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Archives de Catégorie: parcs de Paris

De la douceur dans ce monde de brutes. Couleurs d’automne 17/10/2017

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Homme mur tombé de son arbre et chienne en pleine activité intellectuelle de recherche de nourriture

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Ce sophora japonica planté en 1830 souligne et cadre le paysage. Il commence à peine à jaunir

Vertus du sophora japonica http://www.mr-plantes.com/2014/09/sophora-du-japon/

Ginkgos : de gauche à droite le grand ginkgo femelle de la petite cascade est encore vert. Il produit des fruits en quantité. Face à lui au bord du lac se tient un ginkgo mâle déjà jauni. L’arbre aux 40 écus étincellera bientôt de tout son or.

Tulipier de Virginie planté il y a environ 30 ans. Je l’ai vu pousser et grandir à une vitesse vertigineuse. Il avait un compagnon qui n’a pas résisté à sa force vitalité et, trop rachitique, peut-être malade, a du être abattu il y a peu.

A propos de l’abattage des arbres, certains promeneurs s’indignent de ce que les bûcherons abattent de beaux arbres bien verts et feuillus. Ils ne savent pas qu’une bonne santé apparente peut dissimuler une fragilité dangereuse pour les promeneurs, fragilité dûe à une attaque de l’arbre par des insectes ou des champignons. Régulièrement, les bûcherons sondent les arbres avec un outil dédié qui leur indique si l’individu est creux. Les sceptiques pourront vérifier ce constat en examinant le tronc coupé.

Le tulipier de Virginie produit des fleurs étranges à l’harmonie subtile. Contrairement à leur apparence délicate, les pétales sont durs comme des copeaux de bois.

La fleur, hermaphrodite, est solitaire, dressée, comporte 9 tépales (pétales et sépales indifférenciés) dont 3 sépales vert clair entourant 6 pétales évoluant de vert très clair à blanc, jaune orangé à la base et légèrement odorante. Sa forme la fait ressembler à une tulipe, d’où le nom de l’espèce1. La floraison se fait entre mai-juin-juillet selon le climat.

Elle donne un fruit conique dressé après 20 ans. À maturité, à partir d’octobre, il libère de nombreux akènes ailés (3 à cm) ou samares simples (graines ailées, comparables à celle du frêne)1

L’arbre a été introduit en Europe en 1663 et il est depuis courant dans les parcs du continent1. Il a été introduit en France à partir du début du xviiie siècle, notamment par La Galissonnière. Les plus connus furent plantés au Petit Trianon de Versailles pour la Reine Marie-Antoinette en 1771 et abattus par la tempête de décembre 1999. L’année d’après l’un des arbres a été acheté par monsieur Vialis coutelier à Sauveterre-de-Rouergue dans l’Aveyron afin de fabriquer avec son bois des couteaux numérotes de 1 à 1755. La souche de l’arbre peut être vue dans le village de Sauveterre…

En plus de l’ornement, celui-ci possède un bois de cœur brun utilisé pour la fabrication de mobilier1. On extrait de son écorce la liriodendrine, un alcaloïde succédané de la quinine. Son nectar est apprécié par les abeilles (du moins aux États-Unis) et y donne un excellent miel très foncé.

 https://fr.wikipedia.org/wiki/Liriodendron_tulipifera

Je n’ai pas identifié cet arbre dont les feuilles composées ressemblent à celles de l’acacia. Il ombrage la petite cascade qui termine le ruisseau qui descend de la colline sous la guinguette Rosa Bonheur. Pour l’identifier je devrais observer la plantation de ses pétioles. http://gite-la-source.com/gite-medicinale02.htm et me rendre sur des sites d’identification des plantes .
Visoflora >  http://www.visoflora.com/index.php?option=com_visoflora&Itemid=6
Pixiflore > http://www.pixiflore.com/pages/recherche/photos_fleurs.php
Université Jussieu > http://abiris.snv.jussieu.fr/flore/flore.html
Photothèque Snats > http://www.les-snats.com/flore.htm
Identiflore > http://identiflore.maquettes.cndp.fr
Plant Encyclo > http://nature.jardin.free.fr/utilitaires2/index.html
Plantes sauvages > http://plantes.sauvages.free.fr/user/tx_especes/index_moteur.html

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On peut voir au loin le couple de canards indiens (canard coureur) qui demeure au parc malgré sa pollution aquatique, florale et sonore qui a fait fuir la plupart des oiseaux. Les canards colverts restants se reposent en troupeau sur les rives du lac côté sud.

Le coureur indien se caractérise principalement par son port quasi vertical, quand les autres canards présentent une ligne du dos plus ou moins horizontale, et son allure vive. Son corps est mince et allongé, avec un long cou se terminant par une tête mince, des petites ailes qui ne lui permettent pas de voler, et des pattes portées très en arrière. Toutes ces caractéristiques ne font que renforcer l’impression verticale que donne ce canard. D’un point de vue anatomique, ce port particulier est lié à son fémur particulièrement court, implanté de manière bien postérieure à celui des autres canards.

Race à l’origine blanche, on rencontre aujourd’hui diverses colorations du plumage. On rencontre ainsi des variétés blanches, noires, brunes, bleues (couleur gris ardoise), sauvages (reprenant la coloration du canard colvert, avec dimorphisme entre mâles et femelles), truitées, panachées (fauve et blanc), jaune pois et sauvages argentées2.

C’est un canard léger, qui pèse entre 1,75 et 2 kg3. Il est très peureux, moins bruyant que l’oie mais plus que le canard de Barbarie (qui est muet).

https://fr.wikipedia.org/wiki/Coureur_indien

15 octobre 2017. Aurore dans le ciel de Paris

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Depuis mon balcon de 8h51 à 9h01 en regardant vers la rue de Crimée au-dessus des frondaisons des arbres des Buttes-Chaumont

Ciel sans nuages

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Nuages et lumières. Paris 2 octobre 2017

Publié le

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https://fr.wikipedia.org/wiki/Nuage

Les nuages les plus fréquents dans le ciel de Paris sont les cumulus et les stratocumulus

En ce moment, ils sont particulièrement présents avec un temps très variable et du vent qui les fait jouer à cache-cache avec le soleil. Ils affichent de belles formes bien dodues.

J’ai pris des notes avec mon appareil photo en promenant ma chienne dans le parc des Buttes-Chaumont, autour du lac et dans les rues adjacentes.

Je pensais au poème de Charles Baudelaire, l’étranger :

Charles BAUDELAIRE   (1821-1867)

L’Etranger

– Qui aimes-tu le mieux, homme énigmatique, dis ?
ton père, ta mère, ta soeur ou ton frère ?
– Je n’ai ni père, ni mère, ni soeur, ni frère.
– Tes amis ?
– Vous vous servez là d’une parole dont le sens m’est
resté jusqu’à ce jour inconnu.
– Ta patrie ?
– J’ignore sous quelle latitude elle est située.
– La beauté ?
– Je l’aimerais volontiers, déesse et immortelle.
– L’or ?
– Je le hais comme vous haïssez Dieu.
Eh ! qu’aimes-tu donc, extraordinaire étranger ?
– J’aime les nuages… les nuages qui passent… là-bas…
là-bas… les merveilleux nuages !

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Automne aux Buttes-Chaumont 01/10/2017

Publié le

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Baba joue des mélodies brésiliennes dans le tunnel qui offre une bonne acoustique. La douce  chanson de la clarinette m’a attirée jusque là. Le son mélodieux et nostalgique s’harmonise parfaitement avec le temps gris et les couleurs mélancoliques du jour.

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De nombreux arbres sont encore très verts mais ceux qui ont jauni précocement, comme le noyer d’Amérique ont déjà perdu toutes leurs feuilles avec la pluie de la nuit dernière.

Avec l’été indien que j’espère en octobre, nous devrions profiter longuement des couleurs et de l’odeur chaleureuses des feuilles d’automne.

Parc des Buttes-Chaumont sous les nuages

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Ce mardi 5 septembre, le temps est incertain. Des nuages gris s’amoncellent au dessus du parc et je me demande s’il va pleuvoir. Je fais le tour du lac avec ma chienne et mon petit appareil photo.

Le lac est toujours aussi sale malgré les milliers d’euros qui ont été dépensés pour restaurer le circuit hydraulique. Difficile de laisser son imagination gambader en contemplant ce miroir glauque et puant.

A travers le tapis de nuages apparaît un bout de ciel bleu. Pointe une lumière blanche et vive qui fait ressortir la noirceur des branchages encore dans l’ombre. Une corneille est perchée sur une branche, aujourd’hui elles sont peut nombreuses.

Quelques oies se dandinent et au loin une grosse carpe bondit hors de l’eau pour gober des insectes en faisant un gros clapotis.

Sur la berge herbue du lac un homme donne du pain aux canards, des colverts avec une majorité de mâle reconnaissables à leur cou vert mordoré. Un couple de canards indiens s’est joint à eux pour profiter de la nourriture. Des panneaux indiquent qu’il ne faut pas nourrir les oiseaux mais d’après la dame de l’association poils et plumes des Buttes, personne ne vient les nourrir depuis dix ans.

Je suis sur le point de sortir du parc quand une belle lumière dorée jaillit de derrière les nuages et met en feu les feuilles des marronniers qui sont déjà bien rousses. Le rayon bas m’éblouit mais j’observe qu’un Vélib blessé s’appuie contre la grille. J’aimerais que la beauté de la nature ne soit pas meurtrie par la malveillance des hommes.

Le temps, les couleurs des arbres et des baies, les odeurs d’humus, tout cela sent l’automne, ma saison préférée.

La Connectrice

 

Buttes-Chaumont. Verdure aoûtienne

Publié le

Ce vendredi 4 août 2017, je profite du départ des Parisiens pour jouir du calme et de la tranquillité du parc.

E faisant le tour du lac, de la gauche vers la droite, j’ai pris quelques notes photographiques. Le lac est toujours aussi glauque et rempli de détritus. Et pourtant quelques personnes s’allongent sur ses berges tout près de l’eau. Les malheureux ne doivent pas avoir beaucoup d’alternatives écologiques pour se résigner aux odeurs nauséabondes et à la vision dégoutante d’une eau épaisse jonchée de détritus de toutes sortes.

Les oiseaux aquatiques l’ont déserté pour des eaux plus pures et du silence. Des édicules et des containers parsèment les allées afin de permettre aux visiteurs nocturnes de vomir, déféquer, uriner et jeter bouteilles et déchets dans des réceptacles appropriés, ce qui ne les empêche pas de polluer l’ensemble du parc. Ces containers et ces édicules puants détruisent l’harmonie des plantations, des allées sinueuses ainsi que le fantasme urbain de pouvoir retrouver un peu de campagne en ville.

Arrosage du matin comme un léger rideau de perles

Début de nôtre promenade. Le belvédère, copie du temple de la Sibylle, se cache derrière les arbres et ma chienne se demande pourquoi je traîne pour prendre des photos

Ce buddleia sauvage domine les détritus qui flottent sur l’eau. Le parc possède aussi des buddleias cultivés aux grappes blanches ou pourpres plus fournies.

Quelques canards résistent à la pollution et au bruit, peu nombreux, ils ont quelque chance de pouvoir arracher quelque nutriment aux énormes carpes.

Plus loin, le lac est toujours déserté par les oiseaux aquatiques

Le débroussaillage sévère de l’île l’hiver dernier a privé les oiseaux de nourriture et de refuge mais il a fait apparaître cette ouverture dans la falaise sous le belvédère

En été comme en hiver, le faune demeure agrippé à son rocher

 

 

 

La petite cascade et son magnifique ginkgo. On peut faire de la tisane avec ses feuilles fraîches.

Les feuilles contiennent des terpènes et des proanthocyanidines qui agissent sur les maladies suivantes. De nombreuses études scientifiques ont démontré les effets bénéfiques des feuilles de ginkgo biloba

-pertes de mémoire et démence séniles (Alzheimer) liées à l’âge (améliore la fluidité de la circulation sanguine dans le cerveau)

-dégénérescence maculaire et rétinopatie diabétique (améliore la fluidité sanguine dans le nerf optique et évite les caillots)

-améliore la circulation périphérique comme la maladie de Raynaud

-vertige des hauteurs

-dysfonctions érectiles

Risques

-hémorragies internes si mauvaise prescription du fait de ses vertus fluidifiantes du sang

-ne pas utiliser avec des anticoagulents (aspirine, ibuprofène, etc.)

Les feuilles se consomment en petites quantités
  • Salade

On cueuille les feuilles fraîches de préférence fin de printemps/début été. Respecter l’arbre en prenant les feuilles.

  • Boisson

Les feuilles fraîches peuvent être consommées en salade ou mixés dans des boissons.

  • Tisane

La tisane de feuilles de ginkgo est plus efficace si on y ajoute du gotu kola et du tulsi  (basilic sacré).

Avant la réfection du circuit hydraulique, je venais me rafraîchir les pieds dans l’eau courante et claire en période de canicule. Désormais, c’est impossible tant l’eau est glauque et puante. De temps en temps des cantonniers tentent de nettoyer les pierres au jet d’eau (ils n’ont pas de karcher) mais ça ne suffit pas. Ce havre de fraîcheur est désormais inhospitalier. Merci aux génies qui ont passé un marché public avec une entreprise aussi compétente qui a empoché une énorme somme. Il faut bien nourrir les copains.

Arbres tagués, piédestal du belvédère souillé à la peinture rouge, branches cassées,  fleurs cueillies et abandonnées toutes flétries, détritus jetés dans le lac, bouteilles brisées, excréments dans les buissons, nourriture pourrie dans les bosquets, capsules de bouteilles de bière et filtres de cigarettes à joint jonchent les pelouses et résistent au passage des cantonniers et jardiniers. Le repère de ce banc a même été brûlé…

Je me souviens de Roland Castro, architecte du président Mitterrand, beau-frère de Laurent Fabius, fondateur du groupuscule maoïste Vive la révolution. Il disait que lorsqu’on offre aux gens de la beauté dans l’urbanisme, ils respectent leur environnement et ne le saccagent pas on ne casse pas ce qui est beau. Ces belles paroles forgées à l’idéologie communiste ne reflètent pas du tout la réalité car, malheureusement la beauté c’est bourgeois et elle n’empêche pas le vandalisme. Par contre le XIXème étant catalogué populaire, toutes les incivilités et l’expression de la malveillance humaine y sont permises.

La Connectrice

 

 

Buttes-Chaumont. Une nouvelle association et son site

https://www.poilsetplumesdesbuttes.com/

Une association loi 1901, crée en janvier 2016. Cette création répond au besoin de plusieurs personnes agissant seules dans le Parc,  de se fédérer autour d’une action commune et par là même de s’entraider pour les soins et la protection des animaux du Parc. Elle correspond également au souhait des responsables du Parc d’avoir un interlocuteur unique concernant la Faune. Nous intervenons exclusivement dans le Parc des Buttes Chaumont.

Nos Actions
  • Assure la protection des animaux   vivants  dans le Parc des Buttes Chaumont et améliore leurs  conditions  d’existence.

  • Apporte soins et secours aux animaux (oiseaux sauvages, chats, hérissons….) et collabore avec d’autres associations ayant des buts similaires, si  nécessaire : ex : la SPOV (Société Protectrice des Oiseaux des  Villes)

  • Fournit  les rations nécessaires au nourrissage des animaux.

  • Régule la population des animaux en limitant le nombre de naissance par des méthodes préventives telles que la stérilisation.

  • Fait  adopter les chats sociabilisés.

  • Collabore avec la Direction du Parc pour les problèmes touchant au bien-être des animaux et à leur environnement et a un devoir d’alerte en cas de danger les menaçant.

  • Participe à des groupes de réflexions avec la Mairie de Paris concernant le Bien Être des animaux de Ville.

Comment nous aider

Vous pouvez nous aider en  faisant connaitre l’association auprès de vos amis amoureux des animaux, en nous soutenant par vos dons. De manière plus opérationnelle en participant à  l’une de nos actions auprès des animaux, de manière ponctuelle ou durable. Vous pouvez aussi devenir famille d’accueil ou encore adopter l’un des chats abandonnés dont nous nous occupons.

Contact

POILS ET PLUMES DES BUTTES

118 Avenue Jean Jaurès
Paris, 75019
France

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