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Archives de Catégorie: Paix

Des dizaines de milliers d’israéliennes et de palestiniennes pour la paix. Women Wage Peace

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Public Sénat rediffusait ce soir un émouvant documentaire sur les femmes palestiniennes et israéliennes qui « oeuvrent pour la paix » depuis 2014. Des témoignages émouvants, des rencontres impossibles et la conviction enthousiaste de parvenir ensemble à faire la paix. Un exemple émouvant d’humanité dont les médias mainstream se gardent bien de nous informer. La guerre et la haine sont bien plus « bankable ». Une vision optimiste du conflit israélo palestinien qui vaut le détour même si Netanyaou ne semble pas vouloir admettre dans les négociations des représentantes de ces 40 000 femmes.

Ce documentaire magnifique est à voir absolument en direct Samedi 08 septembre 2018 à 23:23 Dimanche 09 septembre 2018 à 12:30 ou en replay https://www.publicsenat.fr/emission/documentaires/les-guerrieres-de-la-paix-85087

Le prochain rassemblement de Women Wage Peace aura lieu le 20 septembre à Jérusalem. Elles chanteront  We Shall Overcome (« Nous triompherons »)  qui fut chanté comme hymne lors des marches du Mouvement des droits civiques aux États-Unis     https://www.youtube.com/watch?v=7akuOFp-ET8 et The Land avec  la chanteuse et compositrice engagée Yael Decklebaum

Yael Deckelbaum & “Prayer of the Mothers” Ensemble A new boundary breaking all woman ensemble, uniting on one stage 14 secular, religious, Arabic, Christian and Jewish women, announcing together through a celebration of womanhood, the message of a new world. A world where we learn to see the beauty of our diversity, unite above religions and nationalities and restore the forgotten values of humanity, authenticity, kindness, mutual responsibility and hope. The woman is a necessary, essential and inseparable component in building such a world and through music, harmony and rhythm, we will share a heart melting journey that will open our gates to new possibilities.  Yael Deckelbaum created the song “Prayer of the Mothers” to support the march of hope, lead by the movement of “Women Wage Peace”, in which thousands of Israeli and Palestinian women marched together this last October in a joint prayer for peace. The song became the anthem of the march and continues to resonate to millions of people around the world. By peeking into the ensemble’s rehearsal room, we can hear the song “This Land” that was translated into Egyptian Arabic by Hagar Samir and her mother and Nabawiya Ibrahim and Musa Sabre. Along with the message of Prayer of the Mothers, the women in the ensemble will sing another prayer, for a respectful living, hope and new horizon that will be revealed to all inhabitants of our country.

Les guerrières de la paix

55min
Il y a quatre ans, quelques femmes israéliennes et palestiniennes ont décidé de créer un mouvement informel : Women Wage Peace. Ces Femmes se rassemblent autour d’une exigence aussi simple que terriblement audacieuse : que leurs dirigeants se retrouvent à nouveau autour d’une table de négociation. En 2018, elles sont désormais plusieurs dizaines de milliers, de tous horizons politiques et de toutes origines. Elles sont les guerrières de la paix. Les femmes auront-elles, cette fois, le dernier mot ? Un documentaire réalisé par Hanna Assouline et Jessica Bertaux. Production TV Presse et Public Sénat | 52 minutes

Quand Palestiniennes et Israéliennes s’unissent pour la paix

Palestiniennes ou Israéliennes, musulmanes ou juives, ces femmes censées être des ennemies ont pourtant décidé de s’unir. Face à une guerre opposant la Palestine à Israël, qui détruit le pays et tue les hommes depuis près de soixante-dix ans, un mouvement a vu le jour : Women Wage Peace. Le documentaire « Les guerrières de la paix » de Hanna Assouline et Jessica Bertaux raconte l’histoire de ces femmes qui veulent aujourd’hui faire entendre leurs voix en poussant leurs dirigeants à établir enfin une paix durable.

Par Priscillia Abereko
5mn

Il y a quatre ans, en 2014, après la dernière guerre de Gaza « opération bordures protectrices », un petit groupe de femme issue de la société civile israélienne et palestinienne a pris une initiative spontanée : créer Women Wage Peace. Un mouvement sans structure ni leader, en faveur de la paix. Parmi ses membres, Saviona Rotlevy, ancienne juge et l’une des premières à avoir rejoint le mouvement, n’a jamais perdu de vue l’objectif principal de Women Wage Peace : «  Il me semble que l’un des objectifs de notre mouvement, c’est d’éveiller la conscience publique pour trouver un accord. Nous ne disons pas ce que doit comporter cet accord. Ce que nous réclamons, c’est un accord bilatéral c’est-à-dire, qu’il prenne en compte les deux partis ».

Au sein du mouvement, chacune à son histoire : Huda une activiste palestinienne qui a trouvé son havre de paix, « c’est le mouvement où moi et des dizaines de milliers de femmes palestiniennes et israéliennes ont trouvé un lieu où le langage ne divise pas, où la question n’est pas de savoir qui a raison, qui a tort, qui est la victime ou qui est l’oppresseur », Michal une juive orthodoxe agressée par un Palestinien en 2016 qui a choisi d’apaiser les tensions plutôt que la vengeance, ou encore Noa et Yara deux jeunes filles de 18 ans israélienne et palestinienne qui vivent chacune d’un côté du mur, qui nourrissent l’espoir d’une vie meilleure : « ce que nous voulons pour le futur, le genre de vie que l’on voudrait, serait sans mur, sans checkpoint et pouvoir avoir une amitié normale » espèrent les deux jeunes filles.

Ensemble, au sein de Women Wage Peace, ces femmes tentent de bâtir ce que leurs dirigeants ne sont pas parvenus à construire : la paix.

De la rue à la Knesset

Au fil des années, le mouvement a pris de l’ampleur. Aujourd’hui, il compte environ 35 000 femmes, et est devenu le plus grand mouvement citoyen du pays en faveur de la paix. Pour Saviona, il était clair que les idées du mouvement allaient elles aussi grandir : « L’autre idée, c’était de nous rendre dans les lieux où les décisions se prenaient comme la Knesset qui a une influence sur le gouvernement ».

En 2015, pour faire entendre leurs voix sur la scène politique, des centaines de femmes de Women Wage Peace ont siégé tous les lundis pendant des mois, sur le rond-point menant à la Knesset en brandissant des pancartes où figuraient les photos de députés et de ministres qu’elles souhaitaient interpeller avec une détermination inébranlable.

En 2017, elles obtiennent la création d’une commission des femmes pour la sécurité à la Knesset. Une victoire qui leur a permis de s’imposer dans le paysage politique du pays et une forme de fierté pour Oma Shimoni : « le fait que le mot paix ait traversé nos rues, implique que nos députés ne peuvent plus nous ignorer, nous sommes devenues partis intégrantes de notre gouvernement. Tous les lundis ils nous voient arriver avec notre blanc et notre turquoise, nous ne sommes plus considérés comme des étrangères ici ».

Plus qu’un combat politique, une volonté de vivre ensemble

Comme de nombreuses femmes, Oma Shimoni a payé le prix cher de la guerre en perdant les siens : « je peux prétendre que le conflit dort avec moi dans mon lit et que les guerres ont pris une place considérable dans ma vie. Mais je suis une guerrière de la paix ».

Au-delà d’une mission politique, défendre la vie par-delà le deuil, créer des liens entre les femmes quelles que soient leurs origines et cultures, ce sont aussi les missions que s’imposent les femmes de Women Wage Peace.

Si Palestiniennes et Israéliennes ne sont pas autorisées à se rendre sur les terres de l’autre, certaines bravent les interdits comme Noa et Yara, en refusant d’être ennemies au profit d’une belle amitié : « si Noa et moi étions des amies normales, nous pourrions sortir ensemble. Mais prévoir ça aujourd’hui, ça prend minimum 4 semaines alors qu’en réalité ça devrait juste prendre 3 ou 4 jours. Peut-être qu’elle m’appellerait et qu’on se retrouverait quelque part. Mais ça n’est pas possible pour nous. Nous n’avons pas une amitié normale ». Ou d’autres, de façon plus générale en se rendant à de grands rassemblements sur « des terres de paix », comme celui du 3 octobre 2017 à Bethléem.

Un documentaire, reflet d’une prise de conscience, qui s’appuie sur la force d’un mouvement solidaire partagé entre l’amour pour son voisin et un réel désir de paix entre les deux peuples.

  • Le manifeste du Mouvement Women wage peace, les femmes œuvrent pour la paix

http://womenwagepeace.org.il/en/a-propos-du-mouvement/

NOUS CHOISISSONS LA VIE – NOUS EXIGEONS UN ACCORD POLITIQUE !

 NOUS, FEMMES QUI OEUVRONT POUR LA PAIX, NOUS VOUS INVITONS À NOUS REJOINDRE.

 Le contexte politique – « Bordure Protectrice »

L’été dernier, après le meurtre des trois adolescents juifs et le meurtre d’un adolescent arabe, alors que les gens s’exprimaient en termes de peur et de haine, alors que le bruit des armes retentissait pendant l’opération « Bordure Protectrice» en Israël et à Gaza, alors que les politiciens et militaires faisaient des discours, nous, nous ne pouvions plus nous taire.

Nous avons décidé de créer un mouvement de femmes déterminées  qui œuvrent à faire redémarrer le processus de paix qui se trouve actuellement dans l’impasse.

Dans notre vie quotidienne, nous sommes des femmes de paix. Nous n’aspirons pas à un futur utopique car nous voulons changer la réalité du présent.

Rejoignez-nous! Ensembles nous aurons plus d’influence…

  • Prochaine marche le 20 septembre à  Jérusalem

Women Wage Peace will hold a march and a mass singing event to celebrate the International Day of Peace 2018


Join us on Thursday, September 20th, in our march from Jaffa Gate to Independence Park for an amazing mass singing event.
In honor of the International Day of Peace we will march together – thousands of women: Jews and Arabs, secular and religious – to express our hope for a future of peace, security, cooperation and equality.
The Schedule (subject to change)
16:00 – Meeting at Jaffa Gate
17:00 – March to Independence Park
18:00 – Meeting at Independence Park
19:00 – Rally and mass singing of “We Shall Overcome” in Hebrew, Arabic and English. Members of the movement will speak and Yael Decklebaum will sing at the rally.
Additional details will be posted later on.

~~~~~
Before this event, from September 12th -17th, we will hold musical events at the borders of the country: “ Reach out for Peace” – calling out for peace to women on the other side of the border; conflicts throughout the world have been resolved – it’s possible here as well!
September 12th – 17:00 Shouting Hill, Golan Heights (Tamar 052-3749202)
September 13th – 17:00 Hanita (Carmit 050-4400980)
September 14th – 13:00 Sheikh Hussein Bridge (Rina 050-3097855)
September 16th – 17:00 Nahal Oz (Ye’ela 054-7487005)
September 16th – 18:00 Observation Point of the borders, Eilat (Rivka 052-3430767)
September 17th – Umm al-Fahm, on the seam line (Anabel 054-4650119)

11 novembre.Des coquelicots nourris du sang des soldats

Poppies on crosses dedicated to all who served during a service for the opening of the Field of Remembrance at Royal Wootton Bassett, near Swindon

The memorial at Royal Wootton Bassett

On raconte que les terres crayeuses et stériles des champs de bataille ont vu pour la première fois naître des coquelicots nourris par le sang des soldats tombés au front. Ce fut John Mc Crae, médecin militaire canadien ,qui le révéla et écrivit l’émouvant poème In Flanders fields (cf ci-dessous),  qui suscité des émules. Depuis, le coquelicots est devenu le symbole des victimes dans les nations britanniques. Au Royaume-Uni et au Canada, peuple, journalistes TV, officiels, anciens combattants arborent un coquelicot de papier à la boutonnière. On vend des coquelicots dans les rues au profit des anciens combattants.

vidéo http://www.rtbf.be/auvio/detail_capsule-14-18-traces-et-empreintes?id=1940154

 

Les Coquelicots dans Histoire beaute-sensationel-champs-coquelicot-big-300x187

 

Au champ d’honneur, les coquelicots
Sont parsemés de lot en lot
Auprès des croix; et dans l’espace
Les alouettes devenues lasses
Mêlent leurs chants au sifflement
Des obusiers.
Nous sommes morts,
Nous qui songions la veille encor’
À nos parents, à nos amis,
C’est nous qui reposons ici,
Au champ d’honneur.
À vous jeunes désabusés,
À vous de porter l’oriflamme
Et de garder au fond de l’âme
Le goût de vivre en liberté.
Acceptez le défi, sinon
Les coquelicots se faneront
Au champ d’honneur.

Dans les champs des Flandres – (In Flanders Fields) – John Mc Crae

Source image et poème 

CPA_Bleuet_de_France_1914-1918

Accessoirement, je me demande pourquoi les britanniques ont choisi le coquelicot et les français le bleuet car je trouve la symbolique du coquelicot grandiose. On trouvera une explication ici

Before and after images

En 2014, la Tour de Londres avait été cernée d’un champ de coquelicots (poppy, poppies)

http://www.bbc.com/news/uk-england-london-30001177

  • Québec. des robes de coquelicots pour honorer les anciens combattants

Une robe créée tout en coquelicots

Source http://ici.radio-canada.ca/regions/atlantique/2016/11/10/021-robe-coquelicots-stjean-tnl-magasins.shtml

  • L’interdiction des coquelicots par la FIFA fait scandale

  Sont concernés les footballeurs de l’Angleterre, l’Ecosse, l’Irlande du Nord et le pays de Galles,le 11/11/2016

Football - ANGLETERRE - Le coquelicot sur la poitrine de Gareth Southgate. (Reuters)

Le coquelicot sur la poitrine de Gareth Southgate. (Reuters)

Alors, coquelicot ou pas coquelicot ? L’Angleterre, l’Ecosse, l’Irlande du Nord et le pays de Galles, qui ont demandé la possibilité de porter des brassards noirs avec un coquelicot ce vendredi 11 novembre en souvenir de l’armistice de la guerre 1914-1918, ont déclaré que la Fifa leur avait interdit de le faire, au motif que les règlements interdisent toute manifestation politique sur les maillots . Si l’Irlande du Nord et le pays de Galles porteront donc un brassard simple ce vendredi, les U21 anglais ont, eux, porté le coquelicot jeudi soir lors de leur succès face à l’Italie.

Quant à la Fifa, elle a tenu à préciser qu’elle n’avait en rien interdit le port du coquelicot, mais qu’elle avait juste rappelé aux fédérations concernées la règle en matière de signe distinctif politique ou religieux, et que le comité de discipline indépendant était le seul à pouvoir établir si cette règle avait été enfreinte. L’Angleterre et l’Ecosse, qui s’affrontent ce vendredi (20h45) à Wembley lors des qualifications pour la Coupe du monde 2018, choisiront leur camp.http://www.lequipe.fr/Football/Actualites/L-angleterre-et-l-ecosse-privees-de-coquelicots-sur-leurs-brassards/748110

The Northern Ireland shirt which was temporarily withdrawn from sale on the JD Sports website.

maillot interdit par la FIFA http://www.newsletter.co.uk/news/northern-ireland-poppy-shirts-generate-further-controversy-1-7673713

Il me semble que la FIFA est moins regardante quand il s’agit de manifestations islamistes…

«Aujourd'hui, c'est le foot. Demain, ce sera la natation», s'inquiète Asma Guenifi.

source image 

La FIFA a autorisé les footballeuses musulmanes à jouer avec le foulard islamique (hijab) grâce à la levée de l’interdiction par l’International Board qui définit les règles du football mondial. Si l’Iran et l’Arabie Saoudite s’en félicitent, d’autres organisations montent au créneau et dénoncent les pressions qui sont à l’origine de cette décision. Quelle est la position de la Ligue du Droit International des Femmes ?…
http://www.atlantico.fr/decryptage/footballeuses-voilees-pourquoi-fifa-accepte-jeu-islam-politique-annie-sugier-412349.html

L’escrime ce n’est pas du ressort de la FIFA mais les observateurs notent que le voile devient la règle pour les joueuses mulmanes dans le sport international, y compris aux jeux olympiques malgré les déclarations de neutralité dans les chartes de toutes les institutions sportives officielles;

Ibtihaj Muhammad, va devenir en 2016 la première musulmane américaine voilée à prendre part aux JO. (Charles Sykes/AP/SIPA)

Selon la Ligue Internationale du Droit des Femmes,

« Ces pays bafouent les principes et les règles inscrits dans la charte olympique à laquelle ils ont pourtant souscrit. […] Quel crédit donner au CIO et aux fédérations internationales, qui plient face à des exigences n’ayant rien à voir avec le sport et qui briment les femmes ? Ce faisant, ils trahissent les athlètes musulmanes qui ont couru bras et jambes découverts. »

http://tempsreel.nouvelobs.com/sport/jeux-olympiques-rio-2016/20160801.OBS5638/le-voile-islamique-aux-jo-recit-d-une-histoire-mouvementee.html

Israël/Palestine. Des milliers de femmes israéliennes et palestiniennes marchent pour la paix

March de l'espoir

Source image 

Environ dix mille femmes ont marché « pour l’espoir » pendant deux semaines, du 4 au 19 octobre 2016, à travers Israël et même si elles sont en majorité israéliennes ou occidentales (certaines venues de l’étranger), il y avait aussi des palestiniennes et d’autres arabes et musulmanes qui n’ont pas manqué de courage en s’associant avec des kouffars au risque de leur vie. Les femmes ont déjà manifesté pour la paix auparavant et périodiquement Israéliens et Palestiniens manifestent en faveur de la paix et de la coexistence pacifique.

La prix Nobel de la paix 2011, Leymah Gbowee, s’est jointe à l’évènement comme invitée d’honneur et devait présenter le film sur le combat des femmes du Libéria.pray-the-devil_ha

Les manifestantes devaient terminer leur marche à Jérusalem devant le domicile de Benjamin Netanyahou pour l’enjoindre de penser autrement, de ne pas penser « guerre » mais « négociations ». Elles ont promis de continuer à manifester jusqu’à obtention d’un accord de paix et resteront en place jusqu’à satisfaction de leur revendication.

L’information n’a pas fait beaucoup de bruit et c’est regrettable. En effet, les médias mainstream font plus de politique que de sociologie et puis, une marche de femmes, quel intérêt ? J’ai trouvé presque toutes les informations sur des sites anglophones.

http://womenwagepeace.org.il/en/la-march-despoir-4-19-10-2016/

Plusieurs événements sont organisés après la marche, profitant des grandes fêtes juives qui suivent le Nouvel An (Roch Hachana) et aboutissent au Grand Pardon (Yom kippour) après que chacune et chacun se soit débarrassé de ses pêchés et demandé pardon àux personnes qu’ils auraient offensées. Ces traditions sont  observées par les pratiquants et sont aussi un rappel de la tradition et de l’Histoire pour les autres.

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WE WON’T STOP UNTIL THERE IS A POLITICAL AGREEMENT

Nous continueront jusqu’à l’obtention d’un accord politique

With the culmination of the March of Hope on October 19th, we call on you to continue with us:

Le 19 octobre, à l’issue de la Marche de l’Espoir, nous vous invitons à poursuivre le mouvement avec nous.

  • October 20-24th: We will be in our SUCCAT SHALOM near the Prime Minister’s Residence from 7:00-23:00. After Kabbalat Shabbat, we will have a break until Sunday morning.    We have an apartment nearby if you need a place to stay.

Nous serons dans notre succa à côté de la résidence du Premier ministre de 7 à 23 h. Après Kabbalat Shabbat, nous ferons une pause jusqu’au dimanche matin. Nous pouvons héberger celles qui le nécessitent dans un appartement proche.

  • A WOMAN STANDING – from October 25th-31st. Two women, barefoot and dressed in white, will stand in front of the Prime Minister’s Residence holding a sign for Women Wage Peace demanding a political agreement. Each shift will be for an hour.

Sit in de femmes du 25 au 31 octobre. Deux femmes pieds nus habillées de blanc se tiendront en face de la résidence du Premier Ministre tenant une pancarte de Women Wage for Peace exigeant un accord politique. Ces femmes seront remplacées chaque heure.

  • On October 31,  2016 with the OPENING SESSION OF THE KNESSET ,  we will walk from the Prime Minister’s Residence to the Knesset where we will hold a PEACE VIGIL carrying signs with pictures and names of Knesset members.

Le 31 octobre, avec l’ouverture de la session de la Knesset, nous marcherons depuis la résidence du Premier ministre jusqu’à la Knessset où nous tiendrons une vigie pour la paix avec des panneaux portant la photo et le nom des membres de la Knesset.

  • With each PLENARY SESSION of the Knesset we will hold a vigil of 120 members of Women Wage Peace opposite the Knesset.

A chaque session plénière de la Knesset, nous nous tinedrons en face du parlement un groupe de 120 membres de Women Wage Peace.

To register for any event, please contact: Galit Mass Eider. 052-8390991

THIS IS NOT A SLOGAN NOR A DREAM –  WOMEN WAGE PEACE!

Ceci n’est ni un slogan ni un rêve. Les femmes font la paix !

 

Les organisatrices de cette marche, l’ONG Women Wage Peace,  l’ont définie comme “nonpolitical, broad-based and rapidly growing movement of thousands of women to restore hope, and work toward a peaceful existence. »

Mouvement de milliers de femmes, apolitique, à la fondation large et en croissance rapide, pour restaurer l’espoir et œuvrer pour une coexistence pacifique.

mothers and sisters from across the country united in Jerusalem to demand that Prime Minister Benjamin Netanyahu restart peace negotiations, at the culmination of a two-week “March of Hope.”

Organized by the NGO Women Wage Peace, the trek, which began in Rosh Hanikra, concluded on Wednesday night in front of Netanyahu’s Jerusalem residence, with several hundred demonstrators of all ages standing on a temporarily closed street holding anti-war placards.

Be the first to know – Join our Facebook page.

According to the organization’s website, its mission is a “nonpolitical, broad-based and rapidly growing movement of thousands of women to restore hope, and work toward a peaceful existence for ourselves, our children and future generations.”

Wearing a Women Wage Peace T-shirt, Raya Kalisman, the 70-something grandmother who founded the Humanistic Education and Ghetto Fighters Museum in the Western Galilee, said the NGO was created a year and a half ago, following the 2014 war in Gaza.

“The mothers started asking themselves, ‘Why are we sending our children to war, and what is the future for our children and grandchildren?’” said Kalisman, who traveled from the Galilee to attend Wednesday’s demonstration.

“Women from across the country joined us from the Left, Right and Center – religious and nonreligious,” she said.

Asked what she would say to Netanyahu if given the opportunity, Kalisman replied, “We want you to start thinking differently.”

“We want him to start thinking not [of] war, but [of] negotiation,” she added. “And we will keep protesting until there is an agreement.”

Yigal Shebar, a 48-year-old school principal, and his wife, Daniella, a social worker, said they felt compelled to join the demonstration to express their dissatisfaction with the current state of affairs between Jews and Palestinians.

“I believe that we can achieve some kind of agreement with the Palestinians,” said Yigal. “I believe we have a very tough partner, and that the two sides don’t like each other, and it may take a couple years to have an achievement, but we must do it.”

Daniella added, “We really got this feeling that this country is very, very stuck in a lot of areas because of the non-negotiations with the Palestinians, and it’s not allowing this country to be what it could be, and what we believe it should be.”

Mentioning their three children, Daniella said she does not want to be “a person who stays at home when everything is falling apart.”

The couple added that they directly blame Netanyahu for the impasse.

“We are Israelis, so our leader is Netanyahu, not Abbas,” said Yigal. “If we were Palestinian, we would blame Abbas, but I don’t care about Abbas. I only care about Netanyahu.”

“I think Netanyahu has failed in a lot of areas, and this is the main one,” added Daniella.

Sima Salh, a Druse grandmother wearing a hijab, said she traveled with 15 other Druse women from Haifa to demand peace negotiations.

“I want peace in all the world,” she said, adding that her son served in the IDF. “The problem here is the governments of Israel and the Palestinian Authority. They are not hearing our voice. Netanyahu and the government must listen to our voices. The mothers have much to say, but there are no ears to listen, not Netanyahu’s and not Abbas’s.”

Danny, a 73-year-old retiree who requested his last name not be published, said none of the hundreds of demonstrators was wearing a yarmulke, which he said is problematic.

“We are a very democratic country,” he said. “And the problem is that if you look around at the people supporting this demonstration, you don’t see [religious people] who belong to the right-wing parties, and they are setting the political tone in Israel.”

“Until they join us,” Danny continued, “there is no way that it will succeed.”

http://www.jpost.com/Israel-News/Women-Wage-Peace-rally-in-Jerusalem-for-peace-talks-470450

Lire aussi

  • Discours de l’ambassadrice de France en Israël

ttp://www.israelvalley.com/news/2016/10/20/51367/women-wage-peace-discours-de-l-ambassadrice-en-isra-l-h-l-ne-le-gal

De la douceur dans ce monde de brutes.Beethoven Symphony No. 9 – Mvt. 2 – Barenboim/West-Eastern Divan Orchestra

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Beethoven Symphony No. 9 – Mvt. 2 – Barenboim/West-Eastern Divan Orchestra

L’énergie dégagée par le second mouvement de la 9ème symphonie de Beethoven est revigorante, joyeuse et communicative.

Je ne sais pourquoi, je l’entends souvent sur les ondes radiophoniques en ce moment. Un signe des temps ? Une réaction salutaire au marasme ambiant ? Une réponse de la vie à tous les drames humains que nous traversons ?

– le 2e mouvement : molto vivace est un scherzo rapide, impressionnant par l’usage qui est fait des timbales. Le thème principal, en ré mineur est présenté en entrées fuguées. Le presto, en ré majeur, tient lieu de trio.

le 4e mouvement : le plus long, et qui nécessite un effectif orchestral complet avec quatre solistes vocaux et un chœur à quatre voix. Il dure environ 25 minutes et comprend l’Ode à la Joie.

http://www.lvbeethoven.fr/Cedes/Symphonie_09-Neuvieme.html#Menu

La 9ème symphonie de Beethoven est surtout connue pour son thème « Ode à la joie » qui a été choisi comme hymne européen le 19 janvier 1972.

Autographe de la Neuvième symphonie

Source image http://www.lvbeethoven.fr/Cedes/Symphonie_09-Neuvieme.html#Menu

L’Ode à la joie — appelée également Hymne à la joie1 — est un poème de Friedrich von Schiller écrit en 1785. Il est surtout connu comme finale du quatrième et dernier mouvement de la 9e Symphonie de Beethoven, devenu l’hymne officiel de l’Union européenne.

Ce poème célèbre l’idéal de l’unité et de la fraternité humaines (« Millions d’êtres, soyez tous embrassés d’une commune étreinte ! »). Son titre original est An die Freude, mais il est souvent appelé Ode an die Freude. L’idée selon laquelle Schiller avait initialement écrit un poème à la liberté (Freiheit) mais qu’il aurait dû en faire un poème à la joie2 est une légende romantique, apparue dans un roman de Robert Griekenperl en 1838 et fréquemment reprise depuis (cf. Esteban Buch, p. 137 et 182-183).

La 9e Symphonie, et plus généralement Beethoven et Schiller, ont joui d’une très grande considération sous le IIIe Reich, en tant qu’œuvre spécifiquement allemande : elle est l’œuvre classique la plus jouée de 1933 à 1945. Elle est notamment interprétée lors de l’ouverture des Jeux olympiques de Berlin (1er août 1936), ou les anniversaires de Hitler (1937 et 1942).[réf. nécessaire]

Plusieurs musiciens (Otto Klemperer, Walter Damrosch) s’élèvent contre cette annexion de l’Ode à la joie au nationalisme allemand et en donnent des interprétations aux États-Unis et au Royaume-Uni. De même, des déportés au camp d’Auschwitz interprètent, en signe de résistance, une version tchèque de l’Ode en mars 1944.

L’introduction instrumentale de ce mouvement a été adoptée en 1972 par le Conseil de l’Europe comme hymne européen, puis en 1985 comme hymne officiel par les chefs d’État et de gouvernement de l’Union. L’interprétation officielle fut confiée à Herbert von Karajan qui en réalisa trois arrangements : un pour piano, un autre pour instruments à vent et un troisième pour orchestre symphonique.

Le texte chanté dans le quatrième mouvement de la 9e Symphonie reprend seulement une partie du poème de Friedrich von Schiller. Il comporte de légères variations par rapport au poème original de 1785 (indiquées en note).

Texte original allemand Traduction française
O Freunde, nicht diese Töne!
Sondern laßt uns angenehmere anstimmen
und freudenvollere.
Ô amis, pas de ces accents !
Laissez-nous en entonner de plus agréables,
Et de plus joyeux !
Freude, schöner Götterfunken
Tochter aus Elysium,
Wir betreten feuertrunken,
Himmlische, dein Heiligtum!
Deine Zauber binden wieder
Was die Mode streng geteilt;
Alle Menschen werden Brüder3
Wo dein sanfter Flügel weilt.
Joie, belle étincelle divine,
Fille de l’assemblée des dieux,
Nous pénétrons, ivres de feu,
Ton sanctuaire céleste!
Tes charmes assemblent
Ce que, sévèrement, les coutumes divisent;
Tous les humains deviennent frères,
lorsque se déploie ton aile douce.
Wem der große Wurf gelungen,
Eines Freundes Freund zu sein;
Wer ein holdes Weib errungen,
Mische seinen Jubel ein!
Ja, wer auch nur eine Seele
Sein nennt auf dem Erdenrund!
Und wer’s nie gekonnt, der stehle
Weinend sich aus diesem Bund!
Celui qui, d’un coup de maître,
a réussi
D’un ami d’être l’ami ;
Qui a fait sienne une femme accorte,
Qu’il mêle son allégresse à la nôtre!
Oui, et même celui qui ne peut appeler sienne
Qu’une seule âme sur la Terre!
Mais celui qui jamais ne l’a su,
Qu’en larmes il se retire, de cette union !
Freude trinken alle Wesen
An den Brüsten der Natur;
Alle Guten, alle Bösen
Folgen ihrer Rosenspur.
Küsse gab sie uns und Reben,
Einen Freund, geprüft im Tod;
Wollust ward dem Wurm gegeben,
und der Cherub steht vor Gott.
Tous les êtres boivent la joie
Aux seins de la nature ;
Tous les bons, tous les méchants,
Suivent sa trace parsemée de roses.
Elle nous a donné des baisers et la vigne ;
Un ami, éprouvé par la mort ;
La volupté fut donnée au vermisseau,
Et le Chérubin se tient devant Dieu.
Froh, wie seine Sonnen fliegen
Durch des Himmels prächt’gen Plan,
Laufet, Brüder, eure Bahn,
Freudig, wie ein Held zum Siegen.
Joyeux, comme ses soleils volant
À travers le somptueux dessein du ciel,
Hâtez-vous, frères, sur votre route,
Joyeux comme un héros vers la victoire.
Seid umschlungen, Millionen!
Diesen Kuß der ganzen Welt!
Brüder, über’m Sternenzelt
Muß ein lieber Vater wohnen.
Ihr stürzt nieder, Millionen?
Ahnest du den Schöpfer, Welt?
Such’ ihn über’m Sternenzelt!
Über Sternen muß er wohnen.
Soyez enlacés, millions.
Ce baiser au monde entier !
Frères ! Au-dessus de la voûte étoilée
Doit habiter un père bien-aimé.
Vous vous effondrez, millions ?
Monde, as-tu pressenti le Créateur ?
Cherche-le par-delà le firmament !
C’est au-dessus des étoiles qu’il doit habiter.

Hymne/Ode à la joie, 9ème symphonie – Hymne européen – Beethoven

Barenboim/West-Eastern Divan Orchestra

Le West-Eastern Divan Orchestra (Orchestre du Divan occidental-oriental) est un orchestre symphonique qui a la particularité de réunir chaque été environ 80 jeunesinstrumentistes d’Israël, des États arabes voisins (Syrie, Liban, Égypte, Jordanie) et des Territoires palestiniens, qui viennent en Europe se former et jouer ensemble. ..

L’orchestre est le fruit d’une initiative du pianiste et chef d’orchestre juif israélo-argentin Daniel Barenboïm et de l’écrivain chrétien américano-palestinien Edward Saïd pour promouvoir le dialogue et la paix entre Juifs et Arabes. Il se forme en 1999 à Weimar à l’occasion du 250e anniversaire de la naissance de Goethe : le nom de l’orchestre vient d’ailleurs du recueil West-östlicher Divan (Divan occidental-oriental) du poète allemand. D’abord basé à Weimar pendant les deux premières années, il obtient en 2001 le soutien de l’Orchestre symphonique de Chicago dont Daniel Barenboim était le directeur musical. Depuis 2002, c’est le gouvernement autonome d’Andalousie et différents mécènesespagnols qui en assurent le financement.

Depuis cette date, l’orchestre s’assemble chaque été en Espagne, à Séville où il répète pendant le mois de juillet avant d’entreprendre en août une tournée mondiale (Europe,Amérique du Sud, …) sous la baguette de Daniel Barenboïm.

https://fr.wikipedia.org/wiki/West-Eastern_Divan_Orchestra

Fondation Barenboïm-Saïd

http://www.barenboim-said.org/es/inicio/index.html

La Fondation Barenboim-Said a été créée en 2004 de la collaboration de l’Andalou avec le maestro argentin-israélien Daniel Barenboim et intellectuel palestinien Edward Said. Barenboim et Said avaient accepté deux ans avant l’invitation du Conseil de mettre en Andalousie accueillir le West-Eastern Divan Orchestra, un jeune orchestre qui se sont réunis à ce moment – là des musiciens israéliens et arabes de plusieurs pays du Moyen – Orient pour montrer que lorsque -faire un objectif de coexistence Musique- commun entre les gens des entreprises traditionnellement rencontrées possible fixes. La simple existence de l’orchestre et sa consolidation implique la traduction directe de la première des fins fondateurs de l’institution. Sa création en Andalousie est une allusion directe aux siècles où les trois religions méditerranéennes coexistaient pacifiquement et fructueusement à Al Andalus. Daniel Barenboim – (Buenos Aires, 1942)

Il a fait ses débuts comme pianiste à dix ans à Vienne et à Rome en 1967 et en tant que directeur menant le Philharmonia Orchestra de Londres. Entre 1975 et 1989, il est chef principal de l’Orchestre de Paris. De 1991 à 2006, il était chef d’orchestre de l’Orchestre symphonique de Chicago et directeur artistique du Teatro alla Scala de Milan de 2011 à 2014. Depuis 1992, il est chef d’orchestre et directeur artistique du Staatsoper Berlin.

Tout au long de sa carrière , il a reçu comme un administrateur et pianis t à six  Grammy Awards , comme í denombreux prix, dont le Prix de la Tolérance décerné par l’Académie évangélique de Tutzing, le prix des Arts Fondation wolf parlement israélien, le Praemium Imperiale du Japon, le Prix international de Willy Brandt, la Médaille du festival international de Musique et de Danse de Grenade, la Médaille d’or de la royal Philharmonic Society ,l’Ordre de la République fédérale d’Allemagne , la Légion d’honneur de la République française et de l’Ordre de l’Empire britannique. En 2007, le Secrétaire général de l’ONU Ban Ki – moon a nommé Messager de la paix pour promouvoir la paix et de la tolérance à travers le langage universel de la musique. En 2008 , il a reçu la citoyenneté palestinienne d’ honneur et est devenu la première personne avec un passeport israélien et palestinien.

 Avec Edward Said a reçu le Prix Prince des Asturies de la Concorde en 2002 pour sa «tâche généreuse et louable pour la coexistence et de la paix, symbolisée par la collaboration de jeunes musiciens qui, en surmontant les antagonismes historiques, encourage le dialogue et réflexion « .

Edward Said – (Jérusalem, 1935 – New York, 2003)

Baccalauréat de l’ Université de Princeton et Harvard Ph.D., à partir de 1963 a enseigné l’ anglais et de littérature comparée à l’ Université de Columbia. Auteur de plus de vingt livres traduit en trente-cinq langues, dont l’orientalisme (1978), La question palestinienne (1979), couvrant l’ Islam (1980), Le Monde, le texte et critique (1983) et Parallels paradoxes: réflexions sur la musique et la société (2002, avec Daniel Barenboim).

Saïd n’a pas été amoureux de la musique juste , mais était un excellent pianiste. Il a écrit plusieurs livres sur lamusique et a été le critique musical du magazine américain The Nation pendant des années. Ledit souvent vu dans la musique reflète ses idées sur la littérature et l’ histoire. La Fondation Barenboim-Said a collaboré avec le débat d’édition sur la publication de certains de ses livres en espagnol: Elaborations Musical: Essais sur la musique classique (2007), Représentations de l’intellectuel (2007), l’ humanisme et de la critique démocratique (2006), Le style tardif: la musique et le compteur de la littérature (2009), la musique à la limite. Trois décennies d’essais et d’articles de musique (2011) et une édition révisée de la question palestinienne (2013).

En 1992, il a été nommé membre du Forum des Aînés de l’UNESCO. Il a été membre de l’Académie américaine des Arts et des Sciences, de la Royal Society of Literature, l’American Philosophical Society et membre honoraire du Collège King (Université de Cambridge). Il a été membre du conseil exécutif du PEN Club International jusqu’en 1998, et président de la Modern Language Association (MLA) en 1999. Il a reçu de nombreux doctorats honorifiques dans le monde entier et a reçu deux fois Trilling Award-Britannique et le Prix Wellek Association américaine de littérature comparée. En 2002, il a reçu le Prix Prince des Asturies de la Concorde. En l’honneur d’Edward Said, en 2004, le Conservatoire National de Musique en Palestine a changé son nom pour le Conservatoire National Edward Said of Music (Conservatoire National Edward Said de la musique).

Sa veuve Mariam Saïd a continué de diffuser l’important héritage d’Edward Said. Il fait partie du conseil d’administration de la Fondation Barenboim-Said depuis sa création et organise des débats et des conférences complètes chaque réunion de l’orchestre.

 

Israël/Palestine. Faites du houmous, pas la guerre. Arabes et Juifs partagent la même table

Le Times of Israël rapporte qu’un restaurateur juif des environs de Netanya, Kfar Vitkin en Israël propose une réduction de 50% aux juifs et arabes qui dégustent son houmous à la même table. L’offre est ouverte à toutes les confessions qui voudraient coexister pacifiquement.

Kobi Tzafrir, the owner of Hummus Bar in Tel Aviv, is offering a 50 percent discount to parties that are mixed Arab and Jewish.

http://www.nydailynews.com/news/world/restaurant-offers-50-hummus-discount-jewish-arab-tables-article-1.2404379

L’offre a été lancée sur facebook le 13 octobre 2015 et a été bien reçue autant par les arabes que les juifs. Le restaurant ne désemplirait pas.

10 jours plus tard, les internautes manifestaient sur Facebook leur intérêt pour cette bonne nouvelle : 7,760 people like this et 2,090 shares

847 commentaires avaient salué l’annonce, pour la plupart enthousiastes pour cette bonne idée pacifique, originale, belle, joyeuse et simple. Beaucoup d’encouragement à poursuivre l’initiative et à souhaiter qu’elle se répande.

Malheureusement, l’offre ne devait durer que quelques jours …

Depuis quelques jour, les bar-restaurants à houmous du monde entier sont invités à copier l’initiative

http://www.mymodernmet.com/profiles/blogs/hummus-bar-peace

Il s’est toutefois trouvé des fâcheux qui, n’ayant rien compris au message ou qui l’ayant compris choisissent la guerre, pour revendiquer la paternité du Houmous.

Le gérant du Hummus Bar de Kfar Vitkin n’est pas le premier à faire du Houmous le symbole qui relie toute l’humanité de la région. Trevor Graham avait réalisé en 2008 Make Hummus Not War Faites de l’houmous, pas la guerre, un documentaire sur le conflit du Moyen-Orient.

Ajoutée le 12 juin 2012

Could a regional love of hummus be the recipe for peace in the Middle East? This was the question on director Trevor Graham’s mind when he set out to film Make Hummus Not War, a documentary about the Middle Eastern conflict you don’t see on the nightly news.

One of the oldest-known prepared foods in human history, hummus is claimed by multiple Middle Eastern nationalities. So when Graham, a self-described hummus tragic, learned of a 2008 Lebanese plan to sue Israel for acting as if it had proprietary rights over the dish, he was intrigued and hungry for more. With Israel, Lebanon and Palestine fighting once again — over who ‘owns’ the hummus heritage — he set off on a personal journey into a colourful culinary history.

Make Hummus Not War is Graham’s humorous journey though the hummus bars and kitchens of, Beirut, Tel Aviv, Jerusalem, and New York. Along the way he encounters the doyenne of Middle East cuisine Claudia Roden, zealots, Jewish settlers, biblical characters, political activists, chickpea farmers, novelists and Sheiks, for whom hummus is a near religious obsession.

« Hummus and chickpeas are a symbol of our common humanity… I want this movie to say ‘We have more in common than divides us’. » — Trevor Graham

Customers pose outside the Hummus Bar restaurant. The promotion was posted on the company's Facebook page a week ago and has already been 'liked' by nearly 6,500 people and shared 1,600 times

Des clients souriants posent devant le restaurant http://www.dailymail.co.uk/news/article-3282446/Give-chickpeas-chance-Israeli-bar-specialising-hummus-offers-half-price-deals-Jewish-Arab-customers-eat-together.html

http://abcnews.go.com/International/israeli-cafe-knocks-50-off-hummus-jews-arabs/story?id=34625140

Humanité, musique et communication. Renaud Capuçon et Khatia Buniatishvili

Publié le

Renaud Capuçon & Khatia Buniatishvili: Grieg, Sonata for Violin and Piano No.3 (from the album: Franck, Grieg, Dvořák)

Ecoutez le violoniste et la pianiste raconter comment et pourquoi ils apprécient de jouer ensemble et partagent les joies de l’interprétation commune de courtes pièce Franck, Grieg et  Dvorak

« On se parle, on dialogue ensemble Bien sûr qu’on est de pays différents, qu’on est d’éducation différente mais ce qui est formidable et assez incroyable en musique c’est justement qu’un homme et une femme de deux pays différents de deux personnalités différentes arrivent à correspondre comme une seule personne dans l’interprétation d’une oeuvre …dans la même direction, de donner aux notes le même sens ».

Partout dans le monde et à travers les âges, la musique a réuni des gens différents que la politique avait séparés ou monté les uns contre les autres.

Un exemple fameux est celui des musiciens juifs chassés d’Europe par l’antisémitisme à partir des années 30 qui ont découvert les musiciens noirs de Harlem repoussés dans les ghettos par les blancs. Les juifs de formation classique ont été enthousiasmés par la musique « nègre », de la musique avant tout. Benny Goodman a été le premier chef d’orchestre à intégrer des musiciens noirs dans sa formation qui connut un énorme succés et fit connaître ainsi la musique des ghettos.

C’est en juillet 1935 que naît le Benny Goodman Trio, grâce à l’arrivée de Teddy Wilson. Rejoint par Lionel Hampton en août 1936, il devient le Benny Goodman Quartet.

En formant ces petits groupes, Benny est un des premiers musiciens blancs à embaucher, à une époque où sévit une ségrégation raciale, des musiciens noirs. Le premier est le pianiste Teddy Wilson en 1935. Suivent levibraphoniste Lionel Hampton, le guitariste Charlie Christian et le trompettiste Cootie Williams (ces deux derniers musiciens font également partie du big band).

« 

Benny Goodman, clarinet; Lionel Hampton, vibes; Teddy Wilson, piano; Gene Krupa, drums. With George Duvivier on bass. Hey, that Lionel Hampton’s gotta be the King of Swing!

La musique est un merveilleux moyen de réunir les humains en leur donnant envie de faire la paix. C’est la démarche de Daniel Barenboïm qui rassemble des musiciens palestiniens et israéliens.http://www.danielbarenboim.com/journal/wagner-israel-and-the-palestinians.html

http://fr.timesofisrael.com/daniel-barenboim-veut-promouvoir-la-paix-au-proche-orient/

Le son donne une énergie extraordinaire, c’est un peu comme le soleil

joutée le 17 juil. 2012

Depuis 1942, la vie de Daniel Barenboim est un véritable roman dont le présent chapitre s’intitule West Eastern Divan Orchestra. A la tête de cette formation symbolique réunissant de jeunes musiciens juifs et arabes, le chef d’orchestre et pianiste livre ses idées politiques mais aussi musicales. Rencontre.

Les années ont beau défiler, le rythme de Daniel Barenboim n’est pas prêt de baisser… A l’aube de ses 70 ans qu’il fêtera le 15 novembre prochain, le chef d’orchestre et pianiste aux quatre passeports — argentin, israélien, espagnol et palestinien — n’a jamais été aussi actif, au disque comme à la scène. Au cœur de cette intense activité où l’on trouve tout de même la direction musicale du Staatsoper et de la Staatskapelle de Berlin mais aussi celle de la Scala de Milan, un projet semble l’habiter plus que tous les autres : le West Eastern Divan Orchestra qu’il a fondé en 1999 avec Edward Saïd, intellectuel palestino-américain disparu en 2003. A la tête de cette formation ô combien symbolique réunissant de jeunes musiciens juifs et arabes, originaires notamment d’Israël, de Syrie, du Liban, d’Égypte et de Jordanie, Barenboim parcourt le monde et enchaine les enregistrements dont une récente intégrale des symphonies de Beethoven chez Decca. Mais derrière le message de paix et de dialogue véhiculé par cette phalange atypique, le maestro s’applique à offrir un véritable projet musical. Pour celui qui donna son premier récital dans sa ville natale de Buenos Aires à seulement 7 ans, croisa la route des plus illustres musiciens du XXe siècle (Furtwängler, Rubinstein, Fischer, Markevitch, Klemperer, Boulez, Messiaen, Nadia Boulanger…) et visita un grand nombre de répertoires (Mozart, Brahms, Mendelssohn, Chopin, Tchaïkovski, Schubert, Bruckner, Schumann, Wagner, Mahler, Villa-Lobos, Bach, Albéniz, Debussy, Messiaen, Strauss, Liszt, Saint-Saëns, Fauré, Verdi, Bartók…), cette aventure est un moyen supplémentaire de vivre pleinement son oxygène à lui : la musique. Le 13 juillet, deux heures avant de monter sur scène pour diriger ce West Eastern Divan Orchestra dans la Neuvième de Beethoven dans le cadre lui aussi symbolique des jardins du Château de Versailles (la pluie diluvienne aura raison d’un concert finalement annulé), Daniel Barenboim revient sur ce que lui apporte son jeune ensemble mais aussi les origines de la verve, de l’envie et de l’énergie qui l’habitent toujours en 2012.

Propos recueillis par Marc Zisman

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