexuellement. C’est une première, et l’on doit s’en réjouir.

Dès le début du mouvement #Moiaussi, on a vu se développer une réaction (dans le sens de réactionnaire) qui a adopté différentes formes, comme celui du « droit d’importuner » au prétexte d’une misère sexuelle masculine. Celui aussi de prétendre que les hommes de pouvoir, qui ont abusé de leur pouvoir, avaient le bénéfice du doute au motif de la « présomption d’innocence », eux qui, pour plusieurs, ont sévi pendant des décennies, en bénéficiant d’une impunité impardonnable, et qui, par le fait même, ont pu multiplier leurs agressions.

On aurait tort de croire que les agressions sexuelles et les harcèlements sont le fait de quelques dérives individuelles. Au Québec, une femme sur trois a été victime d’au moins une agression sexuelle depuis l’âge de 16 ans. Cependant, les infractions sexuelles sont plus fréquentes (53% des cas) chez les moins de 18 ans, surtout chez les filles, mais aussi chez les garçons. On peut donc s’avancer à conclure que le nombre d’agresseurs sexuels est très important, qu’il ne s’agit pas d’un phénomène marginal, limité à quelques individus prédateurs. L’enquête ESSIMU au Québec a révélé que près de 37% des universitaires (employéEs, étudiantEs, professeurEs) ont subi une forme de violence sexuelle (harcèlement sexuel, comportement sexuel non désiré, coercition sexuelle). De 40 à 50% des femmes des pays de l’Union européenne auraient subi des avances sexuelles non désirées, des contacts physiques ou d’autres formes de harcèlement sexuel au travail. Aux États-Unis, 83% des filles âgées de 12 à 16 ans auraient subi une forme ou une autre de harcèlement sexuel dans les écoles publiques. Les harceleurs sont donc très nombreux.

La culture du viol et de l’agression ne relève donc pas de l’épiphénomène ni de la misère sexuelle réelle ou présumée des hommes, mais s’inscrit dans des structures sociales (et par le fait même mentales) de nos sociétés.

L’agression sexuelle est d’abord et avant tout un abus de pouvoir. C’est parce que l’agresseur se sent autorisé qu’il impose ses volontés à une personne réifiée, réduite au rang d’objet sexuel ou de jouet de son désir de pouvoir sur autrui. Les structures de pouvoir hiérarchiques sont déterminantes dans ce cas. Y résister n’est pas chose facile. On sait le sort que connaissaient autrefois les victimes d’agresseurs puissants et bien placés dans la société : elles étaient condamnées sans appel, et les agresseurs jouissaient d’une impunité quasi totale. Toute structure hiérarchique, qui voue un culte à l’autorité arbitraire et à la suprématie mâle, favorise ces abus : églises, sectes, armées, clubs sportifs, clans, familles, monde des affaires, etc. Ce sont surtout les femmes qui en font les frais, mais il reste qu’un statut inférieur place un individu dans la mire du prédateur sexuel, les femmes occupant la plupart du temps ce rôle, mais pas seulement les femmes : les enfants certes, filles et garçons, mais aussi des hommes.

La virilité hégémonique s’exprime dans les prisons par les viols d’hommes qui sont ainsi infériorisés et qui, par conséquent, pour un certain nombre d’entre eux, deviennent des objets sexuels. Au Québec, le producteur, qui était omniprésent à l’écran de la télévision québécoise, Éric Salvail, harcelait sexuellement ses employés masculins. Dans la mode masculine, il semble y avoir eu des comportements analogues envers les mannequins masculins. On savait que les petits garçons étaient une cible de prédateurs sexuels dans la famille, l’Église, etc. Or, maintenant, des hommes adultes osent parler de ce qu’ils subissent ou ont dû subir par des hommes qui sont mieux placés qu’eux dans la hiérarchie sociale, dans la hiérarchie du pouvoir et de l’argent.

Il est désolant, mais ce sera sans doute salutaire, de réaliser que les hommes comprennent l’importance de l’agression sexuelle à partir du moment où ils peuvent se voir comme des victimes potentielles. Les cas de célébrité portés à l’attention du public (de même que les cas de viols d’hommes lors des guerres par exemple) contribuent à saper la confiance aveugle des mâles aux structures de pouvoir.

Les appels à ne plus accepter ces comportements sont sincères, mais le changement social ne se fera pas sans changement des relations de pouvoir dans la société. On peut par exemple s’émouvoir de la désolation des humoristes en réunion de crise, mais on n’oubliera pas que nombre d’entre eux gagnent leur vie à traiter les femmes de tous les noms et à les rabaisser. Les agresseurs perdent une partie de leur pouvoir, mais il reste beaucoup d’hommes puissants à l’abri des aléas de la vie. Ce sont leurs employéEs qui subissent les contrecoups en perdant leur source de revenus. En plus de risquer leur propre emploi, les victimes craignent d’en faire perdre à d’autres. Ces réflexions éthiques sont absentes chez les personnes en situation de domination. Cela fait d’ailleurs partie des considérations qui se bousculent dans la tête des victimes si peu promptes à dévoiler ce qu’elles ont vécu, déjà qu’elles se sentent coupables de ce qui leur est arrivé.

Le système judiciaire et son fonctionnement ne sont absolument pas adaptés aux causes d’agression sexuelle et de harcèlement dans lesquelles les aspects des contraintes psychologiques liées au statut social et financier sont déterminants et où la collecte des preuves reste très difficile. Qui doute encore que la justice a deux vitesses ? Les plus fortunés se paient les meilleures firmes d’avocats, les mieux à même de performer devant des juges qui viennent rarement des classes défavorisées ou dominées et qui, de ce fait, comprennent fort mal les structures d’oppression, quand ils n’ont pas un préjugé favorable envers elles. On se rappellera que, jusqu’aux années 1970, les femmes n’avaient pas le droit de siéger comme jurées.

Celui qui a l’argent et le pouvoir a un avantage constant sur les personnes qui doivent vendre leur force de travail pour vivre. Cette force de travail est une marchandise qui se négocie sur le marché des forces de travail (marché dit de l’emploi), c’est ce qui accorde à la personne qui a du pouvoir une formidable prépondérance. L’argent et le pouvoir sont le nœud des choses ; ils lient, rabaissent et soumettent la personne-force de travail, tout en rendant le rapport impersonnel, réifié. Le sentiment de supériorité des payeurs, lequel fait partie intégrante de leur plaisir, est lié à l’acte de location de la force de travail et à la déshumanisation qu’elle implique (processus de marchandisation). Ces hommes de pouvoir ne recherchent pas la réciprocité. C’est précisément la subordination des gens qui est source de plaisir. Et ce plaisir est accentué par un sentiment d’impunité. L’argent et le pouvoir apparaissent comme des substituts à la virilité.

Dans les sociétés capitalistes patriarcales, les sexualités masculines hégémoniques fonctionnent en grande partie au moyen d’un désir univoque. C’est aussi très souvent un appel à une consommation rapide. Le temps des relations sexuelles est généralement déterminé par l’éjaculation, qui marque l’objectif et la fin de la relation sexuelle. Dans cette consommation, il y a survalorisation de la place et de la fonction du pénis. Cette sexualité se présente comme réductionniste et fonctionnelle, si ce n’est utilitariste et contingentée (limitée). Elle est également dissociée (sexe et sentiments). Ce qui nourrit les industries du sexe : prostitution, pornographie, tourisme de prostitution, traite des femmes et des enfants…

Tant que nous n’aurons pas appris à vivre civilement l’économie de nos rapports sexuels, il ne sera pas question de fermer les volets sur la souffrance imposée par les rapports de pouvoir, notamment les rapports de genre.

C’est pourquoi il est important, en tant qu’hommes, de donner un soutien ferme et indéfectible à la parole qui se libère, à la résistance aux agressions, à la renégociation de rapports basés sur le consentement et non sur la prédation ou la domination.

Francis Lagacé, écrivain et militant des droits sociaux

Richard Poulin, éditeur, prof émérite (Université d’Ottawa) et prof associé (IREF-UQAM)

Premiers signataires :

Guy Bellemare, prof titulaire, département de Relations industrielles (UQO)

Marc Bonhomme, militant 

Martin Dufresne, traducteur proféministe 

Didier Epsztajn, animateur du blog Entre les lignes, entre les mots 

Marc-André Éthier, prof de didactique en histoire (UdeM) 

André Frappier, Chroniqueur à Presse-toi à gauche et à Canadian Dimension et membre de la direction de Québec solidaire 

yeun lagadeuc-ygouf, aide-soignant 

David Mandel, prof sciences politiques (UQAM) 

Ianik Marcil, économiste indépendant 

Bernard Rioux, rédacteur de Presse-toi à gauche 

Sébastien Rioux, prof adjoint (UdeM) 

Michel Roche, prof de science politique (

Ianik Marcil, économiste indépendant 

Bernard Rioux, rédacteur de Presse-toi à gauche 

Sébastien Rioux, prof adjoint (UdeM) 

Michel Roche, prof de science politique (UQAC) 

Michel Taylor, Fonds immobilier FTQ

Des hommes solidaires de #metoo. Bravo !

La parole des femmes du mouvement #balancetonporc #metoo #moiaussi ne sera vraiement entendue que si des hommes la soutiennent et la relaient contre la Réaction de ces hommes qui usent de tous les arguments pour l’étouffer.

Ce n’est qu’ensemble qu’hommes et femmes changeront les relations femmes/hommes et le mouvement actuel nous en donne l’occasion.

Zeromacho s’est déjà distingué par ses prises de position contre l’oppression, l’exploitation, la réification et le mépris des femmes. Il s’est distingué contre vents et marées machistes contre la prostitution et en faveur de la pénalisation des clients de prostituées. Aujourd’hui, il monte au créneau pour exprimer sa solidarité avec les femmes qui dénoncent le harcèlement sexuel, preuves à l’appui.

Messieurs, au lieu de pleurnicher sur la délation, la haine de l’homme blanc, la menace contre vos prérogatives machistes, une pseudo menace contre le plaisir de séduire et de courtiser, rejoignez Zero macho ou créez votre groupe de soutien aux victimes du harcèlement sexuel, exprimez vôtre compréhension de ce problème de société intemporel mais toujours machiste, ne restez pas dans vôtre coin à ressasser vos craintes totalement injustifiées si vous n’êtes pas un porc ou si vous avez été un porc et le regrettez. Prenez position contre les porcs, dites vôtre désapprobation, intervenez lorsque vous êtes témoin, vous n’en serez que plus virils 😉 Nous serons admiratrices et ne vous en aimerons que davantage.

La Connectrice

Nous, hommes solidaires de #MeToo…

https://zeromacho.wordpress.com/2018/01/30/nous-hommes-solidaires-de-metoo/comment-page-1/#comment-1319

English text below
Nous, hommes solidaires de #MeToo…
Ni haine des hommes ni puritanisme,
#MeToo est une chance de libérer la sexualité !

Des millions de femmes courageuses et solidaires ont lancé, porté et relayé dans des dizaines de pays le mouvement #MeToo. Un tournant historique ? Plus encore : une mutation dans les relations entre femmes et hommes !

Nous nous sentons interpellés par cette libération de la parole des femmes, par cette révolte mondiale contre les violences sexuelles et sexistes, par cette dénonciation justifiée des privilèges et abus masculins, dans un  monde machiste, c’est-à-dire inégalitaire, injuste et violent envers les femmes et les filles.

Les hommes qui insultent, harcèlent, agressent, prostituent ou violent des femmes ont bénéficié trop longtemps de l’impunité et d’une large tolérance sociale.

Nous aussi, nous disons « ÇA SUFFIT ! »
Nous, hommes, nous désolidarisons des hommes qui commettent des violences sexuelles et sexistes. Nous déclarons notre solidarité avec les femmes victimes, et soutenons le mouvement #MeToo.

À ceux et celles qui se réclament de la « liberté sexuelle » pour discréditer ou traiter avec condescendance les personnes engagées contre les violences sexuelles et sexistes, nous disons que la sexualité est la rencontre de deux désirs, en vue d’un plaisir partagé.

Les mêmes qui, hier, au nom d’un prétendu « libertinage », défendaient le droit des hommes prostitueurs à imposer par l’argent un acte sexuel, semblent confondre harcèlement, drague, agressions et séduction.

Nous affirmons que la sexualité se libère si la société agit contre les violences physiques, psychologiques ou économiques. Nous élevons nos enfants dans le respect de l’autre et de sa liberté.

Le moment est historique : c’est aussi aux hommes de réagir. Soutiendront-ils par leur silence les prédateurs sexuels ? Prendront-ils la parole à leur tour pour dire qu’ils sont des alliés des femmes, qu’ils sont solidaires des victimes et non des agresseurs ?

Dans les dénonciations des femmes qui disent #MeToo, nous ne percevons ni « haine des hommes » ni puritanisme. Nous voyons là au contraire une occasion pour tous les hommes de marcher aux côtés des femmes plutôt que de leur marcher dessus.

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Au Québec, un autre texte d’hommes a été lancé par Richard Poulin le 26 janvier 2018 : voir
http://plus.lapresse.ca/screens/acc5b714-c052-40c0-8f21-31d9251e32ce__7C___0.html

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On October 19 2017, just days after the movement began, Zeromacho publicly stated our support for the women who dared to say #MeToo (see https://zeromacho.wordpress.com/2017/10/19/action-n-58-solidaires-des-victimes-19-octobre-2017/)
Now more and more men are choosing to declare that they are on the women’s side, particularly through the https://tinyurl.com/hommes-solidaires-metoo manifesto, which we invite you to sign on line and to share. Zeromacho is with them.

As men, we declare our support for #MeToo: expressing neither hatred of men nor puritanism, #MeToo is a chance for true sexual freedom!

Millions of brave, united women have built the #MeToo movement, spreading it to dozens of countries. A historic turning point? More than that: a mutation in female-male relations!
We feel concerned and inspired by this freeing up of women’s voices, this global uprising against sexual and sexist violence, this wholly justified condemnation of male privilege and abuse in a macho world – i.e. one that is unequal, unjust and violent towards women and girls.
Men who insult, harass, aggress, prostitute and rape women have benefitted from impunity and social acceptance for far too long.
We too say “TIME’S UP!”
As men, we disassociate ourselves from men who commit sexual and sexist violence.
We declare our solidarity with women victims, and our support of the #MeToo movement.

To all those – male and female – who call for “sexual freedom” in order to discredit or condescend towards the people fighting sexual and sexist violence, we say that sexuality is the meeting of two desires in anticipation of shared pleasure.
The same people who, in the name of so-called “libertinage” recently defended the right for prostituting men to impose sexual acts for money, now seem to confuse harassment with flirting, aggression with seduction.
We declare that sexuality is free when society fights against physical, psychological and economic violence. We raise our children to respect others and their freedom.
This is a historic moment: men need to take action too. Will they support sexual predators with their silence? Will they speak out in turn to say that they are these women’s allies, that their solidarity goes to the victims, and not to the aggressors?
We see neither puritanism nor “man-hating” in the denunciations of the women who say #MeToo. On the contrary, we see a chance for all men to walk alongside women instead of walking all over them.
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The manifesto of men who support #MeToo, signed by 30 men, including the founders of Zeromacho, was published in lemonde.fr (on line as of January 30, 2018; in the physical newspaper of January 31, 2018.)
The beginning of the text can be found here:
http://abonnes.lemonde.fr/idees/article/2018/01/30/des-hommes-solidaires-de-metoo_5248937_3232.html
The complete text, including the names of those who have signed it, is here: https://tinyurl.com/hommes-solidaires-metoo
We invite you to sign it on line and to share it.

Parodie de justice pour les femmes violées. Le cas d’Anna Circé

J’ai déjà démontré que la Justice, donc notre société, était indulgente pour les violeurs et méprisante pour les victimes.

Anna Circé, violée en 2011, s’est battue pendant 6 ans pour obtenir justice, ce qui comprend la mesure d’éloignement de son violeur, ce qui n’a pas été respecté : sous contrôle judiciaire le violeur venait travailler dans l’immeuble de la victime !

La lutte d’Anna lui a porté préjudice puisque le tribunal lui a reproché d’avoir mené campagne publique pour demander justice. Son sentiment est que la décision d’acquittement de son violeur a été motivée par son combat. Au cours du procès, il a été  lourdement et à répétition reproché à Anna d’avoir menti lors de son premier témoignage. Les juges n’ont pas tenu compte de l’état de choc de la victimes interrogée par trois gendarmes qui l’ont pressée de questions dénuées de tout sens de psychologie élémentaire. Je peux personnellement comprendre le témoignage d’Anna sur cette odieuse inquisition car un jour ayant été frappée par un homme je me suis rendue immédiatement en larmes au commissariat où j’ai été interrogée debout dans le hall par différentes fonctionnaires qui se succédaient à tour de rôle et me traitaient comme une coupable. Je suis repartie en sanglotant sans déposer plainte puisqu’on refusait de m’entendre. Ces réalités sont insoutenables et permettent de comprendre pourquoi la plupart des victimes de viol et de harcèlement sexuel  ne portent pas plainte.

Le paradoxe est qu’aujourd’hui, lorsque des femmes dénoncent les violences sexuelles dont elles ont été et sont victimes, il leur est reproché de ne pas avoir déposé plainte au moment des faits !

Ces personnes , trop nombreuses, sont soit stupides, soit ignorantes, soit de mauvaise foi et aveuglées par des positions idéologiques destructrices de neurones.

Le témoignage d’Anna dans la vidéo ci-dessus fait mal car non seulement la jeune femme transpire de souffrance mais son récit est une accumulation de toutes les injustices que les victimes de violences sexuelles subissent.

J’éprouve une grande peine pour Anna et pour toutes les victimes de harcèlement et de violences sexuelles qui sont culpabilisées, méprisées, traumatisées, profondément détruites et impuissantes face à la terrible injustice de cette société conditionnée par la culture du viol parce qu’elle méprise profondément les femmes. Comme le dit Anna dans la vidéo, le violeur a été acquitté mais elle a été condamnée à vie.

Un espoir toutefois, le mouvement #balancetonporc donne de la force à la libération de la parole des femmes sur les violences sexuelles qu’elles ont subies et subissent encore aujourd’hui. Pour l’instant les hommes font corps contre ce mouvement qui remet leurs habitudes en question, qu’ils soient coupables, complices ou résignés. Ils serait temps que ces messieurs se réveillent et comprennent que les relations femmes/hommes ne s’apaiseront que lorsqu’ils seront solidaires de la souffrance des femmes victimes de violences sexuelles.

La Connectrice

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