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Archives de Catégorie: Islam religions coran

Feuille de route du djihad en France

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https://ripostelaique.com/feuille-de-route-de-lislamisation.html

Résultat dans dix ans

Arabie saoudite. Rana Ahmad, apostate, réfugiée politique en Allemagne

Après les louanges accordées au nouveau monarque d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane dit MBS, la réalité éclate avec la mort atroce du journaliste Jamal Khashoggi dont on dit qu’il fut démembré vivant à l’ambassade d’Arabie de Turquie par un médecin légiste haut gradé de l’armée saoudienne. Personnellement, je m’étais méfiée de ces louanges unanimes pour le prince héritier et je l’avais écrit sur ce blog. https://laconnectrice.wordpress.com/2017/11/12/mbs-prince-saoudien-nouvelle-coqueluche-de-loccident-ah-ah/

Je vous invite à lire l’interview de l’exilée saoudienne Rana Ahmad parue dans le journal Le Point de ce vendredi 19 octobre 2018. Edifiant sur notre « ami » MBS.

Rana Ahmad, Ici, les femmes ne rêvent pas, Éditions Globe. Traduit de l’allemand par Olivier Mannoni.
280 pages, 22 €.

« En Arabie saoudite, tout le monde a peur »

INTERVIEW. La militante saoudienne Rana Ahmad s’alarme que le prince héritier MBS réduise au silence toute critique de son pouvoir absolu.

Propos recueillis par 

Publié le  | Le Point.fr
La Saoudienne Rana Ahmad a fui son pays pour l'Allemagne apres avoir choisi l'atheisme.
La Saoudienne Rana Ahmad a fui son pays pour l’Allemagne après avoir choisi l’athéisme. © Armin Arefi

Arnaud Beltrame. Le croisé contre le sarrazin

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AFP

Source image http://www.sudinfo.be/id45504/article/2018-03-25/hommage-ce-dimanche-aux-victimes-de-lattentat-de-trebes-et-hommage-national-en

Les attentats musulmans et les revendications musulmanes visent à imposer les principes de leur religion dans la vie quotidienne pour convertir et dominer le monde non musulman. Ils nous ramènent au Moyen-âge, époque durant laquelle la Chrétienté et les musulmans s’affrontaient au Moyen-Orient. La croisade est l’équivalent du djihad, tous deux étant une guerre sainte. Le héros Arnaud Beltrame a affronté le sarrazin comme un preux chevalier croisé, terme repris aujourd’hui par les terroristes musulmans pour désigner les occidentaux. Retour au VIIIème siècle.

Ommettre de mentionner la foi chrétienne d’Arnaud Beltrame serait le trahir car son engagement catholique animait sa bravoure. Selon le témoignage du père Jean-Baptiste Golfier, le prêtre qui accompagnait Arnaud Beltrame dans sa conversion et qui l’a marié religieusement sur son lit de mort, on comprend l’engagement du lieutenant-colonel au service de l’humanité. L’homme avait adopté la foi catholique avec passion et ferveur. Son dévouement au service de la gendarmerie que reconnaissent tous ceux qui l’ont connu professionnellement et individuellement, était porté par ses convictions religieuses concrétisées depuis environ dix ans :
Né dans une famille peu pratiquante, il a vécu une authentique conversion vers 2008, à près de 33 ans. Il reçoit la première communion et la confirmation après deux ans de catéchuménat, en 2010.

Comme tous les convertis, il assumait sa foi avec enthousiasme et sans retenue, ce qui peut expliquer en partie qu’ils se soit rapidement dévoué pour remplacer une otage. Comme un chevalier croisé, il a foncé sans retenue vers l’affrontement. S’il avait hésité et pris le temps de réfléchir, il aurait protégé sa gorge car depuis que nous sommes victimes d’attentats nous savons tous que le djihadiste égorge le kouffar. Arnaud Beltrame, professionnel de la Défense, ne pouvait pas l’ignorer.

De nombreux versets du Nouveau testament louent le sacrifice de Dieu et de Jésus, le premier ayant donné son fils unique pour sauver l’humanité, le second ayant sacrifié sa vie pour sauver ses frères . Ainsi il est écrit dans l’évangile de Jean: 1 Jean 3:16
Nous avons connu l’amour, en ce qu’il a donné sa vie pour nous; nous aussi, nous devons donner notre vie pour les frères.
Arnaud Beltrame a suivi le chemin de Jésus ce qui lui a valu d’être égorgé par un sarrazin.

Lundi soir, le procureur Molins persistait dans le déni de la réalité terroriste en refusant de dire que le gendarme avait été égorgé : c’est une blessure « très importante à la trachée » qui avait conduit à sa mort. Le gendarme a aussi été touché par balle à la jambe et au bras.

De son côté le djihadiste a obéit strictement aux principes de Mahomet. Ceux qui ne veulent pas voir ce parallèle qui nous ramène au VIIIème siècle, plus de mille ans en arrière, oeuvrent à la destruction de notre civilisation, au mépris de nos ancêtres qui, comme Arnaud Beltrame, on donné vie et sueur pour construire un monde de paix et de bien-être.

La Connectrice

Un hommage national devrait être rendu ce mercredi au lieutenant-colonel Beltrame. Espérons qu’il sera plus grandiose et patriote que celui rendu à Johnny Halliday qui n’avait de patriote que la source de ses revenus. Les mots tabous seront-ils prononcés ? Osera-t-on parler du terrorisme musulman, du djihad, de la foi chrétienne du héro ?

 

Iran. Comprendre les manifestations

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Jusqu’à ces derniers jours, les médias ne s’intéressaient pas aux soubresauts du peuple iranien. Il a fallu des morts et une photo de femme rappelant la Liberté guidant le peuple  de Delacroix pour que les rédactions autorisent leurs journalistes à traiter le sujet.

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Iran,  la ragazza simbolo della rivolta contro l'hijab è stata arrestata En 1979, des milliers d’iraniennes descendaient dans les rues de Téhéran pour protester contre les lois les obligeant à porter le voile. Les Iraniennes d’aujourd’hui le rappellent.https://nytlive.nytimes.com/womenintheworld/2017/12/29/police-in-tehran-say-women-will-no-longer-be-arrested-for-not-wearing-a-hijab/

Les manifestations populaires contre la corruption, la dictature et le médiocre niveau de vie ne datent pas d’hier. Les Iraniens manifestent sporadiquement depuis des années et, en particulier depuis  le « mouvement vert » en 2009. La résurgence actuelle fait suite à la publication du budget du pays qui prévoit des augmentations de l’essence et dévoile les sommes astronomiques allouées aux religieux, au Hezbollah libanais et à l’effort de guerre.

En tant que féministe et citoyenne libre, j’observe depuis quelques temps le mouvement féministe #my stealthyfreedom et les #whitewednesdays initiés par la journaliste Masih Alinejad qui milite contre le port obligatoire du Hijab et l’omniprésence de la police des moeurs qui surveillent celles qui ne se plient pas au diktat vestimentaire de la charia. Regardez-ci-dessous les caricatures du hijab diffusées dès 2014 par #mystealthy freedom. Elles montrent que le hijab n’est pas qu’un bout de tissu mais bien un outil de répression des femmes. Le hijab est la burqa des ayatollahs, mollas, hezbollahs qui les contrôlent masqués. Ce que les Iraniennes dénoncent à travers leur mouvement contre le hijab est au contraire dénié par les islamistes qui vivent en Europe et certaines féministes qui défendent « leur liberté de s’habiller comme elle le souhaitent ». Honte à ces décérébrées qui ne veulent pas savoir ce que risquent les courageuses iraniennes qui refusent le voile pas plus qu’elles ignorent que Masih Alinejad a du quitter l’Iran pour Londres afin de mener son combat.

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My Stealthy Freedom آزادی یواشکی زنان در ایران

July 25, 2015 ·  حجابNous avons lancé une campagne intitulée « négociation sur le hijab ». Aujourd’hui, nous devons continuer de rappeler le hijab obligatoire par mail à tous les politiques et à toutes les femmes venant en touriste en Iran. Nous avons besoin d’un #hijabdeal ( = négociation sur le hijab) parce que le hijab est un problème mondial parce que toutes les femmes qui viennent en Iran sont obligées de porter un hijab.

#MyStealthyFreedom
Caricature de Gunduz Aghayev.

 

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Interview de la journaliste Masih Alinejad sur le thème du « Bien public » dont le gaspillage explique les manifestations dans tout le pays

, fondatrice en 2014 du mouvement #my stealthy freedom contre le port obligatoire du Hijab et de #whitewednesdays en mai 2017. Ces mouvements sont largement suivis par les femmes et les hommes avec une constante remarquable. Il semble que le courage de ces femmes ait ouvert la voie au peuple iranien qui manifeste dans les rues depuis quelques mois sans que les médias n’aient jugé bon d’en informer.

White Wednesdays

 

From the Facebook page 'My Steathy Freedom'

 

White Wednesdays in Iran

la vidéo est visible dans son intégralité sur la page facebook du mouvement My Stealthy Freedom آزادی یواشکی زنان در ایران —– traduction —–
<Début de la vidéo>
[Présentateur] – Les gens sont en colère. Comme vous le voyez, les gens en ont marre d’être discriminés. Ces gens sont des oubliés. Il s’agit des retraités, des épargnants et autres … Comme on le voit ici, cette manifestation date d’il y a deux semaines. Les gens manifestaient pour Reza Shahabi, militant des droits des travailleurs qui a fait une attaque cérébrale en prison. Les manifestants étaient inquiêts sur son sort. Ces gens aussi ont été tabassés et arrêtés.
D’autes gens ont manifesté contre les attaques au vitriol mais les autorités les ont attaqués. Autre photo, des épargnants dont les économies ont été volatilisées dans des banques ayant fait banqueroute.

Entretenons-nous maintenant avec Mme Masih Alinejad.

Masih, vous avez entendu ce qu’a dit Peyman. Ces gens manifestent depuis des lustres pour leurs revendications et personne ne les écoute. Certains affirment que les manifestants sont des agitateurs, qu’ils dégradent les biens publics.

[Masih] – Regardez, aujourd’hui Rouhani a déclaré que ceux qui manifestent dans la rue en ce moment sont une petite minorité de gens insultant les valeurs de la révolution et qu’ils sont difficiles à ramasser. 
Les gens sont-ils des poubelles qu’on ramasse ? M. Amadinejad aussi avait dit des choses semblables en 2009 au moment du mouvement Vert. Il comparait les manifestants à « de la poussière et des saletés » qu’on devait ramasser. Ils vont continuer à utiliser ce genre d’accusation contre les contestations à venir.

Lorsque je fais des vidéos moi-même, je m’assure toujours de montrer le respect pour les biens publics. Dans les mercredis blancs les femmes enlèvent leur voile de la façon la plus pacifique possible. Elles font leurs vidéos et il n’y a pas de violence. Je n’approuve pas la violence. Je dis à tout le monde de respecter les biens publics.

Mais qu’est-ce que le bien public ? Qui le dégrade ? Notre santé mentale dévastée est devenue un bien public. Le bien public, c’est l’argent qu’ils ont dépensé pour embellir les mosquées avec de l’or. J’ai grandi en devant partager mes vêtements avec mes frères et sœurs. Ils ne nous ont jamais laisser critiquer ces domes dorés. Le bien public, c’est notre argent du pétrole. Le bien public, c’est l’argent perdu des épargnants spoliés. Les affaires de détournement de fonds de dollars par nos dirigeants, c’est du bien public.

C’est l’argent gaspillé par des gens très en cheville pour aller étudier aux USA. Mme Massoumeh Ebtekar affirme que les manifestants prennent leurs directives d’Arabie Saoudite. De façon étrange, son fils vit aux USA et peut aller et venir en Iran.

Le bien public c’est aussi notre argent dépensé en Syrie, au Liban et à Gaza pendant qu’ils délaissent les survivants du séisme en Iran. Le bien public ce sont aussi les installations pourrissantes. 
Qu’en est-il pour autant de la destruction annexe par les autorités des biens des gens ?

Il s’agit aussi des milliards de dollars alloués aux organisations religieuses tenues par les religieux importants. Le bien public, c’est aussi l’argent qu’ils utilisent pour renforcer le code vestimentaire obligatoire. Ces gens ordinaires ont vu leurs biens dévastés par les autorités. Le bien public, ce sont les sommes qu’ils consacrent à la télé aux sermons culpabilisants de religieux illettrés. Ils mettent la religion sur le moindre aspect de nos vies privées. Ils consacrent notre budget comme ça leur plait.

Le bien public, c’est notre système éducatif qui nous contraint à mener une double-vie. On nous force à être menteurs. Mon enfance a été un bien public. Ma jeunesse ! Comment peuvent-ils parler de bien public aux gens ? Ces manifestants sont des pauvres. Ils me font penser à ma propre pauvreté pendant mon enfance. Je pense aussi aux raisons de mon exil depuis 8 ans. Pourquoi ne puis-je pas rentrer en Iran ?

M. Rouhani, Mme Ebtekar, Mme Kadwar et les autres réformistes, ces réformistes préparent la route à l’arrestation de ces manifestants. Les interrogateurs des gardiens de la révolution vont forcément dépasser le niveau des accusations de ces réformistes. De façon curieuse, en 2009, ces réformistes tels que Mme Kadwar, Mme Ebtekar, avaient pris contact avec l’étranger pour diffuser la liste des manifestants tués pendant les manifestations et maintenant ils se joignent aux gardiens de la révolution pour oppresser les travailleurs pauvres, les femmes et les enfants. C’est la plus grande des trahisons et le plus grand des dommages aux biens publics.
<Fin de la vidéo>

2. Analyse des slogans des manifestants en Iran

Manifestation à Téhéran, le 30 décembre 2017. AP

Les frustrations économiques et sociales de la population expliquent les manifestations de ces derniers jours, décrypte la sociologue Amélie Myriam Chelly.

Tribune. Des protestations ont éclaté jeudi 28 décembre 2017 en Iran. Elles s’intensifient et s’étendent dans tout le pays. Tout est parti de Mashhad, ville de la région Khorasan (dans le nord-est du pays), pour des raisons qui semblent évidentes pour une très large partie de la population iranienne : les sympathisants d’Ebrahim Raissi, dont Machhad est le fief, opposants conservateurs au président, Hassan Rohani, seraient à la tête des mouvements de protestation. D’où les slogans « marg bar Rohani ! » (« mort à Rohani ! »).

Mais bien vite d’autres manifestants, d’autres tendances politiques, ou même sans rattachement à quelque parti que ce soit, ont rejoint les rangs des protestataires. Les revendications populaires ont pris des contours plus économiques, puis désormais nationalistes et « an-idéologiques ». Les slogans ont échappé aux mains du clan Raissi pour devenir des « mort au Guide ! », « mort au Hezbollah ! », « Pahlavi ! Pahlavi ! », « Reza shah, roi des rois ! ».

Que revendiquent les Iraniens ? L’exaspération de la société quant aux problèmes économiques et l’aspiration de couches sociales de plus en plus diverses à plus de sécularisme sont des réalités depuis bien longtemps. Comment comprendre la teneur des slogans scandés lors des manifestations ?

Lire :   Iran : plusieurs victimes au cours d’une nouvelle nuit de manifestations

  • « Mort au Hezbollah ! »

Le peuple se sent floué par l’Etat du fait que le régime apporte des aides financières importantes pour des infrastructures à l’étranger. Les largesses financières accordées au Hezbollah, largesses dont se targue le secrétaire général Hassan Nasrallah dans ses discours, la construction de routes, d’écoles, d’hôpitaux dans le sud du Liban, l’entretien de lieux saints chiites en Syrie et en Irak irritent une population iranienne qui suffoque financièrement.

Les Iraniens ont globalement soutenu l’intervention de leur pays en Syrie et en Irak. Au lendemain de la prise de Mossoul par Daech, le groupe Etat islamique avait menacé d’envahir Mashhad. Il était plus que naturel que la population se sente unie dans le combat contre les djihadismes, de surcroît takfiri. Le slogan « mort au Hezbollah ! » est donc l’expression d’une frustration économique : les sommes versées devraient, dans l’esprit des Iraniens, revenir à leur économie et non nourrir des prolongements idéologiques ou des alliances qui ne les concernent pas directement. D’autant que la population iranienne n’a pas, globalement, d’aversion particulière pour l’Etat hébreu et ne porte qu’un intérêt limité à la question palestinienne.

Ces manifestations ne constituent en aucun cas une résurgence ou une continuité du mouvement vert de 2009 (pas ou peu de références faites aux réformateurs Ali Karoubi, Mohammad Khatami et Mir Hossein Moussavi, pas de leadeur du mouvement protestataire). On peut toutefois faire un lien entre l’un des slogans phares de 2009, « ni Gaza ni Liban, je voue ma vie à l’Iran », et ce slogan récemment scandé, « mort au Hezbollah ! ». Dans les deux cas, ces injonctions populaires exhortent le gouvernement à concentrer ses manœuvres politiques sur les intérêts économiques du peuple iranien.

Au-delà de la question strictement économique, n’oublions pas que la langue persane est très imagée et que l’Iranien désigne souvent les partisans du Guide, depuis la Révolution, Khomeyni et Khamenei, comme des « hezbollahis », une désignation très péjorative. Ainsi le slogan a également une perspective contre-idéologique et peut désigner l’ensemble du système.

Lire :   Iran : le président Rohani sur la corde raide face aux manifestations

  • « Mort à Rohani ! »

Les commentateurs attribuent les prémices du mouvement contestataire aux partisans du conservateur Ebrahim Raissi, dont le fief, Mashhad, a été le point de départ de la protestation. Mais un autre clan anti-Rohani aurait aussi pu avoir tout intérêt à déstabiliser le gouvernement : les partisans de l’ancien président, Mahmoud Ahmadinejad. Les relations de ce clan avec la présidence, la puissante famille Larijani et le guide suprême sont plus que jamais tendues : dans l’entourage de Mahmoud Ahmadinejad, beaucoup s’étaient enrichis grâce aux sanctions, par la mise en place de systèmes de contrebande, et se voient poursuivis, arrêtés, emprisonnés.

Voyant son clan touché par des poursuites judiciaires, l’ancien président a formulé de très vives critiques à l’encontre d’Ali Larijani, porte-parole du Parlement, l’accusant d’instrumentaliser le pouvoir judiciaire par le biais de son frère Sadeq Larijani, pour l’anéantir politiquement. Selon Mahmoud Ahmadinejad, Ali Larijani aspirerait à la prochaine présidence et ferait tout pour l’éliminer de la vie politique du fait de l’ombre qu’il pourrait faire au porte-parole du Parlement. Pour nombre d’Iraniens, les sympathisants de l’ancien président auraient aussi été nombreux à manifester pour déstabiliser l’exécutif.

  • « Pahlavi ! Pahlavi ! »

Les tendances royalistes existent en Iran, mais elles sont marginales. La référence à l’ancien ordre des Pahlavi ne doit pas être entendue comme une volonté de revenir à la monarchie. La référence à Reza Shah (on a aussi, entre autres, entendu le slogan « Reza shah, roi des rois ! ») est avant tout une référence à une figure qui a confisqué nombre de leurs prérogatives aux mollahs, interdit le port du voile, les processions chiites, et est considéré comme un « défroqueur de mollah », pour reprendre une expression occidentale.

Au cours de ces protestations, la population s’en est pris, entre autres, à des mollahs (qui sont des institutions en Iran), à des centres de bassidji (police des mœurs), à des hosseinyeh, à savoir des centres cultuels de procession chiites très fréquentés par les bassidji, ainsi qu’à des centres religieux (howzeh elmieh). La population s’est élevée contre les mollahs, considérés comme les acteurs de la confiscation des intérêts socio-économiques de la population.

Lire :   En Iran, les autorités peinent à répondre aux manifestants

  • « Pain ! Travail ! Liberté ! »

La contestation n’est pas l’apanage exclusif de la jeunesse. Beaucoup d’adultes dans l’impossibilité de fonder un foyer sont descendus manifester. Les revendications concernent avant tout la difficulté d’accéder à un emploi, la mauvaise gestion des dépenses de l’Etat et l’inflation. On dénonce la corruption et plus tacitement le phénomène des « aghazadeh » (les « fils de »).

En effet, la corruption est endémique et gangrène toutes les étapes de la vie administrative et des affaires. Cette corruption trouve ainsi une certaine visibilité dans la tenue de plusieurs procès, comme celui, emblématique, de Babak Zanjani, arrêté pour corruption et détournement de fonds en 2013, ou celui de l’ancien directeur exécutif de la banque Mellat, Ali Rastegar Sorkhei, arrêté pour corruption bancaire en bande organisée.

La corruption généralisée dans le monde des affaires sclérose l’économie et contribue à accentuer la précarité des plus démunis : parfois, des chefs d’entreprise et des industriels ne parviennent pas à verser les salaires de leurs employés, par manque réel de liquidités du fait des sanctions internationales imposées à l’Iran pour son programme nucléaire controversé. A ce titre, de nombreux entrepreneurs véreux gèlent le versement des salaires des employés au prétexte fallacieux de manque de trésorerie, tout en plaçant les fonds sur des comptes grassement rémunérés. Les salaires sont ensuite versés au compte-gouttes, mais les salariés sont systématiquement lésés.

Ainsi, le vaste mouvement protestataire qui parcourt l’Iran n’a rien de surprenant. Il est l’expression de revendications anciennes qui avaient d’ailleurs poussé les Iraniens à réélire Hassan Rohani, incarnation de l’ouverture et d’une éventuelle sortie d’une suffocation économique que la rue attend avec impatience.

Source: © « Mort au Hezbollah », « Pahlavi » : comprendre les slogans iraniens

3. Décryptage de la photo de l’iranienne à l’étendard blanc

Cette photo et d’autres semblables sont devenues virales comme on dit aujourd’hui, et le plus souvent illustrent les articles sur les manifestations iraniennes en cours. En réalité -et on le vérifiera sur https://www.facebook.com/StealthyFreedom/ , il s’agit de militantes contre l’obligation de porter le hijab, un mouvement datant de 2014 et antérieur aux protestations actuelles. Mais, on le voit à travers l’Histoire, ce sont souvent les femmes qui ont le courage de se révolter les premières contre l’injustice des dirigeants de leur pays dont leur condition est le symptôme.

http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2018/01/01/iran-la-photo-d-une-femme-devenue-l-icone-des-protestations-n-est-pas-liee-au-mouvement_5236419_4355770.html

 

Lapin Taquin. Féminisme musulman

 

 

Ajoutée le 9 déc. 2016

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Twitter : https://twitter.com/LeLapinTaquin
Facebook : https://www.facebook.com/lelapintaquin/

Sources :
Reportage de France 2 à Sevran
https://twitter.com/Marion_M_Le_Pen/s…
Documentaire de Sophie Peeters sur le harcèlement de rue à Bruxelles
https://www.youtube.com/watch?v=wmZU0…
http://www.sudinfo.be/468479/article/…
Rokhaya Diallo pour la normalisation du voile islamique
https://twitter.com/LNE/status/806470…
Dossier Tabouche par Widad K et Sihame Assbague contre Bernard de La Villardière
https://twitter.com/paul_denton/statu…
Agression de Bernard de La Villardière
https://twitter.com/tprincedelamour/s…
Femme journaliste insultée aux Pays-Bas
https://www.youtube.com/watch?v=_xdrU…
Thierry Ardisson aime bien les kebabs mais loin de chez lui
https://www.youtube.com/watch?v=Hhcpw…
Camp d’été interdit aux Blancs
http://www.lefigaro.fr/actualite-fran…
Najat Vallaud-Belkacem se tait face à un islamiste décomplexé
https://www.youtube.com/watch?v=BHTJN…
Deux Français d’origine maghrébine dénoncent la montée de l’islamisme dans les Grandes Gueules sur RMC
http://www.fdesouche.com/797785-93-se…
Scène d’Independance Day
https://www.youtube.com/watch?v=vjFG-…

Musique :
Thème des Chocobos – Final Fantasy II
https://www.youtube.com/watch?v=vm2mj…
Thème des Chocobos – Final Fantasy III
https://www.youtube.com/watch?v=v8BK-…
Thème des Chocobos – Final Fantasy IV
https://www.youtube.com/watch?v=BxBtv…
Thème des Chocobos – Final Fantasy V
https://www.youtube.com/watch?v=agfnB…
Thème des Chocobos – Final Fantasy VI
https://www.youtube.com/watch?v=uIHEc…
Thème des Chocobos – Final Fantasy VII
https://www.youtube.com/watch?v=RHpn-…
Thème des Chocobos – Final Fantasy VIII
https://www.youtube.com/watch?v=lPC5G…
Thème des Chocobos – Final Fantasy IX
https://www.youtube.com/watch?v=ZCTd-…

Pour le droit de critiquer l’Islam en Europe. Pétition

Défendez le droit de critiquer l’islam en Europe

Pour signer la pétition

http://citizengo.org/en/signit/37055/view

En Autriche, une conférencière a été condamnée pour avoir mis en cause publiquement les mœurs de Mahomet. Les juges autrichiens ont sacrifié la liberté d’expression à l’interdiction du « blasphème », pour protéger la « sensibilité religieuse » des fidèles musulmans et « la paix religieuse ». Cela revient à appliquer la sharia ! L’affaire est à présent devant la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), à Strasbourg.
>
> L’ECLJ intervient dans cette affaire pour défendre la liberté d’expression en matière religieuse. Signez cette pétition pour vous associer au mémoire remis par l’ECLJ à la CEDH et soutenir ainsi la liberté d’expression.

La conférencière qui a saisi la Cour de Strasbourg en souhaitant conserver l’anonymat, a été condamnée pour avoir publiquement « dénigré une personne qui est un objet de vénération », à savoir Mahomet, d’une manière « susceptible de susciter une indignation justifiée ». Il lui a été reproché d’avoir déclaré que Mahomet « aimait le faire avec des enfants » car celui-ci s’était marié avec une fille de six ans et avait consommé ce mariage lorsqu’elle n’avait que neuf ans. La conférencière notait que cela posait problème dans la mesure où « le plus haut commandement pour un homme musulman est d’imiter Mahomet », ajoutant plus généralement que « les musulmans entrent en conflit avec la démocratie et notre système de valeurs ».
>
> La conférencière s’exprimait devant une trentaine de participants lors d’une conférence intitulée « Connaissances élémentaires de l’Islam ». Elle a été condamnée à payer 480 euros ou à purger une peine de soixante jours d’emprisonnement, alors même que ses propos reposent sur des faits que la tradition musulmane elle-même estime avérés et dont la diffusion, dans un contexte politique, participe au débat public.L’affaire est à présent devant la Cour européenne des droits de l’homme qui devra choisir entre la liberté d’expression et la répression du blasphème.
>
> L’ECLJ agit depuis plus de dix ans auprès des Nations unies et du Conseil de l’Europe contre la tentative de l’Organisation de la Conférence Islamique d’imposer en droit international un délit de blasphème, aussi appelé délit de « diffamation de l’islam ».
> Pour l’ECLJ, les libertés de religion et d’expression sont complémentaires, et il n’existe pas de droit, pour les croyants et les non-croyants, à ne pas faire l’objet de critiques. Seules les insultes, calomnies et obscénités gratuitement offensantes ainsi que les propos incitant à une violence immédiate peuvent être restreints. Tout autre propos – surtout lorsqu’il s’appuie sur des faits réels – doit pouvoir être librement exprimé.
>
> Soutenez la liberté d’expression, signez la pétition !

Le Centre européen pour le droit et la justice est une organisation non-gouvernementale internationale dédiée à la promotion et à la protection des droits de l’homme en Europe et dans le monde. L’ECLJ est titulaire du statut consultatif spécial auprès des Nations-Unies/ECOSOC depuis 2007.
> L’ECLJ agit dans les domaines juridiques, législatifs et culturels. L’ECLJ défend en particulier la protection des libertés religieuses, de la vie et de la dignité de la personne auprès de la Cour européenne des droits de l’homme et au moyen des autres mécanismes offertes par l’Organisation des Nations Unies, le Conseil de l’Europe, le Parlement européen, et l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).
> L’ECLJ fonde son action sur « les valeurs spirituelles et morales qui sont le patrimoine commun des peuples [européens] et qui sont à l’origine des principes de liberté individuelle, de liberté politique et de prééminence du droit, sur lesquels se fonde toute démocratie véritable » (Préambule de la Statut du Conseil de l’Europe).

European Centre for Law and Justice

4, Quai Koch

Strasbourg 67000

France

 

Un quinquennat pour rien par Eric Zemmour

L’éditeur Albin Michel publie le dernier ouvrage d’Eric Zemmour, Un quinquennat pour rien. Si le titre, vraisemblablement choisi par l’éditeur, place le livre dans la course présidentielle, le sous-titre est d’autant plus représentatif de son contenu qu’il reprend une locution de plus en plus utilisée parce que les observateurs ont compris que le compagnon silencieux et pervers du djihad était le djihad civilisationnel ou la guerre de civilisations.

Que le djihad soit militaire ou civilisationnel, il reste le djihad, la guerre sainte qui est un devoir pour chaque musulman, conquérir le monde entier par tous les moyens, ceux qui relèvent de la force ou ceux qui relèvent de la ruse divine, la takkiya.

Je n’ai pas encore lu l’ouvrage mais on en trouvera l’essentiel dans l’article ci-dessous.

La Connectrice

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Eric Zemmour. Dans Un quinquennat pour rien, le journaliste et essayiste considère que l’islam pose à la France une question existentielle. – Crédits photo : STEPHAN GLADIEU

Dans un ouvrage appelé à nourrir toutes les polémiques, l’auteur du Suicide français revient avec force sur la bataille civilisationnelle à mener contre l’islam, devenu l’un des pivots autour duquel s’articule la vie de la société française.

Cassandre ne s’était pas trompée. Envoyant entrer le cheval dans Troie, pendant que la foule se réjouissait autour de l’animal de bois, elle s’alarmait, en vain, de l’entrée de l’ennemi dans la ville. Grâce à Apollon, elle avait le don de divination, mais pas celui de persuasion. Elle disait vrai, mais elle était maudite et personne ne l’écoutait. Eric Zemmour n’a pas reçu d’Apollon le don de divination, mais la nature l’a doté, par le verbe et l’écriture, de la passion de convaincre. Quand il n’est pas d’accord, Zemmour le fait savoir, quand il est d’accord, il arrive qu’il considère qu’il l’a déjà dit.

Cassandre assumée, le chroniqueur du Figaro et du Figaro Magazine alerte la France depuis des années. Hier, il tempêtait sur sa souveraineté menacée, aujourd’hui il affirme que son identité est en péril de mort. Deux ans après Le Suicide français, son précis de décomposition au succès phénoménal, l’essayiste récidive.

Un quinquennat pour rien* apparaît, au premier abord, comme un livre de chroniques. L’ouvrage réunit cinq ans d’humeurs éditoriales prononcées le matin au micro de RTL. La vie des Français sous le règne de François Hollande défile. De Manif pour tous en zlatanisation du football, de Leonarda en déroutes électorales, de Christiane Taubira en Anne Hidalgo, le bretteur tourne autour de ses cibles et, à la fin de l’envoi, les touche.

Zemmour a tiré une longue méditation qui ouvre son livre

Ce quinquennat, malheureusement, ne se réduit pas aux cravates mal nouées, aux frais de coiffure et à la langue disloquée – «La France, elle est…» – du chef de l’Etat. C’est aussi le mandat durant lequel la parenthèse enchantée s’est refermée. A Paris et à Vincennes, à Saint-Denis et au Bataclan, les balles assassines ont sifflé «la fin de la fin de l’histoire» (Finkielkraut): plus de 250 victimes, des blessés par centaines et le drapeau du Califat qui flotte dans les esprits et sur les téléphones portables de milliers de gamins de nos banlieues. De ces tragédies, Zemmour a tiré une longue méditation qui ouvre son livre. Un texte incisif et profond qui aurait pu, à lui seul, composer un petit ouvrage. Un texte violent aussi, tant il exprime la crainte qui étreint son auteur, le sentiment de vindicte qu’il éprouve envers ceux qui nous ont emmenés jusque-là, l’effrayante réalité d’un pays au bord du chaos.

Le scandale, soyez-en sûr, aura lieu. Les vigies de Twitter s’allieront aux ligues de vertu pour tenter, une fois encore, de le faire taire. Elles se jetteront sur ses formules volontairement provocatrices: «Le cri de guerre révolutionnaire qui épouvantait à Valmy les lansquenets prussiens a été adouci en chanson sirupeuse pour adolescentes romantiques» ou encore «l’islam est incompatible avec la France». Zemmour, viré d’i-Télé pour des propos qu’il n’a pas tenus (une traduction malheureuse et erronée d’un journal italien avait déclenché l’hallali), habitué des tribunaux et des poursuites, s’en moque. Il ne calcule plus. Son angoisse est d’un autre ordre: elle est existentielle. Ecoutons-le: «La sémantique est essentielle dans cette histoire. Un étranger qui arrive dans un autre pays sur la demande de celui-ci est un immigré. Un étranger qui vient dans l’illégalité est un clandestin. Des étrangers qui viennent par milliers, par centaines de milliers, demain par millions, sont des envahisseurs. Un migrant doit pouvoir se déplacer. Un réfugié doit être accueilli. Un envahisseur doit être repoussé.»

C’est l’islam que Zemmour interroge sans y ajouter le suffixe«isme», les adjectifs «radical» ou «fondamentaliste»

On l’a compris: à l’entendre, la France n’est pas seulement en guerre contre l’Etat islamique ou le terrorisme, mais contre un islam conquérant qui voudrait que Paris soit Bagdad et que les minarets éteignent les cloches, que les voiles couvrent les visages, que les mécréants se cachent. Comme l’homme écrit droit avec des lignes courbes, il fait un détour (brillant et discutable) par Mme de Staël et la germanophilie du XIXe siècle, rappelle l’aveuglement pacifiste des années 1930, convoque Stendhal et la comtesse de Boigne. Les précautions n’ont jamais été son fort et cette fois, c’est l’islam que Zemmour interroge sans y ajouter le suffixe «isme», les adjectifs «radical» ou «fondamentaliste». «Si demain il y avait 20, 30 millions de musulmans français bien décidés à voiler leur femme et à appliquer les lois de la charia, on ne pourrait préserver les lois de la laïcité que par la dictature. C’est ce qu’ont compris en leur temps Atatürk, Bourguiba ou même Nasser.»

«Honte et dégoût», entendra-t-on. Certes. Mais que dire alors de Boualem Sansal? L’auteur de 2084(Gallimard) affirme, en effet, de livres en interviews que «l’ordre islamique tente progressivement de s’installer en France». Et Hani Ramadan? Le frère de Tariq, lui, ne cache pas son jeu. L’islam, explique-t-il, «est une organisation complète qui englobe tous les aspects de la vie. C’est à la fois un Etat et une nation, un gouvernement et une communauté. C’est également une morale et une force, ou encore le pardon et la justice. C’est également une culture et une juridiction, ou encore une science et une magistrature».

Une loi totalisante? «Les Européens, du plus pieux des pratiquants au bouffeur de curés invétéré, pensent tous la religion sur le modèle inconscient du christianisme, précise Rémi Brague. Ils réduisent donc la religion à ce qu’ils observent dans les diverses confessions chrétiennes: des actes de culte, la prière, éventuellement des jeûnes et des pèlerinages. Ce qui n’en relève pas est censé être extérieur à la religion. Or, pour l’islam, la religion consiste essentiellement à appliquer la loi divine.» Et les musulmans modérés? C’est qu’ils sont «modérément musulmans», répond Zemmour.

L’auteur duSuicide français appelle de ses vœux «un état d’urgence moral» qui ferait sortir nos élites du confort intellectuel

Cette fois, l’auteur du Suicide français va au-delà du diagnostic. A le lire, il est encore temps pour réagir. Mais, plus encore que les solutions policières ou militaires, Zemmour appelle de ses vœux «un état d’urgence moral» qui ferait sortir nos élites du confort intellectuel. «Seule une révolution culturelle peut nous permettre de gagner la guerre de civilisation qui se déroule sur notre sol.» Retour à la république assimilationniste, réduction des droits individuels, extraction volontaire du modèle multiculturel de l’Union européenne, arrêt de l’immigration. Eric Zemmour note avec justesse que l’élection de François Hollande s’est ouverte, à la Bastille, au milieu des drapeaux algériens, marocains ou turcs, et que son mandat s’achève sur les trois couleurs de notre drapeau national.

Ce texte lui vaudra d’être traité de boutefeu et d’irresponsable. On lui reprochera de «faire le jeu» du Front national et de l’Etat islamique. On ressortira le lexique olfactif – rance, nauséabond… Certains voudront l’interdire, d’autres collationneront ses «dérapages» comme une contractuelle remplit soigneusement son amende. C’est tout l’inverse qu’il faudrait faire. La raison devrait l’emporter sur la passion. La démonstration sur les disqualifications. En toute liberté, nous devrions discuter cette terrible vision. Rappeler que les déterminismes culturels et religieux peuvent être surmontés. Qu’il est encore possible de restaurer une communauté de destin. Qu’une grande majorité de Français musulmans refuse le salafisme. Se souvenir de nos soldats de l’autre rive de la Méditerranée morts au champ d’honneur durant les deux guerres mondiales. Soutenir à bout de bras ceux pour qui la France primera toujours sur «l’Oumma». Mettre en lumière les réformateurs qui, comme leur demandait le général al-Sissi, appellent l’islam à «une révolution religieuse contre sa violence»…

Eric Zemmour n’est pas un «polémiste» comme on le qualifie paresseusement. Cet écrivain est le courageux porte-voix des angoisses collectives. Il trempe sa plume dans la plaie béante d’une France blessée et tétanisée: Albert Londres appelait cela un journaliste.

*Un quinquennat pour rien, d’Eric Zemmour, Albin Michel, 368 p., 22,90 €. En librairie le 7 septembre.

Source :©  Le Figaro Premium – La nouvelle charge d’Éric Zemmour

 

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