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Archives de Catégorie: sécurité transports aériens

Le tapis volant devenu réalité avec le Flyboard Air de Franky Zapata

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Initiation Flyboard - Base nautique d'Issoire

Le Flyboard est une activité déjà proposée dans de nombreux centres de loisirs en France et à l’étranger, ici dans le Puy de Dome 

Entretien avec l’inventeur Franky Zapata : http://bfmbusiness.bfmtv.com/mediaplayer/video/flyboard-air-une-invention-en-difficulte-1503-924017.html#?xtor=EPR-22-[N-BFMBusiness-Vidéo]-20170318

De tous temps, les humains ont rêvé de voler, à commencer par Icare et tous les fous volants à l’origine de l’aviation. Même l’inspecteur Gadget vole et le thème de l’homme volant revient dans nombre de romans, de BD et de films.

La chute d’Icare par Merry-Joseph BLONDEL  Paris 1781-Paris 1853

Franky Zapata, jeune pilote marseillais de jet ski vient de réaliser ce rêve avec sa planche volante, le flyboard Air, qui peut atteindre 150 km/h et monter jusqu’à 3 000 m. Ma Doué, j’en ai le vertige…

Franky Zapata fait travailler une cinquantaine de personnes dans le monde mais, pour l’instant ses appareils sont interdits de vol depuis que la Direction Générale de l’Aviation Civile (DGAC) a déclaré que le Flyboard était un aéronef et devait se soumettre aux lois qui régissent tous les engins volants. Sans connaître le détail des réglementations, il est aisé d’imaginer que les exigences de sécurité et le respect des normes ne peuvent pas s’appliquer à un tapis volant du fait de sa surface, de son poids, de son épaisseur et de sa composition. Se conformer à des normes conçues pour les avions équivaut à une interdiction définitive d’utiliser le Flyboard. Franky Zapata, à son grand regret, risque fort d’être obligé de construire et diffuser son produit à l’étranger.

Pourtant la DGAC autorise le vol des drones sous certaines conditions et en fonction de leur catégorie, loisir ou professionnel. Au point de vue volume, le Flyboard serait plus petit qu’un drone militaire …Question de sécurité pour le passager ? Il faudrait supprimer tous les sports à risques depuis les montagnes russes jusqu’au deltaplane en passant par la montgolfière.

J’imagine que nos nombreux candidats aux prochaines élections présidentielles ont été sollicités sur l’autorisation de vol du Flyboard mais, d’après l’entretien récent de son inventeur sur BFM, il ne semble pas que des réponses encourageantes lui soient parvenues…Pourra-t-il attendre encore longtemps sans mettre son entreprise en danger ?

La Connectrice

 

Airbus Barcelone-Düsseldorf. Pourquoi encore des boîtes noires à l’ère du « Cloud » ?

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Horreur de l’horreur. Aux dernières nouvelles (15h jeudi 26 mars) le copilote aurait délibérément commandé la descente de l’avion contre la montagne ! Il aurait profité de la sortie du commandant pour bloquer la porte du cockpit sur le mode super sécurité en calculant que celui-ci n’aurait pas le temps de le débloquer. Le copilote, Andreas Lubitz, âgé de 28 ans vivait entre son domicile à Düsseldorf et celui de ses parents à Montabaur où il était membre du club d’aviation local depuis son adolescence. La thèse du suicide est évoquée sans conviction. La thèse d’un attentat terroriste est écartée avec une ferme conviction …Quels que soient les causes d’un crash délibéré, il reste que 150 personnes ont vu leur dernière heure arriver en toute conscience, leurs cris enregistrés par la boite noire en témoignent. LC

Montage video en hommage aux chanteurs Maria Radner et Oleg Bryjak

RIP

Hommage aux victimes de l’Airbus A-320 Barcelone-Düsseldorf et sincères condoléances à leurs familles

Maria Radner, contralto, victime du crash avec son mari et leur bébé. Elle interprète ici Mahler Symphony N°3 (« O Mensch gib Acht »)

Cette nuit, le New York Times publiait des extraits de la conversation tenue dans le cockpit de l’Airbus qui s’est écrasé dans les montages de Digne. La boite noire ayant été retrouvée rapidement après le crash. http://www.nytimes.com/2015/03/26/world/europe/germanwings-airbus-crash.html?emc=edit_na_20150325&nlid=63815623&_r=0

The French aviation authorities have recovered an audio file from the cockpit voice recorder, but did not say whether it was partial or complete. Credit Bureau d’Enquetes et d’Analyses, via Associated Press

Ces extraits de la boite noire retrouvée révèlent que le pilote ou le copilote est sorti du cockpit et qu’il n’a pu y retourner, la porte étant fermée comme il se doit mais le pilote enfermé ne répondant pas aux coups frappés de plus en plus fort contre la porte par le collègue.http://www.leparisien.fr/faits-divers/en-direct-crash-a320-l-un-des-pilotes-bloque-hors-du-cockpit-selon-la-boite-noire-26-03-2015-4638955.php

Cette information épaissit le mystère qui plane autour des causes de ce tragique accident. On apprend par ailleurs que le copilote n’avait « que » 650 heures de vol mais une experte affirme que la formation des pilotes de la Lufthansa est extrêmement pointue et rigoureuse.

Les centaines de commentaires qui suivent l’information sur le contenu de l’enregistrement des bruits du cockpit, dans l’article du NYT, convergent vers la même question : pourquoi à l’heure où on peut envoyer tout et n’importe quoi dans les nuages-le Cloud- utilise-t-on encore ces boites noires vulnérables et irrécupérables lorsqu’elles tombent au fond des abysses océanes ?

Les lecteurs du NYT s’inquiètent de cette faille dans les systèmes de sécurité aéronautiques car, écrivent-ils, il est indispensable de comprendre les causes des accidents aériens pour éviter qu’elles se reproduisent et aussi pour donner des informations aux familles afin qu’elles puissent avancer sur le chemin du travail de deuil. Certains se demandent même s’ils peuvent faire confiance à des compagnies aériennes qui négligent à ce point les enregistrements des données de vol humaines et matérielles.

Ces lecteurs du NYT pensent qu’il ne devrait pas être compliqué d’envoyer les données de vol en temps réel, par satellite, vers les tours de contrôle et autres services d’observation et sécurité aériens.

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