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Archives de Catégorie: médias

Humour. Comment obtenir la nationalité française

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La Traversée. Film de propagande macroniste financé par nos impôts

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J’ai regardé ce soir sur TV5 le film de Romain Goupil et Daniel Cohn-Bendit déjà présenté au festival de Cannes 2018 et acheté par la télévision publique pour lui assurer une audience qu’il n’aura jamais dans les salles commerciales mais fera la joie des admirateurs de Macron Emmanuel, de ses amis et de ses soutiens. Alors que notre président nous annonce que la lutte contre les « fake news » est ouverte, la Traversée est un « fake » documentaire qui détourne l’argent public afin de nous soummettre à la servitude involontaire.

Je dois dire que j’ai eu beaucoup de mal à regarder attentivement ce navet nombriliste et propagandiste à la gloire de ses auteurs, du président Macron et du politiquement correct de l’époque actuelle. Sur le plan technique le film est lent, son scénario décousu, il se veut documentaire mais tronque les témoignages et opinions quand ils ne vont pas dans le sens de Cohn-Bendit et Goupil qui cherchent à conforter leur opinion, démontrer que leurs interlocuteurs ont tort ou raison selon leur conviction personnelle.  A ce titre l’interview de Macron est coupé au moment où il explique ce qu’il fera des migrants une fois qu’ils seront triés…

D’autre part, ce film est une histoire de bons copains qui font de la téléréalité en se filmant abondamment eux-mêmes et en nous exposant leurs états d’âme qui sont d’une banalité effarante et sans autre intérêt que la satisfaction de leur narcissisme. Il faudrait être amoureuse ou amoureux de Romain et Dany pour se réjouir de l’omniprésence de ces vieux beaux qui ont largement 50 ans de plus que leurs prouesses soixantehuitardes. Ah oui, mai 68, c’est le sujet de ce film.

Si tous les documentaires sur mai 68 nous montrent des hordes de jeunes gens luttant « courageusement » contre les CRS/SS, peu d’images nous montrent des femmes pour la bonne raison que narguer les flics n’était pas leur préoccupation centrale et que montrer des images de ‘tricoteuses » n’a jamais intéressé les médias. Dans « la traversée » peu de femmes sont interrogées à l’exception d’une voilée et de sa copine non voilée et très jolie dont les explications fascinent Dany-le-rouge. L’autre femme longuement choyée par le « révolutionnaire » est une femme noire militante de Europe-Ecologie, son parti à lui.

Dans ce film de propagande, le politiquement correct de la saison (qui dure !) c’est : vive le mariage pour tous et les gays ; le souverainisme c’est mal ; les militants du diabolique Front national (les copains se font peur en se rendant au rendez-vous) sont majoritairement des flics et des chasseurs ; l’islam est une religion de paix et d’amour, les terroristes sont des malades mentaux, de faux musulmans ; il est injuste de stigmatiser les musulmanes qui portent le voile ; les jeunes des cités sont victimes de racisme et c’est la cause de leur chômage et de leur délinquance et criminalité ; la France « moisie » est raciste ; les français ont un devoir de solidarité vis-à-vis des migrants et les barbelés du mur de la honte de Calais sont un déni des valeurs républicaines ; bravo aux éleveurs qui se sont débarrassés des quotas laitiers pour exploiter librement de pauvres vaches holstein qui peuvent à peine marcher tant leurs mamelles sont hypertrophiées ; etc.

Le but avoué du film était de montrer l’évolution des idées de mai 68 et, en effet, il nous montre la récupération et le détournement des bonnes idées de cette révolution culturelle.

J’ai été passagère de mai 68, participante libre et indépendante et j’ai trouvé que nombre d’idées étaient en effet révolutionnaires, en particulier toute celles qui concernaient l’émancipation des femmes. Nous avons trop gagné en libertés pour que ça dure et la Macronie rêve de nous enterrer, notamment en ne tenant pas la promesse d’un ministère des droits des femmes.

Avant mai 68, les autorités ne cherchaient pas à comprendre les causes des comportements déviants mais aujourd’hui l’excès inverse prévaut, toutes les excuses sont bonnes pour permettre aux délinquants et criminels de poursuivre leurs méfaits.

Avant, nos comportements étaient soumis à la morale catholique. Aujourd’hui, par « souci d’apaisement » nous sommes soumis et surtout soumises à la charia.

Avant, beaucoup de français étaient profondément racistes et antisémites. Aujourd’hui nous devons respecter le racisme et le sexisme des musulmans et l’antisémitisme a repris du poil de la sale bête.

Avant, les enfants n’avaient pas leur mot à dire. Aujourd’hui les adultes ne doivent pas encadrer les enfants qui font la loi et commettent délits et crimes dès l’âge de 11 ans.

Les situationnistes avaient dénoncé les manipulations de la réclame. Aujourd’hui la publicité est un art qui a tous les droits : manipulation, conditionnement, images subliminales, mensonges, tromperies sur la marchandise, confusion des valeurs, utilisation de la science psychologique et sémiologiques pour faire prendre aux gogos des vessies pour des lanternes.

Ce n’est pas tout mais établir la liste des dérives et détournements des bonnes idées de mai 68 est trop déprimant. Je m’arrête là.

La Connectrice fatiguée par les manipulations officielles et la passivité de ses compatriotes

 

Les jeunes plus perméables à l’idéologie et à la violence qu’il y a 20 ans

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 Votez – Les jeunes sont-ils plus perméables à l’idéologie et à la violence qu’il y a 20 ans ?

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En 2016 source https://www.la-croix.com/France/Justice/Un-homme-cinq-condamne-avant-25-2016-11-22-1200805045 (données récentes difficiles à trouver !)

Dimanche 11 Mars, 22:40 France 5. « Simone, Louise, Olympe et les autres, La grande histoire des féministes «

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http://www.programme-tv.net/programme/culture-infos/r1549434581-simone-louise-olympe-et-les-autres-la-grande-histoire-des-feministes/11974679-les-pionnieres-1789-1918/

Faudrait quand même pas exagérer, les femmes ont droit à un documentaire sur les pionnières qui ont oeuvré pour notre liberté, mais c’est quand même moins important que les pistaches diffuées en première partie de soirée sur la 5…

Ce ne sont pas les mères de famille qui travaillent le lundi qui pourront regarder la TV en pliant le linge ou en le repassant et sans doute pas plus les quelques pères de famille qui voudraient savoir.

Mathilde Damoisel : « il a fallu des femmes remarquables, très déterminées, portées par une vision et la conscience de leur condition, pour faire bouger les lignes »

 Source : http://www.50-50magazine.fr/2018/03/09/mathilde-damoisel-il-a-fallu-des-femmes-remarquables-tres-determinees-portees-par-une-vision-et-la-conscience-de-leur-condition-pour-faire-bouger-les-lignes/

Dans la série documentaire “la grande histoire” donnez-moi les féministes ? Elles n’y étaient pas jusqu’à ce qu’une productrice Amélie Juan prenne contact avec la réalisatrice de documentaires Mathilde Damoisel et lui demande de remédier à ce manque. Mathilde Damoisel en féministe s’est attelée à la tâche et a réalisé deux documentaires qui couvrent la longue histoire oubliée des combats des femmes pour faire reconnaître leurs droits de citoyenne de 1789 à la fin des années 1970.  Le premier chapitre sera présenté sur France 5 dimanche 11 Mars. La réalisatrice raconte l’histoire de son documentaire  « Simone, Louise, Olympe et les autres, La grande histoire des féministes « 

Comment avez-vous construit le documentaire ?

Le but du documentaire est de parler à tou.te.s, parler à celles/ ceux qui ne connaissent rien sur le féminisme, leur donner envie de connaitre cette histoire toujours non transmise. France 5 est une chaîne ouverte et a relevé le défi en finançant le projet. J’ai travaillé seule sous le contrôle de Claire Blandin, historienne, professeure à Paris 13. J’ai passé beaucoup de temps dans les archives de la bibliothèque Marguerite Durand.

L’idée était de rendre cette histoire très accessible, de tendre la main. J’ai donc fait le choix de construire le film comme une galerie de portraits. Montrer le destin de ces femmes permettait de montrer comment à chaque fois, il a fallu des femmes remarquables, très déterminées, portées par une vision et la conscience de leur condition, pour faire bouger les lignes. D’Olympe de Gouges au MLF, c’est la même histoire.

Vous montrez une séquence humoristique qui en dit long : une femme, quatre hommes autour d’une table lisant le journal et un homme tire la lampe qui les éclaire vers eux, la femme doit s’en emparer pour continuer à lire. Cette image en dit long sur la bataille des femmes jamais gagné ! Comment avez-vous sélectionné les femmes de cette grande histoire des féministes ?

Je voulais vraiment montrer que pour faire bouger les choses, pour que la condition des femmes évolue, il faut des femmes hors du commun, qui s’exposent, qui prennent des risques. Parfois, on oublie qu’il y a des femmes, au XIXème siècle, qui ont risqué leur vie, qui ont risqué leur réputation, qui ont risqué leur existence, qui se sont mises au banc pour que la condition des femmes change.
D’où cette construction des deux films autour des grandes figures. Certaines sont tout simplement incontournables. On ne peut pas faire l’histoire du féminisme en France si on ne parle pas d’Olympe de Gouges ou d’Hubertine Auclert, première à se dire féministe intégrale.

Marguerite Durant a créé un journal féministe incroyable le premier du genre  La Fronde. Il y en a eu d’autres que j’ai découvertes en faisant mes recherches. La féministe qui a été oubliée c’est Madeleine Pelletier, féministe radicale qui s’habillait en homme, elle a 50 ans d’avance sur Simone de Beauvoir.

Ce sont des femmes dont l’expérience et la condition personnelle poussent vers l’engagement et la prise de conscience. C’est Flora Tristan, battue par son mari médiocre et violent, qui finalement sauve sa peau en partant et prend conscience par l’écriture de sa condition et s’engage pour les femmes, pour les ouvrières.
Je voulais que ce film ait une dimension un peu épique, presque romanesque dans le bon sens du terme, tout en restant dans la rigueur de l’histoire et en portant avec fougue la voix de ces femmes du passé.

Quelle  féministe vous a le plus marquée ?

Madeleine Pelletier est la femme qui m’a le plus bouleversée, elle est une petite fille pauvre, d’une famille de maraîchers du quartier des Halles, avec une mère très conservatrice, très catholique, très monarchiste sans aucune ouverture. Et je vois cette petite fille qui va étudier envers et contre tout, qui va passer le Bac en candidate libre, faire médecine, étudier l’anthropologie. Avec une campagne menée avec La Fronde, elle parvient à se présenter au concours de l’internat en psychiatrie en 1903. Elle va devenir une féministe radicale, membre de la SFIO, parti socialiste, très proche des milieux anarchistes, également Franc-maçonne. Elle est complètement d’avant-garde.

Elle invente le genre, l’idée que, vraiment, être femme n’est pas naturel, qu’être une femme est une donnée sociale.
Elle a dans ses mémoires manuscrites qui n’ont jamais été publiées, écrit qu’elle a toujours été féministe parce que quand elle était petite, elle ne supportait pas qu’on lui dise que ses rêves de devenir général lui étaient interdits parce qu’elle était une femme. Elle est une féministe avant-gardiste. Elle annonce ce qu’écrira Simone de Beauvoir dans le deuxième sexe, elle annonce la notion de genre.

C’est un personnage magnifique et effectivement, vers la fin de sa vie, n’ayant jamais arrêté les avortements clandestins, elle a été dénoncée et en 1939, elle comparait en justice.
Comme elle est assez âgée, qu’elle a eu une attaque et est très diminuée, on ne l’a met pas en prison mais on l’interne dans un hôpital psychiatrique où elle meurt seule et oubliée.

Je pense que c’est une lumière dans l’histoire du féminisme mais un lumière isolée. C’est ce que l’on aussi voulu montrer dans le film, parce que le féminisme est pluriel.

Les voix féministes semblent avoir souvent trouvé expression par la plume ?

Bien sûr ! Olympe de Gouges apprend seule à lire et à écrire. C’est l’écriture qui fait d’elle un personnage, c’est son accès au savoir. Mais c’est vrai que la plume et le savoir font beaucoup. Comme je le disais pour Flora Tristan, c’est vraiment l’écriture qui l’a fait passer de femme victime à femme actrice de son destin. Son premier livre s’appelle Pérégrinations d’une paria et c’est là que tout commence pour elle. Écrire c’est à la fois transgressif et salvateur pour toutes.

On se souvient de Louise Michel comme une icône de la commune mais avant la commune, elle était institutrice à Montmartre. Elle est très engagée dans des groupes pour les droits de femmes, que l’on n’appelait pas féministe à cette époque. Ce mot n’existait pas. C’est l’éducation des filles qui est son cheval de bataille ! Elle est obsédée par l’éducation des filles, pour que les filles aient la même éducation que les garçons. Pour qu’elles puissent apprendre, lire etc.

Il y a aussi quelque chose de singulier chez les féministes, beaucoup d’entre elles sont des enfants illégitimes. Olympe de Gouges, Laura Tristan (Oh !, c’est Flora NDLR) , Louise Michel, sont des filles illégitimes, et aussi George Sand qui, elle, a un rôle particulier. Il y a ce côté, ‘  je suis à la fois fille illégitime, élevée par une mère assez forte ‘, et c’est quelque chose qui leur donne déjà l’impression d’être dans la marge, dans une forme de vulnérabilité. C’est ce qui leur donne certainement ce supplément de combativité qui fait qu’elles vont s’engager.
En parlant d’écriture, le grand acte féministe de Marguerite Durand,c’est La Fronde. Premier quotidien féministe entièrement fabriqué par des femmes. Elle disait que s’il y avait un seul homme qui participait un tant soit peu à la fabrication de ce journal, on dirait que c’est un journal d’hommes.

Pour vous les voix féministes sont multiples ?

Oui, il y a des féminismes. C’est ce qu’on a voulu transmettre de façon assez ouverte. Dans le film il y a des femmes qui sont hyper radicales, il y en d’autres qui sont de grandes réformistes, il y a de très grandes bourgeoises qui vont se battre pour le droit de vote, il y a des femmes très révolutionnaires qui viennent de la classe ouvrière. Tout cela c’est le féminisme. C’est un bouquet, ce sont des nuances infinies, c’est sa force ! C’est un mouvement qui n’est surtout pas figé.
Il faut arriver à avancer ensemble.

Brigitte Marti 50-50 magazine

Le deuxième chapitre de ce documentaire sera présenté dimanche 18 mars sur France 5

En 2009, Mathilde Damoisel avait, déjà signé un film sur une histoire oubliée des femmes Le ventre des femmes sur les stérilisations forcées au Pérou sous le gouvernement d’Alberto Fujimori.

 

Messieurs, vous désapprouvez les porcs ? Dites-le haut et fort !

La réaction contre le mouvement #balancetonporc a été rapide et violente. Et ce n’est pas fini car le dernier défenseur en date des hommes outragés est Donald Trump qui supporte mal de voir  accuser de violences conjugales plusieurs de ses proches.

Des hommes ont été nombreux à entrer en indignation et des femmes les ont suivis comme celles du magazine Causeur ou les signataires de la tribune dite Deneuve. Il me semble que si ces personnes avaient été de bonne foi, elles auraient reconnu que, oui, la plupart des femmes avaient été ou sont victimes de harcèlement sexuel, qu’ils ont été témoins de ces violences et de leurs conséquences néfastes et que la plupart du temps, résignés par « la banalité du mal » ils n’étaient pas intervenus et que souvent, dans les vestiaires, les réunions ou même en famille, ils avaient bien rigolé des râteaux de leurs copains ou de leurs actes sordides. Ils riaient tout aussi bien des « pétasses » qu’ils avaient « eues » à l’usure, c’est-à-dire par harcèlement sexuel.

Il me semble, messieurs, que si vous refusiez le harcèlement et toutes les violences sexuelles, vous pourriez, vous devriez le dire. Vous vous comportez actuellement comme si vous étiez coupables et ne pensiez qu’à défendre vôtre peau par le déni, l’inversion, les accusations de tous ordres et le mépris. Ou alors, vous vous retranchez dans une culpabilité stérile, la trouille imbécile de devoir renoncer à vos prérogatives culturellement naturelles ou la peur ridicule de perdre vôtre virilité. Ce faisant, vous perdez une chance formidable de contribuer à l’amélioration des relations femmes/hommes pour vous-mêmes et surtout pour les générations à venir, celles de vos enfants et petits-enfants.

Toutes ces personnes bien pensantes ne se sont pas penchées sur les causes du mouvement mais sur ses possibles conséquences pour les hommes mis en cause globalement ou ceux, rares qui seraient salis à vie par des rumeurs. Que la vie d’une femme soit gâchée par du harcèlement sexuel, un viol ou des menaces de viol, le massacre de sa crédibilité ou des violences psychologiques, ce n’est pas un problème. Mais qu’on ose prétendre qu’un homme respectable sous tous rapports ait commis une grave offense contre une ou plusieurs femmes, cela leur est insupportable. Hé bien moi, ce qui m’est insupportable, c’est le refus de prendre au sérieux un problème de santé publique qui touche presque toutes les femmes indépendamment de leur âge, de leur position sociale, de leur statut marital, de leur apparence physique, de leur situation économique ou de leur statut professionnel.

On a l’impressions qu’il serait gravement plus grave pour une femme de susciter le désir chez un homme que pour un homme « d’avoir des pulsions » et de n’y pouvoir résister.

Depuis quelques années, j’avais constaté que la condition des femmes régressait et la Réaction au mouvement #balancetonporc le confirme en ce qu’elle révèle un machisme décomplexé. Est-ce une bonne chose ? Va-t-on assister à un réveil des consciences ? Je ne peux me prononcer car de nombreux facteurs se liguent contre l’égalité entre femmes et hommes, en particulier la violence de modèles venus d’ailleurs qui renforcent la tentation machiste. Un autre facteur est l’importance du chômage qui incite les femmes à rester à la maison, en particulier celles, nombreuses,  qui ne trouvent que des offres à temps partiel pour un salaire minable qui serait grévé par des frais de nourrice et de transport.

Arguments récurrents utilisés contre le mouvement de libération de la parole

Délation, c’est le qualificatif qui revient le plus souvent

Une victime qui dénonce son agresseur, est-ce de la délation ? Déposer plainte, c’est de la délation ? Dénoncer l’auteur d’un crime ou d’un délit, c’est de la délation ? Prévenir d’un danger, est-ce de la délation ? Prévenir les autres automobilistes qu’un radar les attend au tournant, délation ?

Quelle est la différence entre délation et dénonciation ? Délation a des relents de la dernière guerre quand des collabos de nazis dénonçaient les résistants, les juifs, les paysans qui tuaient un cochon ou se procuraient du beurre au marché noir pour pouvoir nourrir leur famille. Délation, c’est associé à trahison, intelligence avec l’ennemi, collaboration, nazis, Gestapo et vengeance.

Accuser la parole des victimes de délation, c’est entreprendre de les culpabiliser pour mieux les museler.

Tribunal non autorisé

Dénoncer un violeur, ce serait le condamner. Par contre dénoncer les emplois fictifs de la famille Fillon ce serait respectable et on a eu le droit de condamner le candidat et de le couler en politique avant même que le tribunal ne se soit prononcé. Pourquoi deux poids deux mesures ?

Elles n’avaient qu’à porter plainte au moment des faits

Faut-il être ignorant pour prononcer une telle stupidité ! C’est ne oas savoir grand chose de a complexité de la psychologie humaine. C’est ignorer qu’une femme violée a peur de mourir, qu’elle craint pour sa famille et ses amis, que sur le moment elle est anéantie et plongée en état de sidération. C’est ignorer les mécanismes d’auto censure de la mémoire traumatique. C’est ignorer la perte de dignité, la honte, l’humiliation, la culpabilité d’avoir peut-être « fait quelque chose » pour subir l’horreur, l’anéantissement de l’estime de soi, le refus conscient ou inconscient de donner de revivre l’agression en la mettant en mots, la crainte de ne pas être crue et traitée comme une coupable, l’appréhension de ne pas être prise au sérieux et de s’entendre dire par la police « comment étiez-vous habillée ? », « encore une histoire de Q qui a mal tourné ? », que faisiez-vous dehors à 3 h du matin ? »,etc.

Elles sont puritaines, adeptes de l’ordre moral

Le plaisir du sexe n’a rien à voir avec l’agression sexuelle parce que celle ci n’est pas du sexe, encore moins de l’amour, c’est un acte de domination. C’est toute la différence entre l’acte sexuel consenti et la contrainte sexuelle. Vous le savez très bien mesdames et messieurs mais vous faites semblant de l’ignorer pour servir vos arguments contre la parole des victimes de harcèlement sexuel.

Et puis après tout, si nous avons envie d’être puritaines et de fuir cette représentation pornographique de la sexualité qui nous est imposée, c’est notre droit. Ce droit n’est pas plus méprisable que la liberté que prennent certains à partouzer, accumuler les liaisons, vivre leur polygamie sans états d’âme, s’acoquiner à 70 ans avec des gamines de 20 ans, quitter leur épouse pour un époux, vouloir reproduire à tout prix dans leur vie les scenarii du porno, payer pour sexer, etc.

On ne met pas un innocent au pilori, sa vie est fichue

Et la vie fichue de millions de femmes victimes du harcèlement sexuel, ça a moins d’importance que prendre le risque de se tromper ? Il y a toujours eu, malheureusement, des erreurs judiciaires et il appartient à la Justice de faire son travail. Il est toujours possible de reconnaître une erreur et de la réparer. Par contre il est impossible de guérir d’un traumatisme sexuel.

Un homme s’est suicidé (pour combien de femmes violentées ?)

L’accusation d’agression sexuelle peut pousser un homme au suicide. Peut-être mais combien de femmes se sont suicidées après avoir été violées et traitées comme des coupables quand elles étaient victimes ? Combien de femmes agressées ont sombré dans les drogues, l’alcool, la prostitution, la conduite d’échec, l’impossibilité d’avoir des relations équilibrées avec les hommes, les phobies, etc ? Toutes réactions équivalentes à un suicide lent.

On n’a plus le droit de séduire

Séduire, se ducere, amener vers soi, n’est pas forcément passer à l’acte. Pour Kirkegaard, le séducteur est précisément un homme qui ne passe jamais à l’acte. Il conquiert mais ne consomme pas. Ce n’est pas forcément bien car ce peut être un élément pervers de manipulation à fins de domination. Il convient de s’en méfier et de ne pas tomber dans le panneau.

La séduction désintéressée est une forme d’embellissement des relations humaines, une manière de rendre plus agréables les interactions sociales. On séduit avec le regard, le sourire, les modulations de la voix, l’attitude corporelle et, surtout les paroles. On ne séduit pas avec les mains et encore moins avec le pénis.

Les hommes qui prétendent que les « néoféministes » voudraient abolir la séduction sont de mauvaise foi et tentent, eux réellement, de manipuler les femmes indignées par le harcèlement sexuel.

Elles l’ont cherché, elles n’ont qu’à s’habiller correctement…

L’éducation d’un enfant comprend le contrôle de ses pulsions. Laisse-t-on un bambin chiper les bonbons exposés à son niveau à la caisse ? Les femmes attrapent-elles la braguette bien gonflée d’un homme ? Le reproche de l’accoutrement d’une femme contient en lui-même la justification d’une possible agression, elle dénote une mentalité de prédateur, de chasseur de femme qui n’attend qu’une occasion pour attaquer sa proie.

Quand Mennel joue un tour de cochon à ses amis islamistes

Le voile ne représente pas la liberté de s’habiller comme on le souhaite

Le voile est discriminant car il ne coiffe que les femmes

Le voile est une incitation au viol des femmes qui ne le portent pas

Le voile rappelle que la femme musulmane est un sous-homme selon la charia, la loi islamique

Le voile signifie que les hommes sont des êtres faibles incapables de maîtriser leur pulsion sexuelle

Le voile est une insulte pour les femmes françaises qui se sont battues pour obtenir les mêmes droits que les hommes, entre autres le droits de s’habiller selon leurs besoins et leur goût

Le voile et les vêtements enveloppants sont un produit de grande consommation  qui grèvent le budget des femmes au profit des marchands capitalistes

Le voile est l’étendard de l’islam, une théocratie qui dans le monde entier impose sa dictature et son impérialisme

Ce n’est pas un accessoire comme un autre, ni une coiffe comme une autre

Mennel Ibtissen nous démontre que le port du voile est associé à l’insurrection musulmane en nous livrant le fond de sa pensée

 

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Mennel, c’est Mennel Ibtissen, cette jeune femme qui participait avec succés au concours de l’émission de téléréalité (lire fiction) The Voice. La jolie donzelle aux grands yeux bleus comme les mers du nord, porte un hijab assorti à son regard. Le jury de l’émission a trouvé qu’elle chantait bien en arabe Halleluyah une composition de Leonard Cohen (!) et l’a notée favorablement. Or des fouineurs bien inspirés qui voulaient en savoir plus sur cette future star ont découvert qu’elle avait envoyé des tweets islamistes à propos des attentats de Nice, de Saint-Etienne-du-Rouvray et de Tarik Ramadan qu’elle semblerait admirer.

Europe 1 rappelle les tweets que Mennel avait écrits après l’attentat de Nice, qui avait fait 86 morts et 458 blessés le 14 juillet 2016. Dans un d’entre eux, elle écrit : « c’est devenu une routine, un attentat par semaine. Et toujours pour rester fidèle, le ‘terroriste’ prend avec lui ses papiers d’identité. C’est vrai que quand on prépare un sale coup, on oublie surtout pas de prendre ses papiers », le tout accompagné du hashtag #PrenezNousPourDesCons. Quelques jours après, Mennel Ibtissem en avait remis une couche en publiant le message suivant, après l’attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray : « les vrais terroristes, c’est notre gouvernement »

Mennel, petite cervelle ingrate, tu aurais quitté ta Syrie natale pour vivre sous un gouvernement terroriste ?

Soutien à Dieudonné. Les internautes sont allés ensuite plus loin en exhumant ses soutiens à Dieudonné, à l’islamologue Tariq Ramadan et à l’ONG Barakacity, soupçonnée de soutenir les djihadistes de l’organisation Etat islamique mais jamais condamnée jusqu’à aujourd’hui.

Des personnages publics plaignent la pauvre petite fille, 20 ans en 2016 , qui aurait commis des erreurs en s’exprimant dans l’espace public et plaident pour la liberté d’opinion. C’est oublier que nous sommes toujours en état d’urgence, que la France est menacée nommément par l’Etat islamique qui recrute sur notre territoire et y a tué, que nous déplorons des morts et des blessés suite à de graves attentats commis aux cris d’Allah Akhbar et qu’une partie de nos territoires sont en état d’insurrection agressant quotidiennement tout représentant des forces de l’ordre, du service public comme les pompiers, les secouristes, les médecins et toute représentation de notre civilisation comme les bibliothèques, les maisons de jeunes, les maisons de la culture, les écoles , etc.

Si, comme certains le disent, nous sommes en guerre avec les islamistes, alors Mennel Ibtissen est une traîtresse à la Nation. Ses beaux yeux et sa voix suave ne devraient pas laisser ignorer une telle indignité.

La Connectrice

Pour en savoir plus

Ce que Mennel aurait réellement chanté dans la version arabe de Hallelujah http://www.tribunejuive.info/medias/the-voice-ce-que-mennel-a-reellement-chante-en-arabe

 

La France Libre TV. Un nouvel organe sexiste décomplexé

 

Gilles-William Goldnadel, André Bercoff et Verlaine Djéni lancent une nouvelle TV en ligne qui affirme vouloir nous informer de ce dont on ne parle pas dans les médias mainstream.

Dans la vidéo de présentation ci-dessus, Elisabeth Lévy s’affirme nostalgique du sexisme et en remet une couche sur les « néo-féministes » et les « délatrices » du mouvement #balancetonporc soutenue par Goldnadel qui pleure sur le triste sort du « mâle blanc » qui serait le « porc » livré à la vindicte des féministes encouragées par tous les médias « engauchisés ». Et pour confirmer leur position, ces journalistes professionnels causent tandis que défilent derrière les Q de deux joggeuses. Le ton est donné et cette Francelibre.TV nous promet des campagnes haineuses et sexistes à l’encontre des féministes comme le fait si bien « Causeur », le magazine dont Elisabeth Lévy est directrice de la rédaction.

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Ces journalistes qui prétendent vouloir porter une parole de droite « talentueuse » se présentent avec de tels préjugés sexistes qu’il serait difficile de leur faire confiance car l’honnêteté intellectuelle, l’objectivité et le souci de l’information « juste » (la plus proche possible de la réalité des faits en question) sont indivisibles. On ne peut pas cultiver ces qualités à moitié ni les oublier en fonction des sujets traités.

Il est bien triste de constater qu’il semble impossible en France de créer un nouvel organe d’information sans conserver ces anciennes antiennes qui obèrent l’intelligence de celles et ceux qui réservent leur lucidité pour certains sujets mais cultivent leur cécité sur d’autres. Je sais bien que nul n’est parfait et qu’il faut savoir glaner ce qu’il y  a de bon partout où il y a du bon quelle que soit l’étiquette du « magasin ». Dans le même registre on entend parfois des gestionnaires dire rechercher et analyser pour les appliquer les « bonnes pratiques » d’autres pays ou d’autres entreprises.

Dommage, bien dommage que l’intention d’informer sur des sujets cruciaux comme l’immigration musulmane, le totalitarisme de gauche, le communautarisme, le patriotisme ou la politique internationale , dommage donc que ce projet s’affiche dès sa naissance figé dans des principes caducs qui ne sont que des œillères pas moins opaques que celles des médias qu’il critique.

Les journalistes français ont la fâcheuse habitude de confondre information et opinion tout en se prétendant professionnels et porteurs de vérité vraie. Certains ont même l’impudence, à l’image du journal le Monde, de dire aux benêts que nous sommes qui croire et ne pas croire grâce à leur programme Decodex en charge de débusquer les fake news.

La France Libre TV apporte dans son berceau les mêmes travers que la presque totalité des organes dits d’information et ne pourra plaire qu’aux personnes trop paresseuses pour se faire une opinion par elles-mêmes en croisant et recroisant les informations qu’elles soient de droite, de gauche, du centre ou des extrêmes. Ce travail est possible grâce à l’Internet mais nécessite un temps que tout le monde ne possède pas. J’ai la chance de disposer de suffisamment de temps pour pratiquer cet exercice et en faire profiter à mes lectrices et lecteurs.

La Connectrice

 

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