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Archives de Catégorie: Pays arabes

Paris XIXème. le député Mounir Mahjoubi a disparu après son élection

Dans la vidéo ci-dessus on voit le candidat Mahjoubi flatter les chiens pour attirer les maîtresses et maîtres dans son escarcelle électorale. Pour ma part, je n’ai pas cru une seconde à cette obséquiosité car Mounir fréquente le PS depuis son adolescence et ne peut pas avoir été formé à ses pratiques d’effets d’annonce, de promesses non tenues, de manipulation , d’hypocrisie et de mensonges droit dans les bottes.

Dans le XIXème arrondissement, nous avons beaucoup vu le candidat député Mounir Mahjoubi pendant la campagne pour les élections législatives. Et depuis, plus rien, Monsieur Mahjoubi est aux abonnés absents.

Nos dirigeants ont beaucoup parlé de supprimer le cumul des mandats pour les élus en omettant le cumul des fonctions pour les ministres. Comment peut-on réellement remplir des fonctions de député et de ministre en même temps sauf à sacrifier l’une des deux ? Bien entendu les personnes concernées nous donnent la réponse : la suppléante du député fera le job. Et pourtant, nous ne l’avons pas élue, toute la campagne a reposé sur la personne de Mounir aui a donné de lui-même tout ce qu’il était possible de donner et même au-delà puisqu’il a été caresser dans le sens du poil les chiens et leurs maitres.

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Avant son élection à la députation de la XVIème circonscription, Mahjoubi avait été nommé -pas élu- secrétaire d’Etat au numérique et ses fans le plaignaient de prendre autant de risques en tentant la députation : le pauvre il risque tout perdre, s’il perd les élections il devra renoncer à son poste de ministre, comme il prend des risques, comme il est courageux ! Objectivement, Mahjoubi ne prenait pas beaucoup de risques car la population du XIXème vote socialiste depuis des décades et le PS lui en est reconnaissant en distribuant des subventions et des locaux aux associations qui lui sont fidèles, des logements et des emplois associatifs à ses électeurs qui sont totalement captifs. Si on prend en compte les abstentions et les votes blancs, les seuls qui ont tout à perdre si la droite passait sont ces électeurs socialistes et leurs semblables. Voter Macron était la principale voie de maintien de la dictature socialiste, Hollande et Cambadélis, premier secrétaire du PS étant en chute très libre. Car si LREM se fait passer pour une nouveauté, ses dirigeants et une bonne partie de ses militants ont fait toute leur carrière au PS qui les a formés.

Pour les habitants du XIXème il n’y a pas de changement au niveau de l’efficacité du député. Cambadélis était un député absent et Mounir Mahjoubi marche sur ses traces. Si Cambadélis a pu rester en poste aussi longtemps, pourquoi Mahjoubi ne le pourrait-il pas avec les mêmes méthodes et le même électorat bobo? Ah, mais c’est que nous n’avons rien compris, Mounir est ministre et il a embauché une suppléante Delphine O pour faire son job de député. Mme O ne manque pas de lauriers à son palmarès mais elle est spécialiste du Moyen-Orient et de la révolution iranienne ce qui aura certainement une incidence sur ses choix politiques et législatifs.

Que nous dit le site de l’Assemblée nationale sur le travail de Mme O en tant que député ? Rien. Pas de question, pas de rapport, pas de proposition de loi…

Vous l’avez compris, Mounir Mahjoubi a délégué la députation à Delphine O à laquelle nous devons nous adresser pour tout ce qui touche le XIXème. Pour la contacter :

Qui va toucher l’indemnité du député, Mounir ou Delphine ? Les deux ? Mounir aura-til aussi droit à un bureau et l’équipement qui va avec, va-t-il cumuler les avantages en espèces et nature du ministre et ceux du député ?

Je ne sais pas ce que vous en pensez mais je me sens abandonnée par un candidat qui a fait du tapage, du porte  porte, de la séduction, des promesses , trois petits tours et s’en est allé. Séduits et abandonnés nous sommes. Qui a dit que LREM était la figure de proue du Grand Changement ?

La Connectrice

La Tunisie djihadisée veut interdire le comique judéo-tunisien Boujenah

Des Tunisiens fanatiques veulent interdire le spectacle Ma vie rêvée de Michel Boujenah le 19 juillet prochain, au festival de Carthage. Le directeur du festival Mokhtar Rassaa  tient bon refusant d’annuler le spectacle. Boujenah est peiné et consterné, lui qui a toujours défendu la Tunisie et les Tunisiens et a manifesté son amour et son soutien dans les moments difficiles comme la chute de Ben Ali et l’attentat du musée du Bardo.

Michel Boujenah est né le 3 novembre 1952 à Tunis qu’il a du quitter en 1963, contraint et forcé, avec toute sa famille et sa communauté, après l’indépendance. Il a toujours conservé la nostalgie de son pays natal.

La Connectrice

  • Le rappel des faits

 

  • Michel Boujenah parle de son spectacle créé en 2014 et qui tourne toujours. Sur ONPC le 17/06/2017. Il se demande ce que les juifs ont fait au monde pour susciter autant d’antisémitisme. Ce disant, il prend soin de ne pas parler de l’antisémitisme musulman…mais rappelle les horreurs de l’inquisition catholique…

  • Un article complet sur Michel Boujenah , son histoire, ses engagements ,sa philosophie et la haine des opposants antisémites qui prétendent aimer les juifs mais pas le sionisme, cette chanson habituelle hypocrite. L’affaire est d’autant plus lamentable que l’humoriste a défendu le Printemps arabe tandis que des centaines de tunisiens profitaient de la démocratie pour s’enrôler dans les troupes de l’Etat islamique dont ils constituent la masse des étrangers qui l’ont rallié.

L’humoriste Michel Boujenah au centre d’une vive polémique en Tunisie  

 par  Publié le 07 juillet 2017 à 21h07

L'humoriste Michel Boujenah au centre d'une vive polémique en Tunisie
Michel Boujenah. (ERIC FEFERBERG / AFP)

La programmation du spectacle du comédien au festival de Carthage a déclenché une controverse qui oppose les plus hautes sphères de la société civile. Explications.

 

Tempête dans un verre d’eau ou affaire d’Etat ? Tunis est secoué depuis plusieurs jours par une polémique aux proportions rocambolesques. Alors que le pays est en proie à une crise socio-économique sans précédent, que le gouvernement de Youssef Chahed mène selon ses communicants un véritable djihad anti-corruption, que l’armée ratisse les régions montagneuses à la recherche de cellules terroristes, c’est bien la tenue du spectacle de l’humoriste français Michel Boujenah qui agite le landerneau tunisois.

Programmé dans le cadre de la 53e édition du festival de Carthage, le spectacle de l’enfant du pays fait couler beaucoup d’encre sur les réseaux sociaux et dans les pages des journaux tunisiens. De ceux qui appellent à boycotter l’humoriste juif tunisien à ceux qui le défendent, en passant par ceux qui réclament, jusqu’au-boutistes, son annulation, le débat a pris un tour passionnel. Au point que l’UGTT, la puissante centrale syndicale, récipiendaire du Prix Nobel de la paix en 2015 pour avoir permis, avec d’autres organisations, de maintenir la paix sociale et la transition politique après la révolution de 2011 a, elle-aussi, appelé à annuler le spectacle du 19 juillet.

Michel Boujenah ne s’attendait certainement pas à une telle polémique, lui qui s’était félicité de participer au Festival de Carthage le 17 juin dernier dans l’émission « On n’est pas couché » sur France 2 : « Je suis super content parce que, depuis la révolution, je n’y ai pas joué. J’y suis allé très souvent, mais pas pour jouer. »

Pourquoi cet appel au boycott ?

L’appel à boycotter le spectacle du comédien est venu de la campagne du mouvement BDS qui milite dans le monde contre l’Etat d’Israël par la dénonciation de toute manifestation culturelle, sportive, scientifique qui met en avant des Israéliens, voire des personnalités juives accusées de soutenir l’Etat d’Israël. Parce qu’il aurait eu des propos positifs à l’égard de l’Etat hébreu, Michel Boujenah ne devrait donc pas pouvoir se produire en Tunisie, estiment les militants tunisiens du mouvement et leurs relais.

C’est également l’argumentation retenue par l’UGTT pour appeler à l’annulation de ce spectacle, et celle du parti al-Joumhouri, aujourd’hui presque absent de la scène politique mais qui s’est fendu d’un communiqué pour souligner que « les origines judéo-tunisiennes de Michel Boujenah ne suffisent pas à faire oublier ses opinions pro-sionistes de soutien à l’armée d’occupation et aux crimes commis en Palestine occupée ».

Vague de soutien

Autant d’arguments qui ont soulevé l’indignation de beaucoup de Tunisiens. Sur les réseaux sociaux encore une fois :

Mais également dans la presse où les prises de parole en faveur du maintien du spectacle se succèdent depuis plusieurs jours. Interrogé par la radio Mosaïque FM le 24 juin le directeur du festival de Carthage, Mokhtar Rassaa, a insisté sur le fait que Michel Boujenah est en premier lieu un artiste tunisien qui a toujours soutenu la Tunisie dans les médias internationaux. Il a ainsi déclaré :

« Ce n’est ni un grand sioniste, ni un leader du sionisme ! »

Une trentaine d’intellectuels et d’artistes ont également signé une lettre ouverte pour soutenir le maintien de ce spectacle, s’indignant de la position de la centrale syndicale et appelant à « éviter toute instrumentalisation de la création artistique ».

« Il est nécessaire de traiter ce problème imprévu en portant haut l’étendard de la liberté de pensée et de la diversité, considérée comme l’un des acquis fondamentaux de notre révolution. »

Les signataires soulignent l’attachement toujours revendiqué de Michel Boujenah à la Tunisie et aux Tunisiens. Quelques jours après le départ de Ben Ali en 2011, sur le plateau du Grand Journal de Canal+, le comédien était en larmes pour appeler « les gouvernements européens à faire très attention au peuple tunisien », « à protéger ce moment historique ». En 2015, un mois après l’attentat contre le musée du Bardo, il faisait partie de la délégation qui accompagnait la ministre de la Culture Fleur Pellerin à Tunis pour soutenir le pays endeuillé.

Pourquoi une telle polémique ?

Comment se fait-il que ce simple spectacle prenne une proportion aussi polémique ? Certains y verront peut-être de la psychanalyse de comptoir, mais l’histoire des 70 dernières années permet d’éclairer cette controverse. En effet, durant plus d’un millénaire, musulmans et juifs ont cohabité dans un environnement relativement pacifique en Tunisie, les juifs vivant sous le statut de dhimmis jusqu’au début du XIXè siècle. Ce n’est qu’avec la création de l’Etat d’Israël en 1948 et l’arrivée de Habib Bourguiba à la tête d’une Tunisie indépendante que les relations se sont assombries.

Avant même l’indépendance, celui qui était alors chef du parti Néo-Destour avait soutenu les populations arabes de Palestine dès 1946. Avec l’indépendance de la Tunisie et la crise de Suez en 1956, Bourguiba et les nationalistes tunisiens prennent fait et cause pour les Palestiniens : la population juive de Tunisie commence son exode. C’est la guerre des Six-Jours en 1967 et les émeutes de Tunis contre la population juive qui finiront de chasser les juifs du pays, ne laissant que quelques familles, notamment dans l’île de Djerba. L’OLP installera d’ailleurs son siège à Tunis durant douze ans après 1982.

C’est cette rupture soudaine au regard de l’histoire millénaire commune qui n’est en réalité toujours pas digérée. L’attachement des juifs tunisiens pour leur ancienne patrie est impossible à accepter pour une partie des Tunisiens de confession musulmane. Au grand dam des irréductibles amoureux de ce pays dont fait partie Michel Boujenah. Mais que le comédien se rassure, par-delà la polémique, jusqu’à ce jour, la programmation de son spectacle est maintenue. Et il fait salle comble.

Céline Lussato

Céline Lussato

Céline Lussato

Journaliste

Rachid Nekkaz se baignera en burkini à Cannes ce vendredi

Publié le

Nouveau au 27/05/2017

Rachid Nekkaz a entraîné ses nièces pour une baignade en burkini. Arrivées voilées, les femmes et leur mentor ont immédiatement été arrêtées par la police, embarquées dans un fourgon et conduites au poste de police.

http://www.nicematin.com/faits-de-societe/le-minute-par-minute-de-loperation-avortee-en-burkini-sur-les-plages-du-festival-de-cannes-140663

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Burkini 15

Source dessin

Personne ne peut nous empêcher de nous baigner (en burkini). a déclaré aux médiasl ‘islamiste Rachid Nekkaz né en France de parents algériens, communautariste et falsificateur des droits et libertés des femmes au nom de notre République qu’il conspue.

On remarquera le nous royal  utilisé par Nekkaz et nous en concluons qu’il a l’intention de se baigner en burkini avec ses femmes et nous nous réjouissons à la perspective de voir le milliardaire patauger dans l’eau emballé dans sa digne pudeur islamiste, sous les caméras des paparazzi.

Polémique « Burkini »

Source image  Cherchez Rachid….

«Le Festival de Cannes, le plus grand événement cinématographique mondial, est un lieu magique. C’est le moment idéal pour fêter ensemble cette liberté retrouvée dans la ville qui a été la première à interdire le burkini, le 28 juillet 2016», indique Rachid Nekkaz dans un communiqué.

Rachid Nekkaz est ce milliardaire franco-algérien qui paie les amendes des femmes interpellées pour le port de la burqua ou du niqab-voile intégral.

« Toutes en burkini sur les plages du Festival« , vendredi de 14 heures à 16 heures.

Des musulmanes cornaquées par Rachid Nekkaz et quelques barbus entendaient manifester à Cannes pour le port du burkini en profitant de la présence des médias pour le festival du cinéma, en se baignant en burkini. La manifestation a été interdite par la préfecture au titre de l’Etat d’urgence.

La manifestation prévoyait le bain collectif d’une douzaine de femmes revêtues d’un burkini bleu blanc rouge, sur une plage de Cannes.

Une manifestation pour « célébrer la décision du Conseil d’Etat du 26 août 2016, qui permet à n’importe quelle femme de s’habiller en burkini », indique le millionnaire algérien au quotidien Nice Matin. « Cannes avait été la première commune à l’interdire. » http://www.public.fr/Dossiers/Public-Buzz/Les-news-qui-buzzent/Public-Buzz-Un-millionnaire-algerien-lance-l-operation-Toutes-en-burkini-au-festival-de-Cannes-1384208

Public Buzz : Un millionnaire algérien lance l'opération "Toutes en burkini" au festival de Cannes

Sur cette photo, les rouages de la manifestation annoncée sont algériens … comme Nekkaz qui s’est présentée sans succès aux présidentielles algériennes en 2014.

La Connectrice ( qui se baignait à poil selon son bon vouloir et n’importe où dans les années 70 et qui ne pourrait pas aujourd’hui en faire autant sous peine d’être agressée )

PS Ce matin sur SudRadio, Laurence Marchand-Taillade proposait en réponse à l’initiative de Nekkaz d’inviter les femmes algériennes de se baigner à poil en Algérie au nom de la liberté 😉

 

Pour en savoir plus

« ON IRA SIMPLEMENT SE BAIGNER »

Les manifestations sont désormais bannies sur l’ensemble du front de mer cannois, de son extrémité ouest, délimitée par le boulevard Leader, jusqu’au boulevard Eugène-Gazanaire, à l’autre bout de la ville. Ce qui n’est pas le cas dans l’arrêté initial datant du 25 avril. La nouvelle interdiction concerne 44 artères cannoises de plus.

Voilà qui ne laisse en réalité aucun répit, du moins légal, à Rachid Nekkaz. Le milliardaire algérien qui se présente comme « le plus républicain des républicains » annonce du coup qu’il « annule » sa manifestation en ajoutant toutefois: « Dans ces conditions nous nous contenterons d’aller nous baigner comme n’importe quels Cannois. » En burkini? « Vous verrez bien », s’amuse Nekkaz qui ne semble pas prêt à abdiquer si facilement.

« Parce que cette décision est pitoyable et discriminatoire, assène-t-il. La preuve c’est que cet après-midi [mercredi] le collectif anti-corrida manifestait devant le Martinez pour protester contre Almodóvar. Et personne ne leur a rien dit. C’est du deux poids, deux mesures. Ça n’honore pas la République française qui est plus grande que ça. En fait la France fait exactement la même chose que l’Algérie, que j’appelle le régime des 40 voleurs, et qui a modifié sa constitution spécialement pour moi en interdisant à toute personne ayant résidé à l’étranger d’être candidate aux élections. »

Rachid Nekkaz, qui n’en est pas à sa première provocation, avait brigué la présidence de l’Algérie en 2013 après avoir tenté sa chance à l’Élysée en 2007.

 

Vendredi saint chez les chrétiens en Syrie

Publié le

 

Monastère de Deir Mar Moussa en 2004 et plus tard

Œcuménisme « Recevoir l’autre c’est recevoir Dieu »

La spiritualité rapproche les chrétiens et les musulmans qui sont acceuillis dans l’église

le vendredi saint, de nombreux musulmans montent au monastère fondé au 6ème siècle avec des fresques qui datent du 11ème. 

Les musulmans ont autant de désir que nous et même plus de montrer autre chose que le terrorisme

Dépasser les difficultés d’aujourd’hui par la rencontre

Le père jésuite Paolo dall Oglio s’était consacré à la restauration du monastère Deir mar moussa et lui avait redonné vie. Chrétiens et musulmans s’y rendaient en pèlerinage et s’y restaurer avec des produits confectionnés sur place, dont du fromage de chèvre, par la communauté monastique. Le père Paolo a été enlevé le 29 juillet 2013  par l’Etat islamique et trois ans après, on n’avait toujours pas de ses nouvelles. Aucune preuve de sa mort n’avait été reçue.

http://information.tv5monde.com/info/trois-ans-apres-la-disparition-du-pere-paolo-dall-oglio-en-syrie-reste-un-mystere-120816

 

Kamel Daoud. Le français est une langue fraternelle

https://laconnectrice.wordpress.com/

A l’occasion de la sortie de la compilation des chroniques de Kamel Daoud dans le « Quotidien d’Oran » Mes indépendances. Chroniques 2010-2016, Actes Sud, 2017 (ISBN 978-2-330-07282-7)

L’écrivain algérien de langue française, Kamel Daoud a été chroniqueur pendant des années au Quotidien d’Oran, une fonction qui a en partie façonné sa réflexion et son écriture :

Écrire une chronique par jour vous mène à la faire dans la hâte, la vitesse, le sens de la formule développée comme un tir à l’arc, le lapidaire, le bref et l’outrancier ».

« la langue arabe est piégée par le sacré, par les idéologies dominantes. On a fétichisé, politisé, idéologisé cette langue4

Le français, ‘une langue fraternelle’

L’écrivain et journaliste algérien Kamel Daoud 

Kamel Daoud s’est particulièrement fait remarquer en France en écrivant un texte très senti sur les agressions sexuelles de Cologne la nuit de la Saint-Sylvestre 2015/2016.http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/01/31/cologne-lieu-de-fantasmes_4856694_3232.html Cette analyse a fait des vagues, soulevant l’enthousiasme des unes et des uns et l’indignation des autres.

La Connectrice

 

« L’islam n’est la propriété de personne » et surtout pas des islamistes, affirme le romancier et journaliste algérien Kamel Daoud, visé par une fatwa, mais qui revendique « le droit à une parole libre et insolente ».

« La bonne foi est meilleure que la foi« , assure malicieusement l’écrivain au cours d’un entretien avec l’AFP.

« La religion doit rester de l’ordre du choix, de l’intime. Le fait religieux n’appartient ni aux imams, ni aux clergés, ni aux confréries mais à tout le monde ».

« Personne n’a le droit de savoir si vous croyez ou pas. Personne n’a le droit de vous poser la question. Sinon c’est l’inquisition », ajoute l’écrivain.

« J’ai le droit de contester ceux qui veulent prendre en otage une religion, qui s’en font les propriétaires. J’ai le droit de leur contester les sujets sur lesquels ils pensent, la sexualité, la mort, le corps… ».

Goncourt du premier roman en 2015 pour son livre « Meursault, contre-enquête » (qui donnait parole et vie à « l’Arabe » de « L’Etranger » d’Albert Camus), Kamel Daoud revient en librairie avec un recueil de quelque 180 chroniques publiées dans le Quotidien d’Oran, « Mes Indépendances, Chroniques 2010-2016 » (Actes Sud).

Parmi ces chroniques, on trouve notamment le texte – violemment critiqué par les islamistes et une partie de la gauche occidentale – sur les événements de Cologne, en Allemagne, théâtre d’agressions de femmes la nuit du Nouvel An 2016.

« Ce que j’ai écrit sur nos liens malades avec le désir, le corps et la femme, je le maintiens et le défends », dit l’écrivain.

Kamel Daoud revendique son droit à l’insoumission. « Quand vous réclamez ce droit-là, vous provoquez des réactions qui sont violentes car vous vous retrouvez dans une sorte de dissidence », analyse-t-il.

Pas question de renoncer pourtant. « J’ai le droit de penser et de défendre mes idées. Chaque Algérien n’a pas besoin d’être sur la même longueur d’onde ».

« Les collectivismes aboutissent à l’immoralisme », affirme l’écrivain qui se revendique « libéral ».

– Le français, ‘une langue fraternelle’

Envisage-t-il de se lancer en politique? « Non », répond-il sèchement. « Je fais ce que je sais faire. Je garde les pieds sur terre ».

Affirmant « ne pas détenir la vérité », l’écrivain admet cependant « provoquer des réactions » par les sujets qu’il aborde.

« Si quelqu’un d’autre à partir d’un mot, d’une phrase, trouve en lui-même la vocation de faire de la politique à partir de ce que j’écris, je me sentirai quand même très utile », souligne-t-il.

Aujourd’hui, Kamel Daoud n’écrit plus dans le Quotidien d’Oran (la ville où il réside). « J’ai envie de me consacrer à la littérature, j’ai envie d’interroger le monde autour de moi mais d’un point de vue littéraire ».

Outre le fait que ses chroniques en disent long sur l’islamisme, le régime algérien, les relations avec la France, la cause des femmes ou les révolutions arabes, elles frappent également par leur style marqué par le vif du trait.

« Écrire une chronique par jour vous mène à la faire dans la hâte, la vitesse, le sens de la formule développée comme un tir à l’arc, le lapidaire, le bref et l’outrancier ».

Écrivain algérien, Kamel Daoud a choisi d’écrire en français.

« Le français reste la maîtresse linguistique de l’Algérie », dit-il.

« C’est une langue du désir et de plaisir, de l’imaginaire. Pourquoi ne pas en jouir? », interroge l’écrivain.

Scolarisé en langue arabe classique, il se souvient avoir commencé à lire chez lui en français. « J’ai découvert les plus beaux textes en français. J’en suis venu à écrire et à désirer le monde en français ».

« La langue française n’est pas ma langue maternelle, elle n’est pas la langue paternelle mais elle peut être une langue fraternelle », dit joliment l’écrivain âgé de 46 ans.

« Un jour mon fils m’a demandé pourquoi il fallait apprendre beaucoup de langues. Je lui ai répondu qu’une maison avec beaucoup plus de fenêtres est mieux éclairée »

 
© 2017 Agence France-Presse

Pour en savoir plus

Réactions à l’analyse de Kamel Daoud sur les viols de Cologne http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/01/31/cologne-lieu-de-fantasmes_4856694_3232.html
  • Polémique avec Adam Shatz, journaliste « raisonnable » du NYT

Kamel Daoud est un écrivain algérien. Il est notamment l’auteur de Meursault, contre-enquête (Actes Sud, 2014), Prix Goncourt du premier roman. Il est également chroniqueur au Quotidien d’Oran. Cet article a d’abord été publié en Italie dans le quotidien La Repubblica.
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/01/31/cologne-lieu-de-fantasmes_4856694_3232.html#gzA4C1XfafyQmFHz.99

Prix François-Mauriac 2014
Prix des cinq continents de la Francophonie 201430
Finaliste du prix Goncourt 201413
Prix Goncourt du premier roman 201515
Liste Goncourt31 : le choix de l’Orient 2014, le choix roumain 2014, le choix serbe 2015

Polémique langue arabe/langue française

  • Dans leur combat contre des milieux francophones, les partisans de l’arabe demandent une intervention du roi Mohamed VI en vue de mettre un terme «aux putschs qui menacent l’identité des Marocains» et la « stabilité de l’Etat».

    …Suite : https://www.yabiladi.com/articles/details/36178/langue-arabe-francais-partisans-l-arabe.html

  • Avec quatre millions de locuteurs, l’arabe est la deuxième langue la plus parlée sur le territoire français, et le succès de comiques dont l’humour repose en partie sur l’utilisation de l’arabe dialectal, comme Jamel Debbouze, témoigne d’un enracinement réel dans la culture populaire. Mais, si l’arabe a été reconnu « langue de France » en 1999, après la signature de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires (non ratifiée à ce jour), choisir de l’étudier dans le secteur public relève encore du parcours du combattant.http://www.monde-diplomatique.fr/2012/10/TALON/48275
  • Annie Genevard, déléguée générale du parti Les Républicains en charge de l’Education, ce serait « un cheval de Troie pour développer l’apprentissage de la langue arabe », allant jusqu’à parler de « catéchisme islamique ».

    « Dans le même temps, vous introduisez officiellement l’étude de la langue arabe dans le programme national, et vous réduisez par votre réforme du collège la place du français, celle des langues anciennes qui sont nos racines, ou des langues européennes comme l’allemand qui prospérait dans les classes bilangues. Cela à coup sûr divisera les Français », a dénoncé la députée LR.

Belkacem « Moi, j’estime que dans notre pays, s’il y a bien une chose à faire, c’est diversifier les langues que les élèves apprennent à l’école, car toutes ces langues ont leur légitimité et leur intérêt. C’est la raison pour laquelle, dans la stratégie pour les langues vivantes que je développe à l’école, je fais en sorte qu’au-delà de l’anglais, nos élèves puissent avoir accès véritablement à de l’allemand, à de l’espagnol, à de l’italien, mais aussi à de l’arabe et à du chinois, et j’en suis fière », a lancé Najat Vallaud-Belkacem.

http://www.bfmtv.com/politique/najat-vallaud-belkacem-repond-vertement-a-une-deputee-contre-l-arabe-a-l-ecole-977586.html

 

 

Macronisme. Amalgame entre colonisation et extermination

Alain Finkielkraut et la colonisation : « La fusée Macron s’est ensablée en Algérie »

Macron met de l’huile sur le feu des relations France/Algérie

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Les amis de Bouteflika qui incitait son peuple à aller en France « réclamer le paiement de la dette coloniale » qui se traduit aussi en franco-algérien par « vous êtes venus chez nous et vous nous avez tout pris, maintenant on est chez vous et on vous prendra tout » se frottent les mains suite aux propos de Macron affirmant dans une interview à Alger que « la colonisation est un crime contre l’humanité ». Il s’agit bien sûr de la colonisation de l’Algérie par la France .

Cette déclaration est du pain béni pour ces Algériens de France qui haïssent la France et sont trop nombreux à vouloir la détruire s’engageant pour certains au service de l’oeuvre conquérante et mortifère de l’Etat islamique.

En France, l’auto flagellation de Monsieur Macron n’a pas enchanté le peuple puisque sa popularité a immédiatement baissé d’un point et qu’il se retrouve à 18% à égalité avec François Fillon et loin derrière Marine Le Pen qui conserve ses 26%.

Macron roulerait-il officiellement pour le FLN et en secret pour le FN ? Où voudrait-il réitérer le coup de Mitterrand en faisant monter le FN pour éliminer la droite ? Ce serait alors payer cher une facile manœuvre sur un corps quasi mourant.

La Connectrice

Réactions algériennes aux propos de Macron

Les déclarations du candidat à l’élection présidentielle française Emmanuel Macron qualifiant le colonialisme de « crimes contre l’humanité » et de « vraie barbarie » suscitent plusieurs réactions en Algérie.

L’historien Fouad Soufi a qualifié de courageux les propos de l’homme politique français « surtout qu’il cherche à séduire l’électorat de droite ». Il a rappelé que l’épouse de Macron est une professeur d’Histoire. « Donc, il n’est pas un novice. Macron a mis le pied dans le plat dans le ronron qui l’entoure. La gauche de la gauche le dit depuis longtemps mais la gauche tranquille ne le dit pas. C’est la première fois qu’on parle de crime contre l’humanité. Le candidat met les Français face à leur Histoire pour dire : c’est cela la colonisation », a-t-il estimé.   

    | LIRE AUSSI  : Macron : « La France a importé la déclaration universelle des droits de l’Homme en Algérie, mais elle a oublié de la lire »

Lakhdar Benkhelaf, président du groupe parlementaire de Al Adala, a rappelé, pour sa part, que son parti a présenté en 2006 une loi pour criminaliser les faits coloniaux. « Malheureusement, le texte a été bloqué par les députés de la majorité FLN. Nous avons compris qu’il s’agissait du parti FLN, pas du Front qui a libéré le pays de l’occupation française, déplore-t-il. Malgré cela, la criminalisation du colonialisme demeure une revendication populaire et parlementaire ».

    | LIRE AUSSI  : Le FLN exige des « excuses » de la France pour les crimes coloniaux

M. Benkhelaf appelle l’État français à reconnaître les crimes coloniaux. « Oui, les faits coloniaux sont des crimes contre l’humanité. Il n’y a qu’à citer les essais nucléaires français dans le sud algérien (entre 1960 et 1966). L’État français doit reconnaître les crimes du colonialisme et présenter ses excuses aux Algériens », soutient Lakhdar Benkhelaf.

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 Tayeb El Houari de l’Organisation des enfants de Chouhada partage le même avis. « La France officielle doit d’abord reconnaître ses crimes, s’excuser et réparer. Nous n’avons pas cessé de le dire. Pour nous, il s’agit bel et bien de crimes contre l’humanité. Les déclarations de Macron confortent nos positions. Il s’agit donc d’une reconnaissance. Il faut continuer à fournir des efforts », conseille-t-il, évoquant aussi les tests atomiques de Reggane et de In Ecker.

L’État algérien doit, selon lui, se constituer partie civile. « Une loi criminalisant le colonialisme ne doit pas être proposée par une personne, un parti ou une association. Il faut que ce soit une loi de la République algérienne », insiste Tayeb El Houari. Pour lui, la construction de l’avenir avec la France passe d’abord par la reconnaissance des crimes coloniaux et les réparations.

Moussa Touati, président du Front national algérien (FNA), reste prudent.  « Il n’est que candidat et veut attirer l’électorat français d’origine algérienne et obtenir un soutien matériel de l’État algérien pour sa campagne. Il est en quête de voix, pense M. Touati. Il ne s’agit donc pas d’une déclaration officielle de l’État français. On verra ce qu’il fera s’il sera élu président.

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Pour Seddik Chihab, porte-parole du RND, les déclarations d’Emmanuel Macron constituent « une avancée sur le plan de la mémoire » qui témoigne du « courage politique » du fondateur du mouvement « En Marche ». « Nous espérons que la France officielle empruntera cette voie qui est une voie de l’avenir, une voie conciliatrice pour voir l’avenir sereinement dégagé de toutes ces pesanteurs historiques qui constituent un frein majeur pour le développement des relations apaisées et constructives », applaudit le porte-parole du parti d’Ahmed Ouyahia.

Même son de cloche au MSP. « On espère que ces déclarations se transforment en programme (politique) notamment pour indemniser les Algériens qui ont été victimes du colonialisme dans le cadre de l’affaire des essais nucléaires à Reggane ou tout au long de la colonisation », demande Farouk Tifour, chargé des affaires politiques du parti. « C’est une reconnaissance historique qui vient dans le cadre d’une campagne électorale visant notamment à convaincre la communauté musulmane algérienne en France. On espère que les discours électoraux se transforment en véritables programmes », ajoute-t-il.

Le chargé de communication de Talaï El Hourriyat de Ali Benflis évoque des déclarations qui vont dans le sens des « revendications » de son parti. « Nous avons toujours demandé à la France de présenter ses excuses par rapport aux actes de barbarie qui ont été commis contre le peuple algérien. C’est ce que revendique le peuple algérien depuis l’indépendance », précise-t-il.

Pour le FFS,  les crimes commis par le colonialisme sont des « crimes contre l’humanité ». « Comment ne pas considérer les massacres du 8 mai 1945, les exactions contre des populations isolées et sans défense pendant la Révolution, les massacres à grande échelle commis au début de la colonisation comme crimes contre l’humanité ? », a déclaré Hassen Ferli, responsable de la communication au parti. « Nous ne pouvons qu’être d’accord avec la qualification que donne le candidat à la présidentielle française Emmanuel Macron. Ce qui est aussi une avancée réelle dans la perception qu’a la classe politique française par rapport au colonialisme, de surcroît lorsqu’il s’agit d’un candidat à la présidentielle », a-t-il ajouté.

 

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