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http://www.youtube.com/watch?v=vL2ftX-xC4w&feature=related

L’éducation à la française en chute programmée

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Manifestation de parents d’élèves à Mauvezin dans le Gers

 

Toute personne soucieuse du bien commun, de l’harmonie sociale, du progrés, du bien-être de l’humanité pense que l’éducation, du début à la fin de la vie, sous toutes ses formes, est la question primordiale. De la crêche à l’université, l’éducation des enfants devrait être une priorité et le système éducatif devrait être efficace et sans reproches.

 

Un président qui méprise notre système éducatif

Malheureusement, notre président actuel n’a jamais manifesté le moindre intérêt pour l’école sauf pour affirmer que les curés valaient les instits. De plus, en tant que représentant de la France, il affiche une mauvaise maitrise de la langue française, aucun souci de la culture et des usages. La raison pour laquelle j’ai voté Ségolène Royal aux dernières élections était principalement qu’elle était la seule à se soucier de la jeunesse et faire des propositions concrètes pour son éducation.

Comme le développe Marianne dans l’article ci-dessous,

http://www.marianne2.fr/Alleger-le-mammouth-Oui-mis-en-attaquant-la-mauvais-graisse-et-pas-l-os-_a204751.html?TOKEN_RETURN

la tendance gouvernementale est à l’économie sur les postes budgétaires qui ne sont pas importants à ses yeux. Le système éducatif en fait partie. On supprime des postes d’enseignants, on supprime des classe quand on ne ferme pas carrément des petites écoles. Le résultat étant que les classes survivantes sont surchargées, ce qui ne donne pas la possibilité aux enseignants de personnaliser la transmission des connaissances vers des élèves dont les aptitudes et caractéristiques sont très hétérogènes dans les établissements publics.

Exemple de dégradation éducative, l’école maternelle

Une institutrice de maternelle me racontait qu’elle avait une classe de 30 enfants de 4/5 ans dont un autiste. Elle est assitée par une ASEM qu’elle partage avec une collègue mais l’enfant autiste qui nécessite une surveillance particulière, n’a pas d’AVS (assistante de vie scolaire). Je suggère à Monsieur Sarkozy de passer une journée à s’occuper de cette classe.

Pauline Kergomard, pédagogue et fondatrice de l’Ecole maternelle, doit se retourner dans sa tombe.http://fr.wikipedia.org/wiki/Pauline_Kergomard. L’école maternelle a pendant longtemps été un fleuron de l’éducation française, une innovation pédagogique remarquable qui a été imitée dans de nombreux pays et a inspiré d’autres pédagogues comme l’italienne Maria Montessori. France, ton patrimoine fout le camp!

Hommage à Pauline Kergomard, fondatrice de l’Ecole maternelle

La pédagogue Maria Montessori

Diviser pour régner, une pyramide sociale très pointue

Dans une société où l’écart entre les inclus et les exclus, entre les riches et les pauvres, entre les hommes et les femmes, entre les jeunes et les vieux, entre les communautés de différentes origines, donc quand l’écart entre les uns et les autres s’accroit, cela signifie que l’éducation n’est pas accessible à tout le monde.

Normal, selon nos élites, il faut des chefs et des exécuteurs d’ordre. Si ça crée des désordres sociaux, ce n’est pas grave: police, armée, justice et taxes se chargeront de museler les mécontents. Il faut une hiérarchie sociale et chacun, chacune à sa place. Par exemple, les femmes à la maison, comme dans le programme de Marine le Pen, et les hommes à la manoeuvre. Que l’ascenseur social soit en panne n’est pas un souci, bien au contraire. Plus les gens resteront à leur place et mieux les richesses des riches croitront et embelliront. Plus que jamais, la France est une monarchie républicaine sans roi mais avec un empereur auto proclamé comme c’est toujours le cas.

Plus la pyramide sociale et économique est pointue, soit peu d’élus reposant sur une importante base d’exclus, plus la société devient dictatoriale.

Une éducation réservée aux riches

Donc la France n’éduque plus ou mal, l’éducation devient encore plus sélective rejetant de plus en plus de jeunes non formés, non diplomés. Dans le même temps, on nous explique que, en France, le diplôme fait la différence, qu’il donne plus de chances aux jeunes de trouver un emploi.

Mais attention, un dipôme en soi ne veut rien dire. On entend souvent les médias parler de ces « bac+5 » qui sont au chômage. Si on est diplômé de l’Ena, de l’X, de Hec ou Supdeco, on a peu de chances de se retrouver au chômage, au contraire il est vraisemblable qu’on sera recruté dans l’école et parfois avant même d’avoir reçu son diplôme.

Les diplômes universitaires, à l’exception de quelques universités de prestige comme Dauphine, n’ont pas la même valeur. Trouver un CDI avec un diplôme de sociologie ou de psychologie n’est pas évident.

Le problème de l’accès aux études « payantes » pour l’avenir est, précisément qu’elles sont payantes et souvent très chères. Le niveau des bourses étant très faible, un étudiant ne peut pas à la fois payer sa scolarité et son entretien s’il ne reçoit pas une aide de ses parents. Les étudiants  qui doivent se débrouiller seuls en travaillant en même temps qu’ils étudient échouent souvent à leurs examens, redoublent des années et éventuellement abandonnent leurs études avant d’avoir obtenu un diplôme. Etudier et travailler en même temps est, objectivement, très difficile. C’est pourquoi la représentation des enfants d’ouvriers et d’employés est aussi faible dans les études supérieures en général et les études supérieures payantes en particulier.

Le système éducatif d’un pays, son investissement dans la recherche sont les mamelles du progrès, de l’équilibre social et de l’avenir. La France crève de beaucoup de maux découlant d’une gouvernance catastrophique mais le pire est son absence de considération pour l’éducation.

Manifestation récente à Stiring-Wendel

Les braves bras d’Afrique

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Les Africains, toutes ethnies et nationalités confondues ne sont pas tendres avec leurs semblables.

On se souvient que les rois et autres seigneurs d’Afrique vendaient leurs propres esclaves aux arabes qui en initièrent le commerce, repris plus tard par les Européens.

On se souvient des terribles massacres entre Tutsis et Hutus et de tous les conflits ethniques qui secouent régulièrement l’Afrique. On pense aux enfants soldats, aux petites filles excisées, à la polygamie et à l’esclavage qui règne encore à Madagascar et en Mauritanie.

Les parents africains sont particulièrement durs avec leurs enfants qui sont mis au travail à la maison, dans les champs, sur le trottoir, aussi tôt que possible. La famille africaine, l’entraide villageoise, telles qu’elles nous sont présentées par les ethnologues et les anthropologues ne sont pas le modèle paradisiaque dont ils voudraient nous convaincre par on ne sait quel racisme enfoui au profit de leurs propres élites.

La famille africaine, le village sont en réalité des fardeaux auxquels nul ne peut échapper, même au-delà des océans, sous peine de châtiments terribles dont la crainte est entretenue par le maraboutage.

De nombreux Africains vivant en France se plaignent de mauvais sorts, de douleurs physiques, d’échecs ou d’accidents qu’ils attribuent au maraboutage dont ils se disent victimes. Les Européens qui ne croient pas à la réalité du maraboutage sont forcés de constater que l’Africain qui se dit marabouté souffre. L’ethno psychiatre Georges Devereux et son école ont étudié ces phénomènes qui paralysent l’individu africain, un pléonasme car l’individu africain n’existe pas qui ne connait que la famille et le village.

En Europe, nous appelons affection psycho somatique ce que les Africains nomment maraboutage en lui attribuant des volontés humaines extérieures. Et dans toutes les civilisations, on trouve mention de « sorts », d’histoires de bonnes ou de mauvaises fées, de magiciens et de sorcières, d’anges et de démons, de Dieu et du diable.

Les Africains sont restés très attachés à l’animisme et leur conversion à l’Islam ou au christianisme renforce leurs croyances dans des forces occultes terrifiantes et négatives sous forme de syncrétismes qui encouragent la violence.

En France, les immigrés africains sont parmi les plus violents sous leur capuche dans les gangs, dans le rap et dans leurs relations avec les autres communautés. L’horrible assassinat d’Ilan Halimi avait été commis par Youssouf Fofana, un afro-musulman.

Aussi on ne s’étonnera pas de ce témoignage sur la solidarité forcée des immigrés africains. Source: http://www.slateafrique.com/833/face-cachee-solidarite-africaine

Plus qu’une option, l’entraide est un devoir. Très jeunes, nous apprenons à nous dévouer pour le bien-être de la famille, avant de penser à notre épanouissement personnel. Les Africains de la diaspora le savent bien. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’ils émettent tous les mois des mandats au bénéfice du «bled».

Les transferts d’argent de la diaspora africaine ont atteint un montant de 21,5 milliards de dollars (15,4 milliards d’euros) en 2010, selon un rapport de la Banque mondiale. Cette somme équivaut à quatre fois le budget annuel de la République démocratique du Congo (RDC). Une preuve éloquente de solidarité de la part de ceux qui sont partis et qui sont obligés d’assister les leurs, restés dans des pays pauvres et gérés de manière calamiteuse.

Depuis son deux pièces au 14e étage d’une tour HLM à Melun (région parisienne), Rolly arrose sa famille restée à Kinshasa (capitale de la RDC). Arrivé en France en 1998, il a vécu dans la clandestinité pendant neuf ans. Régularisé en 2008, il travaille actuellement comme vigile dans une grande surface. Ce job lui permet d’empocher un peu plus que le salaire minimum (1.400 euros). «J’aide mes parents et mes quatre frères et sœurs restés au pays», confie t-il. Tous les mois, c’est en moyenne 500 euros qui transitent par les agences de transfert de fonds.

«Je paie pour les études de mes frères et sœurs et pour le loyer de mes parents. J’essaie dans la mesure du possible d’aider les cousins et les oncles qui sont nombreux à m’appeler au secours.»

Une fois les transferts effectués, Rolly se débrouille avec le reste, en attendant la fin du mois suivant. Il ne sort presque jamais et fait très attention à ses dépenses.

N’en déplaise à Monsieur Guerlain qui émit un jour des doutes quant à la «capacité du nègre à travailler», ils sont nombreux ces Africains qui peinent, cherchent et frottent pour entretenir la famille. Ils le font si bien qu’ils oublient de s’occuper d’eux-mêmes, obnubilés par la soif de servir.

Et c’est bien tard qu’ils se rendent compte qu’ils ne sont plus que des porte-monnaie sur pattes, au service de frères, cousins et oncles qui en demandent toujours plus et qui ne se rendent pas compte de la peine éprouvée pour gagner les euros qui entretiennent le village.

Pressions familiales et chantage

«Le jour où j’ai appelé mon père pour lui dire que je n’en pouvais plus de la clandestinité et que je voulais rentrer au pays, j’ai cru qu’il aurait une attaque», se souvient Céhinah. Actuellement nounou dans une bonne famille du XVIe arrondissement de Paris, cette Ivoirienne a débarqué en France il y a une dizaine d’années pour poursuivre ses études en droit. «Alors étudiante, j’étais quand même obligée de travailler pour envoyer de l’argent au pays.» Elle arrête les études et c’est là que les choses se gâtent. Injonction de quitter le territoire, passage à la clandestinité, travail au noir, bref l’enfer.

«Je me souviendrai toute ma vie de cette conversation avec ma mère. Elle était en larmes. Elle m’a dit que je n’avais rien à faire au pays. Ma place était en France. Je devais y rester, travailler et aider la famille. Je me suis sentie seule. Personne n’avait l’air de se soucier de mon sort. Mes propres parents n’avaient pas l’air de comprendre que c’était très dur la vie de sans-papiers.»

Que penser lorsque vos parents vous font comprendre qu’ils préfèrent votre argent à votre présence? «Lors de mes visites au pays, j’ai la bizarre sensation d’être culpabilisée pour avoir payé très cher un billet d’avion. Je ferais peut-être mieux d’envoyer l’équivalent de l’argent dépensé, plutôt que d’aller rendre visite à ma famille», regrette Céhinah.

Avoir un enfant, un frère ou une sœur dans l’hémisphère Nord est un motif de fierté. Pas besoin de travailler, le «Parisien» assure. Ainsi, les jouisseurs de la filière «famille à l’étranger», ceux qui fréquentent régulièrement les agences de transfert d’argent, ont plus de chances de séduire la gent féminine qu’un travailleur local. Cela sans compter les mariages arrangés entre maris du Nord et femmes du Sud. La preuve même qu’on peut s’aimer et se faire des cadeaux sans s’être jamais vu!

Certaines familles poussent le vice jusqu’au chantage. Les ancêtres maudiraient leurs descendants qui s’écartent du chemin de la solidarité. Il faut également tenir compte du fait que, dans bien des cas, la famille cotise pour payer le billet d’avion ou les passeurs. Quoi de plus normal que d’attendre un retour sur investissement?

La provenance des fonds n’a aucune importance

La pression familiale pousse certaines filles à la prostitution. Il suffit de traîner autour des quartiers chauds du XVIIIe arrondissement de Paris —de la gare du Nord à la porte de Clignancourt— pour croiser le chemin de ces péripatéticiennes venues d’Afrique. Les bisous exotiques se bradent ici pour des sommes allant de 10 à 30 euros. Il en faut des passes pour réunir les centaines d’euros à envoyer au bled.

Les bénéficiaires de la solidarité sont très peu regardants sur la provenance de l’argent. Ce qui compte, c’est de recevoir ses euros. Ils sont prêts à inventer des besoins pour recevoir une enveloppe plus importante. C’est ce que vit Romain, échafaudeur d’origine congolaise:

«Il y a quelques années, mon frère m’a appelé pour m’annoncer que sa femme était très malade. Il avait besoin d’argent pour l’emmener à l’hôpital. Pris de panique, j’ai couru vers une agence pour effectuer un transfert. J’apprendrais plus tard que ma belle-sœur n’avait jamais été malade. Mon frère avait inventé une histoire pour me soutirer de l’argent.»

Il ne faut surtout pas se plaindre lorsqu’on se rend compte de la supercherie. Vivre à l’étranger, c’est un peu comme avoir une source intarissable d’argent.

Il est fréquent qu’un émigré célibataire et sans enfants entretienne la famille de son frère qui a deux femmes et une flopée d’enfants.

Une solidarité qui reste informelle

Dans la chaîne de la solidarité, il vaut mieux être du côté de l’arrosé. Etre solidaire, c’est en quelque sorte accepter de se faire ruiner sans broncher. Les milliards des expatriés viennent combler un déficit causé par une gestion catastrophique de la chose publique sur tout le continent. Plutôt que de s’insurger et demander des comptes à ses dirigeants, l’Afrique fait porter le fardeau à sa diaspora.

Les millions de dollars envoyés de l’étranger ne créent-ils pas une culture de la dépendance plutôt que du travail et de la réalisation personnelle?

La question se pose sérieusement quand on sait que l’essentiel des fonds transférés sur le continent par les rescapés du bateau africain financent les petits besoins du quotidien, dans le cercle familial. Il n’a jamais été question d’investissements de masse sur des projets d’envergure, susceptibles de sortir le continent d’un marasme économique quasi-endémique.

Cédric Kalonji

Marine Le Pen, le CRIF, l’UEJF et radio J

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Radio J, la radio juive, avait invité Marine lE Pen à débattre sur ses ondes. Un fait sans précédent dans la famille Le Pen dont le père avait toujours été persona non grata sur radio J à cause de ses déclarations et positions antisémites.

L’annonce de l’invitation de Marine sur radio J avait été unanimement soulignée, pour ne pas dire saluée, par les médias. L’ouverture de radio J à la candidate du FN aux présidentielles était un évènement qui s’inscrivait dans l’actualité des sondages qui la placent devant les autres candidats et la sympathie que lui manifestent de plus en plus de françaises et de français. Radio J faisait son travail d’information et on se demandait à quel crible Marine serait passée et quelles réponses elle donnerait à une communauté inquiète de la progression de l’extrême droite, traditionnellement antisémite, en France et en Europe. L’émission promettait d’être intéressante à plusieurs titres.

Malheureusement, le CRIF et l’UEJF, les maitres à penser de la communauté juive ont interdit à radio J de recevoir la candidate du FN. Cette interdiction s’inscrit dans une politique de négation des répercussions du conflit israélo palestinien en France et de la montée des agressions entre juifs et musulmans qui affectent les jeunes et les classes moyennes qui vivent dans des quartiers où les deux communautés sont présentes en nombre. Les deux organisations refusent absolument de situer les conflits dans le cadre d’une guerre de religion.

Au cours de l’été 2010, alors que des agressions et des bagarres s’étaient succédées entre jeunes juifs et jeunes musulmans, des Juifs avaient manifesté rue Petit. Certains jeunes brandissaient des drapeaux israéliens et des personnes plus âgées témoignaient des incivilités et hostilités dont elles étaient la cible dans les immeubles sociaux où elles cohabitaient avec des musulmans. Des jeunes cadres de l’UEJF et de l’UPJF (Union des patrons juifs de France) étaient intervenus pour inciter les jeunes aux calme, faire disparaitre les drapeaux israéliens, demander aux jeunes (Bétar et sympathisants) d’enlever leur casque, ce qu’ils avaient fait immédiatement.

Dans les quartiers où s’étaient produits les affrontements entre jeunes juifs et musulmans, essentiellement des musulmans d’Afrique, des commerçants qualifiaient les évènements d’antisémites tout en refusant l’idée qu’il put s’agir de guerre de religion.

D’autre part, quand on discute avec les gens du quartier, quelle que soit leur conviction religieuse, philosophique ou politique, ils expriment leur irritation de voir les musulmans imposer leurs coutumes et modes de vie. Les adultes les plus âgées, surtout les femmes, manifestent leur révulsion face à la prolifération des voiles, quelle que soit leur longueur et leur couleur.

Il y a fort à parier que les gens qui sont irrités par l’islamisation de l’espace public ainsi que des incivilités et agressions à l’encontre de la population juive, éprouvent de la sympathie pour Marine le Pen qui a osé dire tout haut ce qu’ils pensaient tout bas. On ne peut douter que les classes moyennes d’obédience juive qui vivent quotidiennement les hostilités musulmanes s’apprêtent à voter pour Marine Le Pen qui, à ce jour, n’a jamais tenu des propos antisémites. Son intervention sur radio J aurait permis de s’en assurer et de la pousser dans ses retranchements. C’était courir le danger de lui apporter encore davantage de votes juifs.

Le CRIF et l’UEJF se sont rangés derrière les gens qui pensent, à l’image de Robert Badinter (interview sur France Inter en début de semaine) que stigmatiser les musulmans en les nommant « Français d’origine musulmane » lui rappelait l’époque sinistre où les « Français d’origine juive » étaient privés de droits et envoyés à la mort. Ce parallèle excessif et abusif reflète la pensée politiquement correcte de la classe des bobos UMPS qui persistent à nier des réalités qui font le quotidien du peuple de France.

Il est fort regrettable que, parmi les personnalités présidentiables, Marine le Pen soit la seule à appeler un chat un chat et, en la privant d’antenne sur radio J, on risque plutôt d’activer les fantasmes en sa faveur que le contraire.

Islam et analphabétisme

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Analphabétisme chez les femmes et les hommes, selon les régions, en %.

Les taux sont particulièrement élevés dans les pays musulmans. Au Moyen Orient et en Afrique du nord, il y a plus de deux femmes analphabètes pour un homme analphabète.

Amérique du Nord F1 H1

Union européenne F1,8  H1,5

Europe (hors UE) / Asie centrale F 2,8  H 0,9

Amérique latine / Caraïbes F11,9  H 10

Asie de l’Est / Pacifique F12,5  H 7,2

Moyen-Orient / Afrique du Nord F31,8  H 14,5

Afrique subsaharienne F47,4 H 30,3

Asie du Sud F50,4  H 30,6

Source : PNUD, 2007

Chronologie de l’égalité homme-femme : 200 ans de luttes

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Chronologie générale

  • Deux cents ans pour accéder à l’égalité de droit.
  • Soixante ans de citoyenneté à part entière…Ces dates de l’histoire des droits des femmes vous permettront de mesurer le chemin parcouru, d’en évaluer les avancées, mais aussi de pointer les faiblesses dans des domaines aussi divers que l’éducation, l’égalité professionnelle, la parité politique, la vie personnelle et familiale ou encore les mesures prises pour lutter contre les violences à l’égard des femmes.
  • 1792 : Sous la Convention, la loi du 20 septembre met en place le mariage civil et autorise le divorce par consentement mutuel.
  • 1836 : L’ordonnance du 23 juin organise l’enseignement primaire pour les filles.
  • 1861 : Après avoir bataillé plusieurs années, l’institutrice Julie Daubié est la première femme autorisée à se présenter au baccalauréat, qu’elle obtient en l’ayant préparé seule.
  • 1876 : Hubertine Auclert, journaliste et première suffragette, fonde l’association  » Le droit des femmes  » et se bat pour l’égalité politique.
  • 1900 : La loi du 1er décembre ouvre le barreau aux femmes : Jeanne Chauvin devient la première avocate.
  • 1907 : La loi du 13 juillet accorde aux femmes mariées la libre disposition de leur salaire.
  • 1909 : La loi institue un congé de maternité de huit semaines, sans rupture de contrat de travail mais sans traitement (en 1910, les institutrices obtiennent le maintien du traitement).
  • 1924 : Les programmes de l’enseignement secondaire ainsi que le baccalauréat deviennent identiques pour les filles et les garçons (décret du 25 mars).
  • 1936 : Le 4 juin, Cécile Brunschvicg, Suzanne Lacore et Irène Joliot-Curie sont nommées sous-secrétaires d’État (à l’Éducation nationale, la Protection de l’enfance et la Recherche scientifique) dans le gouvernement de Léon Blum.
    Le 30 juillet, la Chambre des députés se prononce pour la sixième et dernière fois pour le vote des femmes, par 495 voix contre 0. Le gouvernement s’abstient. Le Sénat n’inscrira jamais ce texte à son ordre du jour.
  • 1938 : Suppression de l’incapacité civile : les femmes peuvent s’inscrire à l’université sans l’autorisation de leur mari (loi du 18 février).
  • 1944 : L’ordonnance du 21 avril, signée du général de Gaulle, introduit le suffrage universel en permettant pour la première fois aux femmes de voter et d’être éligibles dans les mêmes conditions que les hommes.
  • 1946 : Pour la première fois une femme accède au perchoir : Madeleine Braun (communiste) est élue vice-présidente de l’Assemblée nationale (2ème Assemblée constituante). Andrée Viénot, sous-secrétaire d’État à la jeunesse et aux sports, est la première femme ministre sous la IVe République
    Le principe de l’égalité entre les femmes et les hommes dans tous les domaines est désormais inscrit dans le préambule de la Constitution. L’arrêté du 30 juillet supprime la notion de  » salaire féminin « .
  • 1947 : Dans le gouvernement de Robert Schuman, Germaine Poinso-Chapuis est la première femme nommée ministre (de la Santé publique et de la Population).
  • 1956 : Création le 8 mars de l’association « La Maternité heureuse » dont l’objectif est de défendre l’enfant désiré et de lutter contre l’avortement clandestin. Le Mouvement français pour le planning familial lui succède en 1960 et ouvre en 1961 le premier centre d’accueil du Mouvement français pour le planning familial à Grenoble.
  • 1965 : La loi du 13 juillet modifie le régime légal du mariage du couple se mariant sans contrat : les femmes peuvent gérer leurs biens propres et exercer une activité professionnelle sans le consentement de leur mari.
  • 1967 : Loi Neuwirth du 28 décembre 1967 : la contraception est autorisée. La publicité, interdite par la loi de 1920, n’est toujours pas autorisée en dehors des revues médicales.
  • 1970 : La loi du 4 juin 1970 relative à l’autorité parentale conjointe supprime la notion de « chef de famille » du Code civil. Le congé de maternité est indemnisé à 90 % par l’Assurance maternité au lieu de 50%.
  • 1972 : La loi du 22 décembre 1972 relative à l’égalité de rémunération entre les hommes et les femmes introduit le principe « à travail égal, salaire égal ». Mais en fait les écarts de rémunération et de revenus demeurent. Ouverture aux femmes des concours des grandes écoles. L’École polytechnique devient mixte : huit femmes sont reçues et l’une d’entre elles (Anne Chopinet) sera major de promotion.
  • 1974 : La loi du 4 décembre 1974 instaurera la gratuité et l’anonymat de la contraception dans les centres de planification pour les mineures.
  • 1975 : A l’initiative de l’ONU 1975 est l’année internationale de la femme. La première Conférence mondiale sur les femmes adoptera, en septembre 1975, à Mexico City, le premier programme d’action mondial en faveur de la promotion des femmes.
    La loi dite Veil autorise l’IVG pour une période probatoire de 5 ans.Ouverture du premier refuge pour femmes battues, à Clichy, qui porte le nom de  » Flora Tristan « , l’une des initiatrices du féminisme en France au XIXe siècle.
    La loi du 11 juillet 1975 instaure le divorce par consentement mutuel.
  • 1976 : La mixité devient obligatoire pour tous les établissements d’enseignements primaires et secondaires que par le décret du 28 décembre 1976 de la loi du 15 juin 1975 (dite Loi « René Haby »). Mais le premier lycée mixte avait ouvert ses portes en 1937 (Marcellin Berthelot, à St Maur)
  • 1977 : L’Assemblée générale Nations Unies officialise la Journée Internationale des Femmes (résolution 32/142), une journée pour célébrer les droits des femmes dans le monde entier.
  • 1979 : L’Assemblée générale des Nations Unies adopte la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes que la France ratifiera en 1983.
  • 1980 : La loi du 17 juillet 1980 prolonge le congé de maternité à 16 semaines et interdit le licenciement des femmes enceintes.
    La loi du 23 décembre sur la répression du viol en apporte une définition précise :  » Tout acte de pénétration sexuelle de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui, par violence, contrainte ou surprise est un viol  » (article 222.23 du code pénal).
  • 1982 : L’IVG est remboursée par la Sécurité sociale (loi du 31 décembre).
    Le Conseil constitutionnel censure une loi qui prévoyait un quota de 25 % de femmes dans les listes des élections municipales estimant que le principe d’égalité devant la loi à l’article premier « s’oppose à toute division par catégories des électeurs et des éligibles ».
  • 1983 : La loi du 13 juillet 1983 portant modification du code du travail et du code pénal (loi Roudy) établit l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes.
  • 1985 : L’article 2 de la loi de finances pour 1983 supprime la notion de chef de famille en matière fiscale et la loi du 23 décembre 1985 établit l’égalité des époux dans les régimes matrimoniaux et l’égalité des parents dans la gestion des biens et des enfants mineurs
  • 1986 : Une circulaire du Premier ministre du 11 mars 1986 vise à la féminisation des noms de métier, fonction, grade ou titre.L’Institut national de la langue française établie un guide pour les usagers contenant des recommandations relatives aux formes féminines les mieux adaptées à nos usages.
  • 1987 : La loi du 22 juillet 1987 instaure l’égalité des parents dans l’exercice de l’autorité parentale.
  • 1989 : Les pouvoirs publics affirment leur volonté de lutter contre les violences conjugales : lancement de la première campagne nationale d’information et création des commissions départementales d’action contre les violences faites aux femmes (circulaire du 12 octobre).
  • 1990 : La Cour de cassation reconnaît le viol entre époux (arrêt du 5 septembre).
  • 1992 : La loi du 22 juillet 1992, portant réforme des dispositions du Code Pénal (1994), mentionne expressément que la qualité de conjoint de la victime constitue une circonstance aggravante de l’infraction commise.La loi du 2 novembre définit l’abus d’autorité en matière sexuelle dans les relations de travail (harcèlement sexuel).
  • 1993 : La loi du 8 janvier affirme le principe de l’exercice conjoint de l’autorité parentale à l’égard de tous les enfants, quelle que soit la situation des parents (mariés, concubins, divorcés, séparés).La loi Neiertz du 27 janvier 1993 dépénalise l’auto-avortement et crée le délit d’entrave à l’IVG, suite aux attaques répétées de centres d’IVG par des commandos qui y sont hostiles.
  • 1995 : L’Organisation des Nations Unies organise la quatrième conférence mondiale sur les femmes à Pékin du 4 au 15 septembre 1995.A cette occasion, sont adoptés une Déclaration politique et un Programme d’action qui identifie 12 domaines critiques et définit des objectifs stratégiquesDécret du 18 octobre portant création d’un Observatoire de la parité entre les femmes et les hommes, placé auprès du Premier ministre ayant pour mission l’identification, l’évaluation et l’analyse des inégalités entre les sexes dans les domaines politique, économique et social, la production et la diffusion de données sur la situation des femmes aux niveaux national et international, l’élaboration de propositions, recommandations et avis tendant à promouvoir la mise en œuvre de la parité entre les femmes et les hommes.
  • 1999 : La révision du 23 juin 1999 (loi constitutionnelle du 8 juillet 1999) relative à l’égalité entre les hommes et les femmes a permis d’introduire à l’article 3 de la Constitution le principe selon lequel la loi « favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives. » L’article 4 de la Constitution précise que les partis politiques « contribuent à la mise en œuvre de ce principe dans les conditions déterminées par la loi ». Cette révision autorise ainsi des réformes législatives qui rendront effective une meilleure représentation des femmes en politique.La loi du 12 juillet 1999 crée des délégations parlementaires aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes à l’Assemblée nationale, au Sénat et au Conseil économique et social.
  • 2000 : Une convention interministérielle est signée le 25 février afin de mettre en œuvre une politique globale d’égalité des chances entre les filles et les garçons, les femmes et les hommes dans le système éducatif. Elle réunit les ministères de l’Education nationale, de la Recherche, de l’Agriculture, de la Parité et de l’Emploi, et ceux qui les ont rejoints par l’avenant du 8 mars 2002, les ministères chargés de la Culture, de l’Equipement et de la Justice.Le 6 juin 2000 la première loi dite sur « la parité » est promulguée. Elle contraint les partis politiques à présenter un nombre égal d’hommes et de femmes lors des scrutins de liste et prévoit une retenue sur la dotation financière des partis qui ne respecteront pas le principe de parité lors de la désignation des candidats pour les élections législatives.La loi du 10 juillet 2000 réforme les modes de scrutin des sénatoriales : les départements élisant 3 sénateurs et plus votent désormais par scrutin de liste (soit 2/3 des sénateurs). Le scrutin de liste ne concernait jusque là que les départements élisant cinq sénateurs et plus.La loi du 13 décembre 2000 relative à la contraception d’urgence autorise la délivrance sans ordonnance des contraceptifs d’urgence non susceptibles de présenter un danger pour la santé.
  • 2001 : Loi du 9 mai 2001, dite loi Génisson, sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes. Cette loi actualise et renforce la loi de 1983 en définissant les axes de sa mise en œuvre.La loi du 4 juillet 2001 relative à l’interruption volontaire de grossesse et à la contraception actualise la loi de 1967 relative à la contraception et celle de 1975 relative à l’avortement : suppression de l’autorisation parentale pour l’accès des mineures à la contraception, allongement du délai légal de recours à l’IVG, aménagement de l’autorisation parentale pour les mineures demandant une IVG, et élargissement du délit d’entrave.La loi du 6 novembre 2001 relative à la lutte contre les discriminations à l’emploi, qui précise notamment le régime juridique de la preuve et la notion de discrimination
  • 2002 : La loi de modernisation sociale du 17 janvier 2002 aborde, dans ses articles 168 à 180, la lutte contre le harcèlement moral au travail. Introduction dans le Code Pénal d’un délit, passible de trois ans de prison et de 45 000 euros d’amende, à l’encontre de celui qui sollicite, accepte ou obtient, « en échange d’une rémunération ou d’une promesse de rémunération, des relations de nature sexuelle de la part d’un mineur qui se livre à la prostitution. »Le décret du 3 mai 2002, relatif aux modalités de désignation, par l’administration, dans la fonction publique de l’Etat, des membres des jurys et des comités de sélection de ses représentants au sein des organismes consultatifs, prescrit de respecter une proportion minimale d’un tiers de personnes de chaque sexe.
  • 2003 : La loi n° 2003-6 du 3 janvier 2003 portant relance de la négociation collective en matière de licenciements économiques modifie deux articles relatifs au harcèlement sexuel et moral : Art. 4 : déplacement de la charge de la preuve et art. 5 : la médiation suppression dans le cadre du harcèlement sexuelLa loi du 11 avril 2003 réforme les modes de scrutin des élections régionales et européennes. L’alternance stricte entre hommes et femmes est instaurée pour les listes des élections régionales et confirmée pour les élections européennes. La loi introduit des sections départementales sur les listes régionales, et crée des eurorégions pour les européennes.
    La loi du 30 juillet 2003 réforme le mode de scrutin des sénatoriales en réservant l’application de la proportionnelle aux départements élisant 4 sénateurs et plus. Le scrutin uninominal, ne comportant aucune obligation paritaire aux yeux de la loi, concerne désormais la moitié des sièges sénatoriaux.Le décret n° 2003-1280 du 26 décembre 2003 portant application de la loi du 21 août 2003, portant réforme des retraitesmodifie les conditions du bénéfice de la majoration pour enfants. Les femmes assurées sociales se voient désormais attribuer une majoration de leur durée d’assurance d’un trimestre pour toute année durant laquelle elles ont élevé un enfant, dans la limite des huit trimestres par enfant.
  • 2004 : La signature par le patronat et les syndicats de l’accord national interprofessionnel du 1er mars 2004, relatif à la mixité et à l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes se décline en plusieurs points : réduire les inégalités salariales, faciliter l’accès à la formation professionnelle pour les femmes, faire en sorte que la maternité ou la parentalité ne freine pas les évolutions de carrière, mettre fin au déséquilibre entre les hommes et les femmes lors des recrutements.La loi n° 2004-228 du 15 mars 2004 encadre, en application du principe de laïcité, le port des signes ou de tenues manifestant une appartenance religieuse dans les écoles, collèges et lycées publics.La loi n° 2004-439 du 26 mai 2004 relative au divorce, (applicable à compter du 1er janvier 2005) simplifie les procédures et précise, dans son article 22, les dispositions relatives à la protection du conjoint victime de violences conjugales.
  • 2006 : La loi n° 2006-340 du 23 mars 2006 relative à l’égalité salariale entre les femmes et les hommes renforce les moyens et engagement concernant la suppression des écarts de rémunération entre les femmes et les hommes et la conciliation entre l’activité professionnelle et la vie familiale.
    La loi n° 2006-340 du 23 mars 2006 relative à l’égalité salariale entre les femmes et les hommes proposait notamment la mise en place de quotas pour faciliter l’accès des femmes aux responsabilités. Le Conseil Constitutionnel dans sa décision n°2006-533 DC du 16 mars 2006 a déclaré ces dispositions (articles 21 à 26) non conformes à la Constitution.La loi n° 2006-399 du 4 avril 2006 renforce la prévention et la répression des violences au sein du couple ou commises contre les mineurs en : élargissant le champ d’application de la circonstance aggravante à de nouveaux auteurs (pacsés et « ex »), à de nouvelles infractions (meurtres – viols – agressions sexuelles) ; facilitant l’éloignement de l’auteur de l’infraction du domicile de la victime ; reconnaissant le vol entre époux lorsqu’il démontre une véritable volonté du conjoint violeur d’assujettir sa victime.

    La convention interministérielle du 25 février 2000 est renouvelée le 29 juin 2006. Elle réunit les ministères de l’Emploi, de l’Education nationale, de la Justice, de l’Equipement, de l’Agriculture, de la Culture, de la Parité et de la Recherche

  • 2007 : La loi du 31 janvier 2007 impose une alternance stricte femmes-hommes dans la composition des listes électorales municipales (de 3500 habitants et plus) et introduit une obligation de parité dans les exécutifs régionaux et municipaux (de 3500 habitantes et plus). Elle augmente la pénalité financière encourue par les partis qui ne respectent pas la parité des investitures lors des élections législatives (75% de l’écart à la moyenne) et contraint les candidat-e-s aux élections cantonales à se présenter au côté d’un/e suppléant-e de l’autre sexe
  • 2008 : La loi constitutionnelle du 23 juillet 2008 modifie l’article 1er de la Constitution, désormais ainsi rédigé :
    « La loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu’aux responsabilités professionnelles et sociales ».La loi n° 2008-496 du 27 mai 2008 portant diverses dispositions d’adaptation au droit communautaire dans le domaine de lalutte contre les discriminations achève la transposition complète des textes européens en matière d’égalité de traitement (les directives 2006/54, 2004/113, 2002/73, 2000/78 et 2000/43). Elle définit les notions de discrimination directe et indirecte, assimile les faits de harcèlement moral et sexuel aux discriminations et renforce la protection des victimes.
  • 2009La Convention CEDEF/CEDAW a été adoptée 30 ans plus tôt le 18 décembre 1979.
  • 2010Pékin + 15 : La 54ème session de la Commission de la Condition de la Femme (CCF/CSW), du 1er au 13 mars 2010, sera consacrée au suivi de la mise en œuvre des objectifs stratégiques du Programme d’action de Pékin, 15 ans après son adoption.
  • Sources : Sites de l’Observatoire de la parité, du Service des droits des femmes et de l’Assemblée nationale.

Education

  • 1836 : L’ordonnance du 23 juin organise l’enseignement primaire pour les filles.
  • 1861 : Après avoir bataillé plusieurs années, l’institutrice Julie Daubié est la première femme autorisée à se présenter au baccalauréat, qu’elle obtient en l’ayant préparé seule.
  • 1924 : Les programmes de l’enseignement secondaire ainsi que le baccalauréat deviennent identiques pour les filles et les garçons (décret du 25 mars).
  • 1972 : Ouverture aux femmes des concours des grandes écoles. L’École polytechnique devient mixte : huit femmes sont reçues et l’une d’entre elles (Anne Chopinet) sera major de promotion.
  • 1976 : La mixité devient obligatoire pour tous les établissements d’enseignements primaires et secondaires que par le décret du 28 décembre 1976 de la loi du 15 juin 1975 (dite Loi « René Haby »). Mais le premier lycée mixte avait ouvert ses portes en 1937 (Marcellin Berthelot, à St Maur)
  • 2000 : Une convention interministérielle est signée le 25 février afin de mettre en œuvre une politique globale d’égalité des chances entre les filles et les garçons, les femmes et les hommes dans le système éducatif. Elle réunit les ministères de l’Education nationale, de la Recherche, de l’Agriculture, de la Parité et de l’Emploi, et ceux qui les ont rejoints par l’avenant du 8 mars 2002, les ministères chargés de la Culture, de l’Equipement et de la Justice.
  • 2006 : La convention interministérielle du 25 février 2000 est renouvelée le 29 juin 2006. Elle réunit les ministères de l’Emploi, de l’Education nationale, de la Justice, de l’Equipement, de l’Agriculture, de la Culture, de la Parité et de la Recherche.

Egalité professionnelle

  • 1900 : La loi du 1er décembre ouvre le barreau aux femmes : Jeanne Chauvin devient la première avocate.
  • 1972 : La loi du 22 décembre de 1972 relative à l’égalité de rémunération entre les hommes et les femmes introduit le principe « à travail égal, salaire égal ». Mais en fait les écarts de rémunération et de revenus demeurent.
  • 1983 : La loi du 13 juillet 1983 portant modification du code du travail et du code pénal (loi Roudy) établit l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes.
  • 2001 : Loi du 9 mai 2001, dite loi Génisson, sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes. Cette loi actualise et renforce la loi de 1983 en définissant les axes de sa mise en œuvre.
    La loi du 6 novembre 2001 relative à la lutte contre les discriminations à l’emploi, qui précise notamment le régime juridique de la preuve et la notion de discrimination
  • 2003 : Le décret n° 2003-1280 du 26 décembre 2003 portant application de la loi du 21 août 2003, portant réforme des retraites modifie les conditions du bénéfice de la majoration pour enfants. Les femmes assurées sociales se voient désormais attribuer une majoration de leur durée d’assurance d’un trimestre pour toute année durant laquelle elles ont élevé un enfant, dans la limite des huit trimestres par enfant.
  • 2004 : La signature par le patronat et les syndicats de l’accord national interprofessionnel du 1er mars 2004, relatif à la mixité et à l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes se décline en plusieurs points : réduire les inégalités salariales, faciliter l’accès à la formation professionnelle pour les femmes, faire en sorte que la maternité ou la parentalité ne freine pas les évolutions de carrière, mettre fin au déséquilibre entre les hommes et les femmes lors des recrutements.
  • 2006 : La loi n° 2006-340 du 23 mars 2006 relative à l’égalité salariale entre les femmes et les hommes renforce les moyens et engagement concernant la suppression des écarts de rémunération entre les femmes et les hommes et la conciliation entre l’activité professionnelle et la vie familiale.
    La loi n° 2006-340 du 23 mars 2006 relative à l’égalité salariale entre les femmes et les hommes proposait notamment la mise en place de quotas pour faciliter l’accès des femmes aux responsabilités. Le Conseil Constitutionnel dans sa décision n°2006-533 DC du 16 mars 2006 a déclaré ces dispositions (articles 21 à 26) non conformes à la Constitution.
  • 2008 : La loi constitutionnelle du 23 juillet 2008 modifie l’article 1er de la Constitution, désormais ainsi rédigé :
    « La loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu’aux responsabilités professionnelles et sociales ».

Parité politique

  • 1936 : Le 4 juin, Cécile Brunschvicg, Suzanne Lacore et Irène Joliot-Curie sont nommées sous-secrétaires d’État (à l’Éducation nationale, la Protection de l’enfance et la Recherche scientifique) dans le gouvernement de Léon Blum.
    Le 30 juillet, la Chambre des députés se prononce pour la sixième et dernière fois pour le vote des femmes, par 495 voix contre 0. Le gouvernement s’abstient. Le Sénat n’inscrira jamais ce texte à son ordre du jour.
  • 1944 : L’ordonnance du 21 avril, signée du général de Gaulle, introduit le suffrage universel en permettant pour la première fois aux femmes de voter et d’être éligibles dans les mêmes conditions que les hommes.
  • 1946 : Pour la première fois une femme accède au perchoir : Madeleine Braun (communiste) est élue vice-présidente de l’Assemblée nationale (2ème Assemblée constituante). Andrée Viénot, sous-secrétaire d’État à la jeunesse et aux sports, est la première femme ministre sous la IVe République.
  • 1947 : Dans le gouvernement de Robert Schuman, Germaine Poinso-Chapuis est la première femme nommée ministre (de la Santé publique et de la Population).
  • 1982 : Le Conseil constitutionnel censure une loi qui prévoyait un quota de 25 % de femmes dans les listes des élections municipales estimant que le principe d’égalité devant la loi à l’article premier « s’oppose à toute division par catégories des électeurs et des éligibles ».
  • 1999 : La révision du 23 juin 1999 (loi constitutionnelle du 8 juillet 1999) relative à l’égalité entre les hommes et les femmes a permis d’introduire à l’article 3 de la Constitution le principe selon lequel la loi « favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives. » L’article 4 de la Constitution précise que les partis politiques « contribuent à la mise en œuvre de ce principe dans les conditions déterminées par la loi ». Cette révision autorise ainsi des réformes législatives qui rendront effective une meilleure représentation des femmes en politique.
  • 2000 : Le 6 juin 2000 la première loi dite sur « la parité » est promulguée. Elle contraint les partis politiques à présenter un nombre égal d’hommes et de femmes lors des scrutins de liste et prévoit une retenue sur la dotation financière des partis qui ne respecteront pas le principe de parité lors de la désignation des candidats pour les élections législatives.La loi du 10 juillet 2000 réforme les modes de scrutin des sénatoriales : les départements élisant 3 sénateurs et plus votent désormais par scrutin de liste (soit 2/3 des sénateurs). Le scrutin de liste ne concernait jusque là que les départements élisant cinq sénateurs et plus.
  • 2003 : La loi du 11 avril 2003 réforme les modes de scrutin des élections régionales et européennes. L’alternance stricte entre hommes et femmes est instaurée pour les listes des élections régionales et confirmée pour les élections européennes. La loi introduit des sections départementales sur les listes régionales, et crée des eurorégions pour les européennes.
    La loi du 30 juillet 2003 réforme le mode de scrutin des sénatoriales en réservant l’application de la proportionnelle aux départements élisant 4 sénateurs et plus. Le scrutin uninominal, ne comportant aucune obligation paritaire aux yeux de la loi, concerne désormais la moitié des sièges sénatoriaux.
  • 2007 : La loi du 31 janvier 2007 impose une alternance stricte femmes-hommes dans la composition des listes électorales municipales (de 3500 habitants et plus) et introduit une obligation de parité dans les exécutifs régionaux et municipaux (de 3500 habitantes et plus). Elle augmente la pénalité financière encourue par les partis qui ne respectent pas la parité des investitures lors des élections législatives (75% de l’écart à la moyenne) et contraint les candidat-e-s aux élections cantonales à se présenter au côté d’un/e suppléant-e de l’autre sexe

Vie personnelle et familiale

  • 1792 : Sous la Convention, la loi du 20 septembre met en place le mariage civil et autorise le divorce par consentement mutuel.
  • 1909 : La loi institue un congé de maternité de huit semaines, sans rupture de contrat de travail mais sans traitement (en 1910, les institutrices obtiennent le maintien du traitement).
  • 1956 : Création le 8 mars de l’association « La Maternité heureuse » dont l’objectif est de défendre l’enfant désiré et de lutter contre l’avortement clandestin. Le Mouvement français pour le planning familial lui succède en 1960 et ouvre en 1961 le premier centre d’accueil du Mouvement français pour le planning familial à Grenoble.
  • 1965 : La loi du 13 juillet modifie le régime légal du mariage du couple se mariant sans contrat : les femmes peuvent gérer leurs biens propres et exercer une activité professionnelle sans le consentement de leur mari.
  • 1967 : Loi Neuwirth du 28 décembre : la contraception est autorisée. La publicité, interdite par la loi de 1920, n’est toujours pas autorisée en dehors des revues médicales.
  • 1970 : La loi du 4 juin 1970 relative à l’autorité parentale conjointe supprime la notion de « chef de famille » du Code civil. Le congé de maternité est indemnisé à 90 % par l’Assurance maternité au lieu de 50%.
  • 1974 : La loi du 4 décembre 1974 instaurera la gratuité et l’anonymat de la contraception dans les centres de planification pour les mineures.
  • 1975 : La loi dite Veil autorise l’IVG pour une période probatoire de 5 ans. La loi du 11 juillet 1975 instaure le divorce par consentement mutuel.
  • 1980 : La loi du 17 juillet 1980 prolonge le congé de maternité à 16 semaines et interdit le licenciement des femmes enceintes.
  • 1982 : L’IVG est remboursée par la Sécurité sociale (loi du 31 décembre).
  • 1985 : L’article 2 de la loi de finances pour 1983 supprime la notion de chef de famille en matière fiscale et la loi du 23 décembre 1985 établit l’égalité des époux dans les régimes matrimoniaux et l’égalité des parents dans la gestion des biens et des enfants mineurs
  • 1987 : La loi du 22 juillet 1987 instaure l’égalité des parents dans l’exercice de l’autorité parentale.
  • 1993 : La loi du 8 janvier affirme le principe de l’exercice conjoint de l’autorité parentale à l’égard de tous les enfants, quelle que soit la situation des parents (mariés, concubins, divorcés, séparés).La loi Neiertz du 27 janvier 1993 dépénalise l’auto-avortement et crée le délit d’entrave à l’IVG, suite aux attaques répétées de centres d’IVG par des commandos qui y sont hostiles.
  • 2000 : La loi du 13 décembre 2000 relative à la contraception d’urgence autorise la délivrance sans ordonnance des contraceptifs d’urgence non susceptibles de présenter un danger pour la santé.
  • 2001 : La loi du 4 juillet 2001 relative à l’interruption volontaire de grossesse et à la contraception actualise la loi de 1967 relative à la contraception et celle de 1975 relative à l’avortement : suppression de l’autorisation parentale pour l’accès des mineures à la contraception, allongement du délai légal de recours à l’IVG, aménagement de l’autorisation parentale pour les mineures demandant une IVG, et élargissement du délit d’entrave.
  • 2004 : La loi n° 2004-228 du 15 mars 2004 encadre, en application du principe de laïcité, le port des signes ou de tenues manifestant une appartenance religieuse dans les écoles, collèges et lycées publics.La loi n°2004-439 du 26 mai 2004 relative au divorce, (applicable à compter du 1er janvier 2005) simplifie les procédures et précise, dans son article 22, les dispositions relatives à la protection du conjoint victime de violences conjugales.

Violences à l’égard des femmes

  • 1975 : Ouverture du premier refuge pour femmes battues, à Clichy, qui porte le nom de  » Flora Tristan « , l’une des initiatrices du féminisme en France au XIXe siècle.
  • 1980 : La loi du 23 décembre sur la répression du viol en apporte une définition précise :  » Tout acte de pénétration sexuelle de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui, par violence, contrainte ou surprise est un viol  » (article 222.23 du code pénal).
  • 1989 : Les pouvoirs publics affirment leur volonté de lutter contre les violences conjugales : lancement de la première campagne nationale d’information et création des commissions départementales d’action contre les violences faites aux femmes (circulaire du 12 octobre).
  • 1990 : La Cour de cassation reconnaît le viol entre époux (arrêt du 5 septembre).
  • 1992 : La loi du 22 juillet 1992, portant réforme des dispositions du Code Pénal (1994), mentionne expressément que la qualité de conjoint de la victime constitue une circonstance aggravante de l’infraction commise.La loi du 2 novembre définit l’abus d’autorité en matière sexuelle dans les relations de travail (harcèlement sexuel).
  • 2002 : La loi de modernisation sociale du 17 janvier 2002 aborde, dans ses articles 168 à 180, la lutte contre le harcèlement moral au travail. Introduction dans le Code Pénal d’un délit, passible de trois ans de prison et de 45 000 euros d’amende, à l’encontre de celui qui sollicite, accepte ou obtient, « en échange d’une rémunération ou d’une promesse de rémunération, des relations de nature sexuelle de la part d’un mineur qui se livre à la prostitution. »
  • 2003 : La loi n° 2003-6 du 3 janvier 2003 portant relance de la négociation collective en matière de licenciements économiques modifie deux articles relatifs au harcèlement sexuel et moral : Art. 4 : déplacement de la charge de la preuve et art. 5 : la médiation suppression dans le cadre du harcèlement sexuel
  • 2006 : La loi n° 2006-399 du 4 avril 2006 renforce la prévention et la répression des violences au sein du couple ou commises contre les mineurs en : élargissant le champ d’application de la circonstance aggravante à de nouveaux auteurs (pacsés et « ex »), à de nouvelles infractions (meurtres – viols – agressions sexuelles) ; facilitant l’éloignement de l’auteur de l’infraction du domicile de la victime ; reconnaissant le vol entre époux lorsqu’il démontre une véritable volonté du conjoint violeur d’assujettir sa victime.

Source : http://www.observatoire-parite.gouv.fr/portail/chronologies_egalite.htm

Zemmour condamné : feu vert pour le racisme anti blanc

Je n’apprécie pas souvent Eric Zemmour. C’est un sexiste triomphant, un épouvantable macho qui a donné de nombreuses occasions d’être jugé pour discrimination sexiste et diffamation de la gens féminine. Mais qui s’en soucie? les femmes ne sont pas des hommes au sens des droits de « l’homme ».

Je n’aime pas non plus les mots convenus, les facilités de style, le parti pris systématique et je considère qu’il faut peu de dignité à un individu pour accepter de jouer les boute en train d’une émission dans laquelle l’animateur a besoin de faire valoir pour se faire la part belle.

Par contre, j’estime qu’il faut beaucoup de courage pour exprimer des idées à contre courant dans le monde lisse, consensuel, opportuniste, politiquement correct des médias.

Sur ce coup, Eric Zemmour a osé dire tout haut ce que tout le monde pense parce que les citoyens sont de plus en plus nombreux à subir des incivilités, des agressions, des violences commises par des noirs ou des arabes. Même si les médias ont pris le parti de ne plus donner le nom des agresseurs pour dissimuler leur appartenance, le peuple sait que dans la plupart des cas, ils se prénomment Mohamed, Rachid ou Aziz.

J’ai été personnellement agressée physiquement ou verbalement par des noirs ou des arabes. Suis-je raciste de le dire?

Les dragues les plus collantes, les plus agressives, les plus obscènes, les plus importunes que j’ai eu à subir en tant que femme ont été le fait d’hommes noirs ou arabes. Suis-je raciste quand je décris la réalité?

J’ai vu de mes propres yeux des noirs encapuchonnés descendre en groupes constitués dans des manifestations pour casser du blanc, sans que la police intervienne. Suis-je passible de délit de racisme parce que je dis ce que je vois?

D’autres l’ont d’ailleurs filmé le 23 mars 2006 lors d’une manif anti-CPE où des dizaines de lycéens ont été tabassés et dévalisés par des hordes d’encapuchonnés :

http://www.racismeantiblanc.bizland.com/silenceselectif/bid80_02medias.htm


L’agression d’un blanc dans un bus par des « bronzés » encapuchonnés éructant des injures racistes « sale français de merde », a été filmée par le système de surveillance du bus mais censurée en France. On ne peut la voir que sur des sites étrangers.

http://www.metacafe.com/watch/2667912/agression_dun_blanc_par_des_racailles/

Le plus choquant dans la condamnation de Zemmour est le deux poids deux mesures. Le racisme anti blanc n’est jamais condamné. On attend toujours la condamnation de Houria Bouteldja, porte parole des Indigènes de la république comme on attend celle des rappeurs qui insultent les français et surtout les françaises et incitent à la violence contre la France qu’ils niquent https://laconnectrice.wordpress.com/2011/02/09/valeurs-de-fra…s-intouchables/Je récapitulais leurs incitations à la violence, au vol et au viol dans l’article ci-dessus.

Les conséquences des propos de Zemmour seront au pire politiques mais les conséquences des exhortations des Bouteldja, Booba et leurs semblables sont concrètes, quotidiennes et perceptibles par tout un chacun. L’impact des propos de Zemmour est essentiellement médiatique. D’autre part, il ne donne pas de conseils comme le font les racistes anti blancs, il ne pousse pas explicitement à l’action. Il n’y a pas de corrélation directe entre des actes racistes et les propos de Zemmour alors qu’il y en a une entre les paroles des rappeurs et celles des « djeuns » qui reprennent exactement leurs propos en frappant des blancs.

Examinons les arguments des juges tels qu’ils sont rapportés dans Libération:

SOCIÉTÉ 18/02/2011 À 14H23 (MISE À JOUR LE 19/02/2011 À 09H20)Eric Zemmour condamné pour provocation à la haine raciale

Etre chroniqueur sur RTL, I-télé, France 2 et au Figaro, n’autorise pas à légitimer les contrôles au faciès et la discrimination à l’embauche: c’est le message que le tribunal de Paris a fait passer vendredi à Eric Zemmour, en le sanctionnant pour ses propos extrêmement controversés sur les«Noirs et les Arabes».

La 17e chambre du tribunal correctionnel a condamné le journaliste à 1.000 euros d’amende avec sursis dans une affaire l’opposant au Mrap, SOS Racisme et la Licra, et à une peine identique dans un dossier initié par l’UEJF et J’accuse…

…Les propos incriminés remontent au 6 mars 2010. Dans l’émission de Thierry Ardisson «Salut les terriens», diffusée sur Canal+, il avait lâché, après une intervention sur les contrôles au faciès: «Mais pourquoi on est contrôlé 17 fois? Pourquoi? Parce que la plupart des trafiquants sont noirs et arabes, c’est comme ça, c’est un fait». Décidément en grande forme, le même jour, sur France Ô, il avait estimé, en réponse à une question qui lui était posée, que les employeurs «ont le droit» de refuser des Arabes ou des Noirs.

Certaines associations se plaignaient d’une «diffamation à caractère racial», d’autres avaient attaqué en «provocation à la discrimination raciale».

«Il a dépassé les limites autorisées du droit à la liberté d’expression»

Vendredi, le tribunal a relaxé le chroniqueur des faits de diffamation. En effet, écrit-il, «malgré le caractère abrupt et sans nuance du propos, qui a pu choquer de nombreuses personnes», le passage sur les trafiquants«n’est pas diffamatoire»: Eric Zemmour «n’affirme ni ne sous-entend l’existence d’un lien de causalité avéré ou possible entre l’origine ou la couleur de peau et une surreprésentativité prétendue parmi les trafiquants».

En revanche, le tribunal a considéré que le polémiste avait bien incité à la discrimination raciale car, «par cette phrase catégorique et péremptoire, il justifie directement et clairement les contrôles, aussi arbitraires que systématiques, envers certaines catégories de population».

Ces controles « au facies » sont justifiés par la police elle-même et le Ministère de l’intérieur, préfets de police compris, pour la bonne raison qu’ils sont en prise directe avec la réalité de la délinquance et qu’ils faudrait qu’ils soient aveugles pour ne pas voir la couleur de peau des gens qu’ils interpellent en flagrant délit.

Si certains contrôles peuvent être considérés comme réellement arbitraires et systématiques, dans la mesure où la police a pour consignes d’effectuer des contrôles aléatoires, il lui faut bien des critères de choix ou alors elle contrôle systématiquement tout le monde sans parti pris. Contrôler tout le monde est matériellement impossible et si cela l’était, alors nous ne serions plus en France, nous ne serions plus dans un pays démocratique mais dans une dictature et un état policier, à l’image de ceux qui, dans le monde arabe, sont actuellement en mauvaise posture.

Concernant ses propos sur la discrimination à l’embauche, les magistrats ont jugé que le prévenu ne pouvait «légitimer une pratique illégale, en la présentant comme licite.» En d’autres termes, écrivent-ils, Eric Zemmour a «dépassé les limites autorisées du droit à la liberté d’expression» et ce d’autant plus que c’est «un professionnel des médias et de l’expression (…) qui revendique la maîtrise des mots et de leur portée».

La discrimination à l’embauche existe pour les femmes, sans que personne ne s’en émeuve. Les femmes, ces poules pondeuses qui risquent de tomber en cloque et feraient mieux de s’occuper de leurs moutards. Un consensus général tient cette discrimination pour normale

Un patron a le droit de choisir ses employés dans une marge raisonnable qui respecte le droit du travail. Il a le droit de ne pas employer des gens qui vont réclamer du halal à la cantine, des WC à la turque, une salle de prière et des pauses 5 fois par jour pour prier, des espaces de repos séparés pour hommes et femmes et le droit de ne pas serrer la main des clients quand ils ne sont pas de même sexe ainsi que celui de porter le voile ou la djellaba.

«Consternation» de Mariani (UMP)

Le secrétaire d’Etat aux Transports, Thierry Mariani, a exprimé sa«consternation». Aussi conseiller politique à l’UMP, il déplore «que les professionnels de l’antiracisme préfèrent se constituer partie civile, plutôt que d’assumer un débat public à la loyale» et redoute qu’une «gauche morale durablement discréditée» cherche «à imposer un climat permanent de chasse aux sorcières»…

…Il n’y a pas de lieu dans la société française où les propos racistes peuvent se tenir impunément», lui répondait le conseil de SOS Racisme, Me Patrick Klugman, soutenu par l’avocat du Mrap, Me Pierre Mairat, qui saluait «une victoire de la République», tandis que la Licra s’est «félicitée»de la décision. Selon eux, Eric Zemmour ne pourra plus proférer de telles paroles «sans savoir que ce qu’il dit est un délit et non une opinion»…

Malheureusement, il y a bien des lieux où les propos racistes peuvent se tenir impunément, comme les plateaux TV où passent Houria Bouteldja et Dieudonné, les salles où se produisent les rappeurs racistes, les librairies qui vendent « Nique la France » et les disques des rappeurs racistes.

On peut se dénommer « nique ta mère », on peut tenir les propos les plus misogynes, les plus machistes sans que nos droits de l’hommiste ne s’en offusquent. Mais le sexisme n’est pas un délit puisque lors du vote de la loi anti raciste, les sénateurs et députés ont refusé de l’inclure dans la loi. Deux poids, deux mesures.

On peut aussi chanter que les flics sont des porcs, en toute liberté, sachant que ces propos sont une incitation à la haine qui a des conséquence tangibles lors des interventions de police: tirs, caillassage, lancers de cocktails molotov, agressions, incendie de commissariats et de voitures de police.

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