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Archives de Tag: Alain Finkielkraut

Décérébrées contre le féminisme. 100 femmes à importuner …

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Excellente idée de réponse 😉

 

La semaine dernière, Le journal Le Monde publiait une tribune invitant au droit d’importuner en réaction réactionnaire à #balacetonporc et #metoo. Voici la liste des signataires de cette tribune dont vous pourrez lire la teneur en bas de cette liste.

Je trouve choquant que ces femmes qui pour la plupart sont sorties d’affaire et assurent des positions sociales qui les mettent hors d’atteinte (en principe) des harcèlements et sexuels et des violences qui les accompagnent, osent prétendre donner une leçon aux millions de femmes victimes de harcèlement sexuel en instrumentalisant leurs privilèges pour plaire aux machos. Car ne nous y trompons pas, ces signataires prennent une position publique non pas tant pour salir le féminisme que pour maternellement protéger leurs chers machos ,rassurer leur ego et effacer leur paranoïa de la castration.

Depuis quelques années, la campagne contre le féminisme enfle au rythme de l’islamisation des esprits. Le modèle de la charia si néfaste à la condition des femmes gangrène jusqu’à la pensée d’intellectuels aussi intéressants qu’Alain Finkielkraut. Le paradoxe tragique est que des personnes assez lucides pour comprendre les dangers que représente l’islam en France et de France perdent leur intelligence de la situation lorsqu’il s’agit de défendre le privilège du macho et de contrevenir à la loi des hommes patriarcaux. Le pire exemple de cet aveuglement est le magazine Causeur dont la directrice Elisabeth Lévy a signé et défend la tribune des oies remplumées.

Le Connectrice

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A vôtre droite la célèbre « galanterie française ». Source

Les signataires de la tribune, avec mes commentaires sur certaines de ces femmes que j’ai entendues ou lues dans les médias ou bien qui exercent des professions nécessitant éthique et respect :

Alexandra Alévêque (journaliste)

Kathy Alliou (curatrice)

Françoise Arnaud (historienne de l’art)

Celina Barahona (consultante marketing)

Sophie Bastide-Foltz (traductrice littéraire)

Brigitte Sy (réalisatrice et actrice)

Marie-Laure Béraud (auteur-interprète, musicienne)

Vivien Berah (interprète)

Marie-Laure Bernadac (conservateur général honoraire)

Léa Bismuth (critique d’art, curatrice)

Catherine Bizern (productrice et programmatrice indépendante)

Stéphanie Blake (auteur de livres pour enfants)

Linda Blake Pibarot (traductrice)

Sonia Bogdanovsky (chef monteuse cinéma)

Christine Boisson (actrice)

Ariane Bouissou (journaliste)

Odile Buisson (gynécologue-obstétricienne) Je plains ses patientes et j’espère que, devant tant de subjectivité, elles quitteront leur psy. Comment ne peut-elle pas comprendre que la souffrance est subjective et qu’elle n’a pas à la mesurer quand une de ses patientes lui dit qu’elle est traumatisée par le harcèlement ?

Sophie Cadalen (psychanalyste)Je plains ses patientes et j’espère que, devant tant de subjectivité, elles quitteront leur psy. Comment ne peut-elle pas comprendre que la souffrance est subjective et qu’elle n’a pas à la mesurer quand une de ses patientes lui dit qu’elle est traumatisée par le harcèlement ?

Farideh Cadot (galeriste)

Cristina Campodonico (responsable de l’action culturelle de la SGDL)

Nickie Caro (normalienne, agrégée de Lettres, ancien professeur de khâgne)

Ingrid Caven (actrice et chanteuse) mise sur son jeu de femme fatale plus que sur ses talents d’actrice et chanteuse, être importunée signifie pour elle la réussite. Quand on a été adulée, épouse de R. W. Fassbinder et de Jean-Jacques Schuhl (Goncourt 2000 pour la biographie de la star) , égérie de Yves Saint-Laurent , on comprend qu’il est difficile de renoncer à son petit capital, surtout en fin de carrière.

Monique Chatenet (conservateur en chef du patrimoine au Centre André Chastel)

Julie du Chemin (écrivain et sexologue) Je plains ses patientes et j’espère que, devant tant de subjectivité, elles quitteront leur psy. Comment ne peut-elle pas comprendre que la souffrance est subjective et qu’elle n’a pas à la mesurer quand une de ses patientes lui dit qu’elle est traumatisée par le harcèlement ?

Sarah Chiche (écrivain, psychologue clinicienne et psychanalyste) Je plains ses patientes et j’espère que, devant tant de subjectivité, elles quitteront leur psy. Comment ne peut-elle pas comprendre que la souffrance est subjective et qu’elle n’a pas à la mesurer quand une de ses patientes lui dit qu’elle est traumatisée par le harcèlement ?

Erika Maria Cool-Troch (manager Yak Immo)

Véronique Coquet-Caubère (productrice)

Sabine Dauré (viticultrice)

Catherine Deneuve (actrice) Celle qui fut autrefois la petite fiancée du français moyen a exclusivement bénéficié de la plasticité d’un physique qui plait à tout le monde parce que rien n’en dépasse. Un objet idéal pour les cinéastes et les hommes en général pour fantasmer à leur guise. Je n’ai jamais vu en CD une actrice mais uniquement Catherine Deneuve sous toutes les coutures. N’existant que pas son apparence immuable et consensuelle, le harcèlement sexuel ne peut être que la preuve ultime de son impact sur le macho sans lequel elle n’aurait jamais existé. Signer cette tribune est son ticket de reconnaissance.

Frederique Dolphijn (cinéaste, metteur en scène et romancière)

Christine Domine (professeur)

Nathalie Dray (journaliste)

Corinne Ehrenberg (psychanalyste)Je plains ses patientes et j’espère que, devant tant de subjectivité, elles quitteront leur psy. Comment ne peut-elle pas comprendre que la souffrance est subjective et qu’elle n’a pas à la mesurer quand une de ses patientes lui dit qu’elle est traumatisée par le harcèlement ?

Méline Engerbeau (entrepreneuse)

Caroline Faillet (netnologue et dirigeante du cabinet Bolero)

Nouhad Fathi (journaliste et blogueuse)

Marguerite Ferry (paysagiste)

Adeline Fleury (écrivain)

Catherine Francblin (critique et historienne d’art)

Gloria Friedmann (artiste plasticienne)

Sophie Gaillard (présentatrice du 6-7h sur Sud Radio) Cette journaliste au tempérament et à l’humour affirmés ne peut perdurer qu’en se soumettant aux goûts de ses chefs parmi lesquels son président Didier Maïsto ( « je ne veux pas de journalisme militant à l’antenne »),  qui voue une grande admiration à Brigitte Lahaie selon ses propres dires. Sophie Gaillard ne doit pas avoir d’autre choix que de signer avec Lahaie si elle veut conserver son poste et gravir les échelons du journalisme. Triste pour elle et les auditeurs de Sud-radio. Sophie Gaillard a commencé à descendre la pente avec Sud radio qui devient de plus en plus racoleuse, médiocre et vulgaire. Je fus une fidèle auditrice jusqu’à la dernière rentrée.

Bernadette de Gasquet (médecin et auteur) Je plains ses patientes et j’espère que, devant tant de subjectivité, elles quitteront leur psy. Comment ne peut-elle pas comprendre que la souffrance est subjective et qu’elle n’a pas à la mesurer quand une de ses patientes lui dit qu’elle est traumatisée par le harcèlement ?

Véronique Gérard-Powell (spécialiste de l’art européen XVe-XVIIIe siècles, Centre André Chastel)

Christine Goémé (femme de radio)

Reine Grave (vidéaste)

Aliette Griz (écrivain et membre du Réseau Kalame)

Cécile Guilbert (écrivain)

Clarisse Hahn (réalisatrice, vidéaste et photographe)

Anne Hautecoeur (éditrice)

Marie Herbreteau (graphiste)

Brigitte Jaques-Wajeman (metteur en scène)

Claudine Junien (généticienne, membre de l’Académie de médecine) Je plains ses patientes si elle en a, et j’espère que, devant tant de subjectivité, elles quitteront leur psy. Comment ne peut-elle pas comprendre que la souffrance est subjective et qu’elle n’a pas à la mesurer quand une de ses patientes lui dit qu’elle est traumatisée par le harcèlement ?

Brigitte Lahaie (actrice et présentatrice radio) Brigitte Lahaie, ancienne actrice porno a beaucoup de succés auprès de ses auditeurs mâles qui la prennent pour une sexologue émérite. Elle a quitté RMC pour Sud radio où il semble qu’elle ait été suivie par ses fans. Didier Maïsto, le président de Sud radio n’a pas assez de mots pour lui déclarer son admiration, ce qui en dit long sur le personnage qui oeuvre au nivellement par le bas d’un média qui promettait de grimper haut en auditoire de par sa qualité, représentée en particulier par Philippe David et André Bercoff . 

J’ai entendu Lahaie conseiller à une auditrice le nomadisme sexuel pour trouver sa voie sexuelle, les conseils sont toujours donnés à travers le prisme de la sexualité masculine et très récemment elle a affirmé «On peut jouir lors d’un viol, je vous signale». Devant le tollé suscité par cette déclaration, la pauvre aurait fondu en larmes et rectifié son « erreur « : elle avait oublié de dire malheureusement … 

Rachel Laurent (artiste)

Sylvie Le Bihan (écrivain)

Anne-Marie Lesage (retraitée)

Myriam Le Strat (dentiste)

Martine Lerude (psychiatre, psychanalyste) Je plains ses patientes et j’espère que, devant tant de subjectivité, elles quitteront leur psy. Comment ne peut-elle pas comprendre que la souffrance est subjective et qu’elle n’a pas à la mesurer quand une de ses patientes lui dit qu’elle est traumatisée par le harcèlement ?

Elisabeth Lévy (directrice de la rédaction de Causeur) Elisabeth Lévy est la preuve vivante qu’une femme peut « y arriver » …croit-elle égocentriquement. Elle oublie de mentionner qu’elle est entourée d’une équipe d’hommes connus, reconnus et expérimentés qui lui sont reconnaissants de défendre le dessous de leur ceinture : défense des clients de prostituées, défense de la prostitution, haro sur « lesféministescastratrices », haro sur la supposée « délation » du mouvement #balanceton porc #metoo. Il est tout de même curieux qu’une femme qui semble aussi cultivée et intelligente d’Elisabeth Lévy soit aussi stupide quand il s’agit de prendre position en faveur dune réelle égalité entre femmes et hommes, comme si elle devait rester la démonstration de l’infériorité congénitale des femmes et ainsi afficher que, si elle a réussi c’est qu’elle est une femme exceptionnelle. 

De surcroît Elisabeth Lévy ne manque pas d’incohérence : comment peut-elle se prononcer dans son journal Causeur contre l’islamisation de la France et la charia quand la condition et la sécurité des femmes régresse au fur et à mesure de l’implantation de la loi islamique ? Ces incohérence et confusion intellectuelles sont gravissimes et me laissent désespérer des intellos du pays.

Lévy reproche au mouvement #balance ton porc de s’exprimer au nom de toutes les femmes comme si elles constituaient un parti unique mais elle ne craint pas de mettre toutes les féministes dans le même sac comme si la philosophie féministe était unique. Mauvaise foi ou ignorance ?

Jacqueline Lichtenstein (philosophe) Une philosophe qui n’a pas beaucoup d’esprit critique et de capacité d’analyse

Christine Lombard (créatrice de mode)

Joëlle Losfeld (éditrice)

Vanessa Luciano (chroniqueuse radio, sexothérapeute) Je plains ses patientes et j’espère que, devant tant de subjectivité, elles quitteront leur psy. Comment ne peut-elle pas comprendre que la souffrance est subjective et qu’elle n’a pas à la mesurer quand une de ses patientes lui dit qu’elle est traumatisée par le harcèlement ? Une pote à Lahaie ?

Mademoiselle A (chanteuse, comédienne et modèle)

Valérie Maës (actrice et vidéaste)

Abeline Majorel (responsable pédagogique et business developer)

Claire Margat (critique d’art, traductrice)

Isabelle Marlier (anthropologue et écrivain)

Isabelle Martin (enseignante)

Christelle Mata (attachée de presse)

Sophie de Menthon (présidente du mouvement ETHIC et membre du CESE) Que Sophie de Menthon donne sa voix à une tribune publiée par Le Monde n’étonnera guère d’une dame qui adore se mettre sous les feux de la rampe, une dame qui elle aussi à réussi parce qu’elle est plus intelligente (pense-t-elle) que les pauvres femmes qui se laissent émouvoir par les prédateurs sexuels. Sophie de Menthon qui habite sans doute dans le 93 et prend RER et métro tous les jours aux heures d’affluence sait de quoi il retourne …

Sophie de Menthon est reconnaissante à son ex époux (elle a divorcé) : Et je me disais, qu’au fond, si mon mari ne m’avait pas un peu harcelée, peut-être que je ne l’aurais pas épousé.« …Ce n’est pas la première fois que Sophie de Menthon s’illustre en combattante du « puritanisme ». En 2015, en plein débat sur le harcèlement de rue, elle considérait que se faire siffler était « plutôt sympa » pour une femme. Cheffe d’entreprise, elle ne semble pas avoir conscience de la responsabilité de ses propos et du mépris pour les autres femmes qu’ils reflètent.

Karine Miermont (écrivain)

Catherine Millet (critique d’art, écrivain) J’avais lu en son temps l’ouvrage autobiographique de Catherine Millet dans lequel elle exprimait sa jouissance d’être prise en tous lieux, par le tout-venant, par tous les trous et les bosses de son corps. Comme image de la liberté sexuelle, on fait mieux car la liberté n’est pas de faire n’importe quoi mais de pouvoir faire sans entraves ce qui est le moins nocif pour soi et autrui. Et puis où est la liberté d’être libre en soi même quand on se soumet aux fantasmes sexuels de l’homme dominant qui réduit sa sexualité à sa bite comme instrument de pouvoir ? De nombreuses études et témoignages nous disent que le principal organe sexuel de la femme est son cerveau, pas celui du mâle.

Anne Morelli (professeure à l’Université libre de Bruxelles)

Anne-Elisabeth Moutet (journaliste)

Latifa Najar (retraitée)

Natacha Nikouline (photographe)

Karine Papillaud (journaliste littéraire)

Julia Palombe (chanteuse, auteur)

Nelly Perotin (retraitée)

Camille Pier (auteure, compositeure et interprète)

Danièle Pierre (photographe)

Sylvie Pierson (secrétaire)

Francesca Piolot (productrice radio)

Barbara Polla (médecin, écrivain, commissaire d’exposition) Je plains ses patientes et j’espère que, devant tant de subjectivité, elles quitteront leur psy. Comment ne peut-elle pas comprendre que la souffrance est subjective et qu’elle n’a pas à la mesurer quand une de ses patientes lui dit qu’elle est traumatisée par le harcèlement ?

Joana Preiss (actrice, réalisatrice)

Isabelle Prim (réalisatrice et comédienne)

Nicole Priollaud (chargée de la communication de l’Académie nationale de pharmacie)

Catherine Robbe-Grillet (comédienne et écrivain)

Anne Rudisuhli (psychopraticienne) Psychopéripatitienne ? Je plains ses patientes et j’espère que, devant tant de subjectivité, elles quitteront leur psy. Comment ne peut-elle pas comprendre que la souffrance est subjective et qu’elle n’a pas à la mesurer quand une de ses patientes lui dit qu’elle est traumatisée par le harcèlement ?

Nora Sahara (journaliste et infirmière)

Sylviane Sainclair (retraitée)

Peggy Sastre (auteur, journaliste et traductrice)

Marie Sellier, (auteure, présidente de la SGDL – Société des gens de lettres)

Abnousse Shalmani (écrivain et journaliste)

Joëlle Smets (journaliste et sexologue) Comprend elle quelque chose à la sexualité féminine ou, comme la plupart, la calque telle sur le modèle masculin de bandaison-éjaculation-roupillon ?Je plains ses patientes et j’espère que, devant tant de subjectivité, elles quitteront leur psy. Comment ne peut-elle pas comprendre que la souffrance est subjective et qu’elle n’a pas à la mesurer quand une de ses patientes lui dit qu’elle est traumatisée par le harcèlement ?

Hélène Soulodre (documentaliste)

Catherine Thieron (auteure et vocaliste)

Catherine Titeux (architecte, Bruxelles)

Trinidad (humoriste, imitatrice, chanteuse)

Gabriela Trujilo (historienne du cinéma et critique)

Christine Van Acker (auteur)

Roxane Varone (chirurgienne) Je plains ses patientes et j’espère que, devant tant de subjectivité, elles quitteront leur psy. Comment ne peut-elle pas comprendre que la souffrance est subjective et qu’elle n’a pas à la mesurer quand une de ses patientes lui dit qu’elle est traumatisée par le harcèlement ?

Alexandra Varrin (écrivain)

Hélène Vecchiali (psychanalyste et coach) Je plains ses patientes et j’espère que, devant tant de subjectivité, elles quitteront leur psy. Comment ne peut-elle pas comprendre que la souffrance est subjective et qu’elle n’a pas à la mesurer quand une de ses patientes lui dit qu’elle est traumatisée par le harcèlement ?

Martine Vercruysse (animatrice)

Sonia Verstappen (travailleuse du sexe et anthropologue) Travailleuse du sexe ? combien de musculation des trous par jour ? Un sexe musclé permet-il de soulever les montagnes de la bêtise égocentrique ?

Caroline Vié (journaliste et romancière)

Bérengère Viennot (traductrice et chroniqueuse)

Evelyne Vitkine (consultante en marketing)

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Violences contre les femmes. Le négationnisme d’Alain Finkielkraut

J’apprécie beaucoup la parole d’Alain Finkielkraut mais pas du tout en ce qui concerne les violences exercées contre les femmes et, en particulier, le mouvement de libération de la parole avec #balance ton porc et #metoo et #moiaussi.

Sur le sujet de l’oppression des femmes, il hurle avec les loups de Causeur, ce magazine qui s’est fait une spécialité de diaboliser les féministes, de défendre la prostitution et les clients de prostituées, de défendre les harceleurs et violeurs comme Baupin, DSK, Weinstein et Polanski, pour ne citer qu’eux ; ce magazine se bouche les oreilles lorsque des millions de femmes de par le monde dénoncent les harcèlements et viols dont elles on été victime, tentant vicieusement de dénigrer cette parole en les accusant de délation alors qu’en réalité, très peu de nom sont cités. Si dénoncer son bourreau est de la délation (une dénonciation mal intentionnée) alors il faut l’appliquer à toutes les victimes qui déposent plainte pour atteinte à leur personne ou à leurs biens. Je rappelle que dans l’affaire Ilan Halimi, une trentaine de personnes étaient au courant et se sont tues : si elles avaient parlé, Causeur et Finkielkraut les auraient-elles accusées de délation ?

Le magazine Causeur est carrément indécent lorsqu’il se permet de reprocher aux femmes victimes de ne pas avoir porté plainte, de ne pas avoir fait appel au Droit plutôt qu’à Internet. Causeur insulte sa propre intelligence en persistant dans l’ignorance du stress post-traumatique et de la mémoire traumatique.

Accuser les victimes de délation pour éviter de se poser des questions c’est rajouter du malheur à la douleur. La Consolation,  film réalisé d’après le témoignage de Flavie Flament montre avec pertinence les ravages que fait un viol sur le long terme et pour la vie. Il montre très justement que le viol n’est pas qu’une pénétration non consentie, il résulte de toute une préparation de la femme (petite fille, jeune fille…) par la société et son entourage à la naîveté, la soumission, la résignation, la fatalité « la prostitution est le plus vieux métier du monde », au manque de confiance en soi et de l’estime de soi, l’obligation de plaire à tout prix, etc.

Ce jour, il ose pinailler sur les chiffres donnés sur le nombre de femmes tuées par leur conjoint en 2016. Ses arguments sont dignes de ceux des négationnistes qui pinaillent sur l’existence des chambres à gaz, le nombre des victimes et l’utilisation du zyklon B comme arme de destruction massive. Il est triste de constater qu’un homme aussi cultivé, intelligent, humaniste et lucide soit complètement sourd et aveugle lorsqu’il s’agit de gynécide, de misogynie, de machisme et de discrimination sexuelle universelle.

Les arguments de Finkielkraut sont les suivants :

Pinaillage : les 126 femmes mortes suite à des violences conjugales ne sont pas toutes mortes sous les coups ; certaines ont été empoisonnées, tuées par arme à feu ou autres ; dire qu’elles sont mortes sous les coups vise à donner des hommes l’image d’un monstre primitif, ce qu’il n’est pas

Pensée binaire : On ne parle pas des 44 hommes tués par leur compagne

Ce mode de pensée est équivalent à celui des islamistes et islamophiles qui, lorsqu’on évoque le terrorisme musulman et le djihad civilisationnel nous renvoient l’histoire des Croisés, celle du colonialisme, de la traite négrière, de notre racisme, etc. La pensée binaire est une rhétorique banale pour noyer le poisson de la question posée et éviter de réfléchir et de se remettre en question.

La position d’Alain Finkielkraut et de ses amis est d’autant plus consternante qu’elle réduit à néant le combat contre le djihadisme civilisationnel qui inclut l’asservissement de la femme, son infériorisation, sa réification et sa privation de droits. Le harcèlement sexuel et le viol ne sont-ils pas l’apanage du mâle musulman ? 60% des détenus dans nos prisons sont musulmans et sur le total des détenus, 40% sont incarcérés pour crimes et délits sexuels …quand ils se sont fait prendre parce que victimes de …délation.

La Connectrice

Alain Finkielkraut et Michel Onfray sont presque d’accord sur l’effet Macron

Publié le

 

Débat D’Anthologie entre Michel Onfray et Alain Finkielkraut 22/05/17

Analyse intéressante du phénomène Macron et de son gouvernement par nos deux philosophes contemporains émérites qui s’entendent sur presque tout malgré leurs profondes divergences, l’ultra classicisme de Finkielkraut et l’anarchisme de Onfray.

Macronisme. Amalgame entre colonisation et extermination

Alain Finkielkraut et la colonisation : « La fusée Macron s’est ensablée en Algérie »

Alain Finkielkraut et Nuit Debout. Le courage de l’intelligence et la lâcheté de la bêtise

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Hier soir, Alain Finkielkraut s’était rendu au rassemblement de Nuit Debout pour comprendre ce qui se passait sur le terrain et par lui-même.

Accompagné de son épouse, il voulait seulement écouter et n’avait pas du tout l’intention de prendre la parole. L’eut-il fait, cela n’aurait été que conforme à cette démocratie populaire dont prétendent ressortir les Nuideboutistes.

En fait de démocratie et de liberté d’expression le philosophe fut proprement interdit de présence et de parole.

Reconnu, il fut hué, insulté et souillé par le crachat d’un quadragénaire. Le service d’ordre l’escorta hors de la place de la République sur le boulevard « pour sa sécurité ».

La première personne à l’avoir insulté aurait posté des propos antisémites sur son blog et se dirait  » Jeune communiste » alors que Nuit Debout se clame sans parti …

On pourra entendre le témoignage d’Alain Finkielkraut dans l’émission « L’esprit de l’escalier » Il y raconte en détail sa soirée à Elisabeth Lévy de « Causeur ».

https://youtu.be/XNzHeNq14ZM

Je comprends parfaitement la démarche courageuse d’Alain Finkielkraut, ancien gauchiste de mai 68 qui, à la différence de beaucoup de ses semblables n’a pas chercher à accumuler des devises au Panama mais creusé, avec l’or de sa réelle intelligence, les évolutions sociétales et défendu avec constance les vertus de l’éducation et de l’essence de la philosophie, l’esprit critique.

Le philosophe aurait pu, comme nombre d’autres intellectuels, militants et politiques réfléchir confortablement à son bureau, à l’abri des crachats, en se basant uniquement sur les dires des médias, des interprétations des interprétations des faits, des rapports de témoignages choisis et des rediffusions de tout ce qui se diffuse d’après les histoires de témoignage de témoins. La vérité des uns et des autres ne lui suffisant pas, expression d’une rare honnêteté intellectuelle, il voulait voir et entendre les réalités de Nuit debout.

Moi aussi, je veux pouvoir évaluer de mes yeux et de mes oreilles ce qui se passe place de la République mais je n’ouvrirai pas ma bouche car je ne supporte pas la violence, a fortiori quand elle est dirigée contre ma personne non politiquement correcte.

Dans l’émission l’esprit d’escalier, Finkielkraut soulignait le niveau intellectuel des débats de mai 68 versus l’indigence de ceux de Nuit Debout qu’il attribuait à la déchéance de l’Education nationale qui nivelle par le bas tout en admettant que les fruits de 68 n’étaient pas tous de la même qualité, notamment ceux qui, précisément avaient contribué à la déchéance de l’Education nationale.

L’éjection d’Alain Finkielkraut de la place de la République est le spot qui termine d’éclairer la malignité de Nuit debout. On s’en doutait déjà puisque, alors que nous sommes en état d’urgence, ce qui logiquement interdit tout rassemblement, le DAL, branche du PS, bénéficie d’une autorisation de manifester renouvelable …

Je suis Finkielkraut et j’admire son courage et sa constance. Continuez, Alain, vous êtes une fierté française !

La Connectrice

Pour en savoir plus

  • Article, vidéos, commentaires sur Le Parisien

http://www.leparisien.fr/paris-75/paris-75011/video-nuit-debout-alain-finkielkraut-pris-a-partie-place-de-la-republique-16-04-2016-5721601.php?success=1#blocCommentaires

  • Témoignage d’Alain Finkielkraut

http://radiorcj.info/emissions/esprit-descalier/

Totoa publié le 17 Avril 2016 à 14:04

En realité, Finki – que l’on soit d’accord ou pas avec – il a une culture enoooorme. Finki, tu peux pas discuter avec lui si t’as pas bossé au moins une heures tes sujets. Donc il est logique que l’opposé de Finki le rejette avant qu’il n’ouvre la bouche (facilité, non reflexion, repeter les memes discours depuis Marx sans reactualisé et sans l’avoir lu !). Quelque part, ca fait plaisir de savoir que nuit debout n’est pas du tout au niveau. Genre on avait pas remarqué deja.

Usager77000a publié le 17 Avril 2016 à 14:04

Visiblement pour aller les rejoindre, ils font un tri dans ceux qu’ils veulent ou pas ? c’est ça la démocratie pour eux. Encore l’extrême gauche (même si ce n’est pas dit directement) !

Matyna publié le 17 Avril 2016 à 13:04

En mai 68, j’ai personnellement entendu sartre à la sorbonne, n’en déplaise à Danielo17.

Vanille-fraisea publié le 17 Avril 2016 à 13:04

« Nuit debout » n’a pas l’intention de se faire récupérer par qui que ce soit – c’est son droit- … Quand on est une personne « célèbre » , on plaît à son cercle d’admirateurs, mais en dehors de cette « bulle » , oui, on peut déplaire et ne pas être bienvenu. C’est le revers de la médaille. Pour se faire applaudir il faut savoir rester « entre soi » si non il faut accepter en beau joueur de se frotter à la contradiction ou à l’insolence sans pour autant être vulgaire et grossier. Mais tous le gens « célèbres » ne sont pas bien éduqués…

Doobiea publié le 17 Avril 2016 à 13:04

cracher sur un philosophe c’est la honte de ce mouvement trop c’est trop. on peut discuter sans cracher ni s’insulter. nuit debout c’est nuit de crachat et de dégâts c’est une nuit sale et honteuse. a interdire dorénavant.

Danielo17a publié le 17 Avril 2016 à 11:04

ceux qui ont un peu de mémoire et qui ont vécu 68doivent se souvenir que JP Sartre s’était fait virer de la Sorbonne et de l’Odéon… Il était venu pour « parler aux jeunes » et ils ont assimilé cela à de la récup coco…. Ils n’avaient certainement pas tort…. mais ces mouvements spontanés ça effraie toujours le bourgeois!

Stana publié le 17 Avril 2016 à 11:04

Nuit debout, les indignés et autres snobinards parisiens altermondialistes un iPhone à la main en train de tweeter leur révolte d’étudiants de 30 ans.

Chifa publié le 17 Avril 2016 à 11:04

Ce mouvement est alors loin d être apolitique , puisque certaines viennent et ca discute avec lui ( varoufakis ) et d autres viennent et se font siffler ( finkenkraut ) ……l extrême gauche et son esprit d ouverture sélectionné , faisant croire à un mouvement apolitique pour attirer les moutons ..je ne suis pas dupe .

Nicolas42a publié le 17 Avril 2016 à 11:04

Belle illustration de la supposée « tolérance » prônée par ces gauchistes EXTREMISTES. Eux qui se placent en donneurs de leçons humanistes, avec la complicité bienveillantes des médias, ne sont tolérants qu’avec ceux qui partagent leur risible philosophie. « Accueil de tous les migrants, « Prestations sociales pour tous », voilà parmi d’autres, leurs revendications (omettant au passage de nous en expliquer le financement…). Mais la Place de la République accessible à tous, sûrement pas!…Oui, ces gens-là sont des extrémistes, des fascistes de gauche, qui ne supportent pas la contradiction et la confrontation d’idées. Peut-être tout simplement parce-qu’ils n’ont pas d’argumentation crédible à développer?

Bibia publié le 17 Avril 2016 à 10:04

Toujours cette stratégie de victimisation mise en avant par cet homme. « Purification de la place ». Les médias l adore mais le vrai peuple le méprise et ç est une bonne chose. Cet homme est un imposteur qui ne supporte pas le pluralisme, l intégration, il attise à chacune de ses intervention télé. Cette fois ce n est plus de la télé. Il fera intervenir son service d ordre de la LDJ sous la bénédiction de Valls et Habib Meyer

Tetraodon78a publié le 17 Avril 2016 à 10:04

A pat29 finkeulkrault est venu saboter nuit debout il est reparti point barre qu il s exprime sur tous les sujets où qu il dégage et je dis bien tous les sujets

Jimbeea publié le 17 Avril 2016 à 10:04

@Sweetestdavout. Désolé de vous décevoir mais j’ai défilé avec un crayon il n’y a pas longtemps pour d’autres raisons qui ont à voir avec la liberté de penser, d’écrire et de dessiner… si certains sont suffisamment bêtes pour ne pas comprendre ça, c’est leur problème… mais essayez de ne pas en faire partie. Quant à M. Finkielkraut, il est le bienvenu aux Nuits debout comme M. Sarkozy ou M. le pen ! En clair, quand quelqu’un vous insulte en permanence et se moque des mouvements qui prônent la liberté de penser, quelle place lui faire dans un lieu où le credo est justement d’écouter l’autre et d’être une force de proposition ? M. Finkelkraut n’est ni un sage, ni digne de rentrer à l’Académie Française… enfin il a rejoint certains individus qui n’en sont pas dignes non plus ! Ce n’est parce qu’on écrit bien que ce qu’on écrit vaut le coup d’être lu ! Ce n’est pas parce qu’on dit qu’on est à l’écoute qu’on se met en capacité d’entendre. M; Finkelkraut est un bobo -oui, lui et pas les autres !- qui s’imagine que parce qu’il a une parole publique a le droit d’aller où il veut faire de la provocation. Et bien il a découvert qu’il n’était pas le bienvenu partout et que sa parole n’est pas obligatoirement utile au débat. Il faut arrêter d’imaginer que des personnes comme lui représente la moralité, la sagesse et sont toutes respectables parce qu’elles passent à la télé ! Mme le Pen en a fait l’expérience au Canada, M. F. place de la République ! Il faut déboulonner les statues qui polluent notre espace de liberté et ne servent à rien.

__Totoa publié le 17 Avril 2016 à 10:04

Je pense c’est parce que Finki est juif. Le mec de nuit debout qui a interviewé hollande avait plusieurs twitts antisemite sur son compte twitter daté 2015. Mais vu que c’est extreme gauche intouchable, minoritaire et ringarde, les medias ne relevent pas. Mais on a internet en 2016.

Cc251a publié le 17 Avril 2016 à 10:04

Tu n’as rien à faire là-bas ! Toujours à ce mettre en position de victime.

__Totoa publié le 17 Avril 2016 à 10:04

C’est pour qu’il est important de comprendre qu’on vit en 2016 et son inversion des valeurs : l’extreme gauche est devenue l’extreme droite et inversement. Malgré les efforts incroybales des journalistes, Nuit Debout ne prendra pas. Ces jeunes sont trop ringards. Leurs idees sont deja le pouvoir. La catastrophe est deja a chaque coin de rue.

Quesquonmangeamidia publié le 17 Avril 2016 à 10:04

Je croyais que ce mouvement était apolitique ?? Que viennent faire les jeunes cocos ?? Le capitalisme c’est l’exploitation de l’homme par l’homme le communisme c’est le contraire !

Dalua publié le 17 Avril 2016 à 09:04

Traiter Alain Fienkielkraut de philosophe de bas étage Ne peut venir que de personnes soit qui n ont jamais lu ses livres,soit qu’ils n’ont pas les « outils » nécessaires pour comprendre sa pensée,soit qu’ils font preuve de mauvaise foi patente….En fait ,souvent les 3 hypothèses tout-en-un.

Alainprovistea publié le 17 Avril 2016 à 09:04

Finkielkraut est l’un de nos meilleurs intellectuels, dans la mesure ou il est l’un des rares qui pense librement et de façon autonome. Mais cette liberté et cette qualité de réflexion a un prix et on le constate quand on met un homme libre et intègre face à de petits bourgeois intolérants qui imposent une vision unique, démagogique et despotique.

Yann-Amara publié le 17 Avril 2016 à 09:04

Je suis heureux de lire qu’il reste une majorité de personnes pour défendre et Finkielkraut et la liberté de parole, la démocratie quoi ! Nuit debout, si j’ai bien compris, comme Finkielkraut pour y avoir fait quelques pas, c’est très partisan et très orienté. Pour moi, ce n’est pas une surprise, et on comprend mieux le laisser-faire gouvernemental : il faut bien garder une base électorale !

Sweetestdavouta publié le 17 Avril 2016 à 09:04

« On l’a tej ! » cest ?a? Quils sont betes… Ce sont sans doute les memes qui defilaient il ny a pas si longtemps avec un crayon au nom de la liberte dexpression… Pfff…

Lechirena publié le 17 Avril 2016 à 08:04

Pour être allé également sur cette place par curiosité mardi en début de soirée, je confirme qu’il n’y a quasiment que des mouvements d’extrême gauche, et lorsque l’on vous demande votre profession (auto-entrepreneur), on vous traite de sale riche. Non, je créé de la richesse et j’essaie de m’en sortir sans aller pointer à Pôle Emploi et être un poids pour les autres contribuables, nuance ! Et lorsqu’on vous demande votre avis sur la situation du pays, si vous avez un tant soit peu d’idée du centre ou de droite, on vous fait rapidement comprendre que vous n’êtes pas le bienvenu, et on vous pousse vers la sortie. C’est ça leur nouvelle pensée démocratique ? Ecoeurant !

Fazera publié le 17 Avril 2016 à 07:04

Vous faites exprès ou vous êtes pas au courant que cet énergumène est un sioniste en puissance, c est comme si moi originaire et fière d être d afrique allé dans un rassemblement de la ldj ou du fn vous verrez comment j en ressort si j y arrive . Alors arrêté de faire semblant

Alain Finkielkraut:lutter contre l’islamisme c’est reconstruire l’école et maîtriser l’immigration

http://www.cjfai.com/eventmaster/2015/11/21/alain-finkielkraut-nous-vivons-la-fin-de-la-fin-de-lhistoire/

Alain Finkielkraut : «Nous vivons la fin de la fin de l’Histoire»
Alain Finkielkraut : «Nous vivons la fin de la fin de l’Histoire»

Retrouvez des débats sociétaux, l’actualité société en question et les débats d’opinion des chroniqueurs du Figaro sur FigaroVox, nouvelle tribune d’expression

NTERVIEW EXCLUSIVE – Une semaine après le carnage du 13 novembre, le philosophe exprime son accablement et son inquiétude devant la confirmation du retour violent d’une Histoire qui «n’est pas belle à voir». Il s’élève contre «l’ethnocentrisme de la mauvaise conscience de l’Occident».

Sa parole exigeante trouve un écho profond dans l’inconscient collectif. Comme il est écouté, comme il est lu, il est régulièrement qualifié de «populiste», en tête de la nuée des «oiseaux de malheurs». Ces intellectuels que certains voulaient faire taire quand il fallait, plus que jamais, les entendre. Dans La Seule Exactitude*, son dernier ouvrage, Alain Finkielkraut intitule son chapitre consacré aux attentats de Copenhague (en février 2015) «Le tragique de répétition».

Une semaine après les attentats du 13 novembre, le philosophe espère qu’un sursaut national permettra à la France de reprendre les territoires qui, sur notre sol, sont déjà entrés en sécession culturelle.

LE FIGARO. – DIX MOIS APRÈS LES ATTENTATS DES 7, 8 ET 9 JANVIER, PARIS ET SA BANLIEUE ONT ÉTÉ LE THÉÂTRE DE SCÈNES DE GUERRE. CENT TRENTE PERSONNES SONT MORTES. ON COMPTE DES CENTAINES DE BLESSÉS. LE PAYS EST TRAUMATISÉ. LE MOT «GUERRE» EST SUR TOUTES LES LÈVRES. QUEL SENTIMENT PRIME CHEZ VOUS: LE CHAGRIN, L’INQUIÉTUDE OU LA COLÈRE?

ALAIN FINKIELKRAUT. – Ce qui domine en moi, c’est l’accablement et même le désespoir. Comme le rappelait dans ces colonnes Jean-Pierre Le Goff, la disparition des grandes idéologies avait pu laisser croire à l’avènement d’un monde unifié et pacifié sous la triple modalité de l’économie de marché, d’Internet et des droits de l’homme. Cette illusion se dissipe brutalement: nous vivons la fin de la fin de l’Histoire. L’Histoire fait son retour dans un pays et sur un continent qui se croyaient définitivement hors d’atteinte. Et cette Histoire n’est pas belle à voir. Ce n’est pas la réalisation triomphale de l’esprit décrite par Hegel. Ce n’est pas le grand récit palpitant de l’émancipation universelle. Ce n’est pas le progrès de l’humanité jusqu’à son accomplissement final. Ce n’est pas, entre guerre d’Espagne et 2e DB, la geste héroïque rêvée par Régis Debray et tant d’autres. Bref, ce n’est pas Madame H. (1), c’est l’Histoire avec une grande hache, qui, au titre de «croisés», d’«impies» ou d’«idolâtres», peut nous faucher n’importe où, à tout moment, quels que soient notre âge, notre sexe, notre profession ou notre appartenance. Les spectateurs du Bataclan et les clients de La Bonne Bière, de La Belle Équipe, du Carillon et du Petit Cambodge ne portaient pas d’uniforme. Ils ne militaient pour aucune cause, ils ne remplissaient aucun mandat. Ils buvaient un coup, ils partageaient un repas, ils écoutaient un concert: ils ont pourtant été tués. Nous avons beau vivre en démocratie, le totalitarisme de l’Histoire est désormais notre lot. Totalitarisme, en effet, car, loin d’accoucher de la liberté, la violence qui se déchaîne est une calamité sans échappatoire, un fléau auquel personne n’est libre de se soustraire. Envolée comme promesse, l’Histoire ressurgit comme destin et nous dépouille pour longtemps de notre droit à l’insouciance. Pour résumer le bonheur parfait, les Juifs d’Europe centrale disaient: «Wie Gott in Frankreich.» Selon Saul Bellow, cette expression signifie que «Dieu serait parfaitement heureux en France parce qu’il ne serait pas dérangé par les prières, rites, bénédictions et demandes d’interprétation de délicates questions diététiques. Environné d’incroyants, Lui aussi pourrait se détendre le soir venu tout comme des milliers de Parisiens dans leur café préféré. Peu de choses sont plus agréables, plus civilisées qu’une terrasse tranquille au crépuscule.» Paris était «la ville sainte de la laïcité», mais les massacres du 13 novembre ont fait le malheur de Dieu.

«Nous avons voulu avec l’Union européenne instaurer le règne de la paix perpétuelle. Notre grand rêve helvétique se fracasse aujourd’hui sur la réalité de l’islamisme»

Alain Finkielkraut

UNE RHÉTORIQUE ANTITERRORISTE RYTHME LES DISCOURS DE NOS GOUVERNANTS ET DE NOS POLITIQUES. NOTRE ENNEMI, C’EST LE TERRORISME?

Nous avons voulu, avec l’Union européenne, instaurer le règne de la paix perpétuelle. Notre grand rêve helvétique se fracasse aujourd’hui sur la réalité de l’islamisme. De la haine qu’il nous voue, cet ennemi n’a jamais fait mystère. Il joue cartes sur table et pourtant nous avons longtemps refusé de l’identifier. Lâcheté? Non, mémoire. Du Juif, c’est-à-dire, selon l’expression de Jankélévitch, de l’Autre indiscernable, de l’Autre imperceptiblement Autre, Hitler avait fait l’ennemi, et même l’ennemi absolu. Pour ne pas récidiver, le parti intellectuel composé aujourd’hui d’universitaires, de journalistes et de personnalités du show-biz en appelle, quand surgit l’ennemi, au respect de l’Autre. Dans l’Europe posthitlérienne, l’antiracisme tient lieu de vision du monde et on expie le fait d’avoir pris l’Autre pour l’ennemi en prenant l’ennemi pour l’Autre. Ce contresens fatal a survécu au 11 janvier. Survivra-t-il au traumatisme du 13 novembre? C’est toute la question.

AVANT LE 13 NOVEMBRE, LE DÉBAT INTELLECTUEL ÉTAIT TRÈS TENDU. L’UNITÉ NATIONALE EST-ELLE POSSIBLE CHEZ LES INTELLECTUELS?

Les semaines qui ont précédé le carnage ont été occupées par une campagne de presse assourdissante contre les «néoréacs». Les éditorialistes dressaient des listes. Des historiens, des sociologues, des philosophes, des «humoristes» même s’inquiétaient des risques de contamination et préconisaient la plus extrême vigilance. Ma tête était mise à prix pour ce crime: nommer l’ennemi au lieu de dénoncer les humiliations infligées à l’Autre et de faire le procès du Même (c’est-à-dire de l’identité nationale). Contre cette pensée «nauséabonde» et «putride», L’Obs a battu le rappel des nouveaux intellos de gauche et promis sur une pastille jaune (oui, jaune!) en couverture «0 % de Finkielkraut, Zemmour et les autres», et Alain Badiou, sur le site de ce journal où soufflait naguère l’esprit d’Albert Camus, a expliqué le plus sérieusement du monde qu’il ne pouvait se rendre à mon émission «Répliques» (où je l’avais invité pour le mois de janvier prochain) du fait du «devenir central» dans ma pensée «du concept néonazi d’État ethnique». Le fils d’un rescapé d’Auschwitz nazifié alors qu’il puise son inspiration dans l’œuvre de Péguy et non dans celle de Barrès ou de Vacher de Lapouge! Cette impudence témoigne de la férocité de l’idéologie aujourd’hui en France. Démentie par les faits, elle se jette sauvagement sur celui qui les rapporte. On préfère anéantir le messager plutôt que d’entendre un message qui oblige à voir la réalité et à penser autrement.

«Plus il y a d'immigrés venus du monde arabo-musulman, plus la communauté nationale se fragmente et plus se développe la propagande radicale. Mais est-il encore temps?», se demande Alain Finkielkraut.
«Plus il y a d’immigrés venus du monde arabo-musulman, plus la communauté nationale se fragmente et plus se développe la propagande radicale. Mais est-il encore temps?», se demande Alain Finkielkraut. – Crédits photo : Jean-Christophe MARMARA/Le Figaro

VOIR LA RÉALITÉ, N’EST-CE PAS RÉSISTER À LA TENTATION DE L’AMALGAME?

Par la multiplication des attentats, l’État islamique veut provoquer des lynchages, des attaques de mosquées, des agressions contre les femmes voilées et déclencher ainsi une guerre civile. Ce serait donc tomber dans le piège mortel qu’il nous tend que d’incriminer l’ensemble des musulmans de France. Nombre d’entre eux se sentent pris en otages par les barbares. L’islamisme n’est pas tout l’islam, loin s’en faut. Mais ce n’est pas non plus un phénomène marginal ni une création de l’Occident. Nous n’avons pas, par nos politiques néocoloniales, nos guerres impérialistes et nos pratiques discriminatoires, enfanté ce monstre. Nous ne payons pas pour nos crimes. L’obligation du djihad, rappelle Bernard Lewis, se fonde sur l’universalité de la révélation musulmane: «Cette obligation n’a de limite ni dans le temps ni dans l’espace. Elle doit durer jusqu’à ce que le monde entier ait rallié la foi musulmane ou se soit soumis à l’autorité de l’État islamique. Jusqu’à ce moment, le monde est partagé en deux: la maison de l’islam et la maison de la guerre. Entre les deux existe un état de guerre moralement nécessaire, juridiquement et religieusement obligatoire jusqu’au triomphe final et inévitable de l’islam sur l’incroyance.»Bref, le djihad n’est pas un retour de bâton, c’est un projet de conquête. L’Occident doit se défaire de la croyance mégalomaniaque que, pour le meilleur et pour le pire, c’est toujours lui qui mène le bal. Il faut en finir avec l’ethnocentrisme de la mauvaise conscience. Les islamistes ne sont pas des corollaires, ce sont des sujets historiques à part entière. Aujourd’hui l’État islamique a une adresse. Le califat n’est plus un rêve mais un lieu. On peut donc et on doit répondre par la guerre à la terreur qu’il répand. Daech constitue une menace pour le monde entier. Mais ce n’est pas en bombardant Raqqa qu’on réglera le problème posé par la sécession culturelle à Molenbeek et dans de nombreuses cités françaises ou par la montée de l’intégrisme religieux jusque chez les chauffeurs de bus de la RATP.

SOMMES-NOUS PRÊTS POUR CETTE LONGUE LUTTE?

Lutter contre l’islamisme, c’est se donner les moyens de reprendre les territoires perdus de la nation en reconstruisant l’école républicaine abêtie, abîmée et même saccagée par un demi-siècle de réformes démagogiques et en maîtrisant les flux migratoires, car plus il y a d’immigrés venus du monde arabo-musulman, plus la communauté nationale se fragmente et plus se développe la propagande radicale. Mais est-il encore temps?

DANS VOTRE DERNIER OUVRAGE,LA SEULE EXACTITUDE (STOCK), VOUS MÉDITEZ SUR LE SURSAUT DU 11 JANVIER, LES ESPÉRANCES ET LES DÉCEPTIONS QUE CETTE MARCHE A PU FAIRE NAÎTRE. S’AGIT-IL DÉSORMAIS D’HISTOIRE ANCIENNE?

L’esprit du 11 janvier était un leurre. Mon seul et fragile espoir est que le 13 novembre nous ait enfin ouvert les yeux.

(1) Titre du dernier ouvrage de Régis Debray consacré à la disparition de l’Histoire.

* La Seule Exactitude (Stock). 20 €.

Source :©  Le Figaro Premium – Alain Finkielkraut : «Nous vivons la fin de la fin de l’Histoire»

Alain Finkielkraut élu à l’Académie française au premier tour malgré une cabale haineuse

Publié le

Félicitations à Monsieur Finkielkraut pour ce succès bien mérité.

Bravo à l’élection à l’Académie française de ce philosophe et écrivain qui défend avec art et compétence la langue et la culture française. Enfin un authentique intellectuel français sous la coupole !

Je vous laisse apprécier cet article de Dominique Jamet sur Boulevard Voltaire

Finkielkraut, dès le premier tour !

finky
Le 11 avril 2014

Admettre en leur sein un écrivain qui écrit, un penseur qui pense, qu’est-ce qui a bien pu prendre aux académiciens français ?

Il fut un temps – et pour certains qui se targuent de n’avoir pas la mémoire courte, ce temps n’est pas révolu – où les deux reproches le plus couramment formulés contre Alain Finkielkraut étaient liés à sa naissance – fils de juifs polonais, ce qui à leurs yeux est un péché originel – et aux engagements généreux de sa jeunesse soixante-huitarde, à dix-neuf ans, il y a près d’un demi-siècle. Ce sont d’autres griefs qui sont aujourd’hui invoqués par d’autres – car l’étroitesse d’esprit ou de cœur et le sectarisme ne sont le monopole d’aucun camp.

Parce qu’il défend bec et ongles la langue, la culture, la civilisation et l’identité françaises, parce qu’il constate, déplore et dénonce la faillite de notre système d’éducation, parce qu’il parle et souffre du déclin de notre pays, parce que, fidèle en amitié et sensible au talent, il n’a pas joint sa voix à la meute qui aboie contre Richard Millet ou Renaud Camus, Finkielkraut est depuis quelque temps devenu la bête noire de notre police politique et peu s’en faut – mais ça viendra, n’en doutons pas – qu’assimilé à Péguy, donc à Bernanos, à Bernanos donc à Maurras, à Maurras donc à Pétain, à Pétain donc à Laval, à Laval donc à Déat, à Déat donc à Darnand, à Darnand donc à la Milice, à la Milice donc aux Waffen-SS, aux Waffen-SS donc au nazisme, il ne soit bientôt dénoncé et dépeint comme le clone, assez étrangement sioniste, de Hitler.

Pour l’heure, les plus hautes autorités intellectuelles et morales de la France ont réagi avec une louable modération au pas de clerc des Quarante. « Réac et immortel », titrait hier Libération, tandis que Bruno Masure convoquait sur son compte Twitter le cardinal de Richelieu en personne pour l’informer de l’élection d’un « cinglé réac ». M. Boudjellal, président du Racing club toulonnais, a annulé la rencontre programmée entre le Quinze provençal et l’équipe de l’Institut. Quant à Patrick Bruel, il a fait savoir qu’il ne mettrait plus les pieds quai Conti.

C’est vrai, admettre en leur sein un écrivain qui écrit, un penseur qui pense, qu’est-ce qui a bien pu prendre aux académiciens français ?

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