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Archives de Catégorie: misogynie

#balancetonporc. Jean-Michel Apathie plus solidaire des victimes qu’Elisabeth Lévy

Élisabeth Lévy, directrice de la rédaction de « Causeur » et Natacha Polony, journaliste et essayiste.Les dénonciations de cas harcèlement sexuel se multiplient… Et pourtant certains et certaines dénoncent le harcèlement « féministe » : « Arrêtez la chasse à l’homme », c’est le titre de la Une du magazine Causeur. Comment nos invitées expliquent-elles ce paradoxe ?

Elisabeth Lévy et Natacha Polony ont pour priorité de défendre les pauvres hommes persécutés par les méchantes féministes qui osent prendre la parole pour dénoncer le harcèlement sexuel dont elles ont été et sont encore victimes. Je suppose que ces deux femmes sont accompagnées de gardes du corps en permanence car moi qui me déplace seule je subis encore des apostrophes immondes malgré mon grand âge.

Polony et Lévy sont furieusement égocentriques ramenant la condition des femmes à leur propre statut privilégié. Le harcèlement sexuel, elles ne connaissent pas et leurs copains mâles sont blessés et outrés par le mouvement #balancetonporc. Les hommes sont les véritables victimes à leurs yeux et elles ont envie de les materner et les protéger des allégations « délatrices » des harpies féministes. Dans l’histoire du féminisme, il n’est pas rare de voir des femmes s’opposer aux femmes en émancipation pour prendre le parti de leurs petits hommes faibles et fragiles qui ne pourraient rien sans elles.

Je trouve incroyable et ironique que, face à leur critique sévère et injuste de la campagne #balancetonporc, il faut que les hommes présents sur le plateau, le journaliste Apathie et l’animateur de l’émission Ali Baddou, remettent les choses en place. Tant mieux car sans la participation des hommes à nos luttes, nous n’avancerons pas. Et eux non plus.

Depuis le début de la campagne #balancetonporc, Elisabeth Lévy et les rédacteurs de son magazine Causeur se déchaînent contre les féministes, ces délatrices, affabulatrices, amalgamatrices, hystériques, misandres et perverses. C’est d’ailleurs un parti pris chez Causeur, l’intérêt et la vision des hommes priment sur la maltraitance par réification des femmes. Ainsi le magazine s’est prononcé fermement en faveur des clients de prostituées https://www.causeur.fr/prostitution-laurence-rossignol-clients-37821 par de nombreux articles et le lancement de la pétition 343 salauds.

causeur pute manifeste salauds

 

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Elisabeth Lévy fait partie de ces femmes qui ont largement bénéficié des luttes féministes et qui osent renier l’origine de ces bénéfices pourtant obtenus de haute lutte et pour certains pas complètement passés dans la pratique comme l’égalité salariale. Elisabeth Lévy aurait-elle accédé au poste de directrice de rédaction sans le féminisme ? A qui et quoi doit-elle de ne pas devoir demander la permission de son père , frère aîné ou mari pour étudier, travailler, ouvrir un compte en banque, contrôler son corps, etc ?

Materner les hommes de la naissance à la mort est un conditionnement psychologique qui inhibe la part de libre arbitre de nombreuses, trop nombreuses femmes.

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J’ai bien connu, de près ou de loin,  certains rédacteurs du magazine Causeur dans les années 70, grande période de la vague féministe de cette période et j’admets que nous  avons fait voir à nos hommes toutes les couleurs tant notre enthousiasme était grand. Nous remettions en cause toutes leurs prérogatives et ils s’y soumettaient parce qu’ils avaient envie de faire partie de l’aventure vers une société plus juste, plus égalitaire, plus humaine, plus généreuse et plus libre. Le féminisme faisait partie de cette belle utopie. Ces messieurs se soumettaient à nos exigences aussi parce qu’ils y trouvaient leur compte : notre libération sexuelle contribuait à la constitution de leur harem, la pilule leur permettait de sexer sans risque et sans devoir se retirer (le préservatif, ils n’ont jamais beaucoup aimé), la légalisation de l’avortement les libérait de leurs obligations, le partage des responsabilités parentales et financières les soulageaient du lourd fardeau des responsabilités, ils n’avaient plus le devoir de nous protéger nous qui n’étions plus de « faibles femmes » et ceux qui étaient mariés ou en couple pouvaient faire leur outing homosexuel, etc.

Je reconnais que nous avons parfois été excessives et injustes mais eux, ils l’étaient depuis des millénaires, ils peuvent bien nous pardonner parce qu’au final, ils n’ont pas été perdants, quoiqu’ils prétendent. S’ils avaient tout perdu, ils n’occuperaient pas encore les meilleurs postes de la société comme président, PDG, promoteur, directeur, responsable en tous genres et …producteur.

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J’avais participé à la réalisation de ce numéro et je m’étais follement amusée tant nous regorgions d’idées et d’humour.

On ne critique bien que ceux qu’on aime et il va de soi que si je n’appréciais pas moult positions du magazine Causeur je ne prendrai pas la peine d’en parler.

La Connectrice, féministe historique (depuis 1969)

La chanson Nous qui sommes sans passé, les femmes… a été d’emblée plébiscitée par les militantes du MLF. Mais, depuis notre première manifestation massive le 20 novembre 1971 (consultez une vidéo sur le site de l’INA) jusqu’aux plus récentes apparitions publiques des jeunes féministes, la fougue des manifestantes a complètement métamorphosé le rythme d’origine et rendu moins direct l’emprunt de l’Hymne du MLF au Chant des marais. « 

‘ Hymne du MLF ‘

Nous, qui sommes sans passé les femmes,
nous qui n’avons pas d’histoire,
depuis la nuit des temps, les femmes,
nous sommes le continent noir.

refrain :
Levons nous, femmes esclaves
Et brisons nos entraves,
Debout! Debout !

Asservies, humiliées, les femmes
Achetées, vendues, violées ;
Dans toutes les maisons, les femmes,
Hors du monde reléguées
(refrain)
Seules dans notre malheur, les femmes
L’une de l’autre ignorée,
Ils nous ont divisées, les femmes,
Et de nos sœurs séparées.
(refrain)
Reconnaissons-nous, les femmes,
Parlons-nous, regardons-nous,
Ensemble on nous opprime, les femmes,
Ensemble révoltons-nous.
(refrain)
Le temps de la colère, les femmes
Notre temps est arrivé
Connaissons notre force, les femmes
Découvrons-nous des milliers

 

 

Marylin Monroe, le modèle de Sugar Baby en quête de Sugar Daddy qui fait rêver

Norma Jeane Baker connu la gloire sous le pseudonyme de Marilyn Monroe grâce à sa plastique avantageuse remarquée par un photographe militaire. Bien qu’elle fut une femme intelligente, cultivée et formée à l’Actors studio par le couple Strasberg, producteurs et réalisateurs lui confièrent des rôles  de ravissante idiote désirée par des milliardaires pour ses lignes voluptueuses. Elle entra dans la mythologie hollywoodienne comme BabyDoll et Sugar Baby avide de diamants à la recherche de milliardaires.

http://www.dvdclassik.com/critique/certains-l-aiment-chaud-wilder

Et elle s’appelle comment Marylin dans Certains l’aiment chaud ? Elle se prénomme SUGAR !

Même dans la comédie « Certains l’aiment chaud » son prétendant se déguise en milliardaire pour la séduire. Dans les années 60, elle incarne la femme sexy suffisamment idiote et faible pour être adoptée par un Sugar Daddy. Ses personnages évoluent dans un univers de paillette, une atmosphère glamour et luxueuse qui séduit femmes et hommes. Aujourd’hui encore, elle demeure un modèle de femme pour les hommes et les femmes en recherche de protection et de diamants. Cet exemple de femme est destructeur pour les petites filles mais aussi pour les garçons persuadés que les femmes  sont intéressées avant toute chose par l’argent. Il y a du Marylin dans la publicité faite aux Sugar Babies et Daddies en direction des étudiantes et aussi des étudiants.

Les étudiantes américaines sont sollicitées depuis plusieurs années pour vendre leur corps (prostitution), leurs ovocytes (PMA) et leur utérus (PMA) car les études universitaires coûtent cher et il est difficile de les réussir quand on doit travailler pour assurer le quotidien. Il est pourtant relativement facile d’obtenir une bourse d’études à condition d’avoir un garant et de réussir ses examens.

La prostitution a de tous temps été une possibilité de revenus pour les femmes parce que la demande est forte. Il n’est donc pas étonnant qu’elle se démocratise aujourd’hui sous la forme glamour d’échanges entre SugarBaby et SugarDaddy ou SugarMama. Ce phénomène en dit long sur la régression de la condition des femmes et la régression de la moralité des hommes. On remarquera que le scandale de la publicité pour devenir SugarBaby prend précisément place au moment où les scandales de harcèlement sexuel sont mis en lumière et ce n’est pas un hasard.

« Everybody Needs a Dada Daddy » de Marilyn Monroe (iTunes)

MOI..AH..AH..Mon coeur est à Papa…You know…Le Propriétaire…The Famous Musical Scene with Marilyn Monroe singing « My heart belongs to Daddy » in color and high quality. My Name is Lolita and….I am not supposed to… PLAY …with BOYS

Marilyn Monroe – Diamonds are a girl’s best friend

A 1’58 elle repousse les nombreux admirateurs qui lui offrent leur coeur disant qu’elle préfère les diamants qui sont les meilleurs amis d’une fille…

Dans une autre chanson, elle flashe sur un homme dont la poche  lui paraît gonflée par une bague montée d’un solitaire

Extrait de Gentlemen Prefer Blondes 1953 -les hommes préfèrent les blondes

Pour en savoir plus

  • Origines de la locution SugarDaddy

In 1908, Adolph Spreckels, heir to the Spreckels’ sugar fortune (along with his brother), married a woman 24 years his junior. Alma was apparently quite a babe. She called her husband Adolph her « Sugar Daddy. »

http://www.reporterherald.com/ci_22623737/sugar-daddy-has-sweet-history

Les préjugés sexistes remontent à la surface de Google, Uber et bien d’autres

Publié le

La profession de foi d’un ingénieur de chez Google fait scandale. L’auteur y déclare que Les aptitudes naturelles des hommes les conduisent à devenir programmateurs en informatique, alors que les femmes sont, selon l’auteur, plus enclines « aux sentiments et l’esthétique plutôt que vers les idées », ce qui fait qu’elles optent pour des carrières « dans le social ou l’artistique ».

http://bfmbusiness.bfmtv.com/entreprise/les-ecrits-sexistes-d-un-ingenieur-de-google-font-le-tour-du-web-1231679.html#?xtor=EREC-14-[N-BFM Business Quoti]-20170807

Ce préjugé n’étonnera pas grand monde car non seulement il s’exprime urbi et orbi mais il influence les comportements des femmes et des hommes. En Europe, il resurgit avec la stigmatisation des femmes musulmanes obligées, persuadées ou convaincues de se voiler, s’enchiffonner ou se burkiniser. Le corollaire de la dissimulation du corps des femmes est l’augmentation du harcèlement sexuel, des violences conjugales et des viols.

Mon article précédent sur l’indulgence accordée depuis 6 ans au violeur d’Anna est une expression parmi de nombreuses autres des préjugés sexistes qui débouchent automatiquement sur le mépris et l’exploitation des femmes. Une autre expression est la tolérance vis-à-vis du recours aux mères porteuses qui sera forcément légalisé, une brèche ayant été ouverte par la reconnaissance à l’état civil des enfants nés de mère porteuse.

Il n’est donc pas étonnant que les femmes se heurtent à un plafond de verre dans leurs études, leur vie professionnelle et leur vie politique. Pour cette dernière nous avons encore eu droit à l’Assemblée nationale à des béguètements de chèvre après des gloussements de poule, des sifflets pour une robe, sans oublier l’indulgence indigne pour des harceleurs comme DSK ou Baupin. n’oublions pas l’ami de nos politiques, patron du journal Le Monde, le sieur Bergé fier d’avoir affirmé que louer son utérus équivalait à louer ses bras !

Féministe depuis 1969, j’ai cru quelques années que tout le monde avait compris l’injustice faite aux femmes du fait de leurs caractéristiques biologiques. Poussés par nos revendications, quelques femmes et hommes politiques se sont saisis de la question pour légiférer en faveur de l’égalité des sexes mais ces lois ne sont pas appliquées (salaire égal pour travail égal, choix réel dans les formations )ou sont menacées de restrictions (IVG). Les partis politiques préfèrent payer des amendes plutôt que respecter la parité. Les femmes qui se sont présentées aux élections présidentielles ont été rejetées, les entreprises du CAC 40 sont majoritairement dirigées par des hommes et les femmes sont tellement quantité négligeable que les promesses d’égalité ne sont pas tenues : pas de femme première ministre ni de véritable ministère pour les droits de s femmes malgré les promesses du président Macron.

Malgré cette situation de sexisme ordinaire beaucoup de femmes enivrées par la consommation, le mondialisme, la Star Academy, la possibilité chirurgicale de se faire refaire pour ressembler à Barbie, l’addiction au conformisme de la mode (il faut les voir trébucher avec leurs talons de 10 cm qui leur torturent les pieds) et le reste s’écrient « moi féministe ? ça jamais !  Les bécasses oublient que, sans les féministes elles ne pourraient rien faire sans l’autorisation du père, du frère ou du mari, qu’elles n’auraient ni le droit de vote ni le droit d’ouvrir un compte en banque, qu’elles n’auraient accès ni à la contraception ni à l’avortement, que leurs violeurs incestueux ou pédophiles ou autres ne seraient jamais jugés ni condamnés, que le viol et les violences conjugales n’existeraient pas pour la société, qu’elles seraient enfermées dans des écoles de filles et dirigées exclusivement vers des métiers de filles, qu’elles n’auraient pas de crèches pour leurs mômes, qu’elles seraient interdites de travail la nuit, qu’elles devraient demander une autorisation préfectorale pour porter un pantalon, qu’elles recevraient un salaire de femme inférieur à celui des hommes, qu’elles seraient interdites de divorce, qu’elles accoucheraient dans la douleur et j’en passe.

Le pire étant que ces bécasses fières de « ne pas être féministes » ne veulent pas savoir que la lutte pour l’égalité des droits est loin d’être gagnée et qu’actuellement nous subissons une régression honteuse de notre condition grâce à leur déni.

Féministe historique ayant connu l’enthousiasme et le bonheur de contribuer à améliorer notre condition, je suis consternée par la passivité, l’inconscience et l’ignorance des jeunes femmes actuelles

La Connectrice

 

Spot contre les violences faites aux femmes

 

laconnectrice.wordpress.com

Ouganda. Viols, grossesses forcées, assassinats pour soumettre les populations

Le procès de l’Armée de résistance du Seigneur devant la CPI

Dominic Ongwen, l’un des principaux chefs de la rébébellion ougandaise de la LRA, lors de sa première comparution devant la Cour pénale intenationale (CPI), ce lundi 26 janvier 2015.
© REUTERS/Peter Dejong

Onze ans après l’émission d’un mandat d’arrêt contre lui, Dominic Ongwen sera jugé devant la Cour pénale internationale à partir de ce mardi 6 décembre. Enlevé à l’âge de 14 ans par les hommes de Joseph Kony, dans le nord de l’Ouganda, l’enfant soldat était devenu l’un des commandants redoutés de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA), mais doit désormais répondre de crimes contre l’humanité et crimes de guerre.

De notre correspondante à La Haye,

Après lecture des 70 chefs d’accusation portés contre lui, Dominic Ongwen aurait perdu la joie qu’il manifestait lors de ses premières semaines en cellule. Poursuivi pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre, il doit répondre des attaques au nord de l’Ouganda de quatre camps de déplacés, émaillées de massacres, de pillage et d’enlèvements ; de la conscription forcée d’enfants de moins de 15 ans ; et de viols et grossesses forcées.

 

Lorsqu’il avait franchi les portes de la prison de Scheveningen en janvier 2015, Dominic Ongwen s’enchantait, pourtant, de son nouveau monde. Enlevé par l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) lorsqu’il avait 14 ans, il venait de passer 17 années dans le bush. Les échos de la prison laissaient entendre qu’il se « goinfrait de miel au petit-déjeuner » et contemplait ravi ses nouveaux costumes, autrement plus saillants que ses treillis élimés par des années de combat à la tête de la brigade Sinia. Excellent combattant, le jeune Ongwen s’était vite révélé pour ses talents de commandement et avait donc rapidement franchit les échelons hiérarchiques de l’Armée de résistance du Seigneur.

Les déplacés ciblés

Formée par Joseph Kony à la fin des années 1980, la LRA voulait renverser le régime de Yoweri Museveni. La milice s’inspire des 10 commandements de la Bible et exige le partage des richesses avec le nord du pays, délaissé. En 30 ans de combat, d’abord dans le nord de l’Ouganda, puis, suite à l’échec de négociations de paix, en Centrafrique, au sud du Soudan, et en République démocratique du Congo (RDC), la LRA aurait tué plus de 100 000 personnes et capturé au moins 30 000 enfants.

En 2003 et 2004, date des crimes reprochés à Dominic Ongwen, l’armée régulière ougandaise avance alors en godillots usés, malgré son budget exponentiel alimenté par Washington, fidèle parrain du régime. Les camps de déplacés, nés des massacres de la LRA, deviennent des cibles faciles pour les rebelles, qui tuent, enlèvent, et pillent. Pour les seules années 2002, 2003 et 2004, l’armée ougandaise a recensé 712 attaques de la LRA.

Un dossier à charge très étoffé

Au cours du procès qui s’ouvre ce mardi, le procureur reviendra en détail sur quatre de ces attaques, celles des camps de Pajule, Lukodi, Odek et Abok. Dans son mémoire, le procureur décrit les scènes terrifiantes que les témoins devraient évoquer à la barre dans les prochains mois. Des civils de 2 à 80 ans battus à mort, étranglés, brûlés vifs. Des femmes enlevées, obligées d’abandonner leur bébé sur la route. Le pillage des échoppes, et même d’un stock du World Food Programme. Des scènes d’enfants enrôlés, obligés à tuer et pour l’un, à regarder les corps, dont celui de son père, se décomposer pendant trois jours. Partout, M. Ongwen aurait ordonné de « tuer tous ceux qui ne sont pas les nôtres ».

Pour prouver les faits, le procureur dispose d’un solide dossier. Les communications de la LRA, à travers des radios hautes fréquences pillées dans les missions catholiques ou dans les véhicules des ONG, ont été écoutées pendant dix ans, et 24 heures sur 24, par les renseignements ougandais. Dix-huit auteurs de ces interceptions ont témoigné pour le procureur, qui en 2006, avait même dû leur fournir carnets, stylos, piles et enregistreurs. Le procureur fera aussi venir des victimes, des officiers de l’armée régulière et des insiders, dont deux anciens bras droits de Dominic Ongwen. Parmi ses témoins comptent aussi sept « ex-femmes » de l’accusé. Enlevées lors des combats, elles étaient « des butins de guerre », décrit le procureur dans son mémoire.

Viols et grossesses forcées

Car les règles de la LRA sont strictes : elles interdisent le sexe hors mariage. Ongwen choisit les épouses des officiers de sa brigade et gratifie aussi ses plus vaillants soldats, ce qui le rend « populaire » auprès de ses recrues. L’une des « épouses » du commandant Ongwen, enlevée à 7 ans, avait été forcée de porter des sacs de sel pendant plus d’un mois dans le bush, puis violé lorsqu’elle n’avait que dix ans. « Dégoutée et terrorisée », elle avait fini par céder au chef rebelle après avoir été battue avec des tiges de bambou pendant une semaine. Le procureur a identifié 12 enfants nés de ces viols, grâce à des tests de paternité. Selon l’une de ses « femmes », le commandant Ongwen donnait ses ordres aux gamins de 10 ans, conscrits de force, puis « quelquefois, allait jouer avec eux ».


 ■ Ouganda: un procès très attendu par les populations du Nord

Dominic Ongwen est poursuivi pour 70 charges de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. Dans les communautés locales du nord de l’Ouganda, son procès est très attendu.

Je veux que ce procès ait lieu parce que je ne me sentirais pas bien que quelqu’un comme Dominic Ongwen soit laissé libre. Nous avons perdu nos enfants, moi-même j’ai deux enfants encore dans le bush. Je ne sais même pas s’ils sont vivants ou morts. Qu’il soit jugé et s’il est reconnu coupable qu’il aille en prison. Je ne veux pas qu’il soit tué mais comment un homme qui a causé tant de peine pourrait se promener libre ?
Reportage dans le nord de l’Ouganda
06-12-2016 – Par Charlotte Cosset

 

La pub la plus sexiste de 2016. Votez !

https://laconnectrice.wordpress.com/

Le site pouletrotique lance un référendum pour élire la pub la plus sexiste de l’année 2016

Les 10 pubs en compétition valent leur pesant de testostérone, jugez-en et votez

https://pouletrotique.com/2016/11/29/pubs-sexistes-palmares-2016-de-lelegance/#more-4668

Depiltech

La marque avait mis la barre très haut, nous habituant campagne après campagne à un impressionnant niveau d’exigence dans sa représentation des hommes et des femmes. Mais alors qu’on pensait qu’elle arrivait au bout de son étonnante créativité, elle nous surprend une fois de plus: un homme qui mate sous la jupe d’une femme en essayant de lui attraper le buisson, quelle originalité !

Septembre 2016

Lidl

Quand une enseigne de hard discount se fend d’un spot de pub pour ses capsules de café, elle ne table pas sur une image low-cost. Non, elle veut du glamour, du chic, bref : de la meuf en robe de soirée. On y voit donc Madame Ristretto (rousse en mini-robe noire moulante, assortie à la capsule), Madame Classico (blonde toute de satin doré vêtue, assortie à la capsule) et Madame Azzuro (brune, robe fendue bleu marine, assortie à la capsule, qui se caresse la cuisse d’un air mutin).

capture-decran-2016-11-29-a-14-53-41capture-decran-2016-11-29-a-14-54-09capture-decran-2016-11-29-a-14-54-28La vidéo (publiée en 2015, diffusée en 2016), ici.

SuitSupply

Là où la marque de costumes SuitSupply est exemplaire, c’est dans son habileté à jouer avec les mots. Tiens, là par exemple, elle appelle sa campagne « Toy Boy », alors qu’elle représente des hommes hilares et habillés qui glissent sur une femme à moitié nue faisant office de toboggan, quand elle ne se prend pas une main au cul. C’est évidemment elle qui est chosifiée (à un niveau que je n’imaginais même pas possible en 2016) mais grâce au titre, c’est c’ui qui dit qui y’est. Malin!

1575809819_b978004242z-1_20160302172703_000_gid6ads3i-1-0Février 2016

Macif

La Macif nous prouve avec cette campagne qu’elle n’a pas peur des stéréotypes. A gauche, une femme. Elle a un super pouvoir : celui d’être nulle en mécanique et d’attendre, du coup, d’être dépannée. Pour aller plus loin sur le terrain de la douceur et de la fragilité toutes féminines, elle est enceinte. Elle est définitivement en position d’être sauvée, comme une princesse bloquée en haut d’une tour. A droite, un homme. Transpirant l’assurance, les bras croisés, le regard franc, il a un pouvoir, lui aussi : celui de protéger les autres. Un véritable conte de fées moderne.

« J’ai le pouvoir d’être dépannée grâce à mon smartphone en quelques clics » VS « J’ai le pouvoir de protéger mes covoiturés »Janvier 2016

Carrefour

Avec son magazine promotionnel « Simply You » (c’est en anglais, preuve que c’est d’jeuns et moderne), Carrefour propose une rafraichissante vision du partage des tâches. Quand Carrefour dit que « la cuisine rassemble », on parle de la pièce, hein, pas de l’action de cuisiner. Bah oui : la cuisine (l’action), ça ne rassemble que les femmes ! Tandis que la cuisine (la pièce) a ça de formidable qu’elle permet aux hommes de venir boire une bière bien fraîche en les regardant éplucher les patates. Et ça, ça les rend heureuses, les femmes, visez plutôt.

Octobre 2016

Easy Monneret

Vous n’êtes plus tout jeune, vous avez des chicots un peu pourris et une vilaine calvitie précoce ? L’enseigne de formation deux roues Easy Monneret s’adresse à vous, et veut vous rassurer : oui, vous pouvez quand même pécho. Suffit de passer votre permis moto, et deux bombes atomiques débouleront sur votre gros engin (Freud, es-tu là?) pour vous rendre la vie plus douce.

La vidéo (publiée en 2015, diffusée en 2016), ici.

Qui remporte la palme 2016 de l’élégance ?

Votez avant le 15 décembre
Depiltech et sa moumoute apparenteLiddl et ses capsules de café qui sentent le culSuit Supply et sa femme-tobogganMacif et ses super-pouvoirs sexistesCarrefour et sa cuisine partagée mais pas tropEasy Monneret et ses motos aspirateurs à gonzesses

Migrants . Et si on s’apitoyait sur les femmes de leurs pays ?

 NB Article en cours de modification

Figure 1 : Excision rituelle avec infibulation.

Source image http://urofrance.org/science-et-recherche/base-bibliographique/article/html/chirurgie-plastique-reconstructrice-du-clitoris-apres-mutilation-sexuelle.html

Toutes les aimables et charitables bénévoles  qui se pressent autour des migrants, ces personnes compatissantes et pour la plupart sincères, savent-elles qu’elles aident des criminels de la guerre qu’ils mènent contre les femmes de leurs pays respectifs ?

Ces mâles migrateurs  originaires du Soudan, de l’Érythrée, de l’Afghanistan ou du Nigéria sont acteurs, complices et bénéficiaires de cultures où les femmes sont cruellement maltraitée. Elles son excisées, infibulées, mariées de force dès qu’elles sont nubiles. Elles sont vendues ou enlevées, séquestrées et violées pour faire baisser le prix de la marchandise. Elles y sont interdites d’éducation, privées de droits et de liberté de se déplacer sans autorisation du père, frère ou mari. Elles sont fouettées ou emprisonnées quand elles refusent de se soumettre à la charia, la loi islamique qui régit leur vie au service du mâle et de son bon plaisir.

On peut d’ailleurs se demander pourquoi ce ne sont pas ces femmes qui demandent l’asile politique. A une époque, nous, féministes, demandions que les femmes victimes de crimes sexistes bénéficient automatiquement de l’asile politique mais ce critère ne fut pas retenu parce que pour nos « amis » de gauche, la question des femmes n’est pas politique.

Imaginez qu’on nous demande d’accueillir en masse des bourreaux en fuite. Éprouveriez-vous  de la pitié et de la compassion pour ces pauvres prisonniers politiques qui fuiraient le régime qui voudrait les juger et les condamner pour leurs crimes ? Certainement pas. Mais quand il s’agit de victimes femmes, tout le monde ferme les yeux au nom du respect de la culture, de la religion et de la non ingérence dans les affaires de famille.

Pour exciter la pitié des Européens, ces mâles exhibent leurs cicatrices comme preuve des tortures qu’ils ont subies dans leur pays d’origine ou qui leur ont été infligées par des bandits sur le chemin de l’émigration.

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Un Érythréen exhibe ses cicatrices de tortures pour attendrir les bénévoles. Il a été victime du trafic humain dans le Sinaï où des bédoins (ou l’EI) kidnapperaient les migrants pour leurs organes ou pour exiger des rançons. Source image : http://alencontre.org/moyenorient/egypte/sinai-le-desert-des-tortures.html

Verrait-on des femmes exhiber leur vulve mutilée, leur périnée durci et déformé par de multiples bourrelets de cicatrisation , leurs fistules anales ou urinaires ? Savez-vous que la vulve, les lèvres vaginales, le périnée et parfois l’anus doivent être re-charcutés à chaque accouchement ou à chaque rapport pour les excisées et excisées/ infibulées ? Ces femmes n’exhibent jamais les conséquences de leur excision qui sont pourtant dramatiques et multiples y compris l’incontinence urinaire et fécale dont l’odeur sert de prétexte à les chasser de leur famille, à les exclure du village, à les répudier afin que le mari puisse en prendre d’autres plus neuves. Celles qui ne sont pas exilées dans leur propre pays sont mortes au cours de l’accouchement compliqué par leurs mutilations ou ont perdu leur bébé pour les mêmes raisons.

Désinfibulation pour permettre l’accouchement. Puis la femme sera recousue, ceci autant de fois qu’elle accouchera, avec chaque fois de nouveaux bourrelets de cicatrisation douloureux ou mettant la vie de la mère et de l’enfant en danger.

Kyste sébacé conséquence d’une excision

Source images ci-dessus http://mienmo.e-monsite.com/

Ces femmes mutilées par et pour leurs compatriotes ne méritent-elles pas votre compassion ou la méritent-elle moins que leurs hommes qui approuvent les horreurs qu’on leur inflige parce qu’une femme non mutilée est une femme « sale » dont personne ne veut sauf les prostituteurs ? Comment peut-on accueillir ces bourreaux, les nourrir, les soigner, les habiller, les héberger, les protéger en leur accordant l’asile politique ? Ignorance, mépris, cécité idéologique, cynisme politique, misogynie partagée ?

Même mis à l’abri en Europe, ces migrants, culture oblige, poursuivent leurs pratiques gynécidaires et misogynes en exploitant les gentilles bénévoles qui les aident, en en violant et tuant certaines comme la suédoise Elin Krantz en 2010 ou la petite Marion Bouguenais le 19 mars 2012. Une femme de 67 ans a été sexuellement agressée jeudi dernier, le 10 novembre 2016, par un migrant soudanais de 16 ans. Je ne reviendrai pas sur le taharruch, le jeu du viol collectif, qui a fait des centaines de victimes en Europe du Nord avant et après le drame de Cologne au Nouvel an 2016.

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Elin Krantz, militante suédoise anti raciste avant et après son viol par un immigrant Ethiopien en 2010

Une image vaut mieux que mille mots

Malgré tous ces événements tragiques pour les femmes et l’humanité tout entière, il s’est trouvé des gens pour donner des excuses culturelles à des migrants indifférents à la misère d’une des leurs marchant nu pieds dans la neige tout en portant deux enfants et en tenant une troisième par la main ! Non seulement ces virils migrants ne sont pas solidaires de leurs sœurs de misère mais tels les Nigérians, ils embarquent avec des milliers de jeunes Nigériannes  -certaines âgées de 12 ans-captives de réseaux de prostitution. 433 Nigérianes sont arrivées sur les côtes italiennes en 2013, 1.454 en 2014, 5.653 en 2015, 7.768 au 30 septembre de cette année. (Source OIM -Office international des migrations). Au mieux leurs compatriotes nigérians les ignorent, au pire ils gèrent les réseaux de prostitution et surveillent la marchandise.

Ne pas aider une femme en peine est culturel disent les défenseurs de ces migrants

Cette photo a été prise par le photographe Vajinovic,   de l’AP avec la légende suivante : «Un groupe de migrants marche dans la rue en direction de la frontière entre la Serbie et la Croatie, près du village de Berkasovo, lundi le 19 octobre 2015.  l’avocat militant conservateur Canadien Ezra Levant  le 3 janvier 2016, la photo est devenue virale et a fait le tour du monde soulevant l’indignation des authentiques humanistes de tous bords. Mais dans la sphère des pro-migrants des justifications « culturelles » abondent.

Ces jeunes mâles sont bien chaussés, bien habillés ils gardent leurs mains dans leur poches pour les protéger du froid, ils ont même mis des sacs poubelle sur leur tête pour s’abriter de la neige mais leur cœur de machos reste un glaçon.

Ne pas venir en aide à une mère en peine, mais c’est la coutume chez ces gens-là, Mesdames et Messieurs. Il faut les comprendre …Et si vous ne comprenez pas c’est que vous êtes d’extrême droite, lepéniste, facho, raciste, néo-colonialiste et xénophobe. Voilà aujourd’hui ce que les gens « politiquement corrects » pensent de ceux qui ne compatissent pas à leur manière. Un exemple de plus, s’il en fallait, du détournement des valeurs humaines.

Je ne peux pas passer en revue tous les pays dont proviennent ces migrants qui persécutent les femmes, des crimes que les généreux bénévoles ignorants justifient au nom du respect de leur culture. Tous ces hommes sont des tortionnaires qui ne se remettront jamais en question car  leur religion les manipule –Islam signifie soumission. Le pire est qu’ils n’ont aucune raison de ne pas traiter les femmes des pays d’accueil de la même façon. Pire que pire encore, ils servent de caution à nos mâles en lesquels sommeille un cochon dominateur et misogyne. La condition des femmes occidentales ne régresse-t-elle pas à vue d’œil ?

Alice Braitberg

 Pour en savoir plus

 

Les fistules post excision, un fléau qui affecte plus de deux cent millions de femmes dans le monde .http://www.slateafrique.com/657971/niger-la-lutte-contre-les-fistules-fleau-pour-les-femmes-et-la-societe

https://www.plan-international.fr/info/actualites/news/2016-02-03-causes-et-consequences-de-la-pratique-de-lexcision

Martyr des femmes au Soudan

http://www.jeuneafrique.com/366958/societe/nations-unies-alertent-sort-petites-filles/

http://www.jeuneafrique.com/268104/societe/sud-soudan-milliers-de-femmes-reduites-esclavage-violees-soldats/

Femme fouetté pour avoir porté un pantalon

Martyr des femmes en Erythrée

Dans un rapport de l’UNICEF publié en février 2016, on apprend que 83% des Erythréennes sont excisées alors que le pays a officiellement aboli les mutilations sexuelles en 2007 mais rétabli la polygamie en même temps.

Filles astreintes au service militaire pour servir d’esclaves sexuelles. Jeunes gens et jeunes filles sont contraints de faire leur service militaire au camp de Sawa où les conditions seraient tellement épouvantables que ceux qui le peuvent fuient le pays tandis que les jeunes filles se marient ou tombent enceintes afin d’éviter de devenir des esclaves sexuelles.

http://www.lejdd.fr/International/Afrique/Pourquoi-il-y-a-autant-d-Erythreens-parmi-les-migrants-729014

http://senego.com/lerythree-decrete-la-polygamie-marier-au-moins-deux-femmes-ou-aller-en-prison_296599.html

Je suis de la RDC est je m’investis vivre en polygamie...Cette pratique va montrer aux deux futures epouses de bien aimer leur mari et a obeir l’aine.moi je veux que l’on dise l’avenir de l’Erythree est beau et qu’il attend de son peuple sa reconstruction.

Martyr des femmes en Afghanistan

Femme lapidée à mort soupçonnée d’ adultère. https://www.youtube.com/watch?v=M-jmGip4xI0

Nigéria, Gambie et Sénégal

Pour beaucoup, les abus et les violences ont déjà commencé en route, en particulier en Libye, mais la reconnaissance se mêle encore à la peur vis-à-vis des passeurs qui, malgré tout, ont tenu leur promesse de les conduire en Europe.- 20 à 50.000 euros à rembourser -…De plus, toutes les victimes sont liées par des rites vaudous parfois cruels réalisés avant le départ et redoutent un mauvais sort ou des représailles contre leur famille si elles ne remboursent pas leur dette.Aussi la plupart gardent-elles le silence pour suivre le flot vers un centre d’accueil où les trafiquants viendront les chercher. .. http://www.slateafrique.com/699506/litalie-voit-arriver-des-nigerianes-destinees-

Un migrant soudanais de 16 ans agresse une femme de 67 ans http://www.breizh-info.com/2016/11/13/53083/arzon-migrant-agresse-sexuellement-femme-procureur-confirme

http://ripostelaique.com/agression-sexuelle-120-bretons-devant-le-centre-pour-migrants.html

Réclusion criminelle à perpétuité pour le congolais qui avait violé et assassiné Marion, 14 ans http://www.20minutes.fr/nantes/1963475-20161117-assassinat-marion-bouguenais-yannick-luende-bothelo-condamne-perpetuite-reelle

 

 

 

 

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