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Archives de Tag: Anne Zélensky

Simone de Beauvoir. Nous lui devons tant

L’ouvrage historique de Simone de Beauvoir , Le deuxième sexe a inspiré des millions de femmes à travers le monde les incitant à prendre leur destin en main en luttant pour leurs droits et leurs libertés.

Malheureusement, aujourd’hui en France, les femmes subissent un recul notoire de leurs condition et considération et le féminisme est absorbé par les LCBTQXY qui ont oublié les fondements de la philosophie féministe au profit des droits homosexuels qui aboutissent à la PMA et la GPA, au mépris du droit des enfants, des mères porteuses et donneuses d’ovocytes. Le droit A l’enfant néglige la question essentielle du D’où venons-nous ? Que sommes-nous ? Où allons-nous ? tel que l’a illustré Gauguin dans une grande fresque testament.

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Aujourd’hui, les machistes femmes et hommes s’acharnent à détruire le travail de Simone de Beauvoir en focalisant sur le fait qu’elle aurait eu des relations avec l’une de ses élèves …J’ignore si cette rumeur est exacte mais le comportement d’une personne ne devrait pas autoriser à juger ses productions littéraires et artistiques. Si c’était le cas, alors nous devrions bannir des musées et des bibliothèques Gauguin, Picasso, Dali, Apollinaire, Anatole France, Flaubert et Maupassant, Rodin, Marguerite Duras et des centaines d’autres.

Récemment, je lisais la biographie de Marie Brizard qui, au XVIIIème siècle inventa la potion miraculeuse qui porte son nom. Cette femme courageuse dû s’associer à un homme pour gérer son argent, droit interdit aux femmes à l’époque. Elle choisit de ne pas se marier et de ne pas avoir d’enfants pour être totalement disponible pour son entreprise. Je pensais alors au constat de Simone de Beauvoir : une femme doit choisir entre sa tête et son utérus. Elle exprimait justement la réalité de la société patriarcale qui ne permet pas aux femmes d’être à la fois mère et entrepreneuse, à concilier vie professionnelle et vie familiale. Une situation qui suscite encore de nos jours des débats dont voici un exemple.

Xerfi Canal a reçu Mark Smith, professeur en Ressources Humaines à Grenoble Ecole de Management, pour parler de l’équilibre entre vie de famille et vie professionnelle. Une interview menée par Mounia Van de Casteele.

Nous lui devons tant

Emmanuelle Escal livre ici un témoignage de l’influence de Simone de Beauvoir et du Deuxième Sexe dans sa construction personnelle. C’est en chanson qu’il y a quelques années, elle a souhaité rendre un puissant femmage à celle qui a beaucoup compté pour elle. Écoutons-là…

 

J’ai écrit cette chanson quelques années après la mort de Simone, qui nous a quittés en avril 1986. C’était au départ un poème, resté inachevé. Trop douloureux de coucher sur du papier que c’était fini, que nous ne la reverrions plus. Puis la chanson est venue, comme viennent pratiquement toutes mes chansons, le texte et la musique en même temps.

En 1999, il y a eu les célébrations du cinquantenaire du Deuxième Sexe. Anne Zelensky, ma compagne, avait co-fondé avec Simone et d’autres amies féministes, en 1974, la Ligue du Droit des Femmes. Elle en était devenue présidente après la mort de Simone qui présidait notre association. La Ligue avait organisé un concours en direction des jeunes, sur la fameuse phrase : « On ne naît pas femme, on le devient ». Tout support était le bienvenu : peinture, poésie, vidéo, BD, etc… Les prix avaient été remis à la Coupole, lors d’un dîner festif qui a eu beaucoup de succès, en avril 1999. Des comédiennes, Danièle Lebrun, et notre amie hélas disparue, Marie-France Pisier, étaient venues lire des extraits des livres de Simone. Il y eut d’autres prestations et témoignages. J’ai chanté pour la première fois en public, ma chanson, enregistrée en janvier dans des conditions artisanales, avec un autre titre.

Simone de Beauvoir a été importante pour moi quand j’ai découvert Le Deuxième Sexe, à dix-sept ans. J’ai dévoré ses livres et me suis beaucoup intéressée à la vie de cette femme hors du commun. Depuis un moment, je pensais que les hommes avaient un gros problème avec les femmes, pour les maintenir toujours en état d’infériorité. On pouvait lire à l’époque, dans le dictionnaire, au mot « femme » : « compagne de l’homme ». Je ne pouvais me définir ainsi, et me demandais si j’en étais bien une, de femme. J’étais amoureuse de filles, et cela n’allait pas de soi dans la société, c’est le moins que l’on puisse dire. Plus tard, j’ai rencontré Monique Wittig qui écrivait qu’une lesbienne n’était pas une femme. Réponse au dictionnaire.

En lisant Simone de Beauvoir, je me suis sentie moins seule. Elle répondait à pas mal de mes questionnements. Vingt ans après la parution du Deuxième Sexe, le miracle a eu lieu, inédit dans l’histoire : la réflexion élaborée par la philosophe dans cet essai, s’incarnait dans la lutte féministe. Des jeunes femmes mettaient en pratique avec le MLF, la pensée si riche de Simone de Beauvoir. Nous nous sommes rejointes, les jeunes féministes de la fin des années soixante, et elle qui nous avait ouvert la voie…

Simone était gaie, drôle, curieuse de tout, surtout des autres, toujours dans une écoute passionnée. Elle aimait plus écouter que parler. Dans l’amitié, elle abandonnait son côté un peu raide qui lui servait de protection face aux attaques qu’elle avait subies ; Ses yeux bleus et son sourire tendre me faisaient craquer. Un jour, Anne lui a dit qu’elle était belle. Elle était totalement déconcertée. Il semblait qu’on avait oublié de le lui dire !

Simone de Beauvoir ne connaît pas d’éclipse. Elle marquera durablement l’histoire de l’humanité. « Ce qui libère la femme libère l’homme » a-t-elle écrit. Le féminisme ne concerne pas seulement les femmes. Il est l’affaire de tous les êtres humains.

 Oui Simone, nous vous devons tant.

Paroles

SIMONE DE BEAUVOIR

La rue Schœlcher, le cimetière

Et la tristesse qui m’étreint

Vous imaginer sous la terre

Où vivent dessus tant de pantins

 

Les mots d’amour des étrangères

Sur votre tombe, éparpillés

Comme des offrandes légères

Sont toujours écrits en français

 

REFRAIN

Simone de Beauvoir

Vous faites partie de mon histoire

Et si je vis mieux à présent

C’est que je vous dois tant

Simone de Beauvoir

Vous êtes au fond de ma mémoire

Et si je vis mieux à présent

C’est que je vous dois tant

 

J’ai dans le coeur ce jour de printemps

Ile de Ré, Anne et Sylvie

Le vent défait votre turban

Sur l’une des photographies

 

Vous souriez, un peu fragile

Et nous marchons sur le chemin

Ignorant qu’au prochain avril

Vous allez nous quitter soudain

 

Refrain

 

Il n’y avait pas tant d’images

De femmes à qui s’identifier

Si nous voulions tourner la page

Et vivre nos vie en entier

 

La vôtre me fut un modèle

Que ma jeunesse a admiré

Vous étiez superbe et rebelle

Libre de tous les préjugés

 

Refrain

 

Simone de Beauvoir

Vous faites partie de mon histoire

Et si je vis mieux à présent

C’est que je vous dois tant.

L’autrice : Engagée dans le Mouvement des femmes depuis les années 70, Emmanuelle Escal est auteure, compositrice et interprète. Son album « Projet d’Amour » est dédié à sa compagne de toujours, Anne Zelensky, figure historique du mouvement féministe. Après avoir chanté dans des cabarets et des café-théâtre dans les années 1970, Emmanuelle Escal reprend la scène en 1999. Elle produit un premier CD de deux titres, qui comporte un hommage à Simone de Beauvoir, avec qui elle a partagé de nombreux combats.

Pour citer cet article : Emmanuelle Escal, “Nous lui devons tant”, Chère Simone de Beauvoir, août 2019. URL : https://lirecrire.hypotheses.org/1753

Grenelle contre les violences conjugales. Dire l’argent c’est mettre la charrue avant les beaufs

Un rassemblement pour réclamer des mesures contre les féminicides, place de la République, à Paris, le 6 juillet 2019.

Un rassemblement pour réclamer des mesures contre les féminicides, place de la République, à Paris, le 6 juillet 2019. (SAMUEL BOIVIN / NURPHOTO)

On peut se demander comment une simple blague peut être mortelle. Pourtant c’est ce qui se passe tous les jours à travers le monde. Anne-Cécile Mailfert nous explique l’effet papillon que déclenchent ces blagues et les effets qu’elles ont sur les gens dès le plus jeune âge. Rejoignez-nous sur notre site et les réseaux sociaux : http://tedxecolepolytechnique.com/ https://www.facebook.com/tedxecolepol… https://twitter.com/TEDxEP

Le fameux Grenelle contre les violences conjugales a démarré ce matin par l’annonce de crédits alloués par le gouvernement ou de crédits réclamés par des associations. Comme si les moyens financiers allaient résoudre ce problème de sécurité et de santé publique par leur seul montant. C’est mettre la charrue avant ces beaufs auteurs de ces crimes. Il est totalement illogique de parler finances avant de préciser les actions mises en œuvres . L’évaluation du coût vient ensuite mais si on met le coût en premier, cela signifie que quelles que soient les solutions on ne dépensera pas plus.  Les violences contre les femmes ne seront jamais résolues par l’argent mais plutôt par l’éducation des femmes et des hommes dès l’enfance.

Comme toujours, face à un problème sociétal sorti du chapeau plein à ras bord des responsables irresponsables, on répond par des promesses financières, par de nouvelles lois, par des modifications de lois existantes afin de faire une analyse sérieuse des causes du mal. Et pourtant, il suffirait d’appliquer les lois existantes pour régler une bonne partie du problème. Une fois de plus, les responsables irresponsables font preuve d’une vue à très court terme dans le but de se faire élire et réélire pour conserver et augmenter leurs prérogatives. On passe sur l’historique du problème pour annoncer qu’on a découvert la recette de l’eau tiède.

Par exemple, il y a 40 ans, Anne Zelensky créait les premiers refuges de femmes battues et leur indispensable corollaire la participation des hommes violents à des groupes de parole. Qui s’en souvient ? Il est pourtant évident que les violences conjugales sont avant tout un question masculine, une maladie à soigner avec la participation des bourreaux et, quand c’est possible, la participation des victimes. Il est impossible de soigner les victimes sans soigner les bourreaux afin d’éviter le renouvellement d’un cycle infernal qui entretient la guerre entre femmes et hommes. depuis des millénaires.

Soigner les hommes, c’est aussi prendre en compte leur éducation, comment le gentil bébé mâle est devenu un tortionnaire et là, on doit aborder un sujet tabou, le rôle de la mère dans la formation de son petit homme, celui dont elle dit fièrement : rentrez vos poules, je sors mon coq et auquel elle enseigne que toutes les femmes sont des putes sauf maman. C’est le bébé sur le landau duquel elle pose en évidence une kalachnikov en plastique pour le familiariser avec les armes létales. C’est l’enfant auquel elle interdit de pleurer parce qu’un garçon, ça ne pleure pas. C’est le moutard qu’elle encourage à se battre, à montrer qu’il est le plus fort, même plus fort que sa maîtresse qui lui a collé une mauvaise notre bien méritée. C’est la maman qui accuse de pédophilie le directeur de l’école maternelle qui a convoqué le garçonnet dans son bureau parce qu’il avait uriné sur le matériel de classe. C’est la mère qui menace d’appeler la police parce qu’une dame âgée a réclamé du calme dans la salle d’attente des urgences hospitalières. C’est la mère qui insulte une femme qui a demandé au garçon qui la bousculer de faire attention. Ce sont ces mères qui donnent toujours raison à leur fiston quoi qu’il fasse comme faire de la trottinette dans un supermarché, crier à tue-tête, jouer à cache cache au milieu des clientes, tripoter la marchandise et ouvrir des paquets de gâteaux ou de bonbons pour se servir, jeter des papiers et des déchets au sol, etc.

Dans certaines familles africaines et maghrébines, les garçons sont servis les premiers, ils ne participent jamais aux tâches domestiques, ils n’aident jamais à la cuisine, ils ne rangent jamais leurs affaire car les filles sont là pour ça et dès leur plus jeune âge ils ont droit de contrôle sur leurs activités et leurs fréquentations.

Les garçons sont généralement élevés comme des seigneurs ayant tous les droits sur les femmes quel que soit leur âge, leur statut social ou leur fonction. Les professeures des écoles en savent quelque chose. Les faits divers sont nombreux qui illustrent les effets de cette supériorité mâle apprises dans les familles et la société dès le plus jeune âge et rappelée incessamment par le statut d’infériorité des femmes dans les instances dirigeantes.

Récemment, le ministre Blanquer de l’Education osait tenir des propos révolutionnaires : l’école obligatoire dès 3 ans, c’est en partie pour lutter contre l’entrée tardives des filles dans le système éducatif. Il a même mentionné l’intégrisme musulman comme facteur de infériorisation des filles ! Le journaliste qui l’interrogeait faisait tout son possible pour contredire sans vergogne et sans culture les propos du ministre. Le gouvernement n’ose pas grand chose pour les filles mais quand il sort du machisme habituel, le macho de service lui rappelle cette loi implicite et implacable du sexisme qui a l’avantage d’entretenir le sentiment de supériorité des mâles. Qu’ils soient blancs, noirs, marrons, jeunes rouges ou verts, les mâles partagent la même assurance d’être supérieurs aux femmes et le prouvent dans les moindres détails de la vie quotidienne.

Pour en savoir plus

  • « Ce qu’on attend, c’est des résultats »

Les associations féministes mobilisées sur le sujet souhaitent que l’événement débouche sur un « plan Marshall » doté d’« au moins »500 millions, voire un milliard d’euros. Une somme bien loin des 79 millions d’euros de crédits spécifiquement alloués à cette lutte, selon une étude menée par cinq organisations.

Lire aussi : « Papa, il a tué maman, Gilles et lui », enquête sur cinq féminicides à La Réunion

Mme Schiappa, de son côté, a annoncé la semaine dernière la création d’un « fonds spécial » contre les féminicides d’un million d’euros à destination d’« associations de terrain », un chiffre jugé très insuffisant par les associations.

« Ce qu’on attend, c’est des résultats », a martelé, lundi, Anne-Cécile Mailfert, la présidente de la Fondation des femmes, lors d’une conférence de presse réunissant une dizaine d’associations. Elles demandent notamment la création, avant la fin de l’année, d’au moins 2 000 places d’hébergement supplémentaires pour les femmes ayant fui le domicile conjugal, un renforcement de la prévention contre les violences sexistes dès l’école, ou la création d’instances judiciaires spécialisées.

Elles préconisent également de mieux former les policiers et gendarmes appelés à recueillir les plaintes des femmes victimes, afin d’éviter que celles-ci se voient éconduire ou répondre que porter plainte « ne sert à rien ».

https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/09/03/grenelle-des-violences-conjugales-les-associations-confiantes-mais-vigilantes_5505671_3224.html

  • Anne Zelensky va ouvrir le premier centre d’accueil des hommes violents en France, en 1990.

Elle a participé dès 1966 au renouveau du féminisme, en fondant, avec Jacqueline Feldman FMA (Féminin Masculin Avenir), groupe mixte, qui fut à l’origine du MLF en 1970. Elle a été une actrice importante du mouvement féministe dans les années 1970. Proche de Simone de Beauvoir, elle est une des femmes à l’origine en 1971 du Manifeste des 343, un appel pour la dépénalisation et la légalisation de l’interruption volontaire de grossesse.

Elle défend notamment la position, minoritaire à l’époque dans le mouvement féministe, qu’il fallait que les femmes accèdent aux responsabilités politiques. Elle participe entre autres, à la création de la Ligue du Droit des Femmes, en 1974, avec Annie SugierVicky Colombet, Annie Cohen. La ligue sera présidée par Simone de Beauvoir. L’association, loi 1901, applique son action à des formes spécifiques du sexisme, et propose un projet de loi antisexiste en 1974, qui sera adopté en Conseil des ministres en 1983, mais jamais voté.

La Ligue créera « SOS Femmes Alternative« , qui ouvrira le premier refuge pour femmes battues en France, Flora Tristan, en 1978, à Clichy. Anne Zelensky en sera la présidente dès 1980 pendant plusieurs années. Elle participera activement à la création de l’association « Hommes et Violences en Privé », qui va ouvrir le premier centre d’accueil des hommes violents en France, en 1990.

En 1984,  elle lance une publicité anti-sexiste « Pas touche à l’image de l’homme », qui paraît dans plusieurs médias et connait un retentissement international. Elle organise le premier colloque sur le « Harcèlement sexuel au travail », en 1985. Grand succès médiatique. Dernière apparition publique de Simone de Beauvoir, venue soutenir l’action.

Anne Zelensky sera la première femme animatrice des Cafés philos dès 1996, et organisera des débats avec des femmes philosophes. Elle est décorée de la légion d’honneuren 1998.

Entre 2007 et 2014, elle est rédactrice du site Riposte laïque sur lequel elle dénonce une « islamisation de la France » qui serait dangereuse pour les droits des femmes1. Sur Boulevard Voltaire, elle se déclare « convaincue que l’immigration est un danger qui menace notre culture et notre école »2. Elle quitte Riposte laïque en février 2014, en désaccord avec certaines dérives de Riposte Laique et son approche sommaire du féminisme3.

Elle partage la vie d’Emmanuelle Escal, auteure, compositrice et interprète. En 2005, elle publie son autobiographie où elle revient sur son parcours et témoigne de l’évolution du mouvement féministe depuis 19684

  • « La femme dans tous ses états »7 « Histoire de vivre, mémoire d’une féministe » illustrations de Floh, Indigo et Côté-Femmes, 1998

https://fr.wikipedia.org/wiki/Anne_Zelensky

  • A écouter : Combats de femmes : de mai 68 à #MeToo

https://www.franceculture.fr/emissions/le-magazine-de-la-redaction/combats-de-femmes-de-mai-68-a-metoo-0

Phyllis Chesler : la marche des femmes est une arnaque pour les femmes

https://scenesdelavisquotidien.com/2017/11/21/refuser-la-connivence-et-la-lethargie-masculines/

Nous sommes trop peu de féministes historiques françaises  (Anne Zélensky, Elisseievna et moi-même) à faire le même constat que Phyllis Chesler sur la dérive du féminisme actuel qui renie la défense de l’injuste condition des femmes au profit du communautarisme en fermant les yeux sur le poison du modèle islamique et sur la lutte que mènent au péril de leur vie des femmes de pays musulmans, en particulier en Iran, Arabie saoudite, Irak, Kurdistan, Turquie, Tunisie, Algérie, Soudan et ghettos islamiques français.

Aux USA comme en France, le féminisme est redevenu ce qu’il était avant 1968, une contradiction secondaire. Des femmes retombent dans le complexe maternisant ancestral qui veut que protéger l’homme, surtout l’Autre, soit devenu leur engagement principal. La lutte des classes et tous les crypto marxisme trotzkysme maoïsme et socialo communismes imposent leur dictature du politiquement correct.

De leur côté, les « mâles blancs » comme ils se dénomment, pleurnichent sur les méchantes féministes qui les castreraient au lieu de prendre fait et cause pour les quelques féministes qui croient encore à l’égalité femme/homme réelle, raisonnée et éclairée. Le magazine « Causeur » est le lieu de rendez-vous préféré de ces pleurnichards cultivant leur propre impuissance. « Riposte laïque » fait de même mais je dois honnêtement mentionner que ces organes ouvrent leurs colonnes à la contradiction.  Anne Zélensky publie dans Causeur, Elisseievna dans Boulevard Voltaire et moi-même dans Riposte laïque. J’ose espérer que leurs lecteurs soient sensibles à la main que nous leur tendons pour refaire un bout de chemin ensemble dans l’intérêt de toutes et tous pour une société plus juste.

La Connectrice

NB j’ai utilisé Google traduction pour ce texte originalement écrit en anglais. Il y a donc quelques erreurs, en particulier le non respect du genre féminin; Lire « elles au lieu de « ils ».

 

Phyllis Chesler, Ph.D. est professeure émérite de psychologie et d’études féminines et est l’auteur de dix-huit ouvrages, dont le classique phare «Women and Madness» (1972); «Mères en procès (1986); Inhumanité d’une femme à une femme »(2002),« Une épouse américaine à Kaboul (2013) »et« Une féministe politiquement incorrecte… »(2018). Elle est cofondatrice de l’Association pour les femmes en psychologie (1969), du Réseau national pour la santé des femmes (1974) et du Comité international pour les femmes du mur (1989).

TU NE ME VERRAS PAS À LA MARCHE DES FEMMES – C’EST UNE ARNAQUE

https://phyllis-chesler.com/articles/you-wont-see-me-at-the-womens-march-its-a-con-job

Les problèmes des femmes – même ceux qui sont influencés par la race, la classe, la religion et l’ethnie – sont toujours spécifiques aux femmes, mais vous n’en entendrez pas parler à ce mois de mars. Je suis en deuil pour un mouvement féministe radical et dynamique. Mais ce n’est pas ça.


Cela fait très longtemps que je défends les droits des femmes – avec mes pieds, ma voix et mon stylo. Je le fais encore.

Actuellement, l’activité la plus en vue du soi-disant «mouvement des femmes» aux États-Unis est une activité qui m’attriste et me choque. La marche des femmes (et plus particulièrement le leadership de la marche des femmes) aux États-Unis ne semble avoir rien à voir avec les femmes ou le féminisme. Je ne me suis jamais soucié des chapeaux, mais j’ai toujours soutenu les manifestants de base, dont beaucoup étaient des féministes sérieuses et de longue date dans leurs communautés. Les dirigeants, par contre, semblaient étrangement n’avoir aucune expérience en matière de lutte pour les droits des femmes.

Je suis en deuil pour un mouvement féministe radical et dynamique. Mais ce n’est pas ça. C’est plutôt un jeu de passe-passe, une performance, un arnaque.

La direction de la Marche des femmes se compose de femmes complètement nouvelles dans le mouvement, qui portent la même marque que les actrices ou les célébrités de la téléréalité. Ils savent comment obtenir un financement d’entreprise et encore plus impliquer des stars hollywoodiennes. Ils mettent en scène des événements, pas des révolutions.

Le plus préoccupant, cependant, est que la direction de la Marche des femmes ne semble pas s’intéresser particulièrement aux mouvements de libération des femmes indépendants. J’ai lu abondamment leur littérature et tout ce que je peux trouver, ce sont des problèmes qui, si dignes qu’ils soient, ne sont pas à proprement parler des problèmes féministes. La Marche des femmes aborde des sujets tels que «réforme de l’immigration» et «violences policières contre des hommes noirs»; elles se disent «anti-racistes», plus qu’elles ne le sont «anti-sexistes»; elles accordent la priorité à la politique «queer et transgenre», mais jamais plaine vieux problèmes de femmes variété de jardin variété.

Les problèmes des femmes – même ceux qui sont influencés par la race, la classe, la religion et l’appartenance ethnique – sont toujours spécifiques à la femme: harcèlement sexuel au travail; râpé; inceste; violence domestique; discrimination économique, sociale et juridique; et bien sûr les droits en matière de procréation, y compris l’accès au contrôle des naissances, à l’avortement et aux soins prénatals.

Mais alors que la Marche des femmes veut parler de choses comme la criminalisation des hommes et des hommes de couleur pauvres – les femmes de couleur sont définitivement touchées, car ce sont leurs fils, leurs frères et leurs maris qui sont emprisonnés – les femmes de couleur et les femmes pauvres sont également beaucoup emprisonnées elles-mêmes . Et contrairement aux hommes prisonniers – y compris les tueurs en série – personne ne se marie avec des femmes prisonniers. Peu leur rendre visite. Et les femmes emprisonnées (qui ont souvent été les principales gardiennes de leurs enfants) perdent la garde de leurs enfants.

Les femmes battues qui tuent leurs agresseurs en état de légitime défense sont trop souvent emprisonnées à vie . Les femmes enlevées ou incitées à devenir esclaves sexuels sont traitées comme des non-humains jetables. Les filles et les femmes prostituées souffrent du SSPT (syndrome de stress post traumatique) bien plus que les anciens soldats de combat. Les femmes enceintes sont accusées de maltraitance d’enfants .

Ce sont des questions qui méritent d’être abordées par la Marche des femmes, mais ne le sont pas.

Les mères perdent injustement la garde des enfants – souvent au profit de leurs agresseurs – tous les jours en Amérique du Nord (ainsi qu’en Europe et dans le monde ). J’ai étudié cela en profondeur . On entend parfois parler de cela lorsque la mère en question est un immigrant qui tente de franchir la frontière, mais presque jamais lorsque la mère est simplement citoyenne. Les mères nord-américaines qui affirment que leur enfant est abusé sexuellement sont traitées comme des « folles » et « détestent les pères », et les juges, armés de rapports de police scientifique anti-femme, retirent la garde des mères « assez bonnes » , c’est-à-dire mères compétentes et aimantes qui ont également été les principales gardiennes de leur enfant.

La garde des enfants et les pensions alimentaires restent des questions pressantes pour les femmes, mais ne sont pas réglées par la Marche des femmes. L’accès à l’avortement est essentiel pour les femmes à travers les États-Unis, mais j’ai encore entendu les dirigeants de la Marche des femmes, sauf au passage. Ils sont beaucoup plus passionnés par la justice raciale; justice reproductive, pas autant. .

Le trafic sexuel? Le mariage d’enfants? MGF? Visage forcé au voile? Honor Tuer? Aucun de ces problèmes n’est abordé par les dirigeants de la American Women’s March.

Que se passe-t-il?

La première marche des femmes a eu lieu le 21 janvier 2017 , le lendemain de l’investiture du président Trump. À ce moment-là, les dirigeants se contentaient de parler des « problèmes des femmes» et de la «justice entre les sexes», mais étaient plus spécifiques à la «réforme de l’immigration», à la «liberté de religion», aux droits des LGBT, aux droits des travailleurs, à l’égalité raciale et aux questions environnementales. . Les coprésidents étaient Tamika D. Mallory, ancienne directrice exécutive d’Al Sharpton (le premier joueur de cartes de course), National Action Network; Carmen Perez, directrice de The Gathering for Justice (une organisation qui s’occupe de l’injustice raciale dans le système de justice pénale); Linda Sarsour, directrice de l’Association arabo-américaine de New York(organisation travaillant avec des immigrants arabo-américains et musulmans); et Bob Bland, une créatrice de mode féminine.

Lors de la marche à Washington, de nombreuses célébrités et des co-présidents honoraires, principalement des personnes de couleur – Harry Belafonte , La Donna Harris, Angela Davis, Dolores Huerta – ainsi que Gloria Steinem, seule femme blanche -chaise. Le co-fondateur juif, Vanessa Wruble dit qu’elle a été poussé hors de l’organisation en raison de l’ antisémitisme sur les parties des autres chefs, qui était soit jamais reconnu ou jamais condamné. Elle a dit au New York Timesl’un des animateurs de la marche a déclaré qu’ils «ne pourraient vraiment pas placer les femmes juives dans cette situation, sinon nous pourrions fermer des groupes comme Black Lives Matter» (Wruble a ensuite aidé à fonder March On, une organisation à but non lucratif qui a organisé des marches autour L’Amérique du Nord coïncide avec la Marche des femmes.)

Il semble que certaines identités importent beaucoup plus que d’autres et que l’identité de «femme» n’est pas la priorité. Avant de rejoindre la Marche des femmes, de nombreuses dirigeantes travaillaient au sein de communautés spécifiques. Leur travail ne concernait pas spécifiquement la justice en matière de procréation, la lutte contre l’exploitation sexuelle, la violence domestique ou le féminisme au sens large.

Bien que cette première marche ait été massive et galvanisante, le véritable potentiel révolutionnaire était encore à venir. Je fais référence au mouvement #MeToo qui a explosé à l’automne 2017, environ huit mois plus tard. Les femmes ont commencé à parler, à devenir des dénonciatrices, à donner des noms, à engager des poursuites et à organiser des manifestations d’un océan à l’autre et dans le monde entier. Cet activisme est une continuation évoluée et numériquement améliorée de nos discours du début des années 1970 sur le viol, l’inceste, la violence conjugale et le harcèlement sexuel. La direction de la Marche des femmes est redevable du mouvement # MeToo (ainsi que du mouvement de libération des femmes de la deuxième vague) et l’a reprise, mais sans rien ajouter.

Considérant que la marche a commencé en réaction à un homme puissant vantant les agressions sexuelles, pourquoi cette question est-elle tombée au bord du chemin?

La direction de la Marche des femmes a-t-elle financé des poursuites en justice pour les femmes pauvres victimes de harcèlement sexuel dans leurs activités dans les champs de laitues et dans les fabriques, dont les harceleurs et les violeurs exigent que le sexe soit le prix à payer pour des salaires inférieurs à la pauvreté? Peut-être qu’ils ont et n’ont tout simplement pas réclamé le crédit pour cela. Ont-ils financé des évasions pour des filles prostituées piégées dans des maisons de prostitution ou pour des dissidents et des femmes en fuite qui ont été tués pour l’honneur? Si c’est le cas, ils ont gardé le silence à ce sujet. Qu’en est-il des femmes victimes de violence dans la pornographie et chez elles, même?

Dans un sens, il est très bienvenu de voir des femmes aussi diverses agir sur toute une gamme de questions. Mais font-ils un travail féministe ? Est-ce qu’ils abordent leurs communautés tribales, ethniques, de préférences sexuelles et raciales avec une analyse féministe? Si oui, à quoi ça ressemble?

Pour le moment, je suis prêt à oublier les allégations d’ antisémitisme qui bouleversent l’âme et que les dirigeants continuent de refuser de traiter. Tamika Mallory n’a toujours pas publiquement condamné le dirigeant de Nation of Islam, Louis Farrahkan, pour son rang, ses propos répugnants et incessants, qualifiant les Juifs de « sataniques » et de «termites». Linda Sarsour a condamné à plusieurs reprises l’État juif, mais est restée silencieuse violations des droits de l’homme dans les 57 États musulmans. Sa condamnation d’Israël ne concerne même pas les femmes – elle concerne les mauvais traitements que Israël aurait prétendument infligés à un peuple (palestinien) qui n’existait pas avant le milieu des années 1960.

Je suis également prêt à mettre de côté la prétendue corruption financière et la cupidité dont ces dirigeants sont accusés. Selon Leah McSweeney et Jacob Siegel de Tablet , les responsables de la Marche des femmes ont recueilli des sommes énormes qu’elles n’ont pas distribuées à leurs militantes locales. Ils ont plutôt gardé et / ou utilisé l’argent pour eux-mêmes et pour leur nouveau style de vie.

McSweeney et Siegel ont également révélé que les dirigeants de la Marche avaient utilisé les membres de Nation of Islam pour leur sécurité. En d’autres termes, des islamistes dont les opinions sur les femmes sont indiscutables – au lieu d’embaucher d’anciennes officiers de police ou des femmes militaires pour les protéger.

Cette semaine, la Marche des femmes a publié une déclaration expliquant qu’elle avait élargi son comité directeur. Si jamais il y avait un empereur nu (ou dans ce cas, une impératrice nue), la voici.

Ce nouveau comité de pilotage est, explique le communiqué, composé de «32 femmes d’horizons divers … composées de femmes visionnaires – cis et trans, hétéros et bizarres, handicapées et non handicapées, blanches (non capitalisées). ), Asiatiques et sud-asiatiques, noirs, latins, arabes, autochtones, juifs, musulmans, sikhs, chrétiens (tous capitalisés), âgés de 24 à 70 ans. ”

Je ne sais pas ce qu’il est advenu de Mallory, Perez ou Bland. Ils ne se sont pas inscrits à l’annonce des 32 nouveaux partenaires du comité directeur. Mais voici ce que Sarsour, Nina Turner et Christina Jimenez ont écrit dans un courriel explosif:

«Le 19 janvier et au-delà, nous rassemblons nos communautés et nous nous engageons à nous défendre mutuellement, à comprendre les différentes luttes que nous menons et que nous partageons. Notre #WomensWave s’élèvera suffisamment haut pour pouvoir abattre n’importe quel mur sur notre chemin. Ce ne sera pas pareil sans toi. Voulez-vous marcher avec nous? « 

Malgré ce qui semble être une tentative d’ajouter «juive» à la liste des identités que la Marche des femmes voudrait prétendre représenter, la déclaration ne répond en réalité pas aux critiques de fond formulées.

La première personne et photo présentée dans le cadre du nouveau comité directeur est celle d’Abby Stein, décrite comme suit:

«Un éducateur, écrivain, conférencier et activiste juif. Elle est née et a grandi dans une famille hassidique d’ascendance rabbinique; elle est la 10ème génération de Baal Shem Tov – fondatrice du judaïsme hassidique … en 2012, elle a quitté le monde hassidique pour explorer différentes conceptions du monde. En 2015, Abby est devenue une femme d’expérience trans. Depuis sa sortie, elle s’efforce de sensibiliser les gens aux droits des personnes trans et à ceux qui quittent l’Ultra-Orthodoxie.

Le premier membre du comité directeur est donc juif, mais il a laissé le judaïsme derrière lui. Ce que “une femme d’expérience trans” signifie n’est pas expliqué. Abby est-elle un homme qui s’identifie maintenant comme une femme? Ou une femme qui s’identifie comme « trans »? Qu’est-ce que ça veut dire? Et quelle pertinence cela a-t-il avec la Marche des femmes ?

Bamby Salcedo est la deuxième personne transidentifiée mentionnée en tant que nouveau membre – un «activiste transgenre latina et président de la TransLatin @ Coalition». Encore un autre homme, mais qui se concentre sur des questions telles que «la migration, le VIH, les jeunes, les LGBT, incarcération et communautés latines @. « 

Ni Stein ni Salcedo ne semblent travailler sur l’avortement ou sur le droit de garde des femmes.

Les autres membres du comité directeur énumérés restent fièrement membres de leurs groupes d’identité ethnique, raciale, de classe et de genre. Ces descripteurs sont utilisés systématiquement.

April Baskin est décrite comme la fille d’une «mère juive blanche et d’un père juif noir». Elle est également membre de « Bend the Arc» , un groupe de défense des droits juif combattant le «nationalisme blanc», la «justice raciale» et le « mur de Trump » . . ” Il s’agit d’une entité politiquement correcte, et si vous êtes un Juif qui se croise dans les cheveux, c’est ce qui vous préoccupe. La pauvreté dans la communauté juive, le sexisme au sein des tribus juives, les droits religieux des femmes juives ne sont pas mentionnés. Baskin est en faveur de la «justice sociale» et de la «réforme de l’immigration», mais rien ne dit de ce qu’elle a fait contre la violence domestique, la violence sexuelle et la justice en matière de reproduction.

Est-ce que le fait qu’elle soit à moitié noire «nettoie» en quelque sorte le fait qu’elle est également une Juive à moitié blanche?

À un moment donné, tous les Juifs – même les Juifs d’un blanc pâle d’Europe orientale et septentrionale – étaient autrefois considérés comme «autres» sur le plan racial. Pourtant, l’identité juive ne gagne pas aujourd’hui de points d’identité, contrairement aux autres. La question de l’antisémitisme est rarement incluse dans les manuels scolaires modernes ou dans les programmes d’enseignement traitant de l’oppression et de la justice sociale. Ce n’est pas en vogue.

La troisième membre juive est Yavilah McCoy, décrite comme un «Juif de couleur», qui se concentre sur le parcours générationnel de «une famille juive afro-américaine». La lutte pour les droits civiques en Amérique dans les années 1960 était composée d’activistes afro-américains, rejoints par Activistes juifs «blancs». Comme leurs camarades afro-américains, certains de ces «Blancs» ont été battus, emprisonnés et même assassinés dans leur quête de justice pour les Noirs. (Vous souvenez-vous de Mickey Schwerner, Andrew Goodman et Viola Liuzzo ?) Les Juifs de couleur étaient trop peu nombreux en Amérique pour avoir participé de manière visible à cette lutte légendaire.

Qui McCoy représente-t-il historiquement et actuellement?

À une exception près (quelqu’un qui a été impliqué dans la question du viol sur le campus), la plupart de ces 32 femmes éminemment colorées et attrayantes et des personnes trans identifiées représentent fièrement leur communauté. Mais rien n’explique comment ils représentent ou travaillent pour les mouvements féministes. Et nous ne savons pas comment ils gèrent la misogynie au sein ou au-delà de leurs communautés – et s’ils le font du tout.

Un Juif transidentifié et deux Juifs de couleur peuvent être considérés comme politiquement corrects, mais ils ne représentent pas nécessairement plus qu’une minorité de Juifs en Amérique. Ils ont principalement été choisis comme garniture de fenêtre et comme preuve de «l’intersectionnalité».

Ceux qui savent quelque chose sur Israël savent que près de la moitié du pays est peuplée de Juifs de couleur qui ont fui la persécution la plus profonde aux mains de foules et de gouvernements musulmans dans les pays arabes, asiatiques, sud-asiatiques et nord-africains. Le point important: les dirigeants de la marche n’ont choisi que des Juifs qui ont soit quitté le judaïsme et sont des hommes trans ou des juifs de couleur dont la politique est davantage axée sur la justice raciale, l’immigration et la réforme des prisons que sur le sexisme en général ou le sexisme au sein du judaïsme. Les Juifs de couleur sont minoritaires aux États-Unis – mais ironiquement, les Juifs de couleur sont nombreux en Israël où les dirigeants du mois de mars croient que tout le monde est un Juif blanc.

La direction est tellement hyper-tendance qu’elle a invité deux hommes (transsexuels) à se joindre à son nouveau comité de direction élargi. Encore une fois, je ne suis pas sûr du lien entre le fait d’être trans et le combat pour les droits des femmes en matière de procréation ou contre la violence sexuelle masculine à l’égard des femmes et des enfants.

En dépit de l’obsession des dirigeants de mars pour les signes de vertu et les politiques d’identité, des centaines de sponsors corporatifs et progressistes de la marche se sont discrètement retirés . Selon un article paru dans la Revue nationale d’aujourd’hui , alors que le mois de mars «réunissait près de 550 partenaires (en 2017), le nombre de partenaires a considérablement chuté pour atteindre un peu plus de 200 – et ces partenaires sont beaucoup moins importants». La NAACP, le Comité national démocratique, l’Organisation nationale des femmes et Emily’s List ne sont plus des sponsors.

Ils comprennent peut-être enfin que ce leadership est un ersatz, une impasse, et non la vraie affaire. Peut-être craignent-ils d’être associés à un événement devenu désastreux. Peut-être voient-ils aussi que cette impératrice n’a pas de vêtements.

Je suis en deuil pour un mouvement de femmes dynamique et radical. Mais ce n’est pas ça.

Articles publiés dans Times of Israel , New English Review et T

Féministes, libérez-vous !

Toutes dans la rue avec le MLF

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Je n’aurais pas écrit l’article qui suit d’Anne Zélensky, présidente de la Ligue du Droit des Femmes, militante féministe de la première que j’ai rencontrée dans les AG des Beaux-arts en 1970. Toutefois, je le trouve très juste et c’est pourquoi je vous invite à le lire.

Je n’aurais pas écrit cet article car je m’efforce de ne pas tomber dans l’acharnement systématique et très partagé contre « lesféministes ». Il est de bon ton aujourd’hui, chez les femmes comme chez les hommes, d’envoyer « lesféministes » en enfer, de se moquer d’elles, de désavouer leurs actions et d’oublier leur contribution à l’évolution de la société moderne et à la libération des femmes : droit de vote, droit d’étudier partout, droit de travailler et d’ouvrir un compte en banque sans l’autorisation du père ou du mari, égalité salariale (théorique), parité en politique (théorique), droit à la contraception, criminalisation du viol désormais jugé en assises (théoriquement), droit au divorce et partage de l’autorité parentale, reconnaissance des mères célibataires (autrefois filles mères maudites) et droit à la recherche de paternité, droit de transmettre le nom de la mère à l’enfant, droit à l’avortement pour celles qui le souhaitent, droit de porter le pantalon et de s’habiller selon son bon vouloir, etc.

Les jeunes femmes qui profitent de tous ces droits gagnés de haute lutte grâce aux mouvements féministes des 19ème et 20ème siècle se reposent sur les lauriers de leurs aînées sans vouloir prendre la relève alors qu’ils reste encore tant à faire pour bénéficier d’une réelle égalité de droits entre femmes et hommes. Par exemple, les lois sur l’égalité salariale, l’égalité professionnelle et la parité ne sont pas appliquées.

Malheureusement, les néo féministes brouillent les pistes de l’égalité en se mettant au service de la loi patriarcale et font la belle part aux mâles au nom d’une idéologie crypto marxiste qui établit que le plus digne de leur compassion est l’immigré violeur, cogneur, trafiquant de drogue, manipulateur, proxénète, polygame et envahisseur…parce que nous serions responsable de sa misère matérielle et morale.

Anne Zélensky vous livre ci-dessous une analyse intelligente, humaine et lucide.

La Connectrice

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Source : Causeur N°32-février 2016 p.66

               Faut il désespérer des féministes?

            Le message que certaines féministes ont fait passer à l’occasion des agressions de Cologne est  choquant.  Lentes à la manoeuvre, pour dénoncer, elles se sont vite rattrapées .en entonnant le couplet: «comprendre, ne pas stigmatiser et tout faire pour contrer la montée du FN » On connaît la chanson.: Depuis des lustres,  les préposées à la parole  publique  sur le féminisme ont le souci principal de  chercher des excuses aux autres ;; Elles en ont oublié   d’exister par elles mêmes.  Mais cette attitude compassionnelle est loin  d’exprimer l’ensemble  de  la réflexion sur le féminisme. Malheureusement ces sons de cloche différents ne résonnent guère dans les medias. Et le public croit que le féminisme se résume à ce qu’en disent certaines, un peu toujours les mêmes, que d’aucuns nomment néoféministes.  Eh bien le public doit savoir qu’il  y a d’autres manières de concevoir le vaste et beau projet féministe, qui s’inscrit dans une longue histoire et dont le sens est quelque peu dénaturé aujourd’hui.  Etre féministe c’est d’abord se connaître et se comprendre. Ce n’est pas être à la traîne d’idéologies, qui sous leur apparente générosité, reconduisent la servitude du deuxième sexe, le bien nommé..

            Je suis donc féministe moi aussi et même « historique », label que m’a valu mon action depuis les glorieuses années 70. Mais on a du mal à me publier aujourd’hui, en vertu du besoin de « nouveauté » . Patience ! Après ma mort on me rendra sans doute l’hommage dû aux «historiques». Dommage car le recul donne une vision en surplomb  .  Je m’efforce toujours de penser,  en dehors des cadres balisés.  Et je me retrouve là où on ne m’attend pas, mais je ne perds jamais mon nord.

             Je ne me reconnais vraiment pas dans  les bémols précautionneux qui ponctuent la tardive mise en cause   des débordements sexistes de la nuit de la St Sylvestre.  Je ne souscris pas au maternalisme  qui consiste à minimiser d’ inadmissibles violences machistes au prétexte qu’elles sont le fait de migrants. Je ne me reconnais pas dans ce «féminisme» frileux et aligné, qui se met de côté, reste l’ombre de l’autre, ne produit plus de pensée propre et vigoureuse. Où sont passées l’invention et l’audace des années 70?  Foin alors du dévouement millénaire à l’autre, basta la compassion, à nous une juste reconnaissance et la reprise en main de nos affaires. « Charité bien ordonnée commence par soi même ». Véritable révolution à une époque où sévissait le dogme des priorités, celle de la lutte des classes sur toutes les autres. La justice serait rétablie automatiquement pour tous les exploités quand le prolétariat aurait triomphé. Mais nous les féministes de ces années là (pas toutes), avons préféré suivre la voix de notre ventre plutôt que celle de notre maître. Notre ventre nous appartient et le reste avec, avons-nous clamé ! Et on nous a entendues. On finit toujours par entendre ceux qui haussent le ton. Or, les féministes d’aujourd’hui chuchotent et n’osent plus investiguer de nouvelles voies.  Elles ont tellement peur de déplaire qu’elles en ont perdu la voix. Il nous a fallu alors bien du courage  pour affronter l’opprobe suscitée par  nos agitations. Deux exemples parmi tant d’autres. Le viol : on  attendra 1980 pour qu’il soit renvoyé aux assises par nos soins. Ah le tollé ! Comment ? on allait envoyer en prison des gars qui ne savaient pas ce qu’ils faisaient les malheureux. Des sans coeur nous étions, je vous dis. Mais il y a toujours un moment où il faut choisir : Etre  violée en silence ou dire publiquement qu’on a été violée et que ça exige réparation. C’est ça le féminisme, ne plus écraser et avoir honte à la place de l’autre. Deuxième exemple . Quand à la Ligue du Droit des femmes nous avons dénoncé l’excision dans les années 80, les bonnes âmes de gauche nous ont vivement interpellé «   Vous allez mettre en prison le pauvre travailleur malien . Vous n’avez pas honte ? » Et nous de répondre «  Et la fillette mutilée ? »  Et j’en passe.

            On est loin aujourd’hui de cette saine  insolence  libératrice. Las ! Le système des priorités est toujours à l’œuvre. Exit la  lutte des classes, c’est ringard .  A l’ordre du jour c’est l’immigré le nouveau damné de la terre. Dans la hiérarchie de l’exploitation, il est en haut. Pas question de lui disputer sa place ! Et nos féministes d’emboîter ce pas , et de se mettre en sourdine . Toujours le même syndrome compassionnel que nos arrières grand’mères  qui elles ne pouvaient pas faire autrement.  En fait  nos «têtes de gondole» féministes ont  délaissé le projet de libération des femmes,  pour se vouer à l’humanitaire. Elles sont revenues à nos vieux moutons : une femme fait passer l’autre avant soi. Elles se sont détournées de ce « soi » cher à V. Woolf. Ce «soi» précieux qui est le gage de l’autonomie, de la pensée libre Il faut se mettre d’abord à son propre service pour mieux coexister. Elles ne traquent plus les nouvelles niches du sexisme, hydre toujours reconstituée, mais préfèrent se joindre à la cohorte installée de  l’antiracisme, l’œil fixé sur la montée du FN qui monte justement à cause de leur déni de la réalité. Or, l’antiracisme obsessionnel ne fait-il pas écran au sexisme ? On ne peut plus rien  dire sur le machisme de certaines cultures sans être taxées de raciste où colonialiste. Bien commode pour jeter un voile sur la douloureuse condition des femmes sous loi musulmane. Ces féministes-là pensent-elles au désespoir de celles qui se sont exilées de leurs pays pour retrouver ici ce qu’elles ont fui ? Pendant ce temps, courent par en dessous, toutes les autres formes d’exclusions qu’on ne voit plus et qu’on ne combat plus. C’est ainsi que le féminisme est en panne.

            Oui, où est passé le salutaire toupet d’antan ? Celui-ci a guidé hors des sentiers  de la servitude toutes celles qui ont relevé la tête depuis Christine de Pisan , en passant par les suffragettes, Simone de Beauvoir jusqu’aux   « salopes » du Manifeste des 343. Et maintenant ? 

            Les féministes en place auraient-elles perdu le nord ?

Anne Zelensky, présidente de la Ligue du droit des femmes.

Viols de Cologne. Réponse d’une féministe historique à des féministes islamophiles

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Anne Zélensky, féministe historique, co-fondatrice de la Ligue du Droit des Femmes avec Simone de Beauvoir, auteure,  répond au collectif Droits des Femme

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Source photo de gauche à droite : Anne Zélensky, Simone de Beauvoir, Emmanuelle Escal

Bonjour, j’ai eu un éclair d’espoir en lisant votre communiqué interpellant
les violences commises à Cologne contre les femmes par des migrants.  Mais
j’ai bien vite déchanté. Vous avez entonné votre éternel couplet antiraciste
en accusant l’extrême droite de « récupérer » les atrocités machistes
perpétrées un peu partout en Europe par des migrants musulmans.
Quand donc sortirez-vous de votre aveuglement antiraciste qui voile la
réalité du sexisme de ces cultures que vous défendez becs et ongles ? Vous
vous trompez constamment de cible : vous préférez attaquer vos sœurs
féministes qui, comme moi, depuis des décennies, dénoncent la progression
fatale en Europe, d’une idéologie incompatible avec les droits des femmes.
Partout, jaillit l’interrogation « Où sont passé les féministes ? ». Pourquoi
leur silence sur ce machisme venu d’ailleurs ? Mais à l’évidence, nous ne
nous réclamons pas du même féminisme. Le vôtre est gangrené par un gauchisme
qui a toujours préféré l’Autre, fut-il barbare, aux siens. Le féminisme est
une pensée et un combat qui vise l’autonomie et qui rompt avec les
dépendances idéologiques. Etes-vous sûres de faire partie de cette noble
entreprise ? Je ne me suis jamais reconnue dans vos positions, calquées sur
celles de l’extrême-gauche, qui ne donnent pas la priorité à la cause des
femmes. Réveillez-vous mes sœurs ! Sortez donc de la colonisation
idéologique qui vous barre la route à une pensée libre.

Anne Zelensky.

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Communiqué de presse : A propos de CologneCollectif national pour les droits des femmess

lundi 11 janvier 2016

L’innommable a été commis à Cologne dans la nuit du 31 décembre. A Cologne et dans d’autres villes d’Allemagne : des agressions sexuelles, des viols, des vols. Et les victimes sont légion puisque 516 plaintes ont été déposées dont 40% pour des faits d’agressions sexuelles. Nous serons toujours solidaires des femmes victimes de violences et nous souhaitons ardemment que les agresseurs et violeurs soient retrouvés le plus rapidement possible pour répondre de leurs actes devant la justice.

Visiblement ces forfaits ont été perpétrés en bande organisée, rappelant les mêmes actions organisées au Caire sur la place Tahrir, afin d’affaiblir la révolution égyptienne.
Des demandeurs d’asile feraient partie des agresseurs et violeurs. Cela ne nous fait pas plaisir mais la lutte contre les violences faites aux femmes ne se divise pas. Ils doivent être sanctionnés par la justice.
Ceci dit, à la suite de ces exactions, Angela Merkel a été contrainte de durcir son discours vis-à-vis des réfugié-e-s. Et l’extrême droite allemande, Pegida en tête, s’en donne à cœur joie contre les réfugiés et la politique d’accueil d’Angela Merkel.
Nous n’avons jamais vu l’extrême droite se préoccuper des violences faites aux femmes sauf quand ces violences sont le fait de migrants ou d’immigrés. Les violences que subissent les femmes ne doivent pas être instrumentalisées à des fins racistes. Comme le disent les féministes allemandes :
« Non à la violence contre les femmes, que ce soit à Cologne, à la fête de la bière ou dans la chambre à coucher ».

Le voile en débat contradictoire chez les féministes. Non à l’abrogation de la loi de 2004 sur le voile

Publié le

Le texte ci-dessous écrit en réponse à une pétition-tribune du journal Le Monde demandant l’abrogation de la loi de 2004 contre le voile, a été refusé par le journal Le Monde. Faites-le circuler. Merci.

J’adhère complètement à la réponse d’Anne Zélensky, féministe historique lucide, éclairée, sincère et libre qui sait parfaitement adapter ses convictions féministes aux évolutions sociétales de notre époque, en particulier l’islamisation qui représente un danger pour la liberté des femmes. Le voile est l’étendard visible et provocateur de la discrimination des femmes selon la charia. Bravo Anne pour la lucidité bienveillante de ton observation constante de la condition des femmes.

La Connectrice

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Le féminisme n’est pas un fleuve tranquille

Anne Zelensky, présidente de la Ligue du Droit des femmes, cofondée en 1974 avec Simone de Beauvoir.
30 mars 2015

Il y a 12 ans en 2003, dans ces mêmes colonnes, nous publiions avec Anne Vigerie un texte qui a fait date. « Laicardes, puisque féministes ». Nous y analysions la menace que représentait pour nos libertés le voile, ce symbole de la soumission des femmes, nous y affirmions notre solidarité avec les millions de femmes qui de par le monde sont obligées, elles, de le porter . Nous concluions en demandant le vote d’une loi interdisant à l’école le port des signes religieux. Cette loi a été votée en 2004. Aujourd’hui, certaines féministes en demandent l’abrogation. Au nom de la « tranquillité » des femmes voilées à qui il faudrait laisser le temps de se retourner et de faire en toute conscience leur choix. « Laissons les filles tranquilles ! Laissons-les réfléchir et discuter ensemble des voies et moyens de leur propre libération » ( Le Monde 24 mars 2015 ) Le problème est que nous sommes en France, pays des droits de l’Homme, qui inclut l’égalité des sexes, qu’on n’abroge pas une loi d’intérêt général pour satisfaire la tranquillité d’esprit d’une minorité de la population et que nous ne sommes pas seules sur terre. A t on réfléchi au signe que ces féministes envoient au reste du monde ? Par quelle aberration en vient on, quand on est féministe, à demander dans un pays laïc, l’abrogation d’une loi qui consolide la laicité, garantit les libertés de chacun/e et encourage l’émancipation des femmes hors des carcans religieux ? Mais parle t on du même féminisme ? Une clarification du terme s’impose. Par définition le féminisme est intranquille. Il ne s’accommode guère de l’ordre des choses. Depuis quelques siècles, il s’ingénie à le bousculer pour mieux octroyer aux femmes les mêmes droits qu’aux hommes. On peut certes préférer que les choses avancent toutes seules. Ca prend du temps ! Ainsi le BIT ( Bureau International du Travail) avait calculé que si on ne donnait pas de coups de pouce à l’égalité au travail entre hommes et femmes, il faudrait bien quelques 400 ans pour y parvenir. Le féminisme est l’ensemble des coups de pouce donnés au cours de l’Histoire pour en accélérer le rythme. Comment se fait il alors que les mêmes féministes qui se sont engagées dans des combats de libération pour elles mêmes et leurs consoeurs, prônent étrangement, quand il s’agit de femmes musulmanes, celles qui se voilent, un attentisme contradictoire ? L’air de dire « ne leur en demandons pas trop quand même ». N’y aurait il pas par la dessous comme un relent paternaliste qui choque sous la plume de dames qui pourfendent le racisme et le colonialisme ? Les beaux principes se heurtent là, comme toujours à la réalité. La notre, pétrie de contradictions : pour être pourfendeuses du racisme, on n’en est pas moins fille de ce vilain occident colonialiste. Celle du monde, où le voile et autres burquas, ne sont pas signes de libération. Mais ce malheureux mot de liberté est dévoyé sous le travestissement pervers de la « servitude volontaire ». Voyez ce qu’en pensent les femmes de Africa 93 La Courneuve, association qui œuvre en pleine cité, pour l’émancipation des femmes.
« Pourquoi elle – Christine Delphy – n‘a pas dit ça au moment des luttes pour la contraception , pour la criminalisation du viol ; Il aurait fallu laisser les femmes se débrouiller seules. C est insupportable ces propos , nous les arabes ou immigrées on ne mérite pas que le féminisme s ‘interesse à notre situation . On peut se faire exciser , violer , tabasser tant pis pour nous , personne ne doit nous soutenir »
Oui, pourquoi ce deux poids, deux mesures ? Par quelle gymnastique intellectuelle, des féministes peuvent elles choisir de défendre la cause d’une minorité de voilées, plutôt que de se soucier du sort de millions de leurs consoeurs et de l’avancée de notre propre cause ici et maintenant ? Tiennent elles compte du tort que cause symboliquement à notre fragile démarche de libération ici, ce signe objectif de relégation des femmes ? Entendent elles la colère et la déception de ces milliers de femmes fuyant le monde musulman pour chercher en France cette liberté qui leur est déniée là bas ? Elles souffrent de la complaisance de ces féministes françaises pour le voile. Elles attendaient du pays des droits de l’Homme qu’il défende aussi la dignité des femmes. Il faut citer ici, entre autres, cette « Lettre ouverte à nos amies féministes » que nous ont envoyé en 2009 des “Féministes Laïques Algériennes et Iraniennes” ( contact : feministelaiquepointbarre@yahoo. J’en cite un extrait :
« Ce message, certes chargé de colère, s’adresse à certaines de nos camarades féministes engagées dans les luttes antiracistes, altermondialistes, traversées par une certaine culpabilité coloniale et postcoloniale. Militantes et/ou chercheuses, porteuses des valeurs féministes, nous n’arrivons pas à concevoir, à comprendre ni à accepter votre engagement aux côtés de celles qui se nomment « féministes musulmanes et/ou voilées », au dépend des féministes laïques ».
Ce texte pointe la différence d’approche entre féministes, dont les choix s’opposent. Il nous pose problème de notre responsabilité. Nous avons la chance, nous les femmes occidentales d’avoir accédé à une certaine liberté, conquise de haute lutte. Nous n’avons pas décidé d’être un modèle pour des millions de femmes et d’hommes de par le monde. Nous sommes, que nous le vouions ou non, un modèle pour ces aspirants à la démocratie. Le féminisme en est partie prenante. Nous n’avons pas en avoir honte. Il ne s’agit pas d’affirmer une quelconque supériorité ni d’imposer notre mode de pensée et d’être. Mais d’être conscientes et fières d’être tombées du bon côté du mur et d’en faire profiter les autres. Fille d’émigrés russes, je me félicite d’être devenue française et je n’aurais peut être pas accédé aux mêmes privilèges dans le pays d’origine de mes parents. A quoi sert de se vautrer dans le reniement de soi et une culpabilité contreproductive ?
.La recherche de liberté est du côté de ces femmes et hommes qui s’exilent chez nous pour tenter de la vivre enfin, pas du côté d’une poignée de filles voilées, qui risquent de comprendre en effet un peu tard qu’elles se sont fourvoyées. Cessons de les désespérer, ces femmes et ces hommes, qui cherchaient chez nous ce dont ils étaient cruellement privés chez eux. Cessons de leur offrir le lamentable spectacle de nos contorsions intellectuelles sans rapport avec la réalité. Ils rêvent à cette même laïcité émancipatrice que d’aucunes veulent amputer. Par quel retournement aberrant de sens en arrive t on a imputer à la laïcité, courant émancipateur, une victimisation des « filles voilées », alors qu’en fait elles sont victimes des interdits des religions qui les infériorisent ?
La loi de 2004, n’oblige personne à opter pour ou contre le voile, elle se contente dans le cadre très précis de l’école, d’exiger qu’on n’y affiche pas de signes religieux. Elle est l’affirmation d’une identité bien spécifique et le soutien minimum et vital apporte ici à la lutte des femmes en rupture avec un système d’asservissement objectif. Le progrès de notre espèce est incompatible avec l’immobilisme des traditions et des religions. Le féminisme est un mouvement qui déplace les lignes figées des idéologies de la soumission. Nous nous situons dans cette lignée et revendiquons le droit à l’intranquillité de la révolte. Pour toutes.

Anne Zelensky.,
présidente de la Ligue du Droit des femmes, cofondée en 1974 avec Simone de Beauvoir.
30 mars 2015

Ramadan à la mairie de Paris. Lettre ouverte à Anne Hidalgo

Publié le

Paris 8 juillet 2014

Madame la Maire de Paris                                                   Paris 8 juillet 2014

Place de l’Hotel de Ville . Mairie de Paris

Objet : Nuit du Ramadan

                        Chère Anne Hidalgo,

J’ai été longtemps compagne de lutte de votre formation. Féministe et femme de gauche, je vous ai soutenue dans  vos combats passés. . Mais je me pose comme beaucoup de nos concitoyens, de graves  questions. Vous allez le 9 juillet ouvrir comme chaque année, les portes de la Mairie de notre capitale  à cette nuit du Ramadan qui célébre une coutume religieuse.  Une Mairie, symbole de la république, est elle le lieu d’une fête religieuse ?  Cette « célébration »  nous coûte, à nous contribuables parisiens 70 000 euros. La Mairie est la maison du peuple laïque, elle ne saurait accueillir des manifestations de type confessionnel. Dans le même esprit , la municipalité  a attribué 1, million 3 de subvention à l’ICI., Institut des cultures islam.  Est on bien en république française ?  Par quel dévoiement de la laïcité, chèrement conquise au terme de siècles de guerres de  religion,  en est on arrivé là ?  La laïcité n’est pas un gadget  à tiroir, qu’on ouvre à la demande. C’est une grande et belle idée qui symbolise le progrès de notre espèce sur les obscurantismes.  Elle forme avec l’égalité et la liberté le triptyque indissociable de l’idéal républicain. Il est incompatible avec l’esprit des religions, fondé sur la foi immobile.

            Au nom de toutes ces femmes et hommes qui n’ont pas accès à une parole censurée de fait, je vous dis mon inquiétude et mon désarroi. Je n’ai pas combattu pour le droit des femmes pendant plus de quarante ans pour voir reconnue et célébrée une idéologie, plus encore qu’une religion,, l’islam, qui pratique la ségrégation de tout un sexe. Je ne me suis pas battue pour le respect de l’égalité et la justice, pour qu’on m’enjoigne de respecter une religion, fondée  plus que les autres sur  l’intolérance et l’esprit de domination. Le respect ne se décréte pas, il se mérite. Je ne saurai respecter ce que m’enjoint la foi, c’est la raison qui guide ma reconnaissance.

            Quand donc la gauche que vous représentera sortira t elle de son aveuglement ? Celui-ci nous vaut l’avancée inexorable du FN et la montée de l’exaspération pour le moment, silencieuse, de tout un peuple qui se sent relégué et ignoré par vous ? Préférer les autres aux siens conduit à la violence des uns contre les autres. Madame, je suis comme vous, fille d’immigrés, mais je me sens appartenir pleinement à cette France qui a accueilli mes parents et m’a permis d’échapper à un sort peu enviable dans mon pays d’origine, la Russie, comme dans ceux où j’ai passé mon enfance, Maroc et Afrique noire.

             Madame la Maire, à défaut de  vous avoir convaincue, j’espère vous avoir touchée.

                                   Anne  Zelensky, présidente de la Ligue du Droit des femmes.

La Connectrice soutient et approuve cette lettre ouverte d’Anne Zelensky à Anne Hidalgo

Je me demande ce qu’ont les Musulmans de plus que moi, femme, féministe, athée de culture judéo-chrétienne assumée et laïque.

Je me demande pourquoi la mairie de Paris, sous l’égide de la première femme maire de la capitale, n’ouvre pas ses somptueux salons le 8 mars de chaque année pour la Journée internationale des Femmes. Les Musulmans valent-ils plus et mieux que les femmes de France qui sont discriminées dans toutes les sphères de notre société, exclues des plus hautes responsabilités publiques et privées, moins payées que les hommes à travail égal, négligées par une société qui ne les protège pas contre les viols, les violences conjugales et toutes les formes de harcèlement sexuel ?

Je me demande pourquoi les salons dorés de la République ne sont pas ouverts aux handicapés moteurs et cérébraux qui sont encore victimes de discrimination dans les lieux publics et qui auraient aussi le droit de faire la fête. Les handicapés sont-ils moins méritants que les Musulmans ?

Les Musulmans ne sont pourtant qu’une minorité en France. 6 millions de Musulmans pour 45 millions de catholiques et un million de juifs. Pourquoi la rupture du carême de Pâques n’est-elle pas célébrée à la mairie de Paris ? Ce n’est pas que je le souhaite, une mairie devant rester laïque mais pourquoi deux poids et deux mesures ? Par souci d’apaisement (selon la formule consacrée), ce crainte que les Musulmans ne fomentent des émeutes, des attentats sur notre sol, des destructions de véhicules privés, de commissariats, d’écoles et de bibliothèques ?

Sachez donc, Madame Hidalgo, qu’à force d’accorder des faveurs aux Musulmans, leur mépris vis à vis de vous augmente, que vous n’êtes pour eux qu’une « chienne », une koufar et qu’ils se frottent les mains en savourant la victoire de leur djihad.

En favorisant les Musulmans, ne mettez-vous pas en danger la culture nationale et l’honneur de la France,  et vous mettez indirectement en danger les droits des femmes de France ? Ce n’est pas vraiment ce que nous aurions pu attendre de la première femme maire de Paris.

La Connectrice

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