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Archives de Tag: activité professionnelle des femmes

#SOS égalité professionnelle. Signez la pétition !

Publié le
Le rapport de situation comparée est un outils qui permet de mesurer les différences de salaires et de carrière entre hommes et femmes. Il est obligatoire dans les entreprises de plus de 50 salariés.
Les négociations collectives réalisées tous les ans doivent s’appuyer sur ce rapport. Le projet de loi sur le dialogue social et l’emploi prévoit de supprimer purement et simplement tous les outils de l’égalité professionnelle du Code du travail! Pourtant, l’égalité entre hommes et femmes sur les salaires et les carrières est loin d’être atteinte. Les femmes gagnent en moyenne 24% de moins que les hommes, ce qui se répercute sur leur retraite et tout le monde peut constater que, dans les entreprises, très peu de femmes atteignent le plus haut niveau.
Tout le monde peut également constater que, dans les médias, la présence de femmes responsables ou expertes a spectaculairement reculé. Pourtant les filles sont meilleures que les garçons dans les études
Plafond de verre, discrimination, inégalités de tous ordres, dévalorisation, mépris, harcèlement, exclusion sont malheureusement le lot de la plupart des femmes dans les entreprises publiques et privées.
Ne permettons pas que le recul de la condition des femmes s’aggravent avec la suppression de l’obligation de rapport de situation comparée.
La Connectrice
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Je signe la pétition !

 

Yvette Roudy et plus de 100 personnalités engagées sur l’égalité (voir la liste complète ici) lancent lundi 11 mai une pétition pour demander à François Rebsamen de préserver les outils de l’égalité professionnelle.

Signez la pétition sur Change.org

Capture d’écran 2015-05-10 à 20.44.11

Le texte de la pétition

 

En France, en 2015, les femmes touchent 27% de salaire en moins que les hommes, 1 sur 3 travaille à temps partiel, elles sont majoritaires dans les métiers les moins bien rémunérés, aucune femme n’est à la tête d’une entreprise du CAC 40, elles touchent 40% de retraite en moins et 1 sur 5 est victime de harcèlement sexuel en entreprise

#SOS Egalité professionnelle

François Rebsamen, ministre du Travail, prépare en ce moment un projet de loi sur le dialogue social et l’emploi. Ce texte sera présenté fin mai  aux députées et députés. Dans les multiples articles du projet de loi, on découvre des propositions… étonnantes :  le texte prévoit de supprimer purement et simplement tous les outils de l’égalité professionnelle du Code du travail.

Le projet de loi supprime en effet l’obligation d’établir un diagnostic de l’égalité dans l’entreprise (Rapport de Situation Comparée*), de négocier sur cette question et pire, rend les sanctions pour les entreprises qui ne respectent pas l’égalité professionnelle… impossibles à appliquer !

De nombreuses entreprises rechignent encore à produire ces chiffres et à prendre des mesures contre le sexisme au travail et les inégalités professionnelles. Avec ce projet de loi, le gouvernement envoie un message limpide : l’égalité ? C’est réglé. Circulez, il n’y a rien à voir.

Le gouvernement se moque manifestement de nous. Et sans doute aussi de l’égalité femmes – hommes.

Exigeons qu’il rétablisse dans son projet de loi les obligations légales en matière d’égalité professionnelle.

 

Avec Yvette Roudy et plus de 100 personnalités**, je signe la pétition !

Interpellez François Rebsamen sur Twitter

Interpellez Marisol Touraine sur sa page Facebook

Retrouvez la campagne sur http://sosegalitepro.fr

Suivez la mobilisation sur Twitter avec #SOSEgalitépro

* * * * *

* Ce rapport de situation comparée et la négociation, fruits de nombreuses batailles syndicales, féministes et politiques, sont des outils indispensables pour mesurer les inégalités et faire avancer l’égalité. Ils permettent d’aborder les multiples facettes des inégalités professionnelles : salaires, accès à la formation, déroulement de carrière, temps partiel, conditions de travail, mixité des emplois, accès aux postes à responsabilité, harcèlement sexuel, etc…  

** Retrouvez la liste des premières et premiers signataires ici 

 

 

Signez la pétition sur Change.org

Capture d’écran 2015-05-10 à 20.44.11

 

Pour en savoir plus

  • Rapport de situation comparée

26 août 2008

http://travail-emploi.gouv.fr/espaces,770/dialogue-social,2173/dossiers,2178/egalite-professionnelle,506/le-rapport-de-situation-comparee,1138/rapport-de-situation-comparee,8061.html

Objectifs et contenu

Objectifs

L’égalité professionnelle constitue un thème de la négociation collective. Pour enrichircette négociation et permettre ainsi aux partenaires sociaux de fixer des objectifs en la matière, les employeurs doivent repérer et analyser la situation des hommes et des femmes au sein de leur entreprise, et définir les actions à mener visant à supprimer les inégalités.

Tel est l’objet du rapport annuel de situation comparée des conditions générales d’emploi et de formation des femmes et des hommes, obligatoire dans les entreprises de plus de 50 salariés.

Ce rapport permet d’identifier les inégalités et de définir les actions à mener pour aller vers l’égalité des hommes et des femmes en entreprise. C’est sur la base de ce rapport rédigé tous les ans, dont les indicateurs sont adaptés à la réalité de l’entreprise, que doit s’engager la négociation collective. Il s’agit donc d’un élément de diagnostic, mais aussi d’une base pour agir en faveur de l’égalité hommes-femmes

Contenu

Le contenu de ce rapport a été renforcé par la loi sur l’égalité professionnelle du 9 mai 2001.

Il comporte une analyse chiffrée qui s’appuie sur des indicateurs pertinents, reposant sur des éléments chiffrés et définis par décret, qui retracent pour chacune des catégories professionnelles, la situation respective des femmes et des hommes en matière d’embauche, de formation, de promotion professionnelle, de qualification, de classification, de conditions de travail et de rémunération effective. Ces indicateurs offrent une grille de lecture, commune à toutes les entreprises, comportant des statistiques exprimées en pourcentages.

Éventuellement, ceux-ci peuvent être complétés par des indicateurs spécifiques à l’entreprise.

Le rapport doit ainsi répondre aux trois objectifs suivants :

  • Mesurer
  • Comprendre
  • Agir
Rapport de situation comparée - guide de réalisation Vous pouvez également consulter l’intégralité du rapport :

.

Comment remplir le rapport ? Une démarche simplifiée, un accompagnement des entreprises renforcé

Afin de faciliter le travail des entreprises et de les accompagner dans l’élaboration de ce rapport et des plans d’actions en faveur de l’égalité hommes-femmes qui peuvent en résulter, l’Etat et les partenaires sociaux ont décidé, au cours la conférence tripartite sur l’égalité professionnelle et salariale du 26 novembre 2007 de mettre à la disposition des entreprises les outils suivants :

  • une liste a minima des indicateurs devant figurer dans ce rapport, cette liste pouvant être complétée librement par l’entreprise si celle-ci souhaite fournir des informations complémentaires permettant de préciser sa situation au regard de l’égalité hommes-femmes ;
  • des outils d’accompagnement, et notamment deux modèles types de rapport, l’un destiné aux entreprises d’au moins 300 salariés, l’autre aux entreprises de moins de 300 salariés, ainsi qu’un guide pratique , que vous pouvez consulter en cliquant sur le lien suivant :

Vous pouvez télécharger ci-dessous les propositions de modèle de rapport de situation comparée, en fonction de la taille de votre entreprise.

Entreprises de - de 300 salariés
Si les entreprises de 50 à 299 salariés ne sont pas soumises à l’obligation de réaliser le rapport de situation comparée tel que prévu à l’article L. 2323-57 du Code du travail, elles ne sont pas dispensées de recueillir des informations portant sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, de les analyser et de réaliser des plans d’actions.

Entreprises de 300 salariés et plus
Les entreprises de 300 salariés et plus sont quant à elles tenues, chaque année, de réaliser un rapport écrit sur la situation comparée des conditions générales d’emploi et de formation des femmes et des hommes dans l’entreprise.

Ce rapport comporte une analyse permettant d’apprécier la situation respective des femmes et des hommes en matière d’embauche, de formation, de promotion professionnelle, de qualification, de classification, de conditions de travail, de rémunération effective et d’articulation entre l’activité professionnelle et l’exercice de la responsabilité familiale. Il est établi à partir d’indicateurs, définis par décret et éventuellement complétés par des indicateurs tenant compte de la situation particulière de l’entreprise.

Il recense les mesures prises au cours de l’année écoulée en vue d’assurer l’égalité professionnelle, les objectifs prévus pour l’année à venir et la définition qualitative et quantitative des actions à mener à ce titre ainsi que l’évaluation de leur coût.

Gel d’ovocytes. Le lobby médical au secours du sexisme

Le sexisme, la discrimination des femmes, est l’injustice la plus universelle, la plus répandue et la mieux acceptée à travers les âges et les mondes.

L’intervention de la médecine pour résoudre les questions sociétales est sans doute une révolution technologique mais c’est surtout le terrible aveu du refus profond des hommes à considérer les femmes comme leurs égales et à les respecter.

Il ne se trouve que de folles féministes (dont je suis) pour s’en indigner et tenter contre vents et marées houleuses à raisonner les hommes et les femmes aussi.

Nous avons au moins gagné le droit de travailler mais il ne faut pas exagérer. Nous sommes moins rémunérées que les hommes et écartées des instances de décision au prétexte que nous nous investissons moins dans notre travail, que nous nous absentons en congés maternité ou pour soigner un enfant malade. Les femmes ont eu beau faire leur preuve dans les activités professionnelles et politiques, elles restent sur un strapontin car il est bien connu qu’une femme doit s’occuper d’abord de ses enfants, de son mari et de sa maison.

Aux femmes la double journée de travail, les soins aux malades, aux handicapés et aux démunis. Ce serait la loi de la nature comme s’il fallait autre chose qu’un cœur, des mains, un cerveau, des connaissances, de l’expérience et des jambes pour accomplir ces tâches. Comme les femmes, les hommes sont aussi dotés de ces outils mais ils les réservent à des tâches qui leur garantiront indépendance, égoïsme, liberté, pouvoir et argent.

Le sexisme ne régressant pas, la médecine vient au secours du système. Mesdames, nous apprécions vos compétences et nous souhaitons vous exploiter honorablement, alors nous vous payons la congélation de vos ovocytes afin que vous ne deviez pas vous absenter pour reproduire l’espèce. Grâce à la médecine, point n’est besoin de changer la société et d’ennuyer les hommes en leur demandant de partager à la maison, dans l’entreprise et au sommet de l’Etat la charge de la reproduction des enfants et de la reproduction de la force de travail. Laissez les vivre tranquilles, arrêtez de menacer leur virilité en menaçant leur domination « naturelle ». Mais comme nous ne sommes ni ingrats ni sexistes, nous confions votre corps à la médecine qui peut désormais vous permettre de faire des enfants quand vous êtes stériles, de faire des enfants avec une femme, de faire des enfants à tout âge, de faire des enfants sans utérus, de faire porter vos enfants par une autre femme et de faire vivre vos enfants gravement malformés et handicapés quand le corps a provoqué un  accouchement très prématuré comme signal de sélection naturelle. On le sait certains magiciens médecins se font une gloire de réanimer les « crevettes ».

La médecine a toujours été l’auxiliaire du machisme parce qu’elle véhicule le fantasme de son pouvoir sur le corps des femmes parce qu’elle peut le soigner comme le contrôler. Des hystériques du bon docteur Charcot au gel des ovocytes, en passant par l’excision thérapeutique, le continent noir de Freud, l’hystérectomie abusive, le mouvement anti avortement du professeur Lejeune, la PMA, la GPA, l’inaboutissement de la contraception masculine le lobby médical n’a jamais cessé de proposer à chaque époque des alternatives au contrôle du corps des femmes pour les maintenir sous la domination des hommes.

Pour en savoir plus

http://www.lesnouvellesnews.fr/index.php/civilisation-articles-section/civilisation/3960-congelation-d-ovocytes-avantage-en-nature-dans-la-silicon-valley

Facebook et Apple financeraient la congélation des ovocytes de leurs employées pour, selon ces sociétés, leur permettre de mieux gérer leur carrière et favoriser l’égalité femmes hommes au travail…

Cinq places pour les bébés pauvres à la crèche de Delanoë

Chouette, les bébés pauvres vont pouvoir s’installer dans les belles crèches des palais de la République, à commencer par celle de l’Hôtel de ville de Paris fréquentée par du beau monde. (cf article ci-dessous Les appartements du maire sont devenus une crèche de luxe)

En effet, notre premier ministre vient d’annoncer que 10% des places de crèches seraient désormais réservées aux enfants pauvres.http://www.liberation.fr/politiques/2013/01/20/ayrault-annonce-10-de-places-en-creches-pour-les-enfants-pauvres_875321«Il faudra désormais que les crèches accueillent au minimum 10% d’enfants pauvres», a-t-il déclaré. «A terme, les crèches devront accueillir la même proportion d’enfants issus de familles pauvres que ce qu’ils représentent dans leur commune», a-t-il précisé. La pauvreté touche un enfant sur cinq en France.

Les modalités pour parvenir à 10% d’enfants pauvres en accueil collectif seront précisées dans la quatrième convention d’objectifs et de gestion (COG), qui doit être signée au printemps entre l’Etat et la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf) pour la période 2013-2016. Cette convention fixera les objectifs et les moyens dévolus à la branche famille de la Sécurité sociale.

Développer l’accès des enfants de familles en situation de précarité à des modes d’accueil collectif était l’une des principales préconisations du groupe de travail consacré à l’enfance, qui avait planché sur les moyens d’endiguer la pauvreté, avant la conférence des 10 et 11 décembre. Le rapport de ce groupe suggérait de prévoir l’accueil en établissement collectif d’ici à 2022 d’un enfant sur 4 de moins de 3 ans (aujourd’hui 15%) et de réserver 20% des places aux enfants vivant sous le seuil de pauvreté.

Le premier ministre se serait inspiré de la municipalité de Grenoble qui accueillerait 30% de petits enfants issus de familles en situation de précarité. Grenoble est en effet un exemple mais pas seulement pour les enfants pauvres. La ville totalise en effet le taux le plus élevé d’équipements pour la petite enfance et serait par ailleurs l’endroit où il ferait le meilleur vivre de toute la France …http://alpes.france3.fr/2013/01/22/l-accueil-des-enfants-pauvres-en-creche-un-modele-grenoblois-repris-par-le-premier-ministre-185735.html

Selon mon expérience, il n’existe pas de mode de garde meilleur que la crèche collective et tous les bébés, sans exception, qu’ils soient pauvres, moins pauvres ou riches, devraient pouvoir y être accueillis car, contrairement à certaines idées reçues, la crèche collective publique ne se contente pas de garder les bébés pour changer leur couche. C’est surtout un lieu de vie, un espace de socialisation, un dispensaire de soins de haute qualité, un havre d’éveil et un centre de développement physique et cognitif.

Au lieu d’ajouter un facteur de division du peuple à une liste déjà trop longue, notre gouvernement devrait lancer un vaste programme de  crèches collectives pour tous les bébés de France. 

Qui est pauvre en France ?

En France, 8,6 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté, c’est-à-dire avec moins de 964 Euros par mois, d’après RTL http://www.rtl.fr/actualites/info/article/plus-de-8-5-millions-de-francais-vivent-sous-le-seuil-de-pauvrete-7755677848

En France, un individu peut être considéré comme pauvre quand ses revenus mensuels sont inférieurs à 803 ou 964 euros (données 2010) selon la définition de la pauvreté utilisée (seuil à 50 % ou à 60 % du niveau de vie médian [1]). Le revenu pris en compte est le revenu dit « disponible » : après impôts et prestations sociales…Pour tenir compte de la composition des ménages, on élève ce seuil en fonction du nombre de personnes du foyer (adultes et enfants, l’âge de ces derniers, de plus ou de moins de 14 ans, entrant également en compte). On passe alors du revenu disponible au « niveau de vie » dans le langage de l’Insee. Par exemple, un couple avec deux enfants en bas âge est pauvre si ses ressources ne dépassent pas 1 687 euros ou 2 024 euros selon que l’on considère le seuil à 50 % ou à 60 % du niveau de vie médian.http://inegalites.fr/spip.php?article343

Vous lisez bien, le seuil de pauvreté se calcule déduction faite des impôts et des prestations sociales. Or les prestations sociales peuvent augmenter considérablement les revenus des personnes et des familles qui en bénéficient en cumulant les allocations familiales, l’aide au jeune enfant, l’aide au parent isolé, la prime de rentrée scolaire, l’allocation logement, le RSA, l’allocation d’adulte handicapé, les déductions sur les coûts de scolarité, de cantine, de centre aéré, de colonies de vacances, les transports, le bénéfice des épiceries sociales et des restaus du coeur, de jardins ouvriers, etc.

Aux prestations sociales peuvent s’ajouter des avantages en nature comme des logements de fonction pour les employés de certains services publics, des réductions et des repas gratuits pour des employés de la restauration, de la grande distribution et de toutes sortes de petits métiers mal rémunérés où les patrons tentent de garder leur petit personnel en leur concédant des miettes qui améliorent leur ordinaire. Dans les grandes entreprises, les employés les plus modestes peuvent bénéficier de contrats collectifs pour souscrire à une assurance santé.

Dans certains milieux et dans les grandes familles un pauvre peut profiter de l’entraide de ses collègues et amis ou de celle de sa famille.

Il est donc extrêmement difficile d’évaluer statistiquement la pauvreté réelle des individus et des familles ce qui, de fait, crée des injustices et permet aux pouvoirs en place de priver les uns au profit des autres en toute bonne conscience et à des fins électoralistes.

Qui va payer les crèches pour les enfants pauvres ?

Les crèches publiques sont financées par la Caisse nationale d’allocations familiales (CNAF) qui est une branche de la Sécurité sociale. Or nous savons que notre Assurance maladie est à bout de souffle au point que nos médicaments sont régulièrement déremboursés, que nous devons subir des prélèvements forfaitaires sur nos séjours hospitaliers et nos consultations et que des soins vitaux comme les prothèses dentaires, optiques et auditives restent à notre charge et impactent notre santé et notre qualité de vie.

Comment seront financées les 10% de places de crèches réservées aux pauvres ? Va-ton demander aux riches qui touchent un revenu mensuel de 2000 euros de payer plus ? Va-t-on demander aux riches retraités qui touchent 1 000 euros de pension pour une personne seule de payer davantage d’impôts ? Sollicitera-t-on les entreprises en augmentant les charges sociales ? Les collectivités locales devront-elles augmenter les impôts des classes moyennes, celles qui assurent l’essentiel de l’impôt ? Demanderons-nous son aide au Qatar en échange de salles de prière dans nos crèches et de madrassas pour les bébés ?

Les femmes pénalisées par l’insuffisance des places en crèche

80% des femmes françaises ont une activité professionnelle, une exception européenne due en partie à l’existence de modes de garde des enfants. Ces modes de gardes sont variés et inégaux puisque seulement 15% des bébés en profitent. Le salaire des femmes étant toujours considéré comme complémentaire, dans le couple, ce sont les mères qui arrêtent de travailler pendant une période pour élever leurs enfants, ce sont elles qui travaillent à temps partiel pour pouvoir s’occuper des petits, encore elles qui prennent un congé pour soigner un enfant malade et toujours elles qui sacrifient leur carrière pour faire coïncider leur retour du travail avec celui de l’école.

La réquisition de 10% de places de crèche mettra davantage de femmes en difficulté dans leur assiduité au travail et la progression de leur carrière. Par ailleurs elle les mettra en difficulté financière car les modes de garde privés et/ou individuels sont plus coûteux et cette situation incitera le couple parental à sacrifier le salaire et l’activité professionnelle de la mère car elle ne sera plus rentable. Les bas salaires des femmes, en partie justifiés par leurs maternités et les interruptions de carrière entraînent de petites retraites qui leur assurent une vieillesse misérable et une fin de vie dans un mouroir lorsque leurs enfants ne peuvent pas leur offrir les soins d’une maison de retraite convenable.

Les bébés mis en danger par des modes de garde douteux

On apprenait le mois dernier qu’un enfant de 24 mois avait sauvagement frappé et mordu un bébé de 17 mois. L’agression s’était produite dans une crèche privée pendant que l’unique employée présente raccompagnait un parent.http://www.republicain-lorrain.fr/actualite/2012/12/21/un-bebe-de-17-mois-mordu-et-battu-a-la-creche

Ces derniers mois, on apprenait que des crèches illégales avaient été fermées ou que des nourrices non déclarées gardaient des bébés dans des conditions très discutables. De temps en temps, on entend parler de bébés violés par le fils de leur nourrice ou maltraités par la nourrice elle-même.

Les nourrices privées sont le plus souvent des femmes peu éduquées mais propres et remplissant les critères d’hygiène exigées pour obtenir leur agrément. Contrairement aux auxiliaires de puériculture elles ne possèdent pas de réelle formation pour s’occuper des tous petits, particulièrement sur les plans psychologique et pédagogique. D’autre part, elles sont isolées dans leur responsabilité et ne bénéficient pas, comme dans les crèches collectives, du regard et du savoir faire de leurs collègues, à commencer par la directrice. Il n’y a pas plus sûr pour un bébé que la crèche collective publique.

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Publié le 08.03.2011

Alors que la gauche fête, le 18 mars, les dix ans de son accession à la mairie, nous avons rencontré des habitants de la ville, qui a beaucoup changé durant cette période. Aujourd’hui, portrait de Paloma, 30 ans, résidant dans le IIIe, qui bénéficie des équipements pour la petite enfance.

Parquet en point de Hongrie, hauts plafonds, grandes fenêtres ouvrant sur l’église Saint-Gervais d’un côté, sur la Seine et Notre-Dame de l’autre : la crèche de l’Hôtel de Ville, installée, selon la volonté de Bertrand Delanoë, dans les anciens appartements privés de ses prédécesseurs, fait le bonheur de la soixantaine de familles qui en bénéficient. 

 A l’instar de Paloma, professeur d’histoire-géo à Bondy (Seine-Saint-Denis), qui vient récupérer sa fille de 2 ans, Alma, au 3, rue Lobau (IVe) chaque soir à 18 heures. « Le matin, précise-t-elle, c’est mon ami pacsé, père de l’enfant et administrateur de la Ville de Paris, qui l’emmène, à 9 heures. »

Des places réservées pour moitié aux personnelx de la Ville

« Doté de locaux spacieux (NDLR : 700 m2 ) et d’un beau jardin où les enfants vont goûter l’été, cet établissement, qui a gardé son cachet ancien, est une crèche de luxe! Les architectes ont réussi à adapter le cadre ancien à l’univers des petits », estime Paloma, 30 ans. Ainsi, plutôt que de démolir les cheminées, qui peuvent représenter un danger pour les bambins, celles-ci sont désormais protégées par une couverture rigide en plexiglas. « Que le maire de Paris ait rendu les appartements privés aux Parisiens et à leurs enfants est un geste symboliquement fort », poursuit-elle. Avant de confier que l’histoire de cette crèche pas comme les autres, ouverte en 2003, intrigue ses proches : « Ma mère et ses amies sont venues voir les lieux par curiosité. » Habitante du IIIe, Paloma avait d’abord demandé une place dans son arrondissement… en vain. « Alors, j’ai déposé un dossier à l’Hôtel de Ville et, miracle, ça a marché! »
Par chance, cette mère de famille n’habite pas loin de la mairie de Paris. Fonctionnant comme une crèche d’entreprise, cet établissement est réservé aux enfants des personnels de la Ville, qu’ils habitent à Paris ou en banlieue, ce qui est le cas de la moitié des 45 petits inscrits. Néanmoins, l’établissement accueille aussi en halte-garderie (à la demi-journée ou à la journée) 22 enfants domiciliés à proximité et dont les parents ne travaillent pas nécessairement à la municipalité.
Comme dans toutes les crèches municipales, la tarification est calculée en fonction du quotient familial : « En moyenne, les familles paient 250 à 300 € par mois, précise Nadine Bonnetain, directrice de la crèche-halte-garderie de l’Hôtel de Ville. » Et de conclure : « Il y a une grande mixité sociale ici. N’allez pas croire que notre établissement est réservé aux bobos! »

Le Parisien http://www.leparisien.fr/paris-75/paris-75003/les-appartements-du-maire-sont-devenus-une-creche-de-luxe-08-03-2011-1347837.php

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