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Archives de Catégorie: sexualité

Kamel Daoud. Le français est une langue fraternelle

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A l’occasion de la sortie de la compilation des chroniques de Kamel Daoud dans le « Quotidien d’Oran » Mes indépendances. Chroniques 2010-2016, Actes Sud, 2017 (ISBN 978-2-330-07282-7)

L’écrivain algérien de langue française, Kamel Daoud a été chroniqueur pendant des années au Quotidien d’Oran, une fonction qui a en partie façonné sa réflexion et son écriture :

Écrire une chronique par jour vous mène à la faire dans la hâte, la vitesse, le sens de la formule développée comme un tir à l’arc, le lapidaire, le bref et l’outrancier ».

« la langue arabe est piégée par le sacré, par les idéologies dominantes. On a fétichisé, politisé, idéologisé cette langue4

Le français, ‘une langue fraternelle’

L’écrivain et journaliste algérien Kamel Daoud 

Kamel Daoud s’est particulièrement fait remarquer en France en écrivant un texte très senti sur les agressions sexuelles de Cologne la nuit de la Saint-Sylvestre 2015/2016.http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/01/31/cologne-lieu-de-fantasmes_4856694_3232.html Cette analyse a fait des vagues, soulevant l’enthousiasme des unes et des uns et l’indignation des autres.

La Connectrice

 

« L’islam n’est la propriété de personne » et surtout pas des islamistes, affirme le romancier et journaliste algérien Kamel Daoud, visé par une fatwa, mais qui revendique « le droit à une parole libre et insolente ».

« La bonne foi est meilleure que la foi« , assure malicieusement l’écrivain au cours d’un entretien avec l’AFP.

« La religion doit rester de l’ordre du choix, de l’intime. Le fait religieux n’appartient ni aux imams, ni aux clergés, ni aux confréries mais à tout le monde ».

« Personne n’a le droit de savoir si vous croyez ou pas. Personne n’a le droit de vous poser la question. Sinon c’est l’inquisition », ajoute l’écrivain.

« J’ai le droit de contester ceux qui veulent prendre en otage une religion, qui s’en font les propriétaires. J’ai le droit de leur contester les sujets sur lesquels ils pensent, la sexualité, la mort, le corps… ».

Goncourt du premier roman en 2015 pour son livre « Meursault, contre-enquête » (qui donnait parole et vie à « l’Arabe » de « L’Etranger » d’Albert Camus), Kamel Daoud revient en librairie avec un recueil de quelque 180 chroniques publiées dans le Quotidien d’Oran, « Mes Indépendances, Chroniques 2010-2016 » (Actes Sud).

Parmi ces chroniques, on trouve notamment le texte – violemment critiqué par les islamistes et une partie de la gauche occidentale – sur les événements de Cologne, en Allemagne, théâtre d’agressions de femmes la nuit du Nouvel An 2016.

« Ce que j’ai écrit sur nos liens malades avec le désir, le corps et la femme, je le maintiens et le défends », dit l’écrivain.

Kamel Daoud revendique son droit à l’insoumission. « Quand vous réclamez ce droit-là, vous provoquez des réactions qui sont violentes car vous vous retrouvez dans une sorte de dissidence », analyse-t-il.

Pas question de renoncer pourtant. « J’ai le droit de penser et de défendre mes idées. Chaque Algérien n’a pas besoin d’être sur la même longueur d’onde ».

« Les collectivismes aboutissent à l’immoralisme », affirme l’écrivain qui se revendique « libéral ».

– Le français, ‘une langue fraternelle’

Envisage-t-il de se lancer en politique? « Non », répond-il sèchement. « Je fais ce que je sais faire. Je garde les pieds sur terre ».

Affirmant « ne pas détenir la vérité », l’écrivain admet cependant « provoquer des réactions » par les sujets qu’il aborde.

« Si quelqu’un d’autre à partir d’un mot, d’une phrase, trouve en lui-même la vocation de faire de la politique à partir de ce que j’écris, je me sentirai quand même très utile », souligne-t-il.

Aujourd’hui, Kamel Daoud n’écrit plus dans le Quotidien d’Oran (la ville où il réside). « J’ai envie de me consacrer à la littérature, j’ai envie d’interroger le monde autour de moi mais d’un point de vue littéraire ».

Outre le fait que ses chroniques en disent long sur l’islamisme, le régime algérien, les relations avec la France, la cause des femmes ou les révolutions arabes, elles frappent également par leur style marqué par le vif du trait.

« Écrire une chronique par jour vous mène à la faire dans la hâte, la vitesse, le sens de la formule développée comme un tir à l’arc, le lapidaire, le bref et l’outrancier ».

Écrivain algérien, Kamel Daoud a choisi d’écrire en français.

« Le français reste la maîtresse linguistique de l’Algérie », dit-il.

« C’est une langue du désir et de plaisir, de l’imaginaire. Pourquoi ne pas en jouir? », interroge l’écrivain.

Scolarisé en langue arabe classique, il se souvient avoir commencé à lire chez lui en français. « J’ai découvert les plus beaux textes en français. J’en suis venu à écrire et à désirer le monde en français ».

« La langue française n’est pas ma langue maternelle, elle n’est pas la langue paternelle mais elle peut être une langue fraternelle », dit joliment l’écrivain âgé de 46 ans.

« Un jour mon fils m’a demandé pourquoi il fallait apprendre beaucoup de langues. Je lui ai répondu qu’une maison avec beaucoup plus de fenêtres est mieux éclairée »

 
© 2017 Agence France-Presse

Pour en savoir plus

Réactions à l’analyse de Kamel Daoud sur les viols de Cologne http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/01/31/cologne-lieu-de-fantasmes_4856694_3232.html
  • Polémique avec Adam Shatz, journaliste « raisonnable » du NYT

Kamel Daoud est un écrivain algérien. Il est notamment l’auteur de Meursault, contre-enquête (Actes Sud, 2014), Prix Goncourt du premier roman. Il est également chroniqueur au Quotidien d’Oran. Cet article a d’abord été publié en Italie dans le quotidien La Repubblica.
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/01/31/cologne-lieu-de-fantasmes_4856694_3232.html#gzA4C1XfafyQmFHz.99

Prix François-Mauriac 2014
Prix des cinq continents de la Francophonie 201430
Finaliste du prix Goncourt 201413
Prix Goncourt du premier roman 201515
Liste Goncourt31 : le choix de l’Orient 2014, le choix roumain 2014, le choix serbe 2015

Polémique langue arabe/langue française

  • Dans leur combat contre des milieux francophones, les partisans de l’arabe demandent une intervention du roi Mohamed VI en vue de mettre un terme «aux putschs qui menacent l’identité des Marocains» et la « stabilité de l’Etat».

    …Suite : https://www.yabiladi.com/articles/details/36178/langue-arabe-francais-partisans-l-arabe.html

  • Avec quatre millions de locuteurs, l’arabe est la deuxième langue la plus parlée sur le territoire français, et le succès de comiques dont l’humour repose en partie sur l’utilisation de l’arabe dialectal, comme Jamel Debbouze, témoigne d’un enracinement réel dans la culture populaire. Mais, si l’arabe a été reconnu « langue de France » en 1999, après la signature de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires (non ratifiée à ce jour), choisir de l’étudier dans le secteur public relève encore du parcours du combattant.http://www.monde-diplomatique.fr/2012/10/TALON/48275
  • Annie Genevard, déléguée générale du parti Les Républicains en charge de l’Education, ce serait « un cheval de Troie pour développer l’apprentissage de la langue arabe », allant jusqu’à parler de « catéchisme islamique ».

    « Dans le même temps, vous introduisez officiellement l’étude de la langue arabe dans le programme national, et vous réduisez par votre réforme du collège la place du français, celle des langues anciennes qui sont nos racines, ou des langues européennes comme l’allemand qui prospérait dans les classes bilangues. Cela à coup sûr divisera les Français », a dénoncé la députée LR.

Belkacem « Moi, j’estime que dans notre pays, s’il y a bien une chose à faire, c’est diversifier les langues que les élèves apprennent à l’école, car toutes ces langues ont leur légitimité et leur intérêt. C’est la raison pour laquelle, dans la stratégie pour les langues vivantes que je développe à l’école, je fais en sorte qu’au-delà de l’anglais, nos élèves puissent avoir accès véritablement à de l’allemand, à de l’espagnol, à de l’italien, mais aussi à de l’arabe et à du chinois, et j’en suis fière », a lancé Najat Vallaud-Belkacem.

http://www.bfmtv.com/politique/najat-vallaud-belkacem-repond-vertement-a-une-deputee-contre-l-arabe-a-l-ecole-977586.html

 

 

Protéger nos enfants de la pornographie. Pétition

Adressée à candidats élection présidentielle

Protéger nos enfants de la pornographie.

L’accès libre aux images pornographiques, souvent d’une violence extrême, est possible depuis plusieurs années sans aucune restriction pour les mineurs. Certains enfants, parfois de moins de 11 ans, développent une véritable addiction à ces images et en consomment deux à trois heures par jour. Leur vision de la sexualité est dès lors faussée avec la possibilité de conséquences durables sur les relations entre hommes et femmes.

 Dans leur grande majorité, ces sites pornographiques montrent un mode de relation sexuelle où les femmes subissent violences et situations dégradantes. Lorsque l’on tape « gang bang »  dans la barre de recherche, s’affiche une liste impressionnante de vidéos de viols collectifs en consultation libre et gratuite. Ceci participe de ce qu’on appelle la culture du viol, et on ne peut nier la dangerosité de ces images pour des enfants encore incapables d’un recul critique, avec en particulier des conséquences sur les violences faites aux femmes. Ces images sont faites par des adultes pour les adultes et pas pour les enfants, réservons les aux adultes.  Si on accepte cette diffusion libre, la protection des mineurs est alors de fait un vain mot.

 Aujourd’hui, les fournisseurs d’accès Internet ont le devoir de ne plus diffuser ces images sans restriction d’accès. Il est possible d’interdire l’accès des mineurs aux sites pornographiques, comme la loi l’exige, en demandant, avant la première image, un numéro de carte bancaire (cartes réservées aux majeurs). Le risque d’amendes importantes et la menace de fermeture d’un fournisseur d’accès en cas de récidive seraient sûrement suffisamment dissuasifs.

Nous demandons que les candidats à la présidence de la République prennent position sur ce sujet.

Cette pétition sera remise à:

  • candidats élection présidentielle

Lire la lettre de pétition

College National des Gynecologues Obstétriciens Français a lancé cette pétition avec seulement une signature au départ et il y a maintenant 45 signataires. Lancez votre pétition pour créer le changement que vous souhaitez voir.

Epilation du minou, buisson, chatte, pubis ? Pour ou contre les poils ? Ridicule poilue ou Foufounista ridicule?

Publié le

Pubis au naturel

93 pubis en vedette pour lutter contre la "dictature" de l’épilation intégrale

Notez que cette campagne contre l’élagage du pubis s’appelle « project Bush » projet Buisson…;-)

L’épilation intégrale, euphémisme pour désigner le débrousaillage du minou, fait fureur.

Début juillet, le journal Le Figaro remettait sur le tapis le sujet piquant de l’épilation du pubis … en Amérique parce que, c’est entendu, tout ce que font Américaine et Américains est puéril et ridicule. Or il y a bien longtemps que, sous l’influence de la pornographie, du libertinage, de la partouze et de la virilité triomphant du féminisme « castrateur », les Françaises mais aussi les Français se livrent à l’épilation de leurs parties intimes. http://edito.sante.lefigaro.fr/actualite/2016/07/03/25168-rasage-intime-nouvelle-norme-pour-americaines

Vous trouverez ci-dessous quelques textes sur le sujet de l’épilation et de l’épilation du pubis en particulier. Je vous en souhaite une agréable lecture.

La Connectrice

*93 PUBIS EN VEDETTE POUR LUTTER CONTRE LA « DICTATURE » DE L’ÉPILATION INTÉGRALE

TATOUÉ, TOUFFU, LISSE, JEUNE OU VIEUX…  AVEC SON PROJET « BUISSON » ( » PROJECT BUSH » ) – POUR LEQUEL 93 FEMMES ONT DÉVOILÉ LEUR INTIMITÉ -, L’AGENCE BRITANNIQUE MOTHER LONDON VEUT LANCER UN DÉBAT SUR LA PRATIQUE DE PLUS EN PLUS RÉPANDUE DE L’ÉPILATION INTÉGRALE.

93 pubis en vedette pour lutter contre la "dictature" de l’épilation intégrale© ALISA CONNON

En association avec plusieurs groupes féministes, l’agence de publicité Mother London a lancé le mois dernier un appel à volontaires pour trouver 93 femmes acceptant de voir leur pubis photographié. L’objectif : montrer qu’il n’existe pas qu’un seul type d’ »arbuste », mais une multitude du brésilien au bikini, en passant par l’intégral ou le ticket de métro

Le projet est né de la prise de conscience de Liam Fay-Fright , le directeur de l’agence qui a appris que des jeunes filles de 11 ou 12 ans s’épilaient intégralement, raconte le Huffington Post . Horrifié de voir que l’ épilation intégrale, venue du porno , est devenue la norme chez la jeune génération, (« il s’agit d’une pression exercée par la société actuelle », explique-t-il), Liam a monté ce projet pour dire aux femmes qu’elles ont le choix et que d’avoir des poils pubiens n’est pas honteux. Au contraire.

L’agence a alors fait appel à la photographe londonienne Alisa Connon pour réaliser des clichés de l’entrejambe de femmes volontaires. Si le projet a été bien accueilli par les internautes et les médias, la photo a néanmoins été censurée sur Facebook et certaines femmes, sur Twitter , reprochent tout de même un manque de diversité apparente : une seule femme noire et aucune rousse . Mais comme l’explique l’un des membres de l’agence, l’objectif était bel et bien de lancer le débat sur l’épilation avec une sélection de 93 photos, non de représenter tous les pubis de la planète…

* Histoire du poil pubien par Vanity Fair

http://www.vanityfair.fr/style/savoir-vivre/articles/une-histoire-du-poil-pubien/24447

Vénus à la fourrure

Femmes de tous pays, dépoilez-vous !

Aujourd’hui généralisée, l’épilation du pubis chez la femme a été considérée selon les époques comme un moyen d’émancipation ou d’asservissement. De l’antiquité égyptienne aux années 1950, l’historienne Diane Ducret explique comment la bataille des sexes s’est toujours jouée à un poil près.

Dans un atelier du New York des années 1920, les ­artistes Man Ray et son ami Marcel Duchamp s’adonnent à une drôle d’activité. Face à l’objectif indiscret de la caméra tenue par Duchamp, Man Ray, déguisé en barbier, rase le pubis d’une femme nue. Loin d’être vulnérable ainsi dépossédée de sa toison pubienne, l’excentrique modèle a le sentiment de transformer son entrejambe en manifeste. Son sexe imberbe devient un symbole, celui d’unmouvement artistique nouveau qui a décidé de rompre avec les conventions. En dépoilant cette femme, Man Ray compte bien choquer les mœurs. Il veut montrer ce que l’histoire cache depuis toujours. À Paris, il rencontre Kiki, une autre modèle qui n’a pas froid aux yeux. Il veut la photographier dans son plus intime appareil. Mais voilà, Kiki craint que les clichés ne révèlent sa « tare physique », une infirmité des plus dramatiques… l’absence de poils pubiens.
 
Elle a pourtant tout essayé pour les faire pousser, les onguents et les massages, mais rien n’y fait. Pragmatique, le photographe voit son intérêt dans cette particularité : tant mieux, elle passera la censure. Bientôt les poils épars de Kiki entrent dans l’histoire. Elle affiche sa toison comme une rébellion, comme la réalité d’un corps de femme, avec son animalité, ses imperfections.
 
Duchamp a quant à lui une dent contre les « abominables fourrures abdominales » qu’arborent les femmes entre leurs jambes et qui fait ressembler leur sexe à un chou-fleur. Ne ­rasant pas que les modèles, il invite sa jeune épouse,Lydie ­Sarazin-Levassor, à procéder à une épilation totale. « Ce fut une séance mémorable, dit-elle, car le produit employé, très efficace, à base de soufre, dégageait une odeur caractéristique qui me poursuivit au moins quarante-huit heures ! J’avais beau me baigner, m’inonder de parfum, on aurait pu me suivre à la trace. Lucifer arrivant tout droit des Enfers n’aurait pas été plus décelable que moi ! » L’expérience dépilatoire de Mme Duchamp n’est pas isolée. Le poil féminin est le vestige d’une animalité qu’il excite en se montrant, le signe d’une maturité sexuelle à laquelle les hommes ne comprennent pas tout, et qui leur fait peur parfois. Et un animal à poil ras semble toujours plus docile.
 
 
L’AUDACE DE GOYA
 
Signe d’esclavage dans l’antiquité égyptienne, l’épilation intime est à la Renaissance un signe d’émancipation féminine qui préoccupe sacrément les hommes. Certaines femmes se plaisent ainsi à porter leur entrejambe « ras comme la barbe d’un prêtre » nous disent les plus renseignés sur la chose. Et l’entretien de cette barbe devient une préoccupation majeure des courtisanes comme des femmes de bien. Les recettes d’épilation à la chaux et à la cire venues d’Italie font fureur.
 
 
Une demi-écuelle de chaux vive bien sèche est nécessaire, tenue propre et tamisée dans une étoffe. On y verse de l’eau bouillante, prenant soin de mélanger la préparation harmonieusement. Pour savoir si cette dernière est prête à l’emploi, on y trempe une aile d’oiseau, et si les plumes tombent de l’aile, la cuisson est optimale. L’onguent est ensuite étendu de la main sur les poils intimes, puis essuyé. Pour les plus radicales, une crème composée d’un ­demi-litre d’arsenic est proposée. Du côté de Milan, on propose une recette miracle pour faire la chasse aux poils indésirables à base de graisse de porc, de moutarde et de genévrier. Portée à ébullition, la potion promet déjà ce que les femmes cherchent encore de nos jours : « faire tomber les poils qui plus jamais ne repousseront. »
 
Mais qu’on ne s’y fie pas, ce soudain engouement pour le déboisement n’a rien de superficiel. Il est le symbole d’une appropriation par les femmes d’un organe qui, chauve comme celui des courtisanes qui choisissent et cultivent leur plaisir, n’appartient plus intégralement aux hommes. Pourtant, d’autres préfèrent faire sécession et ont le poil aussi long et pendant « que les moustaches d’un Sarrasin », comme le suggère l’écrivain Brantôme dans Les Dames galantes. Elles agrémentent leur crinière pubienne de décorations, les « entortillant avec des cordons ou rubans de soie cramoisie ou autre couleur ». Un véritable art intime du pubis naît ainsi sous Catherine de Médicis, les dames allant jusqu’à « se les friser comme des frisons de perruques » et tissant autour des fils chargés de diamants et de rubis pour prouver leur rang par leur bouquet garni.
 
Mais tout ceci se passe sous le secret des jupons. Personne ne doit encore voir le poil honni. Depuis la naissance du christianisme, le tabou qui règne sur la représentation du sexe des femmes s’est en effet focalisé sur les poils. Lorsque Sandro Botticelli peint sa Naissance de Vénus, une femme à la peau de nacre aborde le rivage sur un coquillage. Vénus dévoile un corps parfait, à l’entrejambe recouvert par de longs cheveux roux, laissant découvrir la lisière d’un pubis imberbe. Car le sexe imberbe d’une femme se conçoit comme une image de pureté et d’idéal. La réticence au poil renvoie à l’animalité tapie dans l’être humain et traverse ainsi les siècles jusqu’à Francisco Goya. À l’aube du XIXe siècle, la tyrannie de la perfection semble s’essouffler. Quelque chose se met à pousser sur saMaja nue : un poil ! Cette anodine coquetterie pileuse est une révolution, une première dans l’art occidental. Goya n’a pas cherché de thème mythologique pour cacher la vérité de la femme, quelle audace ! Mais c’est par le duvet que l’Inquisition arrive. En 1814, l’Église décide de cacher l’œuvre au public et engage un procès contre le peintre pour obscénité. Montrer des femmes nues, oui, mais des femmes à poil, ça jamais ! Des siècles de représentations idéalisées laissent croire que la Chair Interdite d’une femme est sans faille, sans bulbes.
 
 
CENSURE HOLLYWOODIENNE 
 
Le XXe siècle s’engouffre dans la brèche ouverte par Goya. L’étau religieux se desserre. La voie, pense-t-on, est ouverte. Mais à l’été 1944, le sexe des femmes est en première ligne de l’épuration. Il ne relève plus de l’intime, il appartient au public, aux hommes opprimés par l’ennemi. Il est l’honneur de la nation. Les libérateurs traquent jusqu’entre leurs jambes les souillures de l’Occupation et du plaisir. Souvent, ce ne sont pas seulement les têtes des fautives supposées que l’on tond.
 
Des femmes traquées, affolées, sont maintenues par la force pendant qu’on leur rase le pubis, les blessant au passage avec les lames ou les ciseaux. Les « Poules à Boches », celles qui, pendant au moins quelques instants n’ont pas souffert autant que les autres en prenant du plaisir, doivent être punies. Les poils pubiens, synonyme de nubilité, de maturité sexuelle, sont le support, le signe de la trahison. La tonte intime est une manière de désacraliser la chair interdite. Lorsque les nouvelles prisonnières politiques arrivent au camp de Auschwitz-Birkenau, elles en font l’ignoble découverte. « Dans une dernière tentative pour me défendre d’une telle violence physique et morale, je serrai les jambes, cherchant à me couvrir la poitrine avec les bras. Un nazi me frappa avec le canon de son fusil et cria brutalement : “Écarte les jambes et laisse-toi raser ! » », témoigne l’une d’elle. Dans un lieu fait pour la mort, le rasage est une humiliation imposée, où ni la féminité ni sa liberté n’ont plus lieu d’être.
 
La punition de la trahison féminine par la tonte intime n’est hélas pas une idée neuve. Au temps de la domination de Babylone (l’Irak d’aujourd’hui), 1500 ans avant Jésus Christ, un mari rentrant inopinément chez lui trouve sa femme affairée avec un autre homme. Désireux d’infliger une punition mémorable à son épouse, il attache d’une corde les deux infidèles à la couche du délit, et les traîne à bout de bras jusqu’à l’assemblée de la ville, réunie par un procès. La mort apparaît trop clémente. L’humiliation seule peut être cathartique. La coupable est condamnée à avoir les poils pubiens entièrement rasés en public, signe de la perte de son statut de femme libre. Elle sera désormais une esclave dans la maison de son mari. Son nez est percé, on y place un anneau et on la promène à travers la ville, traînée par une chaîne, pour exposer son sexe imberbe.
 
Tant qu’elle est dénuée de tout poil, elle ne peut pas être si sauvage, cette chair, ni mordre celui qui veut s’en approcher. La guerre se tait, mais l’interdiction reste. Peu après minuit, devant le Trans-Lux Theater de New York, à l’automne 1954, ­Marilyn Monroe s’apprête à tourner une scène sur l’aération d’une bouche de métro dont le souffle s’amuse de sa robe blanche évasée. Le réalisateur de Sept Ans de ­réflexion, Billy Wilder, est électrique. Tandis que la soufflerie propulse la robe de Marilyn au-dessus de ses genoux, la foule pousse des cris. Wilder encourage les machinistes à envoyer plus de vent entre les jambes de la belle. La robe finit par s’élever jusqu’aux épaules de l’actrice, dévoilant des dessous couleur chair assez fins pour montrer une masse sombre de poils pubiens. Scandale en perspective. Wilder vacille. La star est priée de porter deux culottes, et des plus opaques. Ces quelques poils suffiraient à déchaîner une tempête judiciaire autant que médiatique. Billy Wilder connaît la censure qui règne sur les productions hollywoodiennes, où tout poil pubien est interdit à l’écran.
 
Défier la censure sans jamais y être soumis, pousser comme une herbe folle là où l’on voudrait le couper ; se tailler, se faire la belle quand on lui demande de rester là sagement, voilà toute l’histoire du poil intime. Bientôt, Marilyn est la première à poser pour un magazine audacieux d’un nouveau genre, Playboy. Et si la censure impose encore de ne pas montrer de poils pubiens, son créateur Hugh Hefner aura tôt fait de la faire voler en éclats. Mais même une fois montré le sexe poilu sous toutes ses coutures, et s’en être rassasié de tout son soûl, la bête fait encore peur. Et pour vendre plus de papier, le marketing créa le sexe chauve. Comme une déferlante, les Occidentales s’empressent de répéter le même geste que leurs ancêtres de la Renaissance, pensant inventer une mode.
 
Dès lors qu’elle est choisie, l’épilation est une déclaration de liberté et d’indépendance. Mais imposée, elle est le comble de l’aliénation de la femme. Alors mesdames, quoi que vous décidiez pour votre buisson ardent, ne tolérez aucun diktat dans votre petite culotte, et n’oubliez jamais de vous poiler du qu’en dira-t-on.

En savoir plus sur http://www.vanityfair.fr/style/savoir-vivre/articles/une-histoire-du-poil-pubien/24447#hprjoISqOi40mMii.99Résultat de l’étude sur l’épilation intime http://epilation-intime.blogspot.fr/

*Epilation intime : une nouvelle pratique sociale ?

Compte-rendu de mon travail de recherche sociologique concernant les pratiques d’épilation intime chez les femmes d’aujourd’hui (2010).

Le pourquoi de ce Blog !

Etudiante en sociologie, j’ai choisi de travailler sur l’épilation intime chez les femmes d’aujourd’hui. Il s’agissait pour moi d’apporter un éclairage sociologique sur un sujet rarement abordé jusqu’ici et de voir si cette pratique était aujourd’hui devenue incontournable. De plus, je souhaitais mettre en lumière de façon représentative (et donc en évitant les clichés habituels) de quelles manières et pour quelles raisons les femmes avaient recours aux pratiques d’épilation intime. Toutes les filles le savent : il s’agit là d’un sujet délicat dont on parle peu, même entre copines, mais qui attise la curiosité.

Mon travail se base essentiellement sur une enquête (sondage avec 10 réponses) menée sur internet par le biais de l’envoi de messages sur le site Facebook (afin de cibler des profils féminins et d’éviter des réponses masculines pouvant brouiller les résultats) mais aussi par le biais d’envoi d’emails à de très nombreuses connaissances et connaissances de connaissances. Les personnes contactées étaient ainsi invitées à répondre anonymement à un sondage rapide à partir duquel je pouvais ensuite analyser les réponses fournies ainsi qu’en tirer des conclusions sociologiques.

Après deux mois de travail difficile sur le web (envoi de près de 800 messages et emails), je suis parvenue à récolter 345 réponses (en quasi-totalité des jeunes femmes de 15 à 35 ans dont les réponses seront analysées par classes d’âge) ce qui me permis d’établir un échantillon solide.

Alors que j’envoyais des messages et emails à des personnes qui ne me connaissaient pas et que je sollicitais à propos de questions relativement indiscrètes, je pensais faire face à de nombreux retours de critiques et d’indignations plus ou moins virulentes. Au contraire, je fus agréablement surprise par le nombre de personnes m’encourageant et me demandant même de leur envoyer mes résultats. C’est justement pour cela que je me décidais à créer ce blog afin d’y exposer, brièvement mais de façon synthétique, le résultat de mes recherches et de permettre aux intéressées d’y avoir accès.

Enfin, je souhaite remercier toutes celles qui me fournirent une précieuse aide dans le cadre de mon travail. Sans leurs réponses, mon travail n’aurait pu aboutir. 4 commentaires:

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Petite introduction au sujet

L’épilation intime chez les femmes d’aujourd’hui : un très vaste sujet jamais étudié jusqu’ici sous l’angle sociologique. Que sait-on au juste du rapport que les femmes contemporaines entretiennent avec cette partie de leur corps ? Bien peu de choses en somme puisque la seule fois que le sujet est abordé, c’est avec moult clichés par les magazines people et féminins ainsi que dans quelques films et séries télé. En effet, aborder le sujet de l’épilation intime amuse lorsque l’on en parle de façon générale mais crée un profond malaise lorsque il est évoqué en rapport à une personne en particulier. Ainsi, même entre amies, les femmes sont généralement assez frileuses à parler de la façon dont elles épilent cette partie de leur anatomie.

En effet, soulignons que les médias (magazines, séries télé, films) ont largement participé à instaurer l’idée selon laquelle, en 2010, l’épilation du pubis chez les femmes devait être une pratique des plus rigoureuses. Dès lors, la guerre au poil devrait s’imposer comme une priorité absolue des femmes modernes, la non-épilation ou l’épilation minimale du pubis apparaissant comme des comportements déviants, peu hygiéniques et archaïques. Dans la série Sex and the City, succès populaire auprès du public féminin, Carrie Bradshaw, interprétée par Sarah Jessica Parker,  mentionne plusieurs fois son dégout pour les poils pubiens et sa passion pour l’épilation brésilienne (épilation intégrale des lèvres et du pubis hormis une très fine bande de poil verticale plus étroite que le « ticket de métro »). Interrogée par une revue people américaine, l’actrice Eva Longoria était, pour sa part, allée jusqu’à déclarer qu’elle ne s’était sentie femme que le jour où elle commença à pratiquer régulièrement l’épilation intégrale.

Force est de constater, et les femmes qui me lisent le savent bien, que rares sont celles qui avouent ne pas s’épiler ou, en tous cas, n’ôter que ce qui dépasse du maillot de bain. Alors que d’un côté les magazines féminins encensent le confort et l’esthétisme du pubis complètement lisse, de l’autre les fantasmes masculins, particulièrement influencés par l’industrie du X, ont fait de la femme imberbe un véritable idéal. Le développement de la pornographie sur internet ou à la télévision transforma profondément les normes des adolescents et adolescentes en matière de sexualité. En 2008, un sondage CSA révélait que 80% des garçons de 14 ans et 45% des filles du même âge avaient déjà regardé un film pornographique. Or, notons bien que le poil pubien est complètement exclu de ce genre de productions. Les actrices X se doivent ainsi toutes d’être impeccablement imberbes. Bercées par cette représentation du sexe féminin, les jeunes filles et jeunes garçons ne manqueront pas d’en faire une norme faisant ainsi naître une véritable pression sociale.

A première vue, on pourrait très facilement imaginer que de par la pression sociale pesant sur elles, les jeunes femmes (15-35 ans) pratiqueraient massivement l’épilation intégrale. Or, aux vues de notre enquête, c’est bien loin d’être le cas et aucun schéma en matière d’épilation intime ne se dégage réellement. C’est ce que nous verrons par l’intermédiaire des résultats suivants. 2 commentaires:

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Les répondantes

De manière à améliorer au mieux la lisibilité des données qui suivront, voici la répartition des répondantes par classes d’âge :

La classe d’âge 18-23 ans inclus est la plus importante renfermant non moins de 48,70% des répondantes. Viennent ensuite la classe d’âge 15-17 ans inclus puis 24-34 ans inclus. Notons que les plus de 35 ans constituent une véritable minorité, ce qui s’explique par le public jeune visé initialement, mon travail portant sur les jeunes générations de femmes. Des résultats par classes d’âge furent ainsi extraits et permirent de constater des différences en matière d’épilation intime. Ces résultats détaillés seront exposés par la suite.

Le questionnaire comportait également une question demandant aux répondantes de se classer par catégories de styles vestimentaires. Ces catégories, très clichées, devaient permettre de dégager des tendances en matière d’épilation intime en fonction des styles vestimentaires auxquels se rattachaient les répondantes. Nous exposerons ces résultats détaillés par la suite. En attendant, voici la répartition des répondantes par catégories de styles :

On note qu’une quasi-majorité refusant de se classer dans une catégorie particulière opte finalement pour la catégorie dite « Standard ». Les catégories BCBG/Chic (dans laquelle fut fondue la catégorie Fashion Victim, ne comportant qu’une seule réponse), Bobo et Classique/Tradi sont les seules étudiables, les autres étant trop marginales.1 commentaire:

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Pratiquez-vous l’épilation intime ?

La première véritable question du sondage portait sur la pratique effective de l’épilation intime et sur la fréquence d’épilation des répondantes. En effet, étant donné que 96% des répondantes, soit la quasi-totalité, disent pratiquer l’épilation intime, il était surtout intéressant de comparer les fréquences auxquelles était pratiquée la dite épilation.

Voici les réponses enregistrées à la question « Pratiquez-vous l’épilation intime ? » :

On note ainsi que l’épilation intime est véritablement rentrée dans les moeurs des femmes modernes puisque 58% des répondantes la pratique au moins 1 fois par mois. 30% des répondantes s’épilent de 2 à 4 fois par mois alors que 13% vont même jusqu’à s’épiler 2 à 3 fois par semaine.

Notons cependant que l’épilation demeure particulièrement rare voire inexistante chez 42% des répondantes (4% ne la pratique jamais, 26% une ou deux fois par an seulement et 12% une fois par trimestre).

Là encore, les chiffres diffèrent fortement selon les tranches d’âge et les catégories de style, ce que nous verrons plus tard dans le blog.3 commentaires:

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Quelles formes d’épilation intime ?

La première question qui se posait était de savoir comment les femmes contemporaines épilaient, ou non, cette partie du corps (le pubis et, dans certains cas, le sexe lui-même). Entre amies, les discussions arrivent à tourner autour du sujet mais restent généralement floue, chacune ressentant un malaise à parler d’une chose aussi intime. L’anonymat d’une enquête réalisée sur internet permet ainsi de lever cette barrière et donc de parler librement de la façon dont chacune pratique l’épilation intime.

On distingue de très nombreuses formes diverses et variées d’épilation intimes. Par soucis de simplicité, nous avons décidé d’en inclure 6 possibles dans notre questionnaire en ligne : « Aucune épilation, pilosité naturelle », « Triangle pubien fourni (épilation des bordures uniquement) », « Triangle pubien taillé », « Ticket de métro », « Epilation intégrale » ainsi qu’une catégorie « Autre ».

Pour simple clarification, notons que nous entendons par « Triangle pubien fourni (épilation des bordures uniquement) » ce que les esthéticienne appellent le « maillot classique ». Dans ce cas, seules les bordures sont enlevées, les poils pubiens formant le triangle pubien restant en place.

Par « Triangle pubien taillé », nous entendons le « maillot bikini » c’est à dire un triangle pubien un peu plus échancré mais formant toujours un triangle.

Par « Ticket de métro », nous entendons l’épilation des côtés du pubis ne laissant apparaître qu’un rectangle de poils pubiens de la taille d’un ticket de métro.

A la question « Sous quelle forme pratiquez-vous l’épilation intégrale ? », les réponses sont les suivantes :

Aux vues de ces résultats, on observe aisément à quel point l’épilation intime est devenue une pratique incontournable chez les jeunes femmes françaises. En effet, seules 4% des 345 répondantes affirment ne jamais procéder à l’épilation de cette partie de leurs corps ce qui en fait un comportement relativement marginal. A l’inverse, si 96%, soit une ultra-majorité des répondantes, avouent pratiquer l’épilation intime, celles-ci le font sous différentes formes.

Premièrement, l’épilation minimale (le « maillot » classique) où seules les bordures du triangle pubien sont enlevées s’impose, de façon quelque peu surprenante, comme la première forme d’épilation intime (32% des répondantes s’épilent de cette façon). L’explication principale vient probablement de la facilité et de la rapidité de cette forme d’épilation, la moins contraignante qui soit.

En deuxième position, l’épilation intégrale ne groupe que 26% des réponses alors qu’elle est pourtant présentée par bon nombre de magazines féminins et peoples comme une pratique courante chez les jeunes femmes d’aujourd’hui. Le chiffre de 26% constitue certes une part non négligeable des répondantes mais est cependant bien loin de constituer une majorité.

Viennent ensuite les deux pratiques dites intermédiaires : le triangle taillé (« maillot bikini ») et le ticket de métro. Ces deux pratiques, moins contraignantes que l’épilation intégrale, ne permettent cependant pas d’enlever l’intégralité des poils pubiens. Le triangle taillé est plébiscité par 19% des répondantes contre 18% pour le ticket de métro.

Au final, on note que 55% des répondantes conservent au final un triangle pubien (4%+32%+19%) alors que seules 26% des répondantes optent pour un pubis entièrement lisse. On est donc bien loin des clichés véhiculées par la presse féminine ainsi que par les séries à succès (type Sex and the City) où la guerre absolue au poil pubien est sans cesse réaffirmée.

Nous verrons plus tard (plus bas dans le blog) comment les formes d’épilation intime diffèrent entre catégories d’âge et catégories de style.2 commentaires:

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Une pratique permanente ou passagère ?

La question de la fréquence du recours à l’épilation intime laissait entrevoir le fait que nombre de femmes ne s’épilaient qu’une fois ou deux dans l’année, soit de façon très exceptionnelle. Il apparaissait donc intéressant de savoir si, pour les répondantes, l’épilation intime était pratiquée durant toute l’année, durant l’été uniquement (période des vacances, du port de maillots de bain pouvant encourager un recours plus fréquent à l’épilation intime chez nombre de femmes) ou encore de temps en temps, sans aucune régularité.

Voici les réponses des répondantes à la question « Vous pratiquez l’épilation… » :

On note une fois encore à quel point l’épilation intime est devenue incontournable chez les jeunes femmes puisque 51,60 % des répondantes disent la pratiquer tout au long de l’année (quelque soit la forme d’épilation choisie).

A l’inverse, la saisonnalité influe aussi beaucoup sur cette pratique puisque 31,60% des répondantes avouent ne s’épiler le pubis que durant l’été, saison où le corps s’expose plus volontiers, que ce soit en maillot de bain à la plage ou à la piscine. Enfin, notons que près de 13% des répondantes s’épilent cette partie de leur corps sans régularité, au gré des événements et des envies.Aucun commentaire:

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Quelle perception de l’épilation intime ?

Alors que l’on peut d’ores et déjà observer à quel point l’épilation intime est devenue une pratique courante chez les femmes d’aujourd’hui, force est aussi de constater que le triangle pubien n’a pas pour autant disparu puisque une majorité de répondantes décident de ne pas le supprimer.

Il était maintenant sociologiquement très intéressant de voir comment les femmes percevaient l’épilation intime c’est-à-dire comment celles-ci définissaient une pratique à laquelle elles recourent régulièrement. C’était tout l’intérêt de la question portant sur la façon la plus pertinente dont les répondantes qualifieraient l’épilation intime.

Voici les réponses (« Vous définiriez l’épilation intime comme…. ») :

Pas moins de 47% des répondantes voient dans l’épilation intime une pratique d’ordre esthétique devant parfaire la beauté corporelle. Vient ensuite l’épilation intime définie comme pratique érotique à laquelle souscrivent 22% des répondantes. L’épilation pubienne est ainsi rapportée au fantasme du partenaire et sera de nature à pimenter leur vie sexuelle.

Près de 17% des répondantes considèrent l’épilation pubienne comme une pratique d’ordre hygiénique devant permettre d’enlever un poil perçu comme « sale » ou « dégoûtant ». On voit notamment là la manière dont nombre de jeunes femmes perçoivent très négativement leur pilosité et font donc tout pour y recourir.

Enfin, notons que 9% des répondantes voient dans l’épilation intime une pratique avilissante pour la femme probablement par le fait qu’elle la force à s’adapter aux fantasmes masculins. A l’inverse, l’épilation pubienne n’est pratiquement pas abordée sous l’angle féministe puisque seules 2% des répondantes estiment qu’il s’agit d’une pratique participant à la libération de la femme.Aucun commentaire:

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Des femmes sous influence ?

Alors que les femmes perçoivent très positivement l’épilation intime (pratique esthétique ou érotique pour une majorité, pratique jugée avilissante par une faible minorité), il convenait désormais de savoir si celles-ci la pratiquaient sous la pression ou sous l’influence de tiers ou de facteurs externes. Comme nous l’avons vu en introduction de ce blog, l’épilation intime est devenue une norme sociale à part entière laquelle fait naître une pression sociale s’exerçant sur les femmes contemporaines. Ce constat est corroboré par la quasi absence de répondantes déclarant ne jamais s’épiler du tout (4% des réponses seulement).

Dès lors, il était fondamentale de demander aux répondantes si elles se pensaient être influencées lors de la pratique de l’épilation intime. Voici donc les réponses enregistrées :

On note en premier lieu que la moitié des répondantes (49,86%) disent ne subir aucune influence et pratiquent l’épilation intime en accord avec leur seul et unique choix. Un tel chiffre, particulièrement élevé, laisse cependant entendre que 50% des répondantes, l’autre moitié donc, s’épilent le pubis en raison de la pression sociale s’exerçant à leur encontre.

C’est l’influence du partenaire qui est donc ensuite la plus citée recueillant 22% des réponses ce qui laisse entendre que la vie en couple favorise l’épilation intime puisque, sans partenaire, ces 22% de répondantes ne s’épileraient pas le pubis comme elle le font.

Suit l’influence des amies laquelle touche 14,50% des répondantes. Enfin, les magazines féminins, de par les nombreux articles consacrés à la question ainsi que les photos de modèles dénudées généralement épilées intégralement, influencent 10% des répondantes à pratiquer l’épilation intime. Notons que l’influence du cinéma, pour sa part, est quasi-nulle (1%).1 commentaire:

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Les autres zones corporelles épilées

Afin de procéder à une rapide comparaison avec le cas de l’épilation pubienne, il était demandé aux répondantes quelles autres zones du corps celles-ci épilaient aussi (plusieurs choix possibles). Voici les réponses enregistrées :

Rappelons avant toute chose que 96% des répondantes disent s’épiler, au moins une fois dans l’année, le pubis (allant de l’épilation des seules bordures à l’épilation intégrale).

On note ainsi que l’épilation des jambes, partie du corps souvent exposée, est quasi-systématique (pratiquée par 99% des répondantes), tout comme l’épilation des aisselles (98% des répondantes) et des sourcils (84%, soit moins que pour l’épilation pubienne).

A l’inverse, seules 21% des répondantes disent s’épiler les bras, un chiffre à mettre en relation avec les 96% s’épilant au moins une fois par an le pubis. Dès lors, on peut conclure que l’épilation pubienne est véritablement rentrée dans les moeurs et que celle-ci est devenue, quelle que soit sa forme, incontournable pour les femmes du XXIème siècle.Aucun commentaire:

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L’épilation intime chez les 15-17 ans

La tranche d’âge des 15-17 ans apparaît finalement comme celle ayant le moins recours à l’épilation intime (10% des répondantes de la catégorie ne la pratique jamais et 39% de façon minimale). Pourtant sous l’influence omniprésente des médias, d’internet et des revues féminines, celles-ci n’ont pas encore massivement adoptées les comportements de leurs aînées. Notons également qu’avec 15% de répondantes disant pratiquer l’épilation intégrale, c’est là la tranche d’âge la moins concernée par cette pratique pourtant mise en avant comme la préférée des jeunes femmes.

Pour ce qui est de la fréquence d’épilation dans cette tranche d’âge, on note un sous-représentation des catégories « Très régulièrement » et « Régulièrement » par rapport aux résultats globaux au profit de la catégorie « Jamais » (10,60% ici contre 4% globalement).
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L’épilation intime chez les 18-23 ans

Les 18-23 ans (48% des répondantes) constituent le coeur de cible de mon enquête puisque formant la nouvelle génération de femmes adultes. Il s’agit aussi de la génération censée être la plus concernée par les « nouvelles » formes d’épilation pubienne à savoir l’épilation intégrale. On note cependant une sur-représentation de la catégorie « Triangle fourni » par rapport aux résultats globaux (35% contre 32%) ainsi qu’une sous-représentation de la catégorie « Triangle taillé » (15% contre 19% globalement). Notons enfin que seules 3% des répondantes de cette catégorie disent ne jamais s’épiler le pubis.

Pour ce qui est de la fréquence, on retrouve des chiffres très proches de la moyenne globale toutes tranches d’âges confondues. Les 18-23 ans ne s’épilent donc pas plus fréquemment que les autres femmes contrairement aux idées reçues. Au contraire, et nous le verrons, elles s’épilent même moins fréquemment que les répondantes de la tranche des 24-34 ans.
1 commentaire:

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L’épilation intime chez les 24-34 ans

Les 24-34 ans constituent la génération actuelle de femmes modernes, celle des jeunes adultes et des débuts de la vie en couple. C’est justement la vie en couple qui, de par l’exposition régulière de son corps aux yeux du partenaire, pousse les répondantes à pratiquer plus assidûment l’épilation intime. On constate ainsi que c’est cette tranche d’âge qui pratique le plus l’épilation intégrale, le ticket de métro et le triangle taille (31% ici contre 19% toutes tranches d’âge confondues). A l’inverse, seules 1% des répondantes de la tranche d’âge disent ne jamais pratiquer l’épilation pubienne et seules 19,50% se contentent de s’épiler les bordures (contre 39% chez les 15-17 ans et 35% chez les 18-23 ans).

Pour ce qui est de la fréquence, on note là aussi une plus grande assiduité à l’épilation pubienne puisque les 24-34 ans forment la tranche d’âge avec le plus de répondantes s’épilant régulièrement (2-3 fois par mois, 34% ici contre 29% chez les 18-23 ans) et très régulièrement (2-3 fois par semaine, 18% ici contre 14% chez les 18-23 ans). A l’inverse, la catégorie « Exceptionnellement (1-2 fois par an) » est la plus faible de toutes les tranches d’âge avec 19% contre 26% toutes tranches d’âge confondues.
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L’épilation intime dans la catégorie « BCBG/Chic »

72 répondantes (soit 20,80% du total) s’étant rangées dans cette catégorie, nous avons décidé d’analyser leurs résultats afin d’en tirer des conclusions. Par définition, les répondantes se rattachant au style vestimentaire « BCBG-Chic » sont les plus enclines à faire attention à leur apparence et à parfaire au mieux leur beauté corporelle.

En matière d’épilation intime, les répondantes « BCBG-Chic » plébiscitent l’épilation intégrale ainsi que le ticket de métro (26% ici contre 18% globalement). A l’inverse, aucune des répondantes de cette catégorie affirme ne jamais s’épiler le pubis.

Pour ce qui est de la fréquence, la régularité et même la super-régularité (catégorie « Très Régulièrement ») est bien supérieure à la moyenne globale. A l’inverse, la catégorie « Exceptionnellement » ne regroupe que 8% des répondantes « BCBG-Chic » contre 26% globalement.
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L’épilation intime dans la catégorie « Bobo »

La catégorie « Bobo » regroupe 16% des répondantes. On peut imaginer de jeunes femmes appartenant à la classe moyenne supérieure et vivant en zones urbaines. Souvent tendances, elles recherchent également la simplicité.

En matière d’épilation intime, on constate que cette catégorie de répondantes optent plus volontairement pour une épilation minimale (« triangle fourni », 36% ici contre 32% globalement).

En matière de fréquence, on constate une forte sous-représentation des répondantes pratiquant une épilation « Très régulière » (7% contre 13% globalement) ainsi, à l’autre bout, de celles pratiquant une épilation « Exceptionnelle » (16% contre 26% globalement).
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L’épilation intime dans la catégorie « Classique-Tradi »

La catégorie « Classique-Tradi » regroupe 10% des répondantes. On peut imaginer de jeunes femmes attachées aux traditions et privilégiant un style vestimentaire et une apparence très classique et intemporelle aux tendances de la mode. On peut donc en conclure que les répondantes de cette catégorie seront moins attachées à leur apparence physique ainsi qu’à l’influence des magazines féminins que celles des autres catégories.

En matière d’épilation intégrale, on retrouve ici une forte proportion de répondantes pratiquant une épilation minimale (bordures uniquement). De plus, 9% des répondantes de la catégorie disent ne jamais s’épiler le pubis (contre 4% globalement). Pour ce qui est de l’épilation intégrale et du ticket de métro, on observe une très forte sous-représentation.

En termes de fréquence, on retrouve aussi une faible régularité correspondant bien aux résultats précédents.

*http://www.medisite.fr/a-la-une-epilation-masculine-meilleure-pour-le-sexe-et-pour-lhygiene.974964.2035.html

L’ÉPILATION PUBIENNE CHEZ L’HOMME POUR PLUS DE PLAISIR ?

Pour ressentir plus de plaisir, pour donner l’air à leur membre d’avoir l’air plus grand… Un récent sondage révèle que de plus en plus d’hommes se rasent autour de leur intimité. Mais selon les experts, la raison est ailleurs. Explications.

Si l’épilation pubienne est très en vogue chez les femmes, au point de provoquer de nombreux débats, cette tendance serait de plus en plus adoptée par les hommes aussi. Après le visage et la poitrine, certains ne sont pas réticents à l’idée de se raser encore plus au Sud, comme le révèle une étude menée par la marque de rasoir Gillette relayée par le Daily Mail. Les résultats ont en effet montré qu’un homme sur cinq aime s’occuper du bas aussi.Jusqu’ici, l’épilation pubienne masculine était considérée comme l’apanage des hommes « métro-sexuel » très soucieux de leur apparence, mais il semblerait qu’elle fasse de plus en plus d’adeptes au fil des années. A l’instar des femmes, les hommes aussi ressentent une pression sur leur apparence jusqu’en dessous de la ceinture, selon le Dr Matthew Hall, associé de recherche en psychologie sociale à l’Université de Lancaster, interrogé par le Daily Mail.

Une tendance qui va perdurer

Des facteurs tels que la hausse des magazines pour hommes, de l’égalité des sexes et le mouvement gay n’y seraient pas étrangers selon lui. « Les hommes ressentent beaucoup de pression aujourd’hui pour mieux se présenter, il n’y a qu’à voir la quantité de produits dans les supermarchés qui leur est dédiée », explique-t-il. Si les raisons peuvent s’avérer nombreuses, les plus évoquées dans le sondage restent des arguments masculins comme « une meilleure vie sexuelle » et « une meilleure hygiène ».

e tendance que les annonceurs ont bien comprise, et sur laquelle ils ont misé, avec un autre argument : l’épilation au niveau de l’aine peut améliorer l’apparence du pénis. « Je pense que cette tendance devrait se poursuivre de plus en plus peu importe l’origine social-économique, l’ethnie ou l’âge, et même dans les formes les plus extrêmes comme les cosmétiques », conclut le Dr Hall.

En savoir plus sur http://www.medisite.fr//a-la-une-epilation-masculine-meilleure-pour-le-sexe-et-pour-lhygiene.974964.2035.html#okPJ70C0gh5HjAAt.99

http://www.huffingtonpost.fr/2012/08/08/stop-a-lepilation-pubienne_n_1755891.html

SANTÉ – C’est l’été et la pression de l’épilation parfaite est encore plus forte qu’en temps ordinaire. Rassurez-vous, si par manque de temps ou d’envie, vous avez zappé la case bandes de cire, vous venez peut-être d’échapper à un staphylocoque doré. Un docteur américain a en effet appelé à la fin de la guerre aux poils pubiens. « Certaines théories sociologiques, explique Emily Gibson, directrice du centre de recherche sur la santé à la Western University dans l’état de Washington (lien en anglais), suggèrent que cette tendance a à voir avec la mode des bikinis et des strings, des acteurs et actrices sans poils, un désir de revenir à l’enfance, un tentative hygiéniste ratée, ou une volonté de devenir plus attractive pour son partenaire. » Autant de raisons qui ne tiennent pas quand on connait les dangers que représente l’épilation pubienne.

« Si les poils pubiens sont là, c’est pour une bonne raison »
Car, explique la spécialiste, si « les poils pubiens sont là, c’est pour une bonne raison. Ils protègent contre le frottement qui peut causer écorchures et blessures, ils sont un rempart naturel contre les bactéries.[…] Le temps, l’énergie, l’argent et l’émotion provoqué chez les deux sexes pour supprimer les poils de leurs parties génitales est astronomique. » Selon le journal The Independent, le marché de l’épilation a en effet généré 2,1 milliards de dollars au États-Unis en 2011. (lien en anglais)

« L’épilation pubienne irrite et provoque des inflammations des follicules pileux (développement anatomique en forme de sac dans lequel pousse un poil) laissant de microscopiques blessures ouvertes. Quand cela est combiné à un environnement moite tel que celui des parties génitales, vous voilà en face d’un terrain parfait pour les plus méchantes bactéries », souligne Emily Gibson.

Staphylocoque doré et autres réjouissances
Et le médecin ne plaisante pas, les méchantes bactéries dont elle parle ne sont autres que le staphylocoque doré ou le streptocoque B, autant de joyeusetés qui peuvent être combinées à des herpès et d’autres maladies sexuellement transmissibles dont la contamination est facilitée par les micro-blessures. Attention messieurs, les hommes ne sont évidemment pas à l’abri. Cosmopolitan US titrait récemment « ce que son épilation révèle de sa personnalité. » (lien en anglais)

En France, le débat n’est pas nouveau. En janvier 2010, le magazine Elle faisait scandale à cause de son sujet à destination des « foufounista »: « Le pubis, c’est le lieu le plus intime de notre corps. Et, pourtant, il n’échappe pas à la tendance. Soins, épilations, secrets de pros… On vous dit tout pour devenir une vraie foufounista! »Laure Watrin, journaliste à Slate s’offusquait alors de cette esthétique du « porno soft », de cette dictature de la pilosité très maîtrisée: « Lissons, aseptisons, uniformisons! Après les jambes, les aisselles, les sourcils, c’est donc au tour de notre pubis de se mettre au service des ‘control freaks’. »

La Défense du poil
En octobre 2010, Stéphane Rose, un « mec qui aime les poils pubiens » comme il se définit lui-même, publiait un essai Pour la Défense du poil: contre la dictature de l’épilation intime. Dans une interview au blog sur le sexe Rue69, il comprenait dans cette tyrannie de l’épilation un combat plus vaste contre « les rides, le gras et tout ce qui égratine l’idéal juvénile associé au corps désirable. »

Plus récemment en 2011, la marque Veet, spécialisée en produits pour l’épilation, lançait la campagne « Mon minou tout doux » pour vanter l’épilation intégrale. Après avoir choqué de nombreux internautes à cause du site lancé au même moment à destination des jeunes femmes, la marque a fait marche arrière. Renée Greusard, journaliste à Rue89 revient sur la polémique et raconte ce site rose bonbon à destination des jeunes filles : « il y avait un jeu qui consistait à épiler « le minou ». Le but ? Enlever tous les poils de la bestiole puisque selon la chanson ,« un minou qui pique partout, ça fait bien trop voyou ».« Le minou (de Veet) aime être plus épilé » Venait ensuite le test final du matou. Un chat moche à l’air grave inspectait la chatte. Et si « le minou » était mal épilé, la sentence tombait : « Tu as choisi le bon produit, mais le minou aime être plus épilé. Repasse le test du matou. » Boum ! Du féminisme pur jus. »

Moralité, la prochaine fois oubliez le bon vieil adage « il faut souffrir pour être belle/beau » et pensez à votre santé, vos poils pubiens vous diront merci.

*Epilation et Islam

http://ecologielibidinale.les-forums.com/topic/144/l-epilation-et-les-musulmans/

http://ecologielibidinale.les-forums.com/topic/97/le-memoire-d-une-ethnologue-sur-l-epilation.html

http://ame.enfant.org.free.fr/zwang.html

http://inshaallah.over-blog.com/article-781290.html

*Epilation intégrale, complexes sur la taille du pénis,… Enquête sur l’influence des films X sur le rapport au corps et la vie sexuelle des Français

http://www.ifop.com/media/poll/2609-1-study_file.pdf

 

*Pour le poil contre l’épilation

de nombreux témoignages

http://www.ecologielibidinale.org/fr/ese/miel-temoignagesESE-fr.htm

 

 

 

 

Machisme ordinaire.Quand les garçonnets agressent les fillettes

Récemment, la maman d’une fillette de 4 ans s’était révoltée après avoir reçu la circulaire d’un centre aéré qui préconisait le port de short ou pantalon sous la robe pour ne pas être importunée par les garçons de 10-12 ans.

https://laconnectrice.net/2016/07/21/islamisation-a-4-ans-une-petite-fille-doit-etre-decente-pour-ne-pas-exciter-les-garcons-de-10-ans/

Que des garçonnets harcèlent sexuellement des fillettes est en soi écœurant et inadmissible mais que des adultes se résignent en demandant aux victimes de s’adapter à ce type d’agression est propre à faire se désespérer toutes les femmes et quel que soit leur âge.

La vidéo ci-dessous a reçu le Prix du droit des femmes 2016 avec pour titre « Je suis le machisme ordinaire ». Il a été conçu sur la foi de témoignages et d’histoires vécues.Ce petit film non seulement témoigne de la résignation des éducateurs mais il montre que le harcèlement sexuel est parfaitement admis dans notre société et qu’il ne choque que les victimes.

Il est où le respect, il est où ?

Elles sont où les valeurs, elles sont où ?

Elle est où l’innocence, elle est où ? Sans doute noyée dans l’univers pornographique et le droit à la sexualité morbide des adultes pour les enfants.

 

Ajoutée le 13 juin 2016

18e édition : Compétition Paroles de Femmes – un Très Court de Fabrice Roulliat – Lyon (France)

TRES COURT est la chaîne du festival international de films très courts : trescourt.com
Une nouvelle vidéo chaque semaine. Pour ne pas la rater, abonnez-vous !

Donald Trump peut-être patriote mais sûrement obscène maquereau

Publié le
Donald Trump makes a face at his caucus night rally in Des Moines. (REUTERS/Scott Morgan)
Donald Trump est connu pour sa carrière de play boy mise au service de son ambition capitaliste , de l’utilisation du corps des femmes pour sa propre consommation et  de leur utilisation cynique pour fertiliser ses casinos et concours de beauté.
Donald Trump millionnaire a construit sa fortune en exploitant ses conquêtes féminines, des jeunes femmes de plus en plus jeunes au fur et à mesure qu’il vieillissait.
Ses apparitions publiques sont depuis toujours ponctuées de propos sexistes, outrageants, insultants et obscènes. Il souligne le physique de ses « belles » femmes quand elles lui sont soumises et les attaque cruellement sur un physique qu’il trouve ingrat quand elles le contredisent. Les médias rappellent en particulier sa sortie à la journaliste Megyn Kelly qui lui demandait s’il estimait que ses propos misogynes pouvaient faire de lui un président acceptable. Vexé,  Donald Trump s’adressa au public de CNN : « Sur ce point on peut constater que du sang sort de ses yeux-du sang coulant d’elle de partout ». Et comme si ça ne suffisait pas il lui jeta qu’elle était une bimbo surfaite.
Le New York Times a enquêté auprès d’un cinquantaine de femmes qui l’avaient connu de près, de très près ou de moins près afin d’illustrer un aspect volontairement ignoré par ses affidés : misogynie, mépris, sexisme, vulgarité, machisme, cynisme, incapacité à se contrôler, obscène, prostituteur, prédateur et immoral…………http://www.nytimes.com/2016/05/15/us/politics/donald-trump-women.html?action=click&contentCollection=U.S.&module=Trending&version=Full®ion=Marginalia&pgtype=article
Le NYT a collecté des dizaines d’anecdotes de première main qui illustrent l’ignoble personnalité de ce harceleur sans scrupules, cet exploiteur des plus belles filles (selon ses critères) qu’il recrute pour doper son business juteux, en particulier ses casinos et concours de beauté. Quand on me parle de milliardaire, je m’interroge : d’où vient l’argent ? Et si on cherche, on se rend compte qu’on ne peut pas s’enrichir autant sans compromissions, mensonges, trafics, pots de vin, et surtout sans esclaves pour minimiser le coût du travail, chez Trump l’exploitation sexuelle des femmes est son fer de lance.
2012 Miss USA Contestants Visit Trump Tower
Une lectrice du NYT commente ainsi l’article : Cet article illustre combien le sexisme, comme le racisme sont tellement ancrés dans notre culture. De nombreux hommes sont comme Donald Trump et beaucoup de femmes encouragent de tels comportements. Il utilise les femmes pour servir ses propres fins soit parce qu’il estime que ce sont de  » remarquables travailleuses », soit parce qu’elles sont dotées d’un corps remarquable. Dans les deux cas il se comporte en prédateur de personnes vulnérables.
Ce commentaire répond à l’allégation évoquée par le NYT selon laquelle Donald Trump aurait encouragé la présence de femmes à de hauts niveaux dans le secteur du bâtiment dès 1980. Les esprits critiques se demandent si ces femmes ont été engagées pour leur beauté ou pour leurs réelles compétences et si oui dans le deuxième cas, se demandent si elles ont eu une véritable indépendance, un  budget conséquent et un réel pouvoir de décision.
Une autre lectrice du NYT s’inquiète pour l’avenir du pays: Quel recul pour les Etats-Unis, et quel horrible message cet homme envoie aux jeunes femmes d’ici et à l’étranger. Imaginez un peu que les femmes dirigent et qu’elles ne valorisent les homme que pour leur sex appeal… ? Nous n’aurions pas les présidents mâles, les PDG, les scientifiques, les athlètes, les professeurs ni les ingénieurs que nous avons aujourd’hui qui font progresser les connaissances et construisent l’économie. Il seraient tous exhibés dans les gymnases attendant au bord des piscines que nous les sélectionnions (et nombre d’entre eux ne seraient même pas reçus !)
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Personnellement, je ne peux pas respecter un homme qui ne respecte pas les femmes, eut-il la réputation d’être le plus grand patriote que l’Amérique eut jamais porté. Le Respect est une attitude absolue, indivisible et universelle. Je ne conçois pas que l’on prétende respecter son pays et utiliser les femmes comme faire valoir viril et appâts pour les affaires. Le sort de la moitié féminine de l’humanité n’est pas une question secondaire.
Comme l’affiche le dessin ci-dessous : Rachida, Cris et Cléo préfèrent ne pas parler de féminisme en famille parce qu’on leur demande de réfléchir plutôt à des sujets plus importants.
Les filles, votre combat pour un environnement plus sûr et plus respectueux est loin d’être une question mineure. Ne laissez-pas les haineux vous décourager !
Rashida, Cris and Cleo
Malgré un comportement misogyne, machiste et abusif connu de longue date et justifiée, il se trouve de nombreux français pour soutenir et priser le macho Trump parce qu’il serait patriote. Strauss Kahn, Sapin, Baupin aussi sont des patriotes.
Nous n’avons pas voulu de Strauss Kahn comme président, les Italiens ont viré son clone Berlusconi et nous voudrions de son alter ego Trump pour les Américains et, surtout, pour les Américaines ?
La Connectrice

Calvin Klein. Exhibe ta culotte fillette

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Calvin Klein s’est spécialisé dans le porno chic et l’incitation à la violence sexuelle. Il semble que ça lui réussisse dans ce monde où l’intimité est une valeur marchande et où la pudeur ne préoccupe que les mâles qui voilent leurs femmes pour mieux abuser des autres.

Cette campagne publicitaire choque les personnes sensées, en particulier les femmes dotées de dignité. http://www.leparisien.fr/laparisienne/mode/polemique-mycalvins-calvin-klein-joue-sur-l-erotisme-instagram-12-05-2016-5789307.php

Le cliché a déclenché un torrent de réactions hostiles aux Etats-Unis, sur les réseaux sociaux mais aussi au-delà. «Calvin Klein fait du marketing pour les pervers», a écrit le tabloïdNew York Post sur son site.

Réactions sur les réseaux sociaux

De nombreux internautes se sont également dits choqués par le supposé parti pris du photographe, qui aurait cherché à rendre Klara Kristin plus jeune.

«@CalvinKlein, ta publicité donne un caractère sexuel aux petites filles. Nous n’achèterons pas» («we’re #NotBuyingIt»), a tweeté le compte Miss Representation, émanation du mouvement The Representation Project, qui dit lutter contre les «stéréotypes» et les «injustices sociales». http://www.tdg.ch/societe/La-nouvelle-campagne-Calvin-Klein-fait-scandale/story/23444086

La photographe Harley Weir est à 25 ans une star londonienne de la mode ayant mis son talent à ce qu’il y a de plus malsain dans la sexualité pour atteindre la plus haut niveau de l’indécence afin de se faire remarquer. La concurrence est rude dans le monde de la photo, il ne suffit pas d’être une bonne technicienne, il faut trouver des sujets plus que brûlants, inédits, quitte à fouiller les entrailles des femmes et à  extirper leur humanité.

La photographe dit chercher à provoquer l’émotion quel qu’en soit le sujet.Pour elle tout est bon dans l’émotion à l’instar de ce qu’ on dit chez nous, tout est bon dans le cochon.

L’art de Harley Weir in http://www.bjp-online.com/2015/03/harley-weir-fashion-photography/

Les petites culottes

Les petites culottes sont des fétiches appréciés des hommes qui les achètent quand elles ont été portées pour les sentir et éventuellement les sucer, qui les volent directement sur la « bête », dans les placards ou sur les cordes à linge. Inconsciemment ou pas, les mères qui sont prêtes à tout pour marier leurs filles, les habillent dès le berceau avec de ridicules robes qui montrent la couche, puis la culotte au fur et à mesure que la fillette grandit, qu’elle bouge et que chaque mouvement exhibe ses dessous. A partir de ce moment de la vie, tout l’art de l’éducation consiste à apprendre à porter des robes courtes sans montrer la culotte. Pour ma part, j’ai toujours pensé que la robe n’avait pour but que de montrer la culotte sans en avoir l’air. La jeune fille doit alors brimer ses mouvements, apprendre à s’asseoir, à croiser les jambes décemment c’est à dire sans montrer sa culotte alors que jupes et robes ne sont faites que pour cela.

Il n’y a rien de moins pratique qu’une robe quand on veut bouger à son aise sauf si on choisit une jupe longue qui permet précisément de ne pas porter de culotte pour pouvoir faire ses besoins n’importe où sans exhiber ses fesses. Il faut ajouter qu’avec le progrès des matières textiles, des produits de lavage et des robots de lavage, il devient inutile de porter une culotte sous un collant ou un pantalon puisqu’il n’y a plus de problème d’hygiène . La petite culotte a perdu sa fonction protectrice et on peut imaginer que ses ventes baissent, c’est pour cela que des requins tentent de lui donner une seconde vie en l’érotisant à la mode de la pornographie et de la pédophilie.

La jeune photographe Harley Weir avait déjà mis en scène des dessous de fillettes, un thème récurrent chez celle qui prise les détails intimes des corps de femmes et, surtout, la sainte jeunesse.

La photo de la campagne #MyCalvins qui fait polémique outre-manche. 

La dernière campagne «MyCalvins» pour les sous-vêtements Calvin Klein fait polémique outre-Manche. Certains internautes accusent même la marque de promouvoir des photos à caractère pédophile, notamment en raison d’un cliché en caméra subjective sous la nuisette de la mannequin de 22 ans.

Pour voir plus d’obcénités : http://www.leparisien.fr/laparisienne/mode/polemique-mycalvins-calvin-klein-joue-sur-l-erotisme-instagram-12-05-2016-5789307.php

Cinéma »21 nuits avec Pattie ». Critique féministe

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Les Frères Larrieu affirment dans Télérama qu’ils ont voulu faire du « porno verbal » et c’est réussi dans ce genre qui exprime les fantasme phalliques de vieux et jeunes cochons obsédés par leur machin qui, malheureusement forment à la sexualité les hommes de demain puisque nous savons que, dès l’âge de 11 ans, pratiquement tous les enfants ont visionné de la pornographie.

Les petites filles sont moins nombreuses à se faire bourrer le crane par ces fantasmes qui réifient, humilient et dressent les femmes à la soumission au désir des mâles et à l’ignorance de leur propre sexe et de leur désir. Désespérant !

Je partage totalement la critique de Roselyne Ségalen que vous pourrez lire ci-dessous.

La Connectrice

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http://www.arte.tv/fr/le-clitoris-ce-cher-inconnu/387780,CmC=387788.html

https://laconnectrice.wordpress.com/2006/06/04/le-clitoris-en-trois-dimensions-une-revolution/

Réponse de Roselyne Segalen à l’article de Ariane Allard dans Causette de Décembre 2015 sur « 21 nuits avec Pattie. »

http://www.telerama.fr/cinema/films/21-nuits-avec-pattie,501862.php

Tout sauf une ode à la chatte !

Un peu stupéfaite en lisant le texte de Ariane Allard dans le Causette de ce mois sur le
film « 21 nuits de Pattie ». D’après Ariane A, Les frères Larrieu adopteraient un point de
vue féminin sur la sexualité. On y voit en fait l’histoire romancée de deux femmes, l’une
écoute : Caroline/ Isabelle Le carré, et l’autre, Pattie/ Karine Viard, parle de ses
expériences sexuelles dans un verbe fleuri et certes libéré.

Pour moi, il n’y a que cette parole qui soit libérée. En revanche, elle ne parle que de « bite » de fascination pour celle-ci, de fellation comme élément quasi unique de plaisir, « La chatte » est évoquée en passant et de façon collatérale.
De plus, le désir freudien pour la mère, évoqué longuement par Jean, le protagoniste
masculin, incarné par Dussolier est en quelque sorte réalisé. En effet, Jean a eu sa
première jouissance sexuelle en se frottant à sa mère morte, depuis lors, il ne peut jouir
qu‘avec des mortes. Il le dit et le redit de manière intellectuelle et poétique, ce qui
présente la chose comme une douce perversion.
Et incroyable mais vrai, cette femme soit disant libérée Pattie, qui parle de fellations et
de ses bites choisies, devient une femme qui fait la morte pour faire plaisir à Jean et son
fantasme !

Alors qu’elle avait clamé haut et fort en début de film qu’elle ne voulait pas
d’amour mais seulement de sexe, elle affirme être sous le charme du discours de cet
homme nettement plus savant qu’elle, ce n’est après tout qu’un femme de ménage, et
pour couronner le tout dit qu’elle est jalouse !
Tous les ingrédients des fantasmes masculins sont présents : l’hymne permanent à la
bite, en apparence seul élément actif de la sexualité, des femmes qui en redemandent,
flattent cette bite, et vont jusqu’à s’oublier totalement pour satisfaire les fantasmes les
plus fous des hommes !
Caroline, est elle, présentée comme une petite bourgeoise coincée, qui grâce aux
histoires grivoises de Pattie, se décoince progressivement. Les frères Larrieu nous
amènent à attendre le moment où elle va se lâcher et en effet, elle le fait à la fin en
tombant en quasi extase devant « la bite » de son mari, (Sergio Lopez). Elle, elle ne fait
rien, elle demande qu’il fasse ! L’image la plus osée arrive : Caroline, prise en levrette !
C’est l’apothéose !
Il semble évident que la sexualité féminine n’a pas été prise en compte. Ce sont
clairement des fantasmes de mecs : fascination des femmes pour leur engin et fantasme
d’imposer à une femme qui fait la morte tous leurs désirs quels qu’ils soient ! On n’est
franchement pas loin de la femme–objet !

Comment ces aspects ont échappé à Ariane Allard, on se le demande ! Il suffit de lire
n’importe quel livre sur le désir féminin, pour se rendre compte que la fellation et la
sodomie ne sont pas les modes les plus prisés pour arriver à l’orgasme féminin… ! On ne
doute pas que les frères Larrieu connaissent l’existence du clitoris mais on aurait pu
espérer qu’ils en fassent au moins mention pour prétendre refléter un point de vue
féminin sur la sexualité.
A bonnes entendeuses salut !

Roselyne Ségalen

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