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Archives de Catégorie: école primaire

La lettre de Christine Renon suicidée par épuisement

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https://www.20minutes.fr/societe/2619635-20191003-hommage-directrice-ecole-suicidee-pantin-vecu-christine-vit-quotidiennement

Nous assistons depuis plusieurs années à des suicides de professionnels découragés dans l’exercice de leur activité conformément à leurs convictions et leur engagement. Il y eur la vague de suicides chez France Telecom/Orange, chez la police et la gendarmerie, dans l’agriculture, les transports et l’Education nationale.

 Dans un rapport publié en 2010, l’INVS a estimé le taux de suicide dans les transports et télécomunication (secteur dont fait partie France Telecom) à 23,9 pour 100 000 salariés entre 1976 et 2002. Un taux parmi les plus élevés des différentes catégories socio-professionnelles. https://www.medisite.fr/deprime-et-depression-suicide-la-liste-noire-des-entreprises-et-metiers-a-risque.138740.110.html

Le suicide de Christine Renon, directrice de l’école Méhul à Bobigny, la semaine dernière, a ému la communauté enseignante qui s’est réunie ce jour pour lui rendre hommage et revendiquer une amélioration de leurs conditions de travail, conditions identiques à celles qu’énumère Christine Renon dans les courriers qu’elle a adressés pour expliquer son désespoir.

Tout le monde ne se suicide pas

Certains ne manquent pas d’expliquer le suicide par des problèmes familiaux, des problèmes financiers ou la frustration d’ambitions personnelles. Certaines personnes moins sensibles, narcissiques ou roublardes savent contourner les difficultés de la vie et rebondir. D’autres au terrain plus fragile (parfois héréditaires), minées par des carences affectives et peu de self esteem, ne croyant pas à une vie meilleure dans l’au-delà, hypersensibles et idéalistes, ne supportent pas de ne pouvoir mettre en oeuvre le meilleur d’elles-mêmes. Je pense à Emma Bovary, femme très éduquée pour son époque, éprise de respect et d’ambition qui ne trouvant pas de quoi s’épanouir dans la société misogyne et hiérarchisée du XIXème siècle, met fin à ses jours après avoir tenté de briller dans l’environnement de ses rêves. Ce personnage créé par Gustave Flaubert pourrait être l’allégorie de beaucoup de ces personnes qui se suicident faute d’avoir pu réaliser leurs rêves dans une société ne faisant pas place aux idéalistes.

Changements sociétaux au détriment des gens

La société française a connu des changements considérables depuis les années 80 avec la mondialisation, la déréglementation des services publics, les nouvelles technologies et les modes de consommation.  Ces bouleversements ont induit des modifications radicales dans les activités professionnelles. Changer la vision de son avenir professionnel dans l’entreprise en mutation a créé des déchirements qui ont été rapidement identifiés comme « la souffrance au travail »  (Christophe Dejours Souffrance en France – La banalisation de l’injustice sociale5, éditions du Seuil, 1998,)sans que les hiérarchies s’en préoccupent. Au contraire pour forcer les travailleurs à changer elles ont créé les DRH (direction des relations…humaines) avec pour objectif de gérer le personnel comme des objets.

Pour noyer le poisson et surtout ne rien faire, la « souffrance au travail » est devenue « stress » ou « burn out », pathologies qui se soignent avec des tranquillisants mais surtout pas par une remise en cause de la place du travailleur dans la société. Le libéralisme cynique en marchant à toute vitesse sur les corps de ses victimes.

L’Education nationale creuse sa tombe et celle de ses enseignants

Nous savons depuis longtemps que l’Education nationale de fait plus son travail d’éducation plus soucieuse de comptabilité (80% d’une génération reçue au bac), que de formation et d’intégration. On parle de nivellement par le bas et on constate que la plupart des étudiants ne maîtrisent pas la langue française, qu’ils ignorent les méthodes de travail et qu’ils sont ignorants en Histoire, en langues et en instruction civique. Les étudiants qui réussissent sont ceux qui fréquentent des établissements privés, si possible étrangers et que des dizaines de milliers d’entre eux quittent la France chaque années.

Les élèves qui restent dans les établissements publics sont les tout petits et, à partir du collège, les enfants les plus difficiles, souvent issus de l’immigration ou du lumpen prolétariat.

Que peuvent faire les enseignants face à des gosses de 5 ans qui urinent dans la classe, tripotent les fesses des petites filles ? Que peuvent faire les enseignants face à des enfants de 9 ans insolents et agressifs ? Que peuvent faire les enseignants face à des enfants de 11 ans qui les insultent, les frappent après les avoir menacés avec le soutien de leurs parents ?  parents qui réclament du halal à la cantine mais délaissent les réunions de parents d’élèves, revendications religieuses, absentéisme, accusent pour une mauvaise note les enseignants de pédophilie, etc. En réponse, la hiérarchie n’a qu’une réponse #pasdevague.

Les problèmes que j’évoque ne reflètent pas la totalité des épreuves rencontrées par les enseignants et je vous laisse lire la lettre de Christine Renon qui répertorie en détail les difficultés insolubles qui l’ont conduite à quitter ce monde égoïste et cruel.

La Connectrice

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https://positivr.fr/suicide-christine-renon-directrice-bande-dessinee/

https://www.20minutes.fr/paris/2613215-20190925-pantin-directrice-morte-maternelle-poste-courriers-mettant-cause-education-nationale

LibertéÉgalité . FraterniRÉPUBLIQUE FRANÇAIS

Circonscription  de Pantin  Pantin, le 21/09/2019  académie de Créteil  éducation national
Affaire suivie par Christine Renon  Directrice  Téléphone 01 49 15 40 52 
Courriel ce.0930491D@ac-creteil.fr 
école maternelle Méhul  30, rue Méhul 93500 Pantin 

Monsieur l’Inspecteur, Mesdames et Messieurs les Directeurs, 

Aujourd’hui, samedi, je me suis réveillée épouvantablement fatiguée, épuisée après seulement trois semaines de rentrée. 

Les soucis depuis bien avant la rentrée se sont accumulés, c’est le sort de tous les directeurs malheureusement. 

Il n’y a que les Inspecteurs/trices générals qui annoncent en réunion la voix légère que les directeurs ont de très lourdes responsabilités et qu’il vaut mieux être à leur place qu’à la nôtre, mais comment pensent-ils à améliorer nos conditions d’exercice ? 

Encore du travail avec le RGPD, et encore je ne vais pas me plaindre, cette année, j’ai retrouvée une décharge complète. 

La succession d’Inspecteurs qui passe à Pantin ne se rend pas compte à quel point tout le monde est épuisé par ces rythmes. Personne ne s’interroge sur les gens qui partent ! Sur le temps que travaille les directeurs ! 

A la rentrée, les personnels non nommés qui se présentent dans les écoles sans que les Inspections locales soient au courant, la course aux enseignants faite par l’inspecteur et moi-même pour mon école le samedi après midi pour le lundi, j’imagine que pour les autres cela a été pareil, le risque écarté le vendredi de fermeture de classe (A la maternelle Méhul il y a eu trois fois des changements de structures après la rentrée) tout cela concourt au stress des directeurs 

Les remontées de tableau de structure !!!! mais à quoi sert onde ? Faut il donner de l’argent des coopératives pour que les inspecteurs aient une clé OTP ! 

Le travail des directeurs est épuisant, car il y a toujours des petits soucis à régler, ce qui occupe tout notre temps de travail et bien au-delà du temps rémunéré, et à la fin de la journée, on ne sait plus trop ce que l’on a fait. 

part, j’ai toujours fait pour le mieux pour les élèves, les enseignants, les parents j‘ai essayé de me rendre disponible au maximum pour chacun, toujours répondu positivement à un service que l’on me demandait . 

2/3 

Je dois dire que l’accumulation de faits mineurs dont le plus grave de mon point de vue s‘est passé à l’extérieur de l’école, la réception des parents concernés, les concertations avec la psychologue scolaire, les entrevues ou échanges avec l’inspecteur m’ont plus qu’éprouvée ! 

En rien l’école n’est responsable de cela, mes collègues et moi même faisons de notre mieux pour la sécurité des enfants. 

Mais les Directeurs sont seuls ! Seuls pour apprécier les situations, seuls pour traiter la situation car les parents ne veulent pas des réponses différées, tout se passe dans la violence de l’immédiateté. Ils sont particulièrement exposés et on leur en demande de plus en plus sans jamais les protéger. 

La semaine après la rentrée, ils sont déjà épuisés 

Le nombre de personnel dans des collèges qui reçoivent le même nombre d’élèves que nos école montre le degré de l’exposition et du stress dans les situations tendues quand on est seul 

C’est une honte qu’il y ait des directeurs non déchargés 

La perspective d’appeler une famille pour leur dire que leur enfant (alors qu’on est sûr qu’il ne l’a pas fait) est soupçonné d’avoir mis le doigt dans l’anus d’un autre (ils ont 3 ans tous les 2) dans la classe, l‘école ou le centre ! IMPOSSIBLE!, je ne peux pas le faire, c’est la goutte d’eau qui ce matin m’a anéanti, mais franchement, j’étais déjà très éprouvée

La perspective aussi de devoir organiser des APC avec les horaires que l’on a. Franchement, prendre les enfants sur le temps méridien, cela peut les faire progresser ? au pire ils ont faim, au mieux ils digerent! Les prendre après, les prendre avant ? En quoi les rythmes de l’enfant à Pantin sont ils raisonnables ? Presque les même qu’avant avec le mercredi en plus. Pourquoi notre ministre n’impose-t-il pas aux villes les même horaires ? Et que pense-t-il des horaires de Pantin ? 

La perspective de devoir faire le tableau des réunions, 

La perspective de devoir faire les élections de parents d’élèves , 

La perspective de devoir faire les plans de sécurité, 

La perspective d’aller expliquer aux nouveaux le carnet de suivi des apprentissages premiers, alors que l’Etat nous a laissé faire tout seuls ce « truc », car selon les circonscriptions, départements, personne n’a le même, certains ont un livret qu’ils tamponnent ce qui a le mérite d’être pratique et moins chronophage, d’autres collent des vignettes, écrivent, prennent des photos… ceci prend un temps monstrueux aux enseignants. Certains s’en sortent mieux avec l’application sur tablette sur apple, bien sûr tout équipement est sur les deniers personnels des enseignants. 

La perspective de devoir faire avec la nouvelle direction du centre de loisirs qui nous envoient des animateurs à 12 heures 10 pour enquêter sur la probabilité que l‘enseignante ait appelé la famille d’un enfant qui est tombé et qui dénie une fois qu’elle a la réponse, et le lendemain pareil à midi pour un autre enfant alors qu’il n’est pas inscrit au centre de loisirs!! cela augure des relations futures ! 

La perspective de devoir attendre pour voir mon médecin pour la toux qui m’empêche de dormir depuis plusieurs jours 

La perspective de dire encore en conseil d’école que les enseignants sont les seuls à qui 

lemployeur (l‘État quil sagisse de l’Education Nationale ou de la collectivité locale) ne fournit pas leur outil de travail, et même avec leurs outils personnels, ils ont du mal à travailler, franchement 2 heures de pause méridienne et pas d’ordinateur pour 11 classes, la clé USB pour le service informatique de la ville de Pantin est un danger digne de 

déclencher une guerre ! 

3/3 

La perspective de tous ces petits riens qui occupent à 200 % notre journée 

Je dois dire aussi que je n’ai pas confiance au soutien et à la protection que devrait nous apporter notre institution, d’ailleurs, il n’y a aucun maillon de prévu, les inspecteurs de circonscription ont probablement encore plus de travail que les directeurs, et la cellule de crise quelle blague ! L’idée est de ne pas faire de vague et de sacrifier les naufragés dans la tempête ! Pourvu que la presse ne s‘en mêle pas ! J’ai vu mon amie 

se relever difficilement de ce manque de soutien. 

En l’occurrence, je ne vois pas de quoi la presse se mêlerait ! Personne dans l’école n’a rien à se reprocher, j’ai des collègues formidables qui font très bien leur travail, les enfants sont en sécurité dans un cadre rassurant. 

Je laisse à la cellule de l’éducation nationale le soin de gérer au mieux le mal être qui va suivre suite au choix du lieu de ma fin de vie, et je suis particulièrement désolée pour 

qui se remet à peine du décès de ses parents. 

Et pour finir, je me demande si je ne ferai pas une petite déprime !!! je n’ai pas l’habitude, j’en ai jamais fait, mais j’ai une boule dans la gorge depuis ce matin et envie de pleurer et je suis tellement fatiguée ! 

Je remercie les parents d’élèves élus qui ont toujours été là

Je remercie les parents en général 

Je remercie mes collègues directeurs 

Je remercie mes collègues pour leur travail avec leur classe, particulièrement à l a 

e, et bravo les nouveaux arrivants ! 

je remercie les enfants qui ont fréquenté et qui fréquentent l’école 

Je remercie aussi les nombreux animateurs avec qui nous échangeons des bonjours cordiaux 

Je remercie l’Institution de ne pas salir mon nom, 

Christine Renon Directrice épuisée 

Protection des personnels : une priorité pour l’éducation nationale Information – Jean-Michel Blanquer – 05/09/2019

 

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https://www.education.gouv.fr/cid144637/protection-des-personnels-une-priorite-pour-l-education-nationale.html

Enfin ! le ministre de l’Education nationale prend en main les maux qui rongent l’école de la République comme le refus des enseignements, les incivilités, la violence contre les enseignants et les élèves, les menaces, le manque de respect de l’autorité. Le ministère vient de mettre à la disposition du personnel des écoles des livrets d’information et de conseils pour faire face aux situations concrètes de déstabilisation et de destruction du système scolaire. Espérons que la prise au sérieux des signalements sera de mise, que le personnel sera réellement protégé et que des sanctions efficaces car pédagogiques suivront pour les élèves inciviques, leurs parents et la famille qui parfois vient venger le petit qui a été justement réprimandé ou mal noté.

On ne peut que se réjouir des mesure prises par le ministre car les enseignants et les parents allertent le ministère depuis des décades.Par exemple SOS Education qui dès 2010 soulignait l’attitude néfaste de parents et en tenaient pour responsables les syndicats marxistes qui obéissaient à l’idéologie Meirieu

La guerre parents-profs

Parmi les nombreux signes du pourrissement de l’Éducation nationale, on assiste à une montée des agressions de parents contre les professeurs. Le plus souvent, ces agressions se produisent quand un professeur a donné une mauvaise note ou une punition à un élève, ou encore quand il conseille de le faire redoubler.

Parents indignes ?

La première réaction est de condamner les parents : « Ils se mettent systématiquement du côté de leur enfant, entend-on. Ce sont des parents indignes, qui ne supportent pas qu’on touche à un cheveu de leurs « petits chéris », mais qui n’assument pas leur rôle éducatif. Autrefois, les parents avaient des principes, ils se rangeaient toujours à l’avis du professeur. Et si les enfants étaient punis à l’école, ils étaient punis une seconde fois, et beaucoup plus sévèrement, le soir à la maison ! ».

 

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https://ligue-enseignement.be/contention-a-lecole-des-regles-de-base-a-respecter/

Espérons aussi que les fausses accusations de pédophilie et de maltraitances physiques seront sérieusement décryptées par les enquêteurs sachant que des associations communautaristes soutiennent les parents mécontents des mauvais résultats scolaires de leurs rejetons et des sanctions qu’ils méritent;

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http://losservatore-caledo.com/?p=4463

Récemment un directeur d’école maternelle se voyait l’objet d’une plainte pour pédophilie car il avait convoqué dans son bureau un garçonnet qui urinait sur le matériel de classe et avait osé le signaler aux parents…L’affaire avait été classée sans suite mais le directeur avait été stigmatisé et contraint de demander sa mutation.

Dans une autre école primaire parisienne, un enfant difficile dont la famille qui vit dans un hôtel est suivie depuis 17 ans par les services sociaux, est encouragé dans son refus de scolarité par ses parents et ses aînés et « cousins » (familles polygames). Ce cas n’est pas exceptionnel.

De trop nombreuses familles ne valorisent pas l’éducation de leur enfant, importunent les enseignants pour savoir si la cantine est halal, ne participent jamais aux réunions de parents d’élèves convoquées par l’établissement et n’ouvrent jamais le cartable de l’élève pour prendre connaissance des communiqués de l’établissement scolaire.

Je tiens mes informations d’une personne impliquée professionnellement dans le système scolaire et je l’incite à tenir son journal de terrain. A suivre.

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https://www.change.org/p/madame-najat-vallaud-belkacem-p%C3%A9tition-contre-les-violences-faites-aux-enseignantes-et-aux-enseignants

 

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http://moissacaucoeur.fr/2019/01/21/philippe-meirieu-%E2%80%89une-ecole-prefigure-toujours-un-projet-de-societe%E2%80%89/

Les dispositions ministérielles

Depuis mai 2017, la protection des personnels est une priorité. Une réponse systématique à chacun des faits de violence commis dans l’enceinte scolaire doit être apportée. Le ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse a engagé un plan d’action global en cinq points visant à préserver l’École de toute forme de violence et à apporter un soutien sans faille aux professeurs.

Protéger l’école, sécuriser l’espace scolaire et les abords des établissements

Depuis mai 2017, une cellule ministérielle de veille et d’alerte contribue à améliorer les remontées de signalements d’agression et de violence. Elle a permis une connaissance plus précise des faits et la mise en place d’interventions ciblées.

Les cadres, notamment les personnels de direction des établissements, sont désormais formés à la gestion de crise, en partenariat avec la gendarmerie. 2 800 cadres ont déjà été formés dans les stages nationaux et 400 sont devenus formateurs en académie. À ce rythme, la formation de la totalité des personnels de direction sera atteinte dès 2021-2022.

Près de 85 % des académies ont déjà établi des partenariats avec les forces de l’ordre, le plus souvent avec la gendarmerie, la police, l’armée ou le service départemental d’incendie et de secours.

Dès la rentrée 2019 :

  • dans chaque département, une convention Éducation nationale-Justice-Intérieur-Agriculture et Alimentation est établie pour préciser les rôles et responsabilités de chacun, assurer un signalement et un traitement rapides des infractions les plus graves, mieux articuler les sanctions judiciaires et éducatives ;
  • un accompagnement personnalisé des professeurs et encadrants victimes de violences est mis en place ;
  • les directeurs d’école et les chefs d’établissement ont désormais pour interlocuteur un référent violence en milieu scolaire, nommé auprès de l’IA-Dasen, dans chaque département ;
  • les Quartiers de reconquête républicaine (QRR) font l’objet d’actions de sécurisation aux abords des établissements concernés (patrouilles, actions de prévention ciblées, etc.).

Trois guides d’accompagnement envoyés aux personnels à la rentrée 2019

Deux guides d’accompagnement en cas d’incivilité ou d’agression dans le cadre de leur fonction (premier et second degrés) :

Consultez le guide d’accompagnement en cas d’agression à destination des personnels du 1er degré

Consultez le guide d’accompagnement en cas d’agression à destination des personnels du 2nd degré

Un guide d’accompagnement lorsqu’une plainte est déposée contre eux :

Consultez le guide d’accompagnement des personnels visés par un dépôt de plainte

Renforcer la réponse aux incivilités dans les collèges et les lycées

Les procédures disciplinaires sont simplifiées et renforcées dans les établissements du second degré.

Simplification

  • Réduction de trois à deux jours au moins du délai minimum à l’issue duquel le chef d’établissement peut prononcer seul une sanction disciplinaire ;
  • raccourcissement de huit à cinq jours des délais de convocation du conseil de discipline ;
  • allègement des modalités de convocation.

Renforcement

  • Allongement du délai de conservation des sanctions (à l’exception de l’avertissement et de l’exclusion définitive) dans le dossier administratif des élèves ;
  • allongement du délai au cours duquel un sursis pourra être révoqué ;
  • révocation automatique du sursis en cas de nouvelle sanction disciplinaire au moins équivalente à la sanction disciplinaire à laquelle s’applique le sursis.

Réintégration

Les élèves ayant connu une exclusion temporaire de l’établissement pour des faits de violence feront l’objet, après leur réintégration, d’un suivi régulier pour mesurer qu’ils ont bien compris le sens de leur sanction et vérifier que leur comportement s’améliore.

Répondre plus efficacement aux violences les plus graves

Les faits de violences scolaires, commis au sein de l’établissement ou aux abords de celui-ci, donneront lieu à :

  • une réponse systématique, qu’elle soit disciplinaire et/ou pénale, à visée éducative ;
  • un accompagnement des victimes pour leur permettre de poursuivre leur scolarité/l’exercice de leurs fonctions au sein de l’établissement dans les meilleures conditions.

Les travaux d’intérêt général font partie des sanctions possibles. Grâce à l’Agence nationale pour le travail d’intêret général (Antig) créée fin 2018, des tuteurs peuvent désormais superviser les TIG. Des fiches de poste de travaux d’intérêt général élaborées avec l’Agence précisent :

  • la nature de l’activité ;
  • ses modalités dans l’enceinte de l’établissement ;
  • sa plus-value éducative ;
  • le choix du tuteur responsable qui a bénéficié d’une formation adaptée.

Prendre en charge les élèves hautement perturbateurs et poly-exclus

Aujourd’hui, 1 500 élèves environ ont été exclus à plusieurs reprises de leurs différents établissements.

Afin d’aider les équipes éducatives et les familles à prendre en charge des élèves hautement perturbateurs et/ou poly-exclus, deux dispositions nouvelles sont mises en place :

  • l’intervention de l’équipe mobile mixte d’intervention scolaire à la demande de l’école ou de l’établissement pour un élève qui, de manière répétée, manifeste des comportements scolaires hautement perturbateurs. En lien avec l’équipe pédagogique et les familles, un contrat est établi avec l’élève afin de le mettre devant ses responsabilités en lui signifiant clairement ses devoirs pour éviter une nouvelle sanction ;
  • l’affectation en classes relais pendant au moins six mois sur décision de l’IA-Dasen. Auparavant, l’accord de la famille était obligatoire.

Actuellement, 298 classes relais peuvent accueillir chacune 12 élèves pendant six mois. Le potentiel maximum d’accueil s’établit donc à 7 152 places sur la totalité d’une année scolaire.

En complément de ces dispositifs, les internats tremplin accueilleront notamment des élèves en rupture profonde avec les exigences de la vie des établissements scolaires. Ces internats proposeront un encadrement pédagogique et éducatif renforcé selon un cahier des charges défini au niveau national.

Ces nouvelles structures d’accueil seront créées par transformation des actuels internats-relais.

Associer et responsabiliser les familles

La réponse à la violence scolaire passe par le dialogue et la responsabilisation des responsables légaux de l’élève. C’est pourquoi, il est mis en place en cette rentrée un protocole d’accompagnement et de responsabilisation des parents (PAR) établi entre les parents ou les représentants légaux de l’élève et l’IA-Dasen lorsqu’un élève a fait l’objet de deux exclusions définitives au cours de la même année scolaire.

L’école, creuset de la République ou facteur d’inégalités ?! débat le 26/09 avec Polony et Meirieu

 

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toute ressemblance avec Philippe Meirieu serait purement fortuite.

Retrouvez Super Pédago sur Facebook et sur son blog.

https://soseducation.wordpress.com/2010/02/19/super-pedago-prend-la-vie-du-bon-cote/

Si vous ne connaissez pas le pédagogue Philippe Meirieu, gourou de tous les ministres de l’Education nationale depuis 40 ans, inspirateur du collège unique, de 80% de réusssite au bac, réformateur de la formation des maîtres, et pour ses opposants fossoyeur de l’enseignement, ne manquez pas cette occasion de débattre (?) avec lui et l’une de ses critiques, la directrice du magazine Marianne, Natacha Polony.

Super Pédago contre les punitions

Dessin d'Éric Galland

Toute ressemblance avec Philippe Meirieu serait purement fortuite.

Retrouvez Super Pédago sur Facebook et sur son blog.

S’il est indiscutable que nôtre école a sombré dans un tel marasme que nombre d’enfants en sortent sans maîtriser la langue française écrite et parlée, qu’ils ne savent ni s’organiser pour assimiler les connaissances, ni critiquer et analyser, que les méthodes pédagogiques laissent à désirer, que la hiérarchie n’aide ni ne protège, a fortiori défende  la enseignants, il me semble que le problème crucial aujourd’hui est l’absence d’autorité  des différentes strates de l’Éducation nationale qui n’encourage pas les enseignants à enseigner dans la mesure où ils doivent affronter indiscipline, incivilités, irrespect, insécurité et menaces avec le concours de certains parents.

Le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer vient de lancer des recommandation pour la protection des personnes, le sujet crucial aujourd’hui

Protection des personnels : une priorité pour l’éducation nationale
Information – Jean-Michel Blanquer – 05/09/2019

 

Bonjour

Le prochain Jeudi Mutuelle organisé en partenariat avec The Conversation France, aura pour thème « L’école, creuset de la République ou facteur d’inégalités ?! Pourquoi faut-il encore investir dans l’éducation ?! », il se tiendra :

Le jeudi 26 septembre 2019 de 18h à 20h
au siège du groupe MGEN
, 3 square Max Hymans – 75015 Paris
Grand Amphithéâtre
Métro Montparnasse – Bienvenüe : ligne 4, 6, 12, 13

Veuillez vous inscrire en confirmant votre présence à  jeudimutuelle@mgen.fr.

Participants au débat :

Animation par Aurélie Djavadi, cheffe de rubrique Education à The Conversation France

  • Roland Berthilier, Président du Groupe MGEN
  • Natacha Polony, journaliste, Directrice de Marianne
  • Philippe Meirieu, chercheur, essayiste et homme politique français, spécialiste des sciences de l’éducation et de la pédagogie
JE M’INSCRIS

Qui est Farida Belghoul, initiatrice des journées de retrait de l’école contre l’enseignement du genre ?

Farida Belghoul par elle-même interviewée par TV Libertés

Mais c’est qu’elle est sensée et cohérente cette bonne femme à laquelle les médias classiques ne donnent pas la parole !

Une fillette de 8 ans sacrifiée à la cause de musulmans sans papiers

Publié le

La cause des enfants ne résiste pas à la politique, pas plus que les valeurs de la République.

J’apprends qu’une fillette de 8 ans, scolarisée dans une école parisienne, est persécutée par une gamine sans papiers au point de se faire vomir pour ne pas aller à l’école.

Saisis par la mère, l’institutrice et le directeur prennent le parti de la harceleuse au nom de la « compassion » due aux sans papiers. Le directeur va jusqu’à refuser un entretien avec la mère mais reçoit le « pauvre » papa sans papiers.

La maitresse gronde la victime devant toute la classe pour avoir raconté « des histoires « à sa mère. Plus tard, elle reprochera à la mère « d’écouter » sa fille. On croit tomber des nues. Malgré l’évolution du statut de l’enfant dans notre société depuis la dernière guerre, malgré les travaux des Pauline Kergomard, Maria Montessori, Célestin Freinet, Mélanie Klein, Françoise Dolto et René Zazzo, « écouter » son enfant serait pour certains une faute quand ça ne va pas dans le sens de l’idéologie dominante?

La mère de la fillette victime s’est vu reprocher de ne pas éprouver de « compassion »  pour des sans papiers qui seraient, selon le politiquement correct, des « chances pour la France » ?

La fillette harcelée est arabe, adoptée. Sa mère est seule et travaille dur pour l’élever. C’est une enfant discrète, douce et timide. Depuis la rentrée la sans papiers la cherche et lui rend la vie impossible au point qu’elle n’en dort plus, se replie sur elle-même et se fait vomir pour ne  plus aller à l’école. La souffrance de la fillette est évidente et pourtant, ces adultes qui devraient la protéger l’estiment coupable de se plaindre d’être une victime.

Malgré toutes les découvertes de la psychologie génétique, malgré la reconnaissance de l’enfant en tant que personne, malgré les déclarations des droits de l’enfant, des éducateurs ne savent pas les écouter, les entendre et encore moins les comprendre. On se croirait au temps du communisme de Staline ou Mao quand tous les sacrifices humains étaient bons pour réaliser la Révolution qui promettait le bonheur absolu à ceux qui survivraient.

Autrefois, quand l’enfant n’avait aucun droit et qu’il était traité comme un appendice de ses parents et de leur famille, on ne se souciait pas de sa souffrance parce qu’il n’avait pas le droit de l’exprimer. On ne connait que trop le cas des enfants victimes de curés pédophiles ou d’inceste qui n’ont jamais osé parler et ont continué de subir. J’ai rencontré des adultes qui en voulaient énormément à leurs parents de n’avoir rien vu, rien entendu et de ne pas les avoir protégés.

Non seulement les pédo psychologues ont vulgarisé les clefs de la vie intime des enfants mais la littérature internationale regorge de récits d’enfants maltraités, trumatisés dont la vie d’adulte est polluée par les traumatismes passés. Alice Miller a beaucoup étudié la souffrance de l’enfant face au déni de l’adulte.

La gamine harceleuse est violente, asociale, indisciplinée mais, selon la maitresse, mérite de la compassion. Ses parents affichent leur religion. La mère est voilée, le père barbu porte une robe, des signes évidents d’une forte volonté d’intégration dans notre société qui les nourrit et dont certains membres les défendent au détriment d’autres immigrés parfaitement intégrés comme la victime et sa mère.

Quelques jours plus tard, une animatrice est violemment agressée par le père de la harceleuse, dans la rue, au sortir de l’école au motif qu’elle a puni sa fille pour indiscipline.

Le directeur et les maitresses demandent à l’animatrice de ne pas porter plainte au risque de faire expulser la famille. Ils demandent encore plus de compassion pour le pauvre père psychologiquement déséquilibré à cause de la difficulté de sa situation de sans papiers.

Tant pis pour la fillette torturée, tant pis pour l’éducatrice frappée. Elles pourront toujours se consoler avec leurs papiers et leur citoyenneté française, les veinardes….

Quand on connait les séquelles que peuvent laisser chez un adulte des sévices subis à l’école pendant l’enfance, on peut mesurer la souffrance de la fillette victime sacrifiée en toute bonne conscience sur l’autel du boboisme débile et inhumain.

Dans le cas que je décris, on peut admettre deux hymothèses. Soit la fillette raconte effectivement des « histoires » à sa mère pour déplacer un symptôme réel. Dans ce cas, les adultes doivent mener une enquête pour identifier le problème, la première chose à faire étant d’entendre que l’enfant souffre et respecter sa plainte. Soit la fillette est effectivement harcelée et si elle était ma fille, je la conduirais immédiatement chez un expert psychiatre pour faire une attestation que je présenterais au rectorat pour exiger son changement d’école.

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