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Le meurtre de Sarah Halimi, preuve que les juifs ne sont pas tout-puissants

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Désolée pour la mise en page, je me retrouve avec des colonnes que je n’ai pas demandées et je ne parviens pas à les supprimer ;-(((

Dans la nuit du mardi 4 au mercredi 5 avril 2017, Sarah Lucy Halimi était retrouvée inerte au pied de son immeuble dans le 11ème arrondissement.

Elle avait été poussée du 3ème étage par son voisin afro musulman qui la harcelait régulièrement. Informée, la Police n’y avait pas mis fin. Il s’est introduit dans son appartement, l’a entraînée sur le balcon et l’a poussée aux cris de Allah Akbar.

Si les juifs étaient aussi puissants que de nombreuses personnes le prétendent obsessionnellement, sarah Halimi, une doctoresse de 66 ans, juive orthodoxe, n’aurait pas été torturée et assassinée par son voisin musulman qui la harcelait depuis des années.

Si les juifs étaient aussi influents que certains l’affirment, leur bras soit-disant si long, aurait ramené la Police et la Justice aux réalités antisémites que subissait Sarah Halimi et sa famille depuis des années dans leur propre immeuble et serait intervenues pour y mettre un terme.

Si les « milices juives » étaient aussi féroces qu’il se prétend, elles auraient terrorisé par la violence qu’on leur attribue les voisins afro musulmans antisémites de Sarah Halimi.

Si les juifs étaient « partout », ils auraient été aussi présents dans la police pour protéger leurs coreligionnaires d’agressions antisémites. Les policiers du quartier avaient été sollicités plusieurs fois mais n’ont rien fait et le jour même de la défenestration de Sarah Halimi ils restaient au pied de l’immeuble et ne sont pas intervenus sur les lieux du crime.

Si le lobby juif existait et exerçait sa toute puissance sur les dirigeants et les médias, Sarah Halimi n’aurait pas été martyrisée et défenestrée et les médias auraient unanimement relaté cet effroyable drame au lieu de rester mutiques.

Si la communauté juive était aussi massive, unie et influente qu’on le dit, les participants à la marche blanche en hommage à Sarah Halimi n’auraient pas été caillassés et insultés par des antisémites haineux certains de leur impunité.

 

On reparle du meurtre antisémite musulman de Sarah Halimi

Grâce à l’action de certains intellectuels juifs ou non, on reparle abondamment de l’assassinat, parce que juive, de Sarah Halimi le 4 avril dernier. La famille, les proches et des citoyens demandent que justice soit faite pour cette doctoresse dévouée qui n’avait d’autre défaut que celui d’être juive.

J’avais été informée de ce drame dès le lendemain en écoutant Radio J où s’exprimaient des rabbins. J’avais tout de suite écrit un article stupéfaite par cette barbarie antisémite. Au vu de quelques détails significatifs -un afro musulman et sa famille qui harcelaient Sarah Halimi, une juive orthodoxe, des plaintes déposées sans suite- mais je peux comprendre que des responsables de la Police et de la Justice ne se prononcent pas tout de suite pour se donner le temps de trouver des preuves irréfutables du caractère antisémite de l’agression. Le problème est que depuis le mois d’avril ces preuves irréfutables-dont des enregistrements- n’ont pas été prises en considération et que le caractère antisémite de l’assassinat n’a pas été retenu.

Vous pourrez lire ci-dessous des articles qui détaillent l’affaire avec toutes les informations qui ont été collectées depuis près de trois mois.

Pour en savoir plus

Entre les deux tours de l’élection présidentielle, Emmanuel Macrons’est rendu à Oradour-sur-Glane pour honorer, non sans arrière-pensées, la mémoire du massacre abominable commis, il y a 73 ans, par une colonne infernale de SS. Le martyre du village de Haute-Vienne, gravé dans nos mémoires, reste l’une des images les plus fortes de la barbarie crue, dure, aveugle. Quelques jours plus tôt, le 4 avril, une femme juive de 65 ans était torturée et assassinée, en plein Paris. Ce « fait divers », dont la presse n’a guère parlé, suscite la réaction de plusieurs intellectuels français dont le communiqué, digne et ferme, dénonce l’inaction de la police et le profil du tueur : un musulman….

COMITE DE SOUTIEN

VÉRITÉ  ET  JUSTICE  POUR  SARAH  HALIMI

CONTACT : Richard C. ABITBOL

TEL : +33. (0)1.53.45.54.89

FAX : +33. (0)1.53.45.54.55

E-MAIL : MAILTO:PRESSE@CJFAI.COM

POUR PARUTION IMMÉDIATE

9:00 H, 29 MAI 2017

Dans la nuit du 4 avril 2017, Madame Sarah Halimi Attal (z ‘’l), une femme juive orthodoxe de 65 ans, médecin et directrice de crèche, a été surprise dans son sommeil chez elle au  26 rue Vaucouleurs, dans un modeste immeuble du XIème arrondissement de Paris ! Elle a été atrocement torturée pendant plus d’une heure et assassinée dans des conditions particulièrement abominables. Son agresseur, Kobili T., un « islamiste radical », a assassiné Sarah Halimi parce qu’elle était juive. Durant plusieurs semaines, il l’avait importunée et harcelée avec des injures antisémites avant de l’agresser et de la tuer. Introduit chez la victime par le balcon, il s’est acharné avec une violence inouïe sur sa victime, provoquant une vingtaine de fractures au corps et au visage, avant de la défenestrer, agonisante, du troisième étage. Le récit des violences et des actes de barbarie qu’a subi la victime sont tout simplement le reflet d’une haine indescriptible et donc insupportables à décrire !

Après son acte abominable, Kobili T. a été neutralisé et interné en psychiatrie sans même avoir été entendu ! L’abominable criminel antisémite était immédiatement devenu un simple dément !

Pendant le long calvaire de Madame Sarah Halimi Attal (z ‘’l), la police, qui avait été immédiatement prévenue par les voisins, était arrivée sur place et s’était installée tant sur le palier qu’au bas de l’immeuble. Ce sont ainsi 18 policiers qui, arrivés sur place, se sont installés en spectateurs et n’ont pas cru bon d’intervenir tout au long du terrible calvaire de la sexagénaire, et ce, pour des raisons obscures et incompréhensibles,  !

De surcroît, malgré le fait qu’une trentaine de mains courantes ont été déposées au commissariat pour signaler les agissements du suspect, malgré le fait qu’il a été constaté que le suspect s’était radicalisé, malgré le fait que Sarah Halimi était reconnue dans l’immeuble comme une personne de confession juive, et que de nombreux accrochages avaient eu lieu dans les mois précédant l’attaque avec la famille du suspect, malgré le fait que pendant sa séance de torture, le suspect traitera sa victime de « Sheitan » [Satan, en arabe], criant une dizaine de fois « Allah Akbar », malgré le fait que le meurtrier alternait « incantations du Coran » et salves de coups lorsque sa victime reprenait connaissance, malgré tous ces éléments le procureur de la République ouvre, le 14 avril (10 jours après les faits !) une information judiciaire pour « homicide volontaire » et ne daigne pas, comme cela paraissait évident, inculper Kobili T. pour  « assassinat avec les circonstances aggravantes que constituent les actes de barbarie et le motif antisémite ».

Mais, dans cette affaire, le fait le plus grave, reste que la police, alertée par les voisins qui entendaient « les pleurs, les cris et les hurlements de douleur de madame Halimi »,  a pu rester les bras croisées pendant plus d’une heure avant d’intervenir, après le drame !

Interpellés par de tels agissements de nos forces de l’ordre, qui nous avaient habitué à plus de témérité, nous nous attendions à des réponses claires aux questions que nous nous posions ! Mais que nenni !Nous avons reçu des réponses les plus  floues et qui semblaient traduire un véritable malaise.

Et cependant, malgré ce qui apparaît comme un grave dysfonctionnement de la chaîne de commandement, ni le ministère de l’intérieur, ni le ministère public n’ont saisi l’Inspection générale de la police nationale (IGPN).

Enfin, ce terrible drame a pu se dérouler en plein Paris sans que personne, aucun media (seul en entrefilet dans Le Parisien a évoqué le drame avec des propos flous et sans aucune référence à la motivation antisémite), aucun responsable politique (à l’exception notable de Marine Le Pen qui l’évoque lors d’une interview au Figaro avec Yves Thréard !), ni aucun responsable (le mot prend ici tout son sens !) de la communauté juive dite organisée ne relate, ne se soient émus outre mesure de l’affaire, ni même ne l’évoque. L’Omerta est totale ! Il a fallu près de deux mois avant que la presse ne commence à y faire allusion !

Quant à la communauté juive dite organisée, il a fallu attendre le le 7 avril, soit trois jours après les faits, avant qu’elle se targue d’un communiqué à l’eau tiède où elle écrit « rien ne permet de retenir le caractère antisémite et rien ne permet de l’exclure. L’enquête se poursuit et toutes les pistes sont ouvertes … Toutefois nous faisons pleine confiance aux hommes et femmes qui œuvrent à cette enquête…L’enquête ne peut se faire sur les réseaux sociaux, le mélange d’informations provenant de témoins directs avec des récits « revisités » par des commentateurs, le mélange d’informations vérifiées et avérées avec des informations supposées, imaginaires, voulues ou encore déniées créent une confusion qui dessert la recherche de la vérité. »

En un mot, circulez, il n’y a rien à voir ! Et ce, en profonde opposition avec l’énorme émotion qui avait envahi les consciences et le cœur du peuple juif de France !

Cependant, l’émotion fut telle que la communauté juive dite organisée s’est vu obligée d’organiser une marche blanche, tout en rappelant qu’il ne fallait pas céder au complotisme (peut-être l’aspect antisémite de l’affaire) qui se répandait sur les réseaux sociaux, et alors même que cette marche s’est  terminée sous les quolibets antisémites du voisinage de madame Halimi! Preuve, s’il en fallait, de la nature antisémite de l’affaire  !

Ainsi, après avoir passé sous silence les divers actes antisémites qui se sont produits depuis février, après la chape de plomb, il serait donc interdit d’évoquer la piste antisémite dans l’enquête en cours, et ce, pour le fallacieux prétexte de ne pas favoriser « une certaine candidate » pendant la campagne présidentielle qui battait son plein !

Ce qui nous mène à cette terrible constatation :  afin d’éviter un antisémitisme putatif et virtuel on devrait camoufler un antisémitisme qui, lui, était bel et bien réel !

C’est ainsi que de ce crime antisémite, il ne fut pas question pendant toute la campagne présidentielle.

Mais où étaient donc ces journalistes, si friands d’investigations, ceux qu’on a vu si zélés dans l’« affaire Théo » ? Ont-ils été encouragés par l’attitude timorée et prudente des responsables de la communauté juive dite organisée, qui les aurait induites à se taire et à se conformer aux appels à la prudence de Monsieur le procureur ? Ils ne nous avaient pas habitué à une telle discipline !

De même, où étaient donc les artistes et les étudiants (FIDEL, UNEF, UEJF…) qui s’étaient si promptement mobilisés dans l’« affaire Théo » ou contre la candidate du Front National ? Où étaient-ils pendant ce lynchage antisémite au cœur de Paris ? Où était Madame Hidalgo et ses éclairages nocturnes auxquels elle nous avait habitués ? Ce crime de sang, d’une violence inouï, à Paris, ne méritait-il pas un éclairage rouge sang de la Tour Eiffel ou de la Mairie de Paris ? Où étaient-elles  toutes ces bonnes conscience de circonstance ? Elles  étaient, tout simplement,  aux abonnés absents !

Pour toutes ces raisons et au vu des éléments en notre disposition, il nous est apparu nécessaire d’obtenir les éclaircissements face à tous ces dysfonctionnements.

C’est dans ce but que nous avons créé, au sein de la Confédération des Juifs de France et des Amis d’Israël, un comité de soutien ad hoc afin d’obtenir les réponses adéquates.

Notre action et notre engagement nous le devons :

♦ A la mémoire et à la famille de la victime

♦ A la communauté juive de France, dans la tourmente depuis plus de 15 ans

♦ A la République et à la Démocratie Française qui méritent mieux que ces dysfonctionnements

Dans ces conditions, nous, signataires de ce présent appel, nous appelons les autorités policières, judiciaires et politiques à agir dès aujourd’hui pour que:

  1. Soit reconnue immédiatement la circonstance aggravante d’antisémitisme
    2. Soit reconnue la circonstance aggravante de séquestration, d’actes de torture et de barbarie
    3. Soit procédé à la requalification de ce crime (qualifié aujourd’hui d’« homicide volontaire ») en assassinat avec les circonstances aggravantes ci-dessus citées.
    4. Soit saisie immédiatement l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) pour que soient connus les raisons du grave dysfonctionnement de la chaîne de commandement (éventuellement, en incluant les responsabilités politiques) qui ont amené la police à ne pas intervenir durant le calvaire de Madame Sarah Halim (z’’l) et ne pas avoir porté secours à une personne en danger, et ce, malgré leur présence massive sur place.
    5. L’on éclaircisse les raisons de l’Omerta des médias face à cette terrible tragédie
COMITE DE SOUTIEN« VÉRITÉ ET JUSTICE POUR SARAH HALIMI »
Fonction Nom Courriel
Président Guy Attal guyattal@yahoo.fr
Vice-Présidents Sammy Ghozlan
Evelyne Gougenheim
Attachée de Presse Sabrina Scetbon sabrina.scetbon@cjfai.com
Responsables Régionaux déjà affectés
Bouches du Rhône :           Gilles Dahan
Hauts de France :               Claude Kleczewski
Lorraine :                           Claude Boccara
Normandie :                       Laurence Nguyen
Occitanie :                         Albert Ankri
Périgord :                           André Added
Provence Côte d’Azur :        Gérald Lévy

Agression antisémite le 20 mars à Paris 19. La victime témoigne

Publié le

Une fois de plus, la » religion de paix et d’amour » a frappé sur notre territoire un homme pour la seule raison qu’il était juif. Richard David a été blessé physiquement, psychologiquement et moralement

Je présente à Richard David mes meilleurs vœux de rétablissement et je salue son courage

Il est inadmissible que des soldats autoproclamés de la haine fassent la loi en France en développant le racisme anti blanc et anti juif

Il serait temps de mettre fin au djihad en France et aux menées de ces jeunes lâches (à trois contre un homme de 50 ans !)

La Connectrice

source http://jssnews.com/2014/04/01/rencontre-avec-la-victime-de-la-terrible-agression-antisemite-du-xixe-arrdt/

Rencontre avec la victime de la terrible agression antisémite du XIXè arrdt.

Publié le : 1 avril 2014

Exclusif JSSNews: Richard David est enseignant. Le jeudi 20 mars dernier, il a été victime d’une terrible agression antisémite commise dans le 19e arrondissement de Paris alors qu’il sortait d’un restaurant casher. Par la suite, une courte vidéo dans laquelle il témoigne a largement circulé à travers les réseaux sociaux et n’a pas manqué d’émouvoir la communauté juive. Le Cercle Hatikva -qui lutte notamment contre l’antisémitisme- a rencontré la victime qui a accepté de témoigner pour les lecteurs de JSSNews en répondant aux questions d’Eilat Le Goan et de Yonatane Laïk.

Screen Shot 2014-04-01 at 10.29.25 AM


Cercle Hatikva : Avant tout, comment allez-vous aujourd’hui ?
Richard David : Je ne vais pas mieux car je suis très commotionné, je dors mal, j’ai des angoisses et beaucoup de crises de larmes. C’est très dur de subir une agression. Je ne suis plus rassuré mais je ne veux pas céder. Mes proches sont très touchés et consternés par ce qui m’est arrivé.

Pour tout vous dire, je me sens sali et humilié. On a porté atteinte à ma dignité mais aussi à la communauté toute entière car cette agression était préméditée. Ce n’est pas sans lâcheté que mes agresseurs voulaient s’attaquer à un juif et pour cela, ils ont choisi un endroit désert. Ils cherchaient avant tout à humilier un membre de la communauté pour bien nous montrer que notre place n’était pas ici.

Vous avez accepté de livrer votre témoignage afin de sensibiliser l’opinion publique quant à l’essor inquiétant d’un antisémitisme violent en France. Pouvez-vous nous raconter ce qui s’est passé durant cette soirée du 20 mars ?

Aux alentours de 22h15, je sortais du Tib’s, une pizzeria casher de la rue manin. J’étais à la recherche d’une station de métro et j’ai donc tourné un peu dans le quartier. J’ai pris une route parallèle à la rue Petit avant d’emprunter un passage piéton. J’arrivais vers le milieu de la route lorsque j’ai senti que trois personnes venaient à ma rencontre. J’ai eu l’impression qu’elles me suivaient. Je me suis donc mis sur le côté pour les laisser passer et tandis qu’elles se rapprochaient de moi, je leur ai demandé : « vous voulez quelque chose ? ». A ce moment-là, les trois individus ont commencé à m’insulter en français et en arabe. J’ai notamment entendu « sale juif », « on va niquer ta race » et « sale race de juif ». Il s’agit donc sans ambigüité de propos antisémites.

Ensuite, j’ai été poussé puis maintenu contre un mur par ces trois personnes qui étaient d’origine nord-africaine. Ils m’ont tapé sans retenue. J’ai reçu de nombreux coups violents sur le visage et sur le torse. J’ai 59 ans et ce soir-là, j’étais seul au monde face à des « bêtes enragées ».

Juste après, l’un de mes agresseurs m’a arraché la chemise puis il a sorti quelque chose de sa poche. J’ai pris peur car je croyais qu’il s’agissait d’une arme blanche. En fait, c’était un marqueur. Et il m’a dessiné une sorte de croix gammée sur le torse.

J’ai appelé au secours durant mon agression mais la rue était déserte comme je le disais. Avant que mes agresseurs ne prennent la fuite, ils m’ont dit : « ce n’est pas fini pour toi ».
Je ne saurais les reconnaître car ils portaient des casquettes mais je dirais qu’ils ont entre 20 et 25 ans. Ils ne m’ont d’ailleurs rien volé pas même l’argent que j’avais sur moi. Ils cherchaient à s’attaquer à quelqu’un qui sortait d’un restaurant casher et qui portait une kippa. Ils voulaient tout simplement « casser du juif » ce soir-là.

Par la suite, j’ai croisé un homme dans la rue. Il m’a demandé ce qui m’était arrivé et tandis que je cherchais à rejoindre l’hôpital le plus proche, il m’a dit qu’il fallait appeler la police.

Vous avez porté plainte ?

J’ai bien évidemment porté plainte. Après l’agression, le SAMU est arrivé et m’a emmené à l’hôpital. La police et le corps médical étaient écœurés, ils se sentaient sincèrement concernés par ce qui venait de se passer, j’ai ressenti un soutien moral de leur part.
J’ai passé la nuit aux urgences et je suis sorti vers 8h le lendemain matin. Je suis donc allé porter plainte au commissariat du 19e. Le brigadier qui a pris ma déposition se disait désolé.
Par la suite, on m’a demandé durant l’après-midi de rencontrer un médecin de la police. Il m’a donné neuf jours d’ITT. Après une radio, on s’est aperçu que j’avais le nez cassé en plus des deux hématomes au visage.

Quand je suis sorti du commissariat du 19arrondissement, je suis tout de suite allé dans une synagogue située au sein d’une école juive du quartier. Beaucoup de gens sont venus vers moi. Il faut dire que j’étais encore très marqué par mon agression. Il y a eu un élan de générosité et de compassion. Ils ont appelé Sammy Ghozlan du BNVCA qui m’a écouté et qui a appelé par la suite plusieurs de ses connaissances. C’est aussi à ce moment-là que l’interview vidéo qui circule sur les réseaux sociaux a été réalisée. J’avais besoin d’être soutenu et de retrouver mes valeurs.

J’attends maintenant les résultats de l’enquête qui est en cours.
Avez-vous reçu du soutien dans la communauté ?

J’ai reçu beaucoup de soutien dans la communauté aussi bien à Paris qu’en province. Certaines personnes rencontrées à l’école m’appellent encore et prennent de mes nouvelles régulièrement.
J’ai eu un soutien au-delà de ma propre famille. Quant aux institutions : le SPCJ, le Crif, le Consistoire, le BNVCA et le Cercle Hatikva -qui m’a proposé de témoigner- m’ont apporté leur soutien ainsi qu’une assistance. J’ai également reçu beaucoup d’appels d’Israël et même de New York ! Je dois dire que je suis très touché par les témoignages de soutien nombreux qui me sont adressés.

Je tiens également à saluer la jeunesse juive pour son calme car si elle fut très marquée par mon agression, elle a refusé d’y répondre par la violence ou en brûlant des voitures par exemple.

Plusieurs médias nationaux ont mentionné votre agression. Etes-vous surpris par une telle médiatisation ?

Effectivement, j’ai été surpris que tant de médias de première importance parlent de ce qui m’est arrivé car la plupart des actes antisémites sont habituellement passés sous silence.
Généralement, ce sont les médias communautaires qui se sentent concernés par l’antisémitisme et ce sont ces derniers qui nous informent bien trop souvent des agressions ou provocations qui sont commises à travers la France.

En ce qui concerne mon agression, je sais que RTL, Le Parisien, TF1, France télévisions et France Info en ont parlé d’après ce qu’on m’a dit. En revanche, je regrette l’absence de réaction de la part du gouvernement et plus précisément des ministres de l’Intérieur et de la Justice.

En outre, j’appelle toutes les victimes d’actes antisémites à porter plainte parce qu’il est important de disposer des chiffres réels afin que les gens puissent prendre conscience que cela existe pour que tout cela cesse. En portant plainte, on contribue aussi à lutter contre le climat d’impunité pour les agresseurs car ils doivent être sévèrement punis.

Quel constat dressez-vous sur la situation actuelle en France à l’heure où les violences antisémites se multiplient ?

La violence à l’encontre des juifs est en nette progression en France : il y a beaucoup d’antisémitisme dans ce pays, c’est un fait. Aujourd’hui, je veux témoigner pour retrouver ma dignité mais je le fais aussi pour toute la communauté car nous devons lutter contre ceux qui ont la volonté de minimiser les violences à caractère antisémite.

Je crois que la liberté de pouvoir porter la kippa dans les espaces publics est clairement menacée en France. Parce que j’ai la conviction qu’un juif ne doit pas se cacher et puisqu’il est important pour moi d’affirmer mon identité, je refuse de céder à la peur ou aux intimidations et je continuerai à porter la kippa dans les rues de Paris ! Mais je reste conscient que la seule issue pour avoir véritablement la paix et donc pour vivre notre judaïsme en toute sérénité, c’est bien d’aller vivre en Israël dans ce pays où il est possible de porter en toute sérénité la kippa sans se faire agresser parce que juif.

Propos recueillis par Yonatane Laïk et Eilat Le Goan – JSSNews

74 Réponses à Rencontre avec la victime de la terrible agression antisémite du XIXè arrdt.

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