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Archives de Catégorie: Justice

Acquittement de 7 jeunes violeurs en réunion sur une ado de 14 ans. le Parquet doit faire appel du verdict . Signez la pétition

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Nouveau au 23/03/2017

Le parquet fait appel. Mais ne lâchons pas l’affaire. L’acquittement général peut être compris comme un test de la » bonne santé » de la culture du viol. Il faut s’attendre à d’autres cas d’indulgence pour les violeurs.

LC

http://www.20minutes.fr/paris/2036631-20170323-viol-collectif-adolescente-antony-parquet-fait-appel-acquittement-general

Le verdict avait profondément choqué. Six jours après l’acquittement général de sept jeunes hommes pour le viol collectif d’une adolescente, le parquet général a décidé de faire appel, indique ce jeudi Le Parisien. La cour d’assises des mineurs des Hauts-de-Seine avait estimé que les suspects âgés de 15 à 17 ans n’avaient pas « imposé par violence, contrainte, menace ou surprise » des rapports sexuels à la victime, âgée de 14 ans au moment des faits. Une pétition pour pousser le parquet à faire appel avait recueilli plus de 33.000 signatures.

Signez ici http://www.mesopinions.com/petition/justice/acquittement-scandaleux-7-jeunes-accuses-viol/29114

Pétition : Acquittement scandaleux de 7 jeunes accusés de viol collectif sur une ado de 14 ans. Mobilisons-nous pour que le Parquet fasse appel du verdict !

Acquittement scandaleux de 7 jeunes accusés de viol collectif sur une ado de 14 ans. Mobilisons-nous pour que le Parquet fasse appel du verdict !

Auteur : Dre Muriel Salmona présidente de l’association Mémoire Traumatique et Victimologie

Créé le 21/03/2017  

 

À l’attention : du Parquet des Hauts de Seine, des ministres de la Justice, de l’Enfance, des Familles et des Droits des femmes, des député-e-s et sénateur-trice-s

Le verdict scandaleux de la cour d’assise des mineurs des Hauts de Seine rendu le 17 mars 2017, jette une lumière crue sur la réalité catastrophique du traitement judiciaire des viols, et sur le déni et la culture du viol qui sont trop souvent à l’oeuvre au sein de la justice.

 Les sept garçons (mineurs pour 6 d’entre eux) accusés de viol en réunion en 2011 sur une adolescente de 14 ans ont été acquittés. Pourtant deux autres garçons impliqués eux aussi, mais âgés de moins de 16 ans, ont été déclarés coupables de viol en réunion et condamnés à 3 ans de réclusion criminelle avec sursis par le tribunal des enfants.

 Le Parisien du 12 mars relate ains la nuit de cauchemar de septembre 2011 de l’adolescente déjà grandement éprouvée par les viols incestueux qu’elle a subis de son père – celui-ci a d’ailleurs été condamné à huit ans de prison pour viol sur mineur par ascendant – elle ouvre la porte à un jeune homme lui demandant si son père est là, il est au travail, le jeune homme s’en va. Une demi-heure plus tard, nouveau coup de sonnette. Et c’est un groupe de jeunes qui s’engouffre dans l’appartement. Certains se cachent en partie le visage, ils évitent de s’appeler par leurs noms… En quelques instants, l’adolescente est assaillie dans la salle de bains et dans la chambre de ses parents, où elle ne trouve pas d’autre issue que celle de se soumettre à ses agresseurs. Le calvaire a duré environ trois heures.» On apprend qu’un des neuf garçons faisait le guet pendant ce temps là.

 Ce qui est décrit ressemble à s’y méprendre à un viol en réunion prémédité, un crime extrêmement  traumatisant qui entraîne chez la victime une sidération qui la paralyse, un stress extrême et une dissociation traumatique de sauvegarde avec une anesthésie émotionnelle qui la met dans l’incapacité de se défendre et de réagir, à la merci des agresseurs et sous leur emprise.

 Pourtant, la cour d’assise des mineurs des Hauts de Seine a considéré qu’ils n’avaient pas usé de violence, menace, contrainte ou surprise pour la pénétrer à tour de rôle, et qu’ils n’avaient pas eu conscience d’un défaut de consentement de la plaignante, et qu’il n’y avait donc pas eu viol (1).

 Donc circulez il n’y a rien à voir ! Ils ont juste profité d’une occasion qu’ils ont eux-même provoquée, d’une «fille facile», sans se poser de question sur l’horreur de ce qu’ils faisaient. Il faut partager à neuf un mépris inconcevable pour l’adolescente, il faut être excité par la transgression, l’humiliation et le rapport de domination, il leur était impossible de ne pas en être conscient. Ce n’est pas parce qu’une personne ne s’oppose pas, que cela autorise autrui à commettre des actes violents, dégradants et portant atteinte à sa dignité.

 De fait, la cour entérine un scénario pédo-pornographique entre une fille de 14 ans et neuf garçons de 15 à 20 ans, et elle le considère comme normal…

 Or, ce qui s’est passé n’est rien d’autre qu’une torture sexuelle, un acte inhumain aux conséquences psychotraumatiques gravissimes. Comment est-il possible qu’il n’ait pas été reconnu comme un crime sexuel aggravé par la cour d’assise ? 

 L’adolescente était déjà en détresse, gravement traumatisée par des viols incestueux commis par son père quand elle avait 12 ans, ce qui explique d’autant plus qu’elle ait pu sembler tolérer l’intolérable. Les neuf jeunes ont donc pu profiter d’un état traumatique et d’une grande vulnérabilité.  Elle présentait, comme tout enfant victime de viol incestueux exposé à son agresseur, une dissociation traumatique de survie l’anesthésiant émotionnellement et physiquement et la mettant dans l’incapacité de se défendre, et une mémoire traumatique lui faisant revivre sans cesse les viols et les mises en scène que son père lui imposait. Comme tout enfant victime de viol, elle ne pouvait se voir que comme bonne qu’à ça, n’ayant aucune valeur, aucun droit… avec comme le rapporte l’article du Parisien un «sentiment de salissure et de dégoût d’elle-même», qui l’ont rendue «vulnérable et fragile», selon l’expert psychologue. Ses agresseurs ont donc rajouté du traumatisme au traumatisme, de l’horreur à l’horreur.

 Ce verdict incompréhensible est pour elle d’une très grande violence, il lui signifie qu’effectivement, elle n’est bonne qu’à  être pénétrée, humiliée, dégradée, salie, et que les neuf garçons avaient le droit de lui faire ça, que ce n’est pas un crime. Que peut-elle penser ? Qu’elle n’a aucune valeur, aucun droit, qu’on ne lui reconnait aucune dignité, qu’ils peuvent recommencer, qu’elle ne sera pas protégée ? Que la sexualité c’est cela, subir l’horreur ?

 Il s’agit d’un verdict inacceptable, qui démontre une complicité avec les agresseurs, qui leur assure une totale impunité, et qui entérine un monde de domination masculine, un monde sexiste où les femmes et les filles sont considérées comme des objets sexuels. Un monde où la sexualité masculine se décline en termes de privilèges, de jeux cruels et de prédation, et celle des femmes en termes d’instrumentalisation, de soumission et d’assimilation à des proies.

  Dans un monde à l’endroit, un monde juste, égalitaire, solidaire et protecteur, un monde respectueux des droits de chaque personne à ne subir aucune atteinte à sa dignité et à son intégrité, un tel verdict est inconcevable  :

  •  cette adolescente de 14 ans aurait été reconnue victime de viol en réunion, et les agresseurs reconnus coupables et condamnés. Elle aurait eu droit à des réparations pour les préjudices subis, et elle aurait été protégée des agresseurs et prise en charge. Les agresseurs auraient été suivis, soignés et surveillés pour qu’ils n’agressent pas à nouveau ;
  • elle n’aurait pas pu être présumée consentante à des actes sexuels commis en réunion par neuf jeunes, une contrainte morale aurait été reconnue, ainsi qu’une vulnérabilité liée à de graves troubles psychotraumatiques dont un état dissociatif avec anesthésie émotionnelle entraînant une incapacité à exprimer sa volonté et un consentement libre et éclairé ; de plus le consentement à des actes de pénétration ne devrait en aucun cas être pris en compte par la loi en dessous de 15 ans. Non seulement un enfant ne saurait avoir la capacité, ni la maturité émotionnelle et affective à consentir à un acte sexuel, et surtout il doit être absolument protégé d’actes qui du fait de son jeune âge portent atteintes à son intégrité physique et psychique, et à son développement affectif ;

Mobilisons-nous  que le parquet fasse appel de cette décision inique !

Mobilisons-nous pour que ces injustices cessent !

Exigeons que justice soit enfin rendue aux victimes de viol  !Exigeons que les agresseurs ne bénéficient plus d’une  tolérance coupable et d’une impunité scandaleuse !

Exigeons des procédures judiciaires justes, respectueuses des droits et protectrices pour les victimes !

Pas de Justice, pas de Paix !

Pour lire le texte complet référencé : http://stopauxviolences.blogspot.fr/2017/03/nouvel-article-de-muriel-salmona.html

Droit de mourir dans la dignité. RV samedi 18 au cirque d’hiver à Paris

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Qui a décrété que, à défaut de choisir de naître, chaque individu n’aurait pas le droit de choisir sa mort ?

Pendant longtemps, l’église catholique à interdit aux suicidés d’être enterrés aux côtés de leurs proches alors qu’elle reste encore de nos jours insensible  à la détresse des vivants comme ces petites filles violées interdites d’avorter ou ces jeunes garçons violés par des prêtres que l’Eglise laisse faire. Ceci étant dit, nous constatons que cette notion de « droit à la vie’ défendue par l’esprit catholique des législateurs manque de cohérence. La vie, oui, mais dans quelles conditions ?

Est-ce vivre qu’être attachée dans le lit d’un EPHAD aux mains d’aides soignantes négligentes parce que débordées, de croupir dans ses déjections pendant des heures, d’être nourrie par une sonde qui irrite la gorge, d’être incapable de se retourner à cause de tous les tuyaux qui nous cernent, de supporter les cris et les râles des patientes voisines, abandonnée par ses proches parce qu’on pue et qu’on est repoussante et qu’on ne les reconnaît plus ? Je passe sur les douleurs physiques et la détresse psychologique d’entrevoir son état sans rien pouvoir changer, de se savoir dépendante et au bon vouloir des médecins et du personnel médical qui ont d’autres vies vivantes à sauver…

Les rares personnes dépendantes qui échappent aux EPHAD restent à la charge  des femmes -surtout- de la famille qui doivent sacrifier leur propre vie pour s’occuper de leur proche. Et quand l’une ou l’un de ces aidants ne supporte plus de voir la personne aimée souffrir le martyr et qu’il y met un terme, l’institution judiciaire fond sur lui comme un rapace.

Dans le langage courant, dire qu’une personne est vivante, c’est souligner son énergie, son dynamisme, sa mobilité, sa promptitude, son indépendance et sa capacité à réagir à toute chose ainsi que ses dons de communications. Peut-on parler de vie lorsqu’on est privée de toutes ces facultés ?

Nous devons avoir le droit de choisir le moment de notre mort et de faire savoir, si nous étions dans l’incapacité de communiquer, quand, pourquoi et comment de mettre un terme à un état de mort vivant. C’est un droit humain.

La Connectrice

http://www.admd.net/

Meeting de l'ADMD le 18 mars 2017 au Cirque d'Hiver Bouglione

    Alors que les Français, à plus de 90%, se déclarent favorables à la légalisation de l’euthanasie, alors que la 3e loi Leonetti du 2 février 2016 n’apporte aucune réponse nouvelle puisque l’arrêt des traitements existait déjà dans la loi du 22 avril 2005 et que la sédation existait déjà dans le décret du 29 janvier 2010, alors que le président Hollande a trahi la proposition 21 du candidat Hollande, l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité invite les candidats à l’élection présidentielle à défendre leur position sur l’aide active à mourir lors d’une grande réunion publique au Cirque d’Hiver Bouglione (110, rue Amelot – Paris 11e), le samedi 18 mars, à partir de 14h30.

    Si certains candidats se sont clairement prononcés en faveur de la légalisation de l’aide active à mourir, comme Jean-Luc Mélenchon (qui propose de constitutionnaliser ce droit) ou Benoît Hamon, d’autres comme Emmanuel Macron, François Fillon ou Marine Le Pen devront préciser ce qu’ils entendent faire, s’ils sont élus à la présidence de la République, pour permettre aux Français de choisir eux-mêmes, en conscience, les conditions de leur propre fin de vie.

    Le jeudi 16 mars, l’ADMD dévoilera un sondage commandé auprès de l’Ifop sur le sujet des Français et de la fin de vie et dévoilera les noms des candidats qui seront présents au Cirque d’Hiver Bouglione, le samedi 18 mars.

    Préalablement à ce meeting, une Marche citoyenne partira à 12h30 de la place de la République, en direction du Cirque d’Hiver Bouglione.

 Demande d’accréditation et envoi des laissez-passer : dg@admd.net

ADMD : 01 48 00 04 16

Communiqué de l’ADMD – Meeting au Cirque d’Hiver

Le harceleur Baupin sauvé par la prescription. Feu vert pour les harceleurs

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COMPLÉMENT D’ENQUÊTE : Harcèlement sexuel, le scandale Baupin

 

Ouganda. Viols, grossesses forcées, assassinats pour soumettre les populations

Le procès de l’Armée de résistance du Seigneur devant la CPI

Dominic Ongwen, l’un des principaux chefs de la rébébellion ougandaise de la LRA, lors de sa première comparution devant la Cour pénale intenationale (CPI), ce lundi 26 janvier 2015.
© REUTERS/Peter Dejong

Onze ans après l’émission d’un mandat d’arrêt contre lui, Dominic Ongwen sera jugé devant la Cour pénale internationale à partir de ce mardi 6 décembre. Enlevé à l’âge de 14 ans par les hommes de Joseph Kony, dans le nord de l’Ouganda, l’enfant soldat était devenu l’un des commandants redoutés de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA), mais doit désormais répondre de crimes contre l’humanité et crimes de guerre.

De notre correspondante à La Haye,

Après lecture des 70 chefs d’accusation portés contre lui, Dominic Ongwen aurait perdu la joie qu’il manifestait lors de ses premières semaines en cellule. Poursuivi pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre, il doit répondre des attaques au nord de l’Ouganda de quatre camps de déplacés, émaillées de massacres, de pillage et d’enlèvements ; de la conscription forcée d’enfants de moins de 15 ans ; et de viols et grossesses forcées.

 

Lorsqu’il avait franchi les portes de la prison de Scheveningen en janvier 2015, Dominic Ongwen s’enchantait, pourtant, de son nouveau monde. Enlevé par l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) lorsqu’il avait 14 ans, il venait de passer 17 années dans le bush. Les échos de la prison laissaient entendre qu’il se « goinfrait de miel au petit-déjeuner » et contemplait ravi ses nouveaux costumes, autrement plus saillants que ses treillis élimés par des années de combat à la tête de la brigade Sinia. Excellent combattant, le jeune Ongwen s’était vite révélé pour ses talents de commandement et avait donc rapidement franchit les échelons hiérarchiques de l’Armée de résistance du Seigneur.

Les déplacés ciblés

Formée par Joseph Kony à la fin des années 1980, la LRA voulait renverser le régime de Yoweri Museveni. La milice s’inspire des 10 commandements de la Bible et exige le partage des richesses avec le nord du pays, délaissé. En 30 ans de combat, d’abord dans le nord de l’Ouganda, puis, suite à l’échec de négociations de paix, en Centrafrique, au sud du Soudan, et en République démocratique du Congo (RDC), la LRA aurait tué plus de 100 000 personnes et capturé au moins 30 000 enfants.

En 2003 et 2004, date des crimes reprochés à Dominic Ongwen, l’armée régulière ougandaise avance alors en godillots usés, malgré son budget exponentiel alimenté par Washington, fidèle parrain du régime. Les camps de déplacés, nés des massacres de la LRA, deviennent des cibles faciles pour les rebelles, qui tuent, enlèvent, et pillent. Pour les seules années 2002, 2003 et 2004, l’armée ougandaise a recensé 712 attaques de la LRA.

Un dossier à charge très étoffé

Au cours du procès qui s’ouvre ce mardi, le procureur reviendra en détail sur quatre de ces attaques, celles des camps de Pajule, Lukodi, Odek et Abok. Dans son mémoire, le procureur décrit les scènes terrifiantes que les témoins devraient évoquer à la barre dans les prochains mois. Des civils de 2 à 80 ans battus à mort, étranglés, brûlés vifs. Des femmes enlevées, obligées d’abandonner leur bébé sur la route. Le pillage des échoppes, et même d’un stock du World Food Programme. Des scènes d’enfants enrôlés, obligés à tuer et pour l’un, à regarder les corps, dont celui de son père, se décomposer pendant trois jours. Partout, M. Ongwen aurait ordonné de « tuer tous ceux qui ne sont pas les nôtres ».

Pour prouver les faits, le procureur dispose d’un solide dossier. Les communications de la LRA, à travers des radios hautes fréquences pillées dans les missions catholiques ou dans les véhicules des ONG, ont été écoutées pendant dix ans, et 24 heures sur 24, par les renseignements ougandais. Dix-huit auteurs de ces interceptions ont témoigné pour le procureur, qui en 2006, avait même dû leur fournir carnets, stylos, piles et enregistreurs. Le procureur fera aussi venir des victimes, des officiers de l’armée régulière et des insiders, dont deux anciens bras droits de Dominic Ongwen. Parmi ses témoins comptent aussi sept « ex-femmes » de l’accusé. Enlevées lors des combats, elles étaient « des butins de guerre », décrit le procureur dans son mémoire.

Viols et grossesses forcées

Car les règles de la LRA sont strictes : elles interdisent le sexe hors mariage. Ongwen choisit les épouses des officiers de sa brigade et gratifie aussi ses plus vaillants soldats, ce qui le rend « populaire » auprès de ses recrues. L’une des « épouses » du commandant Ongwen, enlevée à 7 ans, avait été forcée de porter des sacs de sel pendant plus d’un mois dans le bush, puis violé lorsqu’elle n’avait que dix ans. « Dégoutée et terrorisée », elle avait fini par céder au chef rebelle après avoir été battue avec des tiges de bambou pendant une semaine. Le procureur a identifié 12 enfants nés de ces viols, grâce à des tests de paternité. Selon l’une de ses « femmes », le commandant Ongwen donnait ses ordres aux gamins de 10 ans, conscrits de force, puis « quelquefois, allait jouer avec eux ».


 ■ Ouganda: un procès très attendu par les populations du Nord

Dominic Ongwen est poursuivi pour 70 charges de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. Dans les communautés locales du nord de l’Ouganda, son procès est très attendu.

Je veux que ce procès ait lieu parce que je ne me sentirais pas bien que quelqu’un comme Dominic Ongwen soit laissé libre. Nous avons perdu nos enfants, moi-même j’ai deux enfants encore dans le bush. Je ne sais même pas s’ils sont vivants ou morts. Qu’il soit jugé et s’il est reconnu coupable qu’il aille en prison. Je ne veux pas qu’il soit tué mais comment un homme qui a causé tant de peine pourrait se promener libre ?
Reportage dans le nord de l’Ouganda
06-12-2016 – Par Charlotte Cosset

 

Procès du violeur en série Kamel Abbas à Lyon

Condamnation indulgente
Le violeur en série écope de 18 ans de prison alors que le procureur en avait requis 20.
Comment peut-on trouver des circonstances atténuantes à un chasseur de femme qui use d’un couteau pour les soumettre et les détruire ? Une violence préméditée dans l’impunité puisque le criminel avait soin d’utiliser un préservatif !
Kamel Abbas, le « violeur du 8e » a été condamné vendredi à 18 ans de réclusion criminelle par la cour d’assises du Rhône à Lyon pour une série de viols dans le 8e arrondissement de la ville en 2012 et 2013. Après cinq jours de procès, la cour a assorti sa peine d’une période de sûreté des deux tiers et d’une injonction de soins pendant 7 ans.
Le jury s’est-il laissé attendrir par les remords du criminel ? Pourtant nous savons bien que tous les musulmans partagent une culture de takkiya, mensonge stratégique. Qui peut honnêtement croire qu’un homme qui a commis 6 viols sous la menace d’un couteau, et qui s’est fait prendre au cours du 6ème, éprouve des remords sincères ? S’il ne s’était pas fait prendre, il aurait continué. Et s’il regrettait d’avoir violé, il se serait amendé après son premier viol.
Ce jugement inique confirme que la culture du viol obère la morale des Français qui sont fondamentalement indulgents pour les violeurs.
Le jury n’a pas tenu compte du fait que la culture du viol dominait la famille Abbas puisque le frère du criminel a déjà été condamné deux fois pour viol.
Le peu de ^publicité donnée à cette affaire démontre à quel point le fait qu’une femme soit violée en France toutes les 7 mn et que pas une seule femme ne soit épargnée par la menace du viol, c’est une peccadille;
En France, les femmes ne valent pas grand chose;-(
Petite question à la bande de bobos qui militent contre la pénalisation du client de prostituées: au vu du nombre astronomique de viols commis en France, pouvez-vous encore affirmer que la prostitution empêche le viol ?
Troisième jour du procès 21/09/2016

…Pleins phares allumés, ils découvrent alors la scène. Kamel Abbas est en train de violer une jeune fille. Comme à son habitude, il tient une dague dans l’une de ses mains et de l’autre, il maintient la jeune au sol.

Très vite, les policiers fondent sur le violeur qui a encore le pantalon baissé…un préservatif au bout du sexe. Ils sortent leurs armes et lui ordonnent de jeter son couteau. Il s’exécute tandis que la jeune fille, très choquée, essaye de s’enfuir.

Il lui faudra quelques minutes pour comprendre que ce sont bien de vrais policiers qui sont venus la sauver…ou du moins mettre un terme à son calvaire. « L’expression de son visage en disait long », a déclaré l’un des policiers à la cour d’assises.

Une fois interpellé, Kamel Abbas a gardé le silence. « Prostré », il est resté à fixer ses pieds… un peu comme la façon dont il se tient depuis le début de son procès qui se terminera ce vendredi.

Deuxième jour du procès 20/09/2016
D’après France-soir, on apprend que Kamel Abbas invoque la responsabilité du cannabis et, au moment des faits, de l’alcool, ce que les victimes disent ne pas avoir senti.
Kamel Abbas est un musulman d’origine algérienne dont le père est décédé et dont un frère vient de sortir de prison, incarcéré pour…viol, ayant été condamné à deux reprises.
Abbas est père d’un enfant avec lequel il n’a pas de relations et vivait chez sa mère au moment des faits.
Né en 1977, il a arrêté sa scolarité en 1995 à la mort de son père.
Il dit de ses victimes « c’était comme si elles n’avaient pas de visage, comme s’il n’y avait personne en face de moi« , ce qui en dit long sur l’humanité du personnage et rappelle cruellement que, pour les prédateurs sexuels, les victimes -a fortiori si elles sont non musulmanes comme dans ce cas-ne sont que des choses dont ils s’accaparent le corps et l’esprit parce qu’ils estiment qu’elles leur appartiennent du seul fait d’être femmes et kouffars.
Visiblement, dans la famille Abbas, le respect des femmes ne fait pas partie de la morale, une attitude habituelle chez les musulmans dont on a pu remarquer la pratique dans les viols collectifs de Cologne et d’Europe du Nord.
Tant que notre société rigolera du viol, tant que la Justice sera clémente pour les violeurs, tant que nous accepterons la stigmatisation du corps des femmes par le voile et autres chiffons musulmans, aucune femme ne sera en sécurité sur le sol de France.
LC
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Premier jour du procès 19/09/2016
Le procès en assise de Kamel Abbas, violeur d’au moins 6 femmes, a débuté ce lundi à la cour d’assises du Rhône.
Les médias décrivent l’homme comme une personne sans histoire et le patron de ce chauffeur de bus ne tarit pas d’éloges sur son employé, lequel dit regretter ses actes et laisse entendre qu’il n’était pas conscient de ses crimes, une chanson habituelle chez les criminels afin d’être jugés irresponsables et être déchargés de leur responsabilité.
Espérons que ce procès qui doit durer toute la semaine rendra justice aux victimes et ne fera pas pleurer dans les chaumières sur le pauvre violeur misérable sexuellement, victime de la société et irresponsable de ses actes.

Cagoulé et habillé de noir, le violeur s’attaquait de nuit à ses victimes, avec violence et armé d’un couteau, sévissant dans le même secteur de la capitale des Gaules. Surnommé le Violeur du VIIIe, cet homme a bien laissé son ADN derrière lui, mais son absence de casier judiciaire a rendu vaines les comparaisons avec tous les fichiers.

Le juge d’instruction chargé de cette affaire a innové en ordonnant l’élaboration d’un portrait-robot génétique, méthode alors taboue en France. Elle consiste à extraire à partir d’un ADN des caractères morphologiques du suspect (couleur de la peau, des yeux, des cheveux…).

 http://www.leparisien.fr/faits-divers/lyon-le-violeur-du-viiie-devant-ses-juges-19-09-2016-6131603.php
Les criminels qui ne se sont pas encore fait prendre sont toujours, selon les médias, des personnes -sans- histoire -inconnues -des -services -de police.
Ne faudrait-il pas plutôt les décrire comme des habiles prédateurs passés au travers des mailles du filet de la Justice parce que leur entourage tenait à leur donner le bon dieu sans confession ?
J’ai du mal à croire que personne, absolument personne, n’avait remarqué l’obsession de l’homme pour le sexe, ses regards malsains, son mépris des femmes, sa consommation éventuelle de pornographie, son sexisme, son manque de respect pour autrui, sa morale à géométrie variable, son comportement asocial, ses fréquentations et son hypocrisie.
Je serais curieuse d’entendre comment ses contacts féminins le percevaient. Qu’en pensaient la boulangère, la postière, l’infirmière, la secrétaire de mairie, l’épicière, la serveuse du bistro PMU, les voisines ?
Les hommes qui ont trop souvent une vision dégradante et méprisante des femmes sont incapables de repérer les mêmes défauts chez leurs semblables tant qu’ils n’ont pas été pris sur le fait, comme ce Kamel.
Je suis curieuse de savoir quelle perception du criminel les victimes et les témoins femmes vont livrer au cours du procès.
A suivre.
La Connectrice

Employé modèle le jour, agresseur sexuel la nuit : Kamel Abbas, 39 ans, qui comparaît pour viols depuis lundi devant les assises du Rhône, a reconnu au premier jour du procès tous les faits qui lui sont reprochés, en dévoilant une personnalité double.

Cette série d’agressions sexuelles, tentatives de viols et viols, parfois accompagnés de coups très violents, avait provoqué une psychose dans le 8e arrondissement de Lyon entre 2012 et 2013.

L’accusé, chauffeur de bus, avait été interpellé en flagrant délit de viol de sa sixième victime présumée début janvier 2014, dans un parking de Lyon, à l’endroit même où, un an plus tôt, il aurait déjà violé, sous la menace d’un couteau, une autre femme.

Ce salarié des transports en commun lyonnais depuis décembre 2012, sans casier judiciaire et habitant toujours chez sa mère, avait été mis en examen pour sa dernière agression.

Des analyses génétiques avaient ensuite établi que son profil était identique à celui d’un violeur en série, surnommé «le violeur du 8e», qui avait agressé cinq jeunes femmes de 22 à 26 ans, dont trois étudiantes, entre le 18 octobre 2012 et le 31 janvier 2013.

« Je n’ai pas d’explication »

L’accusé, né en août 1977 de parents d’origine algérienne et aîné d’une fratrie de 5 enfants, avait admis la plupart des agressions pendant l’instruction, à l’exception de celle de la deuxième victime, en novembre 2012.

«Je reconnais tous les faits», a-t-il affirmé d’emblée lundi quand la présidente de la cour lui a donné la parole, suscitant les larmes de la jeune victime, assise au premier rang avec quatre autres jeunes femmes, toutes dignes, mais très tendues.
«Je voudrais m’excuser. Je regrette sincèrement. Je n’ai pas d’explication», a ajouté Kamel Abbas.

Un employé modèle selon un de ses chefs

Cité comme témoin, son ancien supérieur hiérarchique a dressé de lui un portait très élogieux. «Il donnait entière satisfaction, sérieux, très disponible, tout le monde l’appréciait, on lui avait confié des responsabilités», a-t-il raconté, avouant avoir été abasourdi quand Kamel Abbas a été arrêté.

«C’était incroyable de se dire qu’il pouvait arriver au boulot à 4 heures du matin, frais et dispos, alors qu’il avait peut-être fait… tout ça quelques heures plus tôt», a-t-il ajouté, ému.

Le procès doit durer jusqu’à vendredi. L’accusé encourt 20 ans de réclusion criminelle
 

Viol Maroc. Procès des violeurs et tortionnaires de la jeune Khadija Souidi

Que ce soit au Maroc ou ailleurs, le viol est un crime atroce indigne de l’humanité. Le viol est souvent associé au meurtre ou au suicide de la victime. La petite Khadija âgée de 16 ans avait été violée par 8 hommes qui l’avaient de surcroît torturée et avaient filmé leurs crimes. Laissés en liberté, ils étaient revenus menacer la jeune fille de diffuser la vidéo sur Internet si elle témoignait. De honte, de douleur et d’impuissance, elle s’était suicidée en s’arrosant d’essence. 22 associations marocaines se sont unies pour demander que justice soit rendue à la martyre. Le procès en appel se tiendra le 20 septembre à la cour pénale de Marrakech.

LC

Maroc : le suicide de Khadija Souidi, violée et torturée, relance le débat sur l’impunité de ses agresseurs

image: http://s2.lemde.fr/image/2016/09/09/768×0/4995212_6_f627_khadija-souidi-16-ans-a-ete-violee-par_1c376004dbf28aa4eed918380ad0a0b3.jpg

Khadija Souidi, 16 ans, a été violée par huit hommes, puis torturée. Ses agresseurs remis en liberté la menacent de publier la vidéo de son martyr : la jeune Marocaine s’immolera par le feu 30 juillet 2016.

Ce samedi 30 juillet, quand elle verse sur sa tête l’essence et s’immole par le feu en pleine rue, Khadija Souidi veut mettre fin au cauchemar qu’elle endure depuis près d’une année. Par son geste, elle envoie aussi un message à safamille et à ses voisins de Ben Guerir, ville aride située à 70 km au nord de Marrakech. Le message a été reçu, mais Khadija n’est plus là pour le constater.

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Fin 2015, la jeune Marocaine de 16 ans est enlevée par huit hommes. Ils la conduisent à l’extérieur de Ben Guerir avant de la violer, tour à tour, et de la torturer. Les violeurs sont rapidement arrêtés, mais ils ressortiront libres d’unprocès bâclé. Ils retournent alors voir Khadija et la menacent : si elle continue à raconter son histoire, ils diffuseront sur Internet les images du viol collectif, qu’ils ont crânement filmé avec leur téléphone portable. Pour Khadija, cette menace est l’humiliation de trop. A bout, désespérée, son calvaire nié par les autorités, la Marocaine s’immole ce jour d’été et succombe à ses blessures le lendemain dans un hôpital de Marrakech.

« Trop tard pour Khadija »

« C’est ce chantage qui a poussé Khadija au suicide », affirme Omar Arbib. Le représentant de l’Association marocaine des droits humains (AMDH) à Marrakech, qui a eu accès aux documents de l’enquête, explique que les analysesont révélé « des traces d’agression à l’arme blanche, des marques de fouet et autres atrocités commises sur son corps ».

Lors du procès de ses agresseurs, Khadija Souidi, orpheline de père et issue d’un milieu très défavorisé, n’a pas eu la possibilité d’être assistée par un avocat. « Je n’avais pas les moyens », a confié sa mère à l’association. Terrorisée, la veuve a retiré de l’école ses deux filles cadettes. Khadija, mineure, n’a pas été auditionnée en présence d’un tuteur, comme le préconise pourtant la loi marocaine. « Le viol a été constaté à l’hôpital, mais le tribunal de Ben Guerir n’a pas pris en compte l’expertise médicale, ni demandé la saisie du téléphone portable sur lequel le viol a été filmé », s’indigne Omar Arbib.

Au Maroc, l’affaire a suscité une très vive émotion. Des centaines de tweets ont accompagné le hashtag #ripkhadijasouidi (rip : pour rest in peace, « paix à son âme ») et plusieurs manifestations ont eu lieu devant le tribunal de Ben Guerir après l’annonce du décès de Khadija.

Grâce à la mobilisation de 22 associations marocaines réunies dans le collectif Printemps de dignité qui se sont constituées partie civile dans l’affaire, le parquet a finalement décidé de rouvrir l’enquête début août. Dans la foulée, un procès en appel a débuté le 29 août à Ben Guerir à l’encontre de neuf personnes poursuivies pour « chantage », « exploitation », « menaces envers une mineure » et « non-assistance à personne en danger ». Le neuvième homme est soupçonné d’avoir participé au chantage à la vidéo après le viol.

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Le collectif est également parvenu à faire ouvrir un second procès en appel, cette fois à la cour pénale de Marrakech, plus compétente en matière de crimes sur mineurs. Un des agresseurs y a déjà été condamné à la peine maximale de vingt ans de prison. Pour rendre son verdict concernant les autres prévenus, le tribunal attend l’expertise du téléphone portable sur lequel le viol a été filmé. Le procès de Marrakech a donc été ajourné au 20 septembre. « Nous espérons qu’ils seront tous condamnés à la peine maximale, lâche Omar Arbib. Même si c’est trop tard pour Khadija. »

Pour le collectif Printemps de dignité, cette relance des procédures judiciaire ne suffit pas. « A-t-on besoin d’en arriver là pour obtenir justice ?, s’interroge le responsable de l’AMDH. Il faudrait légiférer, imposer des peines plus sévères et, surtout, interdire aux agresseurs d’approcher à nouveau des enfants. » Au Maroc, le viol sur une personne majeure est sanctionné par cinq à dix ans de prison et par dix à vingt ans sur une personne mineure.

L’écho d’Amina Filali

Au Maroc, l’affaire Khadija Souidi fait écho à celle d’Amina Filali. En 2012, cette jeune Marocaine de 15 ans avait mis fin à ses jours après avoir été forcée d’épouser son violeur. Ce dernier avait réussi à échapper à une condamnation en vertu d’une loi permettant à un homme coupable de viol sur mineure d’échapper à la prison s’il épouse sa victime. L’article 475 du Code pénal, fortement décrié par la société civile après le suicide de l’adolescente, a été finalement abrogé deux ans plus tard.

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« Ces dernières années, la justice marocaine est devenue plus ferme au sujet des sanctions et la conscience sociale est plus éveillée sur la pédophilie. C’est une bonne avancée », juge Najat Anwar, présidente de l’association Touche pas à mon enfant. Pourtant, les juges n’appliquent pas toujours les sanctions. « Ce qui pose problème, ce sont surtout les appréciations de certains magistrats qui permettent aux agresseurs d’échapper à la loi », regrette Mme Anwar.

Sur le terrain, en effet, le combat est loin d’être gagné. Même si elles obtiennent la condamnation de leurs agresseurs, les victimes ne reçoivent aucun soutien psychologique ni d’aide à la réintégration sociale, dans un pays où les agressions sexuelles restent un tabou. Les associations ont créé des cellules d’accompagnement pour les victimes, mais se retrouvent dépassées. « Khadija n’est pas le seul cas d’abus sur mineurs. Et nous avons de plus en plus de cas de viols collectifs », déplore Omar Arbib. En particulier à Marrakech, devenu l’épicentre du tourisme sexuel, et des viols sur mineurs.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/09/09/khadija-souidi-16-ans-violee-torturee-et-poussee-au-desespoir-par-la-justice-marocaine_4995213_3212.html#5d34Azwo5l5cLXGH.99

Burkini. Grossière manipulation au profit de l’Etat islamique. La preuve en photos.

Publié le

Les photos publiées dans le Daily mail résultent d’une grossière mise en scène pour une énorme provocation. Les Français jouent à 5 bandes au moins et les Britanniques se vengent des exigences de Hollande suite au Brexit. Pendant ce temps, les misogynes, les musulmans, les islamistes et l’Etat islamique crient victoire. Les femmes sont les grandes perdantes de cette manipulation éhontée.

The woman appeared to be sleeping when the officers approached her on the beach 

Avez-vous vu beaucoup de femmes s’allonger sur les galets sans serviette de bain ni accessoires de plage comme un parasol, et surtout pas de boisson pendant la canicule, mais en burkini ?

La femme semblait dormir quand les policiers se sont approchés http://www.dailymail.co.uk/news/article-3761350/French-mayors-vow-CONTINUE-burkini-beach-ban-struck-court-ruling.html?ito=social-twitter_mailonline

 

Nice, mardi 23/08/2016, application de l’arrêté anti burkini

http://www.bestimage.fr/

http://www.nytimes.com/2016/08/28/world/europe/france-burkini-bikini-ban.html?ref=europe

Regardez-bien elle est sur les cailloux sans drap de bain, que fait-elle sur la plage sinon provoquer pour la photo ?

http://www.dailymail.co.uk/news/article-3761350/French-mayors-vow-CONTINUE-burkini-beach-ban-struck-court-ruling.html?ito=social-twitter_mailonline

Cette photo prise sur une plage de Nice montre trois policiers municipaux attendant qu’une femme enlève sa tunique, conformément à l’arrêté municipal interdisant le port du birkini sur la plage.

L’image a été prise au téléobjectif et vendue à la presse française et internationale par l’agence de presse française bestimage spécialisée dans la traque des personnalités et des coups médiatiques.

Les légendes données à cette image insistent sur le fait que les policiers sont armés. (NYT, The guardian, Daily mail) et certains ont l’honnêteté de préciser qu’il s’agit de bombes lacrymogènes.

Selon David Thomson, auteur du livre Les Français jihadistes (2014, Les Arènes) et spécialistes des questions jihadistes, .Les sympathisants jihadistes semblent eux-mêmes surpris que la police municipale de Nice fasse leur travail de propagande à leur place. Pour eux, c’est du pain bénit. Le récit jihadiste martèle depuis des années qu’il serait impossible pour un musulman de vivre sa religion dignement en France. Alors évidemment, dès leur diffusion, ces photos sont passées en quelques minutes à peine en tête des sujets les plus discutés dans la « jihadosphère », où la tonalité générale était : « La France humilie une pauvre musulmane. »

Mes observations

1-Les policiers en fonction sont naturellement en uniforme avec leur équipement habituel pour faire face à tout trouble à l’ordre public : matraque, pistolet, bombe lacrymogène et gilet pare-balle. Ils ne se sont pas équipés de la sorte uniquement pour interpeller les femmes en vêtement islamique, ce que voudraient laisser croire les commentaires de la presse anglosaxonne

2-La femme a eu le choix d’enlever son uniforme musulman ou de quitter la plage. Elle a choisi d’enlever le vêtement, sans doute informée de la présence d’un photographe parce que suivant les ordres de l’Etat islamique, elle voulait « faire un coup ».

3-La femme reste assise, pourquoi ? Elle aurait du se lever par respect pour les représentants de la loi

4-la photo a été saisie au moyen d’un téléobjectif, ce qui signifie qu’un photographe était posté à un emplacement lui offrant, sans être vu, une vue panoramique sur la plage. Bizarre qu’il se soit trouvé là opportunément pour photographier l’intervention prévisible de la police auprès d’une personne informée de l’arrêté municipal d’interdiction du burkini et ayant choisi de le braver.

5-Ne pouvant ignorer l’arrêté municipal, que faisait cette femme allongée en burquini directement sur les galets de la plage et sans aucun accessoire de plage, même pas de boisson malgré la chaleur, encore plus dure pour une femme tout habillée?  Si ce n’est pas de la provocation, je mange un burkini ! Beurk !

Au regard des points que je viens d’énumérer, il m’apparaît que l’opération était scénarisée et organisée pour créer un scandale et appuyer la future décision du Conseil d’Etat ainsi que le French bashing encore plus actif depuis le brexit et les propos de Hollande sur la contribution du Royaume-Uni (François Hollande a réaffirmé avec force la nécessité de maintenir « les quatre libertés » qui fondent le marché unique (circulation des biens, des services, des capitaux et des personnes). « Aucune n’est séparable de l’autre », a-t-il dit. Theresa May, de son côté, a répété son intention d’instaurer « un certain contrôle » sur l’entrée des citoyens européens en Grande-Bretagne tout en souhaitant « le bon accord » de libre-échange avec l’UE. Cette divergence de vues « sera le point le plus crucial » de la négociation, a souligné François Hollande.
En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/monde/europe/0211148215976-brexit-hollande-reste-ferme-face-a-theresa-may-2016072.php?Yu4JbkTY1rcKwttH.99. )

L’opinion de David Thomson, spécialiste des questions jihadistes va dans le sens d’une provocation au profit du califat-cf la citation ci dessus.

The woman appeared to be sleeping when the officers approached her on the beach 

Avez-vous vu beaucoup de femmes qui s’allongent sur la plage sans serviette de bain ni accessoires mais en burkini ?

La femme semblait dormir quand les policiers se sont approchés http://www.dailymail.co.uk/news/article-3761350/French-mayors-vow-CONTINUE-burkini-beach-ban-struck-court-ruling.html?ito=social-twitter_mailonline

Photo published for French mayors vow to CONTINUE burkini beach ban despite court ruling

Nice, 28/08/2016 https://twitter.com/MailOnline?ref_src=twsrc%5Etfw

https://twitter.com/MailOnline?ref_src=twsrc%5Etfw

Photo published for This image from Brighton beach split UK opinion

Sur la plage de Brighton, les Britanniques seraient partagés sur la question  https://twitter.com/DailyMailUK/status/770179453582446593

A qui profite le crime ?

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1-aux musulmans qui sortent vainqueurs de l’épreuve et voient leurs provocations  pour le djihad (guerre sainte) approuvées et admirées et à l’Etat islamique qui compte sur le chaos qu’il crée pour étendre son califat

2-aux mâles qui trouvent dans la stigmatisation du corps des femmes un motif pour agresser celles qui ne se soumettent pas au diktat de la charia et de la mode musulmane

3-aux divers courants politiques français qui exploitent la zizanie pour imposer leur vision afin de tirer leur épingle du jeu en période électorale

4-au gouvernement qui amuse le peuple pour le distraire de ses problèmes quotidiens

5-à l’Europe qui entend briser l’entente franco-allemande pour affaiblir chacune des nations qui la composent

6-aux pays étrangers qui règlent leur compte à la politique étrangère de la France pour servir leurs intérêts stratégiques

Etc.

Toujours selon David Thomson il n’est pas impossible que cette polémique génère une fracture, un dégoût de la France chez certains musulmans, au-delà même des cercles salafistes ou jihadistes. A l’heure où l’on parle de la nécessité de développer un discours pour contrer le narratif jihadiste, on s’aperçoit que non seulement ce contre-discours n’existe pas, mais qu’en plus, certaines autorités françaises offrent de quoi renforcer ce contre quoi elles pensent lutter.

La Connectrice outrée de voir tout le monde tomber dans le panneau du burkini

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