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Archives de Tag: 8 mars 2016

Le 8 mars vu par une irréductible féministe

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8 mars, une éprouvante journée

149087_10200540470928727_1254857611_nChaque année revient le 8 mars et avec lui, la Journée Internationale de Lutte pour les Droits des Femmes.

Cette année encore, il a fallu :

  • Expliquer, à s’en casser la voix et les doigts sur le clavier, que non, ce n’est pas la fête des femmes et qu’il est indécent, par exemple, de leur offrir une rose pour l’occasion ;
  • Rabâcher jusqu’à la nausée que la journée de LA femme c’est essentialiste, que ça ne vaut guère mieux que la journée de la musique folklorique ;
  • Expliquer que le comité ONU Femmes a reconnu une mauvaise traduction et s’est engagé à mener une campagne pour corriger cette erreur ;
  • Rappeler que le 8 mars, pour les  féministes, c’est tous les jours.

N’en déplaise aux « nuls en féminisme », la journée et même désormais la semaine du 8 mars, sont consacrées à rappeler que partout dans le monde,  les femmes sont en lutte pour :

  • combattre les discriminations et innombrables violences à leur encontre,
  • en terminer avec la domination masculine,  l’aliénation patriarcale et le féminicide,
  • s’émanciper et parvenir à l’égalité.

Mais il y a pire encore, de nouveaux expertEs en féminisme s’obstinent à le détourner de ses fondamentaux. Leur mission, ils et elles l’ont acceptée, consiste à pratiquer la récupération des idées et des luttes pour mieux nous diviser et ainsi maintenir le système de domination masculine en place, juste en l’égratignant, pour la forme.

En occident, les droits et libertés des femmes, acquis de haute lutte, restent fragiles, constamment remis en question. C’est particulièrement vrai en matière de droits reproductifs, mais aussi de droits sociaux et culturels. Les violences, qu’il s’agisse des violences conjugales, des agressions et des viols ou de l’exploitation sexuelle dans la prostitution, ne régressent pas et les chiffres donnent le tournis. L’appropriation du corps des femmes est toujours un enjeu, le marché de la GPA est lucratif et les pressions s’intensifient. Les politiques de la ville, la gestion de l’espace public sont pensés pour une population masculine.

Le système patriarcal est à la manœuvre sur toute la planète, aussi, le seul féminisme à même de le renverser est-il nécessairement universaliste. La solidarité entre les femmes de tous les pays est vitale.  Dans nombre de régions du monde,  la situation des femmes est encore bien pire que dans les pays occidentaux car se surajoutent aux discriminations et violences déjà citées, toutes celles qui découlent des traditions et codes de la famille misogynes qui les infantilisent et les placent sous la coupe de l’arbitraire de leur père, frère ou mari. Elles sont en grand nombre mariées de force, souvent mineures ; sont excisées, reniées, emprisonnées pour ne pas avoir porté avec suffisamment de rigueur le voile islamique, lapidées, exécutées pour laver « l’honneur » de leur famille, etc.

Toutes ces injustices et persécutions constituent un volume considérable de sujets à traiter ; de quoi donner le vertige certes, mais matière à  occuper amplement journalistes, chercheurs et politiques qui souhaitent s’exprimer à l’occasion du  8 mars.

Eh bien malgré tout, de prétenduEs expertEs en féminisme s’autorisent à enfouir cette abondante matière pour nous vendre à la place leurs cafouillages, à longueur d’articles et interviews, radio, TV ou presse.

Ainsi, ARTE, tout de même pas la plus nulle des chaînes de TV, nous a bassinés toute la journée du 8, avec « la journée de LA femme ».

Ainsi, dans Libération, Cécile Daumas, nous a-t-elle expliqué que le féminisme est dans une « compétition désastreuse avec l’antiracisme ». Elle pense avoir découvert que le « féminisme serait pris en otage dans le débat sur la place de l’Islam » et prétend que « les féministes qui défendent la culture occidentale, les « féministes de la liberté des mœurs », sont moins prolixes pour évoquer la parité en politique ou en économie ».

Déjà dans un article relatif à l’affaire des viols de Cologne, elle soutenait subtilement les lyncheurs de Kamel Daoud et le tançait elle aussi, pour avoir critiqué la manière dont sont abordées les questions de sexualité et de liberté des femmes dans les pays musulmans.

Elle a touché le pompon, maintenant elle tire dessus !

Non, il n’y a aucune compétition entre féminisme et antiracisme : le féminisme est transverse à toutes les autres oppressions, de classe et de « race » notamment, car les femmes, la moitié de l’humanité, subissent toutes, d’une manière ou d’une autre, la domination masculine et peuvent être victimes de violences. Si les femmes sont toutes victimes du système patriarcal, se surajoutent pour certaines, d’autres discriminations, de classe, « race », orientation sexuelle, handicap, etc. Où est la compétition ?

Ce qui est certain et historiquement vérifié, en revanche, c’est que les hommes ont objectivement intérêt à détourner les femmes du féminisme universel et à les mobiliser pour d’autres causes.

La journaliste reproche aux féministes attachées à la « liberté des mœurs » de ne pas parler de parité en politique. La parité c’est un minimum mais ce n’est pas non plus un gage de féminisme, il ne faut pas confondre femme et féminisme, la nuance est tout de même de taille. Mais surtout, cette accusation ne repose sur rien, mais accusez donc, il en reste toujours quelque chose !

Non, le féminisme ne sera pas pris en otage, la liberté que les femmes occidentales ont chèrement arrachée et doivent défendre sans relâche, seulEs les féministes, pro-féministes et progressistes ont le droit de s’en revendiquer. Aucune féministe n’est dupe des tentatives de récupération politiques, notamment de l’extrême droite !

En revanche, il est parfaitement hors de question de renoncer à la « liberté sexuelle » et à l’égalité, pour pouvoir « débattre de la place de l’islam » en occident. Les religions ont toujours infantilisé et même asservi les femmes ; celles des opprimés aussi, opprimés qui dans d’autres contextes sont les puissants.

Les religions ne dicteront pas leur loi, pas plus l’islam qu’une autre, et le féminisme islamiste n’existe pas plus que le féminisme catholique, fumisterie !

Cécile Daumas croit aussi que l’affaire de Cologne a révélé « un schisme entre générations de militantes », c’est faux et c’est bien mal connaître les mouvements féministes : les divergences d’opinion sur cette affaire sont transverses aux générations.

A quand un article sur l’exploitation sexuelle, les viols et trafics humains, dans les camps de réfugiés ? Parce que la réalité c’est aussi ça, les femmes, partout, toujours, subissent les violences masculines, y compris à l’intérieur de leur propre groupe, aussi défavorisé et désespéré soit-il.

Ainsi, le Nouvel Obs a-t-il vanté le « féminisme fondamentaliste » à travers les voix de deux journalistes Eric Aeschimann et Marie Vaton qui prétendent que l’islam serait un vecteur de l’égalité hommes-femmes. Selon eux, les féministes qui critiquent les religions et la place qu’elles réservent aux femmes, l’islam surtout, car les autres religions n’ont guère droit de cité, feraient preuve d’une laïcité ringarde.

Dans quel monde vivent-ils ? Non contents de s’abstenir de critiquer les violences inouïes des formes intégristes des religions, en particulier les exactions barbares des islamistes, ils cautionnent l’oppression des femmes inhérente aux versions plus orthodoxes ?

Quelles sont donc les motivations de ceux qui inversent ainsi la réalité et les responsabilités ? Pourquoi critiquent t’ils le catholicisme lorsqu’il impose le contrôle du corps des femmes, l’interdiction de l’avortement et de la contraception, de l’homosexualité, mais approuvent les contraintes et violences sexistes faites aux femmes, au nom de l’islam ?

Les exemples sont légions et cet article pourrait faire 100 pages. L’idéologie islamo-gauchiste a perverti la pensée politique et universitaire, les médias rivalisent désormais de soumission envers ces théories absurdes et mortifères qui sacrifient sans vergogne les femmes, les enfants aussi.

La sociologue et écrivaine iranienne Chahla Chafiq a dit  «En désignant la liberté sexuelle comme le point crucial de la culture occidentale, l’islamisme identifie les droits des femmes et des homosexuels comme les pires fléaux d’une occidentalisation qui détruirait l’identité islamique.» Dans notre société dysfonctionnelle, ses propos rationnels sont précieux mais certains les jugent suspects, un comble !

Nous n’avons pas entendu tous ces gens soutenir les associations féministes quand le juge versaillais a relaxé le rappeur Orelsan pourtant condamné en première instance, pour provocation à la violence. En réalité, le féminisme est la dernière de leurs préoccupations, ils font semblant de s’y intéresser pour mieux le détruire et retarder l’émergence d’une société féministe, libérée des rapports de force et de domination.

Alors à toutes celles et ceux qui nous divisent pour nous ralentir, intersectionnels et vendeurs de soupe à la mode islamiste, brandissant à tours de bras l’accusation d’islamophobie comme une bible, j’affirme que :

  • le féminisme est et sera toujours la somme des luttes contre la domination mondiale du groupe des femmes, par le système patriarcal qui profite aux seuls hommes ;
  • la laïcité est la garantie d’atteindre plus certainement cet objectif.

Démasquer et neutraliser tous ces faux expertEs en féminisme et juges en islamophobie, devraient être une priorité pour les féministes qui veulent ne plus avoir à vivre un éternel 8 mars, parce que la domination masculine serait enfin vaincue et l’égalité, réelle et partout dans le monde.

Christine Le Doaré

20 phrases inspirantes en cette journée internationale des droits des femmes

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Merci à nos amis et amies belges pour cette belle collection de belles phrases et belles femmes. LC

20 phrases inspirantes en cette journée internationale des droits des femmes

RÉDACTION LIFESTYLE Publié le mardi 08 mars 2016 à 13h07 – Mis à jour le mardi 08 mars 2016 à 17h47

MAGAZINE

En préambule de ces phrases qui font réfléchir, celle de Benoîte Groult qui assène : « Le féminisme n’a jamais tué personne. Le machisme tue tous les jours ». Aujourd’hui, au XXIe siècle, de plus en plus de femmes font entendre leur voix. Voici ce que l’on a entendu d’inspirant ces derniers mois.

Naya Ali, journaliste, chroniqueuse pour Madmoizelle.com et afroféministe revendiquée

« Apprenons à nous respecter, à nous donner la possibilité de porter une minijupe, un voile ou un string. Soyons soudées, cessons de nous diviser et de qualifier d’autres de « mauvaises féministes », proclamons notre volonté de nous habiller comme nous le souhaitons… parce qu’il y a déjà trop d’hommes qui se chargent de nous dire que nous ne le faisons pas « comme il faut ».

Ellen Page, actrice

« Le fait que féminisme soit un mot honteux montre bien que nous vivons toujours dans un monde patriarcal», avait-elle dit à une journaliste du Guardian. «On associe toujours le féminisme à un mouvement radical –tant mieux. Je ne suis pas en désaccord avec beaucoup de ce que les féministes radicales disaient [dans les années 1970]. »

Jenny Beavan, costumière, Oscar des meilleur costumes aux Oscars 2016

« La seule chose que je voulais c’est que ma tenue ait un effet positif sur ce que les femmes ressentent vis-à-vis d’elles-mêmes. Vous n’avez pas à ressembler à un top model pour réussir. Il est vraiment bon d’éprouver un sentiment positif sur soi-même, cela signifie que vous pouvez tout faire. »

Victoire Maçon Dauxerre

« On ne peut pas imposer un corps malade en idéal de beauté, c’est criminel » Victoire Maçon Dauxerre a sombré dans l’anorexie quand elle était top model, calvaire dont elle témoigne dans un livre qui paraît au moment où la France a décidé d’interdire les mannequins trop maigres. »

Meryl Streep

« En tant que femme, auparavant, « vous pouviez travailler jusqu’à 40 ans, et ensuite vous ne pouviez jouer que des sorcières », a-t-elle ajouté. « C’est pourquoi je n’ai pas joué de sorcière avant +Promenons-nous dans les bois+ (en 2014) – et on me l’a proposé régulièrement », a-t-elle plaisanté. « C’est ce qui arrive aux femmes quand elles ne sont plus fertiles ou considérées comme ‘baisables’, à supposer que ce mot veuille dire quelque chose », a dit l’actrice.

Taylor Swift, chanteuse, s’adressant aux jeunes filles lors de son discours de remerciements durant les Grammies

« Il va y avoir des gens le long de ton chemin qui vont essayer de miner ton succès ou prendre le crédit de tes réalisations ou de ta célébrité. Mais si tu te concentres seulement sur le travail et que tu ne laisses pas ces gens te détourner de ce que tu es, un jour, quand tu seras là où tu souhaitais aller, tu regarderas autour de toi et tu sauras que c’est toi et les gens qui t’aiment qui t’ont mise là, et ce sera le meilleur sentiment au monde ».

Florence Foresti, dans Elle

« Je suis pour le droit à disposer de son corps. Le droit au plaisir, à baiser toute la journée ou à se foutre seins nue si c’est une vraie liberté. C’est comme une femme qui choisit de se voiler : est-ce que c’est son choix, son libre arbitre ? Ou est-ce que ce sont l’amour, la peur, son mec qui le lui dictent C’est ce qui fait toutye la différence : l’aliénation à un homme. »

Eve Ensler , auteure des Monologues du Vagin, cofondatrice de « One Billion Rising » et féministe engagée dans une interview de lalibre.be/lifestyle

« Nous traversons quelque chose d’insoutenable, mais on peut aussi voir des personnes qui se dressent contre ça. On doit conjuguer cette souffrance et cette force. »

Loubna Abidar, actrice, sur le tapis rouge des Césars

De ‘Much loved’, je ne garde que le bonheur. Mon combat ne concerne pas seulement les prostituées mais toutes les femmes musulmanes. Nous voulons le respect, être considérées normalement »,

Lena Dunham, interviewée à propos du féminisme dans Grazia

« On apprend beaucoup de choses à l’école, les pères fondateurs, les révolutions et les guerres mais on ne parle pas de féminisme. C’est considéré comme une religion de sorcières plutôt qu’un mouvement historique. On entend que c’est pour les femmes qui n’aiment pas les hommes; pour les lesbiennes, pour celles qui ne veulent pas se mélanger aux hommes au travail. Tout cela n’est évidemment pas vrai. (…) 

« Le féminisme est un mouvement 

qui demande pour les femmes des droits égaux à ceux des hommes. 

Il s’agit d »égalité entre les humains, 

pas de mettre les femmes au-dessus des hommes. » – Lena Dunham

Roxane Gay, professeure d’anglais, féministe et auteure de « The bad Feminism »

« Je me suis mise à me qualifier de mauvaise féministe pour faire preuve d’ironie, il y a quelques années, et puis je me suis rendu compte qu’effectivement je suis une mauvaise féministe, d’une certaine manière. Je ne veux surtout pas désavouer le féminisme, à l’instar de tellement de gens qui semblent vouloir le faire. Je suis féministe, j’en suis fière, et je le revendique, mais en même temps je ne me conforme pas toujours aux principes du féminisme, ou aux choses auxquelles « les bon(ne)s féministes » croient. Donc je voulais revendiquer mon féminisme en reconnaissant davantage que toutes les féministes ne sont pas parfaites. »

Florence Montreynaud, féministe et historienne française

« Le 20ème siècle a permis d’obtenir des lois relatives à la protection des droits de la femme. Au 21ème siècle (et même au-delà), il faudra les faire appliquer! « :

Chimamanda Ngozi Adichie, écrivaine nigériane

« Nos sociétés, et les droits des femmes, sont en danger. Mais nous devons défendre nos acquis, les renforcer. C’est une lutte (pacifique) pour nos démocraties et pour l’avenir de nos sociétés. »

«Partout dans le monde, la question du genre est cruciale. Et voici le point de départ : nous devons élever nos filles autrement. Nous devons élever nos fils autrement.»

Benoîte Groult, écrivaine, féministe


Emma Watson, actrice, auteure de « He for She »

Il y a peu, j’ai pu voir à quel point le féminisme est aussi un mouvement fait de factions. Et pourtant nous marchons toutes et tous vers le même but. Ne soyons pas effrayées de dire que nous sommes féministes. Je veux participer à un mouvement accueillant et incluant. Donnons-nous la main et avançons ensemble pour créer un véritable changement. Malala et moi sommes d’accord là-dessus mais nous avons besoin de vous. »

Malala

« Nous devons toute/s avancer ensemble, c’est ainsi que nous arriverons à changer. » Et en parlant à Emma Watson : « Après avoir entendu ton discours : si pas maintenant, alors quand ? Si pas moi, alors qui ? J’ai réalisé qu’il n’y avait rien de mauvais à se revendiquer féministe.Alors je suis féministe, et tout le monde devrait être féministe, parce que le féminisme est juste un autre mot pour promouvoir l’égalité. »

Thérèse Clerc, militante féministe et fondatrice de la Maison des Babayagas, résidence autogérée pour femmes (Montreuil, Paris)

Concernant sa maison des babayagas : « Les vieux hommes trouvent toujours des femmes. Nous, on ne veut pas d’hommes, on les a assez torchés comme ça durant notre vie. »

Assita Kanko, auteure et femme politique


Nous avons besoin de toute urgence d’une nouvelle vague féministe. Un mouvement mondial de personnes qui osent se lever pour remettre en question certaines traditions douloureuses et briser les tabous. Comme Yousafza Malala. Des femmes qui se lèvent et qui choisissent la liberté. Non seulement pour elles-mêmes mais aussi pour tous les êtres humains.

Sabine Panet, rédactrice en chef de Axelle Magazine, mensuel édité par Vie Féminine dans Elle Belgique

« Quelles que soient nos origines, nous sommes toutes les héritières d’une culture de résistance. C’est cet héritage qui nous rend fortes et qu’il faut entretenir, les valeurs de sororité, d’entraide, de solidarité. »

Isabella Lenarduzzi, entrepreneuse sociétale en organisation d’événements citoyens, formations et communication sur les thèmes de l’emploi et de l’égalité des genres

« Désormais la grande majorité des « mères de famille » travaillent autant que les hommes à l’extérieur de leur foyer, ce qui crée une double journée de travail et qui a pour effet que dans tous les pays européens, les heures de temps libre des femmes sont très inférieures à celles des hommes. » En moyenne, une femme passe 15h de plus par semaine aux tâches domestiques par rapport à un homme…

 

Journée internationale des femmes 2016

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Cette journée internationale des femmes recèle en elle-même l’injustice millénaire qui est faite à la moitié de l’humanité. La preuve étant qu’il n’existe pas de journée internationale des hommes ou des droits des hommes. No comment.

Dire que les femmes se battent pour exister comme des hommes à part entière depuis des millénaires et que l’égalité et le partage ne sont toujours pas de mise fend le cœur des féministes dont je suis. Nous sommes humiliées de devoir encore réclamer, demander, exiger et quémander l’égalité des droits et, tout simplement le Respect. Notre imagination, notre créativité, notre contribution à la marche et l’existence de l’humanité ne nous a toujours pas sorties de notre statut de sous-hommes.

Aujourd’hui, nous subissons une terrible régression du fait de la couardise des hommes trop heureux de trouver en d’autres cultures rétrogrades un soutien de leur machisme. Tous ces mâles qui accusent les féministes de les avoir castrés se réjouissent secrètement du soutien de populations qui maintiennent la terreur sur leurs femmes.Rien d’étonnant alors qu’ils appellent, protègent et encouragent les musulmans à nous harceler, nous humilier, nous agresser, nous menacer et nous violer.

Malheureusement, des pseudos féministes étranglées par leur laisse gauchiste (dixit Anne Zélensky) hurlent au racisme quand nous osons décrire la qualité des violeurs comme ceux de Cologne la nuit de la Saint-Sylvestre. La doxa socialo-communiste-anticolonialiste continue d’obscurcir la vision des réalités et à renforcer la cécité du déni. Nous aurions pu croire que les idéologies, toutes les idéologies, avaient été démontées depuis la dissidence soviétique mais leurs germes sont si virulents qu’ils reviennent même quand on détruit leur sommet visible.

Il ne fait pas bon être femme par les temps qui courent et notre situation n’est pas près de s’améliorer.

La Connectrice

Le VIH est sexiste. Les femmes sont deux fois plus infectées que les hommes

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Le Fonds mondial dont l’objectif est de lutter contre les épidémies de sida, de tuberculose et de paludisme lance une alerte sur la vulnérabilité des jeunes femmes de 15 à 25 ans face au sida. le taux de contamination atteint 80% dans les pays les plus touchés.

Elles sont plus de 7 000/semaine à être infectées par le virus victimes de sociétés sexistes qui les privent d’éducation et d’accès aux soins pour mieux les livrer à la loi des mâles. Mariages forcés, prostitution, viols, polygamie, refus du préservatif sont des vecteurs de dissémination des maladies.Dans certains pays les hommes atteints du sida sont persuadés de guérir s’ils violent une vierge.

Parfois, les médias nous apprennent aussi que des femmes ou des hommes contaminés par le sida le transmettent consciemment à leurs partenaires pour se venger http://www.leffortcamerounais.info/2011/04/ces-hommes-et-femmes-qui-transmettent-volontairement-le-sida-%C3%A0-leurs-partenairesde-nombreux-hommes-e.html

La Connectrice

À l’occasion de la Journée internationale de la Femme, le 8 mars, nous mesurons les progrès accomplis dans le combat mené pour l’égalité de genre et nous nous heurtons à une réalité dont l’injustice continue de sauter aux yeux. Aujourd’hui, 62 millions de filles se voient toujours refuser le droit à l’éducation, un demi-milliard de femmes ne savent pas lire et 155 pays ont encore des lois discriminatoires à l’égard des femmes.

Cette situation est inacceptable et nous devons œuvrer ensemble à y remédier. Dans unrapport intitulé « La pauvreté est sexiste » et publié par l’organisation ONE, les chefs de file du développement mondial en appellent à la communauté internationale afin qu’elle agisse sur l’inégalité de genre et ouvre davantage de perspectives pour les femmes.

Souvent, l’inégalité de genre expose les femmes et les jeunes filles à des maladies ou à d’autres affections qui menacent leur vie. Le VIH frappe de façon disproportionnée les adolescentes et les jeunes femmes et, à l’heure actuelle, elles sont plus de 7 000 à être infectées par le virus chaque semaine.

Nous devons tenir compte des facteurs sociaux qui font peser sur les adolescentes et les jeunes femmes un risque accru de contracter des maladies infectieuses, et leur ouvrir de nouvelles perspectives de vie. Ainsi, l’éducation peut véritablement changer la donne et les jeunes filles qui poursuivent leur scolarité peuvent s’appuyer sur des bases solides pour choisir au mieux leur carrière ou l’achat de biens, ou encore pour décider de se marier et d’avoir des enfants au moment qui leur convient. Nous devons tout mettre en œuvre en faveur d’un monde où les êtres humains, quel que soit leur genre, puissent mener une vie réussie et en bonne santé.

Les inégalités de genre continuent d’augmenter les risques de santé pour les femmes et les jeunes filles. Le VIH est la première cause de décès de femmes en âge de procréer dans les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire. Dans les pays les plus durement frappés, les jeunes filles représentent plus de 80 pour cent de toutes les nouvelles infections chez les adolescents. À l’échelle mondiale, les jeunes femmes âgées de 15 à 24 ans sont les plus vulnérables au VIH, avec des taux d’infection deux fois plus élevés que chez les jeunes hommes.

Qu’est-ce que le fonds mondial ?

Les interventions biomédicales destinées à éviter l’infection chez les femmes ne les rendent pas moins vulnérables face au virus. Il faut des transformations structurelles – sociales, politiques et culturelles – pour enrayer la propagation du VIH.

Le Fonds mondial est un partenariat du 21e siècle conçu pour accélérer la fin des épidémies de sida, de tuberculose et de paludisme.

Fondé en 2002, le Fonds mondial est un partenariat entre les gouvernements, la société civile, le secteur privé et les personnes touchées par les maladies. Le Fonds mondial collecte et investit près de quatre milliards de dollars US par an à l’appui de programmes dirigés par des spécialistes locaux dans les pays et les communautés qui en ont le plus besoin.

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