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Archives de Tag: Arabie saoudite

MBS, prince saoudien nouvelle coqueluche de l’Occident. Ah ! Ah?

 

Nouveau au 21 mars 2018

MBS (Mohamed bin Salman) s’est rendu au USA pour rechercher le soutien de Trump. https://www.lesechos.fr/monde/etats-unis/0301455408745-mbs-en-operation-seduction-aux-etats-unis-2162370.php

Dans son dernier Article le conseiller en affaires internationales, le marocain Ahmed Charai nous explique pourquoi les occidentaux doivent soutenir le prince saoudien qui met sa vie en jeu pour accomplir ses réformes https://www.gatestoneinstitute.org/12073/mohammed-bin-salman-visit

Vous constaterez que je n’ai pas la même opinion que Ahmed Charai sur MBS en lisant mon article antérieur à cette mise à jour.

Voici ci-dessous le résumé des motifs en faveur de MBS

  • Perhaps the most dramatic Saudi reform is the one that has received virtually no attention in America. Saudi Crown Prince Mohammed bin Salman (MBS) has led an effort to sweep out the Muslim Brotherhood from teaching and leadership positions in elementary, middle and high schools as well as colleges and universities.
  • MBS is kicking a dragon and he knows it.
  • The stakes of his fight with the Brotherhood could not be higher. If MBS succeeds, Saudi Arabia returns to pre-1979 roots, with movie theaters, women in the workplace, and features of a modern developing country. If MBS fails, he will be killed by the Brotherhood and Saudi Arabia will become more repressive than ever.
  • The global stakes of MBS’s internal fight with the Brotherhood are large, too. If the crown price wins, nearly all Saudi funding for violent Islamic radicals ends — and if he dies, it grows to new heights.
  • His « Vision 2030 » is the biggest planned change in any country since Turkey’s Ataturk or Singapore’s Lee Kuan Yew. With America’s encouragement, Saudi Arabia could lead a regional transformation that would be truly historic.

Mon article d’origine

Une fois de plus « on » veut nous faire prendre des vessies pour des lanternes en louant les mérites du prince héritier d’Arabie saoudite, Mohamed Ben Salmane (MBS pour le show), qui représenterait un changement salutaire pour son pays, ses relations internationales et la condition des saoudiennes ,  qui pour nos médias se résumerait au droit de conduire …

En réalité, MBS serait un wahhabite intégriste et belliqueux (Qatar, Yemen, Syrie, Iran) soucieux de passer des contrats d’armement pour mener ses campagnes féroces et qui n’aurait de moderne que la nécessité économique d’assurer l’après manne pétrolière. 

En outre, les médias ferment leur chastes yeux sur l’épuration massive que MBS vient d’ordonner au prétexte de lutter contre la corruption et ne s’interrogent point sur le sort des réprouvés quand par ailleurs ils évoquent pudiquement les manquements aux Droits de l’Homme …

Après les hommages appuyés de Macron à MBS, on se demande comment la France gèrera ses relations avec ses chers amis que sont les deux frères ennemis Qatar et Arabie saoudite, car nous n’oublions pas que ces alliés financent le terrorisme même si pour l’instant, le seul Qatar est mis au ban des méchants. Et qui paiera alors la vindicte de nos chers amis ? Vous, moi, nos enfants, nos voisins, nos amis…

Arabie saoudite : cet ambitieux prince Ben Salmane qu'a rencontré Macron

Emmanuel Macron s’est entretenu moins de deux heures avec l’homme le plus pressé du Moyen-Orient. Après avoir passé quarante-huit heures aux Emirats arabes unis, le chef de l’Etat s’est rendu jeudi soir à Riyad, en Arabie Saoudite. Une courte escale pour rencontrer le prince héritier Mohammed Ben Salmane qui vient de faire arrêter 200 personnes pour corruption. Au menu des discussions notamment : les tensions entre l’Arabie saoudite et l’Iran.

http://www.europe1.fr/international/arabie-saoudite-cet-ambitieux-prince-ben-salmane-qua-rencontre-macron-3488498

Officiellement, le président Macron a rencontré le prince héritier MBS dans le cadre d’une action diplomatique destinée à contribuer à apaiser les tensions entre l’Arabie Saoudite et l’Iran. Rappelons que Ryad est sunnite de tendance wahhabite et que l’Iran est chiite, que les saoudiens sont arabes et les iraniens perses. Vu de chez nous, ce sont les mêmes mais en réalité ils représentent des histoires, écoles religieuses et cultures différentes.

Le passage de Macron à Ryad faisait suite à son déplacement aux Etats arabes unis pour l’inauguration du Louvre Abu Dhabi. et aussi pour conclure des contrats d’armement.

Les enjeux sont aussi économiques. Les Émirats arabes unis achètent à la France ses armes et ses Airbus par dizaines. Peut-être qu’un jour les Rafale s’ajouteront à cette liste. Pour faire venir Vincent van Gogh et Léonard de Vinci au milieu du désert, le Louvre va également recevoir près d’un milliard d’euros. Voilà donc une amitié à célébrer pour l’Elysée, quitte à ne pas faire trop de vagues sur les droits de l’homme ou l’implication du pays dans la guerre au Yémenhttp://www.europe1.fr/international/macron-a-abu-dabhi-pour-soigner-un-partenariat-strategique-et-juteux-3487706

Les médias se réjouissent de faire la promotion enthousiaste de Mohammed ben Salmane Al Saoud  alias MBS, jeune prince et fils préféré de la troisième épouse du roi Salmane qui vient de lui laisser les rênes du pouvoir en attendant de lui succéder définitivement. Ce sont les autres épouses et leurs fils qui doivent être contents ! Officiellement ils sont soudés comme une famille idéale devrait l’être.

Le , à 31 ans et à la surprise générale, il est nommé prince héritier par le roi Salmane et le conseil d’allégeance de la famille royale saoudienne en remplacement de son cousin Mohammed ben Nayef8,9,

Arabie : MBS, un réformateur à la poigne de fer

Le président américain Donald Trump et le vice-prince héritier saoudien et ministre de la Défense Mohammed bin Salman s’adressent aux médias dans le bureau ovale de la Maison Blanche à Washington le 14 mars 2017. (NICHOLAS KAMM / AFP / Getty Images) http://www.epochtimes.fr/arabie-mbs-un-reformateur-a-la-poigne-de-fer-107601.html

De partout fusent des cris de joie face à l’ouverture d’esprit et la modernité du jeune souverain qui aurait l’intention d’autoriser les femmes à conduire (quelle victoire féministe 😉 qui masquera polygamie, voile et autres misères de la femme musulmane), moderniser l’économie en la diversifiant, lutter contre la corruption, revoir à la baisse les privilèges de ses sujets, encourager les arts et la culture et se démarquer du Qatar qui serait le seul à financer le terrorisme mondial. Un petit rappel, Ben Laden était saoudien et n’aurait ni successeurs, ni émules, ni admirateurs confits en djihad, ni famille dans son pays d’origine ? Permettez-moi d’en douter.

MBS va-t-en-guerre -Yemen, Qatar, Iran. Contribuons-nous à son armement ?

...L’initiative la plus distinctive et la plus conséquente prise par MbS depuis qu’il a commencé à acquérir un pouvoir exceptionnel a été la guerre au Yémen, un désastre. L’agressivité et le bellicisme dont MbS a fait preuve vis-à-vis de l’Iran, et maintenant du Qatar, présentent tous les ingrédients d’aventures régionales supplémentaires et coûteuses…https://www.les-crises.fr/un-chaos-potentiel-dans-le-royaume-par-paul-r-pillar/

MBS favorable à l’émancipation des femmes ? Pas sûr.

…rappelons que les Salman font partie[s7 de la tribu des « Soudayris » plus proches des thèses fondamentalistes des wahhabites Mohamad ben Salman (MBS) n’a pour le moment pas brillé par sa volonté d’ouvrir le royaume aux réformes,

Que va devenir nôtre amitié avec le Qatar ennemi juré (en apparence) de l’Arabie saoudite ?

Comme autrefois il était de bon ton d’aller s’afficher au Qatar, aujourd’hui il faut s’afficher en Arabie saoudite, nouvelle démocratie moyen orientale. Mais alors, que deviendra notre grande amitié avec le Qatar, ses investissements, ses accords fiscaux, ses acquisitions industrielles en France et en Europe, sa publicité gratuite Fly Emirates sur le dos du Paris Saint Germain qui lui appartient, ses prix hippiques qui lui donnent une belle visibilité avec les kakemonos des Champs Elysées, ses subventions en faveur du Louvre, ses promesses d’investissement dans les banlieues, etc. ?

View image on Twitter

http://www.footyheadlines.com/2017/08/paris-saint-germain-to-terminate-fly-emirates-deal.html

 

http://www.culturepsg.com/news/club/des-maillots-du-psg-facon-vuitton-hermes-et-versace-faits-par-des-designers/4563

En été je crois quotidiennement des dizaines de très jeunes et moins jeunes jeunes affublé de leur T-shirt Fly Emirates Paris Saint-Germain et je me demande s’ils sont jeunes sandwiches pour le Qatar ou le Paris Saint-Germain à moins que les deux ne soient indissociables …

La structure en bois représente le design conçu par notre agence de communication visuelle pour la célèbre course

 

http://perrinehenocq.com/graphisme-arc-triomphe-chantilly-2017/

 

image

 

http://www.huffingtonpost.fr/2017/01/06/anne-hidalgo-annonce-une-piste-cyclable-sur-les-champs-elysees-paris_a_21649443/

J’ai eu du mal à retrouver les photos des champs Elysées pavoisant Qatar pour le dernier prix de l’Arc de Triomphe, panneaux que j’avais vu de mes yeux au mois d’octobre  et qui m’avaient choquée. Quelle différence entre le Qatar pavoisant sur les Champs et Marcel Campion occupant la place de la Concorde et les Champs ? Une question d’échelle financière et politique, je suppose.

Pour en savoir plus

  • L’épuration du gentil prince héritier
Mouvement d’épuration sans précédent lancé ce soir par le prince héritier saoudien Mohammad ben Salmane visant à se débarrasser de la vieille garde au pouvoir : près de 40 dignitaires ont été mis aux arrêts. Pour nombre d’observateurs proches du dossier, l’arrestation de l’homme d’affaires saoudien Walid ben Talal, ainsi que l’éviction du ministre de l’Économie et de la Planification Adel al-Faqieh, du ministre de la Garde nationale Met’ib ben Abdallah ne sont qu’un début

Dix princes et des dizaines d’ex-ministres saoudiens ont été arrêtés dans le pays dans le cadre d’une enquête sur la corruption, rapporte Al Arabia. Parmi ceux arrêtés, le prince Al-Walid bin Talal, l’une des personnes les plus riches du monde, connu au Maroc pour être le cousin du prince Moulay Hicham…

Ces évictions semblent s’inscrire dans le cadre d’une stratégie portée par le prince héritier saoudien Mohammad ben Salmane et visant à se débarrasser de la vieille garde au pouvoir. La lutte contre la corruption se déroule dans un contexte de réforme en Arabie Saoudite et de lancement imminent d’une offre publique initiale pour le géant pétrolier public Saudi Aramco l’année prochaine. L’introduction en bourse devrait être la plus importante dans l’histoire, et Aramco est largement attendue par les investisseurs internationaux…Pour nombre d’observateurs proches du dossier, l’arrestation de l’homme d’affaires saoudien al-Walid ben Talal, ainsi que l’éviction du ministre de l’Economie et de la Planification Adel al-Faqieh, du ministre de la Garde nationale Met’ib ben Abdallah ne sont qu’un début.

http://www.lelibrepenseur.org/mouvement-de-purge-sans-precedent-en-arabie-saoudite/

  • Appel dans le désert d’Amnesty contre la vente d’armes à l’Arabie saoudite

https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2016/02/states-must-stop-selling-weapons-to-saudi-arabia-amid-yemen-conflict/

  • Révolution féministe en Arabie saoudite ?

Arabie saoudite : les femmes seront autorisées à assister à des événements sportifs dans trois stades

L’Arabie saoudite va autoriser à partir de 2018 les femmes à se rendre en « familles » dans trois stades du pays, alors qu’elles y étaient jusque-là interdites d’accès.

L’Arabie saoudite va autoriser les femmes à assister à des événements sportifs dans trois stades du pays à partir de 2018, une première dans ce royaume ultraconservateur, ont indiqué dimanche les autorités. « Début de la préparation de trois stades à Ryad, Jeddah et Dammam pour accueillir des familles à partir de début 2018 », a annoncé l’Autorité générale du sport sur Twitter. Cette décision intervient alors que le royaume du Golfe a récemment entamé un assouplissement des restrictions imposées aux femmes. 

Autorisées à conduire. En septembre, le roi Salmane avait notamment autorisé les Saoudiennes à conduire à partir de juin 2018, une décision historique dans le dernier pays au monde qui interdisait aux femmes de prendre le volant. Quelques jours plus tôt, des centaines de Saoudiennes avaient pris place pour la première fois dans un stade de Ryad, à l’occasion de la fête nationale qui a donné lieu à des concerts et des feux d’artifice. Jusque-là, les femmes n’étaient pas admises dans les stades en application de la règle de séparation entre les sexes dans les espaces publics.

 Un ambitieux plan de réformes. En Arabie saoudite, les femmes sont soumises à la tutelle d’un homme de leur famille – généralement le père, le mari ou le frère – pour faire des études ou voyager. Dans le cadre d’un ambitieux plan de réformes économiques et sociales à l’horizon 2030 pour limiter sa dépendance au pétrole, Ryad semble assouplir certaines des restrictions imposées aux femmes et tente prudemment de promouvoir des formes de divertissement malgré l’opposition des ultraconservateurs, dans un pays où la moitié de la population a moins de 25 ans.

http://www.europe1.fr/international/arabie-saoudite-les-femmes-seront-autorisees-a-assister-a-des-evenements-sportifs-dans-trois-stades-3478013

Il est diplômé de droit de la King Saud University, père de deux garçons et de deux filles, et n’est pas partisan de la polygamie en vigueur dans son pays.

> LIRE AUSSI : L’Arabie saoudite réduit les pouvoirs de sa police religieuse

« Les femmes ont des droits dans l’islam qu’elles ont encore à obtenir »

Un facteur de modernité qui pourrait lui valoir l’adhésion des femmes. D’autant que le prince a suggéré qu’il pourrait aller jusqu’à étendre ses réformes à la société. « Nous croyons que les femmes ont des droits dans l’islam qu’elles ont encore à obtenir », a-t-il confié à Bloomberg.

« Les femmes ont des droits dans l’islam qu’elles ont encore à obtenir »

Un facteur de modernité qui pourrait lui valoir l’adhésion des femmes. D’autant que le prince a suggéré qu’il pourrait aller jusqu’à étendre ses réformes à la société. « Nous croyons que les femmes ont des droits dans l’islam qu’elles ont encore à obtenir », a-t-il confié à Bloomberg.

Les Saoudiennes ont récemment obtenu le droit de vote, décision prise par feu le roi Abdallah, un « despote éclairé », selon un spécialiste. Elles doivent encore obtenir l’accord d’un homme – un tuteur –, pour travailler, voyager ou se marier et attendent toujours l’autorisation de conduire. Le Royaume saoudien est le seul pays au monde qui interdit aux femmes de prendre le volant.

MBS ira-t-il jusqu’à leur accorder ? Interrogé sur la possibilité que l’augmentation de la participation des femmes à la force de travail – l’un des objectifs de son plan économique – puisse aboutir au droit pour elles de conduire, il est resté sibyllin : « À ce jour, la société n’est pas convaincue (…), mais nous insistons sur le fait qu’il revient à la société saoudienne » de décider, soutenant que le changement ne peut pas s’opérer par la force…

Les inégalités entre les sexes restent très importantes : Malgré une nette volonté réformiste de Mohamad ben Abdelazziz- al-Saoud, les femmes saoudiennes restent des « dépendantes », re­cluses de la société. Elles sont par la suite confrontées à un fort taux de chômage…Les femmes représentent 60 % de l’ensemble des diplômé[e]s, mais moins de 15 % ont accès au marché du travail. Les femmes doivent avoir un tuteur masculin (Mahram) : Elles ne peuvent sortir seules sans être accompagnées d’un tuteur masculin. Elles doivent recevoir l’autorisation de leur tuteur pour se marier, voyager, s’inscrire à l ‘école, ou à l’université et accéder aux services de santé. La poly­gamie des hommes est permise. La ségrégation des sexes est de rigueur dans les espaces publics et les femmes ne peuvent sortir qu’entièrement recouvertes de l’Abaya, tunique noire ne découvrant que les yeux.

Les milices de la Commission pour la prévention du vice et la promotion de la vertu (Muttawain) surveillent dans chaque quartier la bonne application de ces règles.

Par ailleurs, l’Arabie Saoudite a récemment obtenu la présidence du conseil consultatif de la commission des Droits de l’Homme des Nations Unis !

Pour conclure, il est à craindre que cette stratégie d’ouverture ne s’arrête depuis que le Prince Mouqrine, réformateur et réformiste a été écarté du pouvoir au profit de Mohamad ben Salman : rappelons que les Salman font partie[s7 de la tribu des « Soudayris » plus proches des thèses fondamentalistes des wahhabites Mohamad ben Salman (MBS) n’a pour le moment pas brillé par sa volonté d’ouvrir le royaume aux réformes, obsédé par une frénésie de guerres contre les chiites, la première en Syrie contre le pouvoir de Bachar al Assad et la seconde, plus silencieuse, au Yémen contre les Houtis, guerre qui se déroule dans le silence où les pires atrocités sont permises.

Traiter des droits de l’homme en Arabie Saoudite nécessite de s’étendre sur la doctrine de l’État saoudien : le wahhabisme.

  • ARTE. Portrait d’une femme courageuse, l’auteure saoudienne Hissa Hilal, engagée dans la défense des droits des femmes et contre l’extrémisme.

Diffusion : mercredi 22 novembre à 22h30

En ligne du 22 novembre au 22 décembre 2017

Portrait d’une femme courageuse, l’auteure saoudienne Hissa Hilal, engagée dans la défense des droits des femmes et contre l’extrémisme.

En Arabie saoudite, où les femmes ne peuvent voyager et travailler sans l’autorisation d’un homme, la poétesse saoudienne Hissa Hilal a déployé une arme bien particulière : les rimes. Après la publication de ses œuvres sous pseudonyme, sa participation à l’émission « Le poète du million, » sur la chaîne publique des Émirats arabes unis, lui a offert une tribune inespérée. Formulées devant 75 millions de téléspectateurs, ses critiques à l’égard de la société arabe patriarcale, et des sévères fatwas lancées par certains religieux, ont été largement relayées par la presse arabe et occidentale. Ce documentaire dresse le portrait de cette femme courageuse, prête à risquer sa vie pour défendre ses idées et faire évoluer la condition féminine dans les pays du Golfe.

  • Arabie saoudite et contrats d’armement

USA http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/armement-le-megadeal-de-110-milliards-dollars-qu-offre-ryad-a-washington-718474.html

Russie https://www.menadefense.net/2017/10/05/larabie-saoudite-signe-contrat-darmement-russie/

France https://www.challenges.fr/monde/moyen-orient/armement-rien-ne-va-plus-pour-la-france-en-arabie-saoudite_500833

…Là où Paris plafonne à 700 millions d’euros de ventes d’armes à Riyad en 2016, Washington en vend plus de cinq milliards. « Les Américains continuent d’appuyer sur l’accélérateur, estime le même industriel. Mohammed ben Salmane va faire un très gros forum le 26 octobre pour attirer des investisseurs. Les grands pontes américains seront tous là. Il y aura notamment les PDG de Boeing, Raytheon, Lockeed Martin. Côté français ce sera nettement plus clairsemés même si les patrons de Thalès et Arianespace seront présents »…

Iran et Arabie saoudite. Actions contre l’apartheid sexuel dans le sport

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Femmes interdites de stade aux jeux olympiques de Rio

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Le captagon, drogue des jihadistes pour tuer sans peur et sans conscience

De tous temps, les hommes ont tué en se droguant pour affirmer leur virilité meurtrière. A croire qu’ils ne sont pas assez virils, selon leurs propres critères, pour semer désolation et mort au nom de leurs principes destructeurs.

Baudelaire parlait déjà des Hashashins, les sbires du « Vieux de la Montagne » qui se dopaient au hashich pour piller les voyageurs et les caravanes.

Définition moderne du Hashashin  une secte qui se proclamait de l’Islam Un petit groupe d’hommes résolus voue une obéissance aveugle à un maître absolu. Le crime est ritualisé, l’esprit de sacrifice élevé au rang d’éthique.

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 Et maintenant un jeu : http://tamrielvault.com/group/character-building/forum/topics/character-build-the-hashashin

The fun part about this build is the feeling of being extremely powerful without being heavily armed or armored. Your power comes from your ability to petrify opponents, leaving them open to deadly strikes to which they cannot defend from or do anything about it!

Pendant les guerres mondiales et celles qui ont suivi, l’administration militaire distribuait aux soldats tabac, alcool et, selon la nationalité, cannabis.

Les Jihadistes se sont inventé une drogue moderne à leur niveau, le captagon, molécules de fénéthylline qu’ils fabriquent dans leurs laboratoires syriens.

La drogue ferait fureur et aurait eu les honneurs de l’Arabie saoudite : un prince saoudien a été interpellé au Liban alors qu’il chargeait deux tonnes de captagon dans son avion privé !

Gorgés de captagon, les virils jihadistes doivent faire piètre figure auprès des 72 vierges qui les attendent au paradis d’Allah.

 

La Connectrice

 

Attentats : le Captagon, la drogue des jihadistes

A.D. | 19 Nov. 2015, 07h27 | MAJ : 19 Nov. 2015, 07h27

Fabriqués illégalement en Syrie,les comprimés de Captagon sont revendus dans tout le Moyen-Orient.
Fabriqués illégalement en Syrie,les comprimés de Captagon sont revendus dans tout le Moyen-Orient. (AFP/Joseph Eid.)

Une détermination sans faille. Inhumaine, surhumaine, comme sous l’effet d’une drogue. Les analyses médicales diront formellement si les terroristes traqués mercredi à Saint-Denis, ainsi que les jihadistes qui se sont fait exploser ou ont été abattus par les forces de l’ordre vendredi, avaient avalé des comprimés de Captagon.

Pour le professeur Michel Reynaud, professeur de psychologie et d’addictologie à l’hôpital Paul-Brousse à Villejuif (Val-de-Marne), ce scénario est tout à fait envisageable. Le comportement mécanique et l’extrême résolution des jihadistes décrits par les rescapés des attaques de vendredi le laissent penser. Le recours à ce stimulant ne serait pas une première. Les soldats de l’EI ont déjà usé de cette drogue, la fénéthylline, molécule classée depuis 1986 sur la liste des substances stupéfiantes placées sous contrôle international de l’Organisation mondiale de la santé(OMS).

Deux tonnes de comprimés dans le jet d’un prince soudien

L’autopsie du terroriste qui a tué 39 touristes sur une plage de Sousse (Tunisie), il y a cinq mois, avait révélé des traces de ce produit qui appartient à la famille des amphétamines. En Syrie, à Kobané, des comprimés de Captagon ont aussi été retrouvés dans les paquetages de nombreux combattants de Daech. Fabriqués dans des laboratoires clandestins en Syrie, ils sont ensuite revendus dans tout le Moyen-Orient et constituent une manne financière considérable pour l’EI. Fin octobre, un prince saoudien a été arrêté au Liban alors qu’il chargeait à bord d’un avion privé près de 2 t de comprimés de Captagon.

Pourquoi ces combattants ingèrent-ils ces pilules ? « Cette drogue procure une sensation d’hypervigilance. Elle permet de se concentrer sur ce qu’on fait et de se sentir hyperpuissant, explique le professeur Reynaud. Elle augmente l’attention, empêche de dormir, de ressentir la douleur ou la fatigue.» Mais, pour le président du Fonds actions addictions (FAA), l’utilisation de dopants chimiques pour aider les hommes qui partent au combat n’est pas nouvelle : « On a toujours voulu que les soldats soient plus attentifs et concentrés. C’est la gourde de gnôle des poilus pendant la Première Guerre mondiale, les amphétamines utilisées par les kamikazes japonais pendant 1939-1945 ou les pilotes américains au Viêt Nam. » Une puissante arme de guerre donc… qui tient dans le creux d’une main.

Colère divine. 717 morts de plus en Arabie saoudite

Eid al-Adha (the Festival of Sacrifice) is celebrated throughout the Muslim world as a commemoration of Abraham's willingness to sacrifice his son for God, and cows, camels, goats and sheep are traditionally slaughtered on the holiest day

Le sacrifice d’Abraham revisité à travers l’égorgement d’une chèvre aux Philippines A goat is slaughtered beside the Blue Mosque in Taguig, south of Manila, PhilippinesPicture: AP Photo/Aaron Favila source http://www.telegraph.co.uk/news/picturegalleries/worldnews/11887517/Eid-al-Adha-Muslims-around-world-celebrate-Festival-of-Sacrifice-in-pictures.html?frame=3451378

Emergency workers at the site of a stampede in Mina, outside the Muslim holy city of Mecca, on Thursday. CreditSaudi Civil Defense, via Reuters

Source image http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/middleeast/saudiarabia/11887302/Eid-al-Adha-At-least-100-killed-and-hundreds-injured-in-crush-during-hajj-outside-Mecca.html

Les drames se suivent et se ressemblent au cours des pèlerinages à la Mecque depuis des années. Cette année 2015 a déjà essuyé le drame de la grue qui le 11 septembre dernier s’est effondrée sur la grande mosquée tuant 111 personnes et faisant  394 blessés. Ensuite deux hôtels hébergeant des pèlerins ont pris feu, jeudi dernier 1 000 pèlerins asiatiques ont du évacuer leur hôtel faisant deux blessés et cette semaine ce sont 1 500 pèlerins qui ont du être évacués, 4 Yéménites étant blessés.

Ce matin, jeudi 24 septembre, une bousculade a fait 717 morts et plus de 800 blessés.La bousculade est advenue à Mina, à l’extérieur de la Mecque alors que des milliers de pèlerins se pressaient pour effectuer un rite propre au Hadj de l’Aïd qui consiste à lancer des pierres contre un pilier qui symbolise le diable, Chétane.

Muslim pilgrims making their way to cast stones at a pillar symbolizing the stoning of the devil in Mina, near the holy city of Mecca, Saudi Arabia, on Thursday.CreditMosa’Ab Elshamy/Associated Press

Eid al-Adha (the Festival of Sacrifice) is celebrated throughout the Muslim world as a commemoration of Abraham's willingness to sacrifice his son for God, and cows, camels, goats and sheep are traditionally slaughtered on the holiest day

Mina, source photo http://www.telegraph.co.uk/news/picturegalleries/worldnews/11887517/Eid-al-Adha-Muslims-around-world-celebrate-Festival-of-Sacrifice-in-pictures.html?frame=3451366

Décidément, l’Arabie soudite se montre incapable d’assurer la sécurité des pèlerins qui viennent faire leur devoir de Hadj alors qu’elle s’apprête à décapiter un jeune homme qui a manifesté pendant le printemps arabe au nom de la sécurité du pays.

On constate que ces Musulmans ne craignent pas la mort et qu’ils ne sont pas impressionnés par les nombreuses catastrophes qui ont émaillés les pélerinages à La Mecque.

L’histoire des pélerinages de la Mecque est émaillée de drames. En voici la liste de 1975 à nos jours

  • Décembre 1975 L’explosion d’une bonbonne de gaz met le feu au village de tentes dressées pour accueillir les pèlerins. 200 personnes sont tuées
  • Juillet 1987 Affrontements entre manifestants iraniens à la Mecque et forces saoudiennes de sécurité. Plus de 400 morts
  • Juillet 1989 Deux bombes explosent tuant une personne et blessant une douzaine. L’Arabie saoudite accuse et condamne 16 Koweitiens chiites qui seront décapités en public
  •  2 juillet 1990 1,426 pèlerins meurent au cours d’une bousculade à l’intérieur du tunnel qui relie la Mecque et Mina, en majorité des Indonésiens et des Turcs, ce qui provoquera la protestation de leurs gouvernements réclamant davantage de sécurité pendant les pèlerinages.
  • Avril 1997 343 pèlerins tués et 1,500 blessés à la suite de l’incendie des tentes du camp de Mina, vraisemblablement à cause de l’explosion d’une bonbonne de gaz. Désormais, les tentes sont ignifugés et les bonbonnes de gaz interdites.
  • Mai 1994, environ 270 personnes meurent dans une bousculade
  • Avril 1998, Environ 180 pèlerins meurent étouffés en tombant de la passerelle Al-Jamarat pendant le rituel de lapidation du diable à Mina
  • Mars 2001, A Mina, la bousculade fait 35 morts
  • Février 2003 14 personnes sont écrasées par la foule pendant le rituel de lapidation de Mina

    Février 2004 251 pèlerins meurent étouffées par la foule pendant le rituel de lapidation

    Janvier 2006 364 pèlerins tués dans une bousculade à l’entrée du pont conduisant au rituel de lapidation à Mina
  • 2006 Un immeuble de 8 étages situés prés de la Grande Mosquée de la Mecque s’effondre tuant plus de 73 personnes..
  •  2006, une bousculade fait 260 morts le soir du Hadj,
  • 11 septembre 2015 Une grue de l’entreprise de construction Bin Laden (famille tu terroriste) tombe sur la grande mosquée tuant 111 personnes et en blessant des centaines
  • 17 septembre un hôtel prend feu suite à un court-circuit électrique, 1 500 personnes évacuées, 4 Yéménites blessés
  • 24 Septembre 2015 Au moins 717 personnes tuées et des centaines de  blessés dans une bousculade à Mina

Lire aussi

Depuis l’annonce de cette tragédie, la plus meurtrière depuis 25 ans à La Mecque, le bilan des victimes de différentes nationalités n’a cessé de grimper faisant craindre un nombre de décès encore plus lourd. Selon un responsable du ministère de laSanté, la bousculade s’est produite lors du rituel de la lapidation de Satan qui consiste, pour les pèlerins, à jeter des cailloux vers trois stèles le représentant. Un choc entre une marée humaine quittant l’une des stèles et une foule venant en sens inverse a provoqué le drame.

Dans la première réaction officielle après le drame survenu au premier jour de l’Aïd al-Adha, le ministre de la Santé Khaled al-Faleh a attribué la bousculade au manque de discipline des pèlerins. «Si les pèlerins avaient suivi les instructions, on aurait pu éviter ce genre d’accident», a-t-il confié à la télévision El-Ekhbariya après s’être rendu à Mina. «De nombreux pèlerins se mettent en mouvement sans respecter les horaires» fixés par les responsables de la gestion des rites du hadj. C’est la raison principale de ce genre d’accident», a-t-il affirmé. La nouvelle tragédie est survenue malgré les importants travaux d’infrastructure réalisés ces dernières années pour faciliter les mouvements des fidèles qui accèdent au site par des tunnels et des voies suspendues.

http://www.leparisien.fr/international/la-mecque-en-20-ans-le-rite-de-la-lapidation-des-steles-a-fait-plus-de-1700-morts-24-09-2015-5123383.php

Fête de l’AID dans le monde musulman

  • Prières de masse à Moscou Muslims attend an Eid al-Adha mass prayer in Moscow, RussiaPicture: REUTERS/Maxim Shemetov

Source http://www.telegraph.co.uk/news/picturegalleries/worldnews/11887517/Eid-al-Adha-Muslims-around-world-celebrate-Festival-of-Sacrifice-in-pictures.html?frame=3451354

Eid al-Adha (the Festival of Sacrifice) is celebrated throughout the Muslim world as a commemoration of Abraham's willingness to sacrifice his son for God, and cows, camels, goats and sheep are traditionally slaughtered on the holiest day

Eid al-Adha (the Festival of Sacrifice) is celebrated throughout the Muslim world as a commemoration of Abraham's willingness to sacrifice his son for God, and cows, camels, goats and sheep are traditionally slaughtered on the holiest day

  • Enfants assistant à la décapitation d’un buffle Children watch the sacrifice of a buffalo after Eid al-Adha prayers on the outskirts of Peshawar, PakistanPicture: REUTERS/Khuram Parvez

http://www.telegraph.co.uk/news/picturegalleries/worldnews/11887517/Eid-al-Adha-Muslims-around-world-celebrate-Festival-of-Sacrifice-in-pictures.html?frame=3451425

Eid al-Adha (the Festival of Sacrifice) is celebrated throughout the Muslim world as a commemoration of Abraham's willingness to sacrifice his son for God, and cows, camels, goats and sheep are traditionally slaughtered on the holiest day

  • Indonesian Muslims stand near a cow after its slaughter, and whose meat will be distributed to the poor, at Matraman mosque in JakartaPicture: REUTERS/Beawiharta

Eid al-Adha (the Festival of Sacrifice) is celebrated throughout the Muslim world as a commemoration of Abraham's willingness to sacrifice his son for God, and cows, camels, goats and sheep are traditionally slaughtered on the holiest day

#FreeNimr Exécution imminente d’Ali Al-Nimr : stop à la barbarie de l’Arabie Saoudite !

L’Arabie Saoudite coupe les têtes… et préside un panel d’experts en droits de l’homme

L’exemple actuel illustrant l’atrocité de cette théocratie islamique est celle d’Ali Mohammed al-Nimr. Ce jeune homme de 21 ans a été arrêté en 2012. Il va être exécuté en public jeudi par décapitation et son corps sera crucifié le temps que sa chair pourrisse, selon le verdict rendu.
Étudiant en droit franco-allemand

L’Arabie saoudite prend la tête d’un groupe du Conseil des droits de l’homme en même temps qu’elle coupe les têtes chez elle.

Le 21 septembre, Fayçal ben Hassan Trad, ambassadeur de l’Arabie saoudite à l’Office des Nations unies à Genève, a pris la direction d’un panel composé de cinq diplomates qui auront pour mission, entre autres, de choisir des experts indépendants destinés à être envoyés sur le terrain pour observer et rapporter les atteintes aux droits de l’homme dans le monde. Ces travaux permettront ensuite au Conseil des droits de l’homme de l’ONU d’édicter des rapports officiels sur la situation des libertés dans les différents États inspectés.

Ce choix des Nations unies, fait discrètement en juin dernier, est tout simplement inconcevable. Droits de l’homme et Arabie saoudite sont complètement antagonistes. Depuis janvier 2015, cet État a totalisé pas moins de 80 exécutions par décapitation, lapidation, crucifixion… La liberté y est une utopie. Les minorités ethniques et religieuses y sont persécutées constamment. Les femmes y sont traitées avec le moins de compassion possible, tels des objets voilés. Les vagues migratoires issues de Syrie et d’Irak sont gentiment laissées à l’Europe. La monarchie et ses sbires ont tout pouvoir au nom de l’islam afin d’appliquer la charia de la façon la plus rigoureuse. Tout sujet qui oserait enfreindre cette loi ou déplaire au roi y risque sa vie.

L’exemple actuel illustrant l’atrocité de cette théocratie islamique est celle d’Ali Mohammed al-Nimr. Ce jeune homme de 21 ans a été arrêté en 2012. Il va être exécuté en public jeudi par décapitation et son corps sera crucifié le temps que sa chair pourrisse, selon le verdict rendu. Il vient de perdre son ultime recours. De confession chiite (cela déplaît au régime sunnite wahhabite), il est accusé d’avoir manifesté contre la monarchie et, par aveux de l’intéressé, d’avoir lancé des cocktails Molotov sur les forces de l’ordre. Lesquels aveux auraient été obtenus sous la torture…

Ces soupçons de torture n’ont pas fait l’objet de la moindre enquête lors du procès expédié. Officieusement, son plus grand crime serait d’être le neveu du Cheikh al-Nimr, l’un des plus grands opposants au régime, également condamné à mort il y a tout juste un an.

Cette histoire aurait pu être l’œuvre de l’État islamique, mais non : elle montre la réalité d’un régime fortement lié à nos gouvernements occidentaux et qui a, maintenant, la mission d’observer les droits de l’homme à travers le monde. Ces experts « indépendants » iront assurément en Arabie saoudite pour, ensuite, rappeler à celui qui les a nommés qu’il est un tortionnaire gourmand de sang.

http://www.bvoltaire.fr/eloijoseph/larabie-saoudite-coupe-tetes-preside-panel-dexperts-droits-de-lhomme,207700

Pétition – Droits de l’homme

http://www.mesopinions.com/petition/droits-homme/freenimr-execution-imminente-ali-al-nimr/16033

Pétition : #FreeNimr Exécution imminente d'Ali Al-Nimr : stop à la barbarie de l’Arabie Saoudite !

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#FreeNimr Exécution imminente d’Ali Al-Nimr : stop à la barbarie de l’Arabie Saoudite !

Auteur : Didier Raymond

Créé le 23/09/2015  

 

À l’attention : de l’ONU et des Ambassades de l’Arabie Saoudite à travers le monde

L’Arabie Saoudite s’apprête à décapiter et à crucifier un homme de 21 ans, Ali Al-Nimr, dont les seuls torts sont d’avoir manifesté lors du printemps arabe à l’âge de 17 ans et d’être le neveu de l’un des plus fervents opposants au régime. Des aveux lui ont été extorqués sous la torture, ce genre de pratiques est monnaie courante dans ce pays !
De plus il est inadmissible qu’un tel pays décide de l’exécution imminente d’Ali Al-Nimr par décapitation alors que Faisal Bin Hassan Trad, l’ambassadeur de l’Arabie saoudite auprès de l’Office des Nations Unies à Genève, vient de prendre la tête du panel du « Conseil des droits de l’homme » de l’ONU !
Signez cette pétition pour que les droits de l’Homme soient respectés dans l’ensemble du monde !
Merci d’avance pour l’humanité et pour Ali !

Justice divine ? 11/9/2001 attentat islamiste à New York. 11/9/2015 107 morts à la Mecque

illiers de gens à travers le monde doutent de la r

Ce vendredi 11 septembre 2015, jour hebdomadaire de prière, une grue déséquilibrée par le vent s’est effondrée sur le toit d’une mosquée de La Mecque tuant 107 pratiquants et en blessant plusieurs dizaines.

In this still image taken from video released by Saudi TV, a crane is seen collapsed over the Grand Mosque.

Images et videos du drame http://www.theguardian.com/world/live/2015/sep/11/mecca-crane-crash-more-than-50-dead-at-grand-mosque-live

Je ne suis ni croyante ni superstitieuse mais je constate cette fatale coïncidence.

Soit Dieu n’existe pas s’il permet que des croyants meurent bêtement. Soir il existe et il venge les victimes du World Trade Center -modestement car 107 morts ne font pas le poids juste contre 3 000-.

On remarque que la colère divine est venue du ciel puisqu’une grue s’est effondrée sur le toit de la mosquée, déstabilisée par l’ouragan qui sévissait dans le pays.

J’ignore si des chrétiens, des juifs, des hindouistes ou des bouddhistes ont sabré le champagne ou fait péter des kalachnikov en l’air, ou encore si des femmes ont poussé des jodle de joie comme ce fut le cas en 2001 parmi les populations musulmanes et leurs sympathisants.

Les Palestiniens de la bande de Gaza célèbrent le 11 septembre à l’annonce de l’hécatombe. L’authenticité de cette video est contestée par les conspirationnistes, les antisionistes (souvent les mêmes) et les anti impérialistes qui ne s’offusquent pas de l’impérialisme musulman. Je n’étais pas à Gaza lors de ces manifestations de joie mais j’ai été témoin dans mon entourage de manifestations de joie à l’annonce du massacre du WTC. De même, tout le monde a pu lire sur le net les hommages rendus au terroriste Mohamed Mérah.

Il y a tout de même une différence de taille entre les deux drames, le premier était volontaire, le second est une tragique concours de circonstances. Enfin, pour ce que nous en savons car certains témoignages font état de coups de feu entendus au moment de l’effondrement de la grue.

Charlie Hebdo aurait pu titrer « Bal tragique à La Mecque : 107 morts » mais Charlie est mort symboliquement et réellement car les barbares ont gagné.

Annonce de la disparition du Général de Gaulle le 16/11/1970. Les partisans du général n’avaient pas flingué les journalistes.

De même que des milliers de gens à travers le monde doutent de la réalité, des causes et des conséquences (conspirationnisme) de l’effondrement des tous du WTC, quelques internautes doutent de la réalité de ce drame.

La Connectrice

Le roi d’Arabie saoudite et ses esclaves à Vallauris ? Que font les droitsdel’hommistes ?

L’Arabie saoudite est connue pour perpétuer la tradition esclavagiste au profit de ses élites. Les Saoudiens sont non seulement consommateurs mais aussi trafiquants.

Voici un article édifiant paru en mai 2015 http://www.dakaractu.com/Convoi-de-senegalaises-en-Arabie-saoudite-pour-esclavage-sexuel-le-reseau-de-proxenetes-reprend-du-service_a90392.html

Entre janvier et mai 2015, ce sont des dizaines de filles qui ont été convoyées en Arabie saoudite sur la base d’une immigration légale. Mais en réalité, il s’agit d’un vaste réseau de trafiquants de femmes dont leurs cibles sont des Sénégalaises, candidates à l’immigration pour les pays arabes.
 

 
Coumba raconte sa vie au quotidien dans la maison de son patron : «On nous bat, on ne nous paie pas» «En venant ici, je pensais à un travail décent comme domestique. Mais en réalité, on m’a amenée ici pour être une esclave. Je suis la bonne à tout faire pour mon patron saoudien. Et nous sommes beaucoup de filles à vivre ce calvaire. On nous bat, on ne nous paie pas», témoignage Coumba. Qui lâche, en sanglot : «je suis traitée parfois comme un objet sexuel par mon patron».
 

 
En effet, Coumba fait partie de ces centaines de femmes sénégalaises prises au piège par des convoyeurs sénégalais. Le mode opératoire est simple: «Les trafiquants, qui sont en relation avec leurs clients saoudiens qui leur font part de leur volonté d’avoir des domestiques, choisissent des femmes prêtes à travailler en Arabie Saoudite et leur trouvent le visa. Ils promettent à ces dernières un emploi pour un particulier saoudien avec un bon salaire sur la base d’un contrat».
 
 Selon le témoignage de Coumba, «dès leur arrivée en Arabie Saoudite, leur nouveau patron, en présence de leur convoyeur, leur fait signer un contrat dont elles ne comprennent rien des termes, car écrit en arabe».
 
Trompées, elles sont amenées dans des régions lointaines pour «être utilisées comme esclaves», alors qu’elles étaient sensées travailler chez des particuliers à Ryad. Une fois entre les mains de leur maîtres, les voilà qui perdent toute leur dignité et sont coupées du reste du monde.
 
«On a confisqué mon passeport, ma carte d’identité et le té- léphone que j’avais amené avec moi. Je ne suis plus en contact avec ma famille», explique Coumba qui fait partie d’un groupe de filles convoyées au mois de janvier dernier en Arabie Saoudite.
 
Des ramifications dans la sous-région : un réseau de 3 délinquants dont un saoudien démantelé
 
Comme au Sénégal, ce trafic de filles dans les pays du Golfe, s’est développé dans la sous-région. Au mois d’avril dernier la Division des investigations criminelles de la police nationale du Burkina Faso a démantelé un réseau de 3 délinquants, dont un saoudien spécialisé dans la traite des personnes principalement des jeunes filles.
 
Ces individus s’apprêtaient à convoyer 17 filles âgées entre 15 et 26 ans, dont 5 sont encore mineures. Avec les enquêtes, des ramifications du réseau ont été identifiées en Côte d’Ivoire, en Inde, en Indonésie, au Sri Lanka et en Arabie Saoudite.
 
Le trafic des sénégalaises ne date pas d’aujourd’hui : la Dic suit l’affaire depuis 2013
 
En 2013, la Division des investigations criminelles s’était saisie de ce genre d’affaire suite aux témoignages recueillis par notre confrère Mamadou Bitèye à l’époque journaliste à Walfadjri et qui avait fait l’objet d’une émission.
 
 La Dic avait même auditionné 2 filles vendues comme esclaves qui s’étaient échappées des griffes de leurs maîtres saoudiens et qui ont eu la chance d’être rapatriées. La presse avait, à l’époque, relayée le témoignage d’une des Sénégalaises domestiques en Arabie Saoudite qui, selon elles, sont violées. L’une d’elles témoigne qu’elle servait d’objet sexuel au fils de son maître.
 
En 2012, aussi la presse avait relayé le cas de 2 ressortissants saoudiens qui étaient activement recherchés par les limiers de la Dic suite à une correspondance adressée par l’ambassade du Sénégal en Arabie saoudite au ministère de l’Intérieur.
 
Dans ses notes, le diplomate sénégalais fait parvenir aux autorités sénégalaises les témoignages de sénégalaises qui exercent comme employées de domicile qui se sont faites berner par leurs convoyeurs.
 
Ces derniers, 2 saoudiens, qui logeaient dans un hôtel de la place ont pris la poudre d’escampette avant que les redoutables enquêteurs de la Division des investigations criminelles ne fassent une descente sur les lieux.
 
Ce trafic, qui semblait observer un temps de pause, a, d’ailleurs, repris ces derniers mois avec le convoi de dizaines de filles sénégalaises, presque toutes la vingtaine, selon Coumba. «On était plusieurs filles à partir au mois de janvier, d’autres étaient programmées pour les prochains mois.
 
Il y avait même des diplômées, car on espérait que c’est un travail avec un bon contrat. Alors qu’on ne voit même pas la couleur de notre salaire. Notre patron le donne à celui qui nous amené ici», raconte Coumba avec amertume au bout du fil.
 
BOUBACAR SEYE, PRESIDENT DE «HORIZON SANS FRONTIERES»  «ELLES TRAVAILLENT COMME ESCLAVES DANS TOUS LES PAYS ARABES»
 
La situation des femmes africaines et sénégalaises, en particulier, n’échappe pas aux organisations de défense des immigrés. Comme pour confirmer le témoignage de Coumba qui a joint la rédaction de Grand-Place, le président de l’Ong Horizon sans frontière déclare qu’«en réalité, leurs parents pensent qu’elles travaillent comme des domestiques dans les maisons, mais en réalité elles sont vendues comme des esclaves».
 
«Il s’agit d’un réseau très organisé de trafiquants, les cerveaux de ce trafic sont des gens qui ont eu à séjourner dans les pays arabes et qui ont beaucoup de contact dans ces pays. Ils font croire aux femmes qu’elles leur font trouver un travail, alors qu’ils sont là pour recruter des esclaves au profit de leurs clients», révèle Boubacar Sèye. Le président de l’Ong «Horizon sans frontières» a d’ailleurs reçu, il y a un mois, les parents d’une fille qui est actuellement en Arabie Saoudite.
 
 Ces parents, qui n’ont plus de nouvelles d’elle, se sont approchés de lui pour faire rapatrier la fille. «Je les ai orientés au ministère chargé de l’immigration. Des filles qui voulaient immigrer, elles aussi, en Arabie Saoudite sont venues me voir je les ai dissuadées, mais elles ne semblaient pas convaincues».
 
M. Sèye estime, par ailleurs, que «c’est l’occasion de poser le débat sur la féminisation du flux migratoire. Beaucoup de femmes immigrent dans les pays arabes, alors que là bas elles ne bénéficient d’aucune protection».
 
Le président de l’Ong «Horizon sans frontières» explique que la situation que vivent des filles en Arabie Saoudite est pareille voire pire dans les autres pays arabes. «Elles vivent pire au Liban», se désole-t-il.
Grand PlaceL

Daech, Daesch, al-Dawla al-Islamiya fi Iraq wa ash-Sham, Etat islamique, EI, EIIL . Mais kesako ?

Nouveau au 28/08/2015

Une étude approfondie de Daech (ISIS en anglais) vient de sortir. Elle est écrite par Robert Spencer

Complete-Infidels-Guide-to-ISIS-Robert-Spencer

Sous le titre The Complete Infidel’s Guide to ISIS, Robert Spencer, directeur de Jihad Watch, signe son quatorzième livre (1). Avec un avertissement provoquant : ISIS veut votre tête.

Spencer estime qu’ISIS (Islamic State of Irak and Shâm ou Da’ech en arabe) est le groupe terroriste qui a le mieux réussi dans le monde et d’une façon spectaculaire, qu’il est aussi le plus mystérieux. Il s’est lancé sur la scène mondiale, apparemment sorti de nulle part, décapitant des otages américains, démolissant au bulldozer les frontières internationales, mettant en déroute l’armée irakienne entraînée par les Américains, se taillant un nouvel État, gouvernant 8 millions de personnes sur un territoire plus étendu que celui du Royaume-Uni, commettant un génocide, remettant en vogue l’esclavage, pulvérisant les monuments antiques et persuadant ses affidés de porter des attaques terroristes à New-York et au Texas. L’auteur se pose des questions : Qui sont-ils ? D’où est venu ISIS ? Comment ont-ils accédé au pouvoir en si peu de temps ? Qu’est-ce qui les motive et comment peuvent-ils être stoppés ?

 http://ripostelaique.com/guide-complet-de-linfidele-comprendre-daech-nouveau-livre-de-robert-spencer.html#close

Nouveau au 04/02/2015

Nouvel appel de l’Etat islamique à tuer les Français. La vidéo rend hommage aux assassins de Charlie Hebdo. https://laconnectrice.wordpress.com/2015/02/04/letat-islamique-appelle-a-tuer-les-4-millions-de-francais-qui-ont-manifeste-le-11-janvier/

Révision au 08/09/2014 

Qu’est-ce donc que ce Daech, cet État islamique, ce califat, ce pays de Sham ou Dawla qui à la fois sème la terreur pour ses opposants et exerce une fascination pour ses partisans ?

Le drapeau de l’Etat islamique

Le projet de conquête de l’Etat islamique

ISIS goal of creating a Caliphate across not only the Muslim world but former Muslim regions like Spain (Jihadology)

http://www.aymennjawad.org/14486/iraq-resurgent-insurgency-interview-with-aymenn

Comme je ne lis par l’arabe et que je ne me fie pas aux traductions automatiques proposées par le Net, je regarde les médias libanais francophones l’Orient-le-jour et Al-manar. J’ai également lu un article sur « nuit-d’orient », un site israélien. C’est une manière intéressante de connaître l’opinion locale sur les questions internationales qui nous préoccupent actuellement.

On pouvait voir sur YouTube des vidéos terrifiantes artistiquement et professionnellement conçues pour attirer de nouveaux Jihadistes dans cette résurrection de califat et peut-être aussi pour avertir les Occidentaux qu’ils ne peuvent que perdre le Jihad, la guerre sainte de l’Islam qui a pour objectif de conquérir tout le monde non musulman mais aussi rééduquer les Musulmans qui se sont écartés de l’application stricte des préceptes du Coran. Dans ces vidéos il est souvent affirmé la nécessité d’une revanche sur la perte de l’empire ottoman et donc la volonté de recréer un empire, le pays de Sham (voir la carte ci-dessous).

Vocabulaire pour comprendre l’Etat islamique

  • Daech ou Daesch : acronyme de al-Dawla al-Islamiya fi Iraq wa ash-Sham
  • al-Dawla al-Islamiya fi Iraq wa ash-Sham : Daech
  • Dawla ou daoula : Daech
  • EIIL : Etat Islamique en Irak et au Levant (Daech)
  • EIL : Etat islamique au Levant (Daech)
  • EI : Etat islamique (Daech)
  • ISIS :  The Islamic State of Irak  and Syria (Daesch)
  • IS : Islamic State (Daech)
  • Cham, Al-Sham ou pays de Cham : pays mythique du Coran qui recouvre le Sud de la Turquie, l’Irak, la Syrie, la Jordanie, Israël, bande de Gaza et une partie de l’Egypte.

Source de la carte  http://www.planete-islam.com/showthread.php?66492-O%F9-se-situe-la-r%E9gion-du-Sh%E2m

  • Jihad ou Djihad : guerre sainte, le devoir de tout véritable Musulman
  • Jihadiste ou djihadiste : le combattant de la guerre sainte
  • Koufar ou koufir : le non musulman
  • Califat ou khilafah : Territoire musulman dirigé par un calife qui se dit successeur de Mahomet. Le dernier califat historique fut l’Empire ottoman. Les Musulmans n’ont jamais accepté leur défaite et le démantèlement consécutif de leur empire. LC

Un califat ou khalifat (arabe : خِلافة) est le territoire reconnaissant l’autorité d’un calife (arabe : خليفة), successeur de Mahomet, le prophète de l’islam, dans l’exercice politique du pouvoir. Ce mot sert aussi à désigner le régime politique lui-même et la période pendant laquelle il s’exerce (ex. « pendant le califat de Haroun Al Rachid »). .. De nombreux mouvements jihadistes et extrémistes ont pour projet politique la restauration du califat, qu’ils partagent avec les mouvements issus de l’islam politique dont Al-Qaïda qui utilise la violence pour y parvenir9.

Le dimanche 29 juin 2014, l’État islamique en Irak et au Levant a été le premier des mouvements djihadistes à prétendre avoir rétabli le califat en proclamant calife son chef Abou Bakr al-Baghdadi, sous le nom d’Ibrahim, le mouvement djihadiste demandant à tous les musulmans de lui faire allégeance10. Quelques groupes djihadistes à travers le monde pourraient accepter de se ranger derrière lui. http://fr.wikipedia.org/wiki/Califat

  • Dajjal : L’Antechrist. Pour les Chiites, le Daech sunnite est l’Antéchrist. LC

Apparaissant dans la tradition musulmane, il fait mention d’une figure eschatologique appelée al-Dajjâl (le Trompeur ou l’Imposteur) ou al-Masîh al-Daajjâl (le Faux Messie ou le Christ imposteur)28 correspondant à l’Antéchrist. C’est un faux-messie qui apparaît à la fin des temps. Certains courants l’identifient à la « Bête » (dâbba)29, dont parle le Coran30 qui sort de terre parmi d’autres signes annonciateurs. http://fr.wikipedia.org/wiki/Ant%C3%A9christ#Dans_l.27islam

Apparaissant dans la tradition musulmane, il fait mention d’une figure eschatologique appelée al-Dajjâl (le Trompeur ou l’Imposteur) ou al-Masîh al-Daajjâl (le Faux Messie ou le Christ imposteur)28 correspondant à l’Antéchrist. C’est un faux-messie qui apparaît à la fin des temps. Certains courants l’identifient à la « Bête » (dâbba)29, dont parle le Coran30 qui sort de terre parmi d’autres signes annonciateurs.

  • Mahdi :El Mahdi (arabe : mahdīy, مَهْديّ, « personne guidée (par Dieu) ; celle qui montre le chemin ») ou le Mahdi Mountadhar (arabe : المهدي المنتظر, « le guide attendu ») ou le Khalifat Allah (« Roi élu par Dieu ») est le « sauveur » attendu des musulmans qui devrait apparaître à la fin des temps tel qu’annoncé par certains hadiths. http://fr.wikipedia.org/wiki/Mahdi

Il est souvent fait référence au Mahdi dans les prêches et la propagande islamiste. Pour les Chiites qui contestent Daech, le califat ne pourra être proclamé qu’après l’arrivée du Mahdi. LC

  • kharidjite : Le kharidjisme est une pratique puritaine de l’islam, à la morale rigoriste, condamnant tout luxe. La foi n’a de valeur que si elle est justifiée par les œuvres.http://fr.wikipedia.org/wiki/Kharidjisme Les Kharidjites sont extrêmement minoritaires.
  • Hisba : Police religieuse omniprésente dans Daech et auparavent connue pour réprimer en Iran Gasht e Ershad « Police de la Vertu » en Persan et en Arabie saoudite Muttawa.

La hisba ou Hisbah (arabe : حِسْبة [ḥisba], calcul ; vérification) est un précepte islamique de conformité intégrale avec les lois divines. La doctrine est basée sur le principe coranique Encouragez ce qui est bon, et interdisez ce qui est mauvais. C’est également une institution de contrôle, destinée à vérifier la bonne application de la charia. Fondée au VIIe siècle sous le calife Omar, elle est actuellement une police des mœurs. http://fr.wikipedia.org/wiki/Hisba

On voit la Hisba sévir dans l’Etat islamique, munie de talkie-walkies et de bâtons, elle circule partout, espionne tout le monde, critique tout ce qui n’est pas conforme à la charia, comme ce commerçant qui a omis de couvrir les pieds de son mannequin ou qui a mis des caleçons dans sa devanture. Indécent ! La Hisba se charge aussi de donner des coups de fouet aux contrevenants. LC

Les vidéos de propagande de Daech

L’Etat islamique a embauché des informaticiens, des réalisateurs, des photographes, des hackers et des webmasters pour conduire sa cyber guerre en utlisiant toutes les ressources d’Internet. Après les attentats de Charlie, 20 000 sites ont été piratés. Pour en savoir plus, lire https://laconnectrice.wordpress.com/2014/09/02/la-communication-3-0-de-letat-islamique-ei-une-efficacite-redoutable-pour-edifier-son-califat/

La plupart des vidéos que j’avais visionnées ont disparu mais il ne fait aucun doute qu’elle réapparaîtront sous la même forme ou une autre.

*Dawla Islamia La vérité sur l’Etat Islamique d’Irak et du Sham 1  vidéo supprimée, en voici une autre

*Dawla Islamia La vérité sur l’Etat Islamique d’Irak et du Sham 1

VO anglais, sous-titres français

*Film La Vérité sur l’irak Etat Islamique Partie 1 Retour Du Califat

*La verité sur l’irak Etat Islamique Partie 2 – Palestine / le levant / Sham Ajoutée le 24 juil. 2014

Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?…
(Uniquement les freres)

Bientot la suite in sha Allah sur le financement , les hadiths qui décrivent cette époque , les complot contre l’etat islamique, la capacité militaire de L’etat islamique bi idni Allah ( Dawla islamiya) mis en place récemment a pour conséquences les alliances entre pays rivale comme l’iran et les états unis… La destruction entre chiite piloté par la russie et sunnite dans la région , L’Imâm Ahmad (qu’Allâh lui fasse miséricorde) a dit, dans la version de ‘Abdous Ibn Mâlik Al-‘Attâr : « Celui qui a pris le pouvoir par l’épée, qui est devenu calife et a été nommé Amîr Al-Mou’minîn (Chef des croyants), il est interdit à celui qui croit en Allâh de passer une seule nuit sans le considéré comme Imâm, qu’il soit pieux ou pervers. » Le Calife Ibrâhîm, qu’Allâh le préserve, regroupe toutes les conditions du Khilâfah (Califat) qui ont été citées par les gens de science. Les gens de l’autorité et de la noblesse lui ont fait serment d’allégeance en Irak et il a succédé à Aboû ‘Omar Al-Baghdâdî, qu’Allâh lui fasse miséricorde, son pouvoir s’est étendu sur de grandes contrées de l’Irak et du Châm. Et la Terre. Et ne pensez plus que l’etat islamique ne combat pas israel , Et surtout n’écoutez pas les sources sionistes sachez que Allah dit dans le coran : sourate 49 verset 6. Ô vous qui avez cru! Si un pervers vous apporte une nouvelle, voyez bien clair [de crainte] que par inadvertance vous ne portiez atteinte à des gens et que vous ne regrettiez par la suite ce que vous avez fait.

Glorification des armes, vénération des armes, haine d’Israël et invitation au califat.Dans ces vidéos les auteurs veulent montrer l’incommensurable bonté et beauté du califat (khilafah) mais je n’y vois que laideur, promesses de violences, hypocrisie et déclaration de guerre. Que d’hommes plus laids de méchanceté, d’ignorance et de brutalité les uns que les autres ! Les femmes sont totalement absentes. LC.

 L’Orient-le-jour : Daech frappera en Europe

L’orient le jour rapporte l’analyse de trois universitaires sur Daech.

Pour combattre Daech, il faut lutter contre les régimes autoritaires qui alimentent la rhétorique de ce groupe

Éclairage. Trois experts de l’islamisme radical se penchent sur les raisons du succès des jihadistes en Syrie et en Irak, sur les dangers qu’ils représentent et sur l’usage politique par Damas et Bagdad de leur présence contre les rébellions sunnites dans ces deux pays.
30/06/2014
 
Multipliant les offensives et les victoires en Irak et en Syrie, Daech (l’État islamique en Irak et au Levant – EIIL) s’impose désormais comme la force majeure du jihadisme au Proche-Orient, mais également comme la principale menace terroriste, non seulement dans la région, mais aussi au niveau mondial, surpassant progressivement el-Qaëda. Ses capacités financières, son idéologie et sa brutalité en font actuellement le groupe jihadiste le plus violent et le plus sectaire, et du coup le plus inquiétant sur la scène régionale.

Fondé en Irak en 2007 sous l’appellation d’État islamique en Irak (EII) par Abou Omar al-Baghdadi, suite à la mort du Jordanien Abou Moussab al-Zarkaoui qui avait créé el-Qaëda en Mésopotamie pour combattre l’invasion américaine du pays, ce nouveau groupe a bénéficié d’un apport important en combattants étrangers venus des quatre coins du monde arabo-musulman. Toutefois, ses combattants ont été repoussés par l’armée irakienne, les forces américaines et les milices sunnites anti-Qaëda, les sahwas. Abou Omar al-Baghdadi, tué dans un bombardement américain en mai 2010, est remplacé par Abou Bakr al-Baghdadi. En déclin, l’EII s’est retranché dans les zones rurales et désertiques des provinces de Anbar et de Ninive, à majorité sunnite.
Le conflit syrien a redonné une dynamique aux jihadistes de Daech qui a réussi à attirer des jihadistes du monde entier et à internationaliser de façon inédite la révolte syrienne. En 2012, est créé le Front al-Nosra, un groupe jihadiste majoritairement composé de combattants syriens – dont des insurgés libérés de prison par le régime d’Assad en 2011 – et irakiens, dont l’EII s’attribue la paternité.
Mais les deux mouvements vont entrer en opposition au printemps 2013 quand l’émir de l’EIIL revendique la mainmise sur le groupe syrien. Ainsi, al-Baghdadi envoie ses hommes dans les territoires libérés du nord de la Syrie, sous la nouvelle bannière de l’État islamique en Irak et au Levant (EIIL), connu sous l’appellation arabe « Daech » (al-Dawla al-islamiyya fil Irak wach Cham).

 

(Lire aussi : L’armée irakienne minée par une corruption endémique)
En Irak, la prise de contrôle récemment de Mossoul dans la province de Ninive, frontalière de la Syrie, marque la montée en puissance de Daech. Il s’agit en fait de la deuxième ville tombée entièrement aux mains des rebelles après celle, en janvier, de Fallouja. Menée par les combattants de Daech, l’avancée fulgurante des insurgés sunnites – un mouvement hétéroclite de rebelles (jihadistes, anciens baassistes, tribus), frustrés par la politique discriminatoire du Premier ministre irakien Nouri al-Maliki – a fait craindre une implosion de l’Irak dans ses frontières actuelles. Avec ses nouvelles conquêtes, Daech entend ainsi concrétiser son projet de créer un État islamique à cheval entre la Syrie et l’Irak.

 

(Dossier : Vers la fin des frontières de Sykes-Picot ?)

 

Discrimination et insurrection
Pour Dominique Thomas, spécialiste des mouvements jihadistes à l’Ehess, « il est exact de dire que l’insurrection irakienne est le résultat d’une politique de Maliki contestée par les sunnites qui considèrent que le pouvoir est totalement confisqué par les chiites en Irak ». « Cette insurrection, précise-t-il, comprend de nombreux groupes d’insurgés qui n’ont pas la même finalité que Daech, à savoir l’instauration d’un émirat islamique au Levant et en Irak, mais ils partagent un même objectif qui est la chute de ce régime discriminant à l’égard de la population sunnite ». Même son de cloche chez Raphael Lefevre, chercheur au centre Carnegie à Beyrouth, pour qui « la réussite de Daech est d’avoir su être pragmatique et d’avoir surpassé, au moins initialement, les conflits politiques et idéologiques qui découlaient nécessairement d’un tel mouvement hétéroclite. Reste à savoir jusque quand cette coalition pourra tenir ». Selon lui, « ce qui est certain, c’est que la tentative de Nouri al-Maliki de caricaturer la rébellion sunnite comme étant « jihadiste » afin de décrédibiliser les demandes de changements politiques ne fera que renforcer cette alliance improbable et la faire perdurer ».

 

(Lire aussi : L’Irak est-il en train de payer les erreurs de Maliki ?)

 

Décrédibiliser les rebelles
Même réflexion chez Dominique Thomas, qui estime que « la présence de Daech en Syrie renforce le régime de Bachar qui cherche à ne faire de son combat qu’une simple lutte contre le terrorisme ». « Maliki, en Irak, ajoute-t-il, va chercher aussi à utiliser l’image négative de Daech pour symboliser son combat contre le terrorisme. Ces régimes nient totalement les problèmes politiques qui ont amené leur population à se soulever. » Ces régimes ne contrôlent pas l’insurrection jihadiste qui les dépasse totalement. « Mais ils savent aussi qu’aucun État dans le monde ne soutiendra une insurrection dominée par un mouvement comme Daech. Ils ont donc tout intérêt à laisser Daech s’émanciper. Cela n’est pas de la manipulation mais plutôt du calcul politique comme l’État syrien, maître en la matière, s’est employé à le faire pendant des années dans la région », martèle M. Thomas.
Dans ce contexte, Jean-Pierre Filiu, professeur à Sciences po Paris et spécialiste de l’islamisme radical, met en garde contre « l’inaction de la communauté internationale en Syrie qui a créé la situation actuelle où les intérêts stratégiques d’al-Baghdadi – dont les jihadistes ne combattent que leurs anciens alliés révolutionnaires – et ceux de Bachar el-Assad – dont les sbires ne combattent plus les jihadistes – s’alimentent réciproquement ». Selon lui, « le « boucher de Damas » se pose comme le rempart contre el-Qaëda, avec le soutien des Russes et un écho croissant dans les opinions occidentales. Si, après avoir abandonné tacitement les Syriens luttant contre le régime, les Occidentaux les abandonnent ouvertement, le choc en retour sera terrible. Cela ne peut qu’alimenter la rhétorique de ces groupes et leur dénonciation de l’hypocrisie des Occidentaux ». Combattre le jihadisme en envoyant des drones contre al-Bagdhadi ne sera pas non plus efficace, affirme M. Filiu, ajoutant que « seule la coalition anti-Bachar lutte efficacement contre Daech. Et seul un succès de la révolution syrienne peut nous prémunir face à ce danger qui monte ».

 

(Lire aussi : A quelques km de Mossoul, les chrétiens irakiens pris au piège se terrent)

 

Pyromanes-pompiers
En d’autres termes, le meilleur moyen de combattre Daech, non seulement sur le terrain, mais aussi idéologiquement, serait de lutter contre les régimes autoritaires qui alimentent la rhétorique haineuse de ce groupe. En marginalisant une partie importante de leur population, en réprimant d’une manière aveugle et féroce toute opposition à leur pouvoir, Bachar el-Assad et Nouri al-Maliki sont en quelque sorte les premiers soutiens aux mouvements radicaux qui s’épanouissent dans leur pays. Ces deux régimes tentent en outre de décrédibiliser et de discréditer la rébellion sunnite contre leur pouvoir en leur imputant la sauvagerie et les exactions des groupes radicaux. En se posant comme le rempart contre les terroristes, Assad et Maliki tentent désespérément de se forger une légitimité qu’ils ont depuis longtemps perdue. C’est ainsi que les pyromanes essaient de devenir pompiers.
Dominique Thomas explique par ailleurs que « la violence de Daech est liée au contexte irakien d’abord, syrien ensuite. La violence étatique des régimes irakien et syrien à l’encontre des sunnites a poussé symétriquement les jihadistes à répondre par la même violence, de type représailles et vengeance. C’est le principe d’œil pour œil, dent pour dent qui est appliqué ».
« On présente souvent la pensée jihadiste comme homogène, alors que c’est, en réalité, un courant secoué par de nombreuses controverses internes et lignes de fractures idéologiques », explique de son côté Raphaël Lefevre. Selon lui, « les désaccords au sein de la mouvance peuvent parfois avoir des conséquences violentes, comme le montrent les combats féroces qui, depuis janvier, opposent en Syrie Daech au Front al-Nosra. Alors que toute l’énergie du Front al-Nosra s’est concentrée sur l’objectif de renverser le régime de Bashar el-Assad, les troupes de Daech se sont, quant à elles, essentiellement accordées autour de l’idée de création d’un État islamique enjambant l’Irak et la Syrie où leur vision de la loi islamique puisse régner en maître ». Cette vision est loin d’être tolérante puisque Abou Bakr al-Baghdadi, l’émir de Daech, puise son inspiration dans les théories d’Abou Moussab al-Zarqawi qui avait fait de la lutte contre les chiites et les sunnites « infidèles » sa priorité dans l’Irak de l’après-Saddam Hussein. « Les méthodes ultraviolentes de Daech et sa vision absolutiste du califat placent l’organisation sur la frange radicale du spectre jihadiste », ajoute-t-il.

 

(Lire aussi : L’ayatollah Ali Sistani revient dans le jeu politique après des années de silence)

 

Daech vs el-Qaëda ?
Pour Raphaël Lefevre « les récents gains territoriaux de Daech en Irak et en Syrie et la création d’un « califat » enjambant les deux pays sont des éléments majeurs qui permettent au groupe de se présenter dorénavant comme l’avant-garde du mouvement jihadiste et, donc, potentiellement de remplacer el-Qaëda comme organisation attirant les vagues de combattants étrangers attirés par la pensée jihadiste ».
« Al-Baghdadi veut en effet s’imposer comme le chef du jihad mondial et, donc, supplanter le successeur de Ben Laden, Ayman al-Zawahiri, à qui il a toujours refusé de prêter allégeance », renchérit pour sa part Jean-Pierre Filiu.
Ce n’est pas l’avis de Dominique Thomas qui estime que « Daech n’a pas remplacé el-Qaëda. Il existe avant tout une discorde entre les deux mouvances qui repose sur un conflit d’autorité. Daech refuse de se soumettre à el-Qaëda et à son chef al-Zawahiri. Ce conflit d’allégeance s’est ensuite étendu à des considérations idéologiques portant sur la stratégie à adopter avec les autres groupes combattant en Syrie. La question du takfir (anathème) est un point de divergence entre les deux. Enfin, el-Qaëda reste une mouvance transnationale alors que Daech est régional (Levant et Irak) ».
Or, pour Raphaël Lefevre, « les différences d’objectifs à court terme entre Daech et el-Qaëda ne doivent pas occulter une certaine similarité, notamment liée à la vision à long terme. Tous deux estiment que l’Occident, de par ses valeurs et sa politique étrangère au Moyen-Orient, est l’ennemi des musulmans pieux. Ce n’est donc pas parce que Daech se concentre actuellement sur la création d’un califat et sur la lutte contre les chiites irakiens que le groupe n’a pas d’ambitions plus globales ».

 

(Lire aussi : Israël pourrait être entraîné dans la spirale jihadiste)

 

Menace pour l’Europe
Ainsi, « pour consolider son éviction d’al-Zawahiri, al-Baghdadi doit organiser un attentat majeur dans un pays occidental, ce dont el-Qaëda a été incapable depuis une décennie. Barack Obama a affirmé la semaine dernière devant les cadets de West Point qu’un 11-Septembre n’est plus possible aux États-Unis. Il a probablement raison, d’autant que les jihadistes américains en Syrie ne sont qu’une poignée. En revanche, le danger d’un 11-Septembre européen est toujours plus réel », met en garde M. Filiu.
« Le compte à rebours a sans doute déjà commencé au sein de Daech pour la préparation d’attentats majeurs sur le continent européen. Bachar el-Assad ne peut que se réjouir d’une telle perspective, lui qui n’a jamais cessé de menacer l’Europe d’un attentat d’el-Qaëda. La passivité internationale a donc abouti à abandonner le peuple syrien face à une dictature féroce et à un « État islamique » tout aussi barbare. Mais, à la différence du régime Assad, le monstre jihadiste inspiré par Baghdadi ne restera pas éternellement confiné au Moyen-Orient », conclut-il.

Daech et l’argent

 
OLJ
30/06/2014

Le financement de Daech est de plusieurs natures, estime Dominique Thomas. Sur le peu d’informations recoupées dont on dispose, Daech a décuplé sa capacité financière grâce à la conquête des zones territoriales réalisées en Syrie et depuis quelques semaines en Irak. « Le contrôle des points de passage avec la Turquie, le contrôle de certains circuits économiques dans la Jazira syrienne, le contrôle de quelques puits de pétrole et de raffineries constituent pour cette organisation une rente de guerre importante. Ensuite, des fonds privés locaux émanant de partisans de ce groupe représentent aussi une part importante. On ne connaît pas d’État qui finance l’EIIL, mais les combattants étrangers qui ont rejoint le groupe ont également apporté avec eux quelques sommes pour contribuer à son financement », ajoute M. Thomas.
« On parle d’une trésorerie qui avoisinerait les 2 milliards de dollars, ce qui en ferait l’organisation terroriste la plus riche de l’histoire », explique pour sa part Raphael Lefevre, ajoutant qu’avec la prise de Mossoul, Daech a dévalisé la Banque centrale et dépouillé les quartiers généraux de l’armée irakienne. « Mais Daech a aussi pu obtenir l’appui de particuliers qui partagent son agenda idéologique, notamment dans le Golfe, où sa tentative d’établir un califat et sa croisade contre les chiites irakiens répondent certainement aux attentes d’individus radicalisés », estime-t-il.

La montée en puissance des jihadistes, une aubaine pour Damas ? 

OLJ
30/06/2014

L’effroi que suscitent les jihadistes en Syrie et en Irak est une aubaine pour le régime syrien qui cherche à retrouver une légitimité auprès des Occidentaux, en défendant l’idée d’une guerre internationale contre le « terrorisme ».
Le pouvoir de Bachar el-Assad n’a jamais reconnu la contestation pacifique qui a débuté en Syrie en mars 2011 et s’est ensuite militarisée, dégénérant en guerre totale. Il a ainsi toujours considéré militants, rebelles et jihadistes de la même façon, les qualifiant tous de « terroristes ».
L’offensive lancée le 9 juin en Irak par les jihadistes de l’État islamique en Irak et au Levant (Daech-EIIL) a permis à Damas de conforter ce discours sur la « lutte contre le terrorisme », qu’il dit combattre depuis 2011.
« Après plus de trois ans, le moment est arrivé : il faut que l’Occident reconnaisse qu’il s’est trompé en encourageant l’implantation dans la région de tous ces gens-là (jihadistes) », affirme à l’AFP Waddah Abed Rabbo, directeur d’al-Watan, quotidien proche du régime. « Il est temps de se rendre compte qu’il faut constituer une coalition internationale pour lutter contre le terrorisme qui se propage de la Jordanie à la Turquie. Ce n’est plus un problème syrien », ajoute-t-il. « Il faut bien entendu que la Syrie soit intégrée dans cette coalition. C’est elle qui fait tout le travail. En combattant les terroristes chez elle, elle aide à la fois les Jordaniens et les Irakiens », assure M. Abed Rabbo.

Les États-Unis embarrassés
L’offensive jihadiste a notamment mis en lumière la faiblesse de l’armée irakienne créée de toutes pièces par les États-Unis après l’invasion de 2003. Pour Volker Perthes, directeur de l’Institut allemand pour les affaires internationales et de sécurité, « le régime est bien sûr satisfait de cette situation », clairement embarrassante pour l’administration américaine. « Si cette dernière ne soutient pas le gouvernement à Bagdad, elle sera accusée d’avoir laissé ce pays aux mains des jihadistes. Si elle le soutient avec des drones ou des experts, elle sera vue comme coopérant avec le régime de Bachar el-Assad et l’Iran », ajoute-t-il. « Des gens aux États-Unis commenceront à se demander si l’administration américaine ne devrait pas se rapprocher d’Assad et constituer une coalition régionale contre Daech. Je ne pense pas que cela se produira, mais c’est certainement ce que veut Assad, car cela affaiblira la rébellion », ajoute l’auteur de La Syrie sous Bachar.
En Syrie, le conflit est devenu plus complexe depuis un an avec la montée en puissance des jihadistes, désormais en guerre directe avec les rebelles qui accusent de volonté hégémonique et d’exactions leurs anciens alliés.
Jusque-là, « le régime se contentait de bombarder épisodiquement les convois de Daech », constate le directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’homme, Rami Abdel Rahmane. « Mais depuis les événements en Irak, l’aviation du régime mène des raids intensifs et quotidiens contre les bastions jihadistes. »

Régime en quête de légitimité
« Le régime se présente ainsi comme menant une guerre contre Daech », assure-t-il, soutenant qu’un « accord tacite » le lie aux « pays occidentaux pour frapper les jihadistes ». « Ils sont en train de coordonner avec le régime », ajoute-t-il.
« Le régime veut pouvoir retrouver sa légitimité. Il est possible que le régime gagne le soutien de quelques pays qui voulaient sa chute, mais il ne retrouvera jamais la légitimité populaire », précise M. Abdel Rahmane.
Cette semaine, les États-Unis ont ainsi indiqué s’opposer à toute intervention militaire de la Syrie dans la crise irakienne. Ils ont aussi révélé un projet d’aide de 500 millions de dollars en faveur de la rébellion syrienne « modérée », estimant que celle-ci pourrait aider à combattre les jihadistes de Daech, en Syrie mais également en Irak.
La guerre, qui a débuté par des manifestations pacifiques avant d’être matées dans le sang et se militariser, a fait plus de 162 000 morts en plus de trois ans.
Pour Samir Nachar, membre de la coalition, « il faut reconnaître que Bachar el-Assad a réussi dans une certaine mesure à dévier l’attention de la révolution du peuple et à la dépeindre comme un phénomène extrémiste ».

(Source : AFP)

AL Manar : Daesch est l’Antechrist (Dajjal)

Organe pro chiite, pro Hezbollah, terroriste, antisémite, conspirationniste ( Ils prétendent que les journalistes américains n’ont pas été décapités, c’est une mise en scène pour justifier leur offensive militaire ; les tours du WTC sont un complot sioniste)

S’oppose (en apparence) à Daech qui est sunnite

Al-Manar (arabe : المنار, Le Phare) est une chaîne de télévision en langue arabe dont le siège est au Liban. Al-Manar a été fondée le 3 juin 1991. Elle est principalement destinée aux musulmans.

Depuis 1997, son actionnaire majoritaire est le Hezbollah, considérée alors comme une organisation terroriste par les États-Unis, d’où une controverse par rapport à son incitation à la haine raciale et l’antisémitisme dans les programmes diffusés de la chaîne. Al-Manar est à la fois une chaîne hertzienne destinée au Liban et une chaîne satellitaire à vocation internationale comme CNN ou Al Jazeera. La langue est l’arabe mais les informations télévisées sont aussi présentées en français et en anglais. Al-Manar est placée sur la liste officielle des organisations terroristes des États-Unis d’Amérique1.http://fr.wikipedia.org/wiki/Al-Manar

exemple d’un commentaire antisémite sur Al Manar, origine France !

14 – azer
al sirat al mustaqeem | France 01:58 2014-09-17  
Interressant les chiites du hezbollah ont les capacités de nuire aux youtres qui occupent la palestine et
oppressent les musulmans de cette region, mais ne le font pas. Pourquoi ?

Source : Site de la chaîne http://www.almanar.com.lb/french/main.php

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Daesh en crise, ses champs pétroliers sèchent, les ingénieurs fuient!
L’organisation terroriste Daesh lute pour protéger ses revenus des champs pétroliers qu’il contrôle en Irak et en Syrie, surtout après la fuite d’ingénieurs nécessaires pour assurer le pompage du pétrole brut, indique le journal britannique Sunday Times.En effet, Daesh a gagné en juillet dernier 3 millions de dollars par jour de la vente du pétrole dans le marché noir mais ses gains ont diminué à la moitié après ses défaites militaires en aout.

Michael Stevens, de l’institut royal pour les services de recherches, rapporte après son retour de l’Irak et de la Syrie : « Les revenus ont diminué à moins de 1.5 millions de dollars par jour, et je peux affirmer une diminution plus aigue de la production de pétrole par Daesh par rapport à la production actuelle. Bien que la production en Syrie demeure stable, je pense que Daesh est dans une mauvaise passe ».

Le journal rappelle que depuis l’apparition de Daesh en Syrie en 2012, Daesh a pillé les sites pétroliers et gaziers et a acheminé du pétrole volé, sans oublier l’enlèvement des otages, l’imposition de taxes et les chantages, récoltant ainsi 1 milliard de dollars.

Daesh a aussi nommé un ministre du pétrole pour coordonner la production et le commerce, et possède un arsenal de plus 200 citernes volés en Irak, ainsi que des oléoducs présents à la frontière turque.

Cette organisation terroriste a mis la main sur le champ pétrolier Omar, le plus grand en Syrie, et sur les champs voisins de son bastion à l’Est de Deir Ezzor, sur les champs d’Ajil, de Hamrine au nord de l’Irak.

En effet, révèle le Sunday Times, Daesh a convaincu les employés actuels des sites pétroliers à Malih d’y rester, en haussant leurs salaires ou encore en les menaçant de mort.

De plus, le chef de Daesh Aboubakr elBagdadi a incité les techniciens du monde islamique à venir contribuer à la constitution de l’Etat islamique qu’il dirige !

Des sources de renseignement occidentales pensent que certains experts fanatiques ont répondu à l’appel. En juillet dernier, Daesh aurait pompé près de 80000 barils par jour des champs irakiens et syriens, mais cette activité a reculé à la moitié dans les dernières semaines.

Un activiste assure que Daesh essaie d’employer certains ingénieurs et techniciens par la force au nord de la Syrie afin de préserver l’infrastructure qu’il contrôle. Le commandement de ce groupe terroriste offre des appartements luxueux, une épouse, de gros salaires et cherchent plus d’ingénieurs.

Alors que Daesh paie 600 dollars à chaque combattant, et 900 dollars aux médecins qui soignent leurs soldats. Combien touchera alors un ingénieur ?
Et le journal britannique de poursuivre que la faible production de pétrole a un effet direct et imminent sur les habitants locaux qui vivent sous le contrôle de Daesh. Sachant que cette organisation a offert du carburant à bas prix aux habitants mais les ressources commencent à sécher. Ce qui laisse présager une contestation populaire prochaine.

Toutefois, ce groupe est assez intelligent pour réaliser son besoin des habitants locaux. Pour cette raison, il a diminué les taxes dans certaines régions sous forme d’indemnisation. Mais il semble clair pour les Irakiens et les Syriens qui étaient au début heureux de la mise en place de l’ « Etat islamique » que cet Etat ne possède pas les expertises techniques pour son bon fonctionnement, conclut le Sunday Times!
Source: arabi-press

Monde islamique
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  « Les Etats-Unis visent à travers Daesh de vider l’Islam de son vrai sens »
L’équipe du site
Les députés des sunnites dans la République islamique d’Iran, ont déclaré que l’organisation terroristeDaesh est une pure création des Etats-Unis dans le but attiser les différences entre les musulmans et de provoquer une scission au sein de l’Islam,a rapporté le site d’information iranienFarsnews.Le député iranien sunnite MolowiNazirAhmed Salami, représentant du peuple de la province de Sistan-Baloutchistan dans l’Assemblée des experts, a déclaré en marge de la Conférence internationale des oulémas  musulmans pour le soutien de la résistance palestinienne, que «Daesh  représente l’Amérique et l’exécution des deuxcorrespondants Américains parDaesh  n’est qu’une mise en scène afin de  provoquer la zizanie entre les musulmans, car l’Arrogance est prête aremuer le monde directement ou indirectement ».Concernant les sanctions de l’Occident contre l’Iran, le député iranien a souligné que « l’Amérique et l’Occident veulent nous imposer un étau et assiéger les peuples musulmans de toute part, ils ne veulent pas quenous nouselevons à un niveau scientifique égal à eux ».Lors de cette conférence, le députéAbedNaqibi, sunnite etChafii de doctrine a déclaré: «les groupes terroristes de  Daesh qui ont été formées récemment sont  une réplique desKharijites, il faut les affronter et publier  la vérité et les dénoncer dans les milieux scientifiques et universitaires, et souligner que  leur objectif est  la scission des  musulmans.Il a souligné que « les Etats-Unis se sont  trompés dans leurs calculs, ils ont cru que Daesh recevra un très bon accueil en raison de l’environnement en Irak en leur faveur, mais quand ils ont constaté que  les Kurdes, les sunnites de  l’école chafiite ne soutenaient pas  Daesh au contraire, ils ont décidé de jouer sur les deux cordes : ils soutiennent secrètement Daesh mais publiquement ils les attaquent».Et d’ajouter : «  En raison de la propagation de l’islam en Europe et en Afrique, les ennemis ont cherché via  Daesh, de refléter une fausse image de l’Islam, sans l’ombre d’un doute  Daesh est  le descendant du colonialisme sauf que chaque jour il change de couleur».Il est à noter que la Conférence internationale des oulémas  musulmans pour le soutien de la résistance palestinienne, a débuté le mardi avec la participation d’intellectuels, dignitaires et érudits musulmans venant de 53 pays notamment: la Palestine, le Liban, l’Irak, la Syrie, la Turquie, l’Egypte, la Tunisie, la Jordanie, le Tadjikistan, la Gambie, la Tanzanie, le Bahreïn, l’Inde, le Cameroun, la Malaisie, le Pakistan, l’Ukraine, le Nigeria, le Sri Lanka et le Yémen, le Mali, le Sénégal et l’Afrique du Sud Kazakhstan et d’autres pays.
L’Iran doute du « sérieux et la sincérité » de la coalition contre l’EI
L’équipe du site
L’Iran a exprimé jeudi ses doutes sur le « sérieux et la sincérité » de la coalition internationale que les Etats-Unis souhaitent bâtir pour lutter contre Daech (EI), un groupe armé takfiriste qui sévit en Irak et en Syrie. »Il y a des incertitudes sur la soi-disant coalition internationale (contre Daech) qui a été annoncée après le sommet de l’Otan », a affirmé la porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Marzieh Afkham, citée par l’agence officielle Irna. »On peut s’interroger sur son sérieux et sa sincérité pour s’attaquer aux vraies causes du terrorisme », a-t-elle ajouté, quelques heures après l’annonce du président américain Barack Obama de sa volonté de « détruire » ce groupe ultra-radical.

Elle a accusé, sans les nommer, certains pays de la coalition d’avoir « fourni un soutien financier » aux takfiristes en Irak et en Syrie, en allusion à certains pays du Golfe.

Et d’ajouter : « d’autres pays espèrent apporter des changements politiques en Irak et en Syrie pour leurs propres intérêts ».

 

Source: Agences

11-09-2014 – 13:59 Dernière mise à jour 11-09-2014 – 13:59 | 968 v

La plupart des vidéos que j’avais visionnées ont disparu mais il ne fait aucun doute qu’elle réapparaîtront sous la même forme ou une autre.

http://www.nuitdorient.com L’Etat Islamique est un produit du Wahabisme

Vous ne Pouvez pas Comprendre l’État Islamique sans Connaître l’Histoire du Wahabisme en Arabie Saoudite Par Alastair Cook, agent du MI16 5/9/14

L’irruption spectaculaire de l’Etat islamique (EI) sur le devant de la scène irakienne a surpris nombre d’observateurs occidentaux. Sa violence et son pouvoir d’attraction chez les jeunes Sunnites en déconcertent et en horrifient plus d’un. L’ambivalence de l’Arabie saoudite face à ce phénomène, d’autant plus inquiétante et inexplicable, pose la question de savoir si les Saoudiens comprennent que l’EI est également une menace pour eux.

Même aujourd’hui, les dirigeants du royaume semblent divisés.

– Certains se réjouissent que EI combatte le « feu » des Chiites iraniens par celui des Sunnites, qu’un nouvel Etat sunnite prenne forme au cœur de ce qu’ils tiennent pour des terres historiquement sunnites, et que la stricte adhérence à l’idéologie salafiste de l’EI s’apparente à celle que pratiquent les Saoudiens.
– D’autres, plus pessimistes, gardent en mémoire la révolte des Wahabites de l’Ikhwan contre Abd-al Aziz — précisons que l’Ikhwan en question n’a aucun lien avec l’organisation éponyme des Frères musulmans (Ikhwan al Mouslimim), et que cet article fait exclusivement référence à la milice wahabite ainsi dénommée, N.d.a. — qui a failli marquer la fin de ce mouvement et celui de la dynastie saoudienne à la fin des années 1920.
– D’autres encore s’inquiètent des doctrines radicales de l’EI, et commencent à remettre en question certains aspects de la politique et du discours saoudiens.

La Dualité Saoudienne
Les dissensions internes et les tensions saoudiennes autour de l’EI ne se comprennent qu’à travers le prisme de la dualité historique inhérente et tenace au cœur de la doctrine du royaume.
– Un élément dominant de l’identité saoudienne est directement lié à Mohammad ibn Abd al-Wahab, fondateur du wahabisme et à l’application de sa doctrine radicale puritaine d’exclusion par Ibn Saoud, qui n’était alors qu’un chef de tribu parmi d’autres, les Bédouins se faisant continuellement la guerre dans le désert impitoyable du Nejd.

(voir www.nuitdorient.com/n231.htm)
– Le deuxième élément de cette dualité étonnante est incontestablement dû à la création d’un État souverain par le roi Abd-al Aziz dans les années 1920. II a réprimé la violence de l’Ikhwan, afin de pouvoir instaurer des relations diplomatiques avec la Grande-Bretagne et les Etats-Unis.

Et il a institutionnalisé l’élan initial wahabite, en prenant opportunément le contrôle du robinet à pétrodollars dans les années 1970, afin de rediriger les excès de l’Ikhwan vers les pays étrangers, par le biais d’une révolution culturelle, plutôt que par une révolution violente de l’ensemble du monde arabe.
Cette « révolution culturelle » n’avait rien d’un mouvement réformiste bénin. C’était une révolution fondée sur la haine quasi-jacobine d’Abd al-Wahab envers la putrescence et le déviationnisme qu’il percevait autour de lui, ce qui explique ses appels à purger l’Islam de toutes ses hérésies et idolâtries.

Les Imposteurs Musulmans
L’écrivain et journaliste américain Steven Coll a expliqué comment Abd al-Wahab, disciple austère et dogmatique du savant Ibn Taa’miya (14èmes), méprisait « la noblesse égyptienne et ottomane bien comme il faut, prétentieuse, fumeuse de tabac et de haschisch, qui traversait l’Arabie en jouant du tambour pour aller prier à La Mecque ».
Aux yeux d’Abd al-Wahab, ces gens-là n’étaient pas des Musulmans, mais des imposteurs. Il ne portait pas dans son cœur non plus les Bédouins du coin. Ils l’agaçaient en honorant des saints, en érigeant des pierres tombales, en se montrant « superstitieux », car ils allaient notamment se recueillir sur des tombes ou des lieux qu’ils estimaient sacrés.
Pour Abd al-Wahab, ce genre de comportement était « bida », une hérésie.
Comme Taamiya avant lui, Abd al-Wahab pensait que le séjour du prophète Mohammed à Médine correspondait à un idéal de société musulmane — la « meilleure de tous les temps » — que tous les Musulmans devraient s’efforcer de retrouver (à peu de choses près, c’est la définition du salafisme).
Taa’miya avait déclaré la guerre aux Chiites, aux Soufis et aux philosophes grecs. Il avait également condamné les pèlerinages sur la tombe du prophète et les festivités liées au jour de sa naissance, estimant qu’ils ne faisaient qu’imiter les rites idolâtres chrétiens. Abd al-Wahab s’était emparé de ces théories initiales, déclarant que « quiconque ne respecterait pas à la lettre cette interprétation de l’Islam devrait craindre pour ses biens et pour sa vie« .
L’un des principes fondamentaux de la doctrine d’Abd al-Wahab se retrouve dans le « takfîr ». Ce texte permettait à Abd al-Wahab et ses disciples de décider qui, parmi leurs coreligionnaires, méritaient d’être considérés comme des infidèles s’ils empiétaient de quelque manière que ce soit sur la souveraineté absolue du roi. Abd al-Wahab dénonçait les Musulmans qui vénéraient les morts, les saints ou les anges. Il estimait que ces croyances les détournaient de l’indispensable soumission totale envers Dieu, et Lui seul. L’Islam wahabite interdisait donc les prières aux saints et aux morts, les pèlerinages sur les tombes et les mosquées, les festivals religieux qui honoraient les saints, la célébration de la naissance du prophète Mohammed, et même l’utilisation de pierres tombales.
Abd al-Wahab exigeait que l’on se conformât, de manière physique et tangible.

Il pensait que chaque Musulman était tenu de faire serment d’allégeance à un chef unique, un calife, le cas échéant. « Ceux qui ne se conforment pas à cette interprétation doivent être tués, leurs femmes et leurs filles, violées, et leurs biens, confisqués« , écrivait-il. La liste des apostats condamnés à mort incluait des Chiites, des Soufis et des Musulmans d’autres confessions, qu’Abd al-Wahab ne considérait pas comme des vrais musulmans.
De ce point de vue, il n’y a aucune différence entre le wahabisme et l’EI. La rupture ne s’est faite que plus tard, au moment de l’institutionnalisation de la doctrine de Muhammad ibn Abd al-Wahab: « Un seul chef, un seul pouvoir, une seule mosquée« , les trois piliers du wahabisme dans lesquels on s’accorde à voir le roi d’Arabie saoudite, le pouvoir absolu de la religion d’Etat, et son contrôle sur « le verbe », c’est-à-dire la mosquée.
C’est cette rupture – le refus de reconnaître ces trois piliers, sur lesquels repose entièrement le pouvoir sunnite – qui fait de l’EI une grave menace pour l’Arabie saoudite, bien que l’organisation se conforme par ailleurs en tout point au wahabisme.

Petit Cours d’Histoire (1741-1818)
Les positions extrémistes d’Abd al-Wahab finirent par le condamner à l’exil et, en 1741, après une longue errance, il trouva refuge auprès d’Ibn Saoud et de sa tribu. Dans le discours novateur d’Abd al-Wahab, Ibn Saoud percevait un moyen de rejeter les traditions et conventions arabes, et de s’emparer du pouvoir.
Le clan d’Ibn Saoud, paré de la doctrine d’Abd al-Wahab, pouvait désormais se livrer à ce qu’il avait toujours fait, c’est-à-dire au pillage des villages alentour. Affranchi du cadre de la tradition arabe, il se revendiquait à présent du jihad. Ibn Saoud et Abd al-Wahab avaient également réintroduit le concept du martyr dans le jihad, puisqu’il leur assurait l’accès immédiat au Paradis.
Dans les premiers temps, ils s’emparèrent de quelques communautés et y imposèrent leur loi. Les habitants avaient un choix – des plus limités – entre la conversion au wahabisme ou la mort.

Dès 1790, l’Alliance contrôlait la quasi-totalité de la péninsule arabe et menait des expéditions répétées contre Médine, la Syrie et l’Irak.
Leur stratégie – comme l’EI aujourd’hui – était d’asservir les peuples des territoires conquis, de préférence par la terreur.

En 1801, ils attaquèrent la ville sainte de Karbala, en Irak, et se livrèrent au massacre de milliers de Chiites, hommes, femmes et enfants. De nombreux sanctuaires chiites furent détruits, y compris celui de l’imam Hussein, le petit-fils assassiné du prophète Mohammed.
Décrivant la situation, le lieutenant britannique Francis Warden écrivit : « Ils ont totalement dévasté Karbala, pillé la tombe d’Hussein (…) et massacré plus de cinq mille personnes en une seule journée, avec une cruauté extraordinaire… »
Osman Ibn Bishr Najdi, l’historien du premier Etat saoudien, détailla les circonstances de ce massacre : « Nous nous sommes emparé de Karbala, dont nous avons massacré les habitants. Les survivants ont été réduits en esclavage, à la grâce d’Allah, Seigneur de l’univers. Nous sommes fiers de ce que nous avons accompli, et nous disons aux infidèles qu’ils subiront le même sort »
En 1803, Abdul Aziz entra dans la ville sainte de La Mecque, dont les habitants, cédant à la terreur et à la panique, s’étaient rendus et la même chose allait se produire à Médine. Les partisans d’Abd al-Wahab détruisirent plusieurs monuments historiques, ainsi que toutes les tombes et sanctuaires qu’ils contenaient. A l’issue des combats, des siècles d’architecture islamique avaient été réduits en poussière près de la Grande Mosquée.
Mais, en novembre de la même année, un Chiite assassina le roi Abdul Aziz pour se venger du massacre de Karbala. Le fils de la victime, Saoud bin Abd al Aziz, lui succéda et poursuivit sa conquête de l’Arabie. Les chefs ottomans ne pouvaient cependant plus se contenter de voir leur Empire grignoté peu à peu. En 1812, l’armée ottomane, composée d’Egyptiens, reprit Médine, Djeddah et La Mecque. En 1814, Saoud ibn Abd al Aziz mourut des suites d’une forte fièvre. Son malheureux fils, Abdullah ibnSaoud, fut emmené de force à Istanbul, où il fut exécuté d’une manière particulièrement horrible. Un visiteur de passage explique l’avoir vu traîné dans les rues d’Istanbul trois jours durant, avant d’être pendu puis décapité. Sa tête fut ensuite tirée par un canon, tandis que son cœur était extirpé et planté sur sa dépouille.
En 1815, les forces wahabites furent écrasées par les Egyptiens, sous les ordres des Ottomans, lors d’une bataille décisive. Trois ans plus tard, les Ottomans s’emparèrent de la capitale wahabite, Dariya, qu’ils détruisirent entièrement. Le premier Etat saoudien avait vécu. Les quelques survivants se retirèrent dans le désert, où ils ne firent plus parler d’eux jusqu’au 20ème siècle.

L’Histoire se Répète avec l’EI
Il est aisé d’imaginer la façon dont la création d’un Etat islamique dans les frontières de l’Irak contemporaine peut être perçue par ceux qui connaissent de l’Histoire de cette région. La philosophie du wahabisme du 18ème siècle, loin de s’éteindre à Nejd, a ressurgi dans les décombres de l’Empire ottoman, suite au chaos de la 1ère guerre mondiale. La dynastie Al Saoud – sous sa forme contemporaine – était conduite par le laconique Abd-al Aziz, habile politicien, qui sut unir les différentes tribus bédouines et instauré l’Ikhwan saoudien, dans l’esprit des combattants prosélytes d’Abd-al Wahab et Ibn Saoud.
L’Ikhwan était une réincarnation de l’ancienne mouvance cruelle et semi-indépendante, composée de fervents « moralistes » wahabites armés, qui avaient réussi à conquérir l’Arabie au début du 18ème siècle. Encore une fois, les militants réussirent à s’emparer de La Mecque, Médine et Djeddah entre 1914 et 1926. Mais Abd-al Aziz comprit rapidement que ses intérêts étaient incompatibles avec le jacobinisme révolutionnaire de l’Ikhwan. Les rebelles se révoltèrent, faisant plonger la région dans une guerre civile qui dura jusque dans les années 1930, quand le roi les fit passer par les armes.
Pour Abd-al Aziz, les vérités simples des précédentes décennies n’étaient plus d’actualité. Du pétrole venait d’être découvert dans la péninsule. La Grande-Bretagne et les Etats-Unis le courtisaient, mais continuaient à soutenir Sharif Husain, seul souverain légitime. Les Saoudiens avaient besoin d’élaborer une nouvelle approche diplomatique.
Le wahabisme, mouvement djihadiste révolutionnaire empreint de pureté théologique, fut donc contraint de devenir un mouvement socialement, politiquement, théologiquement et religieusement conservateur, justifiant de faire allégeance à la famille royale saoudienne et au pouvoir absolu du roi.

La Fortune Pétrolière Répand le Wahabisme
L’aubaine pétrolière permit aux Saoudiens, selon les termes du politologue français Gilles Kepel, de répandre le wahabisme à travers le monde musulman, de « wahabiser » l’Islam, et de réduire ainsi la multitude des courants de cette religion à un principe unique transcendant les divisions nationales. Des milliards de dollars furent — et continuent à être — investis dans cette forme de puissance par cooptation.
Ce sont ces sommes étourdissantes — et l’enthousiasme des Saoudiens à faire coïncider les intérêts de l’Islam sunnite avec ceux des Etats-Unis, tout en répandant le wahabisme dans les sphères éducatives, sociales et culturelles islamiques — qui ont créé les conditions d’une dépendance de l’Occident envers l’Arabie saoudite, dépendance qui perdure depuis la rencontre entre Abd-al Aziz et Roosevelt sur un navire de guerre américain ramenant le président de la conférence de Yalta.
Les Occidentaux ont regardé le Royaume, et ils ont vu des richesses innombrables, une apparente modernité et une influence autoproclamée sur l’ensemble du monde musulman. Ils ont choisi de croire que le Royaume allait succomber aux impératifs du monde moderne, et que la gestion de l’Islam sunnite aurait également un effet positif.

Mais l’idéal religieux de l’Ikhwan saoudien ne s’est pas éteint dans les années 1930. Il a battu en retraite tout en maintenant son emprise sur certains des rouages du système, ce qui explique la dualité que nous observons aujourd’hui dans l’attitude des Saoudiens envers l’EI.
D’un côté, l’EI est profondément wahabite. De l’autre, son ultraradicalisme ne s’apparente pas à ce mouvement. On pourrait l’envisager comme un retour de balancier face au wahabisme moderne.
L’EI est un mouvement « post-médinien » : il cherche à imiter les deux premiers califes, plutôt que le prophète Mohammed, et il refuse de reconnaître la légitimité du régime saoudien.
Pendant que la monarchie saoudienne se boursouflait à l’ère du pétrole, le message de l’Ikhwan a gagné du terrain, en dépit de la campagne de modernisation du roi Faisal.

La « méthode Ikhwan » a bénéficié — et bénéficie encore — du soutien d’hommes et femmes influents, et de cheikhs. D’une certaine façon, Oussama ben Laden était l’incarnation parfaite de cette méthode.
Aujourd’hui, le travail de sape de l’EI contre le royaume saoudien n’est pas perçu comme un problème, mais comme un retour aux véritables origines du projet wahabite saoudien.
En laissant les Saoudiens gérer la région avec eux, tandis qu’ils s’adonnaient à leur nombreux projets — contrer les influences socialistes, ba’athistes, nasséristes, soviétiques et iraniennes –, les Occidentaux ont révélé leur vision de l’Arabie saoudite — richesse, modernisation et position dominante — mais ont choisi d’ignorer l’élan wahabite.
Car, pour les services de renseignement occidentaux, les mouvements islamistes les plus radicaux étaient les mieux placés pour éreinter l’URSS en Afghanistan, et renverser les chefs d’Etat et les pays de la région qui n’avaient plus les faveurs de l’Occident.

Au regard de tous ces éléments,

pourquoi sommes-nous étonnés de voir émerger un mouvement révolutionnaire ultraviolent sur les ruines du corps expéditionnaire du Prince Bandar, mandaté par l’Occident et l’Arabie saoudite pour porter secours aux rebelles syriens dans leur combat contre le président Assad ?

Et pourquoi sommes-nous étonnés — quand on connaît un peu le wahabisme — de constater que les rebelles « modérés » en Syrie sont une denrée inexistante ?

Comment a-t-on pu penser que le wahabisme radical engendrerait un mouvement modéré ?

Ou que la doctrine « Un seul chef, un seul pouvoir, une seule mosquée : soumettez-vous ou préparez-vous à mourir » pourrait conduire à la modération et à la tolérance ?

A moins que nous n’ayons tout simplement pas réfléchi.

Cheval de Troie : lancement mardi 20 août de Al Jazeera America

Publié le

«Al Jazeera est l’un des outils diplomatiques et politiques les plus utilisés du Qatar dans les négociations pour améliorer les relations avec d’autres pays»

Câble communiqué par WikiLeaks

Al Jazeera America (AJAM) sera lancée mardi 20 août aux Etats-Unis, sur quelques chaînes câblées dans quelques villes, une opportunité très attendue par le Qatar qui a vu son influence diminuer dans le monde arabe malgré son soutien aux Frères musulmans contre l’influence salafiste.

La chaîne Qatarie a embauché 850 personnes  pour travailler dans 12 bureaux à travers les Etats-Unis (soit un total de 70 dans le monde). Le lancement d’Al-Jazeera America a été rendu possible par le rachat en janvier 2013,de la chaîne câblée Current TV, cofondée en 2005 par l’ancien vice-président Al Gore qui a fait fortune dans les énergies renouvelables, comme disent certaines mauvaises langues, « avec l’argent du pétrole sans le pétrole ». 

On se demande pourquoi, si la chaîne sert les intérêts des USA, elle ne s’y est pas implantée plus tôt. On peut imaginer que ce projet ne date pas d’hier et qu’il faut du temps pour le mettre en oeuvre mais, d’après plusieurs médias , la chaîne aurait perdu audience et crédibilité dans les pays arabes où sa concurrente, Al arabiya  financée par un prince saoudien gagne régulièrement des parts de marché.

Les Américains nourriraient-ils l’illusion de pouvoir orienter AJAM de l’intérieur ou identifier ses informateurs liés au terrorisme ? Les moyens ne devraient pas poser problème tant la foule de journalistes confirmés est grande qui se presse aux portes de la chaîne. Grande est aussi la malice du Qatar qui a tant œuvré pour sauver les apparences qu’Al Jazeera a reçu en 2012 un Peabody Award pour Sheikh Jarrah, My Neighborhood qui donne la parole de tous les acteurs de l’expulsion d’une famille palestinienne de leur logement à Sheikh Jarrah, un quartier de Jérusalem Est. http://www.truah.org/issuescampaigns/justiceforjerusalem/insideneighborhoods/sheikh-jarrah/my-neighbourhood.html. Ce documentaire serait à l’image de ce que AJAM promet à ses futurs abonnés : inédit, exhaustivité, débat et objectivité.

On ne répétera jamais assez que seuls comptent les actes. Si le Qatar avait réellement l’intention de promouvoir la démocratie au sein de son bras médiatique, il l’aurait déjà généralisé dans ses œuvres nationales. Or le Qatar reste une dictature islamique , une monarchie absolue qui pratique l’esclavage et enferme ses femmes.

Au mois de juin dernier des sportifs français avaient eu le courage de témoigner de l’horreur de leur séjour captif au Qatar : 

Karim Zmerli et Lilia Ben Rejeb qui ont enquêté1, mettent en garde les Français en général mais surtout ceux d’origine maghrébine.

«En voulant gagner de l’argent, vous risquez de perdre votre dignité, votre liberté et même votre humanité, préviennent Zmerli et Ben Rejeb. Le Qatar que certains médias français vous décrivent de manière fallacieuse comme un Eldorado, n’est pas celui que vous allez découvrir une fois là-bas. Cette propagande que le Qatar entretient grâce à l’argent et à son puissant réseau politique et médiatique français, de gauche comme de droite, a brisé des rêves et détruit des familles. Avant de vous laisser entraîner par une utopie qui risque de tourner au cauchemar, aillez le réflexe du Premier ministre Jean-Marc Ayrault : « Le Qatar ? Avant d’y aller, je réfléchirai » »

http://www.postedeveille.ca/2013/06/des-sportifs-francais-temoignent-le-qatar-pratique-lesclavage-la-fifa-alertee.html#more

Le Qatar est un pays où le droit d’association est interdit, où les partis politiques et syndicats le sont tout autant. Où le droit n’est qu’une notion molle qui doit coller à l’humeur des princes, avec, à la clé, lettre de cachet, peine de mort et châtiments corporels. Le million d’ouvriers étrangers qui travaille dans cet émirat est, les syndicats internationaux et les ONG le soulignent, « soumis à une forme d’esclavage moderne ». Privés de passeport, ces « esclaves » vivent en camps sous l’autorité de la police et des leurs « parrains ».

 Ne parlons pas des droits d’une presse qui n’existe pas. Est-il venu à l’idée d’un seul pèlerin de Doha de prendre des nouvelles du poète Al-Ajami condamné à 15 ans de prison pour avoir osé réclamer que le « printemps arabe » touche aussi le Qatar ? Est-il venu à l’esprit d’un seul de ces invités d’interroger l’émir : « comment peut-on, dans votre Forum, discuter de ‘Démocratie nouvelle ou restaurée’, alors que cette vertu n’existe pas dans votre pays ? » http://leplus.nouvelobs.com/contribution/879882-le-qatar-est-loin-d-etre-un-regime-exemplaire-pourquoi-devrions-nous-le-taire.html

Al Jazeera America est-elle un cheval de Troie de l’Oumma en Amérique ou un allié du grand démon capitaliste destiné à rassembler ses ennemis musulmans pour mieux les contrôler ? En effet, plusieurs interlocuteurs laissent entendre que d’importantes négociations sont menées depuis des années entre Al Jazeera et le gouvernement américain afin de maintenir un solide lien diplomatique, malgré des dissensions apparentes, entre l’Occident et le Moyen-Orient. http://www.monde-diplomatique.fr/2012/05/GONZALEZ_QUIJANO/47701

Si le gouvernement américain pense réellement qu’il va se mettre Al Jazeera dans la poche, je pense que, à l’image de nos dirigeants, il se trompe lourdement parce que les systèmes d’espionnage et de manipulation occidentaux ne seront jamais aussi forts que la volonté de mener le djihad à son terme pour fortifier l’oumma grâce à l’outil de la takkiya. Les Musulmans sont en train de faire rentrer des chevaux de Troie dans tous les pays occidentaux assez vaniteux pour penser qu’ils peuvent contrôler l’impérialisme économique musulman. Les Occidentaux s’imaginent qu’ils peuvent tirer les marrons du feu des dissensions intra musulmanes entre chiites, salafistes, sunnites et Frères musulmans. Ces dissensions ne sont qu’apparence car il n’y a qu’une oumma et Al Jazeera comme Al Arabiya en sont la voix.

Nous avons l’habitude de louer les médias américains et, surtout l’indépendance et le professionnalisme de leurs journalistes. A voir la foule de journalistes qui se précipitent pour travailler à AJAM, je me pose des questions …Tout fout le camp, ma brav’ dam’ ;-(( … et c’est pour cela qu’Internet est la 8ème merveille du monde grâce à laquelle moi, La Connectrice, je peux vous offrir réinformation et opinion personnelle en toute indépendance.

Documentation

Les accusations selon lesquelles Al Jazeera sert la politique étrangère de l’État qui l’accueille ne sont pas nouvelles, et des documents publiés antérieurement se réfèrent au média comme à «l’un des outils diplomatiques et politiques les plus utiles du Qatar,» susceptible d’être utilisé comme «un outil de négociation pour améliorer les relations avec d’autres pays.» Un autre document presse le sénateur John Kerry d’aborder le sujet d’Al Jazeera avec le gouvernement qatari à l’occasion d’une visite dans le pays du Golfe: «Il existe de nombreux précédents d’un dialogue sur Al Jazeera dans le cadre de l’amélioration des relations bilatérales», peut-on y lire.

Malgré ces affirmations venant de sources diplomatiques américaines, à la fois la chaîne et le gouvernement qataris insistent sur son indépendance éditoriale et sa totale liberté.

Al Jazeera est dans la tourmente. Deux ans après le début des révoltes dans le monde arabe, la chaîne qatarie est de plus en plus isolée. Accusée de partialité dans la couverture des révolutions dans le monde arabe, la télévision de l’émirat parviendra-t-elle à survivre ?

Difficultés en Egypte

Depuis l’éviction de Mohamed Morsi par l’armée, Al Jazeera vit ses pires heures en Egypte. Juste après l’annonce de la destitution de Morsi, Al Jazeera avait diffusé un enregistrement, mal filmé, dans lequel il réaffirmait être encore Président. Après son arrestation mercredi 03 juillet, les locaux de la chaîne qatarie, accusée d’être proche des islamistes, ont été fouillés et fermés sur ordre du procureur. Lundi 08 juillet, lors d’une conférence de presse tenue par les militaires, un journaliste d’Al Jazeera, à été pris à partie et chassé par ses confrères égyptiens. En même temps, plusieurs collaborateurs de la chaîne en Egypte, ont annoncé leur démission. “Un désaccord sur la ligne éditoriale” avait expliqué lundi un responsable d’Aljazeera à Doha.

« Certains nouveaux collaborateurs du bureau d’Al-Jazeera-Mubasher (la chaîne en direct du groupe) en Egypte, qui ont leur propre appréciation de la situation dans le pays, ont décidé de quitter la chaîne », a déclaré à l’AFP un responsable sous couvert de l’anonymat.

Al Jazeera peut-elle survivre?

Est-ce la fin d’Al Jazeera? Après 17 ans d’existence, la chaîne qui a longtemps été un média de référence dans le monde arabe, est aujourd’hui associée à un média de propagande, plutôt qu’à une chaîne d’information. Surfant sur la vague des printemps arabes, elle a perdu beaucoup de sa crédibilité. Plusieurs de ses journalistes dénoncent sa ligne éditoriale et claquent la porte, notamment son directeur, Wadhah Khanfar qui a quitté son poste en septembre 2011, et la présentatrice vedette Eman Ayad, en janvier 2012. “Il n’y a plus de journalisme indépendant” déclare le libanais Ali Hashem, un ancien correspondant d’Al Jazeera à Beyrouth après sa démission. “Les chaînes de télévision se sont transformées en partis politiques, poussant l’agenda de forces extérieures” déclare-t-il dans une interview à RT.

Al Jazeera peut-elle survivre aujourd’hui? La chute des régimes dictatoriaux a libéré les médias et Al Jazeera n’a plus le monopole de l’information. L’expansion du groupe n’a toutefois pas été arrêté. Après ses chaînes sportives à grand succès, Al Jazeera se lance en France, avec une chaîne d’information en continue francophone. et prépare également un lancement aux États-Unis.

OLJ/Agences | 19/08/2013

Moins de pubs, plus de reportages aprrofondis... Al-Jazeera promet de devenir le plus gros groupe de télévision au monde. Stan Honda/AFP
Moins de pubs, plus de reportages aprrofondis… Al-Jazeera promet de devenir le plus gros groupe de télévision au monde. Stan Honda/AFP
 
MÉDIAS Le groupe qatari lance demain la chaîne aux USA, tout en s’apprêtant à affronter de nombreux obstacles.

Fort d’un porte-monnaie bien garni, d’un agenda ambitieux et d’une brochette de reporters célèbres, le groupe qatari al-Jazira lance demain sa nouvelle chaîne d’information aux États-Unis, promettant de révolutionner le journalisme télé et de surmonter certaines réticences du public américain. Al-Jazeera America sera dans un premier temps reçue par 40 millions de foyers à travers le pays. Si elle prévoit de démarrer avec un taux d’audience relativement faible, la chaîne compte s’étendre davantage et frapper un grand coup face à la concurrence féroce des trois géants de l’information en continu : CNN, MSNBC et Fox News. Elle proposera chaque jour aux téléspectateurs américains 14 heures de direct, des documentaires et débats, ainsi qu’à chaque heure pleine un bulletin sur les dernières nouvelles de la journée. Mais là où la chaîne veut vraiment faire la différence, c’est sur la diffusion de reportages approfondis et long format, un aspect souvent négligé par les grands groupes télévisés. « Nous savons que les Américains veulent une couverture en profondeur des sujets d’actualité qui comptent pour eux », explique Ehab al-Shihabi, directeur général par intérim d’al-Jazeera America. « Ils veulent plus de reportages impartiaux et moins de prises de position, c’est exactement ce que fait al-Jazeera. »

Des experts soulignent cependant que le groupe qui appartient à la famille souveraine du Qatar doit se préparer à une bataille difficile pour conquérir des parts d’audience aux États-Unis, en particulier en raison de son histoire au Moyen-Orient. La chaîne est en effet connue pour avoir diffusé dans le passé des messages vidéo d’el-Qaëda ou d’Oussama Ben Laden. Certains conservateurs estiment que le groupe est encore aujourd’hui anti-Occident. « Al-Jazeera a déjà joué un rôle dans la radicalisation de musulmans à l’étranger en vue de transformer les Américains en cibles de terroristes », a accusé Cliff Kincaid, directeur du lobby Accuracy in Media. Mais Ehab al-Shihabi veut croire que les Américains se détacheront de cette image une fois qu’ils auront visionné les programmes proposés : « Nous investissons actuellement massivement en publicités et en stratégie de marque (…) Je suis sûr qu’en peu de temps al-Jazeera va devenir populaire. »

…« Nous voulons raconter les histoires qui ne sont pas suffisamment couvertes, nous voulons parler aux communautés qui ne sont pas assez suivies. » L’ancien présentateur de NBC John Seigenthaler voit, lui, al-Jazeera comme une chaîne fournissant « un peu plus de fond, un peu plus de perspective, un peu plus de contexte, bref ce que l’on recherche dans le journalisme ».

Pour mémoire

Al-Jazeera joue gros avec le lancement de sa chaîne américaine

Al-Jazeera rachète Current TV, la chaîne d’Al Gore, et s’étend aux Etats-Unis

La crédibilité entamée d’al-Jazeera et d’al-Arabiya

Au total, 850 personnes ont été embauchées pour travailler dans 12 bureaux à travers les Etats-Unis (soit un total de 70 dans le monde). Le lancement d’Al-Jazeera America s’inscrit dans le sillage du rachat, annoncé en janvier, de la chaîne câblée Current TV, cofondée en 2005 par l’ancien vice-président Al Gore.

La présidente d’Al-Jazeera America, Kate O’Brian, a promis que la nouvelle chaîne allait « éviter les commentaires d’experts ou les dernières folies des célébrités », pour couvrir « tous les sujets qui doivent être couverts ». Al-Jazeera ne diffusera en outre pas plus de six minutes de publicité par heure, comparé à 15 minutes pour la plupart des autres chaînes.

Le quartier général d’Al-Jazeera America sera à New York, près de Penn Station. A Washington, Al-Jazeera récupérera les studios autrefois occupés par ABC au sein du « Newseum », à quelques blocs de la Maison Blanche et du Congrès.

Avec 

A l’occasion de la vente par Al Gore de sa chaine cablée Current TV au Qatar, début 2013 , des internautes facétieux ont ressorti une vieille vidéo de l’époque Bush par Mad-TV parodiant Al Jazeera sous le titre « Death to America »  Bien Vu et hilarant 

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