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Archives de Catégorie: sexualité

Humour. Stop à la déforestation du pubis !

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Source http://zvicrraesigurt.blogspot.fr/2014/04/stop-deforestation.html

 

 

Mamans et mineures. Elles …les filles du Plessis

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http://www.lavoixdunord.fr/region/tourne-a-saint-amand-le-telefilm-elles-les-filles-ia27b36946n3372735?xtor=RSS-2

En 1971, les mineures enceintes, pour la plupart victimes de viol, étaient exclues des établissements scolaires et, si elles étaient « chanceuses » confinées dans les deux maisons maternelles qui existaient pour toute la France. Si quelques unes avaient la chance d’être soutenues par leurs parents, la majorité était jetée à la rue, une honte pour la famille et le voisinage qu’il fallait cacher pour l’honneur.

Fille mineure dans enceinte

http://fr.dreamstime.com/photo-stock-fille-mineure-dans-enceinte-image45400751

Quant aux géniteurs, très rares étaient ceux, souvent ados, qui assumaient leur paternité, surtout si la grossesse était issue d’un viol. A cette époque très peu de victimes osaient avouer le viol et porter plainte contre le violeur parce qu’elles se sentaient coupables avec le soutien de la société qui les persuadait que, si elles avaient été violées, c’est parce qu’elles l’avaient bien cherché. Il a fallu attendre 1992 pour que le viol soit puni de 15 ans de réclusion criminelle.

Le Mouvement féministe peut s’enorgueillir d’avoir contribué à la disparition de maisons de correction pour mineures enceintes et surtout d’avoir transformé leur statut de « fille-mère » en statut de « mère célibataire » pour bénéficier des mêmes droits que les mères mariées, pacsées ou accompagnées.

Pour autant, il existe toujours en France des mineures enceintes (à partir de 13 ans !) abandonnées par le géniteur, qu’il les ait violées ou non. Par contre les familles sont plus compréhensives, surtout quand il y a des allocations à la clef.

© Twentieth Century Fox France via AlloCiné / Film Juno de Jason Reitman.

http://www.caminteresse.fr/economie-societe/pourquoi-autant-davortements-chez-les-ados-119245/

Il n’empêche qu’une jeune fille a 5 fois plus de chances de mourir en couches ou d’avoir des complications qu’une femme adulte.

Au cours du débat qui a suivi le film, les intervenantes ont insisté sur l’importance de la prévention et de l’information sexuelles, autant pour les filles que les garçons, soit d’appliquer au moins la loi qui prescrit un minimum de 3 séances d’éducation sexuelle/an dans les établissements scolaires.La loi Aubry-Guigou du 4 juillet 2001 imposait trois séances par an d’éducation sexuelle, dans chaque milieu scolaire, entre le CP et l’âge de 16 ans. Pour Danielle Gaudry, co-responsable du Planning familial, cette loi n’est pas appliquée : « En réalité, même en classe de 4e ou de 3e, on arrive à peine à deux séances par an ! » Une situation qui a conduit le Planning familial a saisir le Conseil d’État sur le sujet.

Malgré l’invasion de la pornographie, du porno chic dans les pubs, les allusions sexuelles constantes dans les médias, le fait que les enfants ont tous vu un film porno à 11 ans, le harcèlement sexuel des filles et des femmes, les adultes hypocrites continuent à rejeter une information sociale, médicale et biologique saine dans les établissements scolaires.

La Connectrice

Encore 6 jours pour revoir en replay ce documentaire et le débat qui suit.

http://pluzz.francetv.fr/videos/elles_les_filles_du_plessis_,136528328.html

http://www.france3.fr/emissions/elles-les-filles-du-plessis/videos/replay_-_elles._les_filles_du_plessis_08-03-2016_1081418

Le téléfilm de Bénédicte Delmas, diffusé le mardi 8 mars sur France 3, a réussi à tenir la dragée haute à la série de TF1, “Person of Interest”, en attirant plus de 4,9 millions de téléspectateurs. Vous pouvez voir, ou revoir, l’histoire de la rébellion, en 1971, du foyer pour adolescentes enceintes du Plessis-Robinson, en replay sur le site de France Télévisions.

 

Amenées par des parents pétris de honte, Brigitte, Marie-France et Jacqueline rejoignent, en 1971, la Maison du Plessis. Dirigé d’une main de fer, l’établissement accueille des mineures enceintes. Recluses loin des regards, les pensionnaires découvrent que, sous une apparente hospitalité, l’institution les dépossède de leurs choix, déterminant leur avenir et celui de leur bébé. Avec la complicité d’une surveillante, les revendications et la rébellion s’ébauchent.

Inspirée de faits réels, cette fiction restitue le contexte des luttes féministes pour le contrôle des naissances et le droit à l’avortement, notamment des mineures. Prenant pour cadre l’année charnière 1971, la réalisatrice embrasse avec allant la combativité des résidentes du foyer du Plessis-Robinson, dont le soulèvement reçut l’appui des militantes du MLF. Malgré des effets mélodramatiques trop appuyés — musique larmoyante, ralentis démonstratifs —, cette peinture d’une France patriarcale, qui a légalisé la contraception quatre ans plus tôt mais tarde à publier les décrets d’application, saisit. Impressionnante de rudesse, Sandrine Bonnaire campe une directrice tout acquise à sa mission civilisatrice. Face à elle, Noémie Merlant, en fille du peuple en proie aux mauvais traitements et en butte aux préjugés, étincelle. — Hélène Rochette

Excision. Le jeudi 4 février 2016 colloque « comprendre et agir »

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Institut en Santé Génésique

Centre International de prise en charge des violences faites aux femmes

20 rue Armagis – 78100 St Germain en Laye

01.39.10.85.35. / 06.15.70.92.39.   

www.institutensantegenesique.org

Facebook : www.facebook.com/InstitutenSanteGenesique

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Sources images http://www.excisionparlonsen.org/   https://fr.wikipedia.org/wiki/Excision

On excise à tout âge, les femmes et les jeunes filles enlevées par Boko Haram au Nigeria seraient excisées.

Malgré l’adoption de la loi La pratique de l’excision demeure répandue dans certaines régions

http://www.dakaractu.com/Malgre-l-adoption-de-la-loi-La-pratique-de-l-excision-demeure-repandue-dans-certaines-regions_a62247.html

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A l’occasion de la Journée internationale de tolérance zéro à l’égard des mutilations sexuelles féminines,

 

Vous êtes invitée à la rencontredébat « Excision : comprendre et agir » organisée par la Direction Départementale de la Cohésion

Sociale des Yvelines, la Délégation Régionale aux Droits des Femmes et à l’Egalité d’IledeFrance et leurs partenaires.

« Excision : comprendre et agir »

Programme

Le jeudi 4 février 2016 de 8h30 à 13h dans la salle du conseil de la mairie de Saint-GermainEnLaye

(16 rue de Pontoise 78 100 SaintGermainenLaye)

8h30 -9h00

9h00 -9h15

9h15 -10h45

 

 

 

 

 

 

 

10h45 -11h15

 

11h15 -13h00

 

 

 

 

Accueil et inscriptions

Mot d’accueil officiel

Que sont les mutilations sexuelles féminines ?

Vidéo- témoignage

Définition, par le Docteur Pierre FOLDES, co-fondateur de l’Institut en santé génésique et chirurgien.

Etat des lieux, prévalence et causes, par Isabelle GILLETTE-FAYE, Sociologue, Vice-Présidente d’Excision, parlons-en ! et Directrice de la Fédération Nationale GAMS.

Expertise de la France en matière de lutte et questions juridiques, par Maitre Linda WEIL-CURIEL, avocate au barreau de Paris et animatrice à la CAMS.

Échanges avec la salle

 

Pause-café

 

Comment agir ?

Vidéo- témoignage

Protection Maternelle et Infantile (PMI) des Yvelines

Nana CAMARA, Formatrice et Conseillère technique, Fédération Nationale GAMS et Marie VIGNIER-MENDY, infirmière scolaire, Les Mureaux.

Pierre FOLDES et Frédérique MARTZ, fondateurs de l’Institut en Santé Génésique.

Marion SCHAEFER, Déléguée Générale d’Excision, parlons-en !

Échanges avec la salle, vidéo- témoignage et clôture

.

Evénement modéré par Moïra SAUVAGE, Présidente d’Excision, parlons-en !

  PREFET DES YVELINES    

 

 

Violences contre les femmes. Colloque de l’Institut en santé génésique le 13 novembre 2015 avec Dr Pierre Foldès, Florence Foresti, Pr Roger Henrion, Me Luc Fremiot, Pr Jean-Paul Escande …

L’Institut en santé génésique fondé par Le Dr Pierre Foldès et Frédérique Martz sous le marrainage de Florence Foresti, organise son premier colloque sur les violences contre les femmes.

Le colloque tiendra place à Boulogne Billancourt

 HP Arcs de Seine
20, Quai du Point du Jour
92 100 Boulogne Billancourt

L’institut en santé génésique (ISG) siège à l’hôpital de Saint-Germain-en-Laye à côté de la clinique où le Dr Pierre Foldès répare les femmes victimes de l’excision, cette violence sexiste qui mutile pour la vie des millions de femmes dans le monde dans le seul et unique but de les soumettre en inscrivant la domination masculine dans leur corps.

L’Institut en santé génésique (ISG), intervient auprès des professionnels de santé pour les former à la détection de violences et prendre le relais de la pris en charge psychologique et sociale au sein d’une équipe pluridisciplinaire (médecins, psychologues, assistantes sociales …), sous la coordination de la directrice de l’ISG Frédérique Martz.

Ayant personnellement rencontré le Dr Foldès et Frédérique Martz sur leur lieu d’exercice à Saint-Germain-en-Laye j’ai pu apprécié leur qualités humaines, leurs compétences, leur générosité, leur sincérité, leur dévouement et leur ouverture d’esprit. Ce premier colloque devrait relancer la nécessaire lutte contre les violences faites aux femmes fondée sur une discrimination intemporelle et universelle à laquelle nous sommes trop habitués pour prendre les mesures nécessaires à son abolition.

La Connectrice

http://www.institutensantegenesique.org/

NUMERO D’APPEL DE L’ISG : 01.39.10.85.35.

20 rue Armagis, 78100 Saint-Germain-en-Laye

Au coeur des violences : Quand les femmes mènent le débat ! PARIS 13 novembre 2015

https://www.facebook.com/InstitutenSanteGenesique

Programme du colloque du 13 novembre 2015

inscriptions ici avant le 1er novembre

Comment venir ?
HP Arcs de Seine
20, Quai du Point du Jour
92 100 Boulogne Billancourt
Transports en commun :
> Métro ligne 9 : Porte de Saint-Cloud 7 mn à pied
> RER ligne C : Station Issy Val de Seine
> Tram Val de Seine T2 : Station Issy Val de Seine
> Bus : Paris 22, 62, 72, PC – Banlieue : 39, 72, 126, 175, 189, 289, 323 et réseau urbain de Boulogne
> Station de vélib’ : en pied d’immeuble
> En voiture :
• A 150m du Boulevard périphérique pour rejoindre rapidement les autoraoutes et aéroports
Liaison rapide avec la Défense et les Quartiers d’Affaires de Paris par la Voie Express Georges Pompidou
• Parking à proximité : parking Point du Jour
Place Abel Gance 92 100 Boulogne-Billancourt

Informations :
contact@isg78.org ou 01 39 10 85 35
Inscription :


• par retour du bulletin d’inscription avant le 1er novembre 2015, accompagné du règlement à l’adresse suivante :
Institut en Santé Génésique / Colloque 2015
20 rue Armagis – 78100 Saint Germain en Laye
• ou sur place en fonction des places disponibles,
(règlement de l’inscription uniquement par chèque bancaire)

Reconstruction du clitoris. Comment ça se passe. Rencontre avec le Dr. Pierre Foldès et Frédérique Martz

Publié le

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Le mobilier et la décoration de ce lieu de rencontre provient de dons en soutien à l’action de l‘Institut en santé génésique.

Les femmes se réunissent dans le coin salon du bureau de Frédérique Martz, directrice de l’Institut en santé génésique fondé avec le Dr Pierre Foldès pour donner la parole à toutes les femmes victimes de violences et, en particulier celles qui ont été excisées et qui entreprennent ou non une démarche de reconstruction du clitoris et de tout ce qu’il y a autour, c’est à dire une femme.

J’ai eu l’honneur et la chance d’être reçue par le docteur Pierre Foldès et sa collaboratrice Frédérique Martz.

Pendant des années, Pierre Foldès a travaillé seul. Une rencontre avec Frédérique Martz, ancienne cadre d’industrie, a permis de fonder l’Institut en santé génésique qui a pour objectif d’informer et soutenir les femmes victimes de violences, de les écouter et, surtout de leur donner la parole seules ou en groupe. L’excision et sa réparation constituent l’une des activités de l’Institut de santé génésique.

Le docteur Foldès répare l’excision dans sa clinique de Saint-germain-en laye tandis que Frédérique Martz et ses collaboratrices bénévoles accompagnent les femmes dans leur reconstruction physique et psychologique. L’institut est installé dans l’hôpital à deux pas de la clinique, ce qui permet au chirurgien et à sa collaboratrice de s’entretenir de chaque cas afin d’entourer la patiente du mieux possible comme lui rendre visite à son réveil après l’opération.

140 millions de femmes excisées dans le monde dont 120 millions atteintes de fistules vésico-vaginales (FVV) aussi appelée fistule obstétricale) qui se forment au moment de l’accouchement et sont la conséquence directe de l’excision car la rigidité des tissus mal cicatrisés empêche la sortie normale du bébé. Nous ne nous en rendons pas compte lorsque nous sommes « normales’ mais la mobilité et la souplesse des chairs qui recouvrent le pubis, l’entrée du vagin et le périnée sont indispensables pour avoir des rapports sexuels sans douleur et pour expulser le bébé sans l’abimer et sans déchirer tout ce qui se trouve entre notre entre-jambes. L’excision entraine des cicatrices qui rigidifient les tissus, avec des adhérences qui empêchent leur mobilité naturelle et un déplacement du clitoris restant vers le haut du pubis. Reconstruire le clitoris, c’est aussi redonner à la vulve, au pubis et au périnée leur souplesse et leur mobilité d’origine.

Pierre Foldès a reconstruit 3 000 femmes et en a reçu 15 000.Le choix de la reconstruction du clitoris n’est pas toujours facile à cause de la pression sociale et chaque femme a besoin de temps pour faire ce choix. Beaucoup le font en cachette de leur famille et celles qui sont découvertes risquent le rejet et pire encore, une nouvelle excision éventuellement beaucoup plus profonde et cruelle quand elle est faite à l’hôpital par un chirurgien. Un chirurgien londonien s’est spécialisé dans l’ablation totale du clitoris après sa reconstruction. En effet, lors d’une excision traditionnelle les racines du clitoris ne sont pas coupées ce qui permet une reconstruction satisfaisante.

L’anatomie du clitoris

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A gauche, le clitoris au repos. En violet l’entrée du vagin et en jaune l’urètre. A droite, le clitoris pendant la pénétration : lorsque le vagin est élargi les racines et l’extrémité du clitoris (le gland) grossissent et durcissent à l’image du pénis. Source images http://controverses.sciences-po.fr/archive/pointg/index.php/making-of/images/ 

Lors d’une pénétration pénienne, c’est le clitoris qui est stimulé, à travers le vagin (l’uretère, lui, n’est pas très vasculaire).

Le clitoris est complètement étiré, écarté. En plus ça gonfle tout ça, car il y a des phénomènes vaso-moteurs d’excitation, donc ça peut doubler de volume, ce qui fait qu’un bon paquet est appliqué sur la verge.

Le point G est une zone agréable parce que le clitoris est stimulé en interne. Odile Buisson, gynécologue http://controverses.sciences-po.fr/archive/pointg/index.php/making-of/videos/index.html

Le clitoris est un organe méconnu. Il mesure environ 11 cm, ses racines entourant l’entrée du vagin.

Au moment de l’excision, l’exciseuse coupe la partie visible du clitoris, c’est à dire le gland. Pendant la cicatrisation, laquelle peut durer longtemps, surtout s’il y a infection et si la victime se livre à des activités physiques, un amas cicatriciel assez volumineux se forme à l’endroit de la coupure et le clitoris remonte et va se loger sous le pubis. La cicatrisation va figer la vulve et la coller à l’os du pubis alors qu’elle est normalement mobile pour donner de l’aisance aux mouvements et pour permettre la sortie du bébé lors de l’accouchement.

C’est le manque de mobilité de la vulve qui rend les accouchements difficiles avec pour conséquence une fistule vésico-vaginale, c’est à dire une communication invalidante entre la vessie et le vagin.

Lorsque l’excision est suivie d’une infibulation, c’est à dire la fermeture du vagin en laissant un minuscule espace pour l’évacuation des menstrues, les conséquences sont encore plus graves car le mari ouvre au couteau le sexe de sa femme quand il le désire provoquant chaque fois de nouvelles blessures suivies de nouvelles cicatrisations qui aggravent la rigidité de la vulve.

La consultation

La consultation du docteur Foldès ne ressemble pas à une consultation gynécologique. La table d’examen est simple, sans étriers, la patiente enlève seulement le bas et le médecin lui demande de rapprocher ses chevilles, un mouvement qui fait remonter la vulve et lui permet en une dizaine de secondes et secondé par une puissante lumière dirigée vers le sexe, de faire son diagnostic. Puis le chirurgien prend, en face à face, le temps d’expliquer à la patiente l’état de sa mutilation et comment il entend la réparer.

Certaines patientes sont surprises par la rapidité du diagnostic car elles ignorent que Foldès a examiné des milliers de femmes et qu’il en a reconstruit des milliers. Elle ignorent également que Pierre Foldès fut un brillant étudiant en médecine, qu’il a opéré des victimes de guerre, qu’il est également chercheur et développeur. Non seulement il a mis au point la méthode de reconstruction du clitoris mais il a développé les outils comme, par exemple, un fil spécial se résorbant plus lentement que les fils chirurgicaux habituels et un échographe dédié qui permet une vision très précise de l’organe.

Certaines patientes trouvent que le chirurgien est peu amène. Elles oublient qu’elles sont arrivées avec deux heures de retard (l’heure « africaine ») ce qui bouleverse l’organisation du service et que le chirurgien travaille 90h/semaine 7 jours/7.

Dans ces conditions, on peut comprendre que parfois, le chirurgien réserve son énergie à la chirurgie plutôt qu’à la communication. Et c’est d’ailleurs là qu’intervient Frédérique Martz et son institut en santé génésique. Ce complément de soins a été voulu par le Docteur Foldès qui, on le comprend aisément ne peut être à la fois au four et au moulin mais ne laisse pas pour autant tomber les femmes avec leurs questions.

Le suivi psychologique de la patiente, y compris les échanges avec ses semblables fait partie intégrante du processus de réparation et les femmes qui s’y dérobent risquent de s’inquiéter inutilement. On peut toutefois comprendre que certaines ne trouvent ni l’opportunité ni le temps de se rendre à Saint-Germain-en laye. Reste le téléphone …01 39 10 85 35

L’opération

Lorsque la femme a mûri sa décision et arrêté son choix, elle prend rendez-vous pour l’opération qui se fait en ambulatoire. Elle rentre à la clinique le matin et ressort le soir. Il est conseillé de se faire accompagner car même si l’anesthésie est légère, elle est générale. Le Dr Foldès a observé que lorsque la patiente écoutait de la musique africaine de son pays, elle était plus détendue et l’anesthésie nécessitait moins de produit pour l’endormir. En conséquence le réveil était plus facile.

La patiente rentre à la clinique le matin et en sort en début de soirée. L’intervention prend une quarantaine de minute. La patiente est ensuite conduite dans une chambre pour récupérer de l’anesthésie.

Dans la plupart des cas, le clitoris est entier sous la peau mais déformé par la mutilation. Le chirurgien va chercher l’extrémité blessée du clitoris sous le pubis et nettoie la masse cicatricielle (l’équivalent d’une croûte sur un genou bien écorché) et remet le clitoris à sa place, juste au dessus de l’urêtre. En même temps, il dégage les adhérences qui annulent la mobilité de la vulve et répare les éventuelles déchirures de la vulve et du périnée. Il peut être nécessaire aussi de réparer les petites et grandes lèvres, surtout dans le cas de l’infibulation quand la vulve a été cousue.

Le Dr Foldès m’a montré une vidéo dans laquelle j’ai vu une vulve complètement fermée par la peau qui avait repoussé après l’infibulation. Le bistouri incisait la peau lisse et noire laissant apparaître les muqueuses rosées des lèvres et de la vulve. Il a insisté sur le fait que même après l’excision et l’infibulation, tout est là pour permettre la reconstruction. Bien entendu, le chirurgien doit parfaitement connaître l’anatomie de la femme pour réussir l’opération, ce qui est assez rare car réparer les femmes excisées ne rapporte pas d’argent, la plupart étant sans moyens financiers.

Les suites opératoires

Une opération chirurgicale n’est jamais anodine. Outre l’anesthésie, les chairs entamées et recousues doivent cicatriser et les organes concernés doivent reprendre leur place.

Nous avons vu qu’après l’excision l’extrémité restante du clitoris était remontée sous le pubis et avait formé une cicatrice assez volumineuse. Une fois l’amas cicatriciel ôté et le clitoris descendu à sa place, il reste la cavité qu’il avait creusée en se rétractant sous l’agression du couteau de l’exciseuse, un trou qui va progressivement se résorber jusqu’à disparaître. Les femmes qui n’ont pas eu de consultation psychologique avant l’opération et qui ne respectent pas la consultation post-opératoire s’affolent par manque d’information sur le « trou », les écoulements, les fils et le processus de guérison.

Ce processus est expliqué en détails dans ce document de Frédérique Martz, collaboratrice du docteur Foldès https://laconnectrice.wordpress.com/2015/05/06/excision-la-reconstruction-du-clitoris-ce-quil-faut-savoir/

Les chairs ayant été coupées, elle sécrètent un liquide constitué de lymphe et de sang, une réaction à la chirurgie (commune à toutes les opérations chirurgicales), un écoulement plus ou moins abondant pendant plusieurs jours. Parfois ces écoulements dégagent une odeur forte mais c’est normal. Il suffit de se laver plus souvent pour éliminer l’écoulement et son odeur spécifique.

Le « trou » et les « écoulements » appartiennent au processus de cicatrisation et vont aller en s’amenuisant au fil du temps.

Aucune femme ne ressemblant aux autres, certaines peuvent avoir de fortes douleurs, d’autres pas. Le temps de cicatrisation est aussi variable d’une femme à l’autre et il est conseillé d’être prudente en ne se comparant pas aux autres femmes même si elles ont reçu le même diagnostic émanant du même chirurgien avec la même intervention. Se comparer aux autres femmes risque de vous saper le moral. Respectez votre propre rythme de guérison physique et mentale. Sachez aussi que pour compléter votre guérison vous devez pouvoir parler avec des spécialistes, comme celles de l’Institut en santé génésique, qui vous guideront dans votre convalescence et répondront aux questions qui vous viennent à l’esprit, notamment sur la reprise d’une vie sexuelle épanouie.

Le coût financier

En Afrique, des ONG comme « Clitoraid » (cette organisation fondée par les Raéliens est une secte dont les objectifs sont douteux), MSF ou MDM opèrent les femmes gratuitement. En France, le Dr Foldès s’est battu pour que la réparation de l’excision soit remboursée par la sécurité sociale mais beaucoup de femmes d’origine africaines ne disposent que de la CMU ou de l’AME (Aide médicale d’Etat pour les résidents sans papiers). Pour sa part, l’Etat rechigne à rembourser la réparation de l’excision aux acteurs de la santé.

Pour ma part, je pense que les états qui autorisent l’excision ou qui ne font pas appliquer les lois contre l’excision devraient payer pour sa réparation et les dégâts qu’elle cause aux enfants (c’est une violence intolérable), aux femmes et aux bébés qui pâtissent d’accouchements rendus difficiles et dangereux du fait de cette mutilation. Ces pays irresponsables devraient également assumer le coût social et humain de l’excision comme en Éthiopie où les femmes rendues incontinentes parce que victimes de fistules obstétricales sont répudiées par leur mari et bannies de la société parce qu’elles « sentent mauvais » comme le montre cette vidéo

Maintenant, si vous disposez de quelques moyens, je vous invite à faire un don à l’Institut en santé génésique qui fait un travail remarquable en collaboration avec le militantisme concret et actif du Dr Foldès. http://www.institutensantegenesique.org/#!nous-soutenir/c1ewc

La Connectrice

Pour en savoir plus

Vulve non mutiléeNymphectomie partielle supérieure

Excision . La reconstruction du clitoris. Ce qu’il faut savoir.

Publié le
Après que vous ayez pris conscience d’avoir été excisée et avoir constaté que vous étiez mutilée, après des années d’hésitation et de réflexion, vous avez décidé de vous faire reconstruire.
Maintenant, vous venez de subir une reconstruction du clitoris avec la réparation de l’excision qui a pu aussi abîmer votre urètre , vos grandes et petites lèvres génitales et votre périnée.
Chaque femme est un cas particulier pour laquelle votre chirurgien a choisi la meilleure solution et vous a expliqué comment il allait réparer votre mutilation. Il vous a sans doute été proposé de rencontrer des infirmières et des psychologues pour répondre à toutes les questions que vous vous posez avant l’opération. Après l’opération, vous vous posez encore d’autres questions.
Frédérique Martz, directrice de l’Institut de santé génésique travaille en collaboration avec le Dr Pierre Foldès qui est l’inventeur de la technique de réparation du clitoris et continue à la transmettre à d’autres médecins, en particulier en Afrique où il séjourne régulièrement.
Frédérique Martz a rédigé le document qui suit afin de conseiller et guider les femmes qui ont entrepris une reconstruction.
Toutefois, la lecture de ce document ne vous dispense pas de vous rendre à la consultation post opératoire, trois semaines après l’intervention.
En cas de doute, il vous est vivement conseillé de consulter votre chirurgien ou ses collaboratrices.
La Connectrice
Environ 3000 femmes ont déjà choisi la chirurgie pour faire réparer leur excision. Leur expérience et leur suivi ont permis d’évaluer les bénéfices potentiels de cette intervention.
 
LE CHOIX DE LA CHIRURGIE
La chirurgie est incluse dans un parcours de prise en charge psychologique pré/ et post opératoire, qui est proposé au sein de L’Institut en santé génésique. C’est un moment privilégié et qui se veut rassurant, le recueil des émotions est essentiel. L’Institut en Santé Génésique permet également de maintenir un lien jusqu’au premier RV post-opératoire à 3 semaines, période souvent très anxiogène du fait des différentes manifestations post-opératoires.
 
La consultation post opératoire à 3 semaines est indispensable: si ce rv n’est pas respecté, il a pour conséquence une situation de stress et d’incertitude quant à la « réussite » de la chirurgie: la consultation du chirurgien en post opératoire permet de rassurer, et de franchir les premières étapes  du parcours de reconstruction globale. Elle est suivie immédiatement d’un rv avec une psychologue pour poursuivre la prise en charge de l’impact psychologique de l’excision.

La femme attend de la chirurgie une réponse immédiate.  mais…
 
…IL N’Y A PAS DE CHIRURGIE SANS DOULEUR et MANIFESTATIONS POST OPERATOIRES
 il est, nécessaire lors des premières consultations, et lorsque la chirurgie est choisie, que la femme intègre et accepte les conséquences normales que sont les douleurs post-opératoires. C’est une chirurgie, avec des étapes inflammatoires, qui surprennent souvent, : les sutures, les douleurs, les écoulements et saignements. Tant que la cicatrisation cutanée n’a pas démarré, la région reste sensible et des jours de repos sont conseillés.
– L’impatience fait partie  d’un processus de revendication d’être immédiate une « nouvelle femme », une émotion qu’il faut modérer pour ne pas ressentir des moments de déception. Il faut savoir être patiente, parce que l’évolution n’en sera que plus positive et évidente.
Les soins ne doivent pas être négligés, car ils contribuent à une meilleure cicatrisation, également plus rapide. Ils doivent être plus fréquents que d’habitude, s’il y a une situation d’inconfort (odeurs dues aux écoulements…). Les témoignages recueillis à l’Institut en Santé Génésique, de plus de 130 femmes par an, évoquent biensûr les inconforts décrits par de nombreuses femmes, mais toutes disent s’être imposées une hygiène plus fréquente pendant la période de cicatrisation.
Les différentes étapes de la cicatrisation sont décrites dans le document qui est remis par le Dr Foldes, lors de l’entretien, avant le départ de l’Hopital / la Clinique.
Les soins apportés en post opératoire sont aussi douloureux psychologiquement, parce que les femmes sont surprises par l’évolution : premier contact douloureux lors des soins, changement de couleur, modification de la taille du clitoris tout au long de la cicatrisation, « nouveau sexe » dont il faut s’approprier l’esthétique… .

 LA REPRISE D’UNE VIE SEXUELLE NE PEUT ETRE IMMEDIATE
L’amélioration de sa vie sexuelle est un des objectifs, mais elle ne peut être immédiate, surtout pas pendant la période de cicatrisation.
Le désir d’avoir des relations sexuelles épanouies, sans douleur, et ressentant du plaisir (orgasme) est légitime, mais il nécessite une implication totale de la femme, tant physique que psychique, et peut-être également l’implication du partenaire s’il y en a un. L’Institut en Santé Génésique reçoit le couple en post opératoire, afin de faire comprendre au partenaire le rôle qu’il peut jouer, et la place que sa partenaire lui donnera, au fur et à mesure de la reprise de leur sexualité de couple. Elle seule décide du moment. Ces différentes étapes seront accompagnées par la psycho-sexologue si nécessaire.
 
L’excitation est déclenchée par des stimulations physiques, psychologiques. lors des soins (massages réguliers qui sont préconisés après la 1er consultation post-opératoire à 3 semaines). On ne peut dissocier les stimulations physiques et psychologiques.
Les traitements cosmétiques et dermatologiques préconisés sont choisis et adaptés pour permettre une meilleure régénérescence des tissus. Le gland réimplanté va s’intégrer dans la vulve à sa position normale et prendra au fur et à mesure sa couleur noire, ou parfois un peu plus claire. Il ne « disparait » pas, mais devient beaucoup moins saillant. Il tend à devenir un gland clitoridien normal de 5 à 15 mm environ, recouvert par une fine peau lisse.
Le clitoris est habituellement cicatrisé vers 6 à 8 semaines,  il est encore insensible. C’est à ce moment que commence la rééducation de la sexualité. Celle-ci est indépendante de la chirurgie et se fait à long terme. Elle consiste en une mobilisation et une stimulation normale de l’organe, comme l’aurait fait (même insconsciemment) la petite fille non excisée. La stimulation du clitoris favorise l’afflux du sang nécessaire à sa bonne cicatrisation.
Pendant cette phase, on apprendra à repérer les modes de stimulation agréable/désagréable : individuellement et/ou avec le partenaire. La stimulation du clitoris peut conduire à un orgasme dont l’intensité et le mode de déclenchement peut changer après l’intervention chirurgicale. Sa durée est très variable, de trois mois à deux ans, et dépend de l’état antérieur et du suivi des recommandations.
Cette prise en charge mécanique de surface est absolument nécessaire à la bonne évolution de la cicatrice et à la mise en place des circuits neurologiques sensoriels.
Toute cette phase s’appuie sur des consultations chirurgicales régulières (à 3 mois, 6 mois, 2 ans) et psychologiques à l’Institut en Santé Génésique (à chaque rv pris auprès de chirurgien, et au mieux 1 fois par mois pendant 6 mois).
 
 Plus généralement, les difficultés sexuelles sont fréquentes chez les femmes:  1 sur 3 non excisée a des difficultés à avoir un orgasme et / ou une excitation sexuelle.
Les causes sont nombres: psychologiques, maladies, certaines prises de médicaments…
Chaque cas peut donc comporter plusieurs causes, qu’il faudra bien analyser afin de répondre le mieux possible à la demande d’une meilleure sexualité.
 
D’un point de vue anatomique, le clitoris est un organe complexe de plus de 11 cm, intégré au périnée féminin. Il est presque entièrement caché. On ne voit que la partie externe du gland.
Seule, une minime protubérance apparait, recouverte par le capuchon (repli de peau) et peu visible. Cette partie est plus saillante en stimulation.
Le clitoris n’a aucune fonction reproductive, mais sa stimulation augmente le plaisir sexuel de la femme et peut lui permettre d’arriver à l’orgasme. Sa stimulation va d’abord accélérer l’excitation sexuelle puis la lubrification. A partir d’un certain seuil de stimulation, l’orgasme peut se produire.
 
En conclusion, la réfection clitoridienne est maintenant une opération standardisée. Son succès dépend essentiellement du suivi post-opératoire à moyen terme et psychologique à plus ou moins long terme, parce que la reconstitution chirurgicale du clitoris ne suffit pas. Un accompagnement et un apprentissage sont nécessaires pour en retrouver sa fonction. 
Frédérique Martz, directrice de l’Institut en Santé Génésique

 

 
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Institut en Santé Génésique
20 rue Armagis – 78100 St Germain en Laye
 
 L’Institut en santé génésique accueille chaque jour des femmes victimes de violences (plus de 290 en 2014), et l’excision est l’une de nos préoccupations, mais pas que.

Sexualité. Les mâles sont-ils tous détraqués ?

Publié le

https://www.contrepoints.org/2012/08/24/94913-harcelement-sexuel-desormais-tout-est-harcelement

En France, une femme est violée toutes les 7 mn et 30% des détenus seraient condamnés pour délits ou crimes sexuels.La majorité des victimes sont des femmes mais quelques hommes et des enfants des deux sexes sont concernés.

Il règne en France un climat délétère dans lequel le harcèlement sexuel concerne tous les hommes de toutes les catégories sociales et économiques.

la tribune fourmille d’anecdotes édifiantes. Y sont rapportées les remarques inconvenantes «d’un parlementaire qui déplore que nous portions un col roulé et pas un décolleté» ou d’«un conseiller ministériel qui demande, au retour des vacances, si nous sommes bronzée vraiment partout». Mais également, celle d’«un ami du président qui juge les journalistes d’autant plus intéressantes qu’elles ont un bon tour de poitrine». «Dans une usine visitée au pas de course, c’est un ministre qui s’amuse de nous voir porter des chasubles bleues réglementaires et glisse que ce serait mieux si vous n’aviez rien en dessous», peut-on encore lire.

Il y a aussi «les textos – classiques, récurrents, insistants», les invitations à se «voir le soir, hors des lieux et des horaires du pouvoir» et «les avances (qui) ne s’arrêteront qu’avec la menace d’une main courante pour harcèlement».

http:  www come4news com images users 1041 HarcelW%20copie jpg Abrogation de la loi sur le harcèlement sexuel

http://www.come4news.com/abrogation-de-la-loi-sur-le-harcelement-sexuel-158146

  • Soupçonné d’avoir violé quatre jeunes filles, un directeur de centre équestre de l’Eure a été écroué. Il avait déjà été condamné en 2007 et figurait sur le fichier des délinquants sexuels.http://www.leparisien.fr/faits-divers/eure-un-directeur-de-centre-equestre-recidiviste-accuse-de-viols-04-05-2015-4745431.php
  • Le 20 avril dernier, une dame de 94 ans était violée à son domicile par un cambrioleur http://www.ledauphine.com/france-monde/2015/04/21/biarritz-une-femme-de-94-ans-violee-a-son-domicile-l-agresseur-en-fuite
  • Samedi soir, le groupe d’amis s’est rendu à Étreillers pour une soirée privée à la salle des fêtes. Vers 21h30, la jeune femme de 20 ans est sortie fumer une cigarette lorsqu’une voiture blanche avec deux hommes à bord s’est arrêtée à son niveau. Les deux individus ont alors forcé la victime à monter dans leur voiture avant de démarrer. Le véhicule a roulé pendant environ 1h30 dans les villages alentours avant de revenir à Étreillers où les agresseurs ont redéposé la jeune femme non loin de la salle des fêtes…  Les deux suspects auraient environ 25 ans et l’autoradio de la voiture de couleur blanche diffusait de la musique rap à un volume sonore élevé, ce qui a pu attirer l’attention sur son passage.http://www.aisnenouvelle.fr/region/etreillers-deux-hommes-recherches-apres-un-viol-ia16b108n211685
  • entretiens donnés par des enfants qui témoignent de viols commis par des militaires en Centrafrique. Quatorze soldats français sont visés par ce rapport de l’ONU. 6 enfants de 8 à 13 ans témoignent dans un rapport de l’Onu : Sur les six enfants qui témoignent, quatre ont été victimes de violences sexuelles. Les deux autres rapportent des abus subis par leurs copains. Chaque fois, la version est presque semblable. Des militaires leur demandent une fellation en échange de nourriture. Les petites victimes donnent aussi des descriptions précises ou des caractéristiques physiques de leurs agresseurs présumés.http://www.metronews.fr/info/viols-presumes-en-centrafrique-le-recit-choc-des-enfants-devant-l-onu/moec!zTW84ArhtndM/

  • le bellâtre aux allures de top-modèle proposait à ses partenaires un rapport sexuel dans l’obscurité, et les yeux bandés. Un subterfuge en vérité. Car une fois l’étreinte terminée, ce n’est pas le beau et mystérieux Anthony, 37 ans, que découvraient ces dames, mais Michel*, un petit homme dégarni et bedonnant de 68 ans.Son stratagème, le sexagénaire en usait depuis 2009 au moins. Des rencontres « piquantes » avec des femmes « excitées » par son « scénario », soutient ce divorcé. Des « viols par surprise » pour le parquet de Nice, qui a ordonné son placement en garde à vue le 17 mars, avant qu’un juge d’instruction ne le mette en examen…

    Après recoupements, il est établi qu’il était en contact avec 342 femmes dans toute la France, dont 143 dans son département, et possédait des photos intimes de 200 femmes différentes,http://www.leparisien.fr/faits-divers/le-faux-play-boy-du-web-etait-un-sexagenaire-04-05-2015-4744097.php

L’homme français dans le métro d’après une enquête chinoise http://french.people.com.cn/VieSociale/7941287.html

  • Patrick Sébastien a fait chanter au public « une petite pipe avant d’aller au lit » à une heure de grande écoute samedi soir, dans son émission «Les années bonheur» sur France 2. Laurence Rossignol, secrétaire d’Etat à la Famille a réagi : «Je pense que ceux qui ont la responsabilité et la chance d’animer une émission doivent aussi se comporter dans le respect des familles. C’est une question d’abord de respect des enfants, parce que je trouve ça limite incestueux que de faire chanter ça dans une famille à 20h50. Or la lutte contre l’inceste et la pédophilie est une de mes priorités»,a réagi ce lundi Laurence Rossignol sur RTL.

Sur le net, une majorité d’internautes s’est exprimée contre l’indécence de l’animateur qui n’en est pas à son coup d’essai. Il s’est étalé maintes fois sur son amour des prostituées et affirme clairement son opposition à l’éradication de la prostitution et à la pénalisation des clients.« Les mêmes qui interdisent et qui veulent faire passer les clients des prostituées pour des délinquants sont les mêmes qui cautionnent la France à genoux qui suce le Qatar. »

En savoir plus : http://www.gentside.com/patrick-s%E9bastien/patrick-sebastien-dans-c-a-vous-039-039-la-classe-politique-je-la-trouve-indigne-039-039_art61235.html
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http://www.leparisien.fr/tv/videos-patrick-sebastien-une-petite-pipe-qui-cree-l-emoi-04-05-2015-4744211.php

Patrick Sébastien se justifie en évoquant une grivoiserie innocente et compare sa chanson au « Zizi » de Pierre Perret ou aux gauloiseries de Georges Brassens dont il est loin d’avoir le talent. Sur la forme et le fond, Patrick Sébastien insulte ces poètes et musiciens que sont Brassens et Perret. Sur le fond, il montre son ignorance des engagements de ces deux auteurs qui ont eu le courage et l’esprit de braver l’hypocrisie de la morale de leur époque. Il n’y a rien d’obscène dans « le zizi » de Pierre Perret et les obscénités de Brassens sont le reflet de son engagement anticlérical dans les années 50 à 60..

Aujourd’hui, la pornographie étant généralisée et accessible à tous les enfants dès leur plus jeune âge-à 11 ans, ils auraient tous vu un film porno,-il n’y a aucun courage à sortir la pornographie de ses limites horaires théoriques. Or la pornographie véhicule une image dégradée et humiliante de la femme, contribuant ainsi à la sexualité détraquée des hommes, la discrimination des femmes et le sexisme en général. Il suffit de lire ci-dessus les paroles des hommes politiques à l’égard des femmes journalistes pour y retrouver ce conditionnement pornographique.

Naturellement, l’exhibitionnisme sexuel de Patrick Bastien est celui d’un homme qui s’adresse aux hommes et aux petit garçons en devenir d’homme.Habitué à la fréquentation des prostituées et des clubs de libertinage (partouzes)comme le 41 Chez Denise l’homme est imbibé, imprégné, obsédé par son sexe

Si encore il avait fait chanter au public « un petit cunnilingus avant d’aller dormir », on aurait pu le trouver courageux et féministe mais Patrick Sébastien incarne le gros macho franchouillard vénérant son phallus qui l’a porté au sommet du cercle des animateurs sexistes sans cervelle.

Excision. En Egypte le tribunal sanctionne le père de la fillette décédée, le médecin et la clinique

Les Égyptiens sont des gens modernes. 97% des femmes sont excisées mais dans des cliniques et par des médecins, contrairement à ce que laisse supposer l’illustration de l’article. Alors que l’article 242 du code pénal égyptien sanctionne (légèrement) les exciseurs depuis 2008, c’est la première fois qu’un tribunal condamne le medecin qui a mutilé la jeune fille et son père qui l’a organisée ainsi que la clinique où a eu lieu le crime. Soheir al-Batea, 13 ans, en était morte.

Comme le précise l’article ci-dessous cette coutume barbare touche aussi bien les jeunes filles musulmanes que les jeunes filles chrétiennes (coptes) et trouve ses fondements dans des racines animistes identiques à celles qu’on retrouve dans toute l’Afrique, des pratiques qui datent d’avant les religions révélées mais qui sont en synchrétisme avec elles.

L’excision pratiquée en Egypte est dite aussi « sunna » ou circoncision féminine ou  Excision à minima ou « circoncision sunna » ou excision de type I selon la classification de l’OMS car c’est une excision circulaire du prépuce clitoridien, analogue à la circoncision masculine. En principe elle ne comprend pas l’ablation du clitoris.

 Ce que dit le Coran

Les Musulmans sont en désaccord sur la question de l’excision qui semble être plutôt une pratique sunnite. Récemment l’Etat islamique et Boko Haram auraient déclaré projeter d’exciser les jeunes filles et femmes chrétiennes qu’ils avaient enlevées.

Les différentes formes d’excision
DÉFINITION ET CLASSIFICATION

L’excision, également appelée Mutilations Génitales Féminines (MGF), recouvre « toutes les interventions incluant l’ablation partielle ou totale des organes génitaux externes de la femme ou autre lésion des organes génitaux féminins pratiquées pour des raisons non médicales » (Définition de l’Organisation Mondiale de la Santé).

Selon les pays, les coutumes et les ethnies, l’excision peut prendre diverses formes. La Déclaration commune OMS/UNICEF/FNUAP a classé les mutilations sexuelles féminines en quatre types :

Type I : ablation partielle ou totale du gland du clitoris et/ou du prépuce (clitoridectomie).

Type II : ablation partielle ou totale du gland du clitoris et des petites lèvres, avec ou sans ablation des grandes lèvres (excision).

Type III : rétrécissement de l’orifice vaginal avec recouvrement par l’ablation et l’accolement des petites lèvres et/ou des grandes lèvres, avec ou sans excision du clitoris (infibulation)

Type IV : Toutes les autres interventions nocives pratiquées sur les organes génitaux féminins à des fins non thérapeutiques, telles que la ponction, le percement, l’incision, la scarification et la cautérisation.

Source http://www.excisionparlonsen.org/excision/

La Connectrice

Egypte: Le décès de Soheir al-Batea victime d’une mutilation génitale fait réagir la justice égyptienne (INTERVIEWS)

Publication: 27/01/2015 20h52 CET Mis à jour: 27/01/2015 20h52 CET
FGM 

Le 26 janvier, la cour d’appel égyptienne a condamné un médecin à 3 mois de prison ferme sur la base de la loi criminalisant la mutilation génitale. C’est la première fois qu’un tel jugement est prononcé depuis l’entrée en vigueur de cette loi en 2008.

L’opération ayant conduit au décès de la victime, Soheir al-Batea, âgée de 13 ans, l’accusé a également écopé d’une peine de deux ans de prison ferme assortie de travaux forcés et d’une amende.

La cour a en outre ordonné la fermeture de la clinique pour une durée d’un an. Le père de la fillette a écopé quant à lui de trois mois de prison avec sursis.

Ce jugement unique en son genre est le résultat des efforts du juge de la cour d’appel en vue de l’implantation d’une loi souvent remise en question. Cette loi qui avait vu le jour suite à un incident semblable prévoit une sanction pouvant aller jusqu’à deux ans de prison et 715 dollars d’amende.

Ce procès historique qui fournira dans le futur un précédent juridique en la matière est le fruit de la pression exercée par les Nations unies et les associations locales.

En effet, le programme « Mutilations génitales des femmes: accélérer le changement » initié par les Nations unies en collaboration avec les autorités gouvernementales égyptiennes et une coalition d’associations locales pour la lutte contre les mutilations génitales sont à l’origine de cette plainte, symbolisant une longue bataille en faveur de l’abolition des violences faites aux femmes.

Contacté par la rédaction du HuffPost Tunisie, l’avocat chargé de l’affaire et représentant du Centre des femmes pour l’orientation et la sensibilisation juridique, Reda Eldanbouki revient sur les débuts et l’évolution de l’affaire.

« L’importance de cette décision trouve son fondement dans le fait que c’est la première fois que l’article 242 du code pénal relatif à la criminalisation de la mutilation génitale est concrètement appliqué en Egypte. C’est surtout la première fois qu’un père est accusé et enfin jugé. Ceci est une réelle évolution dans la lutte contre les violences faites aux femmes »

 
 

L’avocat de la victime ajoute que le recours en appel était dû à la négligence du juge de première instance qui selon lui n’a pas accordé d’intérêt au dossier et qu’il décrit comme étant partial et influencé par les traditions rétrogrades qui l’ont poussé à prendre parti en faveur du médecin.

Pour autant, il existait une contradiction entre la conclusion du rapport du médecin légiste qui avait abouti à une mort causée par une allergie à un produit médical et le rapport du Délégué de la santé qui de son côté avait établi que le décès était le résultat direct de le la circoncision. Cette contradiction a permis au procureur de la République, soumis à la pression de la société civile et de la communauté internationale, de faire appel.

Le jugement favorable à la victime est survenu suite au réexamen du corps, prouvant les dommages subis suite à la mutilation des organes génitaux de la fillette et la nécessité de l’application de la peine appropriée en conséquence.

Magedy ElKhayat, chargé du plaidoyer de la communication de la coalition pour la lutte contre les mutilations génitales déclare à la rédaction:

« L’homicide involontaire n’est pas susceptible de prescription et il était donc de notre devoir de mener la bataille judiciaire jusqu’au bout. Le réel défi réside dans la nécessité de mettre fin aux agissements de ces prétendus médecins car les parents sont bien souvent ignorants, analphabètes ou inconscients. »

 Ce phénomène grave qu’est la circoncision des petites filles se produit en moyenne et selon les chiffres toutes le 15 secondes dans le monde.

En Egypte, l’UNICF a estimé récemment que 27.2 millions de femmes sont excisées c’est-à-dire environ entre 91% et 97% de la population féminine selon les différents organes de Nations Unies.

 
 

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Bien que les chiffres demeurent alarmants, le recours à ce genre de pratiques est de moins en moins populaire. Les statistiques évoquent même une baisse pour compter74% de jeunes filles excisées entre l’âge de 15 à 17 ans surtout dans les régions urbaines.

La pénalisation de cet acte plutôt rituel que religieux a été remise en cause ces dernières années par des mouvements réactionnaire. En ce sens, l’ancienne députée islamiste Azza Al Garf, qui considère comme son parti la circoncision féminine comme étant une chirurgie plastique, avait déclaré:

« L’excision est une décision personnelle propre à chaque femme, en fonction de ses besoins. Si elle en a besoin, elle peut aller voir un médecin. »

 Cet avis n’est évidemment pas pris en compte par l’Organisation mondiale de la santéqui considère le FGM (mutilation génitale féminine) comme une intervention qui altère ou lèse intentionnellement les organes génitaux externes de la femme pour des raisons non médicales.

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Walaa Ismail, jeune médecin et activiste évoque le besoin de lois plus strictes et surtout la nécessité d’exiger un suivi de ces nombreux cas, spécialement dans les régions rurales.

« La plupart des mes patientes ont de sévères problèmes en matière de relations sentimentales ou conjugales. Ceci est dû au trauma psychologique qu’elles ont subit ou à la suppression de leur clitoris. Elles sont inaptes à avoir des orgasmes optimaux et sont souvent répulsées à l’idée même d’avoir des rapports sexuels », a-t-elle déclaré au HuffPost Tunisie.

 PLUS:
Egypte: Les efforts du gouvernement pour exécuter la mutilation …

la pratique de l’excision/mutilation genitale feminine – UNICEF Office …

Polémique sur l’excision en Égypte – Les Observateurs – France 24

En rue ou à la maison, les Égyptiennes restent des proies trop faciles

Le sexe, un tabou qui fait mal aux Egyptien-ne-s

Comment mettre fin aux mutilations génitales féminines ?

 

Grande offensive contre l’avortement. Pétition et manifestation dimanche 25 janvier.

Hostiles à l’avortement pour des motifs religieux, les adeptes de la « Marche pour la vie » lancent une grande offensive contre l’avortement. Ils font circuler une pétition qui aurait déjà recueilli 175 000 signatures et manifesteront dimanche prochain.

Afin de rallier le plus de partisans, les « Provie » recourent toujours aux mêmes arguments : le fœtus est un bébé, on tue des bébés, regardez le démembrement d’un fœtus au cours d’un avortement par aspiration, on laisse mourir les bébés nés d’avortements tardifs et éventuellement on les « pique » avant de les jeter aux ordures. Dans leur dernier document, ces opposants s’attaquent aux « avortements tardifs et infanticides néo nataux » pour mieux impressionner les esprits fragiles qui auraient résisté aux films de propagande déjà très « gore ».

Il ne s’agit plus de remettre en cause le droit des femmes à choisir leur grossesse mais du droit du fœtus à vivre tout en sachant qu’un fœtus ne peut pas vivre en dehors du ventre de sa mère et que si la médecine rend possible la survie de grands prématurés, ceux-ci porteront de graves séquelles, preuve s’il en était besoin que le ventre de la mère est indispensable à la transformation du fœtus en bébé. Ce sont pourtant les mêmes qui contestent les abus de langage en politique et qui abusent lorsque ça les arrange. Un fœtus est un fœtus. Un bébé est un bébé. Un fœtus n’est pas un bébé.

foetus. On voit bien que le foetus est complètement dépendant de l’utérus, du placenta et du corps de sa mère Source image

Bébé. Il rit, il est aimé, il est autonome dans l’expression de ses sentiments et de ses désirs source image

 

 

Les sciences humaines et médicales comme la psychiatrie, la psychologie, la psychanalyse, la pédiatrie, la psychogénéalogie, la sociologie et l’anthropologie nous apprennent que l’existence d’un enfant naît d’abord dans le désir des parents et que faute d’avoir été désirés de nombreux enfants souffrent et contiennent en germe des adultes souffrants qui seront incapables de se socialiser et de maîtriser les difficultés de la vie. On ne peut pas comparer, comme les « Provie » le font la souffrance mécanique d’un fœtus à la souffrance physique et psychologique d’un enfant ou d’un adulte qui ont conscience de leur souffrance. La mystique de la souffrance d’un fœtus est une religion, une conviction, une superstition qui pousse certains « Provie » à assassiner des medecins qui pratiquent des avortements, à donner la mort à des adultes qui ont aussi une famille pour sauver des fœtus qui ne sont pas biologiquement finis, n’ont ni autonomie ni conscience.

Revenons 40 ans en arrière quand l’avortement était interdit. A cette époque, on estimait à 1 million/an le nombre de femmes qui avortaient dans la clandestinité avec des méthodes rustiques : aiguille à tricoter passée à travers le col de l’utérus, queue de persil plantée dans le col de l’utérus, ingestion de potions abortives, exercices violents ou sauts d’une grande hauteur, recours à une faiseuse d’anges ignorante de règles élémentaires d’hygiène et ouverture forcée du col de l’utérus à l’aide d’ustensiles les plus divers. Ces méthodes entraînaient la mort de centaines de femmes par septicémie ou à la suite d’hémorragie. Des centaines d’autres devenaient stériles à la suite d’infection des trompes.

Aujourd’hui, grâce à la légalisation de l’avortement, seulement 200 000 femmes avortent chaque année dans des conditions médicales qui n’entraînent ni la mort ni la stérilité. On sauve donc chaque année environ 800 000 femmes grâce à la contraception et la vulgarisation des informations sur la planification des naissances.

Parmi les femmes qui avortent on compte bon nombre d’adolescentes dont l’avenir serait sérieusement ruiné par la maternité et dont la mère aurait du mal à poursuive sa carrière en s’occupant de son enfant maman. Une manière d’éviter ces grossesses précoces serait de responsabiliser les garçons qui se désolidarisent trop souvent de la femme qu’ils ont séduite et parfois forcée.

Derrière l’hostilité à la légalisation de l’avortement, il y a une tradition millénaire de christianisme qui prend à la lettre les paroles bibliques « Croissez et multipliez ». Une tradition qui ne supporte pas que la femme soit maîtresse de son propre corps et qu’elle puisse choisir ses grossesses. On retrouve la même tradition dans le judaïsme et l’Islam, ce dernier ayant construit tout un système d’enfermement et de contrôle violent des femmes.

Certes, dans le contexte actuel, on peut légitimement déplorer que les chrétiennes fassent moins d’enfants que les musulmanes dont certains dirigeants ont dit que leurs ventres étaient les armes du djihad, de la guerre sainte. En effet, de nos jours les naissances d’enfants musulmans sont très nombreuses et préfigurent ce fameux remplacement de population dont parle Renaud Camus. Il est édifiant que le prénom Mohamed vienne en tête des prénoms donnés dans les principales capitales d’Europe et que son nombre soit en progression constante depuis dix ans.Faut-il pour autant contraindre les femmes à porter des enfants non désirés ? Ce n’est souhaitable ni pour les femmes ni pour les enfants à venir.

La solution est ailleurs, dans le contrôle de l’immigration et dans une meilleure gestion des allocations familiales. Elles devraient être conséquentes pour les trois premiers enfants et supprimées à partir du quatrième considérant que les gens qui choisissent d’avoir plus de trois enfants ont les moyens de les élever. Dans cette configuration, je suis certaine qu’il y aurait moins d’immigrés se bousculant à nos frontières.

L’avortement n’est douloureux pour la femme que parce qu’elle est culpabilisée par une morale religieuse qui lui interdit de disposer de son corps et de planifier ses grossesses.

Interdire l’avortement ne résoudra pas les problèmes démographiques mais renverra les femmes à leur condition de procréatrices au même titre que la PMA que les Provie pourtant désapprouvent.

La Connectrice

Libération des femmes. 17 janvier 1975 – 17 janvier 2015, la loi sur l’avortement a 40 ans

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« 17 janvier 1975 – 17 janvier 2015, la loi sur l’avortement a 40 ans. Manifestation nationale pour les droits des femmes. En avant toutes ! ».

En avant toutes : le 17 janvier 2015, 14 h 30 à Bastille !

*CADAC: Coordination des Associations pour le Droit à l’Avortement et à la Contraception
*ANCIC : Association Nationale des Centres d’IVG et de Contraception
*MFPF : Mouvement Français pour le Plannig Familial

Premiers signataires : CNDF, ACTIT, ANCIC, Association Bi’Cause, Association de Solidarité avec les Femmes Algériennes, Atalante Vidéos Féministes, ATTAC, CADAC, Collectif 8 mars pour Toutes, Collectif 13 pour les Droits des Femmes, Collectif 20è/Tenon, Collectif Droits des Femmes 80, Collectif féministe contre le Viol, Coordination Lesbienne en France, Coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité, Conseil démocratique kurde de France, Éditions iXe, EELV, les éfFRONTé-e-s, L’égalité c’est pas sorcier, Ensemble!, Fédération Nationale Solidarité Femmes, Fédération Sud-Santé Sociaux, Féminisme Enjeux -Théâtre de l’Opprimé, Féministes pour une autre Europe, Femmes égalité, Femmes en lutte Bagnolet, Femmes migrantes debout, Femmes solidaires,FièrEs, Fondation Copernic, FSU, Inter LGBT, Jeunes de l’Union Démocratique Bretonne, Lesbiennes of Color,Ligue des droits de l’Homme, Ligue des Femmes Iraniennes pour la Démocratie, Maison des Femmes de Montreuil, Marches Mondiales des Femmes,Mouvement du Christianisme social, MJCF, NPA, Parti de Gauche, PCF, Planning Familial, Rajfire, Regards de Femmes, Réseau Féministe « Ruptures », Si les femmes comptaient, Snuep-FSU, Snuep Fsu Paris, SNUipp-FSU 13, Union des Femmes Socialistes (SKB), Union Syndicale Solidaires.
Avec le soutien de SOS Homophobie.
Les signatures des organisations sont à envoyer à collectifdroitsdesfemmes@gmail.com

Le droit à l’avortement,des années de combat

Depuis 1920 : les femmes ont l’interdiction de disposer de leur corps. Leur vie sexuelle se réduit au droit à la reproduction.
1971 : publication du Manifeste des 343 femmes qui déclarent avoir avorté.
1972 : procès de Bobigny.
1973 : publication du Manifeste des 331 médecins déclarant avoir pratiqué l’avortement et création du MLAC (Mouvement pour la Liberté de l’Avortement et de la Contraception). Celui-ci se livre à une pratique illégale de l’avortement par la méthode par aspiration.
Le 17 janvier 1975 : promulgation de la loi sur l’avortement (précédée d’une loi autorisant la contraception). Elle est adoptée pour 5 ans à l’essai.
6 octobre 1979 : Nous sommes 50 000 dans la rue pour confirmer définitivement la loi.
1982 : obtention du remboursement de l’IVG après de nouvelles mobilisations.
Durant les années 90 : actions de commandos contre les CIVG.
27 janvier 1993 : obtention par la CADAC du délit d’entrave à l’IVG.
Loi du 4 juillet 2001 : l’ANCIC*, la CADAC* et le MFPF* obtiennent la loi qui reconnaît comme droit unique, le droit à la contraception et à l’avortement. Enfin l’IVG sort du Code pénal !

Le combat des femmes pour le droit à disposer de leur corps est un combat permanent.
Le droit à l’avortement est toujours fragile. En Espagne, il a bien failli ne plus exister. Sans les manifestations massives de rue et la solidarité internationale, les femmes de ce pays ne pourraient plus accéder à ce droit.
En France, de nos jours, la loi Bachelot sur l’hôpital dite loi « Hôpital Patients Santé Territoire » entraîne, entre autres, la fermeture de nombreuses maternités où sont pratiquées les IVG.
Ces fermetures compliquent l’accès à l’avortement et tendent à le réduire gravement.

Prenant appui sur la crise financière de 2008, les gouvernements successifs  nous imposent des politiques d’austérité.Tout en faisant des cadeaux au patronat, ils détruisent les services publics : réduction de personnel et de moyens, privatisations, fermeture de structures notamment dans la santé.
Les conséquences de ces choix politiques touchent de plein fouet les femmes. En effet, ce seront-elles qui s’occuperont à la maison des malades, des personnes âgées etc… et abandonneront leur travail !

Ces réductions de dépenses mettent en péril l’existence des associations qui luttent pour les droits des femmes.

Les mouvements réactionnaires sont à l’offensive, réactivent et développent leurs réseaux. Ils véhiculent et déversent des idées nauséabondes, anti démocratiques, rétrogrades, sexistes, LGBTIphobes. Ils rêvent d’une vision de la famille passéiste et de renforcer encore les inégalités femmes/hommes.
Le gouvernement n’a cessé de reculer devant eux : sur les ABCD de l’égalité, sur les stéréotypes de genre. Il a aussi reculé sur la PMA pour toutes les femmes qui était pourtant une promesse du candidat Hollande.
A contrario, il reste inflexible sur nos revendications.

C’est pourquoi le mouvement féministe appelle à reprendre la rue pour :
l’abrogation de la loi Hôpital Patients Santé Territoire
le maintien et le développement des services publics
un centre d’IVG dédié par hôpital avec le choix de la méthode
des moyens pérennes pour les associations
la PMA pour toutes les femmes
le rétablissement, développement et extension des ABCD de l’égalité

En 1975 on s’est battu,on a obtenu des nouveaux droits !
En 2015, il est grand temps de reprendre la rue !

En avant toutes : le 17 janvier 2015, 14 h 30 à Bastille !

*CADAC: Coordination des Associations pour le Droit à l’Avortement et à la Contraception
*ANCIC : Association Nationale des Centres d’IVG et de Contraception
*MFPF : Mouvement Français pour le Plannig Familial

Premiers signataires : CNDF, ACTIT, ANCIC, Association Bi’Cause, Association de Solidarité avec les Femmes Algériennes, Atalante Vidéos Féministes, ATTAC, CADAC, Collectif 8 mars pour Toutes, Collectif 13 pour les Droits des Femmes, Collectif 20è/Tenon, Collectif Droits des Femmes 80, Collectif féministe contre le Viol, Coordination Lesbienne en France, Coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité, Conseil démocratique kurde de France, Éditions iXe, EELV, les éfFRONTé-e-s, L’égalité c’est pas sorcier, Ensemble!, Fédération Nationale Solidarité Femmes, Fédération Sud-Santé Sociaux, Féminisme Enjeux -Théâtre de l’Opprimé, Féministes pour une autre Europe, Femmes égalité, Femmes en lutte Bagnolet, Femmes migrantes debout, Femmes solidaires,FièrEs, Fondation Copernic, FSU, Inter LGBT, Jeunes de l’Union Démocratique Bretonne, Lesbiennes of Color,Ligue des droits de l’Homme, Ligue des Femmes Iraniennes pour la Démocratie, Maison des Femmes de Montreuil, Marches Mondiales des Femmes,Mouvement du Christianisme social, MJCF, NPA, Parti de Gauche, PCF, Planning Familial, Rajfire, Regards de Femmes, Réseau Féministe « Ruptures », Si les femmes comptaient, Snuep-FSU, Snuep Fsu Paris, SNUipp-FSU 13, Union des Femmes Socialistes (SKB), Union Syndicale Solidaires.

Avec le soutien de SOS Homophobie.
Les signatures des organisations sont à envoyer à collectifdroitsdesfemmes@gmail.com

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