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Archives de Catégorie: médias

Humour. La revue de presse des Inconnus

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26 ans plus tard, les sketches des Inconnus sont toujours aussi percutants, visionnaires et finement hilarants.

 

Le spectacle des Inconnus en 1993 au casino de Paris

Quelques commentaires de youtubers

à 2:20 legitimis parle de soirée whirlpool, c’est parce qu’à cette époque le dimanche soir sur tf1 c’était ciné dimanche, 2 films d’affilé et le sponsor était whirlpool le fabriquant électroménager.

pas pris une ride et toujours d’actualité, tout y est: Lepen et les journalistes, les redifs à gogo, les programmes « pour l’audimat », les présentateurs qui comblent l’antenne en parlant sans rien dire… la télé était déjà abrutissante. Les références à « TV Boutique-Achat » et « Cela ne nous regarde pas » étaient ils une ébauche des sketchs TV ou rebondissaient-ils sur leur succès?

Le programme de M6 est toujours le même 25 ans après. Ça c’est de la constance.

C’est vrai qu’Arté au début (en plus en remplacement de la légendaire « 5 » ) c’était assez merdique mais aujourd’hui c’est la meilleurs chaîne française à coup sur…

Dans les « quartiers », les dealers contrôlent la police

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Dans l’article ci-dessous, Michel Thooris, Secrétaire général du syndicat France Police -policiers en colère, explique la démission de l’Etat, responsable de la désespérance des policiers car, Lorsqu’ils les interpellent, ces dealers accusent tout naturellement les policiers d’acte de torture et de barbarie. Il évoque en particulier l’affaire Théo, ce pôvre dealer soit-disant sodomisé par une matraque, que François Hollande, alors président de la république, avait été consoler sur son lit d’hôpital.

Michel Thooris évoque également la différence de traitement des Gilets jaunes et des dealers soulignant que les autorités se retournent contre les policiers qui font leur travail contre le trafic de drogues mais les encouragent implicitement à casser du Gilet jaune.

On notera que dans cet entretien édifiant, le secrétaire général du syndicat le plus important de la police, ne donne pas l’origine ethnico-religieuse des insurgés dealers mais on la devine aisément quand Thooris raconte Dès qu’un dealer est arrêté, une espèce de bien-pensance prend immédiatement parti pour le dealer contre le policier en soupçonnant des violences à caractère raciste. Dès qu’on intervient et interpelle dans les quartiers, des policiers sont rapidement suspectés de racisme. En effet, avec l’aide de bobos décérébrés, les musulmans de toutes origines ont bien compris que les occidentaux n’en finissaient pas de faire leur repentance pour la colonisation et le racisme et ils nous tiennent en appuyant là où ça fait mal, de même que les pouvoirs en place tiennent le peuple en rabachant que le RN est un parti raciste.

Personnellement, j’ai trouvé la parade, quand un musulman me manque de respect, je le traite de « raciste » et ça le décontenance immédiatement …

La Connectrice

Après avoir demandé toujours plus de répression contre les Gilets jaunes et refusé de se rassembler à nos côtés le 12 mars dernier pour dénoncer les suicides dans la police nationale, les syndicats majoritaires organisent en intersyndicale un barbecue de la colère policière le 23 août prochain avant le début du G7 à Biarritz !

les touristes mission école de police castaner démission plainte CSA scandale syndicat de police policiers en colère.png

La chaîne TF1 a diffusé vendredi 9 août 2019 de 21H10 à 22H55 un programme intitulé « Les touristes, mission école de police ». Durant 01h35, la police nationale a été ridiculisée et humiliée devant quelques 2,7 millions de téléspectateurs.


https://www.bvoltaire.fr/michel-thooris-des-lobbies-mettent-la-pression-sur-la-police-pour-assurer-limpunite-des-dealers/

Réaction de Michel Thooris au micro de Boulevard Voltaire, qui dénonce le recul de l’État de droit dans certains quartiers, mais également le malaise grandissant dans la police.


Des policiers sont accusés d’acte de barbarie dans le cadre d’une interpellation musclée à Saint-Ouen.
Que s’est-il passé ?

Il s’est passé quelque chose de très naturel. Des trafiquants de drogue opèrent en toute impunité sur cette commune. Les fonctionnaires de police tentent de faire leur travail dans des conditions extrêmement difficiles. Lorsqu’ils les interpellent, ces dealers accusent tout naturellement les policiers d’acte de torture et de barbarie.
Voilà où en est aujourd’hui la société française.


Cette histoire rappelle un peu l’histoire Théo…

Elle rappelle en partie l’affaire Théo. D’un point de vue général, cela démontre que des lobbies mettent la pression sur la police pour assurer l’impunité totale des criminels, et notamment des trafiquants de drogue. Derrière cette affaire, on tente de faire reculer la police face aux dealers. Ces derniers contrôlent des pans entiers de l’économie de la nation et des quartiers tombent petit à petit sous leur coupe.


On parle très régulièrement dans l’actualité des zones de non-droits. On a l’impression que les policiers ne peuvent même plus intervenir.
Quelle est la réalité ? N’avez-vous plus les moyens matériels d’intervenir ou avez-vous des ordres pour ne plus intervenir ?

Il y a deux aspects.
Celui de «l’opinion publique» dit que certains lobbys vont instrumentaliser la moindre intervention de police pour la faire passer pour une bavure policière et assurer ainsi l’impunité des criminels dans les quartiers.
Notre hiérarchie et l’institution judiciaire sont totalement débordées. Elles ne sont pas en mesure d’envoyer les dealers en prison. Les prisons sont pleines et saturées.
La hiérarchie policière est parfois extrêmement frileuse. Elle peut parfois être très zélée quand il s’agit d’envoyer nos collègues pour faire de la répression des Gilets jaunes. En revanche, quand il s’agit des dealers dans les quartiers, la prudence est malheureusement de mise.


Cela intervient au cours d’une année de grosses tensions à l’égard des forces de l’ordre.
Le nombre de suicides est en hausse.
Les policiers souffrent-ils de devoir intervenir dans des conditions difficiles ?

Les policiers ne peuvent plus exercer le métier de policier.
Dès qu’ils remplissent une mission de police, ils sont systématiquement mis en cause et jetés à la vindicte populaire par une certaine presse. Ils risquent des ennuis judiciaires. Le pouvoir policier instrumentalise la police à tout va. Le ministre de l’Intérieur prend systématiquement parti quand il s’agit de Gilets jaunes blessés lors des manifestations. En revanche, on n’entend pas un seul politicien soutenir les forces de police lorsqu’il s’agit d’aller enrayer le trafic de drogue et d’aller chercher les dealers dans les quartiers. Encore une fois, les policiers sont victimes d’une instrumentalisation politicienne qui nuit gravement à notre institution et qui pèse lourdement sur le moral des troupes. La vague de suicides le rappelle de manière quotidienne.

Pensez-vous à des lobbies particuliers ?

Dès qu’un dealer est arrêté, une espèce de bien-pensance prend immédiatement parti pour le dealer contre le policier en soupçonnant des violences à caractère raciste. Dès qu’on intervient et interpelle dans les quartiers, des policiers sont rapidement suspectés de racisme. Ces
lobbies ont une influence absolument considérable dans le paysage médiatique. Ils se mettent immédiatement à l’oeuvre et jettent en pâture les fonctionnaires de police.

Sylviane Agacinski : « Avec la PMA, on crée le rêve de l’enfant sur commande »

Sylviane Agacinski : « Avec la PMA, on crée le rêve de l’enfant sur commande »

ENTRETIEN. À la veille d’un débat au Parlement, notamment sur la PMA, la philosophe s’inquiète que les questions bioéthiques perdent tout repère.

Propos recueillis par 

Publié le  | Le Point.fr

 Dans son dernier essai, publié sous le titre L’Homme désincarné, dans la collection Tracts de Gallimard, la philosophe Sylviane Agacinski s’attaque à la procréation médicalement assistée et à ses conséquences, tandis que le projet de loi de bioéthique doit être débattu en septembre à l’Assemblée nationale. Le texte définitif, présenté en conseil des ministres mercredi, prévoit notamment l’ouverture de la PMA aux couples de femmes et aux femmes seules. Si Agnès Buzyn, la ministre de la Santé, a déclaré à maintes reprises que l’extension de la PMA « ne mettait pas en tension nos valeurs éthiques », Sylviane Agacinski, elle, voit les choses d’un autre œil. La féministe regrette notamment que tout soit désormais justifié au nom « des intérêts individuels et des demandes sociétales » que le droit est sommé de ne pas entraver. L’auteur de Corps en miettes et du Tiers-corps déplore également l’argument massue qui consiste à invoquer le principe d’égalité pour clore toute forme de débat. « La procréation, assistée ou non, n’a que faire des orientations sexuelles. Elle a revanche tout à voir avec l’asymétrie des deux sexes, qui ne sont, en la matière ni équivalents ni égaux », écrit Sylviane Agacinski, allant à rebours de sa famille politique. Pour la philosophe de l’incarnation, l’homme moderne veut aujourd’hui dominer la nature, changer sa nature et s’affranchir de la chair, de la mort et de la génération sexuée. Entretien.

Liberté d’expression. Journaliste retraité du journal Le Monde, Yves Mamou libère sa parole

Rédacteur au Monde de 1982 à 2015, le journaliste économique Yves Mamou a avalé bien des couleuvres. Pensez donc un juif sioniste accrédité par le « journal de référence », ça fait tâche. J’ai été personnellement témoin de remarques antisémites de l’une de ses collègues à l’occasion de la mort tragique dans un accident d’avion de son meilleur ami Eric Hassan. Les antisémites ignorent compassion et décence.

Pendant ses années « Monde », Yves Mamou, très diplomate, a du et su tenir sa langue, aussi son départ à la retraite  a résulté en une abondance d’ouvrages et d’articles consacrés au terrorisme musulman, à l’islamisation de la France et à la connivence de nos élites avec l’ennemi. Repoussé alors par ses collègues journalistes des médias mainstream politiquement corrects il a été accueilli par les médias de la « fachosphère » comme disent les moutons ignares, fiers de l’être et prosélytes du déni. On peut le lire dans Causeur, Le Figaro, Valeurs actuelles, Gatestone Institute et Riposte Laïque. Il a également été invité sur Sud Radio par le résistant de toutes les époques, André Bercoff.

Je vous invite à lire deux articles récents qui analysent les mécanismes de l’islamisation, le premier sur la collaboration des élites, le second le fonctionnement du déni.

Bonne lecture,

La Connectrice (ex d’Yves Mamou, mère de deux de ses enfants ;-))

Les élites françaises, alliées avec les islamistes, font la guerre à leur peuple

https://ripostelaique.com/les-elites-francaises-alliees-avec-les-islamistes-font-la-guerre-a-leur-peuple.html

L’attentat de Strasbourg a mis en acte plusieurs facettes du déni tel qu’il se pratique en France, chaque fois qu’il est question d’islamisme ou de terrorisme islamiste.

https://www.causeur.fr/strasbourg-chekatt-islam-deni-daech-157195

Gilets jaunes. Intox : les médias annoncent déjà des morts pour samedi 08/12/2018

J’entends de toutes parts, TV, radios, presse et sites internet prédire qu’ils y aura des morts si les Gilets jaunes persistent à manifester samedi prochain, le 8 décembre 2018. Intox ? bien renseignés ? désinformation ? prophétie auto réalisatrice ?

Vendus aux pouvoirs, les médias annoncent des morts pour samedi

Après avoir tenté de décrédibiliser le mouvement des Gilets jaunes en l’accusant de confusion revendicative, de désintérêt pour la planète, d’être soutenu par « l’ultradroite » et de détruire notre patrimoine en causant des dégâts entraînant des dépenses pour les contribuables que nous sommes 50% des fiscalisables, sur ordre, les médias sonnent l’alerte : il y aura des morts samedi. Rentrez chez vous, braves gens, tout va bien, le gouvernement a reculé…Tu parles !

Les médias sont à la solde du pouvoir qui les nourrit : participations, subventions, marchés publics et 30% d’abattement fiscal pour tous les journalistes en possession de la carte professionnelle. On comprend donc que, hormis les médias véritablement indépendants (comme ce blog) les informateurs ont intérêt à satisfaire ceux qui détiennent les cordons de leur bourse.

L’art de décrédibiliser un mouvement social pour le détruire

En me basant sur mon expérience des manifestations sociales depuis 1968 j’ai déjà expliqué ici comment les pouvoirs financiers et politiques envoyaient leurs sbires pour casser, effrayer et détourner les revendications. Soit ils paient leurs propres casseurs en usant de caisses noires, soit il  les incitent à casser en leur lavant le cerveau pour leur promettre des lendemains qui chantent, exactement ce que fait l’Etat islamique pour recruter. Pour mieux laver le cerveau on offre des drogues comme le pratiquait le Vieux de la montagne avec ses « hashashins » ou plus récemment des chefs de guerre africains avec les jeunes garçons. Paris est un marché de drogues à ciel ouvert, tout le monde le sait, le voit et consomme. Abrutir les masses par l’alcool, les drogues, le sexe marchand et les jeux est une technique éprouvée depuis l’antiquité. L’abrutissement et la division sont des armes éternelles pour régner.

Une arme classique du pouvoir est de sélectionner des volontaires dans les opposants pour faire semblant de négocier. Le cas de l’autoproclamé représentant des Gilets jaunes Christophe Chalençon raciste, antisémite et conspirationniste, le genre d’interlocuteur « valable » pour justifier les politiques menées.

Qui suggère aux Gilets jaunes des méthodes pour se défendre ?

Les médias sont toujours prompts à nous expliquer comment éviter le SIDA, réduire la pollution et le réchauffement climatique, séduire et pêcher de la meuf ou du keum, craindre « l’ultradroite » ou comment « devenir plus riche que riche ».

Pour enfoncer le clou de la vanité des revendications des Gilets jaunes, les médias insistent sur la diminution du nombre de manifestants et la faillite du rassemblement de samedi.

Ce que je recommande pour manifester sans risques

Pas de regroupement massif, trop facile de tirer dans le tas ou de se faire passer pour un Gilet jaune

Se rassembler par petits groupes d’une dizaine partout en France et dans Paris

Si on est nombreux, former une chaîne humaine compacte et rester sur les trottoirs où il est plus difficile de charger avec tank ou camion

Pavoiser des gilets jaunes partout : voitures, vélos, motos, camions, balcons, fenêtres, toits, arbres, mobilier urbain, monuments, ponts, bâteaux, etc.

S’armer de casseroles, de sifflets, de trombones et de tout ce qui fait du bruit

Un gilet jaune flotte à mon balcon depuis un mois…Tout le monde peut le faire.

La Connectrice

 

Ségolène Royal sincèrement féministe et éclairée

« Ce que je peux enfin vous dire » aux éditions Fayard.

A l’occasion de la sortie de son livre témoignage de son expérience politique, Ségolène Royal est invitée dans les médias où elle apparaît lumineuse, digne, avec un sens de la répartie tel que j’avais pu le constater en meeting, pleine de sagesse et de réalisme. Elle ne semble pas épuisée par 40 années de vie politique comprenant des cruautés personnelles auxquelles elle a vaillamment fait face. Dans ce livre témoignage elle rappelle certaines perles sexistes venues de son propre camp qui a préféré la victoire de Sarkozy à celle de la femme qui avait été choisie démocratiquement par les militants de son parti. Elle revient aussi sur ses initiatives dénigrées à l’époque mais passées aujourd’hui dans l’ordinaire des réflexions : le métissage culturel, les initiatives citoyennes, le drapeau français, le service national citoyen, l’interdiction du bizutage, etc.

Ségolène Royal a longuement insisté sur la nécessité de prévenir les migrations de masse causées par la famine conséquence de la sécheresse, en confiant aux femmes africaines les moyens de développer l’irrigation et l’agriculture locales. Sauf erreur de ma part, je n’ai pas entendu qu’on l’ait interrogée sur l’invasion migratoire actuelle et les solutions pouvant être apportées en temps réel aux désordres qu’elle cause, en particulier l’islamisation. C’est bien regrettable !

Invitée sur le plateau de ONPC elle a brillamment tenu tête à un Charles Consigny borné et bourré de préjugés empressé d’exprimer ses opinions plutôt qu’écouter celles de l’invitée Ségolène et la conduire à approfondir sa pensée comme devrait le faire tout bon journaliste. (Consigny est-il seulement journaliste ou chroniqueur ?)

Je vous laisse faire vôtre opinion vous-même en écoutant/regardant cette vidéo.

 

Elisabeth Lévy et Causeur champions de l’anti-féminisme

Publié le

Publié le 19 septembre 2018 – par  – 19 commentaires – 1 179 vues

À travers les âges, les sociétés masculines n’ont jamais admis que les femmes soient indépendantes de leur pouvoir et qu’elles manifestent leur volonté d’émancipation et d’égalité de droits. À partir du XIXe siècle, elles furent nommées « féministes » par Alexandre Dumas fils dans sa lettre « L’homme-femme » où il prêche pour l’union des qualités féminines et masculines. Très critique de la lutte des femmes au début, il eut l’intelligence de les comprendre et de s’associer aux féministes. Nos anti-féministes contemporains feraient bien d’en prendre de la graine. Enfant naturel élevé par sa mère, l’écrivain prit fait et cause pour les femmes séduites et abandonnées et rallia « l’émancipation progressive de la femme », association fondée par Julie-Victoire Daubié, « premier bachelier » de l’Histoire de France. La journaliste suffragiste Hubertine Auclert (1848-1914) entérina le terme et le popularisa. De nos jours, les féministes sont toujours détestées et certains détracteurs ont inventé les néo-féministes, histoire de laisser entendre qu’ils auraient approuvé les féministes des années 60 à 90 mais que leurs filles en philosophie exagèrent au point de les menacer, corps, esprit et pouvoirs confondus.

Élisabeth Lévy et son magazine Causeur se sont spécialisés dans la lutte contre « Les féministes » ou la défense du macho, selon le sens dans lequel on observe cette campagne qui s’affiche en permanence. Chaque numéro de la feuille publie un article ridiculisant les femmes qui se battent pour leur dignité et prônant le droit absolu de l’homme à exercer sa sexualité qui serait irrépressible et noble. Élisabeth nomme faire l’amour l’usage d’une prostituée et défend le droit des femmes à se prostituer. Le journal a d’ailleurs publié le manifeste des « salauds » qui utilisent la prostitution contre la pénalisation du client. On ne peut que s’étonner qu’un aussi brillant intellectuel qu’Alain Finkielkraut confonde « faire l’amour  » et « baiser » car, comme ces locutions ne l’indiquent pas, fabriquer de l’amour en joignant les corps n’a rien à voir avec satisfaire un désir pulsionnel se résumant en cinq étapes : bander, branler, orgasmer, éjaculer et roupiller. Schéma classique du comportement sexuel masculin que tous les experts sexologues, diplômés ou auto-proclamés, imposent à la sexualité des femmes. L’exemple typique de la vulgarisation de cette doxa est l’ancienne star du porno, Brigitte Lahaie, qui fait monter l’audimat de Sud Radio (le porno, université de la sexualité féminine, c’est bien connu). Du fait de cette dictature idéologique, plus de la moitié des femmes qui n’atteignent pas l’orgasme pendant le rapport sexuel sont des malades, des détraquées frigides, des nymphomanes, des hystériques, des lesbiennes qui s’ignorent (ou pas). Et quand une femme comme Dora Moutot ose défendre l’importance du clitoris dans le plaisir féminin, Causeur se fend d’un article moqueur et imbécile dans lequel le mâle est présenté comme une victime terrorisée par l’arme létale que serait le clitoris.

https://www.causeur.fr/dora-moutot-alors-t-as-joui-sexe-154502

Élisabeth Lévy fait malheureusement partie de cette catégorie de femmes qui, étant arrivées à un poste de pouvoir, ont oublié ce qu’elles doivent au féminisme et pensent ne devoir leur indépendance et leur réussite qu’à leur propre mérite. Un péché d’orgueil et d’ingratitude qui ne fait d’ailleurs pas l’unanimité, pour ne citer que le Women’s Forum.

http://www.womens-forum.com/news/Inclusive-Balaka-Niyazee

Heureusement, tous les mâles ne sont pas des machos imperméables à la sensibilité féminine et il existe même des machos féministes, des hommes qui assument leur virilité tout en respectant les spécificités et besoins des femmes sur le chemin de l’égalité, des êtres humains qui savent créer un équilibre harmonieux pour le bien commun de toutes et tous.

Alice Braitberg

Dans la vidéo ci-dessous, Meurice ironise avec humour sur les propos machistes tenus par Élisabeth Lévy au cours de la 1re Université d’été consacrée au féminisme organisée par Marlène Schiappa, secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes. Il a rencontré Élisabeth Lévy.

https://youtu.be/59R4zya1iMA

Ce que « baiser » ne veut plus dire aujourd’hui, voir le magnifique poème de Louise Labé :

Baise m’encor, rebaise-moi et baise ;
Donne m’en un de tes plus savoureux,
Donne m’en un de tes plus amoureux :
Je t’en rendrai quatre plus chauds que braise.

Las ! te plains-tu ? Çà, que ce mal j’apaise,
En t’en donnant dix autres doucereux.
Ainsi, mêlant nos baisers tant heureux,
Jouissons-nous l’un de l’autre à notre aise.

Lors double vie à chacun en suivra.
Chacun en soi et son ami vivra.
Permets m’Amour penser quelque folie :

Toujours suis mal, vivant discrètement,
Et ne me puis donner contentement
Si hors de moi ne fais quelque saillie.

Louise Labé, Sonnets

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