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Archives de Catégorie: paris 19

Quartier des Buttes-Chaumont/Laumière en colère !

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Actuellement circule une pétition lancée par les commerçants et riverains du quartier des Buttes-Chaumont contre les incivilités d’un groupe de jeunes et de moins jeunes qui se rassemblent nuit et jour sur le parvis de la mairie du XIXème. Ces individus font exploser des pétards à toute heure, insultent les passants et parfois les menacent, vocifèrent, diffusent de la musique à tue-tête, roulent en scooter sur la place et dans les rues avoisinantes en faisant rugir les moteurs et se lançant à toute vitesse sur la seule roue arrière, roulent en sens interdit, taguent les édifices publics, et jettent leurs détritus dans l’espace public. Régulièrement, les vandales brisent les vitres des commerces du quartier et des abribus quand ils ne s’attaquent pas aux véhicules en stationnement.

 

L’image contient peut-être : plante, arbre, ciel et plein air
L’image contient peut-être : personnes debout, plante, arbre, ciel, fleur et plein air
Les vandales ont aussi tagué ce monument historique, ce ne sont pas forcément les même que ceux qui squattent la place de la mairie mais c’est la même engeance avec des comportements identiques
Photos de Marion L. complètement traumatisée par ce saccage

L’occupation bruyante et dangereuse de cette bande asociale affecte l’avenue de Laumière, la rue du Rhin, la rue Meynadier, la rue André Dubois et la partie de la rue Manin autour de la mairie mais aussi le parc des Buttes-Chaumont qui restera ouvert toutes les nuits à partir de samedi 1er juillet, favorisant l’alcoolisation et la vente et consommations de drogues. Ces excitants entraînent des comportements erratiques et violents, la preuve en étant les bris de glace et autres vandalismes que constatent les passants matinaux.

Ces nuisances durent depuis des années et les édiles ne font rien pour y mettre fin. La police sollicitée répond qu’elle n’a pas de voiture, ou pas de fonctionnaires disponibles et on se demande à quoi servent les caméras de surveillance reliées au commissariat à partir de la place de la mairie.

Les commerçants sont furieux car l’atmosphère d’insécurité que font régner ces racailles déconsidèrent la réputation du quartier et découragent les personnes fragiles de les fréquenter. Certains disent que cette pollution a fait baisser leur chiffre d’affaires et ils se demandent à quoi servent les impôts et les patentes dont ils doivent s’acquitter.

Les riverains ne peuvent jamais trouver le repos et se sentent menacés dans leur liberté de mouvement et de déplacement. Ceux qui sont propriétaires de leur logement s’inquiètent de la dégradation du quartier qui pèse sur la valeur de leur bien, souvent un investissement de toute une vie. Impôts fonciers, taxe d’habitation, à quoi servent-ils s’ils ne garantissent pas une jouissance sereine du lieu d’habitation ?

Nombre de commerçants et de riverains résidentiels sont exaspérés et au bord de commettre des délits contre les bandes responsables de nombreuses exactions et constituent depuis plusieurs années un sérieux trouble à l’ordre public qu’aucune autorité contactée ne veut traiter à fond. Faudra-t-il qu’ils descendent armés de fourches et de fusils de chasse pour que ces autorités interviennent ?

Pour signer la pétition Laumière en colère, rendez-vous à la pâtisserie La Vieille France avenue de Laumière ou écrivez à laumiere.encolere@gmail.com

La Connectrice

 

Buttes-Chaumont. La pollution sonore fait fuir les oiseaux, fragilise la flore et rend les humains malades.

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Le test-t nous a permis d’affirmer qu’il y a bien corrélation entre musique et rythme cardiaque. Le test de Friedman, a permis de confirmer l’influence du genre de musique sur le rythme cardiaque. On constate une augmentation de la fréquence cardiaque par la musique Rock (1er rang) suivie de la musique Techno. Aucune influence n’a été constatée pour la musique classique. 
D’une part, cette expérience nous a permis de comprendre en quoi la musique joue un rôle si important dans notre société. Son influence sur le rythme cardiaque expliquerait notamment les moments d’euphorie et d’agitation que l’on ressent lorsqu’on écoute une musique au rythme élevé comme la musique techno ou rock. 

 http://apposcience.blogspot.fr/2012/02/conclusion.html

Depuis hier, samedi et aujourd’hui dimanche, le boum boum répétitif, lancinant et ininterrompu d’un machin électronique s’impose aux usagers du parc et aux riverains. La nuisance sonore est tellement forte qu’elle envahit mon espace personnel et m’oblige à fermer les fenêtres malgré la chaleur. J’en ai mal à la tête. Mais alors, quel impact sur les oiseaux, la faune et la flore ?

Le parc des Buttes-Chaumont est un désastre écologique. Presque tous les passereaux ont disparu, mésanges, pinsons, moineaux et même perruches se font rares. Ils sont victimes du bruit et de la destruction de leur chaîne alimentaire. A cause du bruit, de la destruction des plantes sauvages de l’île ainsi que de la pollution des eaux (circuit hydraulique fermé filtrant les bactéries nettoyeuses, absence d’algues), presque tous les oiseaux aquatiques ont disparu : il n’y a plus de foulques, seulement quelques malheureux canards et oies, un pauvre héron qui a perdu ses deux camarades et une poule d’eau. Les corneilles sont en trop grand nombre ainsi que les canards mâles qui persécutent à plusieurs les canes qui s’enfuient.

Le bruit, ce sont des vibrations physiques qui secouent les organismes fragiles des humains mais aussi de tout le vivant, oiseaux, faune et flore. Le physicien Joël Sternheimer a découvert que les protéines qui composent les plantes correspondaient chacune à la fréquence d’une note note de musique. Dans la vidéo La génodique : faire pousser les plantes en musique, on l’entend chanter les protéines qui composent l’ADN des plantes. (cf vidéo en fin d’article)

On dit que les plantes sont sensibles à la musique, qu’elle les aide à grandir , fleurir et fructifier mais le résultat est-il le même avec une berceuse de Mozart et un boum boum électronique car si ce dernier me provoque une migraine, imaginez ce qu’il peut faire à une plante ? De nombreuses expériences scientifiques ont démontré que le rock, caractérisé par l’importance des percussions pour un rythme rapide et saccadé, pouvait faire mourir des plantes. (cf notes et références en fin d’article)

La musique classique stimule le production d’auxine qui aide à la croissance de la plante. https://musique-plantes.jimdo.com/croissance-du-haricot/la-prot%C3%A9odie/

 

Alors bien sûr, il faut un œil attentif et exercé pour se rendre compte de l’impact du boum boum sur les plantes. Le travail quotidien des jardiniers efface les dégâts car quand les plantes sont abîmées ou malades, ils les remplacent promptement avec tout l’art dont ils sont capables. Mais malgré ce jardin Potemkine  ( L’expression « village Potemkine » désigne un trompe-l’œil à des fins de propagandeSelon une légende historique, de luxueuses façades avaient été érigées à base de carton-pâte1, à la demande du ministre russe Grigori Potemkine, afin de masquer la pauvreté des villages lors de la visite de l’impératrice Catherine II en Crimée en 1787.) la réalité écologique catastrophique saute aux yeux avertis. Qui s’en soucie ? Sûrement pas les responsables Verts et PS qui sont trop occupés à pédaler, bronzer à poil, faire la fête, se saouler à la bière maison et s’envoyer en l’air avec un peu de MDMA et beaucoup de bruit. ( La « drogue de l’amour  », la « D », la « MD »… Autant de petits noms pour désigner la MDMA (3,4-méthylènedioxyméthamphétamine), un stupéfiant plus connu quand il se trouve sous la forme d’ecstasy, qui signe son retour enEurope ).
L’usage répandu de la MDMA qui est sensée favoriser les contacts en dit long sur l’incapacité de beaucoup à s’intéresser spontanément aux gens et aux choses, au vivant dont la faune et la flore. Quand on n’a ni le désir, ni la volonté de connaissance et de respect, on se laisse porter par des artifices qui détruisent plus qu’ils ne construisent. La réapparition de cette drogue (ecstasy) et la banalisation de son usage en dit long sur l’état de la citoyenneté, du respect d’autrui et du Bien Commun. L’écologie réelle ne fait pas partie de leur préoccupation.

Une association « Poils et plumes des Buttes-Chaumont » est en train de se créer. Espérons que ses actions soient plus écologiques que politiques.

Autant la musique classique ou douce peut être bénéfique pour les humains, la faune et la flore, la musique bruyante de type rock ou électro, peut être nuisible au vivant, ce que des scientifiques ont prouvé depuis des années avec des applications utiles adoptées par des thérapeutes et des agriculteurs.

A quand des protéodies dans le parc des Buttes-Chaumont pour faire revenir les oiseaux et les plantes de leur indispensable chaîne alimentaire ? A quand des protéodies pour pacifier les humains ?

La Connectrice

Pour en savoir plus

Chez la plupart des espèces on peut distinguer des impacts directs et immédiats (par exemple, la perte d’acuité auditive momentanée, voire la destruction d’organes) et des impacts indirects sur le long terme (dont interactions avec le comportement de chasse, social ou de reproduction chez les espèces qui communiquent ou écho-localisent leurs proies avec le son ou des chants (baleines et autres cétacés en mer, oiseaux chanteurs ou amphibiens à proximité de sources de bruit, etc.). Ainsi le bruit de la circulation interfère négativement avec le chant d’amphibiens qui ne peuvent plus communiquer normalement15. Deux amphibiens Odorrana tormota et Huia cavitympanum intriguaient les biologistes car ils possèdent des membranes tympaniques encastrées. Elles leur permettent a priori d’entendre les ultrasons, qu’ils peuvent aussi émettre.

Existent donc des conséquences directes et indirectes sur les écosystèmes là où les espèces animales sont affectées : dépeuplement, déséquilibres écologiques, modification des réseaux trophiques, dégradation ou fragmentation écologique de l’habitat, mortalité des baleines ou autres cétacés16, traumatismes divers…

Des indices scientifiquement documentés laissent aussi penser que dans certaines conditions les ultrasons pourraient synergiquement avec d’autres facteurs environnementaux perturber la maturation sexuelle d’oiseaux (selon des expériences faites sur des poulets au début des années 2000)17, par un processus encore non compris.

En s’exposant à longueur de journée aux bruits de la circulation , on augmente considérablement notre taux de stress : du coup, noschances de subir un accident vasculaire cérébral (AVC) , un infarctus ou encore des troubles cardiaques sont maximisées. Par ailleurs, au-dessus de 40 dB, impossible de dormir : c’est la porte ouverte aux troubles du sommeil et à l’insomnie . Enfin, un bruit aigu et persistant (la perceuse du voisin, par exemple) peut causer des acouphènes . Bref, la pollution sonore, c’est mauvais pour notre santé !

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  • Effet de la pollution sonore sur les oiseaux

Pollinisation Une équipe de chercheurs du Centre national de la synthèse évolutive de Caroline du Nord (Etats-Unis) a constaté en mars dernier que les bruits industriels repoussent les espèces animales des zones environnantes. Et lorsque les pollinisateurs fuient la pollution sonore, c’est toute une biodiversité qui est perturbée…
Read more at http://www.atlantico.fr/rdv/impacts-pollution-sonore-biodiversite-chant-oiseaux-baleines-pollinisation-zegreenweb-426478.html#RLQy6rUZwDUUF01f.99

Le chant , le territoire, la reproduction, l’alimentation. Le bruit chasse les oiseaux nicheurs et explique en partie la raréfaction des moineaux.

http://www.objectifs-biodiversites.com/medias/files/obios-2010-impact-de-la-pollution-sonore-sur-la-faune.pdf

Le bruit rend les oiseaux plus vulnérables aux prédateurs

La pollution sonore en ville affecte le système de communication des oiseaux en les rendant vulnérables aux prédateurs. Des chercheurs américains du New York Vassar College ont ainsi étudié leur comportement dans un univers urbain bruyant. 

La vie des oiseaux demeure soumise à de nombreux périls. À tout instant, ils peuvent être victimes de l’attaque d’un prédateur. Il suffit de les observer un peu pour constater qu’ils restent toujours sur le qui-vive.

Leur communication complexe leur permet d’interpréter les signaux d’alarme venant d’autres espèces que la leur. Aussitôt qu’un prédateur se trouve dans les parages, il est signalé par des cris d’alerte.

Pouvant provenir de plusieurs espèces à la fois, ils ont l’avantage d’être compris immédiatement par tous. Ainsi, les pies et les corbeaux émettent des sons particulièrement puissants.

On réalise aisément tous les dangers qui les menacent dans un environnement urbain bruyant. https://leblogdeveronika.wordpress.com/2017/04/18/pollution-sonore-en-ville/

  • Les effets de la musique sur les plantes

Effets positifs

En 1992, Joël Sternheimer, professeur à l’université européenne de la recherche, s’est intéressé aux effets de la musique sur les plantes, dépose le brevet du « Procédé de régulation épigénétique de la synthèse protéique » qui permettrait d’expliquer, entre autre, l’influence de la musique, ici appelé protéodie, sur des organismes vivants.

Il affirme : « une mélodie spécifique peut stimuler ouf inhiber la synthèse d’une protéine au sein d’un organisme », et que « chaque protéine peut être caractérisée par sa musique, qui est une vision de la protéine à une autre échelle ».

Joël Sternheimer est soutenu en cela par Jean Marie Pelt, le célèbre scientifique qui pense que Joël Sternheimer nous donne peut-être la clef, ou l’une des clefs des effets de la musique sur les plantes. Il déclare : « lorsque les plantes « écoutent » la mélodie appropriée, les ondes acoustiques sont transformées « microphoniquement » en ondes électromagnétiques elles-mêmes sources « d’ondes échelle » et elles se mettent à produire la protéine spécifique 

Amélioration des qualités gustatives et de conservation des avocats grâce à l’inhibition de l’expression de la Polygalacturonas d’avocat : à gauche les avocats « musicaux », et à droite les avocats témoins.
Read more at http://esev.e-monsite.com/pages/les-effets-de-la-musique-sur-les-plantes.html#T1r1MSkmi3Vgzuux.99

Effets négatifs

Mrs. Dorohy Rettallack au Collège Buell Temple à Denvers, dans le Colorado a avancé que l’écoute de Bach ou de Ravi Shankar influençait favorablement les cultures. Elle va même jusqu’à prétendre que cette influence varie en fonction du type de musique. Ainsi le rock aurait un effet négatif sur les plantes. Celles-ci ploieraient avant de se mettre à dépérir puis à mourir. En 1969, la chercheuse fit des expériences pour prouver cette hypothèse en testant plusieurs sortes de musiques sur plusieurs types de plantes (maïs, pétunias, courges, etc.). Dans son livre : The sound of music and plants, elle présente ses expériences et ses conclusions sur cette théorie.

Deuxième expérience : La chercheuse mit un premier groupe de plantes dans une pièce branchée à une radio locale de rock et dans une autre pièce un autre groupe branché à une radio de musique classique. Elle fit écouter à chaque groupe trois heures de musique.

Les plantes écoutant de la musique rock ont grandi au début mais sont devenus anormalement hautes, avec des feuilles plus petites que les autres plantes, elles consommaient plus d’eau et leurs tiges se dirigeaient à l’opposé du poste de radio. Certaines plantes sont même mortes. A l’inverse les plantes soumises à de la musique classique étaient plus saines et leurs tiges se dirigeaient vers le poste de radio. De plus, ces plantes présentaient des racines plus grosses et plus longues que celles de l’autre groupe.

Cette expérience semble démontrer que la musique a bien un effet sur les plantes et que cet effet peut être positif ou négatif en fonction du type de musique.

Read more at http://esev.e-monsite.com/pages/les-effets-de-la-musique-sur-les-plantes.html#E1xp7ZKSIfcXd4QT.99

  • La génodique, soigner et faire pousser les plantes avec des protéodies. L’inventeur de la génodique est le physicien Joël   Sternheimer, alias Évariste, le chanteur des années 70 qui lui a permis de financer ses recherches en toute indépendance. Le chercheur diplômé de Princeton est fondateur de Genodix qui commercialise le système fondé sur une synthèse de la biologie et de la physique quantique.

  Ajoutée le 6 févr. 2014 La génodique reste une pratique confidentielle mais elle a de plus en plus d’adeptes notamment en viticulture. Cette discipline inventée par le chercheur Joël Sternheimer, docteur en physique théorique, qui a autrefois mené une carrière de chanteur de variété, consiste à soigner les plantes et mêmes les animaux en les exposant régulièrement à des mélodies. Mélodies particulières qu’il appelle protéodies et qui agissent sur la production de protéïnes des organise mes vivants. En région Centre et en Normandie, les maraîchers et les viticulteurs que nous avons rencontrés sont très satisfaits des résultats. La génodique pourrait-elle un jour être utilisée en médecine ?

►►►Une enquête de Xavier Naizet, Yves Le bloa, Charly Krief, Jean Guéguéniat et Marianne Leroux

Buttes-Chaumont. Gestion écologique désastreuse.

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Le clocheton de la mairie du XIXème à travers les arbres du parc avant le crépuscule

Le parc des Buttes-Chaumont est labellisé parc écologique. Étrange quand on constate la misère écologique de ce parc.

Certes, les jardiniers tondent les pelouses, les mettent au repos l’hiver, n’utilisent pas de pesticides, entretiennent les corbeilles de fleurs, nettoient les sous-bois et arrachent les mauvaises herbes mais cela ne suffit pas à préserver l’équilibre de la nature dans le parc. Ces soins ne tiennent pas compte de l’équilibre nécessaire à la flore autant qu’à la faune dont les insectes et les oiseaux aquatiques. Les herbes folles arrachées, les insectes pollinisateurs et les petits oiseaux disparaissent. Les oiseaux aquatiques et les petits rongeurs ne peuvent plus nicher dans les herbes touffues. L’absence d’algues nettoyeuses nuit au monde aquatique.

Foulque macroule dans son nid au lac daumesnil cernée par des détritus humains. Photo Jacline

Usagère et riveraine du parc, j’observe le déséquilibre écologique qui y règne au détriment de la vie.

Chaque  printemps, ma chienne broutait des graminées aux feuilles plates, genre blé en herbe. Elles on disparu cette année.

Habituellement,  le printemps voyait naviguer sur le lac plusieurs portées de canetons. Cette année, une seule canette était suivie d’une nichée de 9 petits. Hier soir, vers 19 h la canette traversait l’allée près du pont des suicidés sous l’œil attentif de trois mâles. L’un deux s’acharnait sur elle brutalement en lui pinçant la tête mais elle s’obstinait à poursuivre son chemin vers les plantes touffues qui bordent le lit du ruisseau qui sort de la grande grotte. Je m’en étonnais car je pensais que la saison des amours était passée. Alors que la canette progressait péniblement, toujours suivie de sa marmaille, une corneille fonça sur le groupe et se saisit d’un caneton. Elle s’écarta du lieu de son larcin et je criais pensant qu’elle allait lâcher le BB mais elle repris son vol le serrant dans son bec crochu de corvidé. Je compris alors que le canard qui agressait la canette voulait la dissuader de circuler à couvert. Une fois la maman canard dissimulée dans sa cachette, les trois mâles restèrent sur place comme s’ils montaient la garde.

De bas en Haut :mardi soir, les 9 canetons avant le drame, la femelle est sous le mâle qui s’acharne sur elle. La nichée s’est réfugiée sous les roseaux et les trois mâles montent la garde.Mercredi,  Les huit canetons survivants naviguent sans leur mère.

Je n’avais jamais vu de canette circuler à découvert avec sa portée. J’en déduis qu’elle n’avait pas trouvé de logis au bord du lac ou dans l’île où ont disparu toutes les herbes sauvages depuis le sévère nettoyage de l’hiver. Ce ménage drastique a mis en évidence l’ouverture du rocher qui permet de voir d’un côté de l’île comme de l’autre  bord offrant une belle perspective. Les arbustes morts ont été ramassée, les flancs du rocher débarrassés des plantes grimpantes qui nuisent à leur solidité et les arbustes et arbres qui le méritent ont été mis en valeur. Le nettoyage de l’île était nécessaire mais fallait-il le réaliser au détriment de la faune autochtone ? Le résultat est, qu’en ce début du mois de mai, il n’y a pas plus d’une quarantaine de canards, de poules d’eau (deux couples) et d’oies.

Des populations pléthoriques de prédateurs 

La prolifération des corneilles est une calamité pour les nids et les œufs. Elles dévorent tout sur leur territoire, y compris les nouveaux nés, ce dont j’ai été témoin hier. Elles retournent les poubelles et répandent partout des ordures. Normalement, La corneille nettoie la nature en la débarrassant des cadavres mais en surnombre elle devient prédatrice et détruit les reproductions.

D’énormes carpes seraient en surnombre dans le lac où elles dévorent les crustacés et tous les petits nutriments dont se nourrissent canards et autres oiseaux. Elles ont été introduite pour le plaisir des pêcheurs qui les remettent à l’eau ce qui ne régule pas leur population.

Canard colvert et Carpe - Buttes Chaumont_15 mai 2017

Carpe et colverts. Les carpes ont été introduites dans le lac pour le plaisir des pêcheurs. Photo Jacline

Odeurs nauséabondes

Le lac est toujours aussi sale et glauque, encore plus du fait de la construction d’un circuit hydraulique fermé réalisé à grand frais avec nos impôts. Problème, ce circuit filtre les bactéries nécessaires à l’assainissement naturel de l’eau. J’ai vu des jardiniers verser de gros sacs de bactéries pour compenser mais cela n’a pas été efficace. Fautes de bactéries et d’algues nettoyeuses, le lac et les cascades dégagent régulièrement des odeurs nauséabondes. Parfois, les cascades sont mises à sec afin que les jardiniers en nettoient le fond au jet d’eau mais l’effet est de courte durée et, comme l’été dernier, celui-ci  promet d’être puant.

L’eau du lac est glauque et décourage les oiseaux aquatiques qui y trouvent peu de nourriture, celle qui reste étant dévorée par d’énormes carpes

Le lac est pratiquement déserté,  on voit un couple de canards indiens, de l’autre côté du rôcher, un nid de foulques a été abandonné

Un couple de colverts cherchent les restes laissés par les carpes

A la puanteur des eaux s’ajoute celle des urines et excréments de poneys qui sont jetés dans les buissons et rendent certains bancs impraticables. Il existe pourtant des solutions dont celle en vigueur au parc du Luxembourg où les poneys sont stationnés sur une dalle de béton avec un dégagement vers les égouts et un point d’eau dédié.

Bien que des poubelles, des containers et des toilettes soient mis à la disposition des usagers du parc, certains d’entre eux se débarrassent de leur déchets pestilentiels dans les buissons où ils se cachent aussi pour crotter. Un bonheur pour les parents dont les enfants jouent à cache-cache dans ce semblant de nature.

A gauche ce héron cendré a perdu ses deux compagnons. A droite deux poussins de galinule ont échappé aux corneilles. Photos Jacline

Vacarme insupportable

Paradoxalement et bien que le bruit cause d’importants dégâts chez les humains (hypertension, maladies cardiaques, pathologies neurologiques et psychiatriques, etc.) comme parmi la faune et la flore, les écologistes n’encouragent pas la lutte contre le bruit, à commencer par les engins d’entretien de ce parc labellisé écologique. Les pelouses sont tondues à l’aide de petits tracteurs extrêmement bruyants qui tournent pendant des heures dès potron-minet. A l’automne, nous avons droit aux souffleuses motorisées car, aujourd’hui on ne ratisse ni ne balaye les feuilles mortes.

Autrefois, les oiseaux se nichaient dans les structures de kiosques à musique mais non seulement le parc a perdu son joli kiosque à musique mais il a été doté d’une sorte de tente réservée aux concerts électroniques rythmés par de puissantes basses qui font vibrer les fenêtres à cent lieues à la ronde. Alors imaginez l’effet dévastateur que ces vibrations causent aux petits oiseaux qui choisissent de quitter ce monde de tumulte pour des horizons plus calmes. Conséquence, Paris a perdu ses moineaux, ses rossignols, ses bergeronnettes, ses mésanges, ses pinsons pour laisser la place aux merles, aux pigeons et aux corneilles qui étaient pratiquement inexistantes il y a moins de dix ans.

Les bruits du parc s’ajoutent à ceux de la rue et de la mairie : circulation automobile, motos et scooter trafiqués pour vibrer sous les fesses du conducteur, mariages maghrébins au son de tambours, trompettes, vibration de grosses cylindrées, youyou, klaxons, hurlements d’ivrognes sortant des restaus et ginguettes du parc dans la nuit, etc.

Dans ce parc il y des passereaux, mais la question que l’ on peut se poser, quel est le taux de réussite des reproductions au milieu de l’ activité humaine ? dérangement, pollution sonore ; la pollution lumineuse tue les insectes vitaux pour le nourrissage des oisillons.

La direction des espaces verts tient des discours sur l’ écologie et la biodiversité qui sont en contradiction avec les réalités. Les parcs et jardins sont d’ une propreté mal placée (hormis les détritus humains) pas d’ herbe folle, de plante indigène, de graminée ce qui entraîne la disparition du moineau domestique  qui comptait au moins 200 individus aux Buttes-Chaumont dans les années 90. Tous les parcs et espaces verts de Paris sont désertés par les moineaux pour les mêmes raisons.

Puisque Nicolas Hulot vient d’être nommé ministre dans le gouvernement Phillipe, nous pourrons lui soumettre la désastreuse gestion écologique du parc des Buttes-Chaumont.

La Connectrice

Paris XIXème/16ème circonscription, Mounir Mahjoubi affrontera Jean-Christophe Cambadélis

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Nouveau au 19/05/2017

Nommé secrétaire d’Etat au numérique dans le 1er gouvernement Macron/Philippe; Mounir Mahjoubi s’est engagé à démissionner de son poste s’il n’était pas élu aux prochaines législatives http://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/le-secretaire-d-etat-charge-du-numerique-mounir-mahjoubi-s-engage-a-demissionner-en-cas-de-defaite-aux-legislatives-945619.html

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https://pasidupes.blogspot.fr/

La République En Marche a investi le franco-marocain Mounir Mahjoubi pour le représenter face à Jean-Christophe Cambadélis, secrétaire général du PS élu député en 2012.

mounir-mahjoubi

Source image http://www.numerama.com/politique/257209-legislatives-qui-sont-les-candidats-en-marche-de-la-tech-des-sciences-et-du-numerique.html

Mounir Mahjoubi n’est pas vraiment nouveau en politique car, même s’il n’a jamais été élu, il fréquente les chefs socialistes depuis longtemps.

Il avait été appelé par François Hollande pour présider le Conseil national du numérique. Il en avait démissionné en janvier dernier pour mettre ses connaissances et son expérience au service d’Emmanuel Macron.

Syndicaliste à 17 ans, adhérent PS à 18, proche de Ségolène Royal à 22, diplômé de Sciences po à 25, co fondateur d’une entreprise écolo bobo à 26, acteur de la campagne présidentielle de François Hollande à 28 ans, directeur d’une entreprise du numérique et créateur d’une start up pour les grands groupes à 29 et 32 ans et enfin à 33 ans responsable du numérique pour la campagne de Macron inscrit sur la liste des candidats aux législatives du parti la République en marche. Beau parcours pour un novice en politique, Monsieur Mahjoubi !  Si tous les candidats de la République en marche sont aussi inexpérimentés que vous, nous sommes encore devant un effet Canada dry : ils ont l’air nouveau, ils en ont l’apparence mais ils ne le sont pas car leur carrière et leur réseau et son efficacité éblouissante nous disent qu’ils sont parfaitement au fait de la politique.

Le parcours de Mounir Mahjoubi est assez spectaculaire, comme celui de Macron d’ailleurs. Je l’ai reconstitué d’après sa fiche wikipédia :

Âgé actuellement de 33 ans, né en 1984, Mounir Mahjoubi est un jeune entrepreneur aux dents longues qui a fait son chemin dans le politiquement correct et l’air du temps écologique et numérique.
A 16 ans, le jeune Mounir devient délégué syndical CFDT chez Club Internet où il travaille à mi-temps.
A 18 ans, il prend sa carte au PS.
En 2006, misant sur la victoire de Ségolène Royal il participe à la création du mouvement Ségosphère
En 2009, il obtient un master en finance et stratégie à l’Institut d’études politiques de Paris9. (Sciences-po)
En 2010  il co-fonde la société Equanum (détenant la marque commerciale « La Ruche qui dit Oui ») qui développe et met à la disposition des agriculteurs-producteurs et des artisans une plate-forme Internet dévolue à la vente en circuit court de leur production agricole alimentaire et agroalimentaire. Il quitte la direction de l’entreprise en 2012 pour rejoindre la campagne de François Hollande 13.au travers de sa communication numérique10.
En 2012, il soutient François Hollande dans sa campagne présidentielle,
De 2013 à 2016, il est le Directeur Général Adjoint de la société BETC Digital14.
En septembre 2016, il crée la société French Bureau,3 un start-up studio dédié aux grands groupes qui vise à les accompagner dans leur démarche d’innovation.
En janvier 2017, il quitte le CNNum pour rejoindre la campagne présidentielle d’Emmanuel Macron, dont il dit s’occuper essentiellement de sa campagne numérique11.
Le 6 avril 2017 il est investi en tant que candidat de la 16e circonscription de Paris pour les élections législatives sous l’étiquette La République en Marche12.

Mounir Mahjoubi a de fortes chances d’être élu député de la 16ème circonscription de Paris parce qu’il est proche de notre nouveau président et de l’ancien, parce qu’il est jeune et que sa carrière dans le numérique et l’écologique est remarquable, parce qu’il a un carnet d’adresse impressionnant, parce qu’il est marocain comme NVB, El Khomri et que les Français aiment beaucoup le Maroc avec son roi, ses riads, ses éphèbes et son shit et que l’oumma islamiya importante dans la 16ème circonscription serait ravie d’avoir son oreille.

Mahjoubi est déjà désigné par les médias comme futur ministre du numérique et on ne doute pas que ce jeune homme ambitieux qui prétend mettre de l’amour en politique ne fasse une très belle carrière. A suivre.

La Connectrice

Pour en savoir plus

-Il bosse chez Bolloré et à la carte du PS. Ne cherchez pas l’erreur, y en a pas.

-Il a le curriculum vitae et la tête pour faire une carrière macronique. Le numérique sert de cache-misère à Hollande et Valls pour faire oublier une société en panne d’idées économiques et surtout sociales.

-Brillant parcours pour ce brillant entrepreneur, qui si l’on en croit ce portrait fasciné n’a aucun défaut.

Il est partout, surfe sur la vague et même crée ses propres vagues.

En plus il est dans les quotas

Le jeune homme souriant veut un « internet pour les gens »

Mais pas PAR « les gens », la grosse masse n’étant pas en mesure de lui apporter ce que le fils de Hollande permet en matière de réseau.

D’ailleurs s’il cherche un apparte à Paris il pourra contacte le fils de Fabius.

« Les gens » sont en fait ses clients, ses utilisateurs, ceux qui feront sa fortune subventionnée, en espérant qu’il y en aura encore suffisamment qui ont un boulot, mais qu’il confiera à une entité offshore, comme tout républicain de valeur, loin des gens, aka les veaux, les losers de la vie réelle.

Une étude sur l’impact écologique des serveurs du geek et de ses milliers de clones ?

Sinon le nouveau chouchou des tocards, (des nouvelles de l’ancien jeune au nœud papillon en une de l’Obs ?) a sa carte dans le parti en place pour encore 2 ans (putain 2 ans)

Si quelqu’un peut m’aider à pointer dans l’interview de ce socialiste sur un site proche du parti socialiste une quelconque référence à une valeur de « gauche » ?

 

 

  • Interview de Mahjoubi sur le numérique

http://www.numerama.com/politique/247491-fichier-tes-privacy-shield-vote-electronique-entretien-avec-mounir-mahjoubi-candidat-en-marche.html

  • Le futur député c’est moi. Mounir mange des merguez (pas des saucisses de Toulouse ou de Bratwurst) dans le 19ème pour célébrer la victoire de Macron

http://www.leparisien.fr/elections/legislatives/legislatives-la-campagne-d-en-marche-au-pas-de-course-09-05-2017-6930858.php

  • Il va falloir s’habituer à voir de nouveaux visages… Ce soir dans « Quotidien », un jeune homme de 33 ans qui a eu un grand rôle dans la campagne d’Emmanuel Macron et qui se présente aux législatives à Paris…Mounir Mahjoubi, on va beaucoup entendre parler de lui, il a été le directeur de la campagne numérique d’Emmanuel Macron et désormais candidat aux législatives, il a été l’invité politique de Patrick Cohen ce matin sur France-Inter et celui de « Quotidien ce soir »…C’est ce qui s’appelle passer de l’ombre à la lumière en l’espace de 24 heures ! Yann Barthès

https://www.tf1.fr/tmc/quotidien-avec-yann-barthes/videos/candidat-aux-legislatives-parti-marche-l-interview-de-mounir-mahjoubi-un-candidat-mode.html

 

 

Jean-Pierre, 50 ans, SDF, nous a quittés

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RIP Jean-Pierre

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Je connaissais Jean-Pierre depuis une dizaine d’années. Il campait dans le voisinage de la Mairie du XIXème, s’installait dans les recoins abrités où les riverains l’assistaient en lui apportant petit mobilier, matelas, couvertures et nourriture. Les soirs d’hiver, nous étions plusieurs à lui offrir une soupe épaisse et bien chaude.

Jean-Pierre carburait aux Côtes du Rhône mais avait le vin paisible. Il était calme, poli et généralement affable. Ma chienne l’adorait et c’était réciproque, il appréciait quand elle le débarbouillait passionnément …Pendant quelques années, Sylvestre, SDF polonais s’est occupé de lui veillant à ce qu’il fut propre et qu’il tint son campement correctement. Ce bien être relatif des deux compères était compromis quand Sylvestre sombrait dans l’ivresse qui obérait sa vigilance. D’autres compères rappliquaient alors pour faire la fête braillant, vomissant et pissant sous les fenêtres des résidents qui appelaient la police qui les virait avec tous les trésors de leur campement de fortune.

Les SDF sont presque tous alcooliques, ce qui se comprend car, pour tenir dans la rue, avoir chaud, ne pas sentir les humiliations et le temps qui passe, il faut s’enivrer. Lorsque Jean-Pierre gardait ma chienne pendant que je faisais des courses, je lui demandais ce qu’il voulait et, immanquablement, il me répondait une bouteille de Côtes du Rhône et je la lui apportais. Jean-Pierre mendiait très rarement, il ne demandait rien et lorsque je le pouvais, je lui donnais un billet, un paquet de cigarettes ou son vin préféré parce que je savais qu’il en avait besoin.

Malheureusement pour Jean-Pierre mais heureusement pour Sylvestre, ce dernier redevint sobre, fut logé et embauché par Emmaüs. Il continuait à rendre visite à Jean-Pierre mais ne pouvait plus veiller sur lui comme auparavant. D’autres SDF, plus ou moins bien intentionnés s’agglutinèrent alors autour de Jean-Pierre pour profiter de la générosité des riverains qui lui étaient attachés. Ils profitaient aussi de ses maigres revenus qu’il allait chercher à la Poste. Certains de ces parasites étaient violents, causaient des désagréments aux riverains qui demandaient leur expulsion.

Après le départ de Sylvestre, Jean-Pierre fut hospitalisé à plusieurs reprises à la demande du Samu social ou de riverains qui le voyaient en piteux état car il se dégradait à vue d’œil et sur la fin était d’une saleté très repoussante. Au début de cette descente il avait encore suffisamment d’énergie pour refuser tout déplacement jusqu’à il y a quelques mois où les pompiers vinrent le chercher pour le transporter à l’hôpital. Il n’en revint pas et je viens d’apprendre par un de ses amis d’infortune qu’il est définitivement « parti ».

Jean-Pierre n’est pas un mort-de-la-rue parce qu’il refusait catégoriquement de la quitter. Il était comme beaucoup de SDF avide de liberté, d’une certaine idée de sa dignité, d’indépendance et psychologiquement handicapé. Il m’avait raconté qu’il avait été comptable, qu’il avait été bouleversé par la disparition de son amie atteinte de cancer à la suite de quoi il avait fait un AVC qui avait laissé des séquelles neurologiques. Je pense qu’il y avait plus que cela car, un jour j’ai rencontré une de ses sœurs qui était elle-même alcoolique et perturbée. Ils s’étaient disputés devant moi, elle disant que leur mère était alcoolique et lui affirmant que c’était faux. Jean-Pierre avait en effet une famille qui venait le voir de temps en temps sans pouvoir l’aider.

Ayant travaillé bénévolement pour une association d’aide aux SDF, je sais qu’il est extrêmement difficile de les aider autrement qu’en essayant de leur rendre le quotidien plus agréable. Je parle des SDF de longue date, pas de ceux qui le deviennent transitoirement du fait d’un accident de la vie. Sylvestre qui a du faire une dizaine d’années de rue est une exception qui ne tient pas du hasard car il s’est toujours organisé pour aménager sa précarité. Ses périodes de naufrage étaient passagères et quand je le voyais titubant et s’étalant de tout son long dans la rue j’espérais que ce n’était qu’une phase car je l’avais connu faisant de petits boulots, propre et sobre.

Tous les SDF qui ont communiqué avec moi m’ont expliqué qu’ils refusaient d’aller dans les centres d’accueil dédiés parce que les hommes y étaient violents, alcoolisés, voleurs au point de devoir dormir la tête sur ses chaussures et son sac, qu’il fallait respecter le couvre-feu et qu’ils étaient jetés à la rue à 5 h du matin quand, surtout l’hiver, il fait nuit, que tous les cafés sont fermés y compris ceux des associations caritatives. Les SDF qui ont des chiens n’y sont pas acceptés. Dans la rue, on peut se coucher et se lever quand on veut, on peut dormir avec son chien chaud et protecteur et profiter de la bienveillance des riverains qui offrent aussi un contact différent de celui des autres SDF.

J’ai aussi appris auprès de « mes » SDF qu’ils étaient nés dans des familles pauvres au sein d’une grande fratrie, que les parents étaient alcooliques et indigents, qu’ils avaient été placés par l’Assistance publique des des familles qui les avaient maltraités et dont certains avaient du s’enfuir. Tous ceux que j’ai rencontrés avaient de sérieux problèmes psychologiques peut-être héréditaires du fait de l’alcoolisme mais sûrement acquis dans l’abandon, la maltraitance, la carence affective et éducative, l’obligation de se débrouiller très jeune dans la jungle humaine.

Quand j’entends que des milliers d’euros, voire des millions, sont dépensés pour la réinsertion des SDF, je suis sceptique, même pour les jeunes. Mon association avait fait son possible pour trouver un logement pour X âgé d’une vingtaine d’années et physiquement présentable mais il n’a jamais pu se rendre aux rendez-vous proposés et a commis quelques actes de délinquance et de comportements inappropriés qui ont rendu vains tous les efforts de mon association malgré sa patience et sa bienveillance.

Mon opinion est qu’il faut prendre la désertion sociale à sa racine, empêcher que des enfants soient abandonnés et maltraités. La protection de l’enfance devrait avoir un budget pour embaucher des inspecteurs compétents parce que formés professionnellement, pour enquêter au moins une fois/mois dans les familles et les institutions accueillant des enfants abandonnés, délaissés ou maltraités. Pour ce faire, une volonté politique doit s’affirmer et, que je sache, ce n’est pas le souci des candidats à la présidence de la République.

Printemps gris. Le soleil est dans les fleurs

Publié le

 

Quizz : Saurez-vous mettre les noms correspondants sous les photos de ces fleurs de printemps ?

Pervenche

Mahonia faux houx

Forsythia

Pensées

Primevères

tulipes

narcisse double blanc et saumon, plusieurs noms commerciaux

jacinthes

jonquilles

pissenlit (dendelion)

kerria japonica ou corète du Japon

Parc des Buttes-Chaumont et rue Edouard Pailleron

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Parc des Buttes-Chaumont. Voyez-vous l’intruse ?

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Parc des Buttes-Chaumont

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Parc des Buttes-Chaumont

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Rue Jean Menans, devant l’école maternelle et primaire

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Rue Edouard Pailleron, la stèle à l’hommage des victimes de l’incendie criminel des préfabriqués du collège Edouard Pailleron. 16 enfants et 4 adultes ont péri, le 6 février 1973.

Les bulbes plantés à l’automne dernier dans mes jardinières

De la couleur et des odeurs suaves sur mon balcon

Parc des Buttes-Chaumont et rue Manin

Les Inconnus aux Buttes-Chaumont : Les bijoux de Cherbourg.

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Les bijoux de Cherbourg, parodie du film Les parapluies de Cherbourg de Jacques Demy

Qui se souvient du succès populaire des Parapluies de Cherbourg,  ne s’étonnera pas que les Inconnus, les plus grands parodistes de notre temps, se soient payé la comédie musicale. Personnellement, ce morceau n’a pas ma préférence mais j’ai été étonnée de voir qu’il avait été tourné au belvédère (temple de la Sybille, temple d’amour, gloriette…) des Buttes-Chaumont

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Depuis l’installation vers 1897 de Léon Gaumont sur le plateau Hassard, au-dessus du parc des Buttes-Chaumont, puis avec la construction des studios de la Société française de production (SFP), notre espace vert a été utilisé pour de nombreux tournages.

Studios Elgé ( initiales de Léon Gaumont). 
le premier atelier Gaumont de 1897 est au fond à gauche. Notez la grande « serre »  qui est le studio principal à éclairage naturel. construit en 1905  La ruelle des sonneries ( à peu près la « villa fleurie » actuelle) est à gauche. Source http://plateauhassard.blogspot.fr/2012/04/les-studios-gaumont.html

Les ateliers de Léon Gaumont ont été détruits depuis longtemps, suivis par les locaux de la SFP qui ont laissé la place à un vaste projet immobilier Bouygues. Il reste toutefois le siège commercial de la société Gaumont longtemps occupé par l’hôtel des impôts et acquis depuis quelques années par l’Oeuvre de la Croix-Saint-Simon

Entrée Art Nouveau du bâtiment commercial survivant

http://www.gentil-bourdet.fr/details/notices/cite%20elge.htm

Plan de Paris vers 1920. 
Notez la cité Elgé, les passages et impasses 
disparus et les réservoirs des Buttes Chaumont 
prés desquels s’élevait un marché de type Baltard

http://plateauhassard.blogspot.fr/2012/04/les-studios-gaumont.html

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