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Archives de Catégorie: parcs de Paris

Printemps gris. Le soleil est dans les fleurs

Publié le

 

Quizz : Saurez-vous mettre les noms correspondants sous les photos de ces fleurs de printemps ?

Pervenche

Mahonia faux houx

Forsythia

Pensées

Primevères

tulipes

narcisse double blanc et saumon, plusieurs noms commerciaux

jacinthes

jonquilles

pissenlit (dendelion)

kerria japonica ou corète du Japon

Parc des Buttes-Chaumont et rue Edouard Pailleron

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Parc des Buttes-Chaumont. Voyez-vous l’intruse ?

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Parc des Buttes-Chaumont

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Parc des Buttes-Chaumont

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Rue Jean Menans, devant l’école maternelle et primaire

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Rue Edouard Pailleron, la stèle à l’hommage des victimes de l’incendie criminel des préfabriqués du collège Edouard Pailleron. 16 enfants et 4 adultes ont péri, le 6 février 1973.

Les bulbes plantés à l’automne dernier dans mes jardinières

De la couleur et des odeurs suaves sur mon balcon

Parc des Buttes-Chaumont et rue Manin

Les Inconnus aux Buttes-Chaumont : Les bijoux de Cherbourg.

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Les bijoux de Cherbourg, parodie du film Les parapluies de Cherbourg de Jacques Demy

Qui se souvient du succès populaire des Parapluies de Cherbourg,  ne s’étonnera pas que les Inconnus, les plus grands parodistes de notre temps, se soient payé la comédie musicale. Personnellement, ce morceau n’a pas ma préférence mais j’ai été étonnée de voir qu’il avait été tourné au belvédère (temple de la Sybille, temple d’amour, gloriette…) des Buttes-Chaumont

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Depuis l’installation vers 1897 de Léon Gaumont sur le plateau Hassard, au-dessus du parc des Buttes-Chaumont, puis avec la construction des studios de la Société française de production (SFP), notre espace vert a été utilisé pour de nombreux tournages.

Studios Elgé ( initiales de Léon Gaumont). 
le premier atelier Gaumont de 1897 est au fond à gauche. Notez la grande « serre »  qui est le studio principal à éclairage naturel. construit en 1905  La ruelle des sonneries ( à peu près la « villa fleurie » actuelle) est à gauche. Source http://plateauhassard.blogspot.fr/2012/04/les-studios-gaumont.html

Les ateliers de Léon Gaumont ont été détruits depuis longtemps, suivis par les locaux de la SFP qui ont laissé la place à un vaste projet immobilier Bouygues. Il reste toutefois le siège commercial de la société Gaumont longtemps occupé par l’hôtel des impôts et acquis depuis quelques années par l’Oeuvre de la Croix-Saint-Simon

Entrée Art Nouveau du bâtiment commercial survivant

http://www.gentil-bourdet.fr/details/notices/cite%20elge.htm

Plan de Paris vers 1920. 
Notez la cité Elgé, les passages et impasses 
disparus et les réservoirs des Buttes Chaumont 
prés desquels s’élevait un marché de type Baltard

http://plateauhassard.blogspot.fr/2012/04/les-studios-gaumont.html

Paris, un nouveau parc canin bancal dans le 19ème

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Quel site splendide où la maîtresse qui est au bout de la laisse de son chien ne pourra :

*ni admirer la nature faute de diversité en flore et faune

*ni s’asseoir faute de bancs

*ni boire ou se laver la mains faute de point d’eau

*ni jeter les sachets de crottes faute de poubelles

*ni s’abriter en cas d’intempérie faute de kiosque

*ni se promener le soir faute d’éclairage

*ni s’y rendre faute de transports publics qui acceptent les chiens

Malgré les 20% de TVA sur la nourriture canine, la redistribution de cette taxe ne profite pas à celles et ceux qui la payent et nos édiles font semblant de répondre à nos attentes par une demie mesure avant les prochaines élections. Et en plus, il faudrait leur dire merci !

Vous qui lisez ce texte, dites-moi si vous pourrez vous rendre en ce lieu excentré et déficient. Pour moi, c’est impossible…car ma chienne et moi sommes percluses d’arthrose qui limite les déplacements à pied, les transports en commun nous sont interdits par leur règlement et nous ne sommes pas assez fortunées pour prendre des taxis-qui par ailleurs acceptent rarement les chiens.

La Connectrice

 

Source :http://www.monchienmaville.com/

Si la vie citadine nous demande d’être patient, les bonnes nouvelles permettent de savourer les petites victoires. Après la mairie du 14ème, c’est au tour de celle du 19ème d’ouvrir un parc canin de liberté, boulevard Sérurier, en face du tramway, non loin de la porte des Lilas. Un espace déjà existant, à l’abri des habitations, qui jusqu’alors restait en friche ! Seul un petit panneau sur le portillon d’entrée indique que les chiens peuvent maintenant courir et s’amuser ensemble. Quelques recommandations d’usage sont affichées dont celle évidemment de ramasser les « cdc » de son chien. Garder cet endroit propre est loin d’être gagné, pour preuve, lors de notre visite nous avons déjà repéré un certain nombre de « cdc » gisant sur le terrain. Il est évident qu’avec une unique poubelle sur le site, le langage de prévention n’est guère incitatif pour les récalcitrants. Sans compter que le parc n’étant pas éclairé, il est extrêmement difficile, le soir de positionner exactement le lieu du « délit ». Et vouloir ramasser une « cdc » sans mettre les pieds dans celle d’une autre peut relever de l’exploit. Restons dans l’esprit de la COP 21, si cher à Madame Hidalgo, pour préconiser d’installer à chaque extrémité du parc, 2 récupérateurs à compost ! C’est possible, c’est écolo, c’est 100% français ! Et penser que les « cdc » de son chien, puissent servir d’engrais pour embellir les parcs et jardins de Paris, ça motive !

patrick-loiseauC’est à nous aussi propriétaires de chiens de maintenir ce lieu attractif et d’en faire une réussite mais c’est aussi aux municipalités de réfléchir pour qu’il soit le mieux adapté aux besoins des chiens et aux attentes des propriétaires.
Pour l’instant il n’y a qu’une malheureuse poubelle, aucun point d’eau et surtout à notre grande surprise, aucun banc ! Il est important de rappeler à nos élus que derrière chaque laisse il y a un propriétaire citadin ! Pensons par exemple aux séniors qui aiment s’asseoir sur un banc et en profiter pour faire un brin de causette. Favoriser l’échange et la parole, c’est ça aussi créer du lien social !
Si l’idée de laisser ouvert le parc canin 24h/24 est séduisante sur le papier, la réalité est tout autre, cela l’expose au quotidien d’être délaissé par les pouvoirs publics. Parc canin ne veut pas dire uniquement lieu fermé, entre quatre grilles. Pour éviter qu’il se transforme en terrain vague, il doit être aussi aménagé. Imaginons un espace pour enfants sans jeux, un terrain de basket sans panier, un Paris-plage sans sable ? Il faut bien avouer qua ça n’a guère de sens.
Merci à François Dagnaud, maire du 19ème, d’avoir tenu ses engagements. Il est le reflet de la promesse d’Anne Hidalgo selon laquelle chaque arrondissement de la capitale bénéficiera d’un parc canin. Espérons que d’autres arrondissements emboitent vite « la pate » et que Paris en 2017 ne reste pas la lanterne rouge des villes où il fait bon vivre avec son chien.

l1100846Le magazine « 30 Millions d’Amis » consacre un dossier très instructif sur « Les français et leurs chiens…vus par les éducateurs canins » et nous rappelle que par ces périodes de grand froid il est nécessaire de protéger son compagnon, surtout s’il est âgé.

Et selon le magazine « Inexploré », dans un article consacré aux « Animaux télépathes » : plus de 2000 programmes de recherches aux Etats-Unis attestent du bienfait apporté par les animaux dans les hôpitaux, les maisons de retraite et les prisons.

 

 

Foutoir parisien. L’écosystème du lac Daumesnil sacrifié pour une piscine

En savoir plus

  • En seulement 30 ans, plus de 420 millions d’oiseaux en Europe ont disparu à cause de la destruction des écosystèmes

http://www.notre-planete.info/actualites/actu_4132.php

En seulement 30 ans, plus de 420 millions d’oiseaux en Europe ont disparu

13 novembre 2014, 11 h 58

60 % des tourterelles ont disparu en Europe © Bernard Piquenard – Licence : Tous droits réservés

La sixième extinction massive de la biodiversité est bien en marche : en seulement 30 ans, 421 millions d’oiseaux ont disparu, non pas sur Terre mais seulement en Europe ! C’est l’estimation édifiante réalisée par une étude publiée dans le journal scientifique Ecology Letters. Pour les auteurs, « le déclin global de la biodiversité est sans précédent » (dans l’histoire de l’humanité). Les alertes scientifiques, les mobilisations internationales et locales semblent inefficaces devant le rouleau-compresseur d’une société marchande aveugle à son propre support de vie. Résultat : les écosystèmes s’appauvrissent ou sont méthodiquement stérilisés comme en témoigne le projet de barrage de Sivens en France qui a détruit une zone humide remarquable qui abritait de nombreuses espèces pourtant « protégées ». Si quelques espèces en voie d’extinction connaissent parfois un peu de répit, elles sont trop souvent les représentantes de la biodiversité symbolique, celle qui marque les esprits : pandas, baleines… Laissant de côté les espèces plus communes, dont les oiseaux, qui paient pourtant un lourd tribut. Cette étude menée par Richard Inger et Richard Gregory s’est basée sur 144 espèces d’oiseaux européens sur une échelle de 30 ans. Les données exploitées proviennent du Pan-European Common Bird Monitoring Scheme (PECBMS) et de Bird Life International. Résultat : on compte aujourd’hui 421 millions d’oiseaux en moins qu’il y a 30 ans ! Environ 90 % de ces pertes proviennent des 36 espèces les plus communes et les plus répandues, comme les moineaux domestiques, alouettes, perdrix grises et étourneaux, soulignant la nécessité de redoubler d’efforts pour mettre un terme à la disparitions des oiseaux de nos campagnes les plus connus à l’échelle continentale. D’une manière générale, l’étude rapporte que les petits oiseaux déclinent plus vite que les grands et que les espèces les plus communes sont les plus touchées, avec des baisses de population considérables et rapides.

Les principales causes de la disparition des oiseaux Cette disparition des oiseaux est liée à deux phénomènes principaux : les méthodes agricoles intensives et la destruction des habitats. Si de nombreuses espèces d’oiseaux présents dans les campagnes connaissent un très fort déclin, cela s’explique principalement par les méthodes agricoles conventionnelles : l’usage intensif des pesticides tue les insectes dont se nourrissent les oiseaux, qui meurent alors de faim. De surcroît, les haies sont coupées ou détruites, les arbres taillés : les oiseaux ne peuvent plus y nidifier. Enfin, la chasse de loisirs décime des millions d’oiseaux chaque année, et notamment en France. Une perte préjudiciable pour l’environnement et les Hommes Selon Richard Inger : « la perte importante des oiseaux communs pourrait être très préjudiciable à la société humaine ». En effet, ces oiseaux offrent de multiples avantages pour les écosystèmes : ils aident à lutter contre les ravageurs en contrôlant leur prolifération, ils disséminent les graines des fruits qu’ils mangent et participent ainsi à la reproduction des végétaux. De plus, les oiseaux détritivores jouent un rôle clé dans l’élimination des charognes dans l’environnement. En outre, pour beaucoup de gens, les oiseaux demeurent le principal moyen dont ils interagissent avec les animaux sauvages, en écoutant leurs chants, en profitant de leur présence, en les alimentant et les observant. Quelques espèces d’oiseaux ne sont pas en déclin Cette hécatombe masque pourtant la bonne santé de certaines populations d’oiseaux communs : grandes mésanges, rouges-gorges, mésanges bleues et merles ; mais aussi plus rares : busards des roseaux, buses et courlis. Cela pourrait s’expliquer par des mesures de conservation ciblée en Europe. Toutefois, ces plans de gestion offrent peu de protection pour les espèces les plus communes et les plus répandues. Si la disparition des oiseaux les plus communs était déjà connue, cette étude la confirme et la quantifie à l’échelle européenne. De plus, elle donne tout son sens à l’extinction massive de la biodiversité en cours et dont nous sommes les premiers responsables. Malheureusement, bien d’autres espèces sont concernées, mettant en péril l’avenir de l’humanité étroitement dépendant des ressources de la nature.

Référence Common European birds are declining rapidly while less abundant species’ numbers are rising ; Richard Inger, Richard Gregory, James P. Duffy, Iain Stott, Petr Voríšek, Kevin J. Gaston – DOI: 10.1111/ele.12387 Auteur Christophe Magdelaine / notre-planete.info Source : notre-planete.info, http://www.notre-planete.info/actualites/actu_4132.php

  • une vaste aire de « baignade biologique » – publique et gratuite – dans le bois de Vincennes en 2019.

http://www.lejdd.fr/JDD-Paris/Un-premier-lac-ouvert-a-la-baignade-a-l-ete-2019-808423

11 septembre 2016  |  Mise à jour le 12 septembre 201 ! 

A Paris, un premier lac ouvert à la baignade à l’été 2019

Une délibération soumise fin septembre au Conseil de Paris lancera la création d’une vaste aire de « baignade biologique » – publique et gratuite – dans le bois de Vincennes.

La zone de baignade (hachurée en blanc) de 8.000 m2 du lac Daumesnil sera filtrée naturellement. La plage en herbe sera située au sud de l’île de Bercy. (DR)

Nager ou barboter dans le lac Daumesnil, en plein bois de Vincennes (12e arrondissement), à deux pas du périphérique, de la Foire du Trône ou du zoo de Paris : certains en rêvent depuis longtemps alors que d’autres jugent l’idée ridicule. Initié en 2011, puis abandonné avant d’être ressorti des tiroirs début 2014 par Anne Hidalgo, alors candidate à la mairie de Paris, le projet se concrétise. Lors du prochain Conseil de Paris, les 26, 27 et 28 septembre, la maire socialiste proposera une délibération visant à instituer une aire de « baignade biologique » de 8.000 m2, estivale et gratuite, aménagée à l’ouest du lac Daumesnil.

En 2014, cette promesse de campagne avait fait jaser les maires de droite des communes riveraines du bois de Vincennes – Saint-Mandé, Saint-Maurice, Charenton-le-Pont, Joinville –, lesquels la qualifiaient (dans Le Parisien) d’initiative « aberrante », d' »idée de bobo » ou de « supercherie ». Depuis, la maire de Paris s’est engagée à rendre la baignade possible dans la Seine d’ici à 2024. Et elle a fait voter un plan Nager à Paris – 104 mesures et une enveloppe budgétaire de 150 millions d’euros –, dévoilé dans le JDD le 14 juin 2015. Ce plan prévoit, outre quatre nouvelles piscines dans la capitale, la création d’une baignade dans le lac Daumesnil. A l’été 2017, une partie du bassin de la Villette (19e) sera aussi ouverte aux baigneurs… qui n’ont pas attendu l’autorisation pour y plonger fin août.

Le lac Daumesnil aujourd’hui « impropre à la baignade »

« L’idée progresse, le sujet devient plus consensuel », se félicite Célia Blauel, adjointe EELV à la maire, chargée de l’eau et de l’environnement, qui ne craint pas de vagues de la part de l’opposition municipale. Et d’ajouter : « Le projet Daumesnil n’a pas été facile à mettre en œuvre. Nous avons beaucoup discuté avec les services techniques pour lever les points de blocage sur l’amélioration de la qualité de l’eau pour les baigneurs, sur l’insertion paysagère ou sur l’impact – moindre – pour le site et les animaux. » Le bois de Vincennes est classé au titre du Code de l’environnement, mais également par le PLU, « espace boisé » et « zone naturelle et forestière ». L’aménagement du plan d’eau devra aussi être compatible avec les usages actuels que sont le canotage et la pêche.

Les premières études de faisabilité ont vite montré que la qualité sanitaire de l’eau du lac laissait à désirer. De « fortes concentrations de bactéries pathogènes […] dues à la présence d’animaux domestiques ou sauvages » le rendaient « impropre à la baignade », souligne le texte qui sera présenté au Conseil de Paris. Le projet initial de permettre la baignade « sans aucun aménagement » a donc été abandonné, le traitement de l’eau étant indispensable. La zone « baignable » sera séparée du reste du lac par « deux jardins aquatiques » de 2.000 m² de part et d’autre, constitués de « plantes immergées » choisies pour leur capacité à filtrer l’eau biologiquement, l’épurer et la recycler. Créé artificiellement en 1858 par Jean-Charles Alphand, ingénieur des ponts et chaussées du baron Haussmann, ce bassin de 10 ha a d’abord été alimenté par la Marne ; il l’est aujourd’hui par le réseau d’eau non potable de la Ville de Paris. De la vase recouvre encore le fond du lac.

L’équivalent de trois piscines olympiques

A compter de l’été 2019, cette nouvelle aire de baignade gratuite ouvrira au public tous les ans, de mi-juin à mi-septembre, de 10 heures à 20 heures. Les « espaces enherbés existants » dans le sud de l’île de Bercy – accessibles par l’île de Reuilly – serviront de plages. Le site doit être divisé en trois zones, précise la délibération : « Un espace ludique et familial de 2.600 m² dont la profondeur sera comprise entre 30 et 60 cm, un espace de baignade autonome de 2.200 m² d’une profondeur comprise entre 30 cm et 1,5 m et un espace de 3.200 m², de 2,5 m de profondeur dédié à la nage. » Soit quasi « l’équivalent de trois piscines olympiques [1.250 m²]! », se réjouit Célia Blauel.

Douches, cabines pour se changer, locaux pour le personnel, platelages ou rampes d’accès des personnes à mobilité réduite… les équipements seront montés pour les trois mois d’été. L’accueil du public se fera via le poste de garde existant, à l’entrée de l’île de Bercy. « Le coût annuel de la maintenance et de l’exploitation de l’ensemble des installations est estimé à 450.000 € TTC », stipule le projet de délibération. Agents de la Ville, les maîtres-nageurs sauveteurs veilleront à la sécurité des quelque 2.200 personnes attendues chaque jour sur l’aire de baignade – 75.000 sur une saison. La capacité est estimée à 1.000 baigneurs en même temps.

Bertrand Gréco – Le Journal du Dimanche

Buttes-Chaumont. Les couchers de soleil de Marion

Marion admire le ciel au-dessus des Buttes-Chaumont depuis la large baie de son bow-window. Au delà de sa collection d’orchidées qu’elle nourrit de coquilles d’œuf, elle ne se lasse pas de regarder le spectacle chaque jour unique, du ciel et des frondaisons du parc. Elle a alors envie de partager cette immense beauté que rien ne peut égaler. Elle offre alors ses clichés à sa famille, ses amis et même Météo France.

Les photos ci-dessous ont été prises en direction de l’Ouest.

 

 

Les orchidées du jardin intérieur de Marion

Le printemps naissant vu de la fenêtre de Marion

Sophora japonica au début de l’été

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Soleil levant. Photos prises dans le parc un matin de novembre 2015. 11 jours après le massacre du 13 novembre, la nature triomphe de l’horreur.LC

Buttes-Chaumont. Couleurs d’automne 2016

En cette belle journée ensoleillée, les arbres rutilent de la magnificence colorée de leurs feuilles, en un élan joyeux , avant de disparaître pour l’hiver. Le temps étant doux et sec, certaines essences, comme le ginkgo sont encore bien vertes ou à peine jaunissantes.

Je n’étais pas la seule à les admirer et vouloir les fixer dans une mémoire, d’autres femmes prenaient des clichés dont Sylvie, une photographe professionnelle qui vit la plupart du temps en Nouvelle-Zélande et m’a donné sa carte. D’autres femmes évitaient avec délicatesse de passer devant mon objectif tandis que sans vergogne des coureurs me bouchaient la vue et je regrette de ne pas avoir eu le réflexe de fixer leur postérieur ou leur antérieur…

J’aime l’automne pour la douceur de sa température, ses couleurs et ses odeurs suaves.Je suis émue par le sursaut de vie de la nature avant son repos hivernal, comme en un bouquet final de feu d’artifice.

La beauté troublante de l’automne a été justement évoquée dans Kyoto de Yasunari Kawabata.

Les feuilles dorées se reflètent dans l’eau sombre du lac gardé par les hérons

En marchant autour du lac de droite à gauche en partant de la place de la mairie. Les arbres se reflètent comme jamais dans l’eau noire du lac qui, en cette saison, est un miroir parfait.

Les hérons sont toujours posés au pied de l’île quand ils ne sont pas perchés dans le cèdre. Je ne possède pas de téléobjectif pour les fixer comme Jacline, l’ornithologue.

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Le couple de hérons cendrés des Buttes-Chaumont photographié par Jacline vers le 15/10/2016.

Les ginkgos commencent à jaunir. L’arbre aux 40 écus va bientôt flamboyer

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Les cimes caractéristiques des ginkgos, tout juste jaunissantes, se découpent contre le ciel à côté des peupliers à peine dorés et  entre les ifs toujours verts et sombres. J’ai l’impression que cette année ils portent très peu de fruits. Habituellement leurs grappes sont très serrées et ils jonchent le sol en abondance. Munies de gants en caoutchouc et d’un sceau, des asiatiques viennent les ramasser pour en extraire les noix dont les amandes sont délicieuses et excellentes pour la santé.

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Ce ginkgo, côté Manin entre la place de la mairie et la rue de Crimée, est encore tout vert. Il devient d’autant plus magnifique lorsque ses feuillent dorent que son isolement favorise l’exhibition de sa silhouette.

Ifs et cornouillers n’ont guère fructifié cette année

Je remarque que cette année, les ifs donnent peu de baies, tout comme les cornouillers qui n’ont pas donné assez de drupes pour que je puisse en faire de la confiture . J’ai remarqué que beaucoup d’arbres fruitiers ne donnent en abondance qu’une année sur deux : cerisiers, cornouillers, figuiers, etc. Mais cette année il est possible que la fructification ait été freinée par le climat trop chaud durant l’hiver, le printemps et l’été. Les cornouillers ont besoin de fraîcheur.

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Cornouilles. Source

Les baies d’if sont toxiques et leur rareté cette année me dispense de faire la guerre à ma chienne qui les adore et les avale d’un coup. Heureusement, le principe toxique, la taxine est contenu dans le petit noyau noir du fruit et comme ma chienne ne le croque pas, elle n’a pas été empoisonnée. De même de nombreux oiseaux se gavent de la chair rouge comestibles. Certaines personnes en font même du jus ou de la confiture.

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L’arille, fruit de l’if, le centre noir contient de la taxine qui peut être mortelle. Source

Un arbre de la Liberté aux Buttes-Chaumont

Des chênes, arbres de la liberté ont été plantés en 1989  dans toute la France à  l’occasion du bicentenaire de la Révolution française. Les Buttes-Chaumont ont ainsi reçu le leur. Il est situé côté rue Manin, en face du manège. A sa droite fleurit au printemps un magnifique lilas double mauve.Il est dommage que la direction du jardin ne signale pas cet arbre, sa symbolique et son origine.

L’arbre de la liberté est un symbole de la liberté, depuis la période de la Révolution française. Il symbolise aussi en tant qu’arbre la vie, la continuité, la croissance, la force et la puissance. Il est devenu au cours du xixe siècle un des symboles de la République française avec la Marianne ou la semeuse. Il figure depuis 1999 sur les pièces françaises d’un euro et de deux euros.

Plantés, en général dans l’endroit le plus fréquenté, le plus apparent d’une localité, comme signes de joie et symboles d’affranchissement, ces végétaux devaient grandir avec les institutions nouvelles.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Arbre_de_la_libert%C3%A9

Noyer d’Amérique ou noyer noir, Juglans nigra

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Ce noyer d’Amérique est déjà déplumé. J’ai trop attendu pour le photographier à l’acmé de sa splendeur automnale. J’ai ramassé quelques-unes de ses noix que semblent apprécier des asiatiques. L’amande est goûteuse mais la coquille est tellement dure que j’ai renoncé à la casser après quelques essais. Ma chienne qui brise habilement les coquilles de noix, de noisettes ou de pistaches a également abandonné le travail, ce qui est exceptionnel pour une gloutonne invétérée.

Houx et tulipier de Virginie

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Les fruits du houx sont déjà d’un beau rouge. Ici, au bord du lac la silouhette de l’arbre se découpe contre la masse du tulipier de Virginie qui a récemment perdu son compagnon. Plantés il y a environ 30 ans, les deux arbres avaient connu une très rapide croissance mais l’un des deux était resté plutôt malingre.

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Le tulipier de Virginie, au fond à gauche, vu de l’autre côté du lac, avant la grande grotte, entre des branches de peupliers. J’ai saturé la photo pour mieux faire ressortir couleurs et volumes.

La Connectrice et son assistante à l’automne de son existence2-img_2003

Ivresse nocturne aux Buttes-Chaumont. Braillements et vandalisme. Merci Hidalgo !

Publié le
Ci-dessus : Matin calme avant le nocturne dévastateur. Trois tortues se prélassent au soleil , au pied de la butte ; Le belvédère sourit du ciel tout bleu ; les jets d’eau rafraîchissent la pelouse assoiffée sous le ginkgo.

 

 

L’ouverture nocturne totale du parc des Buttes-Chaumont entraîne des incivilités, des comportements illégaux et une grande gêne pour les riverains et les amoureux respectueux de la flore et de la faune qui tentent de survivre à ces pauvres parisiens que la maire de Paris, Anne Hidalgo, invite à se rafraîchir toute la nuit durant. Curieusement, ces parisiens trouvent de la fraîcheur dans des boissons alcoolisés dont la consommation est interdite au titre de l’article  5 du réglement des parcs et jardins affiché à l’entrée de tous les parcs parisiens.

Dans la nuit du 27 au 28 août 2016, Je n’ai pu dormir que par petites périodes du fait de tam-tams, musique électro, cris, vociférations, bruits métalliques, etc.

J’étais debout à 6h, histàire de profiter de la fraîcheur matinale et du calme enfin revenu. Sidérée par les effets délétères de cette ouverture nocturne, je remontais chez moi pour me saisir de mon appareil photo afin de vous livrer la vision consternante de ce que je découvris.

Je poste mes photos en regard des articles du règlement des parcs et jardins de la Ville de Paris

article 5

Les activités de nature à troubler la jouissance paisible des sites, à porter atteinte à la tranquillité et à la sécurité du public, à causer des dégradations aux plantations, ouvrages ou aux immeubles bordant certains espaces verts, à générer des pollutions diverses, sont interdites.

*Vendredi matin, après une nuit perturbée par cris et boum boum sonore, la « musique » continue à brailler diffusée depuis le belvédère et je ne peux jouir paisiblement des sites selon les termes de règlement des parcs et jardins. J’ai mal à la tête à cause de cette pollution sonore autorisée au détriment de toute considération écologique, sanitaire et civile.

Les pique-niques individuels et familiaux sont autorisés, à condition que la propreté des lieux soit respectée,

*il suffit de regarder les photos que j’ai prises ce matin …Les habitués du jardin et le personnel sont cons-ter-nés.

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L’introduction et la consommation de boissons alcoolisées sont interdites, cette règle ne s’applique pas aux restaurants et chalets de vente conformément à leur titre d’occupation.

article 6

Pour préserver la propreté des sites les détritus doivent être, soit emportés par ceux qui les produisent, soit déposés dans les réceptacles prévus à cet effet. Lorsqu’un dispositif de collecte sélective est disponible, les détritus doivent également être triés préalablement à leur rejet et sont alors répartis selon les indications qui figurent sur les réceptacles spécifiques.

Article 10

– Bruit et nuisances sonores Sont interdits les bruits gênants par leur intensité, leur durée, leur fréquence ou leur caractère agressif, en particuliers ceux produits par les instruments de musique et de percussion et par la diffusion de musique amplifiée, sauf dérogation.

*Toutes les nuits, je suis gênée par des beuglements, des vociférations, des cris gênants par leur intensité, leur durée, leur fréquence ou leur caractère agressif, gênants par leur intensité, leur durée, leur fréquence ou leur caractère agressif, en particuliers ceux produits par les instruments de musique et de percussion et par la diffusion de musique amplifiée

Ces bruits gênants s’ajoutent à ceux des mariages ethniques accompagnés de séries de klaxons interminables, de tam-tams, de trompettes, de vrombissements de motos et grosses cylindrées qui de surcroît polluent l’atmosphère.

Jour et nuit résonnent les tam-tams dans la jungle buttechaumontaise, la police ayant pour ordre de les tolérer selon le terme d’un agent.

Les infractions au présent règlement feront l’objet d’un procès verbal conformément aux lois et règlements en vigueur. Les agents publics assermentés sont chargés de veiller à l’application du présent règlement. À ce titre ils peuvent requérir l’assistance de la force publique. Ils peuvent constater par procès verbal les contraventions à la réglementation en vigueur.

*Ah bon, des procès-verbaux sont prévus ? Je n’ai pas connaissance du nombre de procès-verbaux  et d’amendes établis pour ces nombreuses infractions au réglement signé par Bertrand Delanoë le 8 juin 2010. Et si des sanctions ont été attribuées, elles sont inefficaces puisque la pollution sonore (dont lOMS a établi qu’elle était responsable de nombreuses pathologies), la consommation constante et importante d’alcool ainsi que la consommation de drogue (cf photos ci-dessus) sont une constante dans le parc des Buttes-Chaumont le jour et surtout la nuit.

Fait à Paris le 8 juin 2010 Réglementation générale des jardins et bois appartenant à la Ville de Paris y compris les bois de Boulogne et de Vincennes DIRECTION DES ESPACES VERTS ET DE L’ENVIRONNEMENT Bertrand Delanoë Maire de Paris

Les conséquences des beuveries du parc

Ci-dessus : Triste spectacle ce matin près de l’entrée principale du parc sur la place de la Mairie du 19ème :

à gauche la vitre du café/tabac Le Marigny explosée

à droite, deux motos couchées à terre. Le rafraîchissement des Parisiens selon Hidalgo….

Pourquoi des parcs urbains ?

Les parcs urbains sont une représentation de la campagne, une vision apaisante pour des citadins qui mènent une vie de labeur et de stress. Au XIXème siècle, Napoléon III, Haussmann, Davioud et Alphand ont imaginé ces parcs parisiens à l’image d’une nature riche, harmonieuse et fertile. A cette époque, du fait de l’industrialisation, les paysans montaient à Paris pour travailler dans des usines et des ateliers dans une atmosphère polluée par les miasmes dégagés par les machines.

Le parc des Buttes-Chaumont était alors planté d’essences fruitières pour évoquer le paradis fertile que les paysans avaient été contraints de quitter pour gagner une vie meilleure. On s’y promenait tranquillement, on admirait la progression des saisons, on s’y amusait en dansant au son des petits orchestres nichés sous le dôme acoustique du kiosque à musique, on y  respirait l’odeur délicieuse de fleurs parfumées. Dans ce quartier populaire du Nord-Est de Paris, les promeneurs pouvaient s’identifier aux princes qui avaient leurs jardins et parcs privés et, dans le calme, donnaient libre cours à leur imagination nostalgique.

Les temps ont changé. Vandalisées, les essences fruitières ont été remplacées par des essences décoratives ; les guinguettes sont devenues des débits de boisson et de rencontres sexuelles sans poésie; le kiosque à musique a disparu, chacun apportant sa propre musique amplifiée ; la plupart des promeneurs ignorent la flore et la faune ; le bien commun a été remplacé par le chacun pour soi; les jeunes persécutent les vieux, les « normaux » se moquent des handicapés, les coureurs bousculent les flâneurs ; les voyeurs et les exhibitionnistes se défoulent ; les « nouveaux usages » prônés par Anne Hidalgo accélèrent névroses et maladies cardiaques. Seuls ceux qui en ont les moyens peuvent aller chercher calme ou fureur sous d’autres cieux. Les sédentaires qui n’ont pas ce choix doivent souffrir en silence sans espérer aucune considération d’une maire qui a pour seul objectif de satisfaire les petits copains qui la soutiennent et la tiennent par la burkinette.

La Connectrice

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