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Archives de Catégorie: violence sexuelles

Viol sur mineur. Comprendre le projet de loi

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L’article 2 du projet de loi sur la protection des mineurs a été approuvé en première lecture par l’Assemblée nationale la nuit dernière -15-16/05/2018-. Le site officiel du gouvernement explique comment l’article renforce la sanction contre le viol de mineur https://www.gouvernement.fr/argumentaire/projet-de-loi-contre-les-violences-sexistes-et-sexuelles-comment-l-article-2-renforce

« Notre objectif, c’est d’éviter les acquittements d’agresseurs sexuels.Trouver par tout moyen une manière de les faire condamner« , a déclaré Marlène Schiappa à l’Assemblée nationale le 14 mai 2018.

La vidéo de RTL, ci-dessous, laisse entendre clairement les arguments de la députée LREM rapporteure du projet et ceux d’un opposant qui craint que l’article 2 ne favorise, comme c’est déjà le cas, la correctionnalisation des violeur au lieu de leur criminalisation devant la Cour d’assises. Mon avis est que le degré « d’atteinte sexuelle » sur mineur reposera entièrement entre les mains de l’expert et du juge et que si l’on ne manque pas d’experts, on manque cruellement de juges, de greffiers et de sessions dans les tribunaux.

Désormais, il convient de suivre attentivement les affaires « d’atteinte sexuelle » sur mineur de 15 ans afin de voir si elles passent devant le tribunal correctionnel ou devant la cour d’assises. Si la correctionnalisation domine, alors j’espère que les nombreux opposants à l’article 2 feront entendre leur voix. Dura Lex sed Lex. Malheureusement, beaucoup de lois contre la discrimination des femmes ne sont pas appliquées et parfois les décrets d’application ne sont même pas écrits et encore moins diffusés.

Adopter un projet de loi n’est pas voter cette loi. Pour l’instant, la loi contre les violences sexistes et sexuelles a été seulement adopté par les députés, maintenant elle doit passer devant les sénateurs et retourner à l’Assemblée nationale pour être définitivement adoptée. Ce n’est pas demain la veille qu’elle sera appliquée. Une fois de plus, les femmes doivent compter sur leurs propres forces pour se protéger du harcèlement et des violences sexuelles.

Dans l’article ci-dessous, l’expert Sébastien Jallamion explique et compare la loi sur la protection des mineurs avant et après sa modification. On notera qu’il fait confiance à l’expert pour évaluer la nature de « l’atteinte sexuelle ». Or un expert n’en est pas moins homme et doté de subjectivité. Qu’est-il prévu pour le choix de l’expert ?

La Connectrice

Projet de loi : le viol est un crime, et il le restera

Publié le 15 mai 2018 – par  – 10 commentaires – 418 vues

Alors que le projet de Loi renforçant la lutte contre les violences sexuelles et sexistes est présenté cette semaine à l’Assemblée nationale, des voix se sont élevées pour crier au scandale, allant jusqu’à affirmer que le gouvernement envisageait de faire du viol sur mineur un délit. Le hashtag #LeViolEstUnCrime a commencé à se répandre de façon virale sur les réseaux sociaux, une pétition en ligne soutenue par « 200 personnalités » s’est mise à circuler allègrement, et les médias traditionnels se sont emparés du sujet, relayant la demande faite au gouvernement de retirer « l’article 2 du projet de Loi ».

Ayant exercé une partie de mes fonctions en étant OPJ à la brigade de protection de l’enfance et de répression des agressions sexuelles de la sûreté départementale du Rhône, mais aussi en tant que citoyen concerné comme tout un chacun par la gravité de ces allégations, je suis donc allé vérifier par moi-même ce que contenait ce projet de Loi, en particulier son article 2 dont tant de personnes demandent le retrait.

Et là, je suis resté sans voix. Non pas parce que j’y ai trouvé quoi que ce soit remettant en cause le crime de viol sur mineur, mais au contraire parce que j’ai pris conscience de la facilité avec laquelle des personnes de mauvaises foi ou n’ayant pas la moindre notion de droit pénal sont capables de dire tout et n’importe quoi sans que personne ne dénonce leur imposture.

Afin de bien expliquer de quoi il retourne, et pour plus de simplicité, j’ai rédigé cette synthèse :

Ainsi, chacun peut constater qu’il n’est aucunement question de remettre en cause le crime de viol sur mineur, et qu’au contraire les dispositions prévues dans le projet de Loi sont susceptibles de permettre, si elles sont adoptées, à la Justice de pouvoir qualifier de viol les cas où la victime n’a fait l’objet ni de menaces ni de violences en considérant que le défaut de maturité, l’abus d’ignorance ou de discernement sont assimilables à une contrainte morale ou à une surprise.

D’où vient donc cette levée de boucliers ? J’ai rapidement compris en dialoguant avec des internautes : tout vient du vocable « pénétration » employé pour modifier les peines encourues dans le délit d’atteinte sexuelle sur mineur de 15 ans. Ainsi, j’ai pu constater le nombre impressionnant de personnes qui ignorent qu’en l’état actuel de notre législation, une relation sexuelle d’un adulte (n’ayant pas autorité sur la victime) avec un mineur de 15 ans, y compris avec pénétration, effectué sans violence, menace, contrainte ni surprise est un délit puni au maximum de 5 ans d’emprisonnement et de 5.000 euros d’amende, et que l’article 2 du projet de Loi dont ils demandent le retrait permet d’aggraver la peine encourue.

Prenons un exemple : si une majeure (appelons-là Brigitte), a un rapport sexuel consenti avec un mineur de 15 ans (appelons-le Emmanuel) elle encourt 5 ans d’emprisonnement et 5.000 euros d’amende. Si l’art. 2 du projet de Loi est adopté, ce sera 10 ans et 150.000 euros d’amende.

En espérant que ces personnages fictifs dont les prénoms ont été choisis au hasard dans le calendrier permettront au plus grand nombre de comprendre ce qu’est le délit d’atteinte sexuelle…

Sébastien JALLAMION 

Pour en savoir plus

…Comme à l’accoutumée quand il s’agit de droits des femmes, l’Hémicycle était très clairsemé au début de l’examen de la loi contre les violences sexuelles et sexistes. Les tensions et le rejet de l’article 2 par l’ensemble des groupes parlementaires hors LREM ont battu le rappel au fil des débats. Au final, dans la nuit du mercredi 16 au jeudi 17 mai, la loi a été approuvée en première lecture à 115 voix pour, 29 contre et 25 abstentions au sein d’une Assemblée Nationale qui compte 577 députés.

Sur trois des quatre articles de la loi, le consensus est resté quasiment intact. Le premier allonge le délai de prescription des crimes sexuels, qui passe de 20 à 30 ans après la majorité. Le troisième pénalise davantage le « cyberharcèlement » et notamment les attaques concertées contre une même victime. Et le quatrième crée une contravention « d’outrage sexiste » pour les faits de harcèlement dans l’espace public, passible d’une amende immédiate de 90 euros minimum et éventuellement d’un stage de civisme. 

C’est sur l’article 2 que les batailles se sont fixées, dans un débat opposant une certaine forme de pragmatisme à la défense de principes, souvent dans un dialogue de sourds.

La « présomption de non-consentement » initialement prévue dans la loi ayant été abandonnée en ces termes-là pour risque d’inconstitutionnalité, une nouvelle rédaction du texte a fait l’objet d’une fronde contre la «correctionnalisation du viol.»

Voir : Le projet de loi sur les violences sexistes et sexuelles contesté

Pour contourner la difficulté constitutionnelle, la loi a prévu un nouveau « délit aggravé d’atteinte sexuelle avec pénétration». Ce qui, craignent les opposants à cette disposition, va faire basculer nombre de cas dans la qualification de « délit ». Mais des délits sanctionnés plus durement qu’avant.

Sur la question de l’âge de la victime : ne pouvant plus être considéré en soi comme un fait constitutif de viol, le texte indique que la contrainte morale ou la surprise « sont caractérisées par l’abus de vulnérabilité de la victime ne disposant pas du discernement nécessaire pour consentir à ces actes. » Ce qui, reprochent les associations, risque de conduire les victimes à devoir faire la démonstration de leur vulnérabilité devant les tribunaux. Exit la présomption de non consentement stricto sensu…

...Les analyses et amendements portés demeurent valables sur l’ensemble du texte, et notamment sur l’article 2, dont l’objectif initial était de mieux protéger les mineur.e.s des violences sexuelles, ainsi que le recommandait le Haut Conseil dans son Avis pour une juste condamnation sociétale et judiciaire du viol et autres agressions sexuelles (2016).

Or, en l’état :
1. Le texte augmente le risque de déqualification de viols en atteintes sexuelles, certes condamnées plus fermement, mais ne reconnaissant pas le crime qu’est un viol, étape pourtant essentielle pour les victimes.
2. Le texte fait toujours porter sur la victime la preuve du crime qu’elle a subi, en laissant aux juges l’appréciation, au cas par cas, de l’absence de discernement de la victime mineure.
3. Le texte n’a pas la portée pédagogique visée, puisqu’il ne fixe pas un interdit absolu aux adultes de ne pas pénétrer sexuellement les enfants.

Par conséquent, le HCE renouvelle sa recommandation et maintient qu’il est conforme à l’impératif de protection des enfants et à nos principes fondamentaux que la loi reconnaisse :
– Qu’un.e enfant de moins de 13 ans n’a jamais le discernement lui permettant d’accepter ou de refuser un rapport sexuel ;
– Qu’un adulte ne peut ignorer ceci.

Le HCE souhaite que ses propositions viennent nourrir le débat public et le travail des parlementaires.

 

Revue de presse aléatoire et subjective

Publié le

 

  • On a retrouvé l’identité de la scientifique inconnue photographiée lors d’une Conférence internationale sur la biologie des baleines en Virginie, en 1971, au milieu de 32 hommes qui eux avaient été parfaitement identifiés. Elle s’appelle Sheila Minor Huff et, après une brillante carrière, elle a pris sa retraite et s’occupe de ses petits-enfants. Elle a maintenant 71 ans. Sheila a été identifiée grâce à l’appel sur twitter de l’illustratrice américaine Candace Jean Andersen. Voilà une bonne idée d’investigation pour les féministes qui auraient envie de retrouver leurs glorieuses prédécesseuses.

https://www.20minutes.fr/insolite/2241571-20180321-etats-unis-internautes-mobilisent-retrouver-identite-scientifique-prise-photo-annees-70

  • En Allemagne, le nombre de viols a quadruplé depuis 2014, date à partir de laquelle un million de migrants ont été autorisés. Le chef de l’association de la police criminelle affirme que 90% des viols n’apparaissent pas dans les statistiques officielles. Les autorités ont donné l’ordre aux policier de ne pas mentionner les crimes commis par les réfugiés. La Justice allemande est particulièrement indulgente avec les migrants coupables de crimes sexuels ce qui les autorise à récidiver.

L’article (en anglais) donne une liste impressionnante des cas de viols commis par des migrants de fin 2017 à fin février 2018. La plupart des femmes sont attaquées dans les transports en commun. La majorité des agresseurs sont musulmans.

https://www.gatestoneinstitute.org/12066/germany-rape-crisis

Le caractère vivant et sensible des animaux reconnu depuis février 2015

« Le Code de l’animal découle directement du Code civil que nous avons réussi à changer et qui reconnaît le caractère vivant et sensible des animaux depuis février 2015 », a expliqué à l’AFP Reha Hutin, présidente de la Fondation 30 millions d’amis.

« Il fallait que l’on aille plus loin pour que les magistrats, les avocats, puissent avoir un véritable outil. Et c’est la première fois en Europe et même dans le monde que l’on a un recueil de tout ce qui concerne les animaux dans les différents Codes. On trouve tout en matière de directives européennes et de jurisprudence », a-t-elle ajouté.

Des milliers de dispositions françaises et européennes recensées

Selon elle, ce Code de l’animal « recense de nombreux textes, hier encore dispersés, qui régissent notre rapport aux animaux ». Il regroupe les milliers de dispositions françaises et européennes ainsi que les grandes décisions jurisprudentielles​ qui concernent les animaux de compagnie, de ferme, sauvages ou apprivoisés.

>> A lire aussi : Les défenseurs des animaux lancent leur parti politique

Préfacé par la philosophe Florence Burgat, cet ouvrage de 1.058 pages, vendu au prix de 49 euros, a nécessité plus d’un an de travail. Avec le Code de l’animal, « il est plus facile et pertinent de préparer la prochaine étape : la reconnaissance de la personnalité juridique des animaux selon des modalités auxquelles la Fondation 30 millions d’amis et les auteurs travaillent déjà », a conclu Reha Hutin.

TRIBUNE EXCLUSIVE – Dans Le Figaro, ils dénoncent «un nouveau totalitarisme» qui «menace la liberté en général».

Nous sommes des citoyens d’opinions différentes et très souvent opposées qui se sont trouvés d’accord pour exprimer, en dehors de toute actualité, leur inquiétude face à la montée de l’islamisme. Ce ne sont pas nos affinités qui nous réunissent, mais le sentiment qu’un danger menace la liberté en général et pas seulement la liberté de penser. Ce qui nous réunit aujourd’hui est plus fondamental que ce qui ne manquera pas de nous séparer demain.

Le nouveau totalitarisme islamiste cherche à gagner du terrain par tous les moyens et à passer pour une victime de l’intolérance. On a pu observer cette stratégie lorsque le syndicat d’enseignants SUD Éducation 93 proposait il y a quelques semaines un stage de formation comportant des ateliers de réflexion sur le «racisme d’État» interdits aux «Blanc.he.s». Certains animateurs étaient membres ou sympathisants du Collectif contre l’islamophobie en France et du Parti des indigènes de la République. Les exemples de ce genre se sont multipliés dernièrement. Nous avons ainsi appris que la meilleure façon de combattre le racisme serait de séparer les «races». Si cette idée nous heurte, c’est que nous sommes républicains…

Les signataires

Waleed al-Husseini, écrivain
Arnaud d’Aunay, peintre
Pierre Avril, universitaire
Vida Azimi, juriste
Isabelle Barbéris, universitaire
Kenza Belliard, formatrice
Georges Bensoussan, historien
Corinne Berron, auteur
Alain Besançon, historien
Fatiha Boudjahlat, essayiste
Michel Bouleau, juriste
Rémi Brague, philosophe
Philippe Braunstein, historien
Stéphane Breton, cinéaste, ethnologue
Claire Brière-Blanchet, reporter, essayiste
Marie-Laure Brossier, élue municipale
Pascal Bruckner, écrivain
Eylem Can, scénariste
Sylvie Catellin, sémiologue
Gérard Chaliand, écrivain
Patrice Champion, ancien conseiller ministériel
Brice Couturier, journaliste
Éric Delbecque, essayiste
Chantal Delsol, philosophe
Vincent Descombes, philosophe
David Duquesne, infirmier libéral
Luc Ferry, philosophe, ancien ministre
Alain Finkielkraut, philosophe, écrivain
Patrice Franceschi, écrivain
Renée Fregosi, philosophe
Christian Frère, professeur
Claudine Gamba-Gontard, professeur
Jacques Gilbert, historien des idées
Gilles-William Goldnadel, avocat
Monique Gosselin-Noat, universitaire
Gabriel Gras, biologiste
Gaël Gratet, professeur
Patrice Gueniffey, historien
Alain Guéry, historien
Éric Guichard, philosophe
Claude Habib, écrivain, professeur
Nathalie Heinich, sociologue
Clarisse Herrenschmidt, linguiste
Philippe d’Iribarne, sociologue
Roland Jaccard, essayiste
Jacques Jedwab, psychanalyste
Catherine Kintzler, philosophe
Bernard Kouchner, médecin, humanitaire, ancien ministre
Bernard de La Villardière, journaliste
Françoise Laborde, journaliste
Alexandra Laignel-Lavastine, essayiste
Dominique Lanza, psychologue clinicienne
Philippe de Lara, philosophe
Josepha Laroche, universitaire
Alain Laurent, essayiste, éditeur
Michel Le Bris, écrivain
Jean-Pierre Le Goff, philosophe
Damien Le Guay, philosophe
Anne-Marie Le Pourhiet, juriste
Barbara Lefebvre, enseignante
Patrick Leroux-Hugon, physicien
Élisabeth Lévy, journaliste
Laurent Loty, historien des idées
Mohamed Louizi, ingénieur, essayiste
Jérôme Maucourant, économiste
Jean-Michel Meurice, peintre, réalisateur
Juliette Minces, sociologue
Marc Nacht, psychanalyste, écrivain
Morgan Navarro, dessinateur
Pierre Nora, historien, éditeur
Robert Pépin, traducteur
Céline Pina, essayiste
Yann Queffélec, écrivain
Jean Queyrat, réalisateur
Philippe Raynaud, professeur de sciences politiques
Robert Redeker, écrivain
Pierre Rigoulot, historien
Ivan Rioufol, journaliste
Philippe San Marco, auteur, essayiste
Boualem Sansal, écrivain
Jean-Marie Schaeffer, philosophe
Martine Segalen, ethnologue
André Senik, enseignant
Patrick Sommier, homme de théâtre
Antoine Spire, vice-président de la Licra
Wiktor Stoczkowski, anthropologue
Véronique Tacquin, professeure, écrivain
Pierre-André Taguieff, politologue
Maxime Tandonnet, auteur
Sylvain Tesson, écrivain
Paul Thibaud, essayiste
Bruno Tinel, économiste
Michèle Tribalat, démographe
Caroline Valentin, essayiste
David Vallat, auteur
Éric Vanzieleghem, documentaliste
Jeannine Verdès-Leroux, historienne
Emmanuel de Waresquiel, historien
Ibn Warraq, écrivain
Yves-Charles Zarka, philosophe
Fawzia Zouari, écrivaine

Et critique de cette tribune par Pierre Cassen de Riposte laïque

https://ripostelaique.com/le-separatisme-islamiste-cest-lislam-votre-petition-a-10-ans-de-retard-camarades.html

Messieurs, vous désapprouvez les porcs ? Dites-le haut et fort !

La réaction contre le mouvement #balancetonporc a été rapide et violente. Et ce n’est pas fini car le dernier défenseur en date des hommes outragés est Donald Trump qui supporte mal de voir  accuser de violences conjugales plusieurs de ses proches.

Des hommes ont été nombreux à entrer en indignation et des femmes les ont suivis comme celles du magazine Causeur ou les signataires de la tribune dite Deneuve. Il me semble que si ces personnes avaient été de bonne foi, elles auraient reconnu que, oui, la plupart des femmes avaient été ou sont victimes de harcèlement sexuel, qu’ils ont été témoins de ces violences et de leurs conséquences néfastes et que la plupart du temps, résignés par « la banalité du mal » ils n’étaient pas intervenus et que souvent, dans les vestiaires, les réunions ou même en famille, ils avaient bien rigolé des râteaux de leurs copains ou de leurs actes sordides. Ils riaient tout aussi bien des « pétasses » qu’ils avaient « eues » à l’usure, c’est-à-dire par harcèlement sexuel.

Il me semble, messieurs, que si vous refusiez le harcèlement et toutes les violences sexuelles, vous pourriez, vous devriez le dire. Vous vous comportez actuellement comme si vous étiez coupables et ne pensiez qu’à défendre vôtre peau par le déni, l’inversion, les accusations de tous ordres et le mépris. Ou alors, vous vous retranchez dans une culpabilité stérile, la trouille imbécile de devoir renoncer à vos prérogatives culturellement naturelles ou la peur ridicule de perdre vôtre virilité. Ce faisant, vous perdez une chance formidable de contribuer à l’amélioration des relations femmes/hommes pour vous-mêmes et surtout pour les générations à venir, celles de vos enfants et petits-enfants.

Toutes ces personnes bien pensantes ne se sont pas penchées sur les causes du mouvement mais sur ses possibles conséquences pour les hommes mis en cause globalement ou ceux, rares qui seraient salis à vie par des rumeurs. Que la vie d’une femme soit gâchée par du harcèlement sexuel, un viol ou des menaces de viol, le massacre de sa crédibilité ou des violences psychologiques, ce n’est pas un problème. Mais qu’on ose prétendre qu’un homme respectable sous tous rapports ait commis une grave offense contre une ou plusieurs femmes, cela leur est insupportable. Hé bien moi, ce qui m’est insupportable, c’est le refus de prendre au sérieux un problème de santé publique qui touche presque toutes les femmes indépendamment de leur âge, de leur position sociale, de leur statut marital, de leur apparence physique, de leur situation économique ou de leur statut professionnel.

On a l’impressions qu’il serait gravement plus grave pour une femme de susciter le désir chez un homme que pour un homme « d’avoir des pulsions » et de n’y pouvoir résister.

Depuis quelques années, j’avais constaté que la condition des femmes régressait et la Réaction au mouvement #balancetonporc le confirme en ce qu’elle révèle un machisme décomplexé. Est-ce une bonne chose ? Va-t-on assister à un réveil des consciences ? Je ne peux me prononcer car de nombreux facteurs se liguent contre l’égalité entre femmes et hommes, en particulier la violence de modèles venus d’ailleurs qui renforcent la tentation machiste. Un autre facteur est l’importance du chômage qui incite les femmes à rester à la maison, en particulier celles, nombreuses,  qui ne trouvent que des offres à temps partiel pour un salaire minable qui serait grévé par des frais de nourrice et de transport.

Arguments récurrents utilisés contre le mouvement de libération de la parole

Délation, c’est le qualificatif qui revient le plus souvent

Une victime qui dénonce son agresseur, est-ce de la délation ? Déposer plainte, c’est de la délation ? Dénoncer l’auteur d’un crime ou d’un délit, c’est de la délation ? Prévenir d’un danger, est-ce de la délation ? Prévenir les autres automobilistes qu’un radar les attend au tournant, délation ?

Quelle est la différence entre délation et dénonciation ? Délation a des relents de la dernière guerre quand des collabos de nazis dénonçaient les résistants, les juifs, les paysans qui tuaient un cochon ou se procuraient du beurre au marché noir pour pouvoir nourrir leur famille. Délation, c’est associé à trahison, intelligence avec l’ennemi, collaboration, nazis, Gestapo et vengeance.

Accuser la parole des victimes de délation, c’est entreprendre de les culpabiliser pour mieux les museler.

Tribunal non autorisé

Dénoncer un violeur, ce serait le condamner. Par contre dénoncer les emplois fictifs de la famille Fillon ce serait respectable et on a eu le droit de condamner le candidat et de le couler en politique avant même que le tribunal ne se soit prononcé. Pourquoi deux poids deux mesures ?

Elles n’avaient qu’à porter plainte au moment des faits

Faut-il être ignorant pour prononcer une telle stupidité ! C’est ne oas savoir grand chose de a complexité de la psychologie humaine. C’est ignorer qu’une femme violée a peur de mourir, qu’elle craint pour sa famille et ses amis, que sur le moment elle est anéantie et plongée en état de sidération. C’est ignorer les mécanismes d’auto censure de la mémoire traumatique. C’est ignorer la perte de dignité, la honte, l’humiliation, la culpabilité d’avoir peut-être « fait quelque chose » pour subir l’horreur, l’anéantissement de l’estime de soi, le refus conscient ou inconscient de donner de revivre l’agression en la mettant en mots, la crainte de ne pas être crue et traitée comme une coupable, l’appréhension de ne pas être prise au sérieux et de s’entendre dire par la police « comment étiez-vous habillée ? », « encore une histoire de Q qui a mal tourné ? », que faisiez-vous dehors à 3 h du matin ? »,etc.

Elles sont puritaines, adeptes de l’ordre moral

Le plaisir du sexe n’a rien à voir avec l’agression sexuelle parce que celle ci n’est pas du sexe, encore moins de l’amour, c’est un acte de domination. C’est toute la différence entre l’acte sexuel consenti et la contrainte sexuelle. Vous le savez très bien mesdames et messieurs mais vous faites semblant de l’ignorer pour servir vos arguments contre la parole des victimes de harcèlement sexuel.

Et puis après tout, si nous avons envie d’être puritaines et de fuir cette représentation pornographique de la sexualité qui nous est imposée, c’est notre droit. Ce droit n’est pas plus méprisable que la liberté que prennent certains à partouzer, accumuler les liaisons, vivre leur polygamie sans états d’âme, s’acoquiner à 70 ans avec des gamines de 20 ans, quitter leur épouse pour un époux, vouloir reproduire à tout prix dans leur vie les scenarii du porno, payer pour sexer, etc.

On ne met pas un innocent au pilori, sa vie est fichue

Et la vie fichue de millions de femmes victimes du harcèlement sexuel, ça a moins d’importance que prendre le risque de se tromper ? Il y a toujours eu, malheureusement, des erreurs judiciaires et il appartient à la Justice de faire son travail. Il est toujours possible de reconnaître une erreur et de la réparer. Par contre il est impossible de guérir d’un traumatisme sexuel.

Un homme s’est suicidé (pour combien de femmes violentées ?)

L’accusation d’agression sexuelle peut pousser un homme au suicide. Peut-être mais combien de femmes se sont suicidées après avoir été violées et traitées comme des coupables quand elles étaient victimes ? Combien de femmes agressées ont sombré dans les drogues, l’alcool, la prostitution, la conduite d’échec, l’impossibilité d’avoir des relations équilibrées avec les hommes, les phobies, etc ? Toutes réactions équivalentes à un suicide lent.

On n’a plus le droit de séduire

Séduire, se ducere, amener vers soi, n’est pas forcément passer à l’acte. Pour Kirkegaard, le séducteur est précisément un homme qui ne passe jamais à l’acte. Il conquiert mais ne consomme pas. Ce n’est pas forcément bien car ce peut être un élément pervers de manipulation à fins de domination. Il convient de s’en méfier et de ne pas tomber dans le panneau.

La séduction désintéressée est une forme d’embellissement des relations humaines, une manière de rendre plus agréables les interactions sociales. On séduit avec le regard, le sourire, les modulations de la voix, l’attitude corporelle et, surtout les paroles. On ne séduit pas avec les mains et encore moins avec le pénis.

Les hommes qui prétendent que les « néoféministes » voudraient abolir la séduction sont de mauvaise foi et tentent, eux réellement, de manipuler les femmes indignées par le harcèlement sexuel.

Elles l’ont cherché, elles n’ont qu’à s’habiller correctement…

L’éducation d’un enfant comprend le contrôle de ses pulsions. Laisse-t-on un bambin chiper les bonbons exposés à son niveau à la caisse ? Les femmes attrapent-elles la braguette bien gonflée d’un homme ? Le reproche de l’accoutrement d’une femme contient en lui-même la justification d’une possible agression, elle dénote une mentalité de prédateur, de chasseur de femme qui n’attend qu’une occasion pour attaquer sa proie.

Parodie de justice pour les femmes violées. Le cas d’Anna Circé

J’ai déjà démontré que la Justice, donc notre société, était indulgente pour les violeurs et méprisante pour les victimes.

Anna Circé, violée en 2011, s’est battue pendant 6 ans pour obtenir justice, ce qui comprend la mesure d’éloignement de son violeur, ce qui n’a pas été respecté : sous contrôle judiciaire le violeur venait travailler dans l’immeuble de la victime !

La lutte d’Anna lui a porté préjudice puisque le tribunal lui a reproché d’avoir mené campagne publique pour demander justice. Son sentiment est que la décision d’acquittement de son violeur a été motivée par son combat. Au cours du procès, il a été  lourdement et à répétition reproché à Anna d’avoir menti lors de son premier témoignage. Les juges n’ont pas tenu compte de l’état de choc de la victimes interrogée par trois gendarmes qui l’ont pressée de questions dénuées de tout sens de psychologie élémentaire. Je peux personnellement comprendre le témoignage d’Anna sur cette odieuse inquisition car un jour ayant été frappée par un homme je me suis rendue immédiatement en larmes au commissariat où j’ai été interrogée debout dans le hall par différentes fonctionnaires qui se succédaient à tour de rôle et me traitaient comme une coupable. Je suis repartie en sanglotant sans déposer plainte puisqu’on refusait de m’entendre. Ces réalités sont insoutenables et permettent de comprendre pourquoi la plupart des victimes de viol et de harcèlement sexuel  ne portent pas plainte.

Le paradoxe est qu’aujourd’hui, lorsque des femmes dénoncent les violences sexuelles dont elles ont été et sont victimes, il leur est reproché de ne pas avoir déposé plainte au moment des faits !

Ces personnes , trop nombreuses, sont soit stupides, soit ignorantes, soit de mauvaise foi et aveuglées par des positions idéologiques destructrices de neurones.

Le témoignage d’Anna dans la vidéo ci-dessus fait mal car non seulement la jeune femme transpire de souffrance mais son récit est une accumulation de toutes les injustices que les victimes de violences sexuelles subissent.

J’éprouve une grande peine pour Anna et pour toutes les victimes de harcèlement et de violences sexuelles qui sont culpabilisées, méprisées, traumatisées, profondément détruites et impuissantes face à la terrible injustice de cette société conditionnée par la culture du viol parce qu’elle méprise profondément les femmes. Comme le dit Anna dans la vidéo, le violeur a été acquitté mais elle a été condamnée à vie.

Un espoir toutefois, le mouvement #balancetonporc donne de la force à la libération de la parole des femmes sur les violences sexuelles qu’elles ont subies et subissent encore aujourd’hui. Pour l’instant les hommes font corps contre ce mouvement qui remet leurs habitudes en question, qu’ils soient coupables, complices ou résignés. Ils serait temps que ces messieurs se réveillent et comprennent que les relations femmes/hommes ne s’apaiseront que lorsqu’ils seront solidaires de la souffrance des femmes victimes de violences sexuelles.

La Connectrice

Violences conjugales. De l’utilité de #balance ton porc au meurtre d’Alexia Daval

 

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Nous venons d’apprendre que le mari éploré d’Alexia Daval venait d’avouer avoir étranglé la jeune femme au cours d’une dispute. On imagine la douleur des parents qui pleuraient la perte tragique de leur fille et maintenant perdent aussi le gendre idéal auquel ils faisaient confiance. Prudent, l’avocat de la famille Daval souligne que des aveux ne constituent pas une preuve et que seule l’enquête pourra déterminer si Jonathann est vraiment le meurtrier de son épouse.

Ce drame remet en lumière la réalité des violences conjugales, véritable fléau que nos responsables irresponsables ne sont pas vraiment soucieux sinon d’éradiquer, au moins de limiter. Les dernières statistiques connues, celles de 2016, dressent une triste bilan.

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http://pointamine.canalblog.com/archives/2013/11/25/28514804.html

Alexia Daval aurait-elle été traitée de délatrice si elle avait balancé son mari ? Les 226 000 victimes de violences conjugales de 2016 auraient-elles été traitées de délatrices si elles avaient balancé leur porc de conjoint ? Il serait temps que les accusatrices et accusateurs du mouvement #balancetonporc se réveillent pour retrouver la raison. La société française est gangrenée par la minimisation des violences que subissent les femmes à la maison, dans les rues, dans les espaces publics, à l’école et au travail. Le respect d’autrui et a fortiori le respect des hommes pour les femmes est indivisible, il est monolithique, il ne comporte ni division ni sous-ensembles. Celui qui se permet de harceler verbalement n’a aucune raison de s’abstenir de passer à l’acte, de toucher, de tripoter, de saisir, d’attraper, d’enlever, de violer et finalement de battre jusqu’à la mort.

Femmes, ne nous laissons pas intimider et museler par des femmes et des hommes de mauvaise foi qui voudraient que nous soyons toutes des victimes consentantes, des objets à la disposition des hommes, des contributrices silencieuses à la bonne marche de l’économie, des sous-hommes et des citoyennes de second rang. Continuons à balancer sans vergogne parce que…nous le valons plus que bien.

La Connectrice

Les violences au sein du couple en 2016

  • 123 femmes tuées
123 femmes ont été tuées par leur partenaire ou ex-partenaire, soit une femme tous les 3 jours. 34 hommes ont été tués par leur partenaire ou ex-partenaire, dont 3 au sein d’un couple homosexuel et 25 enfants mineurs ont été tués par l’un de leurs parents dans un contexte de violence au sein du couple.
  • 225 000 victimes déclarées ce qui représente en réalité plus d’un million de victimes puisque, selon le rapport de la MIPROF, 4 victimes/5 ne portent pas plainte.

225 000 femmes âgées de 18 à 75 ans déclarent avoir été victimes de violences physiques et/ou sexuelles par leur conjoint ou ex-conjoint sur une année 3 sur 4 déclarent avoir subi des faits répétés.

  • 8 sur 10 déclarent avoir été également soumises à des atteintes psychologiques et/ou des agressions verbales.
  • 4 victimes sur 5 ne portent pas plainte (chez les femmes)
Moins d’une femme sur cinq victime de violences physiques et/ou sexuelles au sein du couple déclare avoir déposé plainte.Plus de la moitié n’ont fait aucune démarche auprès d’un.e professionnel.le ou d’une association.
  • 110 000 victimes ont porté plainte

110 000 victimes de violences commises par leur partenaire ou ex-partenaire, âgées de plus de 18 ans, ont déposé plainte ou ont fait l’objet d’une constatation par les services de police et de gendarmerie

  • • 88 % sont des femmes.
  • 70% des violences faites aux femmes sont le fait du partenaire

70% des faits de violences volontaires commis sur une femme âgée de 20 à 50 ans, parmi ceux enregistrés par les forces de sécurité, est le fait de son partenaire ou ex-partenaire (hors vols avec violence)

1 viol sur 3 commis sur une femme majeure, parmi ceux enregistrés par les forces de sécurité, est le fait de son partenaire ou ex-partenaire. 

  • 17660 personnes condamnées pour violences sur leur partenaire 

 17 660 personnes ont été condamnées pour des violences sur leur partenaire ou ex – partenaire • 96 % sont des hommes.  (Source : chiffres du Ministère de l’Intérieur)

Kassovitz et #balancetonporc : Balance ton pied dans les couilles quand ça se passe …

http://kravmagabangalore.in/photos/joker-makeup-krav-maga-knife-self-defense-workshop.html#jp-carousel-11802En Inde où les agressions sexuelles sont dramatiques, de nombreuses femmes et fillettes s’initient à la technique de self défense du Krav maga

Invité sur le plateau de « Quotidien »  , Matthieu Kassovitz, cinéaste a affirmé son soutien au mouvement #balancetonporc en incitant les victimes à dénoncer leur harceleur en profitant de la dynamique du mouvement actuel Il a aussi invité les hommes à intervenir lorsqu’ils sont témoins de harcèlement, soulignant qu’ils ne devaient pas laisser les femmes seules faire le travail. Il a terminé en disant : Mais surtout balance ton pied dans les couilles au moment où il faut le faire…Voir la vidéo http://www.20minutes.fr/people/2208755-20180125-balancetonporc-ca-fatigue-confie-melanie-thierry

Moi je dis, merci Matthieu mais crois-tu que cela soit si facile ? Si nous pouvions « balancer nôtre pied dans les couilles« , il n’y aurait presque plus de harcèlement. Nous ,femmes sommes inhibées par une éducation et une culture qui nous imposent la douceur, la gentillesse, la politesse, la délicatesse, l’empathie vis à vis de ceux qui souffrent. Nous ne sommes pas entraînées  à rendre coup pour coup.

Tandis que les garçons dès le plus jeune âge vont s’entraîner au foot, apprenant à jouer du pied, lever la jambe, feinter, déstabiliser l’adversaire, botter en touche, bousculer violemment l’adversaire, donner et prendre des coups, les filles aident maman à la cuisine et avec le bébé de la fratrie, surveillent les plus jeunes frères et sœurs, vont faire les courses avec maman ou …étudient pour faire des études sérieuses et préparer leur avenir. Filles et garçons ne sortent pas indemnes de l’enfance, toutes et tous ne sont pas dotés des mêmes outils et capacités pour affronter la vie.

Personnellement, croyez bien que si j’avais pu, j’avais su, j’avais osé j’en aurais bien envoyé des coups de pied dans les couilles de mes harceleurs. Quand je protestais verbalement, j’avais droit à des coups et la seule fois où j’ai mis la main aux couilles de celui qui m’avait attrapé les fesses, il m’a traitée de … lesbienne !

Il existe une solution pour les jeunes générations de petites filles, qu’elles apprennent toutes le krav maga, il paraît que c’est très efficace pour se défendre.

https://www.facebook.com/WomenSelfDefenseIndiaKMG/

Quant aux garçons, qu »on leur apprenne le respect, pas le respect des caïds qui leur font peur, mais le respect universel, l’attitude qui enseigne la bienveillance vis à vis de tout humain, de toute plante et de toute chose.

Sur cette vidéo, le krav maga semble simple et facile mais la levée de l’inhibition contre l’exercice de la violence implique un travail psychologique. Heureusement, il existe de plus en plus de formation au krav maga pour les femmes qui sont de plus en plus nombreuses à s’y inscrire  http://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/l-engouement-des-femmes-pour-le-krav-maga-pour-mieux-se-defendre-1006771.html

Partout dans le monde, de Kerala en Inde à Sydney en Australie en passant par Paris et Seattle, des associations et même la police organisent des stages de formation à l’autodéfense pour les femmes.

Se défendre est indispensable et on peut quand même rêver que nous femmes, ne soyons plus considérées par les hommes comme des proies et que les hommes renoncent à la chasse à la femme.

La Connectrice

Décérébrées contre le féminisme. 100 femmes à importuner …

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Excellente idée de réponse 😉

 

La semaine dernière, Le journal Le Monde publiait une tribune invitant au droit d’importuner en réaction réactionnaire à #balacetonporc et #metoo. Voici la liste des signataires de cette tribune dont vous pourrez lire la teneur en bas de cette liste.

Je trouve choquant que ces femmes qui pour la plupart sont sorties d’affaire et assurent des positions sociales qui les mettent hors d’atteinte (en principe) des harcèlements et sexuels et des violences qui les accompagnent, osent prétendre donner une leçon aux millions de femmes victimes de harcèlement sexuel en instrumentalisant leurs privilèges pour plaire aux machos. Car ne nous y trompons pas, ces signataires prennent une position publique non pas tant pour salir le féminisme que pour maternellement protéger leurs chers machos ,rassurer leur ego et effacer leur paranoïa de la castration.

Depuis quelques années, la campagne contre le féminisme enfle au rythme de l’islamisation des esprits. Le modèle de la charia si néfaste à la condition des femmes gangrène jusqu’à la pensée d’intellectuels aussi intéressants qu’Alain Finkielkraut. Le paradoxe tragique est que des personnes assez lucides pour comprendre les dangers que représente l’islam en France et de France perdent leur intelligence de la situation lorsqu’il s’agit de défendre le privilège du macho et de contrevenir à la loi des hommes patriarcaux. Le pire exemple de cet aveuglement est le magazine Causeur dont la directrice Elisabeth Lévy a signé et défend la tribune des oies remplumées.

Le Connectrice

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A vôtre droite la célèbre « galanterie française ». Source

Les signataires de la tribune, avec mes commentaires sur certaines de ces femmes que j’ai entendues ou lues dans les médias ou bien qui exercent des professions nécessitant éthique et respect :

Alexandra Alévêque (journaliste)

Kathy Alliou (curatrice)

Françoise Arnaud (historienne de l’art)

Celina Barahona (consultante marketing)

Sophie Bastide-Foltz (traductrice littéraire)

Brigitte Sy (réalisatrice et actrice)

Marie-Laure Béraud (auteur-interprète, musicienne)

Vivien Berah (interprète)

Marie-Laure Bernadac (conservateur général honoraire)

Léa Bismuth (critique d’art, curatrice)

Catherine Bizern (productrice et programmatrice indépendante)

Stéphanie Blake (auteur de livres pour enfants)

Linda Blake Pibarot (traductrice)

Sonia Bogdanovsky (chef monteuse cinéma)

Christine Boisson (actrice)

Ariane Bouissou (journaliste)

Odile Buisson (gynécologue-obstétricienne) Je plains ses patientes et j’espère que, devant tant de subjectivité, elles quitteront leur psy. Comment ne peut-elle pas comprendre que la souffrance est subjective et qu’elle n’a pas à la mesurer quand une de ses patientes lui dit qu’elle est traumatisée par le harcèlement ?

Sophie Cadalen (psychanalyste)Je plains ses patientes et j’espère que, devant tant de subjectivité, elles quitteront leur psy. Comment ne peut-elle pas comprendre que la souffrance est subjective et qu’elle n’a pas à la mesurer quand une de ses patientes lui dit qu’elle est traumatisée par le harcèlement ?

Farideh Cadot (galeriste)

Cristina Campodonico (responsable de l’action culturelle de la SGDL)

Nickie Caro (normalienne, agrégée de Lettres, ancien professeur de khâgne)

Ingrid Caven (actrice et chanteuse) mise sur son jeu de femme fatale plus que sur ses talents d’actrice et chanteuse, être importunée signifie pour elle la réussite. Quand on a été adulée, épouse de R. W. Fassbinder et de Jean-Jacques Schuhl (Goncourt 2000 pour la biographie de la star) , égérie de Yves Saint-Laurent , on comprend qu’il est difficile de renoncer à son petit capital, surtout en fin de carrière.

Monique Chatenet (conservateur en chef du patrimoine au Centre André Chastel)

Julie du Chemin (écrivain et sexologue) Je plains ses patientes et j’espère que, devant tant de subjectivité, elles quitteront leur psy. Comment ne peut-elle pas comprendre que la souffrance est subjective et qu’elle n’a pas à la mesurer quand une de ses patientes lui dit qu’elle est traumatisée par le harcèlement ?

Sarah Chiche (écrivain, psychologue clinicienne et psychanalyste) Je plains ses patientes et j’espère que, devant tant de subjectivité, elles quitteront leur psy. Comment ne peut-elle pas comprendre que la souffrance est subjective et qu’elle n’a pas à la mesurer quand une de ses patientes lui dit qu’elle est traumatisée par le harcèlement ?

Erika Maria Cool-Troch (manager Yak Immo)

Véronique Coquet-Caubère (productrice)

Sabine Dauré (viticultrice)

Catherine Deneuve (actrice) Celle qui fut autrefois la petite fiancée du français moyen a exclusivement bénéficié de la plasticité d’un physique qui plait à tout le monde parce que rien n’en dépasse. Un objet idéal pour les cinéastes et les hommes en général pour fantasmer à leur guise. Je n’ai jamais vu en CD une actrice mais uniquement Catherine Deneuve sous toutes les coutures. N’existant que pas son apparence immuable et consensuelle, le harcèlement sexuel ne peut être que la preuve ultime de son impact sur le macho sans lequel elle n’aurait jamais existé. Signer cette tribune est son ticket de reconnaissance.

Frederique Dolphijn (cinéaste, metteur en scène et romancière)

Christine Domine (professeur)

Nathalie Dray (journaliste)

Corinne Ehrenberg (psychanalyste)Je plains ses patientes et j’espère que, devant tant de subjectivité, elles quitteront leur psy. Comment ne peut-elle pas comprendre que la souffrance est subjective et qu’elle n’a pas à la mesurer quand une de ses patientes lui dit qu’elle est traumatisée par le harcèlement ?

Méline Engerbeau (entrepreneuse)

Caroline Faillet (netnologue et dirigeante du cabinet Bolero)

Nouhad Fathi (journaliste et blogueuse)

Marguerite Ferry (paysagiste)

Adeline Fleury (écrivain)

Catherine Francblin (critique et historienne d’art)

Gloria Friedmann (artiste plasticienne)

Sophie Gaillard (présentatrice du 6-7h sur Sud Radio) Cette journaliste au tempérament et à l’humour affirmés ne peut perdurer qu’en se soumettant aux goûts de ses chefs parmi lesquels son président Didier Maïsto ( « je ne veux pas de journalisme militant à l’antenne »),  qui voue une grande admiration à Brigitte Lahaie selon ses propres dires. Sophie Gaillard ne doit pas avoir d’autre choix que de signer avec Lahaie si elle veut conserver son poste et gravir les échelons du journalisme. Triste pour elle et les auditeurs de Sud-radio. Sophie Gaillard a commencé à descendre la pente avec Sud radio qui devient de plus en plus racoleuse, médiocre et vulgaire. Je fus une fidèle auditrice jusqu’à la dernière rentrée.

Bernadette de Gasquet (médecin et auteur) Je plains ses patientes et j’espère que, devant tant de subjectivité, elles quitteront leur psy. Comment ne peut-elle pas comprendre que la souffrance est subjective et qu’elle n’a pas à la mesurer quand une de ses patientes lui dit qu’elle est traumatisée par le harcèlement ?

Véronique Gérard-Powell (spécialiste de l’art européen XVe-XVIIIe siècles, Centre André Chastel)

Christine Goémé (femme de radio)

Reine Grave (vidéaste)

Aliette Griz (écrivain et membre du Réseau Kalame)

Cécile Guilbert (écrivain)

Clarisse Hahn (réalisatrice, vidéaste et photographe)

Anne Hautecoeur (éditrice)

Marie Herbreteau (graphiste)

Brigitte Jaques-Wajeman (metteur en scène)

Claudine Junien (généticienne, membre de l’Académie de médecine) Je plains ses patientes si elle en a, et j’espère que, devant tant de subjectivité, elles quitteront leur psy. Comment ne peut-elle pas comprendre que la souffrance est subjective et qu’elle n’a pas à la mesurer quand une de ses patientes lui dit qu’elle est traumatisée par le harcèlement ?

Brigitte Lahaie (actrice et présentatrice radio) Brigitte Lahaie, ancienne actrice porno a beaucoup de succés auprès de ses auditeurs mâles qui la prennent pour une sexologue émérite. Elle a quitté RMC pour Sud radio où il semble qu’elle ait été suivie par ses fans. Didier Maïsto, le président de Sud radio n’a pas assez de mots pour lui déclarer son admiration, ce qui en dit long sur le personnage qui oeuvre au nivellement par le bas d’un média qui promettait de grimper haut en auditoire de par sa qualité, représentée en particulier par Philippe David et André Bercoff . 

J’ai entendu Lahaie conseiller à une auditrice le nomadisme sexuel pour trouver sa voie sexuelle, les conseils sont toujours donnés à travers le prisme de la sexualité masculine et très récemment elle a affirmé «On peut jouir lors d’un viol, je vous signale». Devant le tollé suscité par cette déclaration, la pauvre aurait fondu en larmes et rectifié son « erreur « : elle avait oublié de dire malheureusement … 

Rachel Laurent (artiste)

Sylvie Le Bihan (écrivain)

Anne-Marie Lesage (retraitée)

Myriam Le Strat (dentiste)

Martine Lerude (psychiatre, psychanalyste) Je plains ses patientes et j’espère que, devant tant de subjectivité, elles quitteront leur psy. Comment ne peut-elle pas comprendre que la souffrance est subjective et qu’elle n’a pas à la mesurer quand une de ses patientes lui dit qu’elle est traumatisée par le harcèlement ?

Elisabeth Lévy (directrice de la rédaction de Causeur) Elisabeth Lévy est la preuve vivante qu’une femme peut « y arriver » …croit-elle égocentriquement. Elle oublie de mentionner qu’elle est entourée d’une équipe d’hommes connus, reconnus et expérimentés qui lui sont reconnaissants de défendre le dessous de leur ceinture : défense des clients de prostituées, défense de la prostitution, haro sur « lesféministescastratrices », haro sur la supposée « délation » du mouvement #balanceton porc #metoo. Il est tout de même curieux qu’une femme qui semble aussi cultivée et intelligente d’Elisabeth Lévy soit aussi stupide quand il s’agit de prendre position en faveur dune réelle égalité entre femmes et hommes, comme si elle devait rester la démonstration de l’infériorité congénitale des femmes et ainsi afficher que, si elle a réussi c’est qu’elle est une femme exceptionnelle. 

De surcroît Elisabeth Lévy ne manque pas d’incohérence : comment peut-elle se prononcer dans son journal Causeur contre l’islamisation de la France et la charia quand la condition et la sécurité des femmes régresse au fur et à mesure de l’implantation de la loi islamique ? Ces incohérence et confusion intellectuelles sont gravissimes et me laissent désespérer des intellos du pays.

Lévy reproche au mouvement #balance ton porc de s’exprimer au nom de toutes les femmes comme si elles constituaient un parti unique mais elle ne craint pas de mettre toutes les féministes dans le même sac comme si la philosophie féministe était unique. Mauvaise foi ou ignorance ?

Jacqueline Lichtenstein (philosophe) Une philosophe qui n’a pas beaucoup d’esprit critique et de capacité d’analyse

Christine Lombard (créatrice de mode)

Joëlle Losfeld (éditrice)

Vanessa Luciano (chroniqueuse radio, sexothérapeute) Je plains ses patientes et j’espère que, devant tant de subjectivité, elles quitteront leur psy. Comment ne peut-elle pas comprendre que la souffrance est subjective et qu’elle n’a pas à la mesurer quand une de ses patientes lui dit qu’elle est traumatisée par le harcèlement ? Une pote à Lahaie ?

Mademoiselle A (chanteuse, comédienne et modèle)

Valérie Maës (actrice et vidéaste)

Abeline Majorel (responsable pédagogique et business developer)

Claire Margat (critique d’art, traductrice)

Isabelle Marlier (anthropologue et écrivain)

Isabelle Martin (enseignante)

Christelle Mata (attachée de presse)

Sophie de Menthon (présidente du mouvement ETHIC et membre du CESE) Que Sophie de Menthon donne sa voix à une tribune publiée par Le Monde n’étonnera guère d’une dame qui adore se mettre sous les feux de la rampe, une dame qui elle aussi à réussi parce qu’elle est plus intelligente (pense-t-elle) que les pauvres femmes qui se laissent émouvoir par les prédateurs sexuels. Sophie de Menthon qui habite sans doute dans le 93 et prend RER et métro tous les jours aux heures d’affluence sait de quoi il retourne …

Sophie de Menthon est reconnaissante à son ex époux (elle a divorcé) : Et je me disais, qu’au fond, si mon mari ne m’avait pas un peu harcelée, peut-être que je ne l’aurais pas épousé.« …Ce n’est pas la première fois que Sophie de Menthon s’illustre en combattante du « puritanisme ». En 2015, en plein débat sur le harcèlement de rue, elle considérait que se faire siffler était « plutôt sympa » pour une femme. Cheffe d’entreprise, elle ne semble pas avoir conscience de la responsabilité de ses propos et du mépris pour les autres femmes qu’ils reflètent.

Karine Miermont (écrivain)

Catherine Millet (critique d’art, écrivain) J’avais lu en son temps l’ouvrage autobiographique de Catherine Millet dans lequel elle exprimait sa jouissance d’être prise en tous lieux, par le tout-venant, par tous les trous et les bosses de son corps. Comme image de la liberté sexuelle, on fait mieux car la liberté n’est pas de faire n’importe quoi mais de pouvoir faire sans entraves ce qui est le moins nocif pour soi et autrui. Et puis où est la liberté d’être libre en soi même quand on se soumet aux fantasmes sexuels de l’homme dominant qui réduit sa sexualité à sa bite comme instrument de pouvoir ? De nombreuses études et témoignages nous disent que le principal organe sexuel de la femme est son cerveau, pas celui du mâle.

Anne Morelli (professeure à l’Université libre de Bruxelles)

Anne-Elisabeth Moutet (journaliste)

Latifa Najar (retraitée)

Natacha Nikouline (photographe)

Karine Papillaud (journaliste littéraire)

Julia Palombe (chanteuse, auteur)

Nelly Perotin (retraitée)

Camille Pier (auteure, compositeure et interprète)

Danièle Pierre (photographe)

Sylvie Pierson (secrétaire)

Francesca Piolot (productrice radio)

Barbara Polla (médecin, écrivain, commissaire d’exposition) Je plains ses patientes et j’espère que, devant tant de subjectivité, elles quitteront leur psy. Comment ne peut-elle pas comprendre que la souffrance est subjective et qu’elle n’a pas à la mesurer quand une de ses patientes lui dit qu’elle est traumatisée par le harcèlement ?

Joana Preiss (actrice, réalisatrice)

Isabelle Prim (réalisatrice et comédienne)

Nicole Priollaud (chargée de la communication de l’Académie nationale de pharmacie)

Catherine Robbe-Grillet (comédienne et écrivain)

Anne Rudisuhli (psychopraticienne) Psychopéripatitienne ? Je plains ses patientes et j’espère que, devant tant de subjectivité, elles quitteront leur psy. Comment ne peut-elle pas comprendre que la souffrance est subjective et qu’elle n’a pas à la mesurer quand une de ses patientes lui dit qu’elle est traumatisée par le harcèlement ?

Nora Sahara (journaliste et infirmière)

Sylviane Sainclair (retraitée)

Peggy Sastre (auteur, journaliste et traductrice)

Marie Sellier, (auteure, présidente de la SGDL – Société des gens de lettres)

Abnousse Shalmani (écrivain et journaliste)

Joëlle Smets (journaliste et sexologue) Comprend elle quelque chose à la sexualité féminine ou, comme la plupart, la calque telle sur le modèle masculin de bandaison-éjaculation-roupillon ?Je plains ses patientes et j’espère que, devant tant de subjectivité, elles quitteront leur psy. Comment ne peut-elle pas comprendre que la souffrance est subjective et qu’elle n’a pas à la mesurer quand une de ses patientes lui dit qu’elle est traumatisée par le harcèlement ?

Hélène Soulodre (documentaliste)

Catherine Thieron (auteure et vocaliste)

Catherine Titeux (architecte, Bruxelles)

Trinidad (humoriste, imitatrice, chanteuse)

Gabriela Trujilo (historienne du cinéma et critique)

Christine Van Acker (auteur)

Roxane Varone (chirurgienne) Je plains ses patientes et j’espère que, devant tant de subjectivité, elles quitteront leur psy. Comment ne peut-elle pas comprendre que la souffrance est subjective et qu’elle n’a pas à la mesurer quand une de ses patientes lui dit qu’elle est traumatisée par le harcèlement ?

Alexandra Varrin (écrivain)

Hélène Vecchiali (psychanalyste et coach) Je plains ses patientes et j’espère que, devant tant de subjectivité, elles quitteront leur psy. Comment ne peut-elle pas comprendre que la souffrance est subjective et qu’elle n’a pas à la mesurer quand une de ses patientes lui dit qu’elle est traumatisée par le harcèlement ?

Martine Vercruysse (animatrice)

Sonia Verstappen (travailleuse du sexe et anthropologue) Travailleuse du sexe ? combien de musculation des trous par jour ? Un sexe musclé permet-il de soulever les montagnes de la bêtise égocentrique ?

Caroline Vié (journaliste et romancière)

Bérengère Viennot (traductrice et chroniqueuse)

Evelyne Vitkine (consultante en marketing)

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