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Archives de Catégorie: paris 19

Jean-Pierre, 50 ans, SDF, nous a quittés

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RIP Jean-Pierre

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Je connaissais Jean-Pierre depuis une dizaine d’années. Il campait dans le voisinage de la Mairie du XIXème, s’installait dans les recoins abrités où les riverains l’assistaient en lui apportant petit mobilier, matelas, couvertures et nourriture. Les soirs d’hiver, nous étions plusieurs à lui offrir une soupe épaisse et bien chaude.

Jean-Pierre carburait aux Côtes du Rhône mais avait le vin paisible. Il était calme, poli et généralement affable. Ma chienne l’adorait et c’était réciproque, il appréciait quand elle le débarbouillait passionnément …Pendant quelques années, Sylvestre, SDF polonais s’est occupé de lui veillant à ce qu’il fut propre et qu’il tint son campement correctement. Ce bien être relatif des deux compères était compromis quand Sylvestre sombrait dans l’ivresse qui obérait sa vigilance. D’autres compères rappliquaient alors pour faire la fête braillant, vomissant et pissant sous les fenêtres des résidents qui appelaient la police qui les virait avec tous les trésors de leur campement de fortune.

Les SDF sont presque tous alcooliques, ce qui se comprend car, pour tenir dans la rue, avoir chaud, ne pas sentir les humiliations et le temps qui passe, il faut s’enivrer. Lorsque Jean-Pierre gardait ma chienne pendant que je faisais des courses, je lui demandais ce qu’il voulait et, immanquablement, il me répondait une bouteille de Côtes du Rhône et je la lui apportais. Jean-Pierre mendiait très rarement, il ne demandait rien et lorsque je le pouvais, je lui donnais un billet, un paquet de cigarettes ou son vin préféré parce que je savais qu’il en avait besoin.

Malheureusement pour Jean-Pierre mais heureusement pour Sylvestre, ce dernier redevint sobre, fut logé et embauché par Emmaüs. Il continuait à rendre visite à Jean-Pierre mais ne pouvait plus veiller sur lui comme auparavant. D’autres SDF, plus ou moins bien intentionnés s’agglutinèrent alors autour de Jean-Pierre pour profiter de la générosité des riverains qui lui étaient attachés. Ils profitaient aussi de ses maigres revenus qu’il allait chercher à la Poste. Certains de ces parasites étaient violents, causaient des désagréments aux riverains qui demandaient leur expulsion.

Après le départ de Sylvestre, Jean-Pierre fut hospitalisé à plusieurs reprises à la demande du Samu social ou de riverains qui le voyaient en piteux état car il se dégradait à vue d’œil et sur la fin était d’une saleté très repoussante. Au début de cette descente il avait encore suffisamment d’énergie pour refuser tout déplacement jusqu’à il y a quelques mois où les pompiers vinrent le chercher pour le transporter à l’hôpital. Il n’en revint pas et je viens d’apprendre par un de ses amis d’infortune qu’il est définitivement « parti ».

Jean-Pierre n’est pas un mort-de-la-rue parce qu’il refusait catégoriquement de la quitter. Il était comme beaucoup de SDF avide de liberté, d’une certaine idée de sa dignité, d’indépendance et psychologiquement handicapé. Il m’avait raconté qu’il avait été comptable, qu’il avait été bouleversé par la disparition de son amie atteinte de cancer à la suite de quoi il avait fait un AVC qui avait laissé des séquelles neurologiques. Je pense qu’il y avait plus que cela car, un jour j’ai rencontré une de ses sœurs qui était elle-même alcoolique et perturbée. Ils s’étaient disputés devant moi, elle disant que leur mère était alcoolique et lui affirmant que c’était faux. Jean-Pierre avait en effet une famille qui venait le voir de temps en temps sans pouvoir l’aider.

Ayant travaillé bénévolement pour une association d’aide aux SDF, je sais qu’il est extrêmement difficile de les aider autrement qu’en essayant de leur rendre le quotidien plus agréable. Je parle des SDF de longue date, pas de ceux qui le deviennent transitoirement du fait d’un accident de la vie. Sylvestre qui a du faire une dizaine d’années de rue est une exception qui ne tient pas du hasard car il s’est toujours organisé pour aménager sa précarité. Ses périodes de naufrage étaient passagères et quand je le voyais titubant et s’étalant de tout son long dans la rue j’espérais que ce n’était qu’une phase car je l’avais connu faisant de petits boulots, propre et sobre.

Tous les SDF qui ont communiqué avec moi m’ont expliqué qu’ils refusaient d’aller dans les centres d’accueil dédiés parce que les hommes y étaient violents, alcoolisés, voleurs au point de devoir dormir la tête sur ses chaussures et son sac, qu’il fallait respecter le couvre-feu et qu’ils étaient jetés à la rue à 5 h du matin quand, surtout l’hiver, il fait nuit, que tous les cafés sont fermés y compris ceux des associations caritatives. Les SDF qui ont des chiens n’y sont pas acceptés. Dans la rue, on peut se coucher et se lever quand on veut, on peut dormir avec son chien chaud et protecteur et profiter de la bienveillance des riverains qui offrent aussi un contact différent de celui des autres SDF.

J’ai aussi appris auprès de « mes » SDF qu’ils étaient nés dans des familles pauvres au sein d’une grande fratrie, que les parents étaient alcooliques et indigents, qu’ils avaient été placés par l’Assistance publique des des familles qui les avaient maltraités et dont certains avaient du s’enfuir. Tous ceux que j’ai rencontrés avaient de sérieux problèmes psychologiques peut-être héréditaires du fait de l’alcoolisme mais sûrement acquis dans l’abandon, la maltraitance, la carence affective et éducative, l’obligation de se débrouiller très jeune dans la jungle humaine.

Quand j’entends que des milliers d’euros, voire des millions, sont dépensés pour la réinsertion des SDF, je suis sceptique, même pour les jeunes. Mon association avait fait son possible pour trouver un logement pour X âgé d’une vingtaine d’années et physiquement présentable mais il n’a jamais pu se rendre aux rendez-vous proposés et a commis quelques actes de délinquance et de comportements inappropriés qui ont rendu vains tous les efforts de mon association malgré sa patience et sa bienveillance.

Mon opinion est qu’il faut prendre la désertion sociale à sa racine, empêcher que des enfants soient abandonnés et maltraités. La protection de l’enfance devrait avoir un budget pour embaucher des inspecteurs compétents parce que formés professionnellement, pour enquêter au moins une fois/mois dans les familles et les institutions accueillant des enfants abandonnés, délaissés ou maltraités. Pour ce faire, une volonté politique doit s’affirmer et, que je sache, ce n’est pas le souci des candidats à la présidence de la République.

Printemps gris. Le soleil est dans les fleurs

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Quizz : Saurez-vous mettre les noms correspondants sous les photos de ces fleurs de printemps ?

Pervenche

Mahonia faux houx

Forsythia

Pensées

Primevères

tulipes

narcisse double blanc et saumon, plusieurs noms commerciaux

jacinthes

jonquilles

pissenlit (dendelion)

kerria japonica ou corète du Japon

Parc des Buttes-Chaumont et rue Edouard Pailleron

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Parc des Buttes-Chaumont. Voyez-vous l’intruse ?

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Parc des Buttes-Chaumont

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Parc des Buttes-Chaumont

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Rue Jean Menans, devant l’école maternelle et primaire

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Rue Edouard Pailleron, la stèle à l’hommage des victimes de l’incendie criminel des préfabriqués du collège Edouard Pailleron. 16 enfants et 4 adultes ont péri, le 6 février 1973.

Les bulbes plantés à l’automne dernier dans mes jardinières

De la couleur et des odeurs suaves sur mon balcon

Parc des Buttes-Chaumont et rue Manin

Les Inconnus aux Buttes-Chaumont : Les bijoux de Cherbourg.

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Les bijoux de Cherbourg, parodie du film Les parapluies de Cherbourg de Jacques Demy

Qui se souvient du succès populaire des Parapluies de Cherbourg,  ne s’étonnera pas que les Inconnus, les plus grands parodistes de notre temps, se soient payé la comédie musicale. Personnellement, ce morceau n’a pas ma préférence mais j’ai été étonnée de voir qu’il avait été tourné au belvédère (temple de la Sybille, temple d’amour, gloriette…) des Buttes-Chaumont

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Depuis l’installation vers 1897 de Léon Gaumont sur le plateau Hassard, au-dessus du parc des Buttes-Chaumont, puis avec la construction des studios de la Société française de production (SFP), notre espace vert a été utilisé pour de nombreux tournages.

Studios Elgé ( initiales de Léon Gaumont). 
le premier atelier Gaumont de 1897 est au fond à gauche. Notez la grande « serre »  qui est le studio principal à éclairage naturel. construit en 1905  La ruelle des sonneries ( à peu près la « villa fleurie » actuelle) est à gauche. Source http://plateauhassard.blogspot.fr/2012/04/les-studios-gaumont.html

Les ateliers de Léon Gaumont ont été détruits depuis longtemps, suivis par les locaux de la SFP qui ont laissé la place à un vaste projet immobilier Bouygues. Il reste toutefois le siège commercial de la société Gaumont longtemps occupé par l’hôtel des impôts et acquis depuis quelques années par l’Oeuvre de la Croix-Saint-Simon

Entrée Art Nouveau du bâtiment commercial survivant

http://www.gentil-bourdet.fr/details/notices/cite%20elge.htm

Plan de Paris vers 1920. 
Notez la cité Elgé, les passages et impasses 
disparus et les réservoirs des Buttes Chaumont 
prés desquels s’élevait un marché de type Baltard

http://plateauhassard.blogspot.fr/2012/04/les-studios-gaumont.html

Paris, un nouveau parc canin bancal dans le 19ème

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Quel site splendide où la maîtresse qui est au bout de la laisse de son chien ne pourra :

*ni admirer la nature faute de diversité en flore et faune

*ni s’asseoir faute de bancs

*ni boire ou se laver la mains faute de point d’eau

*ni jeter les sachets de crottes faute de poubelles

*ni s’abriter en cas d’intempérie faute de kiosque

*ni se promener le soir faute d’éclairage

*ni s’y rendre faute de transports publics qui acceptent les chiens

Malgré les 20% de TVA sur la nourriture canine, la redistribution de cette taxe ne profite pas à celles et ceux qui la payent et nos édiles font semblant de répondre à nos attentes par une demie mesure avant les prochaines élections. Et en plus, il faudrait leur dire merci !

Vous qui lisez ce texte, dites-moi si vous pourrez vous rendre en ce lieu excentré et déficient. Pour moi, c’est impossible…car ma chienne et moi sommes percluses d’arthrose qui limite les déplacements à pied, les transports en commun nous sont interdits par leur règlement et nous ne sommes pas assez fortunées pour prendre des taxis-qui par ailleurs acceptent rarement les chiens.

La Connectrice

 

Source :http://www.monchienmaville.com/

Si la vie citadine nous demande d’être patient, les bonnes nouvelles permettent de savourer les petites victoires. Après la mairie du 14ème, c’est au tour de celle du 19ème d’ouvrir un parc canin de liberté, boulevard Sérurier, en face du tramway, non loin de la porte des Lilas. Un espace déjà existant, à l’abri des habitations, qui jusqu’alors restait en friche ! Seul un petit panneau sur le portillon d’entrée indique que les chiens peuvent maintenant courir et s’amuser ensemble. Quelques recommandations d’usage sont affichées dont celle évidemment de ramasser les « cdc » de son chien. Garder cet endroit propre est loin d’être gagné, pour preuve, lors de notre visite nous avons déjà repéré un certain nombre de « cdc » gisant sur le terrain. Il est évident qu’avec une unique poubelle sur le site, le langage de prévention n’est guère incitatif pour les récalcitrants. Sans compter que le parc n’étant pas éclairé, il est extrêmement difficile, le soir de positionner exactement le lieu du « délit ». Et vouloir ramasser une « cdc » sans mettre les pieds dans celle d’une autre peut relever de l’exploit. Restons dans l’esprit de la COP 21, si cher à Madame Hidalgo, pour préconiser d’installer à chaque extrémité du parc, 2 récupérateurs à compost ! C’est possible, c’est écolo, c’est 100% français ! Et penser que les « cdc » de son chien, puissent servir d’engrais pour embellir les parcs et jardins de Paris, ça motive !

patrick-loiseauC’est à nous aussi propriétaires de chiens de maintenir ce lieu attractif et d’en faire une réussite mais c’est aussi aux municipalités de réfléchir pour qu’il soit le mieux adapté aux besoins des chiens et aux attentes des propriétaires.
Pour l’instant il n’y a qu’une malheureuse poubelle, aucun point d’eau et surtout à notre grande surprise, aucun banc ! Il est important de rappeler à nos élus que derrière chaque laisse il y a un propriétaire citadin ! Pensons par exemple aux séniors qui aiment s’asseoir sur un banc et en profiter pour faire un brin de causette. Favoriser l’échange et la parole, c’est ça aussi créer du lien social !
Si l’idée de laisser ouvert le parc canin 24h/24 est séduisante sur le papier, la réalité est tout autre, cela l’expose au quotidien d’être délaissé par les pouvoirs publics. Parc canin ne veut pas dire uniquement lieu fermé, entre quatre grilles. Pour éviter qu’il se transforme en terrain vague, il doit être aussi aménagé. Imaginons un espace pour enfants sans jeux, un terrain de basket sans panier, un Paris-plage sans sable ? Il faut bien avouer qua ça n’a guère de sens.
Merci à François Dagnaud, maire du 19ème, d’avoir tenu ses engagements. Il est le reflet de la promesse d’Anne Hidalgo selon laquelle chaque arrondissement de la capitale bénéficiera d’un parc canin. Espérons que d’autres arrondissements emboitent vite « la pate » et que Paris en 2017 ne reste pas la lanterne rouge des villes où il fait bon vivre avec son chien.

l1100846Le magazine « 30 Millions d’Amis » consacre un dossier très instructif sur « Les français et leurs chiens…vus par les éducateurs canins » et nous rappelle que par ces périodes de grand froid il est nécessaire de protéger son compagnon, surtout s’il est âgé.

Et selon le magazine « Inexploré », dans un article consacré aux « Animaux télépathes » : plus de 2000 programmes de recherches aux Etats-Unis attestent du bienfait apporté par les animaux dans les hôpitaux, les maisons de retraite et les prisons.

 

 

Buttes-Chaumont. Couleurs d’automne 2016

En cette belle journée ensoleillée, les arbres rutilent de la magnificence colorée de leurs feuilles, en un élan joyeux , avant de disparaître pour l’hiver. Le temps étant doux et sec, certaines essences, comme le ginkgo sont encore bien vertes ou à peine jaunissantes.

Je n’étais pas la seule à les admirer et vouloir les fixer dans une mémoire, d’autres femmes prenaient des clichés dont Sylvie, une photographe professionnelle qui vit la plupart du temps en Nouvelle-Zélande et m’a donné sa carte. D’autres femmes évitaient avec délicatesse de passer devant mon objectif tandis que sans vergogne des coureurs me bouchaient la vue et je regrette de ne pas avoir eu le réflexe de fixer leur postérieur ou leur antérieur…

J’aime l’automne pour la douceur de sa température, ses couleurs et ses odeurs suaves.Je suis émue par le sursaut de vie de la nature avant son repos hivernal, comme en un bouquet final de feu d’artifice.

La beauté troublante de l’automne a été justement évoquée dans Kyoto de Yasunari Kawabata.

Les feuilles dorées se reflètent dans l’eau sombre du lac gardé par les hérons

En marchant autour du lac de droite à gauche en partant de la place de la mairie. Les arbres se reflètent comme jamais dans l’eau noire du lac qui, en cette saison, est un miroir parfait.

Les hérons sont toujours posés au pied de l’île quand ils ne sont pas perchés dans le cèdre. Je ne possède pas de téléobjectif pour les fixer comme Jacline, l’ornithologue.

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Le couple de hérons cendrés des Buttes-Chaumont photographié par Jacline vers le 15/10/2016.

Les ginkgos commencent à jaunir. L’arbre aux 40 écus va bientôt flamboyer

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Les cimes caractéristiques des ginkgos, tout juste jaunissantes, se découpent contre le ciel à côté des peupliers à peine dorés et  entre les ifs toujours verts et sombres. J’ai l’impression que cette année ils portent très peu de fruits. Habituellement leurs grappes sont très serrées et ils jonchent le sol en abondance. Munies de gants en caoutchouc et d’un sceau, des asiatiques viennent les ramasser pour en extraire les noix dont les amandes sont délicieuses et excellentes pour la santé.

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Ce ginkgo, côté Manin entre la place de la mairie et la rue de Crimée, est encore tout vert. Il devient d’autant plus magnifique lorsque ses feuillent dorent que son isolement favorise l’exhibition de sa silhouette.

Ifs et cornouillers n’ont guère fructifié cette année

Je remarque que cette année, les ifs donnent peu de baies, tout comme les cornouillers qui n’ont pas donné assez de drupes pour que je puisse en faire de la confiture . J’ai remarqué que beaucoup d’arbres fruitiers ne donnent en abondance qu’une année sur deux : cerisiers, cornouillers, figuiers, etc. Mais cette année il est possible que la fructification ait été freinée par le climat trop chaud durant l’hiver, le printemps et l’été. Les cornouillers ont besoin de fraîcheur.

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Cornouilles. Source

Les baies d’if sont toxiques et leur rareté cette année me dispense de faire la guerre à ma chienne qui les adore et les avale d’un coup. Heureusement, le principe toxique, la taxine est contenu dans le petit noyau noir du fruit et comme ma chienne ne le croque pas, elle n’a pas été empoisonnée. De même de nombreux oiseaux se gavent de la chair rouge comestibles. Certaines personnes en font même du jus ou de la confiture.

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L’arille, fruit de l’if, le centre noir contient de la taxine qui peut être mortelle. Source

Un arbre de la Liberté aux Buttes-Chaumont

Des chênes, arbres de la liberté ont été plantés en 1989  dans toute la France à  l’occasion du bicentenaire de la Révolution française. Les Buttes-Chaumont ont ainsi reçu le leur. Il est situé côté rue Manin, en face du manège. A sa droite fleurit au printemps un magnifique lilas double mauve.Il est dommage que la direction du jardin ne signale pas cet arbre, sa symbolique et son origine.

L’arbre de la liberté est un symbole de la liberté, depuis la période de la Révolution française. Il symbolise aussi en tant qu’arbre la vie, la continuité, la croissance, la force et la puissance. Il est devenu au cours du xixe siècle un des symboles de la République française avec la Marianne ou la semeuse. Il figure depuis 1999 sur les pièces françaises d’un euro et de deux euros.

Plantés, en général dans l’endroit le plus fréquenté, le plus apparent d’une localité, comme signes de joie et symboles d’affranchissement, ces végétaux devaient grandir avec les institutions nouvelles.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Arbre_de_la_libert%C3%A9

Noyer d’Amérique ou noyer noir, Juglans nigra

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Ce noyer d’Amérique est déjà déplumé. J’ai trop attendu pour le photographier à l’acmé de sa splendeur automnale. J’ai ramassé quelques-unes de ses noix que semblent apprécier des asiatiques. L’amande est goûteuse mais la coquille est tellement dure que j’ai renoncé à la casser après quelques essais. Ma chienne qui brise habilement les coquilles de noix, de noisettes ou de pistaches a également abandonné le travail, ce qui est exceptionnel pour une gloutonne invétérée.

Houx et tulipier de Virginie

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Les fruits du houx sont déjà d’un beau rouge. Ici, au bord du lac la silouhette de l’arbre se découpe contre la masse du tulipier de Virginie qui a récemment perdu son compagnon. Plantés il y a environ 30 ans, les deux arbres avaient connu une très rapide croissance mais l’un des deux était resté plutôt malingre.

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Le tulipier de Virginie, au fond à gauche, vu de l’autre côté du lac, avant la grande grotte, entre des branches de peupliers. J’ai saturé la photo pour mieux faire ressortir couleurs et volumes.

La Connectrice et son assistante à l’automne de son existence2-img_2003

Buttes-Chaumont. Hérons et Libellules

Quatre hérons cendrés nichent dans les arbres des Buttes-Chaumont, au bord du lac. Ils se posent sur le grand cèdre, dans les arbres qui poussent au pied de du mont de l’île ou au milieu du lac sur les murets subaquatiques où ils aiment construire un nid.

Jacline, membre d’un club ornithologique est restée presque tout le journée du lundi pour les observer et prendre de superbes photos dont en voici une

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le Héron cendré ne niche pas à Paris ni dans les 2 bois parisiens.

Pourquoi ? peut-être qu’ il n’ y trouve pas la tranquillité et, il lui faut de grands arbres élevés sur lesquels il construit son nid à leur cime, un lac riche en poissons et autres proies (canetons…) pour nourrir sa progéniture toujours affamée et qui a besoin de vite grandir .

Jacline a également photographié des libellules – Aeschne mixte- car elle observe aussi les insectes.

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Un grand merci à Jacline pour m’avoir permis de partager ces instantanés de beauté vivante.

Paris XIXème. Concert de clarinettes, ensemble Denner, dimanche 18 septembre 2016

Concert à Saint-Pierre dimanche 18 septembre à 17H 

55, rue Manin 75019 métro Laumière, bus 75, 60 ou 48 Mairie du XIXème

Ensemble de clarinettes DENNER

 Photo :

Ne soyez pas en retard : cet ensemble attire toujours
beaucoup de monde …et Vigipirate nous oblige, de fermer la porte dès que
toutes les places sont prises! 

..écouter un échantillon de l’ensemble de clarinettes DENNER:
https://youtu.be/dnwCpJWUA8k

(Johann Christoph DENNER  : facteur
d’instruments à vent à Nuremberg qui a inventé la clarinette au début du 18°
siècle)

  • 18-09-2016

 

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