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Archives de Catégorie: travailleuses

Rosie la riveteuse vient de mourir pour la sixième fois

Résultat de recherche d'images pour "rosie the riveter" à gauche La Rosie de Miller pour Westinghouse, 1942 ; à droite celle de Norman Rockwell pour le Post 1943

 

Qui a inspiré le personnage de Rosie the riveter, Rosie la riveteuse dont l’image est connue  dans le monde entier depuis sa création en 1942 ? Cette femme symbolise désormais les luttes féministes avec son slogan We can do it ! nous pouvons le faire ! slogan qui a sans doute inspiré ce que nous disions dans le mouvement de libération des femmes de 1969 : les femmes peuvent tout faire, il suffit d’apprendre. Slogan qui s’est avéré plus que pertinent dans de nombreuses situations.

Chaque fois qu’une ancienne ouvrière ayant travaillé dans les usines d’armement au titre de l’effort de guerre WWII décède, on nous annonce la disparition de la vraie de vraie Rosie la riveteuse. Cette semaine, des médias ont donc annoncé pour la énième fois la disparition de « Rosie la riveteuse« , la femme qui avait servi de modèle en 1943 à l’élaboration du symbole de la participation des femmes à l’effort de guerre américain.

J’ai compté sept femmes présentées toutes comme le modèle de Rosie et dont la plupart sont mortes autour de 90 ans, sachant qu’elles avaient entre 17et20 ans en 1941.

Elinor Otto, Naomi Parker Fraley, Mary Doyle Keefe, Dr Frances Carter, Geraldine Hoff Doyle,  Rosie Bonavita Hickey, Veronica Foster la canadienne.

Selon les sources américaines, toutes sensées être parfaitement documentées selon leurs auteurs, la chronologie de l’apparition de Rosie et de ses représentations varie. Le prénom « Rosie » pour désigner l’ouvrière type mère de famille issue de la classe moyenne, qui travaillait pour la première fois en usine, serait apparu en 1942 dans une chanson « Rosie the riveter » composée pour rallier les femmes à la cause de défense du pays.

World War II song « Rosie the Riveter » LYRICS & RARE VISUALS Four Vagabonds

 

En 1942, Américaines et Américains étaient fortement encouragés à participer à l’effort de guerre. Les hommes étaient envoyés au front et les femmes devaient accomplir leur part en les remplaçant dans les usines d’armement, en particulier celles d’aviation où elles rivetaient à deux les carcasses. L’une était équipée d’un pistolet (the riveter)  et l’autre maintenait l’écrou (the bucker). Une campagne de propagande avait été lancée à coup de films, d’affiches, d’articles et de chansons. Les médias étaient contraints d’accomplir leur devoir patriotique en suivant les consignes écrites du ministère des armées.

Le film de propagande ci-dessous montre que rien n’était négligé pour convaincre les femmes de s’engager dans l’armée et de se donner les moyens d’effectuer dignement et efficacement le travail qui leur était demandé. On y entend des recommandations sur leur habillement et une alimentation saine pour entretenir leur force. Des garderies et des crèches furent ouvertes pour qu’elles puissent accomplir leur devoir patriotique, aussitôt refermées lorsque la guerre fut terminée et qu’on n’eut plus besoin d’elles.

Film de propagande destiné à recruter les femmes dans le Women Army Auxiliary Corp WAAC

Freely downloadable at the Internet Archive, where I first uploaded it. « On the Women’s Army Auxiliary Corps. Reel 1, Gen. Marshall watches Oveta Hobby take the oath of office. Women enter a WAAC recruiting office, fill out applications, take physical examinations, and take the oath. Uniforms are issued and shots are given. Reel 2, WAAC’s eat in a mess hall. A sergeant corrects a recruit at drill and demonstrates the salute. Shows a series of various duties and recreation. WAAC’s parade at the end of their training period. Newly assigned WAAC’s arrive at their quarters. The first WAAC detachment in North Africa is shown. Depicts clerical, technical, and other types of work done by WAAC’s. » National Archives Identifier: 35838

Norman Rockwell est sans doute le deuxième à donner une apparence et un nom au symbole qui devait représenter toutes les ouvrières participant à l’effort de guerre. Son tableau qui illustrait une édition du magazine Post daté du 1943 05 29 avait été commandé par l’éditeur qui suivait les consignes gouvernementales sur la propagande. Sur ce tableau, le prénom « Rosie » est peint sur la boite à sandwich de l’ouvrière qui mange un sandwich en écrasant un exemplaire de Mein Kampf de son godillot. Le gros sandwich appêtissant n’est pas étonnant, il illustre les recommandations diététiques véniculées par la propagande : il faut bien manger et un peu plus que d’habitude pour avoir suffisamment de force pour accomplir un travail d’homme.

L’image que nous connaissons de Rosie est la reproduction d’une affiche peinte par J. Howard Miller pour la Westinghouse Company. Son texte disait « We can do it! » (Nous pouvons le faire!). ..
La Rosie de Miller venait en fait d’une photo prise en 1941 par un photographe de l’agence UPI (United Press International)  dans l’usine d’American Broach & Machine Co. à Ann Harbor, Michigan. Il s’agissait d’ une jeune ouvrière de dix-sept ans nommée Geraldine Doyle. L’année suivante, l’illustrateur J. Howard Miller réalisa pour le compte de Westinghouse une série d’affiches appelant à l’effort de guerre. Parmi elles, celle-ci dont le personnage s’inspire de la photo représentant Geraldine Doyle.

En réalité, il semble bien que « Rosie the Riveter » soit le résultat du croisement d’une chanson, d’une affiche de Howard Miller, d’un tableau de Norman Rockwell et de différentes affiches de propagande destinées à inciter les femmes à participer à l’effort de guerre. Le slogan « We can do it », « nous pouvons le faire » sous-entendu ‘travailler comme les hommes » devait s’entendre plutôt comme « vous pouvez le faire ».

Après les trésors de créativité, les flatteries, les encouragements, les compliments, la valorisation de leur compétence et de leur talent, tout cela distillé par la propagande de l’effort de guerre qui voulait convaincre les femmes de remplacer les hommes dans tous les domaines, on comprend aisément que les Américaines ne se soient pas aisément laissées reconduire dans leur foyer et ce sont les filles de ces femmes qui, dans les années 60, initièrent le mouvement de libération des femmes qui devait gagner tout l’Occident.

Quelle que soit l’origine de l’image de Rosie la riveteuse, son esthétique et son message continuent à séduire les féministes et d’autres femmes depuis 1942 et on ne voit pas pourquoi ce symbole de la force et de la compétence féminines disparaïtrait.

La Connectrice

The Smoothies – Rosie the Riveter (1943)

https://youtu.be/A58Iavr9BJ4

Les sept Rosies connues

1)Elinor Otto

Wing mechanic Elinor Otto, 93, reacts with her 2013 We Can Do It Award. Otto, the oldest still working Rosie the Riveter, was honored at the 2013 We Can Do It Awards.

Wing mechanic Elinor Otto, 93, reacts with her 2013 We Can Do It Award. Otto, the oldest still working Rosie the Riveter, was honored at the 2013 We Can Do It Awards. https://www.ocregister.com/2013/10/17/she-can-do-it/

Wing mechanic Elinor Otto, 93, works on a portion of a C-17 at Boeing in Long Beach on Wednesday. Otto is the oldest still working Rosie the Riveter and was honored at the 2013 We Can Do It Awards.

En 2013, Elinor Otto avait 93 ans et travaillait encore dans une usine d’aviation à visser des rivets. Hum, hum ! Et avec des ongles vernis !

2)Naomi Parker Fraley

A 1942 photograph of Naomi Parker Fraley that was the likely inspiration for the Rosie the Riveter poster.CreditGetty Images https://mobile.nytimes.com/2018/01/22/obituaries/naomi-parker-fraley-the-real-rosie-the-riveter-dies-at-96.html?referer=https://www.google.com/

Cette photo aurait servi de preuve au découvreur de la dernière « vraie » Rosie  malgré une mise en scène évidente : attitude du mannequin, tenue de soirée, attitude peu crédible face à une lourde machine, mules à talons, etc.

Naomi Parker Fraley, une Américaine ayant travaillé dans une usine américaine au début des années 1940 et à l’origine d’une célèbre affiche des ouvrières de la seconde guerre mondiale, est morte lundi.

L’affiche de « Rosie the riveter » est restée longtemps dans l’oubli.© Eric Risberg / AP L’affiche de « Rosie the riveter » est restée longtemps dans l’oubli.

L’image de ce foulard à pois et de cette manche retroussée c’était elle, « Rosie the riveter » (littéralement Rosie la riveteuse). Naomi Parker Fraley, l’Américaine qui avait inspiré l’affiche emblématique de l’ouvrière de la seconde guerre mondiale, est morte lundi 22 janvier à 96 ans, a annoncé le New York Times.

De nombreuses femmes avaient été identifiées comme les inspiratrices de l’affiche, mais selon le quotidien américain c’est bien Naomie Parker Fraley qui était la plus « légitime ». Le journal relate l’histoire de cette femme, et surtout du travail réalisé par un universitaire, James J. Kimble, pour retrouver la trace de l’inspiratrice originale.

Ouvrière de la Navy

La recherche de « Rosie » a commencé sérieusement en 2010 selon James J. Kimble et est rapidement devenue pour lui « une obsession ». Après de nombreuses années, ses recherches le menèrent à Naomi Parker Fraley, une ancienne ouvrière de la Navy (la marine américaine) durant la seconde guerre mondiale, comme il le raconte dans un article publié en 2016 dans la revue Rhetoric & Public Affairs, et intitulé « Rosie’s Secret Identity ».

Présente sur une affiche de l’artiste J. Howard Miller de 1943, Rosie la riveteuse porte une chemise de travail, un bandana à pois et arbore un bras replié surmonté de ce slogan : « We can do it ! » (« nous pouvons le faire ! »). Le NYT raconte que cette affiche n’avait pas vocation à être largement publiée, mais seulement à combattre l’absentéisme et les grèves au sein des employés de la Westinghouse Electric Corporation, une entreprise de production énergétique américaine.

Six ans d’enquête

Longtemps restée dans l’oubli, l’affiche est ressortie au début des années 1980, et est rapidement devenue un symbole féministe. De nombreuses femmes ayant travaillé dans les usines durant la guerre se sont par la suite identifiées à l’image de cette ouvrière déterminée.

Le travail de James J. Kimble, qui passa six ans à rechercher l’inspiratrice originale de J. Howard Miller, cherchant d’abord à confirmer une première affirmation qui donnait une ouvrière du Michigan comme celle qui était à l’origine du portrait, puis découvrant que c’était Mme Fraley qui était derrière l’inspiration de l’artiste, est également l’histoire du décryptage d’une légende américaine.

Dans une interview au magazine américain People, Naomie Parker Fraley expliquait en 2016 : « Je ne cherchais pas la gloire ou la fortune, mais je voulais ma propre identité. » Depuis, « Rosie the riveter » est devenue une icône du militantisme pour les droits des femmes, s’affichant aussi bien sur les tasses à café, les t-shirts, qu’au milieu des manifestations féministes.

3)Mary Doyle Keefe

Mary Doyle Keefe, la "Rosie the Riveter" de Norman Rockwell

En servant de modèle à un dessin de Norman Rockwell publié en 1943, Mary Doyle a donné naissance au symbole féministe et patriotique par excellence dans la culture américaine. Elle est décédée mardi à l’âge de 92 ans.

Mary Doyle Keefe a 19 ans et n’est qu’une simple opératrice téléphonique. Mais elle habite tout près d’un certain Norman Rockwell, illustrateur et peintre de la vie américaine du XXe siècle devenu très célèbre aux États-Unis. Chargé de réaliser une couverture du Saturday Evening Post, l’artiste sollicite la jeune femme pour qu’elle lui serve de modèle. En acceptant de poser à deux reprises pour l’artiste, Mary Doyle Keefe ne sait pas encore qu’elle s’apprête à offrir une image au féminisme patriotique de L’illustration réalisée par Rockwell à partir de la photo prise de la jeune femme est publiée le 23 mai 1943.

Dernier détail, et non des moindres: la fière travailleuse arbore sous un coude sa boîte de déjeuner ornée d’un prénom : Rosie. L’illustrateur a puisé dans une chanson écrite quelques mois auparavant, Rosie The Riveter (Rosie la riveteuse) pour choisir ce prénom. « Toute la journée, qu’il pleuve ou qu’il fasse soleil, elle fait partie de la ligne d’assemblage ; elle fait l’histoire en travaillant pour la victoire, Rosie la riveteuse », scandent les paroles de la chanson, en l’honneur de cette ouvrière travailleuse et patriote qui pose des rivets sur des armes et offre son salaire au budget de la Défense.

Le visuel connaît un grand succès. À tel point qu’il sera réutilisé par le gouvernement américain pour promouvoir la vente d’obligations de guerre, des titres achetés par des citoyens afin d’offrir un capital supplémentaire à l’État. « Rosie la riveteuse » devient rapidement une icône à laquelle s’identitient les femmes employées dans les usines pour produire les armes utilisées sur le front.

 Mary Doyle n’est toutefois pas le premier modèle à avoir prêté son visage à une figure patriotique destinée à la propagande. En 1942, l’artiste J. Howard Miller a été sollicité pour réaliser une série de posters encourageant la population à l’effort de guerre. L’un d’eux, We Can Do It! (« Nous pouvons le faire ») présente, sur un fond jaune vif, une ouvrière avec un foulard rouge sur la tête, le poing levé, les manches de sa chemise retroussées. Ce poster restera peu connu, jusqu’à ce que le Saturday Evening Post publie le dessin de Norman Rockwell. En faisant de cette Rosie un emblème national, l’artiste fait sortir de l’ombre l’œuvre précédente, bientôt baptisée elle aussi Rosie la riveteuse. Si Mary Doyle n’a pas servi de modèle à cette affiche reprise par les féministes pendant des décennies, elle a contribué à son statut d’emblème.

Mardi, cette même Mary Doyle est décédée dans le Connecticut, à l’âge de 92 ans. Elle restera « Rosie la riveteuse », quand bien même elle n’a jamais posé un seul rivet : après avoir servi de modèle à Rockwell, elle a obtenu un diplôme en hygiène dentaire, en a fait son métier et est partie vivre dans le Massachusetts avec son mari et ses enfants. Les deux photographies réalisées en 1942 lui ont rapporté 10 dollars (9 euros). Quant à l’œuvre qu’elle a inspirée, elle a été vendue par Sotheby’s en 2002 pour 5 millions de dollars (4,6 millions d’euros). Depuis 2009, elle est conservée au Crystal Bridges Museum of American Art, dans l’Arkansas.

4)Dr Frances Carter

5)Geraldine Hoff Doyle, the Face of Rosie the Riveter, Passes at 86

Geraldine Hoff Doyle, AKA Rosie, the Riveter

Geraldine Hoff Doyle, the inspiration behind the now-iconic Rose the Riveter WWII poster, has died at age 86 in Michigan.Geraldine Hoff Doyle, AKA Rosie, the Riveter

The poster of a young woman in a factory uniform and red polka dot head kerchief, her arm flexed to show off her muscle with a speech balloon stating boldly, “We can do it!” was designed to encourage young woman to volunteer for the war effort while men were serving overseas.

Eventually 6 million women would heed the call and enter the workforce during the war years.

The image of Rosie the Riveter, itself inspired by a Norman Rockwell painting of the same name, became an instant classic and was later adopted by the women’s rights movements of the 1960s and 1970s.

There was also a 1942 song called “Rosie the Riveter” that paid homage to the women who worked during the war. Many women claimed to be the inspiration for Rosie and indeed there were film shorts and photographs that documented the phenomenon of women working on ballistics, airplanes and bombs.

Read the full article in the December 30, 2010 edition of the New York Daily News.

  1. 6) Rosie Bonavita Hickey

Rosie Bonavita Hickey, right, set her second speed record in 1944 with riveting partner Susan Esposito, left, at the Eastern Aircraft Division plant in Tarrytown, N.Y.
Rosie Bonavita Hickey, right, set her second speed record in 1944 with riveting partner Susan Esposito, left, at the Eastern Aircraft Division plant in Tarrytown, N.Y. Special to the Packet, Gazette DAVID LAUDERDALE

How the real ‘Rosie the Riveter’ helped hold America, her family together

January 08, 2011 05:19 PM

Updated January 08, 2011 05:32 PM

Féminisme. On recherche Héritage, les tricots de ma mère

Héritage, les tricots de ma mère, devant et Raymonde Arcier

HERITAGE, LES TRICOTS DE MA MERE  2m60, 3m d’envergure, 1972-1973

Où est passée l’oeuvre monumentale de l’artiste féministe Raymonde Arcier  ? Elle a disparu pendant son transport à la fin de la  Biennale de Paris en 1977.

Aujourd’hui très sollicitée par les amateurs d’art féministe, Raymonde souhaiterait retrouver l’oeuvre qui lui a coûté des centaines d’heures de travail et des ampoules aux doigts.

Héritage, les tricots de ma mère, dos

Par cette opération d’agrandissement d’objets quotidiens, travaillés dans une matière dure, Raymonde Arcier met en évidence une transgression de ce qui est connoté féminin ou masculin. Elle montrait ainsi que les femmes effectuaient quotidiennement des tâches rudes et immenses qui n’étaient ni reconnues ni rémunérées. Le gigantesque chandail a été exposé à la Biennale de Paris en 1977, lieu de consécration artistique qui s’était ouvert à des oeuvres plus revendicatives.

« C’est seulement à partir du pull-over que j’ai soupçonné ma démarche, aidée de ceux qui me nommaient déjà « artiste ». Et, c’est ainsi que moi, née de ton ventre ma mère, comme tu aurais pu naître du mien, je fabriquais cet immense pull-over. Ma mère, ce pull-over, cet héritage qui est le tien donc le mien, éventre les murs de nos appartements étroits, ses manches veulent sortir par nos fenêtres. Le pull-over que tu m’as tricoté, je l’ai refait derrière toi, sans pouvoir le contrôler, le commander, faire aimer à tout prix. Il veut marcher tout seul, il est devenu indépendant de toi, de moi, ça te fait peur, moi ça me rend joyeuse ».

Héritage, les tricots de ma mère, devant

Aidez Raymonde Arcier à retrouver son pull Héritage. 

Email de Raymonde raymonde.arcier@gmail.com

Pour voir toutes les oeuvres de Raymonde Arcier : https://raymondearcier.jimdo.com/

Autoportrait à 18 ans. Pastels à l'huile - 2000

Autoportrait à 18 ans. Pastels à l’huile – 2000

RAYMONDE ARCIER, ART ET FÉMINISME

Active au sein du mouvement féministe dès ses débuts, Raymonde Arcier, employée de bureau et autodidacte, réalise, dès 1970, ses œuvres les plus marquantes, en crochetant de la laine, du coton, en tricotant du métal – chaque ouvrage pouvant nécessiter une année de travail. A travers le détournement de cet apprentissage culturel féminin, elle évoque avec humour son enfermement social, cherchant, selon ses propres mots, à «porter à la connaissance de tous l’immense labeur des femmes».
Le mouvement féministe a été au coeur de son processus de création. Elle a mis au point des techniques novatrices, en réutilisant des acquis culturels dans un autre contexte, pour dire un vécu particulier.
Tout en continuant ses activités professionnelles et avec une licence de sociologie, Raymonde Arcier s’est ensuite consacrée à l’écriture et à divers travaux plastiques, qu’elle poursuit encore aujourd’hui.
 

« Je cherche à porter à la connaissance de tous l’immense labeur des femmes. »

R. Arcier

Egalité femmes/hommes en Europe. Chiffres.

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L’égalité homme/femme… tu déconnes Simone ?

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Voici une contribution signée « Salomé Saqué » :

Féministe (n.f.) : Membre de la gente féminine généralement aigrie, trop laide pour plaire aux hommes s’appliquant donc logiquement à les détester et à leur pourrir la vie afin de pallier à leur frustration chronique.

Synonymes : Mégère, fémen, hystérique. Et castratrice aussi.

Vous les connaissez ? Le gang des harpies à l’affût du moindre « mademoiselle » dans un formulaire, prêtes à dégainer leur poitrine nue devant les caméras de BFMTV sous n’importe quel prétexte ?

http://www.indigne-du-canape.com/legalite-hommefemme-tu-deconnes-simone/

Faire rentrer le féminin dans l’écriture et le langage, c’est bien mais ça ne saurait rééquilibrer la différence de traitement entre les femmes et les hommes. Ce n’est pas le langage qui donnera leur place aux femmes mais la condition des femmes qui modifiera naturellement le langage.

Pour établir une réelle égalité entre femmes et hommes, il conviendrait avant toute chose à veiller à l’application rigoureuses des lois, ce qui est loin d’être fait. Parallèlement à cela, notre société ne devrait pas tolérer que l’image de la femme soit soumise aux fantasmes des hommes. Le mouvement récent de libération de la parole  #balancetonporc et #moiaussi, dans la foulée de l’affaire Weinstein est une formidable opportunité pour réfléchir à l’inanité du traitement des femmes par beaucoup trop d’hommes et y remédier. Le harcèlement sexuel banalisé par des siècles de domination masculine pervertit le rapport femmes/hommes et on peut espérer que ces derniers prennent conscience de leur comportement dominateur et méprisant pour le modifier.

Il est triste et inquiétant que de nombreux hommes de tous les milieux, de tous les niveaux d’éducation et de savoir tentent d’étouffer la parole des femmes en les culpabilisant ( délatrices, moralisatrices, castratrices, majorité morale… ), en fusionnant de mauvaise foi les notions de harcèlement et de séduction et en se moquant d’elles. Heureusement, ce mouvement de révolte tient bon et chaque jour de nouvelles femmes y adhèrent et témoignent de la banalité de ce mal de mâles.

Aujourd’hui, malgré des années de revendications et de dénonciation des inégalités, la condition des femmes est toujours soumise à la domination masculine. Les chiffres ci-dessous démontrent qu’il y a encore beaucoup de travail pour réaliser l’égalité entre les femmes et les hommes.

La Connectrice

Avantages masculins en Europe

https://www.touteleurope.eu/actualite/l-egalite-entre-les-hommes-et-les-femmes-en-europe.html

Datavisualisation Egalité Hommes-Femmes

Droits des femmes : quel bilan en Europe

https://www.touteleurope.eu/actualite/droits-des-femmes-quel-bilan-en-europe.html

Synthèse 07.03.2017

En 2017, les hommes et les femmes ne sont toujours pas sur un pied d’égalité en Europe. En moyenne dans l’Union européenne, les femmes gagnent 16,3% de moins pour un travail de même valeur et ne sont que 28% à être représentées dans les parlements nationaux. Si de nombreux progrès restent à faire, des avancées sont enregistrées. La Commission européenne a réaffirmé son engagement en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes dans cinq domaines prioritaires comme l’indépendance économique, tandis que le Parlement européen poursuit son travail législatif au sein de la commission des droits des femmes et de l’égalité des genres.

Déesse de la justice


Droits des femmes : un enjeu européen

L’Union européenne est l’une des régions du monde où le principe de l’égalité entre les femmes et les hommes est affirmé avec le plus de vigueur. Un principe fondamental reconnu dans le traité sur l’UE et dans la charte des droits fondamentaux. Egalité de rémunération, lutte contre les violences faites aux femmes et aux jeunes filles, droit à l’avortement… l’Union européenne s’efforce de faire progresser les droits des femmes.


Améliorer l’indépendance économique des femmes

Même si les femmes ont en moyenne un niveau d’instruction supérieur à celui des hommes, elles sont quatre fois plus susceptibles d’exercer et de conserver un emploi à temps partiel. Elles ont également plus de mal à accéder à des postes à responsabilités. Quel est l’écart de salaire entre les hommes et les femmes et quel est le taux d’emploi des femmes dans l’UE ? Retrouvez nos cartes comparatives et interviews sur le sujet.


Accroître la présence des femmes en politique

Si dans de nombreux pays d’Europe, la question de l’égalité femmes-hommes dans la vie politique évolue, très rares sont les femmes à avoir occupé ou à occuper actuellement les fonctions de chef d’Etat ou de gouvernement. Au sein du Parlement européen, 37% des députés européens sont des femmes, tandis que l’on compte en moyenne 28% de femmes ministres au sein des gouvernements de l’UE.

 

Lire aussi

http://www.egalite-femmes-hommes.gouv.fr/dossiers/actions-dispositifs-interministeriels/chronologie-des-dispositions-en-faveur-de-legalite-des-femmes-et-des-hommes/

 

11 juin 1917 . Les Midinettes obtiennent le samedi après-midi

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11 juin 1917 : la victoire des Midinettes

Les Midinettes sont ces jeunes ouvrières et vendeuses dans la couture parisienne qui se contentent, à midi, d’un repas sommaire…

 

Le 11 juin 1917, les Midinettes remportent une grande victoire. Les Midinettes sont ces jeunes ouvrières et vendeuses dans la couture parisienne qui se contentent, à midi, d’un repas sommaire, c’est-à-dire d’une « dînette ». Midi et dînette sont contractés et donnent « Midinette ». Elles connaissent une petite heure de gloire avec le film muet Les Midinettes, réalisé en 1909 par Louis Feuillade, et leur « Grand Soir » intervient le 11 juin 1917. Ce jour-ci, le président de la République Raymond Poincaré promulgue la loi votée par la Chambre des députés et le Sénat concernant le temps de travail. Son article Ier stipule notamment : « Le repos pendant l’après-midi du samedi sera assuré aux ouvrières de tout âge dans des conditions déterminées, pour chaque profession et pour chaque région, en tenant compte des besoins du travail dans les diverses saisons, par des règlements d’administration publique, qui se référeront, dans les cas où il en existera, aux accords intervenus entre les syndicats patronaux et ouvriers de la profession et de la région. »  Les femmes vont donc pouvoir légalement se reposer le samedi après-midi et être payées.

Il est vrai qu’en ce début de XXe siècle et en cette période de guerre, peu de Françaises et de Français comptent leurs heures. Le gouvernement concède toutefois quelques libéralités et aménagements. La loi du 3 juillet 1916 limite à dix heures la journée de travail des femmes âgées de 18 à 21 ans, de même qu’elle interdit le travail de nuit pour les femmes de moins de 18 ans. Cependant, en mai 1917, ces midinettes qui travaillent pour de « grandes dames » de la société, un peu plus oisives qu’elles, se révoltent contre leur condition. Le mouvement part de l’atelier Jenny sur les Champs-Élysées.

Les ouvrières apprennent que leur semaine va être amputée du samedi après-midi. En effet, la guerre ralentit l’activité économique. Elles se retrouvent au chômage technique et se voient amputées d’une demi-journée de revenus. Les 250 couturières acceptent d’autant moins la situation que les ouvrières anglaises bénéficient de leur samedi après-midi avec maintien de salaire. Les midinettes de Jenny décident de faire grève et descendent dans la rue avec leurs belles robes noires et leurs élégants chapeaux. Ce qui fait bien sourire à l’époque… Elles se dirigent vers les Grands Boulevards où elles entraînent d’autres maisons de couture. Le mouvement se répand comme une traînée de poudre. De 250, elles passent bientôt à 1.000, 5.000 puis 10.000. Elles sont bientôt 20.000 à défiler dans Paris pour réclamer la semaine de cinq jours et demi. Le gouvernement, qui a déjà un peu de mal à contenir les mutineries militaires, finit par céder. D’autant que d’autres mouvement de grève commencent à poindre, notamment celui des « munitionnettes » de Firminy et chez les ouvrières de la confection militaire… Avec la promulgation de la loi du 11 juin qui acte le samedi après-midi libre mais payé, elles obtiennent gain de cause. Grosso modo, une semaine d’environ 55 heures par semaine payée 60.

 

Mais il faut attendre avril 1919 pour que la loi sur la journée de huit heures soit adoptée. L’Histoire peut-elle venir au service du gouvernement qui entend réformer le Code du travail ?

Loi travail El Khomri : régression de la condition des femmes

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Comment la loi El Khomri va pénaliser les femmes

De l’avis du Conseil supérieur de l’égalité professionnelle, la loi Travail s’avérera pénalisante pour les femmes. Il explique pourquoi…

Catherine Gasté | 13 Mars 2016, 00h00 | MAJ : 13 Mars 2016, 07h28 http://www.leparisien.fr/economie/comment-la-loi-el-khomri-va-penaliser-les-femmes-13-03-2016-5622163.php

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EXCLUSIF

Voilà un avis rendu le 11 mars, en toute discrétion, par le Conseil supérieur de l’égalité professionnelle (CSEP, rattaché au ministère des Droits des femmes) qui risque de faire jaser. A la demande du gouvernement, plusieurs personnalités qualifiées, mais aussi les organisations syndicales, patronales et les associations familiales ont été chargées de passer le projet de loi Travail au crible de l’égalité hommes-femmes.

Le verdict est salé : « Un déséquilibre apparaît dans ce texte en défaveur des salarié(e)s et singulièrement des femmes », lit-on en conclusion de ces 23 pages dont nous nous sommes procuré une copie.

Deux lignes plus loin, ils enfoncent le clou : « Même si ces mesures ne visent pas explicitement une dégradation de la situation des femmes, elles auront un impact négatif sur elles. Il s’agit bien d’un risque de discrimination indirecte. » Au total, quatre syndicats ont rendu un avis négatif (CFDT, CGT, FO et CFE-CGC). La CFTC et la CGPME émettent des réserves importantes. Quant au Medef, qui soutient totalement le texte, il a refusé de se prononcer sur l’impact du projet de loi en termes d’égalité hommes-femmes, comme l’UPA (Union professionnelle artisanale).

 

La négociation en entreprise va nuire aux salarié(e)s

Certes, le préambule de l’avant-projet de loi rappelle bien que « l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes doit être respectée dans l’entreprise », relève le Conseil. Voilà pour la théorie, mais tout au long des 150 pages « à aucun moment la prise en compte » du problème « n’apparaît dans le texte », critique dans cet avis l’économiste Rachel Silvera, spécialiste des inégalités salariales. Certains articles du futur Code du travail sont même « moins-disant » par rapport aux règles européennes. Comme l’article 31 qui prévoit que « l’employeur assure l’égalité de rémunération entre les salariés pour un même travail », et non pas « l’égalité de rémunération entre les hommes et les femmes », pointe ainsi le Conseil.

Et d’affirmer plus loin : « Cela signe une méconnaissance notoire de la construction des inégalités. » Même chose pour la primauté des accords d’entreprise sur les accords de branche ou la loi. Pièce maîtresse du projet de la loi El Khomri, ce principe est selon l’avis du CSEP nuisible aux avancées de l’égalité professionnelle. Car « les femmes sont plus nombreuses dans les secteurs les moins couverts syndicalement », comme le commerce, l’aide à domicile ou encore dans les PME de moins de 50 salariés où les syndicats sont absents.

Une flexibilité du temps plus défavorable aux femmes

Autre point noir, les mesures touchant au « temps de travail, premier facteur discriminant pour les femmes ». Le projet de loi renforce considérablement la flexibilité en augmentant les durées maximales de travail, notamment pour les cadres et les possibilités pour l’employeur de modifier de façon unilatérale les horaires. Pour la CFDT, « il convient de dénoncer le fait qu’un certain nombre d’articles sont en complète contradiction avec le principe de conciliation entre la vie professionnelle et la vie familiale ». La CGT y voit « une double peine pour les salariés à temps partiel (80 % sont des femmes) dont les heures supplémentaires seront demain encore moins bien payées ». En effet, le projet de loi prévoit une majoration de 10 % seulement des heures complémentaires, contre 25 % actuellement dans un grand nombre de branches.

L’avis pointe enfin un « risque de licenciement plus grand pour les femmes ». Le texte prévoit notamment d’élargir les accords « compétitivité » qui permettent aux employeurs d’imposer une modulation des horaires de travail, des salaires, de la mobilité. En cas de refus, le salarié sera licencié. « Ces mesures sont particulièrement défavorables aux femmes, pour qui cela peut signifier d’être obligé de renoncer à son emploi. Car du fait d’autres charges qu’elles assument, elles ont beaucoup moins de possibilités d’adaptation », rappelle le CSEP. Quant aux congés légaux « de solidarité familiale » ou « de proche aidant » — majoritairement utilisés par des femmes —, le Conseil redoute « une régression » puisque leur durée n’est plus fixée par la loi.

Lire aussi

http://inegaleloitravail.fr/

Une fois de plus, le gouvernement oublie les droits des femmes. Le préambule de l’avant-projet de loi rappelle que “le principe d’égalité s’applique dans l’entreprise. L’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes doit y être respectée”. Voilà pour la théorie, et c’est bien le minimum quand on sait que les femmes continuent de gagner en moyenne un quart de moins que leurs homologues masculins et que la France se classe 132ème en matière d’égalité salariale sur 145 pays. Le problème, c’est que cette déclaration de principe n’est accompagnée d’aucune mesure pour rendre enfin l’égalité effective.

Surtout, le projet de loi repose sur l’inversion de la hiérarchie des normes et fait systématiquement primer les accords d’entreprise sur les accords de branche ou la loi. Ce principe est fondamentalement nuisible à la lutte pour l’égalité professionnelle, qui n’a avancé qu’imposée par la loi et sous la pression des luttes féministes. Ajoutons que les femmes sont plus nombreuses dans les TPE/PME, où il y a moins d’implantation syndicale, et donc moins de possibilité de négocier et de se mobiliser. Faire primer les accords d’entreprise entraînera donc une baisse des droits et garanties collectives dans les secteurs à prédominance féminine.

Dans la (longue) série de régressions prévues pour l’ensemble des salarié-e-s, certaines seront particulièrement discriminantes pour les femmes. C’est d’abord le cas sur la négociation égalité professionnelle, déjà bien malmenée par la loi Rebsamen. Les obligations des employeurs sont encore allégées : les négociations annuelles peuvent devenir triennales, les accords d’entreprise primeront sur les accords de branche, et la durée de vie des accords sera limitée à 5 ans, sans garantie de maintien des avantages acquis ! En bref, l’égalité professionnelle qui avance déjà très très lentement sur le terrain, est renvoyée aux calendes grecques!

….

Loi travail : non, merci ! Pétition

Ce mercredi 24 février 2016, la pétition contre la loi travail aurait récolté plus de 430 000 signatures après seulement quelques jours de mise en ligne.

https://www.change.org/p/loi-travail-non-merci-myriamelkhomri-loitravailnonmerci?recruiter=45508253&utm_source=share_petition&utm_medium=copylink

Malheureusement, la masse d’opposants à la réforme du Code du Travail ne garantit pas que nous soyons entendus. Les exemples de surdité volontaire du gouvernement en sont un triste exemple. Le non au projet de Constitution européenne, le non au mariage pour tous qui étaient portés par plus d’un million de citoyens n’ont eu aucun effet sur les décisions totalitaires qui, par définition n’écoutent pas la voix du peuple et ne se soucient pas du Bien Commun.

Sur le fond, je ne ferai qu’un commentaire. Cette loi élargissant les droits des employeurs, comment peut-on imaginer qu’un/une salarié/e (surtout les salariées) pourra refuser une demande de travailler plus de 35h, de travailler le dimanche et de ne pouvoir se reposer que 11h fractionnées ? Dans les grandes entreprises, cette personne aura peut-être le soutien des syndicats (je dis bien « peut-être ») mais dans les millions de petites entreprises d’artisanat et de TPE ? Même si le licenciement n’est pas évident, le harcèlement psychologique et matériel, plus de souffrance-au-travail auront raison de l’employé/e récalcitrant/e avec éventuellement une augmentation des accidents de travail et maladies dus au stress. C’est encore la sécu qui paiera pour les conséquences de la souffrance au travail. A-t-on prévu d’augmenter son budget en conséquence ?

http://cgtterritoriauxgard.over-blog.com/2015/09/droit-du-travail-inversion-de-la-hierarchie-des-normes-ques-a-quo.html

Le fait qu’une ectoplasme de ministre ait été nommée pour la porter, une victime désignée pour aller au casse-pipe, victime expiatoire du patronat et des machos qui mènent le monde, est un signe qui ne trompe pas. Myriam El Khomri la marocaine a accepté ce chemin de croix en toute connaissance de cause, une loi qui inscrira son nom dans les enfers des lois anti sociales, un titre de ministre avec tous les honneurs associés, les indemnités et une bonne retraite en France et au Maroc valent bien l’indignité et l’humiliation de défendre une loi scélérate.

Un rapport, présenté aujourd'hui, doit poser les bases d'un débat délicat. Le gouvernement veut donner plus de poids aux accords d'entreprise et de branches, aux dépens de la loi.

source image

Outre la malhonnêteté et l’impudence de défendre une telle loi au nom du  socialisme , en tant que féministe, je suis très contrariée d’observer qu’une fois de plus, les femmes qui accèdent à de hautes fonctions ne sont que des marionnettes manipulées par des hommes lâches et pervers. Quel détestable modèle pour les jeunes filles !;-((((

La Connectrice

Loi Travail : non, merci !

http://loitravail.lol/

Le projet de réforme du droit du ravail présenté par Myriam El Khomri propose de revenir des années en arrière. Mobilisons-nous !

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  • Plus de minimum de dommages et intérêts en cas de licenciement injustifié
  • Licenciement économique déclaré nul : baisse des indemnités pour les salarié-e-s
  • Moins d’indemnités pour les malades et les accidenté-e-s licencié-e-s
  • La visite médicale d’embauche transformée en une… visite d’information
  • La durée du congé en cas de décès d’un proche (enfant, conjoint-e, …) n’est plus garantie par la loi
  • Par simple accord on peut passer de 44h à 46h de travail maximum
  • En cas de licenciement illégal, l’indemnité prud’homale est plafonnée à 15 mois de salaire
  • Les 11 heures de repos obligatoires par tranche de 24 heures peuvent être fractionnées
  • Les apprentis mineurs pourront travailler 10 heures par jour et 40 heures par semaine
  • Une entreprise peut, par accord, baisser les salaires et changer le temps de travail
  • Les temps d’astreinte peuvent être décomptés des temps de repos
  • Augmentation du nombre de semaines consécutives où l’on peut travailler 44h (ou 46h)
  • Le dispositif « forfaits-jours », qui permet de ne pas décompter les heures de travail, est étendu
  • Le plancher de 24 heures hebdomadaires pour un contrat à temps partiel n’est plus la règle dans la loi
  • Il suffit d’un accord d’entreprise pour que les heures supplémentaires soient 5 fois moins majorées
  • Une mesure peut-être imposée par référendum contre l’avis de 70% des syndicats
  • Une entreprise peut faire un plan social sans avoir de difficultés économiques
  • Après un accord, un salarié qui refuse un changement dans son contrat de travail peut être licencié
  • Par simple accord on peut passer de 10h à 12h de travail maximum par jour

QUI SOMMES-NOUS ?

Sophie Binet
Conseillère principale d’éducation en lycée professionnel, syndicaliste

Franck Bonot
Steward, Unsa transport

Freddy Camus
Délégué syndical CGT de Vetrotech Saint-Gobain France, secrétaire du syndicat, membre de la commission exécutive fédéral de la FNTV, membre de l’UL de chauny 02

Richard Germain
Ouvrier en soudure à l’usine RENAULT LE MANS, syndicaliste CGT

Caroline De Haas
Militante féministe, engagée en faveur de l’égalité femmes – hommes et de la lutte contre les discriminations. Elle a créé une entreprise de formation et de conseil qui rassemble aujourd’hui 4 salariées. Elle participe à l’organisation d’une Primaire de gauche en 2016.

Anne De Haro
Déléguée syndicale CGT chez Wolters Kluwer FRance, conseillère prud’homale, juriste en droit social

Elliot Lepers
Designer de politique, militant écologiste et féministe. Il a créé une entreprise qui imagine de nouvelles formes de pratique politique qui rassemble aujourd’hui 4 salariés. Il participe à l’organisation d’une Primaire de gauche en 2016.

Franck Mikula
Steward à Air France, syndicaliste UNAC CFE CGC

Samia Moktar
Militante syndicale, présidente de l’UNL. Elle porte l’éducation comme moteur de transformation sociale et s’investit dans la lutte contre les discriminations.

Rina Rajaonary
Présidente de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne

Karl Stoeckel
Cadre dans une association, délégué du personnel. Président de l’Union Nationale Lycéenne pendant le mouvement contre le CPE en 2006

Gentiane Thomas
Technicienne en Recherche et Développement chez Solvay, militante CGT. Élue titulaire au Comité d’Etablissement, représentante Syndicale au Comité Central d’Entreprise et Déléguée Syndicale Centrale, elle est investie dans le développement de la syndicalisation des Ingénieurs Cadres Techniciens Agents de Maîtrise à la CGT.

Marie Hélène Thomet
Secrétaire du Comité d’entreprise Fnac de Lyon Part Dieu

David Van der Vlist
Avocat militant du Syndicat des Avocats de France

8 mars . Humour et caricatures des relations homme/femme

Publié le

http://forums.jeuxonline.info/showthread.php?t=1269011&page=6

  

http://www.entreprises.ouest-france.fr/article/sexisme-au-travail-35-mesures-pour-combattre-loi-silence-06-03-2015-198381

Nous sommes bien plus que ça

Source photo http://www.telegraph.co.uk/women/womens-life/11455332/International-Womens-Day-Women-use-their-knickers-to-fight-violence.html

 Une femme doit toujours se soumettre aux standards de la beauté féminine, alors Hannah Altman, 19 ans,  met des paillettes sur les moments les moins sexy de notre vie intime. Hannah Altman, a 19-year-old student at Point Park University in Pittsburgh, published a series called ‘And Everything Nice’ showing the unflinching analysis of the standard for female beauty. Sources http://hannahaltmanphoto.tumblr.com/ et http://www.telegraph.co.uk/women/womens-life/11424663/Periods-tears-and-shaving-Womens-ugliest-moments-made-beautiful-with-glitter.html?frame=3206301

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http://www.faire-face.fr/2015/02/11/la-loi-handicap-dix-ans-apres-croquee-par-les-dessinateurs-de-faire-face-4/

http://www.pcf.fr/11284

http://www.jobetmaman.com/article-rse-et-certification-ont-ils-un-impact-sur-l-egalite-professionnelle-90722999.html

Source dessin http://chroniquesdepaname.blogspot.fr/2014/02/15-hommes-femmes-la-parite-nous-met.html

http://www.eveleblog.com/experimenter/quinzaine-de-legalite-hommefemme-en-rhone-alpes-stop-a-lautocensure-et-a-la-culpabilite/

http://www.armenews.com/article.php3?id_article=104855

http://julieprof.blogspot.fr/2012/03/la-journee-de-la-femme.html

http://www.ouest-france.fr/la-parite-hommes-femmes-nexiste-toujours-pas-145311

https://pierrickauger.wordpress.com/2013/09/24/legalite-homme-femme-dans-le-monde/

http://www.postedeveille.ca/f%C3%A9minisme/page/2/

Source dessin http://fdg-info13.com/2015/03/04/journee-de-la-femme-la-cftc-defendra-une-retraite-decente-pour-les-femmes-et-egale-a-celle-des-hommes/

Source http://www.lacfdtsfr.fr/index.php?page=accord-egalite-homme-femme

http://www.lepopulaire.fr/limousin/actualite/2013/12/05/en-limousin-l-egalite-homme-femme-au-travail-peut-encore-mieux-faire_1789306.html

http://stephane.boireau.free.fr/gadgets/robe_duflot.html

http://lesvendredisintellos.com/2012/02/03/legalite-hommes-femmes-des-la-creche-comment/

http://lagrenouille.org/legalite-hommefemme-le-combat-du-xxie-siecle/

http://www.unmondedavance.eu/2013/04/dossier-du-mois-agir-maintenant-pour-legalite-entre-les-hommes-et-les-femmes/

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