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Archives de Catégorie: Littérature

Lecture d’automne. Kyoto de Yasunari Kawabata

Chaque automne, lorsque j’observe les merveilleuses couleurs changeantes et éphémères des feuilles, je pense au roman Kyoto de Yasunari Kawabata  publié en 1962.

Le roman  décrit, entre autres,  la préoccupation d’un tisserand  qui cherche à reproduire les couleurs de l’automne dans l’obi -ceinture de kimono- qu’il crée pour une femme, sans doute celle incarnée par des jumelles séparées à la naissance qui se retrouvent. Ce roman court traite de plusieurs thèmes, principalement de la lutte entre tradition et modernité. On y trouve aussi une ode poétique et passionnée à la nature à travers les saisons.

Le roman est tellement dense malgré sa brièveté, que les critiques sont très variées, chaque témoignage apportant une vision personnelle , leur observation commune étant la souffrance des artistes déchirés par la perte des traditions au profit d’une modernité qui  menace la nature et la structure des savoirs qui les ont construits. Kawabata, après avoir reçu le prix Nobel de littérature en 1968 s’est suicidé au gaz en 1972 comme plusieurs de ses contemporains artistes semble-t-il pour des motifs identiques bien qu’il n’ait pas laissé d’explications.

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http://setaregan.canalblog.com/archives/2009/10/23/15543770.html

Kyôto, saison des Momiji (feuilles rouges d’automne), Novembre 2013 http://www.lefrenchmoyashi.com/blog/kyotokawabata

Quelques critiques du roman Kyoto

http://www.lefrenchmoyashi.com/blog/kyotokawabata

Kyoto, ou, pour traduire littéralement le titre original, “L’ancienne capitale”, est un petit livre de 192 pages qui se lit très bien. Deux sœurs jumelles, séparées à la naissance, s’aperçoivent par hasard une fois adultes. Élevées dans des milieux et des classes sociales opposées- l’une à la montagne, l’autre dans une vieille famille bourgeoise de Kyôto, cherchent et hésitent à franchir les obstacles qui les séparent. En toile de fond, ce sont deux visions du monde qui s’affrontent. L’aristocratie traditionnelle décadente se heurte au progrès et à l’américanisation héritée de l’ère Meiji. La perte des repères et l’effacement des traditions n’est que plus visible par contraste avec le cycle éternel des saisons et la nature foisonnante et belle. Une belle lecture, pour voyager dans le temps et dans l’espace.

…Les mots sont d’une fausse simplicité. Comme dans un haïku ou dans un jardin zen, on ressent l’importance du concept bouddhique du “mu” 無, le vide. Pour le dire simplement, ce qui n’est pas écrit est aussi important que les mots eux-mêmes. L’allusion, l’ellipse forcent l’imagination. C’est une façon de transmettre de façon très vive des atmosphères, des émotions. Il faut souligner le remarquable travail de traduction publiée par Albin Michel. Philippe Pons, le traducteur, a superbement retranscrit cette ambiguïté et cette poésie délicate en français…

Frappantes similitudes entre le roman « Kyoto » de Yasunari Kawabata, et un roman de Zola, « L’œuvre ». Le premier décrit la mélancolie et le malaise existentiel du père de l’héroïne Chieko, descendant d’une famille de marchands de kimono. Le père se réfugie dans la misanthropie, en exil, tant il ne supporte plus la différence entre ses aspirations -être un créateur d’avant-garde, admiré- et la réalité : les dessinateurs de sa maison ne font que copier les tendances, et ses créations personnelles, ternes, ne se vendent guère.

Sa douleur dans la création, et la difficulté de l’inspiration, pourrait aussi être comparé avec le malaise que ressent Marin Marais dans Tous les Matins du Monde (Pascal Quignard). Toute la famille est affectée par cette tension entre tradition, et tentation de la nouveauté avec l’introduction de motifs révolutionnaires inspirés des artistes européens, une forme de corruption. Dans le roman de Zola, le peintre détruit sa vie et sa famille en cherchant à atteindre la perfection de son œuvre. Les deux sont des personnages taciturnes, insatisfaits de leur propre imperfection, et cherchant à fuir leur “mauvaise foi” sartrienne.

A ce point du récit, je ne sais pas quant à moi, ce qu’il adviendra du père de Chieko: pendu face à l’oeuvre inachevée comme le peintre de Zola, ou couvert d’une gloire honteuse due à l’imposture et au plagiat, comme le joueur de viole de gambe de Quignard ?

J’ai trouvé dans ce livre une maturité et raffinement, un dégoût des choses grossières, qui rendent inutiles les grands coups de théâtre de nos histoires occidentales…

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Kyoto_(roman)

Pour Nicolas Gattig, du Japan Times, le roman de Kawabata est une « méditation élégiaque à propos du patrimoine culturel de Kyoto » ; se déroulant sur plusieurs mois, du printemps jusqu’à l’hiver, il « semble plus peint qu’écrit »9. Jean Montenot, de L’Express, soutient que le livre de Kawabata est une œuvre politique. Sur le fond d’une « intrigue romanesque à la Balzac », il s’agit d’un « réquisitoire à charge contre la civilisation industrielle commencée sous l’ère Meiji »10. Cependant, selon Nicole chardaire, spécialiste en littérature, l’« essentiel du roman de Kawabata est encore ailleurs. Dans l’évocation sans cesse renouvelée de la nature, des arbres, des fleurs, des parfums, des couleurs… Kawabata exprime avec Kyōto le plus délicat des hommages à la beauté, à l’élégance, à la délicatesse, à l’harmonie »4.

Règlement des conflits. Ne compter que sur soi-même et ses proches

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Qui n’a pas eu affaire à la Police ou à la Justice pour régler des conflits sans recevoir satisfaction ? C’est le lot funeste de la plupart d’entre nous qu’il s’agisse de petits désagrément permanents ou de graves atteintes à nôtre intégrité matérielle et physique . Car, comme l’écrit Jean de la Fontaine dans Les Animaux malades de la peste Selon que vous serez puissant ou misérable / Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir ». 

 

Les Animaux malades de la peste, Jean Effel, 1975.

Les Animaux malades de la peste, Jean Effel, 1975. / 1975/COLL. JONAS/KHARBINE-TAPABOR/ADAGP, PARIS 2015 

 

L’actualité politique et judiciaire ne cesse de nous donner des exemples du fonctionnement inique de nôtre société qui porte mal la devise de Liberté, Egalité, Fraternité.

Devant de tels fâcheux constats, comment ne pas vouloir « se faire justice soi-même », s’arranger entre soi et user de toutes les combines et astuces pour résoudre des problèmes que les institutions ne veulent pas résoudre ?

Dans une autre fable,  Le Chat, la Belette, et le petit Lapin, La Fontaine enfonce le clou de l’iniquité.

Aussitôt qu’à portée il vit les contestants,
Grippeminaud le bon apôtre
Jetant des deux côtés la griffe en même temps,
Mit les plaideurs d’accord en croquant l’un et l’autre.
Ceci ressemble fort aux débats qu’ont parfois
Les petits souverains se rapportant aux Rois

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source image http://culturechat.free.fr/alire/fables/belette_lapin/belettelapin.htm

 

En matière de Justice, l’Etat devrait être référent, arbitre, régulateur, protecteur et, par dessus tout, juste. Ce n’est point le cas dans la réalité. Nôtre système n’a de démocratique que le nom et il ne respecte ni l’égalité, ni la liberté, ni la fraternité dont il applique les principes qu’à géométrie variable en fonction des risques que courent ses représentants qui se soumettent à la loi du plus fort par intérêt personnel et couardise. Ce faisant, nous sommes de faits incités à nous faire justice nous-mêmes.

Déprimant mais pas fatal …

La Connectrice

Derniers rayons de soleil sur les Buttes Chaumont

Publié le

Ce soir, vers 22 h, juste avant le crépuscule, le soleil traversait les nuages de délicates lueurs roses. Ce tableau éphémère s’évanouissait au souffle du vent qui poussait ces houppettes de cygne.

Je pense à Natsume Soseki qui, dans Oreiller d’herbes, raconte l’histoire d’un vieux peintre qui a perdu l’inspiration et se replie dans un petit village de montagne où il admire la nature. C’est alors qu’il peint dans sa tête les plus beaux tableaux de sa carrière.

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C’est un plaisir patriotique et sain De ne plus rien savoir de ce siècle assassin

Il est souvent de bon ton de déclarer que les « médias sont pourris » ou « vous croyez tout ce que vous voyez à la télé » quand on est en désaccord avec un interlocuteur. Ces affirmations sont d’autant plus de mauvaise fois que, lorsqu’on veut s’en donner la peine, il est aisé, grâce à l’Internet, de rechercher les sources d’une information, de consulter plusieurs sources, de croiser les données et même de vérifier leur authenticité sur des sites anti rumeurs. Parfois, il suffit d’un peu de jugeote pour comprendre qu’on nous gruge. Par exemple, quand les bien-pensants se sont attendris sur la photo du petit Aylan échoué sur une plage grecque, illustration grandiloquente du drame-des-migrants, je me suis étonnée de ce que l’enfant soit propre, que ses vêtements soit soigneusement tirés sur son corps, qu’il soit toujours chaussé de ses deux chaussures, que pas un grain de sable, une algue ou un fétu de paille n’ait maculé son corps et que le sable autour de lui soit vierge de toute trace. La photo était trop belle pour être honnête et, petit à petit, on apprit qu’il s’agisssait bien d’une mise en scène, que le père était le passeur, qu’il avait entraîné sa femme et ses enfants dans le risque pour pouvoir se faire refaire les dents gratis en Europe.

Au temps du poète Paul Verlaine, le journal était la seule source d’information officielle et les moyens de vérification de l’authenticité des informations étaient rares, lents et ardus.

Incarcéré à la prison de Mons, en Belgique, pour très mauvaise conduite, Paul Verlaine allait faire contre mauvaise fortune bon coeur et apprécier de ne plus être informé par le sacro-saint Journal dont il était privé dans sa geôle.

C’est ainsi que le poète découvre un nouveau plaisir, celui patriotique et sain De ne plus rien savoir de ce siècle assassin Et de ne suivre plus dans sa dernière transe Cette agonie épouvantable de la France.

Verlaine en Garde nationale

Croquis de Verlaine par lui-même en uniforme de garde national du 160ème bataillon dans lequel il s’était engagé par patriotisme. Source

Engagé dans la Commune de Paris, Verlaine se désole de la reprise en main de la Ville de Paris par les Versaillais et écrira un poème sur les massacre des communards Les Vaincus

Depuis un an et plus je n’ai pas vu la queue D’un journal. Est-ce assez Bibliothèque bleue ? Parfois je me dis à part moi : « L’eusses-tu cru ?… » Eh bien, l’on n’en meurt pas. D’abord c’est un peu cru, Un peu bien blanc, et l’œil habitueux s’en fâche. Mais l’esprit ! comme il rit et triomphe, le lâche ! Et puis, c’est un plaisir patriotique et sain De ne plus rien savoir de ce siècle assassin Et de ne suivre plus dans sa dernière transe Cette agonie épouvantable de la France.

Verlaine dans Vieux coppées

Paul Verlaine a écrit ce poème pendant son incarcération à la prison de Mons en Belgique, condamné à deux ans de prison en 1873 pour avoir tiré sur son amant Arthur Rimbaud, la pédérastie étant une circonstance aggravante.

Personnellement, je ne pourrais pas me passer de m’informer sur mon quartier, ma ville, ma région, mon pays, l’Europe et le monde entier. Pas tant que la politique, je suis intéressée par toutes les réalités, comment elles naissent et qui les fait naître. Mais les nouvelles ne sont pas bonnes, le monde va mal et les valeurs qui le maintiennent en vie ont pris un sacré coup dans l’aile du fait de la folie des hommes. Parfois je peux partager ces pensées de Verlaine muré dans le silence à l’abri de « cette agonie épouvantable de la France ».

Mais je n’en fais rien, je cours après l’information parce que ça fait partie intégrante de ma vie.

 

La Connectrice

La haine des femmes. Boycottez Yves Saint-Laurent qui se prenait pour Sade et Apollinaire réunis

Boulevard Voltaire publie ce jour un article sur la BD d’Yves Saint-Laurent, « La vilaine Lulu ». lire ici

Rééditée en 2010, en vente actuellement dans les grandes enseignes, « La vilaine Lulu » n’est pas tout à fait un livre comme les autres. C’est pédophile, c’est satanique… et c’est signé Yves Saint Laurent. Vieux projet du styliste, « La vilaine Lulu » était sorti pour la première fois en 1967. Une époque où certaines élites ne cachaient plus leurs fantasmes, où toutes les folies sodomisaient l’Occident avachi. La BD relate les aventures sordides d’une gamine qui n’hésite pas à ligoter et à brûler sa rivale en amour. À se branler, à foutre le feu, à jouir de sacrifices humains en l’honneur de Vénus. Au fil des pages, on hallucine. Pas d’autre mot. C’est un enfer qui pue le cramé, un enfer qui colle comme du sperme tiède. Lulu empoisonne le pape ou les bébés, se défonce au LSD, lit des bouquins porno…

Si l’auteur de l’article, Joris Karl, la trouve « glauque », moi je la trouve abominable et écœurante, scandaleusement sexiste mais ce ne sont pas les ligues anti racistes qui monteront au créneau car, en France et dans le monde, la haine des femmes est le sentiment le plus universel depuis les temps bibliques. Avant, on n’a pas de témoignages, seulement des interprétations, la plupart élucubrées par des hommes « naturellement » misogynes. Oui, je sais, vous allez me dire qu’ils affirment « aimer LES femmes » mais je réponds « Qui aime LES femmes n’en aime aucune ».

J’ai toujours trouvée étrange cette fascination des hommes pour les écrits de Sade. J’ai lu, pour savoir mais franchement, cela ne m’a pas excitée. Et puis j’ai lu aussi « les onze mille verges » de Guillaume Apollinaire http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Onze_Mille_Verges et là, j’ai été rapidement prise de nausées face à ses descriptions de jouissance dans la merde et le sang des victimes. J’ai d’ailleurs été également malade lorsque je suis allée voir Salò ou les 120 Journées de Sodome  de Pier Paolo Pasolini, adaptation cinématographique d’une oeuvre de Sade. Tellement malade que je suis partie avant la fin du film et que j’ai eu des nausées pendant deux jours.

Le film traite de la toute-puissance, de la jouissance immédiate et instinctive, voire puérile, acquise par l’autre disponible, de la disposition du corps du soumis, déshumanisé, objetisé. Le film traite avant tout du pouvoir absolu. La mise en situation en période fasciste est pour en faciliter la lecture, mais Pasolini dit avoir traité de l’argent qui peut tout et du pouvoir nouveau d’après guerre, le consumérisme, qui efface toutes les cultures et toutes les valeurs en les marchandisant. Y compris les valeurs humaines et la valeur de l’humain. http://fr.wikipedia.org/wiki/Sal%C3%B2_ou_les_120_Journ%C3%A9es_de_Sodome

D’après nos éminents critiques, mâles pour les plupart, ce film prétendrait dénoncer le pouvoir des tyrans, de l’argent et du consumérisme. Je veux bien mais pourquoi une telle complaisance dans la démonstration de l’horreur ? Dans ‘l’oeuf du serpent », Ingmar Bergman dénonçait aussi la tyrannie sans nous imposer la merde et le sang et c’était tellement fort que je me suis mise à sangloter sans pouvoir me retenir …L’Œuf du serpent, dans ses thèmes et dans son fonctionnement, est un film assez particulier dans l’œuvre de Bergman, mais on y retrouve une récurrence des thèmes chers au réalisateur suédois : l’être spectateur de son propre malheur et du malheur d’autrui, des personnages qui contrôlent les cerveaux d’autres par l’angoisse. lien

Je sais, certains prétendront que je suis conditionnée par mon éducation, par la morale judéo-chrétienne, et que je dois me « libérer » de mes entraves mentales. Alors j’essaie de changer de perspective pour tenter de comprendre la nécessité pour certains d’exprimer des fantasmes aussi cruels et répugnants et le bien que ça peut faire à l’humanité dont la partie mâle produit, diffuse et consomme ces charmantes histoires. Si ces récits permettaient d’évacuer la haine et la violence que l’on porte en soit, cela se verrait et se saurait. Contrairement à ce mensonge maintenu par ceux qui en profitent, les mâles pornographes et avides de pouvoir, la réalité montre que les hommes qui harcèlent, violent et tuent les femmes sont gavés de pornographie et parfois de « snuff movies », ces vidéos dans lesquelles une femme est martyrisée, violée et réellement égorgée.

Je vais vous avouer que je suis très satisfaite de mon éducation judéo-chrétienne qui me permet de séparer le bon grain de l’ivraie, le bien du mal, le juste de l’injuste et de me préoccuper du bien commun. Libérée des mandarins et des curés-pasteurs-rabbins-gourous et autres maîtres à penser grâce à la révolution culturelle de mai 68 -c’est ce qu’elle a eu de positif- je cultive mon esprit critique et  mon libre arbitre.

Tandis que le gentil Yves Saint-Laurent faisait défiler ses derniers modèles, il imaginait ses clientes en « vilaine Lulu », cet avatar de sa personne qui se masturbait avec un rat, martyrisait et égorgeait ses rivales.

Mesdames, je vous invite gentiment à boycotter la marque Yves Saint-Laurent dont le créateur haïssait et méprisait les femmes qui n’étaient pour lui que des machines à faire du fric. Son ami Pierre Bergé a pris la relève en continuant à profiter de la richesse accumulée par l’entreprise misogyne YSL et en espérant que très prochainement, il pourra louer le ventre des femmes pour offrir des enfants à ses amis auxquels la méchante nature n’a pas permis d’en gester. Source

Je découvre ainsi que ce gentil créateur admiré par des millions de femmes -et d’hommes- à travers le vaste monde,  voyait les femmes comme de sales gamines perverses, vicieuses, cruelles, maléfiques, avides de sang, crêpant le chignon jusqu’au sang de leurs rivales. Au delà du voile de soie damassée de couleurs orientales dont YSL enveloppait artistiquement le corps des femmes, il y avait du dégoût, de la haine, de la rancœur et du cynisme. Tous charmants sentiments qui ne m’étonnent guère, persuadée que je suis du mépris que ces grands couturiers pédérastes vouent aux femmes.

Pourquoi donc les femmes se soumettent-t-elles aux diktat de mâles qui se moquent d’elles ne visant que leur porte-monnaie. Etienne de La Boetie a tout expliqué dans son Discours de la servitude volontaire publié en 1549.

Mais la principale raison est qu’une partie de la population se met au service de la tyrannie par cupidité et désir d’honneurs. « Ce que j’ai dit jusqu’ici sur les moyens employés par les tyrans pour asservir [la contrainte, la coutume d’obéir, l’idéologie, les jeux ou les superstitions], n’est guère mis en usage par eux que sur la partie ignorante et grossière du peuple. » Ainsi, si le tyran veut maintenir sa domination, il doit trouver un autre stratagème pour les gens instruits. C’est là « le secret et le ressort de la domination, le soutien et le fondement de toute tyrannie » : rendre ces gens « complices » des « cruautés » du tyran, les asservir en leur donnant l’occasion de dominer d’autres à leur tour. Ce sont donc les courtisans qui se font les complices de la tyrannie, perdant du même coup leur propre liberté. Certains hommes flattent leur maître espérant ses faveurs, sans voir que la disgrâce les guette nécessairement, devenus complices du pouvoir. Ainsi se forme la pyramide sociale qui permet au tyran d’« asservir les sujets les uns par le moyen des autres ». La résistance et l’usage de la raison sont donc les moyens de reconquérir la liberté (La Boétie ne fait aucune théorie de la révolte populaire) car les tyrans « ne sont grands que parce que nous sommes à genoux ». lien

ode fait partie de ces moyens que le mâle-tyran met à la disposition des femmes pour les soumettre. Et ce système fonctionne parfaitement parce que dans toutes les sociétés, la femme naît imparfaite puisqu’il lui manque un phallus. Pour se faire accepter par la société dominante des mâles elle va  lui offrir son corps imparfait afin qu’il le modèle à son goût par tous les moyens possibles. Chirurgie esthétique, cosmétiques à la poudre de perlimpinpin vendus à prix d’or, régimes contraignants, soumission au diktat de la mode, chaussures à très hauts talons ne permettant pas une marche et une position normales, éléments de lingerie inconfortables destinés à les harnacher comme des pouliches prêtes à être montées, cacher son corps ou le dévoiler exagérément selon les exigences du mâle et son incapacité à maîtriser ses désirs ou trouver le plaisir, etc.

Mesdames, soignez dignes en boycottant les produits Yves Saint-Laurent.

Inégalités en hausse : derniers chiffres de l’Observatoire des inégalités

Publié le

Le dernier numéro de l’Observatoire des inégalités http://www.inegalites.fr/ vient de paraître et, comme d’habitude, ça ne remonte pas le moral. Globalement, la crise a bon dos pour justifier que les pauvres deviennent plus pauvres, les riches plus riches et que les femmes soient toujours à la traîne ou en tête des inégalités et surtout que ces dernières soient entretenues dans les têtes des enfants grâce à leur forte sous-représentation dans les illustrés, dessins animés et livres scolaires. Il faut matraquer la fonction accessoire de la femme dès le plus jeune âge afin qu’elles se résignent à retourner à la maison pour laisser la place aux hommes, en particulier au travail. Renvoyer les femmes auprès des enfants et des fourneaux est une solution pour réduire le chômage. Solution fantasmatique et irréaliste car, aujourd’hui, il faut deux salaires pour faire vivre décemment un foyer et la plupart des hommes ne voudraient pas occuper la place des femmes au travail dans les conditions qui leur sont imposées, notamment le temps partiel imposé et les emplois sous-payés.

Adolescente, je n’aimais ni les films, ni les illustrés parce que je ne me sentais pas concernée, surtout par les Westerns où les rares femmes qu’on peut y voir sont des putes, de jolies putes, des putes au grand coeur pour le repos du cow-boy mais toujours des putes. Le sport non plus ne m’intéressait pas parce que c’était un truc de mecs, surtout le foot où ils apprennent à cogner, à feinter, à botter en touche, des compétences qui leur confèrent un avantage certain sur les femmes au boulot comme dans la vie domestique et sociale. Et je ne parle pas de la politique locale, nationale et internationale dont les participants sont très très majoritairement des hommes qui s’imposent dans leur uniforme costard cravate (inspiré de l’uniforme militaire) et osent se moquer des robes fleuries des rares femmes présentes comme ce fut le cas à l’Assemblée nationale avec Cécile Duflot …

http://www.inegalites.fr/

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G8 2008 Source photo http://www.lepoint.fr/actualites-monde/2008-07-08/face-aux-problemes-du-monde-le-g8-accumule-les-declarations-d/924/0/258976

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G8 2012 Source photo http://fr.rian.ru/discussion/20120521/194785452.html

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Délégation d’élus des Ardennes visitant le sénat. Même en province, les femmes sont rares Source photo http://www.cg08.fr/Archives/2007/Infrastructures-et-telecommunication/TGV-Est-Europeen/Une-delegation-d-elus-ardennais-decouvre-le-Senat-a-la-vitesse-TGV

BD, DVD, livres pour enfants : la portion congrue des héroïnes
Les filles et les garçons ne sont pas représentés à part égale dans la littérature et dans les films pour les enfants. Un tour d’horizon parmi les héros et héroïnes permet de mieux comprendre comment les stéréotypes se construisent. Par Nina Schmidt de l’Observatoire des inégalités.
Ces constats ne changent pas depuis des années. Je possède un livré édité en 2004 : Que voient les nfants dans les livres d’images ? Stéréotypes sexistes dans les albums. Histoire et décryptage. Association européenne « Du côté des filles ». Depuis plus de 40 ans, de tels ouvrages paraissent chaque année sans que les résultats de ces études et réflexions n’impactent la réalité sexiste. LC.
La montée des inégalités constitue une menace grave pour notre société. Soutenir l’Observatoire des inégalités, c’est aider tous les acteurs qui luttent contre la dégradation de la situation sociale à disposer de moyens d’information de qualité.

L’Observatoire des inégalités lance son espace dédié aux jeunes, avec des fiches thématiques, des vidéos, une nouvelle et plein de choses à venir.

Données
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SOS homophobie a reçu 1 977 témoignages de victimes de discriminations du fait de leur orientation sexuelle en 2012.

Pourquoi les préjugés homophobes disparaîtraient-ils plus vite que les préjugés antisémites, racistes (oups, ya plus de race !), les préjugés sexistes (les plus universels), les préjugés contre les handicapés, contre les pauvres, contre les Français, etc. ? Les gens sont méchants, égoistes et toujours prêts à utiliser la moindre différence pour nuire à autrui. LC

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Les aides sociales versées par les départements varient de 347 euros par habitant dans l’Ain à 909 euros à la Réunion.

Ils ont de la chance les Réunionnais : belles aides sociales, congés bonifiés, emplois et logements de fonction réservés et Taubira pour défendre tous les habitants des îles. LC

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Plus de la moitié de la population des quartiers en difficulté ne possède aucun diplôme contre 36 % des résidents hors de ces territoires. Cet écart a des répercussions directes sur le chômage, plus élevé dans les quartiers sensibles.

Ces populations majoritairement musulmanes n’ont aucunement l’intention de s’insérer puisque le Coran l’interdit. Or l’insertion commence par l’école que les parents des enfants des « quartiers en difficulté » ne font pas passer en priorité. Le chômage se prépare par l’absentéisme à l’école, le harcèlement des professeurs et des élèves, la destruction matérielle des écoles et le vol de matériel, la délinquance dès le plus jeune âge, le refus de parler français et la jouissance de « niquer la France ». LC

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Le salaire mensuel brut moyen à temps complet varie en 2010 de 2 380 à 3 980 euros selon la taille de l’entreprise.

Les malins savent depuis longtemps qu’on a plus de chance de gagner plus là où il y a de l’argent. Dans la fonction public, le meilleur des salaires et des primes, c’est à Bercy, au ministères de l’économie et des finances …LC
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27 % des personnes en temps partiel souhaiteraient travailler plus. Essentiellement des femmes. Mais aussi plus de 40 % de jeunes, 37 % d’ouvriers contre 15 % de cadres supérieurs.

On le sait depuis des lustres et toujours rien ne change, à gauche comme à droite … Normal, la majorité des personnes concernées sont des femmes ! LC
Articles

Un certain nombre de salariés bénéficient d’avantages de la part de leur employeur. Privilèges ou amélioration de la condition salariale ? Le débat est ultra-sensible et se focaliser sur les privilèges constitue une façon de détourner le débat sur les inégalités de salaires. Une tentative d’éclaircissement par Valérie Schneider de l’Observatoire des inégalités.

On ne peut pas revenir sur les avantages et acquis sociaux existant au moment de la signature du contrat. Par contre, il peut parfois être utile de les modifier pour les nouveaux entrants parce que la société évolue et qu’il faut s’adapter. Pour moi, ça se discute…Mais devrait faire l’objet de débats publics pour mettre en balance avantages et inconvénients LC
Points de vue

Connaissez-vous un Français qui échappe à la « crise » ? Le mot est dans toutes les bouches : rien de tel que de se poser en victime pour échapper à un effort de redressement national. Le point de vue de Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités. Tribune publiée par le Huffingtonpost du 22 mai 2013.
Points de vue

La part des populations pauvres varie de un à sept au sein des plus grandes villes de France. Il est temps d’agir pour résorber les inégalités territoriales. Le point de vue de Hervé Guéry, directeur du Centre d’observation et de mesure des politiques sociales. Extrait de la Gazette.fr.
Articles

Sur près de 3 500 personnages sexués répertoriés dans les manuels scolaires, on décompte une femme pour cinq hommes, selon deux études menées par le Centre francilien de ressources pour l’égalité femmes-hommes Hubertine Auclert. Ces deux études font le même constat de la sous-représentation des femmes et de la persistance des représentations stéréotypées dans les manuels scolaires. L’Observatoire des inégalités propose des extraits de ces rapports.

La Grande humaniste féministe Hubertine Auclert a sa plaque sur l’immeuble en face du Père Lachaise, en haut de l’ancien emplacement de la prison pour femmes de La Roquette. Elle est enterrée au Père Lachaise http://www.appl-lachaise.net/appl/article.php3?id_article=521 LC

suite de la rubrique comprendre …

Il y a un demi-siècle, 45 % des enfants de cadres obtenaient le baccalauréat, contre seulement 5 % des enfants d’ouvriers. Désormais, 90 % des enfants de cadres l’obtiennent, contre 45 % des enfants d’ouvriers. Pierre Mercklé, sociologue, analyse les différents instruments de mesure de l’égalité des chances à l’école.

http://www.inegalites.fr/

20 mars 2013, journée internationale de la francophonie.Pauvre langue française !

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Source image : http://www.nice.fr/Sport-loisirs/Les-Jeux-de-la-Francophonie-2013/Journee-internationale-de-la-francophonie

Une journée internationale a le mérite de mettre le phare sur une question importante.

Aujourd’hui, on se penche sur la pratique et l’usage de la langue française dans le monde et ce milliard et des poussières de francophones , ça ne fait pas vraiment un marché.

Le programme de la journée ici http://www.20mars.francophonie.org/-2013-

On écoutera avec intérêt Radio france internationale- RFI- qui, depuis ce matin, diffuse des entretiens très intéressants sur la langue française en Afrique, au Sénégal en particulier puis un débat sur les accents. Passionnant ! http://www.rfi.fr/

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 Source image : http://www.linternaute.com/actualite/cartoons/105.shtml

A noter aussi que RFI offre aux étreangers ou aux francophones qui désirent améliorer leur tratique des émissions pédagogiques et une auto formation pout tous le niveaux http://www.rfi.fr/lffr/statiques/accueil_apprendre.asp

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Source image : http://www.rfi.fr/actufr/articles/111/article_79177.asp

Le français n’est plus à la mode et sa qualification de « langue diplomatique » n’est plus qu’un lointain souvenir. Autrefois langue de l’élite internationale, elle a cédé la place à l’anglais et à l’espagnol, talonnés par le chinois et l’arabe. Si auparavant on mélangeait élite intellectuelle et pouvoir économique pour choisir une langue, aujourd’hui on se préoccupe davantage de pouvoir économique et celui de la France n’est plus qu’un lointain souvenir.

Francophonie

http://www.lyfrabuc.ro/vie-du-lycee/journal-anna-express/anna-express/itemlist/category/106-francophonie.html

Ayant donné des cours de français à des étrangers, j’ai pu constater à quel point la langue française était difficile à maîtriser du fait de ses innombrables exceptions. Une enseignante de français aus USA me racontait qu’elle voyait le nombre de ses étudiants diminuer d’année en année au profit de l’espagnol, plus facile pour les anglophones, disait-elle.

Malgré la volonté de la politique de la francophonie, on doit se rendre à l’évidence, l’anglophonie est beaucoup plus importante en nombre et il est logique qu’elle soit la langue du commerce. A ce propos, un Sénégalais expliquait sur RFI ce matin que ses compatriotes choisissent la langue en fonction des opportunités commerciales, à savoir le wolof essentiellement et, depuis quelques années, le mandarin. Il disait d’autre part que le français demeurait un trésor offert par le colonisateur …un petit lot de consolation pour la France et les anciens colonisés.

J’ajoute comme cause à la baisse tragique (pour notre influence culturelle et économique) du français, le fait que les Français eux-mêmes maîtrisnte mal leur propre langue, que le niveau de français des diplômés est lamentable et que ça ne risque pas de s’arranger avec des dispositions comme celles de la circulaire Fioraso qui interdit l’usage du français dans l’enseignement supérieur et la recherche.https://laconnectrice.wordpress.com/2013/03/15/la-langue-francaise-chassee-de-lenseignement-et-de-la-recherche-pour-renforcer-lelitisme/

Au final, le français demeure la langue de l’élite de l’élite, une fierté légitime pour les amoureux de la langue française mais peu de chose au regard des réalités linguistiques dans le monde.

Pour sauver le trésor de la langue française, il faudrait commencer par l’enseigner correctement dans les écoles …

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