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Iran. Comprendre les manifestations

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Jusqu’à ces derniers jours, les médias ne s’intéressaient pas aux soubresauts du peuple iranien. Il a fallu des morts et une photo de femme rappelant la Liberté guidant le peuple  de Delacroix pour que les rédactions autorisent leurs journalistes à traiter le sujet.

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Iran,  la ragazza simbolo della rivolta contro l'hijab è stata arrestata En 1979, des milliers d’iraniennes descendaient dans les rues de Téhéran pour protester contre les lois les obligeant à porter le voile. Les Iraniennes d’aujourd’hui le rappellent.https://nytlive.nytimes.com/womenintheworld/2017/12/29/police-in-tehran-say-women-will-no-longer-be-arrested-for-not-wearing-a-hijab/

Les manifestations populaires contre la corruption, la dictature et le médiocre niveau de vie ne datent pas d’hier. Les Iraniens manifestent sporadiquement depuis des années et, en particulier depuis  le « mouvement vert » en 2009. La résurgence actuelle fait suite à la publication du budget du pays qui prévoit des augmentations de l’essence et dévoile les sommes astronomiques allouées aux religieux, au Hezbollah libanais et à l’effort de guerre.

En tant que féministe et citoyenne libre, j’observe depuis quelques temps le mouvement féministe #my stealthyfreedom et les #whitewednesdays initiés par la journaliste Masih Alinejad qui milite contre le port obligatoire du Hijab et l’omniprésence de la police des moeurs qui surveillent celles qui ne se plient pas au diktat vestimentaire de la charia. Regardez-ci-dessous les caricatures du hijab diffusées dès 2014 par #mystealthy freedom. Elles montrent que le hijab n’est pas qu’un bout de tissu mais bien un outil de répression des femmes. Le hijab est la burqa des ayatollahs, mollas, hezbollahs qui les contrôlent masqués. Ce que les Iraniennes dénoncent à travers leur mouvement contre le hijab est au contraire dénié par les islamistes qui vivent en Europe et certaines féministes qui défendent « leur liberté de s’habiller comme elle le souhaitent ». Honte à ces décérébrées qui ne veulent pas savoir ce que risquent les courageuses iraniennes qui refusent le voile pas plus qu’elles ignorent que Masih Alinejad a du quitter l’Iran pour Londres afin de mener son combat.

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My Stealthy Freedom آزادی یواشکی زنان در ایران

July 25, 2015 ·  حجابNous avons lancé une campagne intitulée « négociation sur le hijab ». Aujourd’hui, nous devons continuer de rappeler le hijab obligatoire par mail à tous les politiques et à toutes les femmes venant en touriste en Iran. Nous avons besoin d’un #hijabdeal ( = négociation sur le hijab) parce que le hijab est un problème mondial parce que toutes les femmes qui viennent en Iran sont obligées de porter un hijab.

#MyStealthyFreedom
Caricature de Gunduz Aghayev.

 

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Interview de la journaliste Masih Alinejad sur le thème du « Bien public » dont le gaspillage explique les manifestations dans tout le pays

, fondatrice en 2014 du mouvement #my stealthy freedom contre le port obligatoire du Hijab et de #whitewednesdays en mai 2017. Ces mouvements sont largement suivis par les femmes et les hommes avec une constante remarquable. Il semble que le courage de ces femmes ait ouvert la voie au peuple iranien qui manifeste dans les rues depuis quelques mois sans que les médias n’aient jugé bon d’en informer.

White Wednesdays

 

From the Facebook page 'My Steathy Freedom'

 

White Wednesdays in Iran

la vidéo est visible dans son intégralité sur la page facebook du mouvement My Stealthy Freedom آزادی یواشکی زنان در ایران —– traduction —–
<Début de la vidéo>
[Présentateur] – Les gens sont en colère. Comme vous le voyez, les gens en ont marre d’être discriminés. Ces gens sont des oubliés. Il s’agit des retraités, des épargnants et autres … Comme on le voit ici, cette manifestation date d’il y a deux semaines. Les gens manifestaient pour Reza Shahabi, militant des droits des travailleurs qui a fait une attaque cérébrale en prison. Les manifestants étaient inquiêts sur son sort. Ces gens aussi ont été tabassés et arrêtés.
D’autes gens ont manifesté contre les attaques au vitriol mais les autorités les ont attaqués. Autre photo, des épargnants dont les économies ont été volatilisées dans des banques ayant fait banqueroute.

Entretenons-nous maintenant avec Mme Masih Alinejad.

Masih, vous avez entendu ce qu’a dit Peyman. Ces gens manifestent depuis des lustres pour leurs revendications et personne ne les écoute. Certains affirment que les manifestants sont des agitateurs, qu’ils dégradent les biens publics.

[Masih] – Regardez, aujourd’hui Rouhani a déclaré que ceux qui manifestent dans la rue en ce moment sont une petite minorité de gens insultant les valeurs de la révolution et qu’ils sont difficiles à ramasser. 
Les gens sont-ils des poubelles qu’on ramasse ? M. Amadinejad aussi avait dit des choses semblables en 2009 au moment du mouvement Vert. Il comparait les manifestants à « de la poussière et des saletés » qu’on devait ramasser. Ils vont continuer à utiliser ce genre d’accusation contre les contestations à venir.

Lorsque je fais des vidéos moi-même, je m’assure toujours de montrer le respect pour les biens publics. Dans les mercredis blancs les femmes enlèvent leur voile de la façon la plus pacifique possible. Elles font leurs vidéos et il n’y a pas de violence. Je n’approuve pas la violence. Je dis à tout le monde de respecter les biens publics.

Mais qu’est-ce que le bien public ? Qui le dégrade ? Notre santé mentale dévastée est devenue un bien public. Le bien public, c’est l’argent qu’ils ont dépensé pour embellir les mosquées avec de l’or. J’ai grandi en devant partager mes vêtements avec mes frères et sœurs. Ils ne nous ont jamais laisser critiquer ces domes dorés. Le bien public, c’est notre argent du pétrole. Le bien public, c’est l’argent perdu des épargnants spoliés. Les affaires de détournement de fonds de dollars par nos dirigeants, c’est du bien public.

C’est l’argent gaspillé par des gens très en cheville pour aller étudier aux USA. Mme Massoumeh Ebtekar affirme que les manifestants prennent leurs directives d’Arabie Saoudite. De façon étrange, son fils vit aux USA et peut aller et venir en Iran.

Le bien public c’est aussi notre argent dépensé en Syrie, au Liban et à Gaza pendant qu’ils délaissent les survivants du séisme en Iran. Le bien public ce sont aussi les installations pourrissantes. 
Qu’en est-il pour autant de la destruction annexe par les autorités des biens des gens ?

Il s’agit aussi des milliards de dollars alloués aux organisations religieuses tenues par les religieux importants. Le bien public, c’est aussi l’argent qu’ils utilisent pour renforcer le code vestimentaire obligatoire. Ces gens ordinaires ont vu leurs biens dévastés par les autorités. Le bien public, ce sont les sommes qu’ils consacrent à la télé aux sermons culpabilisants de religieux illettrés. Ils mettent la religion sur le moindre aspect de nos vies privées. Ils consacrent notre budget comme ça leur plait.

Le bien public, c’est notre système éducatif qui nous contraint à mener une double-vie. On nous force à être menteurs. Mon enfance a été un bien public. Ma jeunesse ! Comment peuvent-ils parler de bien public aux gens ? Ces manifestants sont des pauvres. Ils me font penser à ma propre pauvreté pendant mon enfance. Je pense aussi aux raisons de mon exil depuis 8 ans. Pourquoi ne puis-je pas rentrer en Iran ?

M. Rouhani, Mme Ebtekar, Mme Kadwar et les autres réformistes, ces réformistes préparent la route à l’arrestation de ces manifestants. Les interrogateurs des gardiens de la révolution vont forcément dépasser le niveau des accusations de ces réformistes. De façon curieuse, en 2009, ces réformistes tels que Mme Kadwar, Mme Ebtekar, avaient pris contact avec l’étranger pour diffuser la liste des manifestants tués pendant les manifestations et maintenant ils se joignent aux gardiens de la révolution pour oppresser les travailleurs pauvres, les femmes et les enfants. C’est la plus grande des trahisons et le plus grand des dommages aux biens publics.
<Fin de la vidéo>

2. Analyse des slogans des manifestants en Iran

Manifestation à Téhéran, le 30 décembre 2017. AP

Les frustrations économiques et sociales de la population expliquent les manifestations de ces derniers jours, décrypte la sociologue Amélie Myriam Chelly.

Tribune. Des protestations ont éclaté jeudi 28 décembre 2017 en Iran. Elles s’intensifient et s’étendent dans tout le pays. Tout est parti de Mashhad, ville de la région Khorasan (dans le nord-est du pays), pour des raisons qui semblent évidentes pour une très large partie de la population iranienne : les sympathisants d’Ebrahim Raissi, dont Machhad est le fief, opposants conservateurs au président, Hassan Rohani, seraient à la tête des mouvements de protestation. D’où les slogans « marg bar Rohani ! » (« mort à Rohani ! »).

Mais bien vite d’autres manifestants, d’autres tendances politiques, ou même sans rattachement à quelque parti que ce soit, ont rejoint les rangs des protestataires. Les revendications populaires ont pris des contours plus économiques, puis désormais nationalistes et « an-idéologiques ». Les slogans ont échappé aux mains du clan Raissi pour devenir des « mort au Guide ! », « mort au Hezbollah ! », « Pahlavi ! Pahlavi ! », « Reza shah, roi des rois ! ».

Que revendiquent les Iraniens ? L’exaspération de la société quant aux problèmes économiques et l’aspiration de couches sociales de plus en plus diverses à plus de sécularisme sont des réalités depuis bien longtemps. Comment comprendre la teneur des slogans scandés lors des manifestations ?

Lire :   Iran : plusieurs victimes au cours d’une nouvelle nuit de manifestations

  • « Mort au Hezbollah ! »

Le peuple se sent floué par l’Etat du fait que le régime apporte des aides financières importantes pour des infrastructures à l’étranger. Les largesses financières accordées au Hezbollah, largesses dont se targue le secrétaire général Hassan Nasrallah dans ses discours, la construction de routes, d’écoles, d’hôpitaux dans le sud du Liban, l’entretien de lieux saints chiites en Syrie et en Irak irritent une population iranienne qui suffoque financièrement.

Les Iraniens ont globalement soutenu l’intervention de leur pays en Syrie et en Irak. Au lendemain de la prise de Mossoul par Daech, le groupe Etat islamique avait menacé d’envahir Mashhad. Il était plus que naturel que la population se sente unie dans le combat contre les djihadismes, de surcroît takfiri. Le slogan « mort au Hezbollah ! » est donc l’expression d’une frustration économique : les sommes versées devraient, dans l’esprit des Iraniens, revenir à leur économie et non nourrir des prolongements idéologiques ou des alliances qui ne les concernent pas directement. D’autant que la population iranienne n’a pas, globalement, d’aversion particulière pour l’Etat hébreu et ne porte qu’un intérêt limité à la question palestinienne.

Ces manifestations ne constituent en aucun cas une résurgence ou une continuité du mouvement vert de 2009 (pas ou peu de références faites aux réformateurs Ali Karoubi, Mohammad Khatami et Mir Hossein Moussavi, pas de leadeur du mouvement protestataire). On peut toutefois faire un lien entre l’un des slogans phares de 2009, « ni Gaza ni Liban, je voue ma vie à l’Iran », et ce slogan récemment scandé, « mort au Hezbollah ! ». Dans les deux cas, ces injonctions populaires exhortent le gouvernement à concentrer ses manœuvres politiques sur les intérêts économiques du peuple iranien.

Au-delà de la question strictement économique, n’oublions pas que la langue persane est très imagée et que l’Iranien désigne souvent les partisans du Guide, depuis la Révolution, Khomeyni et Khamenei, comme des « hezbollahis », une désignation très péjorative. Ainsi le slogan a également une perspective contre-idéologique et peut désigner l’ensemble du système.

Lire :   Iran : le président Rohani sur la corde raide face aux manifestations

  • « Mort à Rohani ! »

Les commentateurs attribuent les prémices du mouvement contestataire aux partisans du conservateur Ebrahim Raissi, dont le fief, Mashhad, a été le point de départ de la protestation. Mais un autre clan anti-Rohani aurait aussi pu avoir tout intérêt à déstabiliser le gouvernement : les partisans de l’ancien président, Mahmoud Ahmadinejad. Les relations de ce clan avec la présidence, la puissante famille Larijani et le guide suprême sont plus que jamais tendues : dans l’entourage de Mahmoud Ahmadinejad, beaucoup s’étaient enrichis grâce aux sanctions, par la mise en place de systèmes de contrebande, et se voient poursuivis, arrêtés, emprisonnés.

Voyant son clan touché par des poursuites judiciaires, l’ancien président a formulé de très vives critiques à l’encontre d’Ali Larijani, porte-parole du Parlement, l’accusant d’instrumentaliser le pouvoir judiciaire par le biais de son frère Sadeq Larijani, pour l’anéantir politiquement. Selon Mahmoud Ahmadinejad, Ali Larijani aspirerait à la prochaine présidence et ferait tout pour l’éliminer de la vie politique du fait de l’ombre qu’il pourrait faire au porte-parole du Parlement. Pour nombre d’Iraniens, les sympathisants de l’ancien président auraient aussi été nombreux à manifester pour déstabiliser l’exécutif.

  • « Pahlavi ! Pahlavi ! »

Les tendances royalistes existent en Iran, mais elles sont marginales. La référence à l’ancien ordre des Pahlavi ne doit pas être entendue comme une volonté de revenir à la monarchie. La référence à Reza Shah (on a aussi, entre autres, entendu le slogan « Reza shah, roi des rois ! ») est avant tout une référence à une figure qui a confisqué nombre de leurs prérogatives aux mollahs, interdit le port du voile, les processions chiites, et est considéré comme un « défroqueur de mollah », pour reprendre une expression occidentale.

Au cours de ces protestations, la population s’en est pris, entre autres, à des mollahs (qui sont des institutions en Iran), à des centres de bassidji (police des mœurs), à des hosseinyeh, à savoir des centres cultuels de procession chiites très fréquentés par les bassidji, ainsi qu’à des centres religieux (howzeh elmieh). La population s’est élevée contre les mollahs, considérés comme les acteurs de la confiscation des intérêts socio-économiques de la population.

Lire :   En Iran, les autorités peinent à répondre aux manifestants

  • « Pain ! Travail ! Liberté ! »

La contestation n’est pas l’apanage exclusif de la jeunesse. Beaucoup d’adultes dans l’impossibilité de fonder un foyer sont descendus manifester. Les revendications concernent avant tout la difficulté d’accéder à un emploi, la mauvaise gestion des dépenses de l’Etat et l’inflation. On dénonce la corruption et plus tacitement le phénomène des « aghazadeh » (les « fils de »).

En effet, la corruption est endémique et gangrène toutes les étapes de la vie administrative et des affaires. Cette corruption trouve ainsi une certaine visibilité dans la tenue de plusieurs procès, comme celui, emblématique, de Babak Zanjani, arrêté pour corruption et détournement de fonds en 2013, ou celui de l’ancien directeur exécutif de la banque Mellat, Ali Rastegar Sorkhei, arrêté pour corruption bancaire en bande organisée.

La corruption généralisée dans le monde des affaires sclérose l’économie et contribue à accentuer la précarité des plus démunis : parfois, des chefs d’entreprise et des industriels ne parviennent pas à verser les salaires de leurs employés, par manque réel de liquidités du fait des sanctions internationales imposées à l’Iran pour son programme nucléaire controversé. A ce titre, de nombreux entrepreneurs véreux gèlent le versement des salaires des employés au prétexte fallacieux de manque de trésorerie, tout en plaçant les fonds sur des comptes grassement rémunérés. Les salaires sont ensuite versés au compte-gouttes, mais les salariés sont systématiquement lésés.

Ainsi, le vaste mouvement protestataire qui parcourt l’Iran n’a rien de surprenant. Il est l’expression de revendications anciennes qui avaient d’ailleurs poussé les Iraniens à réélire Hassan Rohani, incarnation de l’ouverture et d’une éventuelle sortie d’une suffocation économique que la rue attend avec impatience.

Source: © « Mort au Hezbollah », « Pahlavi » : comprendre les slogans iraniens

3. Décryptage de la photo de l’iranienne à l’étendard blanc

Cette photo et d’autres semblables sont devenues virales comme on dit aujourd’hui, et le plus souvent illustrent les articles sur les manifestations iraniennes en cours. En réalité -et on le vérifiera sur https://www.facebook.com/StealthyFreedom/ , il s’agit de militantes contre l’obligation de porter le hijab, un mouvement datant de 2014 et antérieur aux protestations actuelles. Mais, on le voit à travers l’Histoire, ce sont souvent les femmes qui ont le courage de se révolter les premières contre l’injustice des dirigeants de leur pays dont leur condition est le symptôme.

http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2018/01/01/iran-la-photo-d-une-femme-devenue-l-icone-des-protestations-n-est-pas-liee-au-mouvement_5236419_4355770.html

 

L’année se termine. Quoi de positif en 2017 ?

Une année civile, c’est assez long pour qu’on ritualise sa fin et qu’on s’interroge sur ce qu’elle nous a apporté de positif.

A priori, je ne vois que des choses négatives au plan général, surtout ces derniers mois qui nous ont apporté des drames humains comme la disparition de Maëlys ou des catastrophes comme l’accident de Millas et, cette nuit, la mort d’une enfant de 4 ans et de deux adultes dans une collision automobile, pour n’en citer que quelques unes. Ces drames sont d’autant plus poignants qu’ils surviennent à l’époque où les familles se préparent à fêter la Noël et la Saint-Sylvestre. On pensait ripailles et réjouissances et il faut préparer des cercueils et des services funèbres. Dans ce contexte, la douleur est encore plus vive et je compatis au chagrin des familles concernées.

Chères lectrices et lecteurs, dites-moi ce qui vous a réjouis globalement et personnellement en 2017 .

Pour ma part, globalement, je n’ai trouvé que deux motifs de satisfaction sinon de réjouissance avec deux mouvements que je trouve révolutionnaires pour les femmes du monde entier :

Le mouvement #balance ton porc qui a révélé l’ampleur du harcèlement sexuel, qui a libéré la parole de la souffrance des femmes et qui donnent à toutes les femmes le courage et parfois les moyens de se défendre en commençant par l’estime de soi. En effet quand on se sent coupable d’être victime de harcèlement sexuel, on se trouve minable et impuissante. Mais quand on apprend massivement que toutes les femmes sont concernées et que le harcèlement sexuel est accepté sinon cultivé par les sociétés du monde, on ne se sent plus coupable et on se sent soutenues par les femmes et les hommes qui disent que c’est un crime.

Le mouvement féministe n’avait pas connu une telle révolution depuis les années 70. J’espère que les femmes tiendront sur la lancée de leur révolte et qu’une synergie favorisera la lutte pour l’égalité salariale, la parité et l’égalité professionnelle ; contre les discriminations sexistes dans le travail et la vie sociale, contre les violences sexuelles en privé et en public, contre la marchandisation du corps des femmes dans la prostitution, la vente d’ovocytes, la location de ventres-GPA, la publicité, le marketing et la mise en valeur des hommes par le corps des femmes. ‘un motif

Le mouvement des Iraniennes contre le port obligatoire du hijab

Pour le plaisir de sentir le vent dans ses cheveux et de les laisser flotter librement

https://www.facebook.com/StealthyFreedom/

les mercredis blancs : Chaque mercredi depuis des mois, avec une constance remarquable, Iraniennes et Iraniens revêtent du blanc, arborent des voilent blancs pour affirmer leur refus du port obligatoire du hijab. Les femmes témoignent dans des vidéos du harcèlement policier, des insultes des barbus et du désaveu agressif de certaines femmes. Pour affirmer leur action, elles enregistrent leurs déplacements avec les harcèlement qu’elles rencontrent.

Comme souvent, les femmes sont à la pointe de la révolte contre l’injustice et les abus du pouvoir. On apprend ce jour, que des manifestations contre le chômage et l’inflation ont lieu en Iran. Quand les femmes sont opprimées, exploitées et inférioriser, c’est tout un peuple qui souffre .https://www.lorientlejour.com/article/1091634/pas-gaza-pas-le-liban-ma-vie-en-iran-manifestations-dans-plusieurs-villes-iraniennes-contre-le-chomage-et-linflation.html

Sur le plan personnel,

  • j’ai découvert le plaisir d’être grand-mère laissant les contraintes aux parents et exploitant le merveilleux potentiel de ma petite fille qui m’aime sans arrières pensées, à la différence des adultes.
  • J’ai retrouvé ma vielle camarade de guerre, Raymonde Arcier, artiste féministe de grand talent dont une oeuvre s’installe à Beaubourg. Nous nous sommes remémoré les moments les plus comiques de notre engagement féministe dans les années 70. Nous nous sommes beaucoup amusées.

Au nom du père

En février 2017, « Au nom du père » resurgit lors de l’exposition L’esprit français, Contre-culture 1969-1989, à la Maison Rouge à Paris et rencontre un tel succès que, grâce à Floriane de Saint Pierre, le Centre Pompidou de Paris décide de l’adopter. 

  • J’ai confirmé et développé l’utilisation des huiles essentielles pour soigner moi-même toutes sortes de petits et grands mots avec un succès étonnant. Ainsi je me dispense de consultations médicales pour mon plus grand confort.
  • Des mésanges charbonnières viennent régulièrement me rendre visite et je les attire avec des graines, de l’eau et un nichoir
  • Comme les mésanges de mon balcon, lectrices et lecteurs restent fidèles à ce blog et viennent régulièrement lui rendre visite. Merci car, sans vous, je n’aurais pas de raison d’écrire.

En résumé, l’année 2017 m’aura apporté peu d’occasions de me réjouir sur le plan social, économique et politique mais je ne parlerai point ici des choses négatives car la liste serait trop longue.

Bonne année 2018

La Connectrice

Soleil levant le 10/10/2017 au-dessus des Buttes-Chaumont depuis mon balcon. Comme l’année nouvelle qui se lèvera malgré les nuages.

 

Mercredi blanc en Iran contre le voile. En France les musulmanes le revendiquent !

 

 

Chaque mercredi en Iran, femmes et hommes revêtent voiles et tissus blancs pour revendiquer le droit de circuler cheveux au vent. Elles risquent les outrages, leur liberté, des châtiments de toutes sortes, des amendes, l’emprisonnement, des insultes et des menaces de la part de la police religieuse mais aussi de la part de femmes et d’hommes qui ne supportent pas leur impudeur.

En France et en Europe, des musulmanes nous imposent leur religion qu’elles affichent en portant le voile et autres tissus emblématiques de l’islam tandis que leurs hommes envahissent les rues pour prier, comme à Clichy. Ces provocatrices et provocateurs ne risquent rien et détournent notre démocratie à leur profit djihadiste qui forme un tout avec les revendications d’apartheid des femmes et non musulmans, la délinquance et le crime, les viols individuels et collectifs et les attentats.

Le mouvement du mercredi blanc, white wednesday se maintient et se renforce depuis quelques années. C’est un élément solide de la vague My stealthy freedom, ma liberté furtive qui mérite que nous nous y intéressions, qu’on l’encourage et qu’on le soutienne. Ce mouvement a ceci de remarquable qu’il a été lancé à l’initiative d’Iraniennes elles-mêmes et qu’il n’est pas l’importation d’autres mouvements féministes. C’est même un cas d’école de femmes opprimées dans un pays musulman qui prennent leur destin en main malgré la répression. Voilà pourquoi il mérite notre admiration et notre soutien.

LC

La journaliste iranienne Masih Alinejad a créé la page Facebook My Stealthy Freedom (« Ma liberté cachée ») en 2014. Elle milite pour que les Iraniennes obtiennent la liberté de pouvoir choisir de porter ou non le hijab, en les encourageant à partager des photos d’elles avec la tête nue, ou plus récemment en dénonçant les pratiques de la police des mœurs. Début mai, une vidéo choquante publiée sur la page montrait une femme essayant de récupérer ses papiers qui venaient d’être confisqués par la police, parce qu’elle ne portait pas de voile au volant. La vidéo s’achève par les images des policiers essayant de se débarrasser d’elle en lui roulant dessus en voiture.

Le 19 mai se tenait l’élection présidentielle iranienne. Celle-ci a insufflé l’espoir d’un avenir plus libre : comme le rapporte le Huffington Post, des femmes sont même allées voter sans voile. À l’annonce de la réélection du président modéré Hassan Rouhani, certaines l’ont également ôté dans la rue. Cela n’a pas plu aux conservateurs, comme cette femme qui a voulu rappeler ces compatriotes aux convenances et à l’obligation de porter le hijab. article en français http://www.konbini.com/fr/tendances-2/une-iranienne-lance-le-whitewednesdays-pour-obtenir-le-droit-de-ne-pas-porter-le-voile/

 

150 joueurs ^d’échecs boycottent deux compétitions en Arabie saoudite

 

http://ptb.be/telechargements/visuel-stop-daesh-boycott-de-l-arabie-saoudite

Les joueurs d’échecs semblent avoir plus de sens moral que d’autres sportifs puisque 150 d’entre eux refusent de participer aux deux compétitions organisées en Arabie saoudite.

Le 9 novembre, la FIDE a annoncé dans un communiqué que la prochaine série de championnat « World Rapid and Blitz Chess Championships », nommée « 2017 King Salman World Rapid and Blitz Chess Championships » pour l’occasion, aura lieu à Riyad du 26 au 30 décembre 2017.

D’après le journal israélien Haaretz, l’Arabie saoudite aurait versé à la Fédération deux millions de dollars pour obtenir les droits d’organiser l’événement sur les trois prochaines années.

La joueuse ukrainienne Anna Muzychuk a déclaré ne pas vouloir jouer à Riyad

http://www.chess-and-strategy.com/2017/11/boycott-du-tournoi-mondial-d-echecs-en-arabie-saoudite.html

La troisième joueuse mondiale, l’ukrainienne Anna Muzychuk a déclaré ne pas vouloir  jouer à Riyad même si cela implique de « perdre ses deux titre de championne du monde. Risquer sa vie, porter un abaya (tenue musulmane locale) tout le temps ?? Chaque chose a ses limites et le voile en Iran étaient largement suffisants », a-t-elle dit se référant à sa participation à un tournoi organisé dans la République islamique.

De son côté, le grand maître international Hikaru Nakamura a déclaré « Ce genre d’événement ne peut et ne devrait pas avoir lieu dans un pays qui ne garantit pas l’entrée à toutes les délégations de l’ensemble des fédérations, et qui possède des lois discriminatoires à l’égard des femmes et en fonction de la religion »

Le refus de ces joueurs est d’autant plus méritoire que les compétitions sont dotées de sommes très importantes.

Ce ne sont pas les footeux qui feraient preuve d’autant de grandeur et de dignité…

LC

http://www.i24news.tv/fr/actu/international/160360-171116-tournoi-mondial-d-echec-en-arabie-saoudite-plus-de-150-joueurs-vont-boycotter-la-competition

« Après l’Iran et l’Arabie saoudite, qui sera la prochain, la République populaire démocratique de Corée ? »

La Fédération internationale des échecs (FIDE) s’est attiré les foudres d’une centaine de joueurs professionnels à travers le monde et a été accusé de « dégradation morale totale », après avoir cédé le droit d’organiser deux des plus importantes compétitions d’échecs à l’Arabie saoudite.

Le 9 novembre, la FIDE a annoncé dans un communiqué que la prochaine série de championnat « World Rapid and Blitz Chess Championships », renommée « 2017 King Salman World Rapid and Blitz Chess Championships » pour l’occasion, aura lieu à Riyad du 26 au 30 décembre.

D’après le journal israélien Haaretz, l’Arabie saoudite aurait versé à la Fédération plus d’un million et demi de dollars pour obtenir les droits d’organiser l’événement sur les trois prochaines années.

Outre la question des droits de l’homme dans le pays organisateur – un régime ultra-conservateur- de nombreux professionnels ont soulevé des inquiétudes concernant la sécurité des joueurs, mais également l’impossibilité pour certains d’entre eux issue de pays rivaux, comme Israël, le Qatar ou encore l’Iran, de tout simplement participer à l’événement.

En signe de protestation, près de 150 joueurs ont annoncé qu’ils boycotteraient la compétition.

L’Arabie saoudite est l’un des nombreux pays musulmans à refuser l’entrée sur son territoire de citoyens israéliens. Or l’Etat hébreu est une nation très représentée dans la discipline et compte trois des meilleurs joueurs d’échecs de la planète qui ont d’ailleurs été officiellement conviés à participer aux tournois, d’après une liste publiée sur le site de la FIDE.

Le président de l’Association des joueurs d’échec professionnels et grand maître international d’échecs israélien, Emil Sutovsky, a condamné la décision de la FIDE d’accorder l’organisation des championnats à l’Arabie saoudite.

« Ce genre d’événement ne peut et ne devrait pas avoir lieu dans un pays qui ne garantit pas l’entrée à toutes les délégations de l’ensemble des fédérations, et qui possède des lois discriminatoires à l’égard des femmes et en fonction de la religion », s’est-il insurgé dans un communiqué.

L’ancien président de l’union des échecs en Europe, la European Chess Union, Silvio Danailov, a quant à lui accusé la FIDE de « dégradation morale totale ». « Après l’Iran et l’Arabie saoudite, qui sera la prochain, la République populaire démocratique de Corée ? », a-t-il lancé sur Twitter.

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Makro&friends @FIDE_chess total moral degradation.After Iran & Saudi Arabia what’s next, Democratic people’s Republic of Korea?Everyone who is going there is legalizing corruption and is a shame for  and humanity.

La joueuse ukrainienne a déclaré ne pas vouloir jouer à Riyad même si cela implique de « perdre ses deux titre de championne du monde. Risquer sa vie, porter un abaya (tenue musulmane locale) tout le temps ?? Chaque chose a ses limites et le voile en Iran étaient largement suffisants », a-t-elle dit se référant à sa participation à un tournoi organisé dans la République islamique.

« Organiser un championnat d’échecs dans un pays où les droits de l’homme basiques n’ont aucune valeur est horrible. Les échecs sont un jeu qui rassemble des gens très différents, ce n’est pas un jeu où chaque personne est séparée selon sa religion ou son pays d’origine », a déclaré Nakamura sur Twitter.

 

To organize a chess tournament in a country where basic human rights aren’t valued is horrible. Chess is a game where all different sorts of people can come together, not a game in which people are divided because of their religion or country of origin.http://www.fide.com/component/content/article/1-fide-news/10496-world-rapid-and-blitz-announcement.html 

Au sujet des visas accordés aux joueurs, « la FIDE n’a été informée de la part d’aucun joueur, de l’impossibilité de participer », a-t-elle annoncé, précisant qu’elle ferait tout pour s’assurer que chaque joueur étranger qui souhaite participer reçoive un visa.

Barbie voilée. Mattel veut concurrencer Sarah, Fatima, Jamila, Saghira, Razanne et les Hijabies

A l’approche de Noël, Mattel fabricant de Barbie se plie à la charia tout en concurrençant les entreprises du Moyen Orient et du Maghreb qui créent des poupées voilées depuis 1996. La Barbie voilée ne devrait être mise en vente qu’en 2018 mais ses concurrentes voilées comme Sarah et Fatima devraient profiter de l’annonce.

Il semblerait que l’intérêt pour les poupées voilées se soit envolé en 2012 quand les mollahs iraniens ont interdit la vente de Barbie pour outrage aux bonnes mœurs islamiques.

http://www.muslimahmediawatch.org/2012/09/05/when-barbie-became-muslim/

Demotivational Poster Islam Women

Couverture détournée du magazine Emel  http://www.creationliberty.com/articles/religionislam.php. 
Sur nombre de forums, des internautes ironisent sur la barbie voilée demandant si elle est vendue avec un clitoris amovible ou en pièces détachées ; si la poupée est accompagnée de son kit de torture : pierres pour la lapidation, fouet pour les punitions, etc.

My Stealthy Freedom: The Women of Iran are Standing up to their Oppressors

La révolte des femmes iraniennes contre le voile a permis qu’elles apportent une aide très active aux victimes du tremblement de terre du 12 novembre 2017 qui vient de secouer le pays en faisant au moins 500 morts et mettant des milliers de personnes à la rue. Il n’est pas certain que celles qui se soumettent aux lois de la police religieuse aient pu en faire autant.

Interdiction de commercialiser Barbie en Iran

Tout a commencé en 2012 en Iran lorsque les Mollahs ont décrété que Barbie était une menace pour la morale islamique. Alors que la poupée Barbie se vendait comme des petits pains dans le pays, la police politique est descendue chez les marchands de jouets pour leur interdire de vendre la célèbre icône des petites filles et des petits garçons. Il n’empêche que la poupée Barbie continue à se vendre sous le manteau.

Les fabricants de jouets  comme Fulla, sentant le vent venir, avaient déjà lancé sur le marché en 2003 des imitations de Barbie à la mode islamique et grâce à l’Internet, tout le monde pouvait se les procurer.

En 2008, déjà, une enseignante de Grenoble s’inquiétait de l’apparition de cartables décorés d’une Barbie Voilée. Interrogée, l’Académie répondait qu’il fallait faire preuve de tolérance et de modération face à une nouvelle communauté. En réalité, il ne s’agissait pas d’une Barbie mais d’une imitation réalisée par la maison Fulla en réponse au mécontentement grandissant de la police religieuse qui trouvaient la poupée américaine indécente et contraire aux bonnes moeurs islamiques.  Finalement les mollahs obtinrent en 2012 une loi interdisant aux iraniens de commercialiser les barbies authentiques.

le super cartable Barbie Fulla, quiiii en veut un ?!

http://alineaucaire.canalblog.com/albums/just_for_fun/photos/50683582-dsc03849.html

fulla cartable

Articles proposés à la vente en 2010 sur le Bon Coin. http://www.al-kanz.org/2010/01/21/fulla/. La-aussi il s’agit toujours de la poupée Fulla, imitation de la Barbie.

שרה ודרה. התחליף האיסלאמי (צילום: מנסור מותמדי)

La maison Fulla est sortie gagnante de la chasse à la Barbie

https://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-4177167,00.html

La réponse des fabricants musulmans

A gauche, Sarah et Dara, frère et soeur, sont l’alternative iranienne à Barbie et son copain Ken http://crazyreports.blogspot.fr/2012/05/

Sara et Dara ne réussissant pas à conquérir le marché de la poupée iranienne, Fatima fit son apparition

Fatima-Islamic-doll-Iran91

http://www.postedeveille.ca/2010/11/iran-lancement-de-la-premiere-poupee-islamique.html

 Iranian firm comes up with first Islamic doll – Fatima

Fatima, fabriquée par FAM, 2010

http://www.topnews.in/law/iranian-firm-comes-first-islamic-doll-fatima-238235

Razanne 1996

Traditional Gulf Arab Muslim Doll Jamila | eBay

Jamila 2006

 

File:Saghira.png

Saghira  2007

https://en.wikipedia.org/wiki/Saghira

 

 

La réponse de Mattel. En vente en 2018

 

Glamour Women Of The Year 2016 LIVE Summit

Olympic fencer Ibtihaj Muhammad and Comedian Erin Gibson attend Glamour Women Of The Year 2016 LIVE Summit at NeueHouse Hollywood on November 14, 2016 in Los Angeles, California.

L’annonce de la sortie de la Barbie Hijab a été faite au cours de Glamour’s Women of the Year summit 2017 subventionnée entre autres par Loréal et qui voit défiler de magnifiques femmes toutes plus dénudées et maquillées les unes que les autres. On peut donc se demander ce que fait cette musulmane exemplaire à cette manifestation et ce qu’elle y faisait déjà en 2016.

 Son chiffre d’affaire ayant baissé de 6 %, Mattel eut l’idée d’adapter son offre à la demande (spontanée ou forcée) et eut l’idée géniale en 2016 de s’appuyer sur la première escrimeuse olympique américaine ayant gagné une médaille d’or avec le voile. Ibtihaj Muhammad a déclaré dans un tweet qu’elle était fière que les petites filles de tous les coins du monde puissent jouer avec une Barbie qui a choisi de mettre le hijab. Un rêve d’enfant de vient réalité.
Immense succès pour Mattel comme en attestent les chiffres qui suivent le tweet de l’escrimeuse
 Thank you @Mattel for announcing me as the newest member of the @Barbie  family! I’m proud to know that little girls everywhere can now play with a Barbie who chooses to wear hijab! This is a childhood dream come true 😭💘 

Ibtihaj Muhammad ment sur sa frustration de petite fille

Dans cette vidéo -en anglais- Ibtihaj Muhammad exprime sa grande joie d’avoir aidé Mattel a créer cette Barbie voilée et raconte sa grande frustration, enfant, de ne pas avoir eu une Barbie qui lui ressemble. Elle a porté le voile très tôt la petite Ibtihaj ! et comment, elle noire jouait-elle avec une poupée blanche alors que la Barbie noire et ses amies existent depuis les années 70 ? Et si elle était tellement frustrée de ne pouvoir jouer avec une hijabie pourquoi n’en a-t-elle pas cherché dans les boutiques musulmanes qui en vendent depuis 1999 ?Black Barbie

Histoire de la poupée Barbie http://www.fashion-doll-guide.com/Barbie-Doll-History.html

Depuis les années 70, Mattel  a créé toute une série de poupées noires et de types ethniques différents. Voir la galerie ici http://www.fashion-doll-guide.com/Steffie-Doll.html

 

En 2015 à Séoul Ibtihaj Muhammad a remporté une médaille d’or

Barbie s’inspire de femmes célèbres

Shero line, lancée en  2015, comprend des poupées inspirées de femmes célèbres comme  Olympic gymnast Gabby Douglas, model Ashley Graham, ballerina Misty Copeland, director Ava DuVernay and actress Zendaya. La poupée voilée fait donc partie de cette ligne.

View image on Twitter

 

 

Poupées voilées dans les boutiques du Caire

Les poupées voilées enseignent les bonnes valeurs islamiques aux filles

Learning Good Islamic Values Through Fun And Play!

https://muslimdolls.com/

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Quid de la passion Barbie

Mère féministe, je fus consternée par la popularité du modèle Barbe et je  bannis cette poupée de la maison lorsque ma fille était petite. Elle était attirée par toutes sortes de jouets mais pas particulièrement par les poupées ni les baigneurs. Vers l’âge de 4 ans, elle rencontra une petite fille qui jouait avec Barbie et tout son attirail de tenues, de copains, de mobilier et d’accessoires variés. Comme elle s’intéressait à la poupée défendue, j’observais et je compris que son intérêt était peut être un modèle de femme mais surtout la variété d’accessoires qui permettaient toutes sortes de jeux de simulation. Convaincue de la nécessité des jeux de simulation, j’autorisais Barbie à s’installer dans nôtre demeure et aujourd’hui encore notre cave renferme une dizaine de modèles de Barbie.

Devenue adulte, ma fille ne semble pas avoir subi de barbienite et est raisonnablement branchée sur son apparence vestimentaire, le maquillage et les accessoires. Elle ne se consacre pas exclusivement aux bébés ni à la cuisine, au ménage, à la religion, la morale. Elle exerce une profession pour laquelle elle se passionne.

Le problème avec la Barbie voilée et les Hijabies est qu’elles ont pour fonction d’éduquer les petites filles à devenir de « bonnes musulmanes » soumises à la charia qui, on le sait, impose aux femmes  la soumission.

A l’heure où des femmes iraniennes se battent pour leur liberté, l’introduction de la Barbie voilée va-t-elle sonner le glas du mouvement my stealthy freedom et mercredi blancs ?

 

Courageuses femmes iraniennes luttant contre l’obligation du hijab. ‪#‎whitewednesdays‬, #my stealthyfreedom

Ce mercredi 25 octobre 2017 est le 23ème depuis le début de la campagne féministe pacifique pour la liberté de porter un voile ou pas. Des femmes iraniennes de toutes conditions manifestent pour la liberté en portant un symbole blanc. Des hommes solidaires de leur lutte le portent aussi. https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=1969104689770282&id=858832800797482

L’événement récurrent trouve peu d’échos en France depuis son lancement en mai 2014. Pourtant il existe une certaine similitude entre le mouvement #balancetonporc et #mystealthyfreedom et ce dernier devrait nous donner une bonne idée comme porter un signe distinctif quand on adhère, femme ou homme, au refus du harcèlement sexuel.

Ci-dessus, une jeune iranienne promène sa chienne tête nue tout en expliquant que le peuple iranien manque cruellement de liberté. Elle est insultée parce qu’elle se promène tête nue et parcequ’elle a une chienne. Elle regrette que ses compatriotes soient si cruels avec ces chiens qui pourtant ont sauvé nombre d’entre eux dans les différents séismes qui on frappé l’Iran.

Campaign Logo. Image: My Stealthy Freedom

Campaign Logo. Image: My Stealthy Freedom

Alors qu’en France des femmes et des hommes musulmans ou non revendiquent la liberté de voiler la tête des fillettes et femmes musulmanes, que Science Po apprend aux étudiantes à porter le voile, des femmes iraniennes luttent depuis 2014 pour la liberté de ne pas porter le hijab.

Le mouvement My stealthy Freedom  (ma liberté furtive) a démarré sous l’impulsion d’une femme d’origine iranienne Masih Alinejad et encourage des milliers de femmes iraniennes à se photographier tête nue et publier leur photo sur des réseaux sociaux. Ce faisant, ces femmes courageuses risquent les coups de la police religieuse, les insultes et menaces des hommes et femmes scandalisés par cette impudence.

Masih Alinejad, dans le cadre de My Stealthy Freedom encourage les iraniennes et les iraniens à célébrer chaque mercredi leur opposition en s’habillant de blanc. Ce sont les mercredis blancs ou white wednesdays.

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https://www.facebook.com/StealthyFreedom/photos

Pour en savoir plus

http://www.lci.fr/international/feminisme-en-iran-du-blanc-pour-protester-contre-le-voile-obligatoire-2059061.html

WHITEWEDNESDAYS – Pour protester contre le port du voile obligatoire, des Iraniennes se parent de blanc le mercredi. Une façon pacifique de protester sans se faire arrêter par la police des mœurs.

C’était le 19 mai dernier. Ce jour-là, le président sortant de la République islamique d’Iran, seul candidat modéré en course, a été réélu dès le premier tour avec 57% des voix. Une victoire largement fêté dans les rues. Et certaines femmes n’ont pas hésité à ôter leur foulard. 

Dans la foulée, le mouvement My Stealthy Freedom ressortait une revendication, pacifique : permettre aux femmes qui le souhaitent de ne pas porter le voile. Et pour signifier leur soutien à cette idée, certaines d’entre elles ont commencé à poster des photos d’elles avec un hijab blanc. Une façon de manifester, sans se placer dans l’illégalité. 

Derrière la page Facebook « ma liberté cachée » se cache une journaliste iranienne, Masih Alinejad. Depuis 2014, elle se bat pour que les femmes en Iran puissent choisir de porter ou non le hijab.  Dans un premier temps, ce sont des photos de femmes non voilées qui ornaient sa page. Et depuis cette nouvelle campagne baptisée #whitewednesdays (« mercredis blanc »), les vidéos et les photos envahissent les réseaux sociaux. Les hommes aussi sont invités à apporter leur soutien, en s’affichant avec une chemise blanche ou un foulard de la même couleur. 

Et question voile, la question évolue en Iran. Hassan Rohani en personne, s’est illustré, en publiant sur son compte Twitter une photo de la mathématicienne iranienne Maryam Mirzakhani, tête nue. Une prise de position qui n’a pas manqué de faire réagir les plus conservateurs. 

Pour l’heure, se balader sans voile en Iran n’est toujours pas sans risque. Le port du voile est, en effet, obligatoire pour toutes les femmes, depuis la révolution islamique de 1979. 

  • La mathématicienne Maryam Mirzakhani lauréate de la medaille Fields en 2014 et déédée d’un cancer le 15/07/2017, elle était âgée de 40 ans. Le président progressiste Hassan Rohani avait publié son portrait sans voile sur son compte twitter.

Paris XIXème. le député Mounir Mahjoubi a disparu après son élection

Dans la vidéo ci-dessus on voit le candidat Mahjoubi flatter les chiens pour attirer les maîtresses et maîtres dans son escarcelle électorale. Pour ma part, je n’ai pas cru une seconde à cette obséquiosité car Mounir fréquente le PS depuis son adolescence et ne peut pas avoir été formé à ses pratiques d’effets d’annonce, de promesses non tenues, de manipulation , d’hypocrisie et de mensonges droit dans les bottes.

Dans le XIXème arrondissement, nous avons beaucoup vu le candidat député Mounir Mahjoubi pendant la campagne pour les élections législatives. Et depuis, plus rien, Monsieur Mahjoubi est aux abonnés absents.

Nos dirigeants ont beaucoup parlé de supprimer le cumul des mandats pour les élus en omettant le cumul des fonctions pour les ministres. Comment peut-on réellement remplir des fonctions de député et de ministre en même temps sauf à sacrifier l’une des deux ? Bien entendu les personnes concernées nous donnent la réponse : la suppléante du député fera le job. Et pourtant, nous ne l’avons pas élue, toute la campagne a reposé sur la personne de Mounir aui a donné de lui-même tout ce qu’il était possible de donner et même au-delà puisqu’il a été caresser dans le sens du poil les chiens et leurs maitres.

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Avant son élection à la députation de la XVIème circonscription, Mahjoubi avait été nommé -pas élu- secrétaire d’Etat au numérique et ses fans le plaignaient de prendre autant de risques en tentant la députation : le pauvre il risque tout perdre, s’il perd les élections il devra renoncer à son poste de ministre, comme il prend des risques, comme il est courageux ! Objectivement, Mahjoubi ne prenait pas beaucoup de risques car la population du XIXème vote socialiste depuis des décades et le PS lui en est reconnaissant en distribuant des subventions et des locaux aux associations qui lui sont fidèles, des logements et des emplois associatifs à ses électeurs qui sont totalement captifs. Si on prend en compte les abstentions et les votes blancs, les seuls qui ont tout à perdre si la droite passait sont ces électeurs socialistes et leurs semblables. Voter Macron était la principale voie de maintien de la dictature socialiste, Hollande et Cambadélis, premier secrétaire du PS étant en chute très libre. Car si LREM se fait passer pour une nouveauté, ses dirigeants et une bonne partie de ses militants ont fait toute leur carrière au PS qui les a formés.

Pour les habitants du XIXème il n’y a pas de changement au niveau de l’efficacité du député. Cambadélis était un député absent et Mounir Mahjoubi marche sur ses traces. Si Cambadélis a pu rester en poste aussi longtemps, pourquoi Mahjoubi ne le pourrait-il pas avec les mêmes méthodes et le même électorat bobo? Ah, mais c’est que nous n’avons rien compris, Mounir est ministre et il a embauché une suppléante Delphine O pour faire son job de député. Mme O ne manque pas de lauriers à son palmarès mais elle est spécialiste du Moyen-Orient et de la révolution iranienne ce qui aura certainement une incidence sur ses choix politiques et législatifs.

Que nous dit le site de l’Assemblée nationale sur le travail de Mme O en tant que député ? Rien. Pas de question, pas de rapport, pas de proposition de loi…

Vous l’avez compris, Mounir Mahjoubi a délégué la députation à Delphine O à laquelle nous devons nous adresser pour tout ce qui touche le XIXème. Pour la contacter :

Qui va toucher l’indemnité du député, Mounir ou Delphine ? Les deux ? Mounir aura-til aussi droit à un bureau et l’équipement qui va avec, va-t-il cumuler les avantages en espèces et nature du ministre et ceux du député ?

Je ne sais pas ce que vous en pensez mais je me sens abandonnée par un candidat qui a fait du tapage, du porte  porte, de la séduction, des promesses , trois petits tours et s’en est allé. Séduits et abandonnés nous sommes. Qui a dit que LREM était la figure de proue du Grand Changement ?

La Connectrice

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