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Archives de Tag: Anne Hidalgo

Humour et burqini

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Editoriaux – Immigration et diversité – Politique – 29 juin 2019

Burkini : Anne Hidalgo ne parvient pas à noyer le poisson par Jany Leroy

La gauche a résolu le problème du burkini dans les piscines : il y a plus important en France. Sujet suivant, s’il vous plaît. Le porc dans les cantines ? Il y a plus important. Et puis ? Les prières de rue ? Il y a plus grave. Et puis ? Je dois mettre une djellaba et voiler ma femme ? Mais bien entendu. Si je ne veux pas, vous me coupez la tête ? Mais je vous comprends. Puis-je vous offrir un sabre ?

Alors qu’elle recevait son ami Sadiq Khan, maire de Londres, sous la halle Freyssinet, rebaptisée « Station F, incubateur de start-up », Anne Hidalgo s’est livrée à un exercice de relativisation de toute beauté à propos du maillot de bain islamique intégral fermé à double tour devant huissier.

L’aspect dérisoire de l’affaire fut confirmé devant Sadiq en ces termes : « Il y a d’autres choses beaucoup plus importantes en France. » Alors que l’assistance l’attendait sur la canicule, le réchauffement des trottinettes et bien d’autres sujets brûlants, le maire de Paris s’en fut désigner les thèmes capitaux sur lesquels se concentrer énormément : « Je pense que notamment autour de l’éducation, autour de la cohésion sociale, autour du vivre ensemble… » Premier bug sous la halle dédiée aux start-up du numérique. Le disque dur d’Anne Hidalgo ne voit aucun rapport entre l’irruption d’islamistes dans une piscine et le « vivre ensemble ». Faute d’informaticien présent dans la salle pour rechercher l’origine de la panne, madame Bisounours continua à dérouler son argumentaire : « Autour du vivre ensemble, autour du droit des femmes, il y a encore beaucoup de choses à faire, avant de se jeter tête baissée dans un sujet qui ne laissera que des fractures. »

Sous le verbiage, la plage. Ses burkinis et ses absences de fractures pour les utilisatrices. Après tout, les autres ne sont-elles pas impudiques ? L’invocation du dérisoire est le prétexte pour ne pas prendre position. Mue, sans doute, par une volonté de rester sur le thème aquatique, Anne Hidalgo s’évertue à noyer le poisson. Mais entre deux plongées, l’animal confie ce que tout le monde avait déjà deviné. Madame le maire est pour l’autorisation du burkini dans les piscines. Sinon, fracture ! Crac ! Et qui c’est qui va plâtrer ? Eh ben, c’est la gauche. Toujours de permanence aux urgences du vivre ensemble. Alors, merci bien.

Aux piscines contraintes à des mesures d’hygiène, la gauche préfère la nage en eaux troubles. Bermuda interdit : pas fracture. Burkini : patatras ! Et bon courage au personnel pour justifier ce règlement ubuesque. L’utilisateur s’efforcera d’expliquer qu’il porte un bermuda islamique. Que son épouse ne tolère pas qu’il montre ses jambes au-dessus du genou.

Zineb El Rhazoui rappelle que « burqini » doit s’écrire avec un Q et non un K, car le mot vient de « burqa » et non de « bikini ». Il était impossible de trouver une lettre plus adaptée au niveau de la revendication.

Le rappeur Naps, une « chance » pour les femmes de France

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J’ai entendu ce top en faisant mes courses hier et je n’en revenais pas. C’est vraiment ça que les jeunes plébiscitent et que la radio vomit avec les vomissures des obsédés de haine, de violence, de mépris pour les femmes et de gloire à leur pénis ? L’équivalent chez les bobos, c’est Jeff Koons qui veut nous imposer pénis et glands (les fameuses tulipes )

ici à 1:42
Naps (Ft. Alonzo) – Dans Le Block (Clip Officiel)
[Couplet 2 : Alonzo]
On n’a pas les mêmes armes
Elles font pas les mêmes trous (gamberge)
On n’a pas la même couleur de liasses
On n’a pas les mêmes sous
On n’a pas la même vie
Elle a pas le même goût
Elle te dit qu’elle est vierge
Vérifie son deuxième trou
J’ai un show en Asie
J’ai un show en Afrique
J’suis posé à l’alim’, normal
On n’a pas les mêmes hits
Une écurie sous l’capot
Bats les couilles j’mange tacos
On n’a pas les mêmes potos
Les antiféministes qui ne savent pas voir ce que les mouvements #balancetonporc#me too#moiaussi ont de révolutionnaires pour la condition des femmes ne semblent pas se rendre compte de la fièvre phallique destructrice qui hante les rappeurs comme Naps et les escrocs comme Jeff koons. Faire passer des glands pour des tulipes et le faire gober aux zélites, c’est fort de café …ou plutôt c’est une preuve de la bêtise et de la malhonnêteté stupide des ces zélites et de leur soumission au lobby homosexuel.
La Connectrice, consternée, féministe historique qui n’a pas participé à mai 68 pour ça !

La politique de Mme Hidalgo responsable de la mort d’un cycliste

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Un cycliste qui grillait un feu rouge a été écrasé par un autocar qui passait au feu vert. L’accident s’est produit vers 22h30, à l’angle du quai de Grenelle et de la rue Linois dans le 15ème arrondissement de Paris.

Les commentaires des internautes sous les articles du Parisien et de 20minutes sont quasi unanimes à critiquer le comportement des cyclistes parisiens et la politique de la Ville de Paris en leur faveur.

Accident regrettable mais les cyclistes croient pouvoir refaire le code de la route parce qu’ils sont à vélo.

Comment Mme HIDALGO peut elle accorder l’autorisation de griller des feux rouges, de prendre toutes les rues à contresens, de circuler sur les trottoirs. La Responsabilité de la Maire de Paris doit être engagée. Paris au dessus des lois internationales du code de la route. Une enquêté sérieuse de la sécurité routière concernant les cyclistes doit être diligentées.

 

En accordant aux cyclistes de plus en plus de privilèges et en les érigeant en champions de la lutte contre la pollution urbaine, Madame Hidalgo leur a donné le feu vert pour plus d’infractions au code de la route, de mépris pour les piétons et de sentiment d’impunité pour donner libre cours à leur folie cyclomotrice.

Pis Madame Hidalgo monte les piétons contre les cyclistes et inversement en donnant tous les droits aux uns et restreignant la liberté de circulation des autres.

Rue Meynadier, un parking deux roues a été aménagé bien en face d’une terrasse de café, laissant à peine aux piétons de la place pour circuler a fortiori quand ils sont chargés de courses ou accompagnant une poussette. Il y avait d’autres possibilités dans cette rue, pourquoi ce choix méprisant pour le café, les consommateurs en terrasse et les piétons ?

Paris n’est pas Berlin, autant en superficie que structure urbaine. Non seulement Berlin dispose de plus d’espaces aménageables pour les cyclistes sans empiéter sur celui des piétons mais les Allemands sont plus disciplinés que les Français et respectueux des codes. Il y a très longtemps, je marchais tranquillement avec une amie sur une autoroute absolument déserte depuis des heures lorsque, à notre grand étonnement, nous avons été interpellées par des motards de la  police qui nous ont reproché de braver l’interdiction de circuler à pied sur l’autoroute. ..Nous étions en RDA…Lorsque j’étais à Berlin, je ne voyais jamais les piétons traverser hors des clous ou au feu rouge pour eux. Ils attendaient sagement le feu vert.

C’est tout de même curieux cette obsession d’hidalgo pour la pédale et on se demande si elle n’a pas un petit vélo dans la tête.

xavier pangaud, artiste, l'homme au petit vélo dans la tête The man in the small bike in the head El hombre a la pequeña bicicleta en la cabeza Der Mann(Mensch) im kleinen Fahrrad im Kopf l'uomo alla piccola bici nella testa 頭の小さい自転車の中の男

https://xavierimages.com/2015/11/20/lhomme-au-petit-velo-dans-la-tete-the-man-with-a-small-bike-in-his-head/

La mairie de Paris met le paquet sur la création de pistes cyclables, l’équipement de vélos en libre service et adaptation des règlements et code de la route au profit des cyclistes. Il n’y aurait rien à redire si ce lâchage de cyclistes se faisait dans le respect des piétons, ne touchant pas aux trottoirs, aux passages protégés, aux feux de signalisation, aux arrêts de bus et aux espaces piétonniers. L’impunité dont jouissent les cyclistes les incite à braver toutes les règles de sécurité : griller les feux rouges comme cette malheureuse victime de sa propre imprudence. Malheureusement, pour donner de la liberté et de la sécurité aux cyclistes, on vole l’espace et la sécurité des piétons. Il leur est permis de rouler sans lumière la nuit et sans sonnette d’avertissement.

Non seulement l’exemple est donné par les décideurs mais il est aussi donné par les gardiens de la paix. Il y a seulement deux jours un équipage de policiers à bicyclette m’est passé sous le nez alors que je traversais dans les clous et au feu vert l’avenue Jean-Jaurès !

Cycliste roulant à contre sens sur une piste cyclable tracée sur un trottoir volé aux piétons

Cycliste bien protégé roulant sur une place piétonne. Les cyclistes se soucient de leur propre sécurité en portant casque et gilet fluo ne pensant qu’à eux-mêmes.

Que fait la Ville de Paris pour les piétons ? Elle crée de l’insécurité, du stress, de la gêne et de l’atteinte à la liberté de marcher tranquillement sur un trottoir, de flâner en léchant les vitrines, de dériver et de se détendre.

En France, autrefois quand les gens circulaient à bicyclette, ils laissaient la priorité au piétons selon le principe alors partagé par la majorité que la priorité doit être donnée au plus faible, au plus âgé, au tout petit, aux personnes chargées, à celles qui peinent à monter une déclivité notable. En ville, les cyclistes descendaient de vélo quand il y avait du monde, quand ils traversaient sur un passage protégé ou un espace piétonnier comme une place ou un trottoir. Le respect , la courtoisie et la sollicitude étaient des valeurs partagées par la majorité, ce qu’on rencontre encore dans certaines villes de province. Non seulement Paris échappe à toutes ces règles élémentaires de sociabilité mais la municipalité encourage des incivilités par des décisions favorisant le désordre, l’agressivité et le stress.

Espérons que l’équipe municipale depuis trop longtemps en place verra son heure arrivée aux prochaines élections municipales de 2020 

Un changement d’équipe ne nous garantit malheureusement pas des orientations plus favorables à ce fameux « vivre ensemble » qui n’a de vivre ensemble que le nom mais nous pouvons espérer que les nouveaux élus entendent le mécontentement des Parisiens et en tirent les leçons pour le bien de tous.

 

Paris. Quand Hidalgo dévoile son plan bidon pour les seniors

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Priorité donnée aux deux roues au détriment des piétons et des flâneurs.
Sur cette photo, on voit qu’un parking 2 roues a été installé bien devant une terrasse de café autorisée et payante comme si cette rue n’offrait pas d’autres possibilités. Les passants ont tout juste la place pour circuler, surtout quand ils sont chargés et que des clients sont assis côté trottoir.

Anne Hidalgo et ses mignons sont d’éternels jeunes qui ne vieilliront jamais et ne se préoccupent pas de la mobilité, de la sécurité et de la santé des seniors. Leur nouvelle stratégie en faveurs des seniors est une fausse carotte destinée à les convaincre de voter PS aux prochaines législatives. Cette stratégie repose essentiellement sur l’information, la « pédagogie » pour parler politiquement correct.

Or, pour s’informer, il faut déjà en avoir les moyens physiques et mentaux, c’est à dire être en bonne santé physique et avoir le moral et l’énergie, pouvoir se déplacer en toute sécurité, être respecté dans l’espace public, et pouvoir accéder à de petits plaisirs quotidiens comme les balades agréables avec son compagnon thérapeute, le chien, flâner sans stress, papoter sur un banc dans le calme d’un jardin public, observer et nourrir les passereaux à sa fenêtre, etc.

Informer, c’est bien mais quel intérêt si on ne se préoccupe pas de la santé et de la sécurité des seniors en ville ?
A Paris, il faudrait surtout faire une campagne pour le respect des seniors et de leur mobilité dans les transports en commun et surtout sur les trottoirs : vélos, motos et scooters nous frôlent, nous font sursauter, nous insultent, etc.

Les vélos sont autorisés maintenant à griller les feux rouges ce qu’ils ont toujours fait au nez des piétons dont les passages protégés sont si peu protégés qu’ils n’ont pas le temps de traverser que déjà le vert est donné aux voitures.

Et le bruit ? Selon l’OMS c’est un facteur lourd de morbidité pour les humains mais aussi pour les oiseaux et la biodiversité. Mariages tonitruants à la sortie des mairies, concerts amplifiés dans les parcs, klaxons tolérés, pots d’échappement des deux roues motorisés pour plus de vibrations masturbatoires, etc.

Sans compter l’absence de parcs canins agréables et confortables pour le couple chien/maîtresse seniorine, indispensables au bien être des seniors isolés.

Anne Hidalgo devrait comprendre et accepter que les seniors sont des électeurs et des citoyens aussi importants que les trentenaires, les milléniums et les jeunes éternels. Ils ont le droit à la différence du plaisir et au plus grand respect de leurs besoins en rapport avec les fragilités de l’âge (équilibre moins sûr, locomotion plus lente, vision amoindrie, ouïe moins fine ou plus sensible au bruit, besoin accru de calme et de contemplation de la nature avec la végétation la faune et la flore ). de leur sensibilité et de leur expérience.

La Connectrice

 

Paris: La mairie dévoile sa nouvelle stratégie en faveur des seniors de la capitale

SOLIDARITE La mairie soumettra au Conseil de Paris qui débute ce lundi, son plan 2017-2021, pour davantage accompagner les 470.000 personnes âgées de plus de 60 ans qui vivent dans la capitale…

Romain Lescurieux 

Publié le 01/06/17 à 07h05 — Mis à jour le 01/06/17 à 07h05

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Christiane 83 ans, aux manettes, dans le centre pour seniors, Saint-Eloi (12e arrondissement)

Christiane 83 ans, aux manettes, dans le centre pour seniors, Saint-Eloi (12e arrondissement) — R.LESCURIEUX

  • La ville a récemment mené une consultation auprès de 2.000 seniors parisiens
  • 470.000 seniors vivent dans la capitale, soit 20 % de la population. Un chiffre qui va augmenter au fil du temps

Mieux accompagner, davantage informer tout en créant un lien « intergénérationnel »… Alors que le précédent schéma à destination des personnes âgées – qui couvrait la période 2012-2016 – est arrivé à son terme, la mairie de Paris dévoile sa nouvelle feuille de route sur le sujet, en se basant sur les envies et avis des principaux concernés.

>> A lire aussi : Cheveux blancs, idées folles… A quoi rêvent les seniors parisiens?

Pour « mieux comprendre leurs besoins et attentes » et monter ce « plan » soumis au Conseil de Paris qui débute ce lundi, la ville a en effet récemment mené une consultation auprès de 2.000 seniors parisiens. Alors, que demandent-ils ?

« Clarifier les informations, simplifier les démarches »

« A Paris, les seniors expliquent ressentir une discrimination vis-à-vis de leur âge. Ils ne veulent pas être stigmatisés mais considérés comme tous les autres Parisiens », affirme Dominique Versini , adjointe chargée de la solidarité, des familles et de l’enfance. Ensuite, ils souhaitent y voir plus clair dans leurs démarches administratives ou encore dans les offres culturelles et de loisirs. « Nous devons clarifier les informations et simplifier les démarches pour eux mais aussi pour leurs enfants », insiste l’élue.

>> Lire aussi. Déprimés les Français? Des seniors livrent leurs conseils pour profiter de la vie à 200%

Si beaucoup de seniors quittent Paris dès la retraite, ils sont toutefois 470.000 à vivre dans la capitale, soit 20 % de la population. Un chiffre qui va augmenter au fil du temps. « En 2040, elles [les personnes âgées] représenteront le quart des habitants. Face à ces enjeux démographiques, nous entendons poursuivre et renforcer les actions menées en direction des séniors », assure la maire de Paris, Anne Hidalgo. A noter que 174.000 seniors parisiens vivent seuls. Et « tous doivent vieillir dans de bonnes conditions et nous allons donc faire en sorte que tout soit plus facile pour eux », précise Dominique Versini, avant de détailler l’ensemble des actions qui représentent un budget de 414 millions par an.

Davantage d’établissements spécialisés

En 2016, la mairie a ouvert la première Maison des aînés et des aidants. Située dans le nord-est de Paris – elle couvre les 9e, 10e et 19e arrondissements –, elle regroupe plusieurs guichets d’information, des associations et une équipe médicale afin d’orienter et informer les personnes âgées. « D’ici 2020, nous allons ouvrir 5 établissements de ce type sur le territoire parisien », commente Dominique Versini, qui compte aussi axer son plan sur les problématiques de « dépendance ».

>> A lire aussi : Démén’âge aide les seniors à faire leurs cartons (et surtout à trier leurs souvenirs)

A Paris, 28.000 personnes sont reconnues « dépendantes » et ce chiffre augmentera dans les années à venir entraînant des « besoins accrus d’accompagnement » dans la vie quotidienne. En matière d’établissements, il existe actuellement 7.260 places – 1.930 ont été créées lors du précédent schéma – dans les 79 EHPAD (établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) de la capitale. « Nous n’allons pas en créer davantage mais nous allons désormais réhabiliter et rénover certains établissements », précise-t-elle.

« Des colocations intergénérationnelles »

Enfin, le lien social est au cœur de la stratégie parisienne. A travers des cafés associatifs, des lieux de convivialité mis à disposition, des activités sportives, la mairie veut accentuer les liens entre les âges. Elle compte aussi développer les activités entre seniors et plus jeunes et favoriser l’émergence des « colocations intergénérationnelles » en subventionnant des associations et des start-up qui travaillent sur le sujet. « D’un côté, nous avons besoin de loger les étudiants et de l’autre, certains seniors ont de la place dans leurs appartements », assure l’élue. Le but de ces initiatives : « créer une communauté de transmission » afin d’éviter l’isolement.

>> A lire aussi : «20 Minutes» a assisté à un tournoi intergénérationnel de baby-foot et c’était cool

Enfin, l’engagement de Paris en faveur des seniors se poursuivra au travers de son adhésion au réseau mondial des « Villes amies des aînés » coordonné par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui « permettra d’échanger en permanence sur les bonnes pratiques des différentes villes adhérentes en France et à l’étranger ».

 

Foutoir parisien. L’écosystème du lac Daumesnil sacrifié pour une piscine

En savoir plus

  • En seulement 30 ans, plus de 420 millions d’oiseaux en Europe ont disparu à cause de la destruction des écosystèmes

http://www.notre-planete.info/actualites/actu_4132.php

En seulement 30 ans, plus de 420 millions d’oiseaux en Europe ont disparu

13 novembre 2014, 11 h 58

60 % des tourterelles ont disparu en Europe © Bernard Piquenard – Licence : Tous droits réservés

La sixième extinction massive de la biodiversité est bien en marche : en seulement 30 ans, 421 millions d’oiseaux ont disparu, non pas sur Terre mais seulement en Europe ! C’est l’estimation édifiante réalisée par une étude publiée dans le journal scientifique Ecology Letters. Pour les auteurs, « le déclin global de la biodiversité est sans précédent » (dans l’histoire de l’humanité). Les alertes scientifiques, les mobilisations internationales et locales semblent inefficaces devant le rouleau-compresseur d’une société marchande aveugle à son propre support de vie. Résultat : les écosystèmes s’appauvrissent ou sont méthodiquement stérilisés comme en témoigne le projet de barrage de Sivens en France qui a détruit une zone humide remarquable qui abritait de nombreuses espèces pourtant « protégées ». Si quelques espèces en voie d’extinction connaissent parfois un peu de répit, elles sont trop souvent les représentantes de la biodiversité symbolique, celle qui marque les esprits : pandas, baleines… Laissant de côté les espèces plus communes, dont les oiseaux, qui paient pourtant un lourd tribut. Cette étude menée par Richard Inger et Richard Gregory s’est basée sur 144 espèces d’oiseaux européens sur une échelle de 30 ans. Les données exploitées proviennent du Pan-European Common Bird Monitoring Scheme (PECBMS) et de Bird Life International. Résultat : on compte aujourd’hui 421 millions d’oiseaux en moins qu’il y a 30 ans ! Environ 90 % de ces pertes proviennent des 36 espèces les plus communes et les plus répandues, comme les moineaux domestiques, alouettes, perdrix grises et étourneaux, soulignant la nécessité de redoubler d’efforts pour mettre un terme à la disparitions des oiseaux de nos campagnes les plus connus à l’échelle continentale. D’une manière générale, l’étude rapporte que les petits oiseaux déclinent plus vite que les grands et que les espèces les plus communes sont les plus touchées, avec des baisses de population considérables et rapides.

Les principales causes de la disparition des oiseaux Cette disparition des oiseaux est liée à deux phénomènes principaux : les méthodes agricoles intensives et la destruction des habitats. Si de nombreuses espèces d’oiseaux présents dans les campagnes connaissent un très fort déclin, cela s’explique principalement par les méthodes agricoles conventionnelles : l’usage intensif des pesticides tue les insectes dont se nourrissent les oiseaux, qui meurent alors de faim. De surcroît, les haies sont coupées ou détruites, les arbres taillés : les oiseaux ne peuvent plus y nidifier. Enfin, la chasse de loisirs décime des millions d’oiseaux chaque année, et notamment en France. Une perte préjudiciable pour l’environnement et les Hommes Selon Richard Inger : « la perte importante des oiseaux communs pourrait être très préjudiciable à la société humaine ». En effet, ces oiseaux offrent de multiples avantages pour les écosystèmes : ils aident à lutter contre les ravageurs en contrôlant leur prolifération, ils disséminent les graines des fruits qu’ils mangent et participent ainsi à la reproduction des végétaux. De plus, les oiseaux détritivores jouent un rôle clé dans l’élimination des charognes dans l’environnement. En outre, pour beaucoup de gens, les oiseaux demeurent le principal moyen dont ils interagissent avec les animaux sauvages, en écoutant leurs chants, en profitant de leur présence, en les alimentant et les observant. Quelques espèces d’oiseaux ne sont pas en déclin Cette hécatombe masque pourtant la bonne santé de certaines populations d’oiseaux communs : grandes mésanges, rouges-gorges, mésanges bleues et merles ; mais aussi plus rares : busards des roseaux, buses et courlis. Cela pourrait s’expliquer par des mesures de conservation ciblée en Europe. Toutefois, ces plans de gestion offrent peu de protection pour les espèces les plus communes et les plus répandues. Si la disparition des oiseaux les plus communs était déjà connue, cette étude la confirme et la quantifie à l’échelle européenne. De plus, elle donne tout son sens à l’extinction massive de la biodiversité en cours et dont nous sommes les premiers responsables. Malheureusement, bien d’autres espèces sont concernées, mettant en péril l’avenir de l’humanité étroitement dépendant des ressources de la nature.

Référence Common European birds are declining rapidly while less abundant species’ numbers are rising ; Richard Inger, Richard Gregory, James P. Duffy, Iain Stott, Petr Voríšek, Kevin J. Gaston – DOI: 10.1111/ele.12387 Auteur Christophe Magdelaine / notre-planete.info Source : notre-planete.info, http://www.notre-planete.info/actualites/actu_4132.php

  • une vaste aire de « baignade biologique » – publique et gratuite – dans le bois de Vincennes en 2019.

http://www.lejdd.fr/JDD-Paris/Un-premier-lac-ouvert-a-la-baignade-a-l-ete-2019-808423

11 septembre 2016  |  Mise à jour le 12 septembre 201 ! 

A Paris, un premier lac ouvert à la baignade à l’été 2019

Une délibération soumise fin septembre au Conseil de Paris lancera la création d’une vaste aire de « baignade biologique » – publique et gratuite – dans le bois de Vincennes.

La zone de baignade (hachurée en blanc) de 8.000 m2 du lac Daumesnil sera filtrée naturellement. La plage en herbe sera située au sud de l’île de Bercy. (DR)

Nager ou barboter dans le lac Daumesnil, en plein bois de Vincennes (12e arrondissement), à deux pas du périphérique, de la Foire du Trône ou du zoo de Paris : certains en rêvent depuis longtemps alors que d’autres jugent l’idée ridicule. Initié en 2011, puis abandonné avant d’être ressorti des tiroirs début 2014 par Anne Hidalgo, alors candidate à la mairie de Paris, le projet se concrétise. Lors du prochain Conseil de Paris, les 26, 27 et 28 septembre, la maire socialiste proposera une délibération visant à instituer une aire de « baignade biologique » de 8.000 m2, estivale et gratuite, aménagée à l’ouest du lac Daumesnil.

En 2014, cette promesse de campagne avait fait jaser les maires de droite des communes riveraines du bois de Vincennes – Saint-Mandé, Saint-Maurice, Charenton-le-Pont, Joinville –, lesquels la qualifiaient (dans Le Parisien) d’initiative « aberrante », d' »idée de bobo » ou de « supercherie ». Depuis, la maire de Paris s’est engagée à rendre la baignade possible dans la Seine d’ici à 2024. Et elle a fait voter un plan Nager à Paris – 104 mesures et une enveloppe budgétaire de 150 millions d’euros –, dévoilé dans le JDD le 14 juin 2015. Ce plan prévoit, outre quatre nouvelles piscines dans la capitale, la création d’une baignade dans le lac Daumesnil. A l’été 2017, une partie du bassin de la Villette (19e) sera aussi ouverte aux baigneurs… qui n’ont pas attendu l’autorisation pour y plonger fin août.

Le lac Daumesnil aujourd’hui « impropre à la baignade »

« L’idée progresse, le sujet devient plus consensuel », se félicite Célia Blauel, adjointe EELV à la maire, chargée de l’eau et de l’environnement, qui ne craint pas de vagues de la part de l’opposition municipale. Et d’ajouter : « Le projet Daumesnil n’a pas été facile à mettre en œuvre. Nous avons beaucoup discuté avec les services techniques pour lever les points de blocage sur l’amélioration de la qualité de l’eau pour les baigneurs, sur l’insertion paysagère ou sur l’impact – moindre – pour le site et les animaux. » Le bois de Vincennes est classé au titre du Code de l’environnement, mais également par le PLU, « espace boisé » et « zone naturelle et forestière ». L’aménagement du plan d’eau devra aussi être compatible avec les usages actuels que sont le canotage et la pêche.

Les premières études de faisabilité ont vite montré que la qualité sanitaire de l’eau du lac laissait à désirer. De « fortes concentrations de bactéries pathogènes […] dues à la présence d’animaux domestiques ou sauvages » le rendaient « impropre à la baignade », souligne le texte qui sera présenté au Conseil de Paris. Le projet initial de permettre la baignade « sans aucun aménagement » a donc été abandonné, le traitement de l’eau étant indispensable. La zone « baignable » sera séparée du reste du lac par « deux jardins aquatiques » de 2.000 m² de part et d’autre, constitués de « plantes immergées » choisies pour leur capacité à filtrer l’eau biologiquement, l’épurer et la recycler. Créé artificiellement en 1858 par Jean-Charles Alphand, ingénieur des ponts et chaussées du baron Haussmann, ce bassin de 10 ha a d’abord été alimenté par la Marne ; il l’est aujourd’hui par le réseau d’eau non potable de la Ville de Paris. De la vase recouvre encore le fond du lac.

L’équivalent de trois piscines olympiques

A compter de l’été 2019, cette nouvelle aire de baignade gratuite ouvrira au public tous les ans, de mi-juin à mi-septembre, de 10 heures à 20 heures. Les « espaces enherbés existants » dans le sud de l’île de Bercy – accessibles par l’île de Reuilly – serviront de plages. Le site doit être divisé en trois zones, précise la délibération : « Un espace ludique et familial de 2.600 m² dont la profondeur sera comprise entre 30 et 60 cm, un espace de baignade autonome de 2.200 m² d’une profondeur comprise entre 30 cm et 1,5 m et un espace de 3.200 m², de 2,5 m de profondeur dédié à la nage. » Soit quasi « l’équivalent de trois piscines olympiques [1.250 m²]! », se réjouit Célia Blauel.

Douches, cabines pour se changer, locaux pour le personnel, platelages ou rampes d’accès des personnes à mobilité réduite… les équipements seront montés pour les trois mois d’été. L’accueil du public se fera via le poste de garde existant, à l’entrée de l’île de Bercy. « Le coût annuel de la maintenance et de l’exploitation de l’ensemble des installations est estimé à 450.000 € TTC », stipule le projet de délibération. Agents de la Ville, les maîtres-nageurs sauveteurs veilleront à la sécurité des quelque 2.200 personnes attendues chaque jour sur l’aire de baignade – 75.000 sur une saison. La capacité est estimée à 1.000 baigneurs en même temps.

Bertrand Gréco – Le Journal du Dimanche

Paris foutoir. Les voies sur berge offertes aux vélos, pas aux piétons

http://www.leparisien.fr/paris-75005/paris-un-arrete-municipal-rend-les-voies-sur-berge-aux-pietons-18-10-2016-6224478.php

Cette photo publiée dans Le Parisien de ce jour prouve la réalité de l’arrêté municipal rendant officiellement les voies sur berge aux piétons. La réalité est qu’elle est offerte aux vélos comme tous les trottoirs de Paris.

La Mairie de Paris se moque ouvertement des piétons dont l’espace est grignoté inexorablement par les cyclistes, les motos, les trottinettes, skates, rollers, les roues électriques (gyroroues, monocycles ou monoroues) et tout ce qui roule.

Non seulement la Ville de Paris a dessiné des pistes cyclables sur les trottoirs mais elle autorise les cyclistes à griller les feux rouges, comme s’ils ne le faisaient pas auparavant. Des pistes cyclables ont été crées entre les arrêts de bus et les trottoirs obligeant les passagers quittant le bus à risquer être renversés par des vélos qui eux se protègent par des casques et des gilet fluorescents comme si ces vélophiles étaient  plus faibles, plus fragiles et plus menacés que les piétons parmi lesquels figure un bon nombre de personnes âgées et d’enfants.

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Rue Manin, mon trottoir, une promenade conçue par l’architecte de la mairie du 19ème, Davioud, a été confisqué au profit des vélos.

Le cycliste parisien roule sur les pistes cyclables à contresens, la nuit sans lumière, traverse les places piétonnes à toute vitesse, frôle les piétons qui sursautent plusieurs fois par jour et devraient remercier les écologistes qui favorisent ainsi les maladies cardiaques et entretiennent le stress.

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La place de la mairie du 19ème est toujours traversée par des cyclistes, des scooters, des motos sans que les gardiens ou les policiers n’interviennent. Par contre, le jour où j’ai mis plus d’une seconde pour ramasser les crottes de ma chienne, les vigiles sont arrivés illico …

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Ce cycliste, comme beaucoup d’autres, roule à contresens, les piétons doivent surveiller à droite, à gauche, devant et derrière car les vélos ne font pas de bruit sauf quand le conducteur sonne et insulte le piéton qui lui gâche sont plaisir. De plus, la nuit, nombre de vélos circulent sans phare.

Sûr de son droit à et de son impunité, le cycliste insulte, jure et maudit les pauvres piétons qui eux ne peuvent pas se hasarder sur les pistes cyclables. Cette inégalité ne dérange pas les pourfendeurs de l’égalité et du vivre ensemble. Moi d’abord et je vous emmerde est leur motto. La Ville de Paris libère ainsi la méchanceté, l’égoïsme, l’incivilité, la brutalité et la grossièreté. Pour le piéton, le cycliste est aussi sauvage que l’automobiliste l’est pour le cycliste. Qu’importe, le bobo à vélo est le dieu de l’Hôtel de ville et mérite tous les égards.

Méprisé par la mairie de Paris, le piéton ne peut que subir, personne ne le respecte ni ne le protège, les autorités modifiant les règlements au profit de la circulation cyclistes, ce qui le met sciemment en danger.

Rue Meynadier se trouve un petit bistro tranquille abrité par les frondaisons des chicots du Canada. On aime y flâner en terrasse. Hé bien, la Ville de Paris n’a rien trouvé de mieux qu’installer un parking vélo/moto juste en face de cette terrasse. Non seulement ce parking gâche le paysage mais il réduit l’espace de circulation piétons au point qu’il est difficile de passer, d’autant plus quand on est chargée.

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Bêtise de la Ville de Paris ou sanction pour le bistro, sa clientèle et les piétons ? Jugez de l’espace restant pour circuler entre le parking à vélo et les chaises de la terrasse- et ici elles sont vides, alors quand elles sont occupées …

Côté automobilistes, ce n’est pas mieux. J’ai vu des conducteurs griller des feux rouges ou ne pas respecter le passage piéton sous les nez des flics qui ne mouftaient pas. Quelle différence avec la province où les automobilistes s’arrêtent systématiquement et de bonne grâce pour céder le passage aux piétons !

Les imbéciles égoïstes me répondront que je n’ai qu’à aller habiter en province, ce à quoi je rétorque que les vélodromes sont faits pour eux et qu’ils n’ont qu’à aller y rouler puisque les piétons les dérangent. Et après de tels échanges, nous sommes bien avancés et il ne reste plus qu’aux piétons à se faire justice eux-mêmes en semant des clous sur les pistes cyclables et en crevant les roues des vélos. Merci pour le vivre ensemble, Madame Hidalgo !

La Connectrice, piétonne parisienne

 

 

Paris, budget « participatif ». Pas de projet pour les seniors ni pour leurs chiens

Si la mairie de Paris déploie toute son énergie pour accueillir les Jeux Olympiques, on ne peut pas dire qu’il en soit de même pour les chiens. Pourtant on avait de quoi être confiant puisqu’Anne Hidalgo s’était engagée noir sur blanc à créer des parcs canins dans les différents arrondissements. Le temps passe et on ne voit toujours rien venir. La mairie fait la sourde oreille, sans compter les projets canins déposés dans le cadre du budget participatif qui ont tous reçu une fin de non recevoir. Y compris celui de « Mon chien, ma ville » sous prétexte que « notre projet n’ait pas d’impact durable sur le patrimoine de la collectivité ». Nos pattes en tombent ! Les chiens lien social devant l’univers, ont tout pour collaborer au mieux vivre d’une ville. Il suffit d’un minimum de bonne volonté et de bons sens. La création de parcs canins ne va pas plomber le budget municipal. Ah ! Si Paris pouvait s’inspirer d’autres capitales, ou d’autres villes comme Montpellier, Toulouse, les 200 000 chiens et maîtres n’auront plus l’impression d’être les mal aimés de la capitale.http://www.monchienmaville.com/

La mairie de Paris soumet au vote des projets devant être financés par le budget participatif.

Comme toujours avec la dictature PS sont soumis au « vote » des décisions déjà prises entre direction et militants. Mais pour pouvoir prétendre que les décisions sont prises en concertation avec la population parisienne, conformément à l’idéologie socialiste, il est nécessaire que les gogos votent, un simulacre écœurant de démocratie.

Et pourtant, les propriétaires de chiens participent abondamment à l’économie nationale et locale puisque la nourriture animale est taxée à 20% de TVA. L’alimentation animale industrielle pèse 3 milliards, faites le calcul de TVA. Nombre de petites gens, parmi elles de nombreuses retraitées isolées, se saignent pour nourrir leurs compagnons à quatre pattes, sans compter les frais de vétérinaire, accessoires et produits d’entretien. Le rapport Vautrin avait évalué le chiffre d’affaires de la filière canine à 5,6 milliards en 2008 et malgré cette somme conséquente, le parti socialiste qui se prétend épris de justice, ne donne rien en retour, au contraire, il prend encore plus puisque désormais, au titre des « incivilités » Mme Hidalgo a décidé de sanctionner la « divagation animale », c’est à dire les chiens non tenus en laisse, par une amende de 68 euros. Et qui sanctionnent les inspecteurs de la salubrité ? en priorité les petites vieilles trop faibles pour tenir leur gentil toutou en laisse, trop faibles pour courir, les agresser ou protester.

Les petites vieilles, les petits vieux et tous les retraités parisiens sont constamment mis en danger par la politique jeuniste et festive de Mme Hidalgo et ses mignons, un héritage du sieur Delanoë qui garde ses bureaux à l’Hotel de Ville pour tirer les ficelles.

Les passages piétons ne sont pas respectés par les automobilistes lorsqu’ils tournent, que le piétons marche avec une canne ou qu’il soit chargé. Les cyclistes qui se permettaient de griller les feux rouges sont encouragés maintenant à le faire par des panneaux ad hoc.

Les trottoirs sont devenus la voie privilégiées des cyclistes et de tout ce qui roule. Certains trottoirs se sont vus amputés par une piste cyclables matérialisée par des bandes blanches que les vélomanes empruntent à contre-sens insultant les piétons qui se trouvent sur leur passage. Drôles d’écologistes qui se targuent de respecter la planète mais sont prêts à bousculer, insulter et renverser les piétons qui osent marcher sur « leur » trottoir. L’être humain est-il, à leur petit cœur rabougri, moins respectable que la Terre ?

Comme dirait Philippe Muray, Festivus Festivus, Paris c’est la fête obligatoire, la liberté d’emmerder autrui sans vergogne, une conception très particulière du « Vivre ensemble ».

La Connectrice

Pour en savoir plus

*Les chiffres du rapport Vautrin sur la filière canine

La première chose qui frappe lorsqu’on veut procéder à l’analyse de la filière canine est l’indigence générale de données chiffrées, précises, fiables et actualisées dans la plupart des segments du secteur.

Il faut donc se contenter des estimations croisées fournies par les divers organismes intervenant dans la filière pour approcher une réalité globale qui s’articule autour de six grandes données :

– un foyer sur deux possède un chien ou un chat ;

– le nombre de chiens détenus par les foyers français est d’environ 8 millions en 2006 ;

– le chiffre d’affaires total généré par la filière, toutes activités confondues, de l’élevage aux soins, à l’alimentation et à l’équipement s’élève à un peu moins de quatre milliards d’euros ;

– le coût moyen d’un chien est de 950 euros à l’achat, auxquels s’ajoutent 650 euros d’entretien annuel ;

– le nombre de personnes employées par la filière dans ses diverses composantes est estimé à environ 27 000 ;

– celui des bénévoles militants est de l’ordre de 10 000.

La Société centrale canine (SCC), dont nous reparlerons, fournit de son côté des chiffres plus récents et plus élevés en englobant tout le secteur des animaux de compagnie. Elle estime, pour 2007, à près de 65 000 le nombre des emplois, directs et indirects qu’il génère, tous métiers confondus, et qui se répartissent ainsi :

– 13 500 vétérinaires praticiens ;

– 12 000 auxiliaires vétérinaires ;

– 5 000 éleveurs ;

– 6 000 personnes employées dans l’industrie alimentaire ;

– 4 000 dans l’industrie pharmaceutique ;

– 3 000 dans le commerce de détail ;

– 1 000 dans les services administratifs liés au secteur ;

– 20 000 emplois indirects.

De la même façon, elle apprécie le chiffre d’affaires correspondant, à hauteur de 5,6 milliards d’euros, dont :

– 3 milliards pour l’alimentation industrielle (l’alimentation familiale ou artisanale ne fait pas l’objet de chiffrages) ;

– 900 millions pour les accessoires et le toilettage ;

– 700 millions pour les soins vétérinaires ;

– 600 millions pour la pharmacie ;

– 400 millions pour les ventes d’animaux ;

– 45 millions d’assurances. La Chambre syndicale des fabricants d’aliments pour chiens, chats, oiseaux et autres animaux familiers (FACCO) a constaté, au cours des dernières années, une stagnation puis une diminution de la population de chiens en France, assorties d’une évolution parallèle des dépenses qui leur sont consacrées. Alors que, jusque-là et aussi loin que remonte la mémoire, la progression était continue. En 2000 on comptait neuf millions de chiens, soit une diminution de plus de 10 % en six ans. En revanche, le nombre de chats a continué de croître, dépassant maintenant les dix millions de sujets.

Toujours selon la FACCO, les volumes marchands de produits alimentaires pour animaux ont diminué également de 10 % au cours de la même période. Une esquisse d’explication a été fournie par un sondage commandé à la SOFRES qui fait ressortir, de 2003 à 2006, une augmentation de 57 à 61,5 % et de 65 à 70 % des deux motifs invoqués suivants :

– avec l’âge, il devient plus difficile de s’occuper d’animaux ;

– avoir un animal coûte cher.

Il est certain que les menaces sur le pouvoir d’achat ont un impact négatif sur les dépenses affectées à l’achat et à l’entretien des animaux de compagnie. Toutefois la SPA n’a pas observé d’augmentation récente du nombre des abandons, environ 60 000 par an. Elle a constaté, en revanche, un accroissement des demandes de secours qui lui sont adressées pour obtenir une aide alimentaire et vétérinaire, à laquelle l’association consacre chaque année environ trois millions d’euros.

 

*Homo Festivus Festivus, Paris c’est la fête, règne de l’infantilisation et de la médiocrité

Bertrand Delanoë, artificier de la vie festive

Philippe Muray ne s’y est pas trompé dans le portrait qu’il consacre à l’Homo festivus festivus. Vecteur de médiocrité festive ou figure allégorique de la post-histoire, Festivus festivus transfigure l’homme moyen en égérie du ridicule. Festivus festivus incarne le digne descendant de son prédécesseur Festivus ; on le rencontre au détour d’une rue comme dans les locaux de la mairie de Paris. De la même façon que l’Homo sapiens sapiens sait qu’il sait, Festivus festivus « festive qu’il festive ». Certes, Festivus festoyait déjà dans sa lutte contre l’ordre établi – et contre le Mal tout entier – qu’il devait définitivement écarter pour promouvoir son droit à la fête. Le soixante-huitard a accouché de Festivus festivus et lui a légué en héritage les clefs de l’après-histoire (de l’île aux enfants), et les vêtements bigarrés de l’ « après-dernier homme ». Après la fin de l’homme historique il n’y a plus que célébration : célébration de la célébration.

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