Flux RSS

Archives de Catégorie: paris 19

Le maire socialiste du XIXème victime d’une transformation stupéfiante

Publié le

 

Monsieur François Dagnaud maire socialiste du XIXème arrondissement de Paris : une transformation stupéfiante pour présenter ses vœux à ses administrés

Qu’est-il arrivé à nôtre gentil maire ? En quelques mois il a subi une transformation stupéfiante pour nous présenter ses bons vœux.

A-t-il subi l’influence radicale de ses administrés et non administrés préférés ?

Blanc, homosexuel, père de deux filles tombées du ciel de ses rêves les plus fous de défier la nature, amoureux de la diversité et généreux -avec nos sous- hébergeur  de pauvres migrants, protecteur des gentils musulmans comme Yacine Chaouat condamné pour violences conjugales, si peu privilégié dans ses amitiés politiques -Hidalgo, Delanoë), Monsieur Dagnaud aurait-il honte d’être tout ça, un représentant des horribles  blancs bourgeois capitalistes responsables de tout la misère du monde ?

Eté 2017

Piscine-dagnaud2

Sur cette photo, François Dagnaud à droite, inaugure la piscine flottante du canal de l’Ourcq dans le cadre de Paris Plages

Hiver 2017-2018

Le Maire, François Dagnaud
et l’équipe municipale
vous adressent
leurs meilleurs vœux pour 2018 

http://mailchi.mp/f7465c13bb76/actualits-de-la-mairie-du-19e-newsletter-5?e=eaf69c171a

Newsletter n°5 // Janvier 2018

 

Après quelques recherches, je découvre que ce François Dagnaud nouvelle formule est la reproduction d’une oeuvre de street art réalisée par un heureux copain subventionné, journaliste, auteur, réalisateur et producteur, Julien de Casabianca, à l’origine du projet Outings. Cette oeuvre monumentale s’inspire d’un tableau de Louis Béroud conservé au musée Carnavalet. Et pour les ignorantes de mon espèce, cette oeuvre est collée sur le mur d’un immeuble de la rue Mathis dans l’arrondissement que François Dagnaud administre.

Vous autres, habitantes et habitants du XIXème qui me lisez, vous le saviez sans nul doute …Et vous avez aussi fait le lien entre le nom du projet « outings » et le lobby homosexuel qui fait désormais plus d’entrisme politique que de sorties forcées du placard (outing).

Rassurez-vous, je ne suis pas homophobe mais je déteste les groupes de pression, surtout ceux qui font semblant, seulement semblant d’aimer les femmes et comparent leur ventre à des bras (Pierre Bergé)…

 

Je n’ai pas retrouvé la peinture de Louis Béroud dont un personnage aurait servi de modèle à Mr Dagnaud.

Désolée, avec mon mauvais esprit, je n’avais pas compris que notre maire était un amateur d’art qui faisait la promotion d’un artiste émérite.

 

LC

Buttes-Chaumont. Flamboyances avant hibernation

Ce mardi 14 novembre 2017, le soleil brillait éclairant de sa pâle lumière des frondaisons encore fournies de feuilles vertes, dorées ou rouges. Nous avons la chance d’avoir un automne tardif, relativement doux et surtout peu marqué par les pluies abondantes et le vent qui de concert œuvrent à préparer les arbres en les dénudant en vue de leur repos hivernal.

01-IMG_3238 - Copie

Des perruches volettent en chantant de branche en branche. Elles sont très vertes mais le contre-jour rend leur couleur invisible.

02-IMG_3255 - Copie

Ma chère chienne à l’automne de sa vie. Elle a très ans, ce qui est beaucoup pour une labrador dont l’espérance de vie théorique est de 12-14 ans

03-IMG_3251 - Copie

Ces petits chrysanthèmes se sont ancrés depuis trois ou quatre ans dans une jardinière et ne cessent de fleurir en abondance deux fois par an

04-IMG_3250 - Copie

Depuis mon balcon, on peut saisir une vue d’ensemble d’une partie du parc

05-IMG_3247 - Copie

De plus en plus nombreuses dans le quartier, ces femmes annoncent l’automne de notre civilisation

06-IMG_3246 - Copie

L’arbre aux 40 écus, le ginkgo commence à se dorer, un spectacle qui ne durera que quelques jours

07-IMG_3245 - Copie

Un cornouiller femelle qui ne produit pas de drupes (baies rouges) mais roussit avec grande élégance

08-IMG_3244 - Copie

Le même cornouiller dont la vue est gâtée par une femme fière de son archaïsme au mépris des luttes que nous avons menées pour notre émancipation, ce dont elle profite en matière de droits.

09-IMG_3242 - Copie10-IMG_3241 - Copie

Peupliers au bord du lac mûrissant en dégageant une délicieuse odeur d’amande amère

11-IMG_324012-IMG_3237 - Copie13-IMG_323614-IMG_323515-IMG_3234

Au centre, le cerisier sauvage qui donnent de petits fruits comestibles en juin

16-IMG_323317-IMG_323218-IMG_323119-IMG_323020-IMG_322921-IMG_322822-IMG_3226

Paris historique. Mascarons, allégories et symboles autour de la mairie du XIXème

NB. Cet article est perfectionnable. N’hésitez pas à me faire part de vos informations, ajouts et commentaires. Merci d’avance 😉

28-IMG_3103

Mascaron sur le côté Est de la mairie du XIXème arrondissement de Paris. Ces faces grimaçantes étaient apposées, depuis l’antiquité gréco-romaine, sur les façades des bâtiments pour chasser les mauvais esprits. L’architecture éclectique  les rétablit à partir de la moitié du XIXème siècle

08-IMG_3074

09-IMG_3073

Chêne et laurier sont des symboles récurrents dans l’ornementation des immeubles de la rue Meynadier et alentours. Le chêne représente la force et le laurier la réussite.

 

  • Depuis quelques mois je suis atteinte d’une lubie : je photographie le ciel, les nuages, le jeu des lumières du soleil levant ou couchant, la dentelle des branches et des feuillages et quelques formes architecturales qui se découpent contre le ciel. A chaque instant et chaque jour ou nuit, le spectacle est unique et magnifique. Il m’enlace de sa beauté et je ne m’en lasse pas. A force de lever la tête en l’air j’ai remarqué les détails des façades des immeubles haussmanniens et j’ai découvert les mascarons, les cariatides, les atlantes, les frises, les consoles et tous les éléments sculptés dans la pierre -parfois dans le bois pour les portes cochères- Ce faisant, j’ai été saisie par cette richesse ornementale dans sa majorité inaccessible au regard du passant. Pourquoi se donner tant de mal si ça ne se voit pas ?

Rue Meynadier : carte

Je suis intriguée par la beauté de ces figures qui sont invisibles à hauteur de femme. Il faut connaître leur existence pour les voir. Des dizaines de sculpteurs et de tailleurs de pierre ont œuvré des jours, des semaines et des mois pour réaliser des œuvres invisibles au regard du passant. Seuls les initiés, ceux qui savent qu’elles existent peuvent les admirer et se pénétrer de leurs symboles. Pouvait-on les voir d’une calèche montée sur de hautes roues ou depuis un bus à impériale ? Venait-on de tout Paris par la petite ceinture en descendant à la station Belleville-Villette sise à l’extrémité de la nouvelle rue Meynadier ? Dames et messieurs se décoiffaient-ils pour tordre leur cou vers le 4ème étage où grimaçaient les mascarons ?

Frises, mascarons et allégories étaient-ils destinés à provoquer les voisins en vis-à-vis qui eux, s’ils étaient au bon étage, avaient une vue directe sur les sculptures ? Où alors, ces figures symboliques étaient -elles supposées être dotées de pouvoirs magiques comme chasser les ennemis, protéger les habitants et leurs biens, leur apporter bonheur et prospérité ? Il suffisait alors aux propriétaires et aux habitants de les savoir là pour être rassurés et confiants en leur bonne étoile. C’est en effet le rôle du mascaron que d’effrayer les mauvais esprits et ceci depuis l’antiquité. Les commanditaires et propriétaires des immeubles choisissaient-ils ces figures comme autant de pierres de fondation qui leur assureraient richesse et gloire ? En effet, investir dans ce quartier en création comportait un risque certain pour les spéculateurs qui achetaient à bas prix des terrains jouxtant les mines de gypse désaffectées qui servaient de décharge et de lieu de rendez-vous pour les gredins.

La rue Meynadier a été percée vers 1868 lors de la création du parc des Buttes-Chaumont et fit vraisemblablement l’objet d’une opération immobilière de luxe à destination de commerçants et d’employés. La rue est courte ne comprenant qu’une petite vingtaine de numéros sur 178 m. Elle fut conçue comme une avenue , 20 m de large, partant de la place de la mairie comme la rue Manin, la rue Armand Carrel et l’avenue de Laumière. La plupart des immeubles qui la lotissent sont d’origine ayant été construits entre 1868 et 1920 et reflétant les styles de l’époque, néo-classique et Art Nouveau. On parle d’architecture éclectique car elle assimile des éléments anciens tout en y ajoutant les nouveaux éléments rendus possibles par les techniques modernes. Gabriel Davioud, co-créateur de la mairie du XIXème, du temple de la Sybille et de nombreux bâtiments parisiens dont la fontaine Saint-Michel serait le meilleur représentant de l‘architecture éclectique. Selon la nomenclature haussmannienne les immeubles de la rue Meynadier appartiennent à la première catégorie, la plus luxueuse ou à des immeubles de rapport plus modestes. On raconte que ces logements étaient destinés aux « danseuses » de messieurs biens sous tout rapport. Haussmann lui-même eut une enfant avec l’actrice Francine Cellier. Je ne l’ai pas vérifié mais au regard de son aspect luxueux à proximité du parc alors en construction mais reléguée en deuxième position, il est possible que la rue Meynadier ait eu une destination particulière et discrète.

Proche de la petite ceinture, la rue Meynadier se terminait en face de la gare Belleville-Villette (actuellement 4 rue de Lorraine) inaugurée en 1856, ce qui constituait un attrait supplémentaire pour les résidents de la rue Meynadier et valorisait les immeubles.

Image illustrative de l'article Gare de Belleville-Villette

Bâtiment voyageurs et entrée de la gare vers 1900. La gare est mise en service le 15 juillet 1856 pour le trafic de marchandises. Elle est ouverte au trafic voyageurs en 

Source image

 

Les façades de la mairie du XIXème

 

26-IMG_3101

Façade Sud-Est de la mairie. Chaque fenêtre est ornée d’un mascaron

27-IMG_3102

45-IMG_3051

Cet échafaudage est installé depuis environ un mois. D’après un ouvrier délégué sur ce chantier, il s’agirait de graver une pierre de la devise de la République Liberté, Egalité, Fraternité et de dorer l’inscription à la feuille d’or. Je suis un peu étonnée d’apprendre que notre devise ne figurait pas au fronton de la mairie du XIXème et de la soudaine nécessité de réparer ce manque, surtout à l’approche des élections municipales de 2020. Un autre motif de dépense serait la nécessaire utilisation du budget 2017 afin qu’il soit reconduit au même niveau et un peu plus si possible en 2018. La comptabilité administrative est tellement absurde et figée que toutes les administrations se précipitent en fin d’année pour apurer leur budget à n’importe quel prix. On ne le soupçonne que trop, les travaux publics sont aussi l’occasion de financer les partis. Pourquoi se gêner ? Ce mercredi matin l’échafaudage a été démonté laissant apparaître sous l’horloge l’inscription dorée mairie du XIXème et au dessous, en plus petit et moins lisible « liberté, égalité, fraternité ».

 AvantAprès 

Et voilà le résultat ! Combien ça a coûté pour dire qu’on redorait notre devise républicaine et qu’on ne la voie pas ? Sur l’obligation de l’inscription au fronton des mairies, lire http://denez.com/2017/11/11/liberte-egalite-fraternite-aux-frontons-des-mairies/

 

28-IMG_3103

 

29-IMG_3104

Façade Sud-Ouest

30-IMG_3105

 

34-IMG_3154

35-IMG_3155

37-IMG_3158

38-IMG_3159

31-IMG_3106

39-IMG_3160

40-IMG_3161

Arrière de la mairie, façade Nord

Rue Meynadier

La rue Meynadier mérite une attention spéciale de par la richesse ornementale de ses immeubles qui sont presque tous d’origine, édifiés entre 1868 et 1930. Il n’existe pas à proximité immédiate de semblable accumulation de sculptures symboliques. Peut-être en y eut-il avenue de Laumière mais presque tous les immeubles anciens ont été détruits et remplacés par des constructions prétentieuses, hétéroclites et irrespectueuses de l’harmonie voulue par Haussmann, cette harmonie qui fait que Paris est l’une des villes au monde les plus visitée pour sa beauté.

Je n’ai pas encore trouvé de témoignages sur les intentions des promoteurs du lotissement de la rue Meynadier et si vous en avez, n’hésitez pas à me les transmettre.

Je retiens toutefois les indices suivants pour comprendre les choix architecturaux et ornementaux : la rue Meynadier débouchait directement sur la station Belleville-Villette de la petite ceinture ; la création du parc des Buttes-Chaumont et l’assainissement de son emplacement jouaient en faveur de constructions résidentielles destinées à la bourgeoisie ; les édiles de l’époque avaient des maîtresses qu’il fallait placer loin de leur foyer officiel tout en leur offrant une place au soleil (du parc et de la mairie en l’occurence) ; Mathurin Moreau, sculpteur à succès  a signé l’immeuble du n°4, fut maire de l’arrondissement ; Le remaniement de Paris par Haussmann fut accompagné de spéculation immobilière, ce qui est encore aujourd’hui le sort de nouveaux quartiers à financer ; La fin du XIXème siècle et le début du XXème furent témoins d’innovations architecturales et artistiques s’appuyant sur des progrès techniques et industriels ; Un décret impérial de 1859 venait de rattacher au XIXème populaire la commune tout aussi populaire de Belleville et permettait de noyer -comme on noit le poisson- les sirènes de ces messieurs dans un environnement digne mais pas trop ( le rang des maîtresses ne devait pas être supérieur à celui des épouses ) commerçants, d’employés et d’artisans.

 

01-IMG_3065

4 rue Meynadier, un immeuble signé par le sculpteur Mathurin Moreau qui fut le premier maire du XIXème. Le bâtiment de style typiquement Art Nouveau est orné de magnifiques sculptures. Au dessus de la porte d’entrée trône un griffon, animal mythique ayant la propriété de garder l’or. Il est flanqué de roses, allusion à la corne d’abondance  et de feuilles d’acanthe. La feuille d’acanthe est un motif ornemental récurrent depuis l’époque romaine.

A l’origine, le sculpteur Callimaque (Ve siècle avant JC) se serait inspiré, pour orner un chapiteau, d’un bouquet de feuilles d’acanthe surplombant le tombeau d’une jeune fille. L’acanthe était surtout utilisée dans l’architecture funéraire pour indiquer que les épreuves de la vie et de la mort symbolisées par les piquants de la plante, étaient victorieusement surmontées. 
Elle orne les chapiteaux corinthiens, les chars funéraires, les vêtements des grands hommes, parce que les architectes, les défunts, les héros ont triomphé des difficultés de leur tâche. Comme de toute épine, on en a fait aussi le symbole de la terre vierge, de la virginité, ce qui signifie aussi une autre sorte de triomphe. https://fr.answers.yahoo.com/question/index?qid=20080422131424AAJiFwA

Les immeubles  haussmanniens sont ornementés de motifs classiques inspirés de différentes époques de l’antiquité grecque et romaine.

02-IMG_306603-IMG_306804-IMG_3067

Ce griffon surplombe la porte d’entrée de cet immeuble richement orné protégeant symboliquement les richesses de ses occupants. La symbolique du griffon est tellement riche, ancienne et prisée q’il est possible de lui attribuer d’autres significations.
25-IMG_3099
Au deuxième étage, deux anges encadrent le motif central

6 rue Meynadier

05-IMG_306906-IMG_3070

10 rue Meynadier, 1887

Le cartouche qui orne le sommet de la porte est gravé des initiales du propriétaire de l’immeuble. Il est flanqué à gauche d’une branche de laurier, à droite d’une branche de chêne

07-IMG_307208-IMG_307409-IMG_3073

3, rue Meynadier

Branches de laurier, feuilles d’acanthe et coquille Saint Jacques

10-IMG_307711-IMG_307912-IMG_3081

rue Meynadier

13-IMG_3083

rue Meynadier

14-IMG_308515-IMG_3086

13 rue Meynadier

Une habitante de cet immeuble me dit qu’il appartient en sa totalité au petit-fils du commanditaire qui avait participé à sa conception et supervisé les plans avec l’architecte.

Au deuxième étage, deux têtes de loup montrant des dents acérées reposent sur un lit de feuilles de chênes encadrant une tête de bélier.

16-IMG_308717-IMG_308818-IMG_3089

10 rue Meynadier

Au 4ème étage, chaque fenêtre est surmontée d’un mascaron grimaçant, celui-ci tire la langue

19-IMG_309020-IMG_309321-IMG_309422-IMG_309523-IMG_309624-IMG_3097

21 rue Meynadier, un immeuble d’angle, le dernier de la rue

La base de l’immeuble a été recouverte d’une sorte de béton aggloméré particulièrement laide et il faut vraiment lever la tête pour découvrir la somptuosité des ornements du bâtiment. Il semble aussi que l’entrée d’origine ait été déplacée parce que la porte actuelle est décalée par rapport aux fenêtres du second étage.

30-IMG_3000

Côté rue Meynadier, une porte richement sculptée

26-IMG_2996

Motifs de feuilles d’acanthe sur les balustres et partie centrale aux motifs de signes astrologiques doubles : de haut en bas gémeaux, poissons et verseau

 

 

27-IMG_299728-IMG_2998

Dans l’angle du même immeuble, deux atlantes (masculin de cariatide et décliné du nom d’Atlas qui porte le monde sur ses épaules) au deuxième étage représentent à droite un sculpteur et à gauche un plâtrier. Le premier rend hommage aux nombreux sculpteurs et tailleurs de pierre qui ont travaillé sur les pierres des façades des immeubles de la rue Meynadier, peut-être aussi de la mairie ; le second rend hommage aux plâtriers qui ont réalisé les stucs qui ornent les plafonds des appartements luxueux de la rue. On peut aussi interpréter ces figures sculptées comme une mémoire de l’extraction des pierres calcaires extraites du sous-sol parisien (dans ce quartier, des effondrements épisodiques rappellent que le sous-sol est creux) et aussi une mémoire de la carrière de gypse qui occupait l’emplacement de l’actuel parc des Buttes-Chaumont, un minerai qui servait à confectionner le plâtre de Paris qui était exporté jusqu’en Amérique par la dérivation aujourd’hui désaffectée de la petite ceinture jusqu’au Havre où il était chargé sur des paquebots transatlantiques.

33-IMG_3002

 

32-IMG_300434-IMG_3001

Rue Manin

Peu d’immeubles de la rue Manin dans sa partie qui longe le parc, sont aussi richement ornés que ceux de la rue Meynadier. Nombre  de constructions d’époque ont été détruites et remplacées par des bâtiments dont les plus anciens sont de style Art Déco comme ceux de la Butte-Bergeyre ou ceux qui ont remplacé les maisonnettes ouvrières du quartier de la Mouzaïa. Théoriquement, la période Art Déco commence en 1925.

Au numéro 75, initiales du propriétaire et feuilles de chêne. L’immeuble date de 1893.

32-IMG_3108

Avenue de Versailles

Passant avenue de Versailles vers le pont du Garigliano j’ai aperçu un immeuble haussmannien orné des symboles habituels, feuilles de chêne et de laurier. La plupart des immeubles de l’avenue sont beaucoup plus récents et donc dénués de mascarons et autres décorations.

33-IMG_3111

Avenue de Laumière

12 avenue de Laumière, Bacchus préside au succès de cet immeuble daté de 1921

41-IMG_304542-IMG_3046

Une belle figure de Bacchus avec grappes et feuilles de vigne sur corne d’abondance

 

28 avenue de Laumière

Angle de l’avenue de Laumière et de la rue de Meaux

 

Quelques signatures gravées en façade des immeubles haussmanniens de l’avenue de Laumière et de la rue Armand Carrel. On remarque leur disparité graphique et sémantique, ce qui tranche avec les normes architecturales imposées par le baron Haussmann. 

Rue du Rhin

13 rue du Rhin

Une magnifique porte mise en valeur par la laque rouge, discrètement ornée de vagues au dessus-desquelles veille un dauphin imaginaire, figure protectrice depuis l’antiquité et compagnon fidèle d’Apollon.. Là aussi, point de mascarons pour protéger l’immeuble et ses habitants mais ce dauphin denté à queue de dragon.

22-IMG_2989

20-IMG_298621-IMG_298719-IMG_2985

Pour en savoir plus

Les Symboles

  • Olivier

L’olivier est un symbole de paix mais pas seulement Depuis l’Antiquité, l’olivier que la déesse Athéna fit sortir de terre, est le symbole d’Athènes et représente la force et la victoire, la sagesse et la fidélité, l’immortalité et l’espérance, la richesse et l’abondance. Il est vraisemblable que dans le contexte du XIXème siècle il ait représenté la richesse des commanditaires des bâtiments.

  • Chêne

Le chêne est le symbole de Jupiter dans l’antiquité puis celui de la Justice en référence à la légende qui veut que Saint-Louis ait rendu la justice sous un chêne.

Le Chêne. Arbre sacré dans de nombreuses traditions, le Chêne est investi de privilèges accordés à la divinité suprême parce qu’il attire la foudre et symbolise la majesté. En tout temps et en tout lieu, le Chêne est synonyme de force et de solidité. C’est du moins l’impression qu’il laisse quand il atteint sa maturité. Notons que le bois du chêne a la propriété d’être incorruptible, alors ne soyons donc pas étonnés d’apprendre que les termes « chêne » et « force » se traduisent en latin par le même mot : robur, symbolisant autant la force morale que physique. Il est le symbole de l’arbre de vie, le salut ainsi que les figures allégoriques de la Force et de la Prospérité. Le chêne est aussi l’arbre consacré à Jupiter dans la mythologie classique où de grands chênes croissent dans la forêt de Dodone, en Epire, qui est consacré à l’oracle de ce dieu, et est l’un des plus anciens sanctuaires grecs.

  • Laurier

Le LaurierOvide raconte comment la nymphe Daphné, est métamorphosée en laurier pour avoir échappé à l’amour d’Apollon qu’elle ne payait pas en retour. Depuis cet arbre est consacré au Dieu du soleil. Dans la Rome antique, le laurier est consacré à Jupiter. Selon la doctrine chrétienne, le laurier est à la fois symbole d’éternité, car il est toujours vert et de chasteté car ses feuilles ne se flétrissent jamais. C’est surtout à la renaissance que se diffuse l’image allégorique de la Victoire, figure féminine ailée qui remet une couronne de laurier au vainqueur ou lui pose sur la tête.

  • Vigne

La Vigne. La vigne est assez fréquente comme motif ornemental dans l’architecture sacrée et l’art. Elle est l’attribut des figures allégoriques de l’Automne, du mois de septembre, de la Joie, de l’Entraide, de la Solidarité conjugale et de l’Amitié. La vigne est aussi l’un des attributs de Bacchus, dieu du vin et ses suivantes le Ménades. Dans les représentations des bacchanales et du cortège du dieu, les participants ont la tête ceinte de couronnes tressées de sarments et de feuilles de vignes. Le cep de vigne et son fruit sont fréquemment cités dans les Ecritures et sont généralement considérés comme des symboles du Christ, du sang versé lors de son sacrifice et de l’eucharistie. Dans un célèbre passage de l’Evangile de Jean le Christ affirme : « Je suis la vrai vigne »

  • Griffon

Depuis l’époque médio-assyrienne -4000 JC-, la symbolique du griffon a souvent évolué et il lui est prêté de nombreuses significations. En Mésopotamie, il gardait les portes de la cité assyrienne appelée Kalkhu (Kalḫu, Calah dans la Bible). Avec sa tête d’aigle et son corps de lion, il lui est prêté une influence double comme le bien et le mal. Associé au soleil, il serait détecteur et protecteur de l’or.

Dans le contexte architectural de la rue Meynadier et au regard des ornements des façades des immeubles qui la bordent, il est plausible que le griffon ait été choisi comme protecteur de l’immeuble à la place des mascarons qui ont la même fonction. La présence toute proche d’un ange ainsi que les courbes des balcons et des fenêtres donnent à la façade de l’immeuble une douceur qui tranche avec la rigueur austère des bâtiments qui le jouxtent.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Griffon_(mythologie)

http://lieuxsacres.canalblog.com/archives/2012/04/07/23951842.html

  • Mascaron

L’Antiquité utilise les représentations d’un visage pour chasser le « mauvais œil ». Ainsi des masques grotesques ou hideux figurent sur les temples, les tombeaux, les cuirasses et les jambières des guerriers, les marteaux des portes, la vaisselle, les meubles et tous les objets du quotidien…Cette mode arrive en France avec les guerres d’Italie. Les Italiens Rosso Fiorentino (Florence1494Fontainebleau,1540) et Le Primatice (Bologne1504-Paris, 1570) viennent travailler à Fontainebleau pour le roi de France François Ier. Rosso, qui a travaillé en Italie jusqu’au sac de la ville de Rome en 1527, maîtrisait la technique du stuc. Primatice avait collaboré dans Mantoue avec Giulio Romano

https://fr.wikipedia.org/wiki/Mascaron

On peut voir des dauphins symboliques ou fantastiques sur le Pont-Neuf et dans la fontaine du bassin de Neptune à Versailles. Ci-dessous sa représentation imaginaire a inspiré la forme d’un heurtoir ancien.

dolphin hand knocker

Le dauphin a été utilisé pour la décoration des heurtoirs de porte depuis des temps très anciens. Dans la mythologie grecque le dauphin apparaît toujours comme venant aider l’humanité en péril. C’est avec ce sens de protecteur qu’il est utilisé pour la décoration des portes. Il faut dire aussi qu’il est toujours très esthétique.

https://ornement.net/articles/door_knockers_symbols.html

  • Le dauphin accompagne Apollon sur son char ou le dieu le chevauche pour traverser les mers

http://eric.marchand7.free.fr/mm3.html

Précisions historiques et autres

1-IMG_1857

Vue de la place de la mairie depuis la rue Meynadier

https://fr.wikipedia.org/wiki/19e_arrondissement_de_Paris

  • Georges Eugène Haussmann

https://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Eug%C3%A8ne_Haussmann

  • Aménagement du parc des Buttes-Chaumont. Mémoires du Baron Haussmann

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k220530f/f250.item

  • Rattachement de la commune de Belleville et spéculation immobilière

Un document très intéressant pour comprendre le contexte socio économique du quartier des Buttes-Chaumont http://www.persee.fr/doc/ahess_0395-2649_1975_num_30_4_293646

Page

Page

Paris sunset 28/10/2017 19:02-19:09

Coucher de soleil orange après une belle journée d’automne

Comme un air de Turner

Le , Turner meurt au domicile de sa compagne Sophia Caroline Booth à Cheyne Walk, dans le quartier de Chelsea. Ses derniers mots auraient été « Le soleil est Dieu »23

Je suppose que Turner appliquait ses couleurs, aquarelle ou huile, de mémoire dans son atelier d’après les croquis qu’il dessinait en extérieur. En effet, l’invention du tube métallique ne date que de la fin du XIXème siècle. Auparavant, il était difficile de conserver les couleurs dont les pigments étaient broyés chaque matin en atelier par des assistants. L’invention du tube métallique révolutionna la peinture en permettant la peinture en extérieur, ce qui contribua à la naissance de l’impressionnisme. les tubes d’étain sont inventés vers 1841 par l’Américain John Goffe Rand qui en dépose le brevet à Londres mais ils coûtent assez cher https://laconnectrice.wordpress.com/2012/05/06/le-bleu-dans-tous-ses-etats/

http://www.tate.org.uk/art/artworks/turner-sunset-on-the-river-n02311

Si on part de l’hypothèse que William Turner peignait ses soleils couchant et levant de mémoire en atelier, on peut imaginer qu’il éprouvait la liberté qui le poussa à révolutionner l’usage de la couleur et ouvrit la voie aux peintres impressionnistes. Il fut le premier à reproduire la nature telle qu’il l’avait vue, avec ses levers et couchers de soleil éblouissants de couleur et de lumière. La première fois que je vis les toiles de Turner, je fus moi-même éblouie par les teintes vives et flamboyantes.

Chaque soir et chaque matin, quand je prends le temps de regarder le soleil se lever ou se coucher je suis fascinée par cette beauté éphémère, toujours splendide et toujours différente. C’est une illustration parfaite de l’expression a sight for sore eyes que je traduis par une vision pour une âme chagrine ou de la beauté pour une âme en peine.

 

Ce diaporama nécessite JavaScript.

15 octobre 2017. Aurore dans le ciel de Paris

2-IMG_28403-IMG_28611-IMG_2858

Depuis mon balcon de 8h51 à 9h01 en regardant vers la rue de Crimée au-dessus des frondaisons des arbres des Buttes-Chaumont

Ciel sans nuages

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Parc des Buttes-Chaumont sous les nuages

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Ce mardi 5 septembre, le temps est incertain. Des nuages gris s’amoncellent au dessus du parc et je me demande s’il va pleuvoir. Je fais le tour du lac avec ma chienne et mon petit appareil photo.

Le lac est toujours aussi sale malgré les milliers d’euros qui ont été dépensés pour restaurer le circuit hydraulique. Difficile de laisser son imagination gambader en contemplant ce miroir glauque et puant.

A travers le tapis de nuages apparaît un bout de ciel bleu. Pointe une lumière blanche et vive qui fait ressortir la noirceur des branchages encore dans l’ombre. Une corneille est perchée sur une branche, aujourd’hui elles sont peut nombreuses.

Quelques oies se dandinent et au loin une grosse carpe bondit hors de l’eau pour gober des insectes en faisant un gros clapotis.

Sur la berge herbue du lac un homme donne du pain aux canards, des colverts avec une majorité de mâle reconnaissables à leur cou vert mordoré. Un couple de canards indiens s’est joint à eux pour profiter de la nourriture. Des panneaux indiquent qu’il ne faut pas nourrir les oiseaux mais d’après la dame de l’association poils et plumes des Buttes, personne ne vient les nourrir depuis dix ans.

Je suis sur le point de sortir du parc quand une belle lumière dorée jaillit de derrière les nuages et met en feu les feuilles des marronniers qui sont déjà bien rousses. Le rayon bas m’éblouit mais j’observe qu’un Vélib blessé s’appuie contre la grille. J’aimerais que la beauté de la nature ne soit pas meurtrie par la malveillance des hommes.

Le temps, les couleurs des arbres et des baies, les odeurs d’humus, tout cela sent l’automne, ma saison préférée.

La Connectrice

 

Buttes-Chaumont. Verdure aoûtienne

Publié le

Ce vendredi 4 août 2017, je profite du départ des Parisiens pour jouir du calme et de la tranquillité du parc.

E faisant le tour du lac, de la gauche vers la droite, j’ai pris quelques notes photographiques. Le lac est toujours aussi glauque et rempli de détritus. Et pourtant quelques personnes s’allongent sur ses berges tout près de l’eau. Les malheureux ne doivent pas avoir beaucoup d’alternatives écologiques pour se résigner aux odeurs nauséabondes et à la vision dégoutante d’une eau épaisse jonchée de détritus de toutes sortes.

Les oiseaux aquatiques l’ont déserté pour des eaux plus pures et du silence. Des édicules et des containers parsèment les allées afin de permettre aux visiteurs nocturnes de vomir, déféquer, uriner et jeter bouteilles et déchets dans des réceptacles appropriés, ce qui ne les empêche pas de polluer l’ensemble du parc. Ces containers et ces édicules puants détruisent l’harmonie des plantations, des allées sinueuses ainsi que le fantasme urbain de pouvoir retrouver un peu de campagne en ville.

Arrosage du matin comme un léger rideau de perles

Début de nôtre promenade. Le belvédère, copie du temple de la Sibylle, se cache derrière les arbres et ma chienne se demande pourquoi je traîne pour prendre des photos

Ce buddleia sauvage domine les détritus qui flottent sur l’eau. Le parc possède aussi des buddleias cultivés aux grappes blanches ou pourpres plus fournies.

Quelques canards résistent à la pollution et au bruit, peu nombreux, ils ont quelque chance de pouvoir arracher quelque nutriment aux énormes carpes.

Plus loin, le lac est toujours déserté par les oiseaux aquatiques

Le débroussaillage sévère de l’île l’hiver dernier a privé les oiseaux de nourriture et de refuge mais il a fait apparaître cette ouverture dans la falaise sous le belvédère

En été comme en hiver, le faune demeure agrippé à son rocher

 

 

 

La petite cascade et son magnifique ginkgo. On peut faire de la tisane avec ses feuilles fraîches.

Les feuilles contiennent des terpènes et des proanthocyanidines qui agissent sur les maladies suivantes. De nombreuses études scientifiques ont démontré les effets bénéfiques des feuilles de ginkgo biloba

-pertes de mémoire et démence séniles (Alzheimer) liées à l’âge (améliore la fluidité de la circulation sanguine dans le cerveau)

-dégénérescence maculaire et rétinopatie diabétique (améliore la fluidité sanguine dans le nerf optique et évite les caillots)

-améliore la circulation périphérique comme la maladie de Raynaud

-vertige des hauteurs

-dysfonctions érectiles

Risques

-hémorragies internes si mauvaise prescription du fait de ses vertus fluidifiantes du sang

-ne pas utiliser avec des anticoagulents (aspirine, ibuprofène, etc.)

Les feuilles se consomment en petites quantités
  • Salade

On cueuille les feuilles fraîches de préférence fin de printemps/début été. Respecter l’arbre en prenant les feuilles.

  • Boisson

Les feuilles fraîches peuvent être consommées en salade ou mixés dans des boissons.

  • Tisane

La tisane de feuilles de ginkgo est plus efficace si on y ajoute du gotu kola et du tulsi  (basilic sacré).

Avant la réfection du circuit hydraulique, je venais me rafraîchir les pieds dans l’eau courante et claire en période de canicule. Désormais, c’est impossible tant l’eau est glauque et puante. De temps en temps des cantonniers tentent de nettoyer les pierres au jet d’eau (ils n’ont pas de karcher) mais ça ne suffit pas. Ce havre de fraîcheur est désormais inhospitalier. Merci aux génies qui ont passé un marché public avec une entreprise aussi compétente qui a empoché une énorme somme. Il faut bien nourrir les copains.

Arbres tagués, piédestal du belvédère souillé à la peinture rouge, branches cassées,  fleurs cueillies et abandonnées toutes flétries, détritus jetés dans le lac, bouteilles brisées, excréments dans les buissons, nourriture pourrie dans les bosquets, capsules de bouteilles de bière et filtres de cigarettes à joint jonchent les pelouses et résistent au passage des cantonniers et jardiniers. Le repère de ce banc a même été brûlé…

Je me souviens de Roland Castro, architecte du président Mitterrand, beau-frère de Laurent Fabius, fondateur du groupuscule maoïste Vive la révolution. Il disait que lorsqu’on offre aux gens de la beauté dans l’urbanisme, ils respectent leur environnement et ne le saccagent pas on ne casse pas ce qui est beau. Ces belles paroles forgées à l’idéologie communiste ne reflètent pas du tout la réalité car, malheureusement la beauté c’est bourgeois et elle n’empêche pas le vandalisme. Par contre le XIXème étant catalogué populaire, toutes les incivilités et l’expression de la malveillance humaine y sont permises.

La Connectrice

 

 

%d blogueurs aiment cette page :