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Archives de Catégorie: Politique française

Féminisme et humour. Marie-Paule Belle et Françoise Mallet-Joris. Chansons.

Quand les nouvelles féministes post 68 chantaient avec humour, dérision, ironie et fous-rires.

Nous n’étions pas toutes lesbiennes mais celles-ci étaient particulièrement créatives et nous leur devons la plupart des chansons des années 68-80. (Christiane Rochefort, Christine Delfy, Monique Wittig, Emmanuelle de Lesseps (égorgée et violée par un musulman aux Buttes-Chaumont en novembre ), …

A cette époque le Mouvement était uni et nous ne faisions pas de distinctions entre homos, hétéros, célibataires, en couple, trotskistes, maoïstes, marxistes, apolitiques. Ce qui nous réunissait devrait encore constituer la base du féminisme : la discrimination sexiste, la stigmatisation des femmes, leur infériorisation sociale et économique, le machisme et les lois patriarcales. De nos jours trop d’hommes et de femmes prétendent que « les femmes sont libérées » jusqu’à ne pas craindre l’oxymore de « la féministe voilée’. Ironie du sort, je me souviens qu’au début du Mouvement, en 1969, le voile était le principal symbole de l’oppression des femmes ! Et nous ne mégotions pas sur la longueur de l’étoffe, haïk grillagé, tchador en Iran, Niqab, burqa, saoudiennes masquées dépensant leur pognon dans les boutiques de luxe de l’avenue Montaigne.

Malheureusement, le superbe Mouvement des femmes fit l’objet de tant de convoitises  politiciennes qu’à peine deux ans après sa naissance, il fut la proie de prédatrices et de prédateurs qui semèrent une division mortelle identique aujourd’hui à celle qui afflige le Mouvement de gilets jaunes …quoique les GJ fasse preuve d’une résistance populaire qui trouve des échos dans le monde entier : Hong Kong, Liban, Argentine, Catalogne…

https://fr.wikipedia.org/wiki/Marie-Paule_Belle

 

 

 

 

 

 

Marie-Paule Belle « La Parisienne » (live officiel) 1976| Archive INA

 

A écouter aussi ces quelques tubes féministes

https://www.franceculture.fr/histoire/chanter-contre-le-pouvoir-du-phallus-ces-tubes-feministes-quon-redecouvre

 

Illusions, déni, lâcheté. 1935-2019. Tout va très bien Mme la marquise …

Certains thèmes philosophiques s’appliquent à presque toutes les périodes historiques comme le contenu de cette chanson inspirée du thème populaire désignant l’aveuglement devant une situation désespérée telle que celle que nous connaissant actuellement en France et dans le monde occidental en chute vertigineuse.

Comme il vaut mieux rire que pleurer, surtout en attendant que le ciel nous tombe sur la tête et que le plancher des vaches ne s’effondrent, rigolons avec cette chanson …

L.C.

S. Distel, J P Cassel, J M Thibault, R Pierre et J Yanne 1967

« Tout va très bien, Madame la Marquise » est une chanson de 1935, paroles et musique de Paul Misraki, publiée aux éditions Ray Ventura; c’est un des grands succès de l’orchestre de Ray Ventura et ses Collégiens avec de nombreuses autres chansons. « Tout va très bien Madame la Marquise » est devenu une expression proverbiale pour désigner une attitude d’aveuglement face à une situation désespérée. Cela peut encore se vérifier de nos jours….

Un dialogue de ce type figure déjà, en plusieurs versions, dans les Contes populaires russes d’Alexandre Afanassiev (1871), sous le titre générique Khorocho, da khoudo (« Ça va bien, mais ça va mal »). En particulier la version numérotée 230f/4171, intitulée en français par Lise Gruel-Apert « Tout va très bien ou le Noble ruiné »2, qui reproduit un dialogue entre un barine (châtelain) et son intendant, est très similaire au texte de la chanson. Ce texte, recueilli dans la province de Perm, avait été censuré dans la première édition du recueil. Le thème circule à travers toute l’Europe depuis le Moyen Âge3

‘origine (moderne) du refrain est attribuée à Bach et Laverne, auteurs d’un sketch portant le même titre.

Sa création résulte, selon Paul Misraki lui-même [Tout va très bien, la vie d’un compositeur, manuscrit inédit] de l’échec d’une première soirée de tournée de Ray Ventura et ses Collégiens, à Nîmes, dans le sud de la France. L’ambiance était morose, et l’orchestre ne parvenait pas à réchauffer la salle. Les musiciens catastrophés cherchaient tous une idée pour relancer le spectacle. C’est Coco Aslan qui semble avoir suggéré l’idée du « sketch avec la Lady écossaise ». Paul Misraki se mit alors au travail, trouva assez vite le « départ » (les premières notes), puis composa toute la nuit, avec comme compagnon un camembert, qu’il mangea en entier. Au petit matin, le compositeur s’accorda une ultime fantaisie : le « pont » qui commence par « un incident, une bêtise… », en rupture totale avec le rythme et l’ambiance de la chanson jusque-là. Et le soir, ce fut un triomphe.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Tout_va_tr%C3%A8s_bien_madame_la_marquise_(chanson)

Massacre préfecture . Les experts ont presque tout compris mais qui les écoute ?

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https://www.grazia.fr/news-et-societe/news/attentats-de-paris-hommages-aux-victimes-en-14-dessins-792438

« la réalité est insupportable, mais irrémédiable » Clément Rosset

Trois experts en désastres français livrent leurs réflexion sur les causes et le contexte du massacre de 4 policiers et des blessures de leurs collègues ce jeudi 3 octobre 2019 à la préfecture de police de Paris, lieu opérationnel et symbolique de la force de notre sécurité intérieure.  Xavier Raufer, criminologue, Alain Rodier, adjoint du Centre français de recherche sur le renseignement (CF2R) et Eric Verhaeghe  auteur de « Faut-il quitter la France ? »

https://www.atlantico.fr/decryptage/3580391/massacre-a-la-prefecture-de-police–le-vertige-face-a-l-ampleur-des-fautes-accumulees-par-les-autorites-alain-rodier-xavier-raufer-eric-verhaeghe

L’article est long mais très instructif. Je vous invite à le lire et je souligne en gras quelques éléments pour vous en rendre la lecture plus facile et plus rapide.

Des éléments manquants

En 2018, un nouvel appel était lancé pour relancer les partisans  de Daech à poursuivre le « djihad ». Baghdadi demande aussi à ses combattants de s’attaquer aux « médias mécréants » et aux « quartiers généraux de la guerre idéologique » un peu partout dans le monde. https://www.lepoint.fr/monde/etat-islamique-baghdadi-appelle-a-poursuivre-le-combat-23-08-2018-2245399_24.php

  • Il manque la culture de l’Oumma Islamiya qui oblige tout musulman à être à sa communauté ce que le pouce est à la main, une foi qui explique qu’à chaque interpellation ou argument avec un mahométan, c’est l’émeute dans les minutes qui suivent avec agressions verbales, puis physique puis destruction de voitures, de mobilier urbain, de bâtiments publics et de commissariats; on se souvient du massacre de ce jeune marocain qui demandait à faire un constat suite à un accrochage, la conductrice appelant sa communauté à la rescousse laquelle élimina le pauvre Mohamed Laidouni au motif qu’il voulait faire un constat « comme les français ». https://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_Mohamed_Laidouni
  • Il manque l’analyse du vrai-faux loup solitaire. Un fou d’Allah peut prendre seul la décision de frapper. Toutefois, sans parler d’organisation terroriste physique en soutien, le fou d’Allah n’est pas devenu fou tout seul. Il a été conditionné par les appels de Daech, des prêches belliqueux en direct dans les mosquées et sur l’Internet, des propos haineux contre la France et les mécréants, des morceaux de rapp qui incitent à violer les femmes, tuer les bébés, faire flamber les « porcs de flics », tuer tous les mécréants, transformer la France en califat, haïr les français, etc. Ces porteurs de haine sont-ils sanctionnés à la hauteur de ce que subit Eric Zemmour qui ne fait que dénoncer des réalités insupportables pour la sécurité de la France et sa culture ?
  • Il manque le contexte antillais. Je me trouvais avec une amie antillaise lors de l’annonce de l’attentat. Elle entra dans une colère noire contre la désastreuse image que Mickaël Harpon allait donner de la communauté antillaise et ajouta que les Antilles étaient comme la métropole perverties par l’Islam...http://www.gwadislam.fr/

Bonne lecture;

La Connectrice

 

05 octobre 2019

DÉNI DU RÉEL

Massacre à la Préfecture de Police : le vertige face à l’ampleur des fautes accumulées par les autorités

Atlantico : Un agent administratif de la préfecture de police de Paris a agressé au couteau plusieurs de ses collègues jeudi 3 octobre, tuant quatre personnes avant d’être abattu par un fonctionnaire de police. Le parquet antiterroriste a été saisi de l’enquête. S’il est encore trop tôt pour tirer des conclusions sur les motivations de l’auteur de l’attaque au couteau à la préfecture de police, le profil du suspect, converti à l’islam, pousse à envisager la thèse terroriste. Dans l’hypothèse où la piste de l’attentat terroriste serait retenue, comment expliquer que les services de renseignement n’aient pas pu identifier les pistes d’un passage à l’acte ?

Xavier Raufer : Vanité des entreprises humaines… Tout débutait si bien: la meute média-antifa aux trousses d’Éric Zemmour… L’amorce d’un dialogue détendu-convivial sur l’immigration lancé par l’Élysée. Soudain, le vrai monde anéantit tout cela avec fracas. Car si la moitié de ce qu’on lit sur la tuerie de la Préfecture de police est vrai – nous y revenons – la sécurité de la France, la confiance des Français en leur État, seront gravement affectés. Le philosophe Clément Rosset édicta naguère que « la réalité est insupportable, mais irrémédiable »: nous y voilà.
Résumons : un individu depuis dix ans fasciné par l’islam… converti depuis deux ans peut-être… habilité au secret-défense… niché au cœur informatique du service opérant le renseignement d’une capitale mondiale majeure… Aussi: on ne compte plus les missions ultra-sensibles récemment confiées à la DRPP, de par sa taille réduite, son étanchéité et son esprit de corps. Les dégâts potentiels sont vertigineux.

Alain Rodier : Comme d’habitude dans ce type d’affaire, il convient de rester extrêmement prudent car les jours à venir vont certainement apporter d’autres informations.  Il n’empêche que le parquet national antiterroriste (PNAT) s’est saisi de l’affaire le 4 octobre après-midi. Les policiers possèdent donc des informations nécessaires qui font suite aux perquisitions effectuées, à l’analyse de(s) ordinateur(s) et des téléphones du « suspect » (en termes juridiques, c’est  la qualification qui doit être retenue à l’égard de Monsieur Mickaël Harpon impliqué dans ces meurtres) et aux réponses données par son épouse actuellement en garde à vue (ce qui est une mesure tout à fait normale au regard du Droit) et par des proches.

Cette  affaire entre dans le cadre d' »assassinats et tentatives d’assassinat sur personnes dépositaires de l’autorité publique en relation avec une entreprise terroriste » et « association de malfaiteurs terroriste criminelle ». Ce sont ces deux dernières qualifications qui ont obligé le PNAT à se saisir de l’affaire qui, à l’évidence ne dépend plus du droit commun. Il semble que l’autorité politique aurait souhaité qu’il en soit autrement mais la justice est indépendante en France. La deuxième qualification est inquiétante car elle sous-entend qu’il n’était pas seul. Il est en particulier question d’au moins une connaissance qui l’accompagnait parfois à la prière.

Ce fonctionnaire né à Fort de France servait depuis 2003 comme adjoint administratif (agent de catégorie C) au sein du au service technique de la Direction du renseignement de la préfecture de police (DRPP). Il n’avait jamais attiré défavorablement l’attention de sa hiérarchie quant à sa conduite. Il a certainement été l’objet d’une enquête de sécurité au moment de son recrutement (en 2003) puis d’un suivi épisodique pour proroger ses habilitations au secret défense (tous les cinq ans).

Sa conversion à la religion musulmane ne constituait pas un acte délictueux et, jusqu’à plus ample informé, il ne fréquentait pas des lieux de culte salafistes incubateurs d’activistes – même si fort heureusement, ils ne passent majoritairement pas à l’acte -. Non seulement dans son cas avec les éléments connus, il n’y avait pas matière à enquêter plus avant, mais si cela avait été le cas, cela aurait pu être assimilé à du « harcèlement » et à de l' »islamophobie« . La hiérarchie de l’administration – quelqu’elle soit – a très peur de se retrouver dans cette position face aux influents intellectuels qui n’attendent que ce prétexte pour intervenir dans les medias dans le seul but d’affaiblir l’Etat.

Cela dit, l’enquête en cours aurait prouvé qu’il s’était converti en 2008 et pas il y a 18 mois comme cela avait été annoncé précédemment. Si ce fait est confirmé, cela prouverait qu’il pratiquait la Taqiya (l’art de la dissimulation surtout en usage chez les chiites mais méthode reprise par les salafistes) à l’évidence pour cacher sa conversion à son environnement.  

De plus, il semble qu’il avait préparé son coup au dernier moment ayant acquis le couteau de cuisine en céramique qui a servi à ces assassinats le matin même de son action. Son épouse aurait affirmé qu’il aurait proféré des propos incohérents la nuit précédant son passage à l’acte. Bien sûr, il convient de laisser l’enquête confirmer ou infirmer ces premiers éléments pour en tirer plus de conclusions.  

Connaît-on l’ampleur de la radicalisation au sein les services de l’Etat ? Comment peut-on lutter contre cette menace ?

Xavier Raufer : Quand vos chefs prônent le politiquement-correct ; quand cent stages vantent l’idéal du vivre-ensemble et l’horreur de la discrimination ; quand toute blague déclenche la foudre ; s’inquiéter d’un collègue infirme et Antillais est ardu. Preuve, la réaction de l’État : le piteux Castaner bredouille que tout est normal et une péronnelle de la présidence suggère d’éviter les amalgames. Quand ces réactions émanent du sommet d’un État fort pyramidal, sa base évite tout propos malsonnant – comment lui donner tort ?
Second point majeur. On lit que l’assassin était « signalé » depuis 2015. mais signalé par qui ? Et vers qui ? En 2015, l’ambiance était électrique entre la direction de la DGSI et celle de la DRPP, pour affaires touchant à la françafrique. Que s’est il alors passé – ou pas passé, plutôt ? Il serait judicieux d’aller y voir de près.
Dernier point : Macron a fondé la coordination du renseignement : bien. Or depuis, sous l’empire de la nécessité – protéger le président de ses « affaires »… ambitions pseudo-savantes sans vrai contenu… la coordination semble oublier ses fondamentaux, dont celui-ci : coordonner est bien s’il s’agit d’un tout étanche et cohérent – ce n’est pas le cas, on l’a vu.
Brutal résultat – le protocole de la médecine d’urgence vaut pour le renseignement : toujours envisager le pire. Nul catastrophisme, mais seul moyen de sauver le patient. Et si M. H. était une taupe islamiste ? Qu’a-t-il transmis et à qui, des bases numériques de la DRPP ? Y a-t-il logé un logiciel-malveillant, cheminant ensuite – vers où ? On imagine la réaction des services alliés. Au pire, tout ou partie de l’informatique de la DRPP est à revoir.

Alain Rodier : Les services de l’Etat sont à l’image de la nation. Les chiffres varient car les statistiques officielles restent interdites mais il y aurait entre 7 et 10% de musulmans en France. Le chiffre devrait être logiquement le même au sein de l’administration. Cela dit, seule une infime partie des musulmans adhère aux thèses extrémistes des salafistes-djihadistes qui puisent leur inspiration sur les sites spécialisés (que décidément la puissance publique a bien du mal à entraver).

En France, il existe aussi d’autres versions de l’islam sunnite qui ne prônent pas la violence comme le mouvement tablligh et les Frères musulmans. Le cas des salafistes dits quiétistes pose question car c’est dans leurs rangs que les salafistes-djihadistes viennent recruter de nouveaux adeptes. Les activistes n’ont pas besoin d’être très nombreux pour être dangereux. C’est d’ailleurs la caractéristique des mouvement terroristes : quelques activistes bien formés valent mieux que des gros bataillons facilement repérables.  

Alors que l’on est focalisé sur les « revenants » de Syrie et d’Irak, ce type d’attaque interroge. La menace vient-elle davantage de vétérans du djihad ou des radicalisés sur le sol français, notamment les convertis ?

Xavier Raufer : On l’ignore – même, on aggrave les choses. Un exemple inquiétant. Pour grappiller quelques sous, l’Intérieur externalise la réparation de ses véhicules, camions de CRS, etc. Or dans leurs garages, les mécaniciens de la police voient ces sous-traitants chercher les véhicules à réparer. Parfois, des barbus portant au front la zebiba, tache noire du prosterné en prière. Voilà à qui on confie les camions des CRS.

On détecte ainsi des sots trop voyants, mais de longue date, les durs des Frères musulmans et les salafistes disposent de fatwas leur permettant de se raser et porter costume-cravate pour infiltrer les structures infidèles. Quand ils l’ont pu dans le monde musulman, ils ont infiltré les centres d’éducation : leurs recrues savent se planquer. En Turquie, on voit le mal qu’a  Erdogan à éradiquer la secte islamiste de Fetullah Gülen de l’administration et l’armée.

Alain Rodier : Il est vrai que pour le moment, ce ne sont pas les revenants qui représentent le menace principale en Occident en général et en Europe en particulier. Daech n’est pas vaincu militairement mais a actuellement d’autres soucis comme relancer la guérilla sur le front syro-irakien, activer ses provinces extérieures comme en Afrique – particulièrement au Sahel – , dans le Causasse et en Extrême-Orient.

Par contre, Daech continue à prodiguer sa propagande et à appeler ses adeptes au meurtre là où ils se trouvent. C’est sans doute ce qui explique cette dernière opération meurtrière. Il va être affirmé que l’assassin était quelque part « dérangé mentalement » mais il convient de se poser la question suivante: un individu qui se livre à un acte terroriste est-il mentalement sain d’esprit ? Il aurait aussi été insatisfait de sa position professionnelle qui n’évoluait pas mais cela ne peut pas expliquer grand chose. Il gardait son libre arbitre. Le cas juridique du « suspect » est clos puisque l’action est éteinte avec sa mort.

Cela dit, il reste un gros problème. Daech possède un service de sécurité (Amniyat) dont une des missions est le renseignement. Ce mouvement semblait se renseigner sur le passé des volontaires français qui le rejoignaient en Syrie. Quel rôle pourrait avoir joué le suspect dans ces enquêtes « de sécurité » (et autres) car sa position professionnelle au sein de la DRPP pouvait lui permettre d’avoir accès à des fichiers informatique confidentiels ? En effet, il pourrait avoir été recruté comme source par Daech ce qui expliquerait pour partie la Taqiya évoquée plus avant. A un moment, il a peut-être décidé de devenir un martyr de la « Cause », le but ultime de (presque) tous les salafistes-djihadistes.  

Si les informations les plus inquiétantes s’avèrent exactes, quelles pourraient être les conséquences dans l’opinion et pour le ministère de l’Intérieur ?

Xavier Raufer : Le péril État islamique – al-Qaïda recule. Ne pas baisser la garde, certes, mais la pression diminue. Quand on jette une pierre dans un étang, des cercles concentriques se forment à partir du point d’impact. Nous en sommes aux cercles extérieurs. Plus espacés, moins visibles -mais dangereux car proches de nous, voire actifs dans nos sociétés-mêmes.

Alain Rodier : Il est évident que cela va créer une inquiétude au sein de la population qui constate que même les organismes chargés de la protéger peuvent être infiltrés par des mouvements terroristes. Tous les ministères vont se sentir concernés et vont devoir revoir les procédures de sécurité et les enquêtes d’habilitation de leurs personnels. Cela va être très nuisible à l’ambiance interne qui risque de devenir suspicieuse.

Eric Verhaeghe : On sent bien que la énième répétition du même mode opératoire, à savoir une personnalité seule qui profite d’un effet de surprise dans la vie quotidienne pour poignarder des quidam, ici ce sont des collègues de travail, mais d’autres fois ce sont des passants, des gens qui rentrent chez eux dans des transports en commun, des jeunes femmes qui attendent un train dans une gare, des soldats en faction, un prêtre dans son église, c’est-à-dire n’importe qui ou tout le monde, tout cela use l’opinion publique et donne le sentiment qu’un danger imminent s’est diffusé dans notre vie quotidienne et peut nous guetter n’importe où à n’importe quel moment. On sent bien que l’ambiance se tend, et qu’une violence au quotidien se banalise. L’idée qu’à tout instant un attentat peut se produire sous nos yeux et qu’il faudra agir fait désormais partie du paysage. 

A long terme, la notion de tension religieuse prend forme, malgré les nombreux appels au calme et malgré les dénis sur le « pas d’amalgame ». La multiplication, partout en Europe d’ailleurs, de ces épisodes fébriles où quelques personnes sont tuées au couteau, comme ça, simplement, dans un flash terroriste, lézarde progressivement la certitude que ces attentats ne seraient pas de nature religieuse. Sur ce point, la stratégie des pouvoirs publics suivie en France comme en Allemagne, consistant à expliquer immédiatement après les faits qu’il s’agit d’un acte perpétré par un déséquilibré et qui ne serait pas de nature religieuse devient une source ce méfiance. 

Depuis jeudi, des responsables politiques de la majorité s’expriment sur le sujet. Au vue de leurs déclarations, n’y a-t-il pas eu une forme de déni de réalité ? Quel est le risque politique pour le gouvernement ? 

Eric Verhaeghe : Cette fois-ci, le déni est terrible. On a tous entendu Christophe Castaner et Sibeth Ndiaye expliquer que rien ne permettait de présager l’action de cet informaticien habilité au secret défense et employé dans les services de renseignement. Mais le Parisien a révélé qu’il avait fait l’objet d’un signalement à sa hiérarchie en 2015 pour dérive radicale. Il semble que la machine administrative n’en ait pas tenu compte. En termes de gestion publique, ce hiatus entre les propos du gouvernement et la réalité est redoutable, parce qu’il donne à l’opinion publique le sentiment que la situation n’est pas sous contrôle. 

Ce sentiment est apparu très nettement avec l’affaire Lubrizol. Alors qu’une usine Seveso seuil haut était en feu, provoquant nausées et vomissements dans la population, le gouvernement est resté sourd et aveugle face aux évidences en expliquant que les fumées ne présentaient pas de toxicité inquiétante. La réaction incrédule de la population devrait alerter les pouvoirs publics, d’autant que l’émission de dioxine est désormais attestée, ce qui dément les propos des ministres. La même semaine, le même sketch reprend. Alors qu’un fonctionnaire de nos services de renseignement égorge l’un de ses collègues sur son lieu de travail, à savoir la Préfecture de police, ce qui n’est pas rien, deux ministres interviennent immédiatement pour tenir des discours qui manquent singulièrement de prudence, et qui sont démentis dans la journée par la presse. 

Le discrédit guette. Quand, sur deux affaires majeures en un laps de huit jours, des ministres sont pris en flagrant délit d’erreurs sur des faits et dans l’appréciation de leur gravité, la conséquence est bien connue: ils perdent toute crédibilité, et c’est l’équipe entière d’Edouard Philippe qui est désormais menacée de discrédit. 

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après

La lettre de Christine Renon suicidée par épuisement

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https://www.20minutes.fr/societe/2619635-20191003-hommage-directrice-ecole-suicidee-pantin-vecu-christine-vit-quotidiennement

Nous assistons depuis plusieurs années à des suicides de professionnels découragés dans l’exercice de leur activité conformément à leurs convictions et leur engagement. Il y eur la vague de suicides chez France Telecom/Orange, chez la police et la gendarmerie, dans l’agriculture, les transports et l’Education nationale.

 Dans un rapport publié en 2010, l’INVS a estimé le taux de suicide dans les transports et télécomunication (secteur dont fait partie France Telecom) à 23,9 pour 100 000 salariés entre 1976 et 2002. Un taux parmi les plus élevés des différentes catégories socio-professionnelles. https://www.medisite.fr/deprime-et-depression-suicide-la-liste-noire-des-entreprises-et-metiers-a-risque.138740.110.html

Le suicide de Christine Renon, directrice de l’école Méhul à Bobigny, la semaine dernière, a ému la communauté enseignante qui s’est réunie ce jour pour lui rendre hommage et revendiquer une amélioration de leurs conditions de travail, conditions identiques à celles qu’énumère Christine Renon dans les courriers qu’elle a adressés pour expliquer son désespoir.

Tout le monde ne se suicide pas

Certains ne manquent pas d’expliquer le suicide par des problèmes familiaux, des problèmes financiers ou la frustration d’ambitions personnelles. Certaines personnes moins sensibles, narcissiques ou roublardes savent contourner les difficultés de la vie et rebondir. D’autres au terrain plus fragile (parfois héréditaires), minées par des carences affectives et peu de self esteem, ne croyant pas à une vie meilleure dans l’au-delà, hypersensibles et idéalistes, ne supportent pas de ne pouvoir mettre en oeuvre le meilleur d’elles-mêmes. Je pense à Emma Bovary, femme très éduquée pour son époque, éprise de respect et d’ambition qui ne trouvant pas de quoi s’épanouir dans la société misogyne et hiérarchisée du XIXème siècle, met fin à ses jours après avoir tenté de briller dans l’environnement de ses rêves. Ce personnage créé par Gustave Flaubert pourrait être l’allégorie de beaucoup de ces personnes qui se suicident faute d’avoir pu réaliser leurs rêves dans une société ne faisant pas place aux idéalistes.

Changements sociétaux au détriment des gens

La société française a connu des changements considérables depuis les années 80 avec la mondialisation, la déréglementation des services publics, les nouvelles technologies et les modes de consommation.  Ces bouleversements ont induit des modifications radicales dans les activités professionnelles. Changer la vision de son avenir professionnel dans l’entreprise en mutation a créé des déchirements qui ont été rapidement identifiés comme « la souffrance au travail »  (Christophe Dejours Souffrance en France – La banalisation de l’injustice sociale5, éditions du Seuil, 1998,)sans que les hiérarchies s’en préoccupent. Au contraire pour forcer les travailleurs à changer elles ont créé les DRH (direction des relations…humaines) avec pour objectif de gérer le personnel comme des objets.

Pour noyer le poisson et surtout ne rien faire, la « souffrance au travail » est devenue « stress » ou « burn out », pathologies qui se soignent avec des tranquillisants mais surtout pas par une remise en cause de la place du travailleur dans la société. Le libéralisme cynique en marchant à toute vitesse sur les corps de ses victimes.

L’Education nationale creuse sa tombe et celle de ses enseignants

Nous savons depuis longtemps que l’Education nationale de fait plus son travail d’éducation plus soucieuse de comptabilité (80% d’une génération reçue au bac), que de formation et d’intégration. On parle de nivellement par le bas et on constate que la plupart des étudiants ne maîtrisent pas la langue française, qu’ils ignorent les méthodes de travail et qu’ils sont ignorants en Histoire, en langues et en instruction civique. Les étudiants qui réussissent sont ceux qui fréquentent des établissements privés, si possible étrangers et que des dizaines de milliers d’entre eux quittent la France chaque années.

Les élèves qui restent dans les établissements publics sont les tout petits et, à partir du collège, les enfants les plus difficiles, souvent issus de l’immigration ou du lumpen prolétariat.

Que peuvent faire les enseignants face à des gosses de 5 ans qui urinent dans la classe, tripotent les fesses des petites filles ? Que peuvent faire les enseignants face à des enfants de 9 ans insolents et agressifs ? Que peuvent faire les enseignants face à des enfants de 11 ans qui les insultent, les frappent après les avoir menacés avec le soutien de leurs parents ?  parents qui réclament du halal à la cantine mais délaissent les réunions de parents d’élèves, revendications religieuses, absentéisme, accusent pour une mauvaise note les enseignants de pédophilie, etc. En réponse, la hiérarchie n’a qu’une réponse #pasdevague.

Les problèmes que j’évoque ne reflètent pas la totalité des épreuves rencontrées par les enseignants et je vous laisse lire la lettre de Christine Renon qui répertorie en détail les difficultés insolubles qui l’ont conduite à quitter ce monde égoïste et cruel.

La Connectrice

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https://positivr.fr/suicide-christine-renon-directrice-bande-dessinee/

https://www.20minutes.fr/paris/2613215-20190925-pantin-directrice-morte-maternelle-poste-courriers-mettant-cause-education-nationale

LibertéÉgalité . FraterniRÉPUBLIQUE FRANÇAIS

Circonscription  de Pantin  Pantin, le 21/09/2019  académie de Créteil  éducation national
Affaire suivie par Christine Renon  Directrice  Téléphone 01 49 15 40 52 
Courriel ce.0930491D@ac-creteil.fr 
école maternelle Méhul  30, rue Méhul 93500 Pantin 

Monsieur l’Inspecteur, Mesdames et Messieurs les Directeurs, 

Aujourd’hui, samedi, je me suis réveillée épouvantablement fatiguée, épuisée après seulement trois semaines de rentrée. 

Les soucis depuis bien avant la rentrée se sont accumulés, c’est le sort de tous les directeurs malheureusement. 

Il n’y a que les Inspecteurs/trices générals qui annoncent en réunion la voix légère que les directeurs ont de très lourdes responsabilités et qu’il vaut mieux être à leur place qu’à la nôtre, mais comment pensent-ils à améliorer nos conditions d’exercice ? 

Encore du travail avec le RGPD, et encore je ne vais pas me plaindre, cette année, j’ai retrouvée une décharge complète. 

La succession d’Inspecteurs qui passe à Pantin ne se rend pas compte à quel point tout le monde est épuisé par ces rythmes. Personne ne s’interroge sur les gens qui partent ! Sur le temps que travaille les directeurs ! 

A la rentrée, les personnels non nommés qui se présentent dans les écoles sans que les Inspections locales soient au courant, la course aux enseignants faite par l’inspecteur et moi-même pour mon école le samedi après midi pour le lundi, j’imagine que pour les autres cela a été pareil, le risque écarté le vendredi de fermeture de classe (A la maternelle Méhul il y a eu trois fois des changements de structures après la rentrée) tout cela concourt au stress des directeurs 

Les remontées de tableau de structure !!!! mais à quoi sert onde ? Faut il donner de l’argent des coopératives pour que les inspecteurs aient une clé OTP ! 

Le travail des directeurs est épuisant, car il y a toujours des petits soucis à régler, ce qui occupe tout notre temps de travail et bien au-delà du temps rémunéré, et à la fin de la journée, on ne sait plus trop ce que l’on a fait. 

part, j’ai toujours fait pour le mieux pour les élèves, les enseignants, les parents j‘ai essayé de me rendre disponible au maximum pour chacun, toujours répondu positivement à un service que l’on me demandait . 

2/3 

Je dois dire que l’accumulation de faits mineurs dont le plus grave de mon point de vue s‘est passé à l’extérieur de l’école, la réception des parents concernés, les concertations avec la psychologue scolaire, les entrevues ou échanges avec l’inspecteur m’ont plus qu’éprouvée ! 

En rien l’école n’est responsable de cela, mes collègues et moi même faisons de notre mieux pour la sécurité des enfants. 

Mais les Directeurs sont seuls ! Seuls pour apprécier les situations, seuls pour traiter la situation car les parents ne veulent pas des réponses différées, tout se passe dans la violence de l’immédiateté. Ils sont particulièrement exposés et on leur en demande de plus en plus sans jamais les protéger. 

La semaine après la rentrée, ils sont déjà épuisés 

Le nombre de personnel dans des collèges qui reçoivent le même nombre d’élèves que nos école montre le degré de l’exposition et du stress dans les situations tendues quand on est seul 

C’est une honte qu’il y ait des directeurs non déchargés 

La perspective d’appeler une famille pour leur dire que leur enfant (alors qu’on est sûr qu’il ne l’a pas fait) est soupçonné d’avoir mis le doigt dans l’anus d’un autre (ils ont 3 ans tous les 2) dans la classe, l‘école ou le centre ! IMPOSSIBLE!, je ne peux pas le faire, c’est la goutte d’eau qui ce matin m’a anéanti, mais franchement, j’étais déjà très éprouvée

La perspective aussi de devoir organiser des APC avec les horaires que l’on a. Franchement, prendre les enfants sur le temps méridien, cela peut les faire progresser ? au pire ils ont faim, au mieux ils digerent! Les prendre après, les prendre avant ? En quoi les rythmes de l’enfant à Pantin sont ils raisonnables ? Presque les même qu’avant avec le mercredi en plus. Pourquoi notre ministre n’impose-t-il pas aux villes les même horaires ? Et que pense-t-il des horaires de Pantin ? 

La perspective de devoir faire le tableau des réunions, 

La perspective de devoir faire les élections de parents d’élèves , 

La perspective de devoir faire les plans de sécurité, 

La perspective d’aller expliquer aux nouveaux le carnet de suivi des apprentissages premiers, alors que l’Etat nous a laissé faire tout seuls ce « truc », car selon les circonscriptions, départements, personne n’a le même, certains ont un livret qu’ils tamponnent ce qui a le mérite d’être pratique et moins chronophage, d’autres collent des vignettes, écrivent, prennent des photos… ceci prend un temps monstrueux aux enseignants. Certains s’en sortent mieux avec l’application sur tablette sur apple, bien sûr tout équipement est sur les deniers personnels des enseignants. 

La perspective de devoir faire avec la nouvelle direction du centre de loisirs qui nous envoient des animateurs à 12 heures 10 pour enquêter sur la probabilité que l‘enseignante ait appelé la famille d’un enfant qui est tombé et qui dénie une fois qu’elle a la réponse, et le lendemain pareil à midi pour un autre enfant alors qu’il n’est pas inscrit au centre de loisirs!! cela augure des relations futures ! 

La perspective de devoir attendre pour voir mon médecin pour la toux qui m’empêche de dormir depuis plusieurs jours 

La perspective de dire encore en conseil d’école que les enseignants sont les seuls à qui 

lemployeur (l‘État quil sagisse de l’Education Nationale ou de la collectivité locale) ne fournit pas leur outil de travail, et même avec leurs outils personnels, ils ont du mal à travailler, franchement 2 heures de pause méridienne et pas d’ordinateur pour 11 classes, la clé USB pour le service informatique de la ville de Pantin est un danger digne de 

déclencher une guerre ! 

3/3 

La perspective de tous ces petits riens qui occupent à 200 % notre journée 

Je dois dire aussi que je n’ai pas confiance au soutien et à la protection que devrait nous apporter notre institution, d’ailleurs, il n’y a aucun maillon de prévu, les inspecteurs de circonscription ont probablement encore plus de travail que les directeurs, et la cellule de crise quelle blague ! L’idée est de ne pas faire de vague et de sacrifier les naufragés dans la tempête ! Pourvu que la presse ne s‘en mêle pas ! J’ai vu mon amie 

se relever difficilement de ce manque de soutien. 

En l’occurrence, je ne vois pas de quoi la presse se mêlerait ! Personne dans l’école n’a rien à se reprocher, j’ai des collègues formidables qui font très bien leur travail, les enfants sont en sécurité dans un cadre rassurant. 

Je laisse à la cellule de l’éducation nationale le soin de gérer au mieux le mal être qui va suivre suite au choix du lieu de ma fin de vie, et je suis particulièrement désolée pour 

qui se remet à peine du décès de ses parents. 

Et pour finir, je me demande si je ne ferai pas une petite déprime !!! je n’ai pas l’habitude, j’en ai jamais fait, mais j’ai une boule dans la gorge depuis ce matin et envie de pleurer et je suis tellement fatiguée ! 

Je remercie les parents d’élèves élus qui ont toujours été là

Je remercie les parents en général 

Je remercie mes collègues directeurs 

Je remercie mes collègues pour leur travail avec leur classe, particulièrement à l a 

e, et bravo les nouveaux arrivants ! 

je remercie les enfants qui ont fréquenté et qui fréquentent l’école 

Je remercie aussi les nombreux animateurs avec qui nous échangeons des bonjours cordiaux 

Je remercie l’Institution de ne pas salir mon nom, 

Christine Renon Directrice épuisée 

Simone de Beauvoir. Nous lui devons tant

L’ouvrage historique de Simone de Beauvoir , Le deuxième sexe a inspiré des millions de femmes à travers le monde les incitant à prendre leur destin en main en luttant pour leurs droits et leurs libertés.

Malheureusement, aujourd’hui en France, les femmes subissent un recul notoire de leurs condition et considération et le féminisme est absorbé par les LCBTQXY qui ont oublié les fondements de la philosophie féministe au profit des droits homosexuels qui aboutissent à la PMA et la GPA, au mépris du droit des enfants, des mères porteuses et donneuses d’ovocytes. Le droit A l’enfant néglige la question essentielle du D’où venons-nous ? Que sommes-nous ? Où allons-nous ? tel que l’a illustré Gauguin dans une grande fresque testament.

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Aujourd’hui, les machistes femmes et hommes s’acharnent à détruire le travail de Simone de Beauvoir en focalisant sur le fait qu’elle aurait eu des relations avec l’une de ses élèves …J’ignore si cette rumeur est exacte mais le comportement d’une personne ne devrait pas autoriser à juger ses productions littéraires et artistiques. Si c’était le cas, alors nous devrions bannir des musées et des bibliothèques Gauguin, Picasso, Dali, Apollinaire, Anatole France, Flaubert et Maupassant, Rodin, Marguerite Duras et des centaines d’autres.

Récemment, je lisais la biographie de Marie Brizard qui, au XVIIIème siècle inventa la potion miraculeuse qui porte son nom. Cette femme courageuse dû s’associer à un homme pour gérer son argent, droit interdit aux femmes à l’époque. Elle choisit de ne pas se marier et de ne pas avoir d’enfants pour être totalement disponible pour son entreprise. Je pensais alors au constat de Simone de Beauvoir : une femme doit choisir entre sa tête et son utérus. Elle exprimait justement la réalité de la société patriarcale qui ne permet pas aux femmes d’être à la fois mère et entrepreneuse, à concilier vie professionnelle et vie familiale. Une situation qui suscite encore de nos jours des débats dont voici un exemple.

Xerfi Canal a reçu Mark Smith, professeur en Ressources Humaines à Grenoble Ecole de Management, pour parler de l’équilibre entre vie de famille et vie professionnelle. Une interview menée par Mounia Van de Casteele.

Nous lui devons tant

Emmanuelle Escal livre ici un témoignage de l’influence de Simone de Beauvoir et du Deuxième Sexe dans sa construction personnelle. C’est en chanson qu’il y a quelques années, elle a souhaité rendre un puissant femmage à celle qui a beaucoup compté pour elle. Écoutons-là…

 

J’ai écrit cette chanson quelques années après la mort de Simone, qui nous a quittés en avril 1986. C’était au départ un poème, resté inachevé. Trop douloureux de coucher sur du papier que c’était fini, que nous ne la reverrions plus. Puis la chanson est venue, comme viennent pratiquement toutes mes chansons, le texte et la musique en même temps.

En 1999, il y a eu les célébrations du cinquantenaire du Deuxième Sexe. Anne Zelensky, ma compagne, avait co-fondé avec Simone et d’autres amies féministes, en 1974, la Ligue du Droit des Femmes. Elle en était devenue présidente après la mort de Simone qui présidait notre association. La Ligue avait organisé un concours en direction des jeunes, sur la fameuse phrase : « On ne naît pas femme, on le devient ». Tout support était le bienvenu : peinture, poésie, vidéo, BD, etc… Les prix avaient été remis à la Coupole, lors d’un dîner festif qui a eu beaucoup de succès, en avril 1999. Des comédiennes, Danièle Lebrun, et notre amie hélas disparue, Marie-France Pisier, étaient venues lire des extraits des livres de Simone. Il y eut d’autres prestations et témoignages. J’ai chanté pour la première fois en public, ma chanson, enregistrée en janvier dans des conditions artisanales, avec un autre titre.

Simone de Beauvoir a été importante pour moi quand j’ai découvert Le Deuxième Sexe, à dix-sept ans. J’ai dévoré ses livres et me suis beaucoup intéressée à la vie de cette femme hors du commun. Depuis un moment, je pensais que les hommes avaient un gros problème avec les femmes, pour les maintenir toujours en état d’infériorité. On pouvait lire à l’époque, dans le dictionnaire, au mot « femme » : « compagne de l’homme ». Je ne pouvais me définir ainsi, et me demandais si j’en étais bien une, de femme. J’étais amoureuse de filles, et cela n’allait pas de soi dans la société, c’est le moins que l’on puisse dire. Plus tard, j’ai rencontré Monique Wittig qui écrivait qu’une lesbienne n’était pas une femme. Réponse au dictionnaire.

En lisant Simone de Beauvoir, je me suis sentie moins seule. Elle répondait à pas mal de mes questionnements. Vingt ans après la parution du Deuxième Sexe, le miracle a eu lieu, inédit dans l’histoire : la réflexion élaborée par la philosophe dans cet essai, s’incarnait dans la lutte féministe. Des jeunes femmes mettaient en pratique avec le MLF, la pensée si riche de Simone de Beauvoir. Nous nous sommes rejointes, les jeunes féministes de la fin des années soixante, et elle qui nous avait ouvert la voie…

Simone était gaie, drôle, curieuse de tout, surtout des autres, toujours dans une écoute passionnée. Elle aimait plus écouter que parler. Dans l’amitié, elle abandonnait son côté un peu raide qui lui servait de protection face aux attaques qu’elle avait subies ; Ses yeux bleus et son sourire tendre me faisaient craquer. Un jour, Anne lui a dit qu’elle était belle. Elle était totalement déconcertée. Il semblait qu’on avait oublié de le lui dire !

Simone de Beauvoir ne connaît pas d’éclipse. Elle marquera durablement l’histoire de l’humanité. « Ce qui libère la femme libère l’homme » a-t-elle écrit. Le féminisme ne concerne pas seulement les femmes. Il est l’affaire de tous les êtres humains.

 Oui Simone, nous vous devons tant.

Paroles

SIMONE DE BEAUVOIR

La rue Schœlcher, le cimetière

Et la tristesse qui m’étreint

Vous imaginer sous la terre

Où vivent dessus tant de pantins

 

Les mots d’amour des étrangères

Sur votre tombe, éparpillés

Comme des offrandes légères

Sont toujours écrits en français

 

REFRAIN

Simone de Beauvoir

Vous faites partie de mon histoire

Et si je vis mieux à présent

C’est que je vous dois tant

Simone de Beauvoir

Vous êtes au fond de ma mémoire

Et si je vis mieux à présent

C’est que je vous dois tant

 

J’ai dans le coeur ce jour de printemps

Ile de Ré, Anne et Sylvie

Le vent défait votre turban

Sur l’une des photographies

 

Vous souriez, un peu fragile

Et nous marchons sur le chemin

Ignorant qu’au prochain avril

Vous allez nous quitter soudain

 

Refrain

 

Il n’y avait pas tant d’images

De femmes à qui s’identifier

Si nous voulions tourner la page

Et vivre nos vie en entier

 

La vôtre me fut un modèle

Que ma jeunesse a admiré

Vous étiez superbe et rebelle

Libre de tous les préjugés

 

Refrain

 

Simone de Beauvoir

Vous faites partie de mon histoire

Et si je vis mieux à présent

C’est que je vous dois tant.

L’autrice : Engagée dans le Mouvement des femmes depuis les années 70, Emmanuelle Escal est auteure, compositrice et interprète. Son album « Projet d’Amour » est dédié à sa compagne de toujours, Anne Zelensky, figure historique du mouvement féministe. Après avoir chanté dans des cabarets et des café-théâtre dans les années 1970, Emmanuelle Escal reprend la scène en 1999. Elle produit un premier CD de deux titres, qui comporte un hommage à Simone de Beauvoir, avec qui elle a partagé de nombreux combats.

Pour citer cet article : Emmanuelle Escal, “Nous lui devons tant”, Chère Simone de Beauvoir, août 2019. URL : https://lirecrire.hypotheses.org/1753

Philosophes d’aujourd’hui : Finkielkraut et Onfray. Culture, courage, lucidité et souci du Bien commun

 

Alain Finkielkraut présente son autobiographie A la première personne

J’ai suivi un chemin intellectuel et politique proche d’Alain Finkielkraut dont j’admire la lucidité et le courage de sortir du « politiquement correct ». Toutefois, je n’approuve pas son soutien à la prostitution mais…Nobody’s perfect.

Son dernier ouvrage, « Penser est une chose, exister dans ce qu’on pense est autre chose. » Dans « À la première personne », un essai aux accents introspectifs, Alain Finkielkraut, l’académicien à la personnalité complexe éclaire ses « chemins de pensée » et apporte ses réflexions sur le monde d’aujourd’hui, en compagnie de son homologue et ami Pascal Bruckner. « À la première personne » est publié aux éditions Gallimard.

 

Je me sens un peu moins proche de Michel Onfray à cause de sa polygamie revendiquée et de son discours marxiste. Par contre, j’apprécie son courage et sa lucidité sur les réalités de notre société.

Michel Onfray lance l’Université Populaire Nomade

Visitez le site : http://www.mollat.com/

A propos de l’agression antisémite de finkielkraut et le soutien d’Onfray

Sur LCI, Michel Onfray prend la défense d’Alain Finkielkraut à la suite de son agression par un adepte d’Allah (jusqu’à 22.50, Finkielkraut est interrogé sur le procés de son agresseur, ensuite Onfray exprime son chagrin et son indignation sur cette agression)

 

Débat entre Onfray et Finkielkraut à propos de l’élection de Macron. Décryptage.

CNews, Galzi jusqu’à minuit en 2017

RIP Jacques Chirac. Hommages dithyrambiques et critique

 

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Jacques Chirac, animal politique, ancien maire de Paris et président de la République française, vient de mourir à l’âge de 86 ans à l’issue de maladies et de dépérissement douloureux. On ne saura sans doute jamais si sa fin de vie a été provoquée par une intervention chimique au nom du droit à mourir dans la dignité.

La dignité, Chirac en avait. Bel homme à la prestance remarquable, il donnait par son attitude une belle image de la France. Il jouait bien son rôle, comme Mitterrand sauf qu’il était beaucoup plus sympathique et chaleureux que son prédécesseur. Mitterrand a donné son nom à la « Grande bibliothèque de France » pour que l’éternité se rappelle qu’il était un intellectuel. Chirac a donné son nom au musée des « Arts premiers » du quai Branly, logis des productions ethnographiques du monde entier, un espace de découverte des techniques de fabrication des rêves de populations étrangères à la civilisation occidentale.

Avec son musée, Chirac reprenait la philosophie pacifiste des philanthropes du XIXème siècle comme Albert Kahn et Emile Guimet. Le premier envoyait des cameramen filmer la Chine et photographier le Japon pour faire connaître un autre monde aux français en leur ouvrant les yeux , les Archives de la planète; le second créait le musée des religions du monde pour les mêmes raisons. Chirac, comme Kahn et Guimet, était passionné par l’expression plastique des cultures asiatiques. Chirac devait également s’intéresser à l’art africain dont des masques décoraient son bureau.

Alors que j’avais voté deux fois pour la gauche croyant à un possible changement de politique, je n’appréciais pas le personnage Mitterrand qui suintait de sournoiserie et de suffisance. Par contre, n’ayant voté qu’une fois pour Chirac afin de contrer Le Pen (!), j’avais de la sympathie pour le personnage. Quant à sa politique, nous savons aujourd’hui que le pouvoir est à l’UMPS, que la droite et la gôche se valent, kif kif bourricot, bonnet blanc et blanc bonnet car les politiques pensent avant tout à leurs intérêts personnels en cherchant le meilleur moyen de tondre la laine du peuple sur son dos. Jacques Chirac avait l’avantage de le faire avec style…

La Connectrice

Hommages des politiques et du peuple, revue de presse

https://www.huffingtonpost.fr/entry/jacques-chirac-mort-unes-presse_fr_5d8d63ade4b0019647a5f95a?utm_hp_ref=fr-politique

 

Critique de Pierre Cassen (Riposte laïque)

 

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