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Archives de Tag: aménagement urbain

Paris foutoir. Les voies sur berge offertes aux vélos, pas aux piétons

http://www.leparisien.fr/paris-75005/paris-un-arrete-municipal-rend-les-voies-sur-berge-aux-pietons-18-10-2016-6224478.php

Cette photo publiée dans Le Parisien de ce jour prouve la réalité de l’arrêté municipal rendant officiellement les voies sur berge aux piétons. La réalité est qu’elle est offerte aux vélos comme tous les trottoirs de Paris.

La Mairie de Paris se moque ouvertement des piétons dont l’espace est grignoté inexorablement par les cyclistes, les motos, les trottinettes, skates, rollers, les roues électriques (gyroroues, monocycles ou monoroues) et tout ce qui roule.

Non seulement la Ville de Paris a dessiné des pistes cyclables sur les trottoirs mais elle autorise les cyclistes à griller les feux rouges, comme s’ils ne le faisaient pas auparavant. Des pistes cyclables ont été crées entre les arrêts de bus et les trottoirs obligeant les passagers quittant le bus à risquer être renversés par des vélos qui eux se protègent par des casques et des gilet fluorescents comme si ces vélophiles étaient  plus faibles, plus fragiles et plus menacés que les piétons parmi lesquels figure un bon nombre de personnes âgées et d’enfants.

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Rue Manin, mon trottoir, une promenade conçue par l’architecte de la mairie du 19ème, Davioud, a été confisqué au profit des vélos.

Le cycliste parisien roule sur les pistes cyclables à contresens, la nuit sans lumière, traverse les places piétonnes à toute vitesse, frôle les piétons qui sursautent plusieurs fois par jour et devraient remercier les écologistes qui favorisent ainsi les maladies cardiaques et entretiennent le stress.

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La place de la mairie du 19ème est toujours traversée par des cyclistes, des scooters, des motos sans que les gardiens ou les policiers n’interviennent. Par contre, le jour où j’ai mis plus d’une seconde pour ramasser les crottes de ma chienne, les vigiles sont arrivés illico …

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Ce cycliste, comme beaucoup d’autres, roule à contresens, les piétons doivent surveiller à droite, à gauche, devant et derrière car les vélos ne font pas de bruit sauf quand le conducteur sonne et insulte le piéton qui lui gâche sont plaisir. De plus, la nuit, nombre de vélos circulent sans phare.

Sûr de son droit à et de son impunité, le cycliste insulte, jure et maudit les pauvres piétons qui eux ne peuvent pas se hasarder sur les pistes cyclables. Cette inégalité ne dérange pas les pourfendeurs de l’égalité et du vivre ensemble. Moi d’abord et je vous emmerde est leur motto. La Ville de Paris libère ainsi la méchanceté, l’égoïsme, l’incivilité, la brutalité et la grossièreté. Pour le piéton, le cycliste est aussi sauvage que l’automobiliste l’est pour le cycliste. Qu’importe, le bobo à vélo est le dieu de l’Hôtel de ville et mérite tous les égards.

Méprisé par la mairie de Paris, le piéton ne peut que subir, personne ne le respecte ni ne le protège, les autorités modifiant les règlements au profit de la circulation cyclistes, ce qui le met sciemment en danger.

Rue Meynadier se trouve un petit bistro tranquille abrité par les frondaisons des chicots du Canada. On aime y flâner en terrasse. Hé bien, la Ville de Paris n’a rien trouvé de mieux qu’installer un parking vélo/moto juste en face de cette terrasse. Non seulement ce parking gâche le paysage mais il réduit l’espace de circulation piétons au point qu’il est difficile de passer, d’autant plus quand on est chargée.

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Bêtise de la Ville de Paris ou sanction pour le bistro, sa clientèle et les piétons ? Jugez de l’espace restant pour circuler entre le parking à vélo et les chaises de la terrasse- et ici elles sont vides, alors quand elles sont occupées …

Côté automobilistes, ce n’est pas mieux. J’ai vu des conducteurs griller des feux rouges ou ne pas respecter le passage piéton sous les nez des flics qui ne mouftaient pas. Quelle différence avec la province où les automobilistes s’arrêtent systématiquement et de bonne grâce pour céder le passage aux piétons !

Les imbéciles égoïstes me répondront que je n’ai qu’à aller habiter en province, ce à quoi je rétorque que les vélodromes sont faits pour eux et qu’ils n’ont qu’à aller y rouler puisque les piétons les dérangent. Et après de tels échanges, nous sommes bien avancés et il ne reste plus qu’aux piétons à se faire justice eux-mêmes en semant des clous sur les pistes cyclables et en crevant les roues des vélos. Merci pour le vivre ensemble, Madame Hidalgo !

La Connectrice, piétonne parisienne

 

 

Ville de Paris. Les usagers du parc des Buttes-Chaumont sont mécontents

Publié le

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Temple d’amour, belvédère, gloriette, un édifice qui fait fantasmer …Automne 2013, photo La Connectrice

La mairie de Paris s’enorgueillit de ses aménagements urbains qui pourtant ne font pas l’unanimité chez les Parisiens. En effet, les premières victimes d’une philosophie égocentrique qui privilégie la fête, la vitesse, le communautarisme et le bruit se fait au détriment des citadins qui aiment flâner, rêver, déambuler en toute liberté et trouver un repos bien mérité la nuit après une journée de labeur.

La rénovation du parc des Buttes-Chaumont,  travaux qui ont coûté énormément d’argent au contribuable parisien, n’a guère pris en compte la finalité d’un parc urbain qui consiste essentiellement à offrir aux citadins un espace de tranquillité, de calme et de liberté à l’abri du tumulte de la ville. La population urbaine submergée par le béton, le macadam, la pierre et le tumulte des transports motorisés a besoin de se ressourcer dans un espace qui privilégie une représentation idéalisée de la nature. Dans un parc, on a envie d’entendre le chant des oiseaux, le souffle du vent dans les arbres et non pas les tremblements de basses acoustiques que tout un chacun peut aller écouter chez lui, en boîte ou à Ibiza.

De même, l’usager du parc a besoin de déambuler librement sans avoir à se garer à gauche ou a droite des joggeurs qui eux ont la possibilité d’aller courir dans les stades qui sont fait pour cela. Le flâneur, lui ne peut pas flâner dans un stade.

Les responsables de l’aménagement du parc urbain des Buttes-Chaumont semblent avoir oublié les fondamentaux qui justifient l’existence même d’un parc.

Vous pourrez lire ci-dessous un petit récapitulatif des critiques formulées par les usagers du parc que j’ai rencontrés au fil de sa fréquentation depuis sa rénovation.

La Connectrice

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Die Sonn erwart in Ihrer Pracht. Photo de Marion L., août 2014 lever de soleil

Les points positifs de la rénovation du parc

  • La réfection du circuit hydraulique. Cette oeuvre ne se voit pas vraiment mais nous devrions en voir les effets au fil du temps. On peut déjà constater que les fontaines sont -pour la plupart- en état de fonctionnement, cascades et lac plus propres, végétation mieux irriguée et pelouses plus vertes
  • Plantation en grand nombre d’arbustes, de lierre et de pervenches dans les espaces dénudés et rendus stériles par l’ombrage des ifs en particulier.
  • Consolidation des abords des cascades et des ruisseaux
  • Restauration des rocailles
  • Les bordures extérieures en pierre qui étaient cassées et descellées ont été réparées

Les points à la fois positifs et négatifs

  • Caniveaux  pavés réalisés le long des allées pour favoriser le drainage des eaux de pluie. Ils sont très jolis mais peu efficaces. L’été pluvieux a permis de constater que des flaques d’eau stagnaient dans les allées. Le parc étant accidenté, le drainage des sols est fondamental lors de grosses chutes de pluie pour éviter l’érosion des parties accidentées et la stagnation de l’eau.
  • Les nouvelles poubelles de la Ville de Paris sont très élégantes mais elles ont le défaut d’avoir une ouverture relativement étroite, ce qui entraîne des dépôts de sacs de déchets à leur base. Par ailleurs, les jours de grande affluence, elles ne suffisent pas à recueillir tous les déchets générés par les usagers du parc qui viennent y pique-niquer. Ces poubelles ne sont pas assez nombreuses et, surtout, elles ne sont pas vidées assez souvent.

Les points négatifs

  • Le revêtement des allées est fortement critiqué par les parents et les personnes âgées.

Les allées sont recouvertes de gravier blond au prétexte qu’elles retrouvent leur aspect d’antan. Lorsque le parc a été crée, à la fin du XIXème siècle, les promeneurs étaient chaussés de bottines fermées qui ne laissaient pas pénétrer les gravillons.

Les enfants des bourgeois qui se promenaient devaient se garder d’abîmer leur costume de parade et étaient donc interdits de jeux physiques risquant d’entrainer leur chute. Aujourd’hui, chuter sur des gravillons est extrêmement dangereux, tant pour les enfants que pour les personnes âgées. D’autre part, les gravillons sont glissants et favorisent la chute des plus faibles par temps secs mais d’avantage encore par temps humide.

Les gravillon dégagent énormément de poussière qui s’ajoute à la pollution atmosphérique habituelle des villes

 

 

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Des graviers tranchants jetés sur une base de ciment, joli mais dangereux

  • Les allées ont été élégamment bordées par des fils de fer tendus entre de jolis piquets en métal genre rocaille. Ces fils de fer sont déjà rompus dans leur majorité pour la bonne raison qu’ils sont verts, comme la végétation qu’ils sont sensés protéger des piétinements. On voit les piquets mais pas ces fils qui sont donc dangereux, inefficaces et exigent une main d’oeuvre permanente pour les renouveler ou les retendre.

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Fils cassés et piqués déchaussés après deux ou trois mois d’installation. Normal, les fils verts sur fond vert sont invisibles et donc dangereux.

 

  • Les trottoirs ont été supprimés pour élargir les allées, or ils permettaient de réguler les flux. Les coureurs couraient au milieu des allées tandis que les promeneurs pouvaient se réfugier sur les trottoirs. Avec le nouvel aménagement, les flâneurs sont quasiment harcelés par les coureurs qui les frôlent intempestivement et leur imposent un rythme contraire à la relaxation. De plus, la course des joggeurs fait crisser les gravillons des allées, un bruit qui s’ajoutent à celui de la ville, comme si les bruits inhérents au commerce urbain ne suffisaient pas.
  • La rénovation du parc ne s’est pas accompagnée de moyens supplémentaires pour protéger les lieux et la tranquillité des promeneurs. Il n’y a pas suffisamment de gardiens pour faire respecter la végétation, la propreté, la circulation illégale de bicyclettes et même de scooters, les dépôts d’ordures, l’utilisation des buissons comme lieux d’aisance, la consommation de boissons alcoolisées, l’écoute amplifiée de musique, etc. Comme la police ou les contrôleurs de la RATP, les gardiens devraient se déplacer en équipe afin d’asseoir leur autorité qui est trop souvent contestée. En effet j’ai été témoin de l’impuissance des gardiens face à l’agressivité des auteurs de comportements répréhensibles. Les gardiens ne font pas peur et ils ne sont pas du tout respectés.
  • Traitement des déchets négligé

 

Des poubelles en nombre insuffisant

4-IMG_1023Il faut marcher longtemps avant de trouver la prochaine poubelle

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Aucune poubelle autour du lac entre la petite et la grande cascade

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D’ici à la grande cascade, aucune poubelle sur un quart du pourtour du lac

Les déjections des poneys dégagent une odeur pestilentielle

Le concessionnaire des poneys fait travailler des jeunes dont le statut semble léger. Les crottes et l’urine des poneys sont déversés dans les buissons près des toilettes publiques et dégagent des odeurs de purin qui n’ont rien à voir avec celle des bouses de vache qui évoquent la vie à la campagne, c’est bien pire. Cette puanteur s’infiltre dans les restaurants et les immeubles de la rue Manin.

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Le kiosque tel qu’à l’origine du parc Source http://www.comme-le-temps-passe.fr/article-les-buttes-chaumont-le-kiosque-disparu-98615667.html

  • On attend depuis des années le retour du kiosque à musique, un édifice typique des parcs français. Il a été démonté il y a de nombreuses années au prétexte officiellement communiqué dans les organes municipaux de le restaurer et de le remonter sur l’eau comme à l’origine. Curieusement, des financements ont été trouvés pour restaurer le Pavillon du lac, l’ancien pavillon Weber devenu la guinguette Rosa Bonheur, les deux baraques à gaufre autour du lac qui sont des entreprises commerciales subventionnées par le contribuable mais les financeraient manqueraient pour un édifice historique qui offre un divertissement traditionnel et populaire de concerts gratuits réalisés par des musiciens amateurs issus d’entreprises pour la plupart publiques ou assimilées comme la RATP, la SNCF, les corps militaires ou l’Unesco. Pour un parc soit-disant « populaire » dans un arrondissement dit « populaire », l’absence de manifestations réellement populaires laisse à désirer a de quoi chagriner les usagers du parc.

A noter que de fait les Buttes sont exclues de l’éco-festival kiosquorama qui se déroule chaque année en septembre dans les kiosques des parcs parisiens http://www.parisinfo.com/ou-sortir-a-paris/infos/guides/Kiosquorama,-l’%C3%A9co-festival

  • Malgré les revendications constantes et pressantes des propriétaires de chiens, aucun espace canin n’a été aménagé alors que des usagers viennent parfois de loin pour promener leur animal de compagnie dans la verdure. Cette absence de réponse à un besoin réel, par ailleurs satisfait dans toutes les autres capitales européennes, incite les propriétaires à lâcher leur animal dans le parc en se jouant des gardiens et en détériorant malgré eux la végétation. L’absence d’espace canin favorise l’incivilité des propriétaires en matière de propreté, de sociabilité et de sécurité. Une telle surdité à la demande de satisfaction d’un besoin prégnant relève d’un profond mépris de la population concernée qui pourtant rapporte chaque année environ 5,6 milliards  d’euros soit – 3 milliards pour l’alimentation industrielle (l’alimentation familiale ou artisanale ne fait pas l’objet de chiffrages) ;– 900 millions pour les accessoires et le toilettage ;– 700 millions pour les soins vétérinaires ;– 600 millions pour la pharmacie ;– 400 millions pour les ventes d’animaux ;– 45 millions d’assurances. http://www.assemblee-nationale.fr/13/rap-info/i1514.asp

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Les responsables du parc préfèrent sévir que répondre aux besoins des chiens et de leurs maîtres

Le maire m’a dit avoir pensé à créer un espace canin du côté de la Butte Rouge, un joli lieu mais excentré au bord du périphérique et où on entend trop le flot perpétuel des automobiles.

Mais pourquoi donc les propriétaires canins dont beaucoup ont choisi d’habiter à proximité des Buttes pour y promener leur compagnon devraient-ils s’exiler et être relégués comme des pestiférés aux frontières de l’arrondissement ?

Le maire semble ne pas avoir bien étudié la question car il néglige la réalité du duo, de la dyade que forment un chien et son propriétaire. Ils vivent ensemble, ils respirent ensemble, ils jouent ensemble et ils se promènent ensemble pour le plaisir et le bonheur du duo. Promener son chien, ce n’est pas comme certains voudraient le croire, lui faire faire une sortie technique mais aussi se détendre, admirer le paysage, s’amuser, socialiser (autant les chiens avec leurs congénères que les maîtres avec leurs semblables), découvrir, respirer, partager de petits plaisirs et parfois faire de l’exercice.

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