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Archives de Tag: Assises Nice violeurs Cécilia Gueye

Pour l’enseignement critique de la pornographie dès le collège

la dictature de la pornographie

Les procès des violeurs de Cécilia Gueye ont mis en évidence l’impact de la pornographie sur les pratiques sexuelles des jeunes et des garçons en particulier.

Cessons de fermer les yeux sur le monde parallèle de la pornographie qui a infiltré massivement l’Internet et notre paysage quotidien à travers les publicités porno chics et les couvertures de magazines affichées sur les kiosques et les devantures de marchands de journaux.

On a dit que la pornographie était le partenaire silencieux des nouvelles technologies de communication qui vont de l’informatique médicale à la téléphonie mobile en passant par la TV numérique et l’Internet sous toutes ses formes. La pornographie a connu un essor sans précédent avec la vulgarisation et l’accessibilité de l’Internet. Les pornographies ont saisi leur chance comme ils l’ont saisie de tous temps depuis que l’image existe. Léonard de Vinci et ses contemporains dessinaient des cochonneries, comme plus tard Dali ou Picasso. Toutefois ces oeuvres d’art étaient réservées à une élite. La découverte de la photographie a permis aux amateurs de réaliser et diffuser des photos pornographiques y compris pédophiles. Est venu le temps du téléphone qui a donné libre cours à toutes sortes de fantasmes notamment sur les « demoiselles du téléphone ». Le film a permis d’augmenter la production et la diffusion de sujets pornographiques et avec l’Internet, c’est l’explosion. Du porno pour tous, partout et tout le temps.

La pornographie est omniprésente en France au point qu’un ami de retour en France me disait : « c’est une atteinte à ma vie privée ». Cet adulte voulait dire que sa vie sexuelle, ses émotions sexuelles, sa vie intime étaient sollicités par le marché de la pornographie sans lui laisser le choix, que c’était une véritable dictature. Imaginez alors ce que cette dictature fait aux enfants. Elle façonne leurs attentes sexuelles et leur pratiques dès le plus jeune âge, avant même qu’ils ne choisissent eux-mêmes d’approfondir leurs connaissances en se plongeant dans des magazines spécialisés ou en visionnant des films pornographiques à la TV ou sur l’Internet. L’incitation à la pornographie est obsessionnelle. On ne peut pas y échapper.

A la télé je suis souvent importunée par une avalanche de publicités pour des sites et des téléphones pornographiques à des heures de grande écoute. Toutes ces publicités ont en commun de s’adresser aux hommes et de présenter les femmes comme des objets de consommation . Elles donnent, comme toutes les pornographie, une image extrêmement dégradante et choquante des femmes.

Cette formation sauvage à la pornographie est révélée par les enquêtes de police qui font suite aux crimes et délits sexuels. Les policiers trouvent presque toujours des documents pornographiques dans les affaires personnelles des criminels. L’argument qui prétend que les images pornographiques agissent comme une soupape de sécurité pour libérer les pulsions agressives au profit du contrôle de ces mêmes pulsions, cet argument ne tient pas. Les faits parlent d’eux-mêmes. Et pourtant, nos dirigeants ferment les yeux sur les dégâts provoqués par la pornographie.

Le viol est l’une des conséquences de la diffusion massive de documents pornographiques. Tous les violeurs sont des consommateurs réguliers, voire intenses, de la pornographie. Et cette pornographie est particulièrement dégradante pour les femmes qui y sont traitées comme des trucs justes bons à faire éjaculer -ou jouir-les mecs. Ces images contribuent à inférioriser les femmes et participent de leur oppression. On ne peut pas respecter des trucs à éjaculer.

A l’occasion du procès des violeurs assassins de Cécilia Gueye, les fantasmes pornographiques ont été évoqués. est apparu le gang-bang. Comme je ne connaissais pas cette chose, je l’ai tapée dans Google et en deux clics et un quart de seconde, je me suis trouvée devant un film dans lequel une jeune femme blonde tripotait en gémissant les bites de 12 hommes (il parait que le record est de 917 !) de toutes les couleurs.  http://www.mypornmotion.com/video/gang-bang-12-mecs-pour-1-fille-1415

Je dois dire que je n’en revenais pas et que je me consolais en me disant « Ah, ce kil faut pas faire pour s’informer  pour informer! ».

Outre le sujet du film qui met en scène une actrice porno d’une manière minimaliste qui laisse entendre que c’est du réel, j’ai été choquée par la facilité avec laquelle ce genre de chose pouvair être vue par n’importe qui.

Liberté versus pornographie

Je vois d’ici les pornographes et autres prostituteurs hurler au crime de lèse liberté de leurs fantasmes et, surtout des intérêts de leurs couilles en or. Hé bien non, messieurs, vous ne me culpabiliserez pas. J’estime que l’exercice de la sexualité est une chose merveilleuse d’ordre privé et intime. Là où il y a problème c’est quand des types avides de pognon inventent des produits de grande consommation nuisibles à la liberté sexuelle. La liberté sexuelle, ce n’est pas troncher, niquer, baiser, et faire n’importe quoi au nom de la sainte éjaculation. La liberté sexuelle est l’antithèse de la pornographie. C’est le plaisir de découvrir le corps et les réactions de la partenaire, ou du partenaire, de se faire du bien dans l’échange et l’émerveillement de ses propres trouvailles. Qui aujourd’hui, parmi les jeunes, est suffisamment structuré pour se libérer de l’impact répugnant de la pornographie au profit de ses propres réactions et de l’expérimentation de ses propres sensations ?

Mon fils avait dix ou onze ans lorsque j’ai trouvé dans sa chambre un dépliant pornographique. Sur le moment, j’ai été déçue. Quoi ? mon fils à moi, si bien élevé, mange de cette soupe-là ? Bon, je me suis ressaisie et je lui ai expliqué tranquillement qu’il n’y avait rien de plus délicieux que d’imaginer des choses avec la fille qu’on aime, que cela demandait du temps, de l’attention, des dons d’observation, d’être à l’écoute de l’autre et de soi-même. Je lui ai dit que laisser rentrer dans sa tête les fantasmes hideux de vieux saligauds qui mettaient en scène des fantasmes odieux dans le seul but de flatter les bas instincts de l’homme pour se faire du fric. A ce propos, une petite pensée pour le répugnant Xavier Niel, patron d’Ilyad/Free qui a fait sa fortune avec du téléphone pornographique et qui continue avec l’Internet pornographique sous couvert d’offrir aux consommateurs les  tarifs les plus bas du net. Comme ça, il n’y a pas de vilaine jalouses comme moi, toutes et tous nous profitons de l’industrie du porno.

Une seule réponse, l’éducation

Nous devons cesser de faire les hypocrites et de ne pas faire face à l’influence de la pornographie dans la société. La pornographie ne doit pas rester ce monde clandestin qui accompagne toutes les technologies de communication et connaît un raz de marée avec l’internet. Nous ne pourrons pas l’endiguer. La seule solution est d’apprendre aux enfants à y faire face dès leur plus jeune âge puisque nous savons qu’à onze ans, pratiquement tous les enfants ont visionné de la pornographie.

Ce constat est valable aussi pour l’incitation à la violence et la prostitution.

Campagne américaine contre la pornographie : le porno ça coûte moins que sortir avec une fille

Je suis donc favorable à l’enseignement critique de la pornographie au collège afin d’apprendre aux enfants le recul nécessaire devant des sollicitations inévitables et leur apprendre à distinguer la réalité des fantasmes adultes. Par exemple, les films de Gang-bang mettent en scène une actrice et des acteurs tout en laissant croire que le gang-bang est une activité comme une autre, que c’est banal et qu’il faudrait être fou pour s’en priver.

Respecter autrui commence très tôt. Respecter l’évolution physique et psychologique de l’enfant c’est indispensable pour construire des adultes respectueux d’autrui et responsables de leurs actes.

Campagne américaine : sois un homme, respecte les femmes

La pornographie enseigne le mépris des femmes

Il y a un lien évident entre l’oppression des femmes, leur infériorisation, leur absence de droits, leur domination par les machos, leur disqualification, leur strapontin dans la société et leur image véhiculée par la pornographie. Il y a un lien entre la dictature de la pornographie et la fréquence des viols en France, soit toutes les 20 mn. Il y a un lien entre le non respect de la loi sur la parité et la pornographie. Il y a un lien entre l’écart des salaires masculins et féminins et la pornographie.

La pornographie participe d’un tout organisé et géré par les hommes sur le dos -si on peut dire-des femmes.

NB

Vous me trouvez vulgaire ? non je suis grossière quand il le faut pour précisément souligner la vulgarité de certains faits.

Hommage à Cécilia Gueye

Dernières nouvelles vendredi 10 février

Les violeurs ont écopé de seulement dix ans en appel, moins de ce qui avait été jugé en première instance. C’est scandaleux. Honte à la Justice de notre pays https://laconnectrice.wordpress.com/2012/02/10/indulgence-en-appel-pour-les-violeurs-meurtriers-de-cecilia-gueye-honte-a-la-justice/

Nouveau 

Aujourd’hui, vendredi 10 février, le procureur prononcera le réquisitoire. On connaîtra la sentence qui condamnera les violeurs en appel. En première instance,Mounir Tinouiline et Fahem Djermoune avaient été condamnées à 12 et 15 ans de réclusion. Face à leur dénégation, leur assurance cruelle, leur manque de remords, j’espère que la Justice enverra un signal fort et les condamnera au maximum, à savoir 20 ans de réclusion criminelle avec une période de sûreté et une obligation de traitement psychiatrique. Ces hommes sont pires que des bêtes car ils n’ont même pas d’instinct de vie. Ils n’ont pas massacré Cécilia pour se nourrir ou pour se reproduire, pas plus que pour se faire du bien car éjaculer dans un corps inerte peut apporter satisfaction mais certainement pas plaisir. Ma chienne est plus humaine que ces amas de cellules avec bite mais sans cerveau. Mounir Tinouiline et Fahem Djermoune sont des machins, des conglomérats de fluides corporels, des trucs qui n’ont rien à voir avec l’humanité.

Une condamnation sévère est d’autant plus indispensable que, comme je l’ai montré dans mes articles, le viol est un crime banalisé et bien trop répandu dans notre société. Un viol commis toutes les 20 mn en France, c’est monstrueux. Eradiquer le viol est non seulement une question de sécurité mais c’est aussi un problème de société qui a un impact lourd sur la discrimination des femmes que l’on peut observer dans toutes les sphères et les fonctionnements de notre société. Quand on méprise les femmes au point d’accepter qu’elles soit « violables » on accepte qu’elles soient des sous-hommes, des citoyennes de seconde zone, des travailleuses exploitées et discriminées.

Lorsque la loi anti raciste a été votée, les législateurs ont refusé de voter une loi anti sexiste au prétexte que le racisme reccouvrait toutes les formes de discrimination. Aujourd’hui, on voit bien clairement que la loi anti raciste ne sanctionne pas le sexisme et que les organisations anti racistes et droit de l’hommistes se soucient fort peu de la discrimination la plus ancienne et les plus universelle, celle qui touche la moitié du ciel, la moitié de l’humanité, la moitié de l’homme (sens propre et figuré).

Je suis consternée d’observer que les médias ne suivent pas ce procès. J’ai eu du mal à trouver des informations et des compte-rendus d’audience. Le procès en première instance avait été suivi à peu près correctement mais pourquoi un tel silence des médias pour le procès en appel ? Parce qu’on n’y apprendrait rien de nouveau et de croustillant ? Cette attitude des médias est scandaleuse face à l’horreur des faits mais aussi de l’attitude des violeurs qui n’ont rien compris à l’abomination de leur crime, à l’abomination de leur conception des rapports homme/femme et de la sexualité, à l’abomination de leur « éducation » sexuelle fondée sur la pornographie et à leur absence d’empathie et de conscience de ce que devraient être des relations humaines et de la notion du bien commun.

Le silence des médias est d’autant plus déplorable que, malheureusement, énormément de jeunes partagent l’absence d’idées, la décérébration, le comportement et les actes de Mounir Tinouiline et de Fahem Djermoune.

Les souffrances et la mort cruelle de Cécilia devraient servir à réveiller les consciences et le sens des responsabilités de la société vis à vis de ses femmes. Ce serait rendre un hommage extraordinaire à Cécilia Gueye que tirer les leçons de son calvaire et de son assassinat .

Plus je découvre des informations sur cette jeune fille et plus je me sens concernée par la nécessité de défendre sa mémoire.

Non seulement elle était très belle mais elle était tendre et généreuse puisqu’elle avait choisi de devenir infirmière, de se mettre au service des malades et des faibles.

Cécilia a été droguée, forcée à boire de l’alcool jusqu’au coma, violée par quatre types. Elle en est morte. Mais ça ne suffit pas. Les criminels et leurs famille et amis continuent de souiller sa mémoire pour justifier leur crime injustifiable et impardonnable.

Je lis que Cécilia était une » fille facile » qui méritait d’être « tronchée » et qui était consentante.

Notons qu’il n’y a que les filles qui sont « faciles », les garçons qui baisent à droite et à gauche, les hommes qui trompent leurs femmes, les dragueurs invétérés, les dragueurs lourds, les clients des prostitués, les patrons qui exercent le droit de cuissage, ceux qui ‘troussent leur domestique » tous ces hommes ne sont jamais qualifiés de « faciles » mais de « séducteurs » avec les applaudissements de leurs mamans, tantes, cousines et amies.

Cécilia avait bien le droit, comme toute autre femme, de coucher avec qui elle souhaitait. Autant que l’homme avec lequel elle couchait et qui le souhaitait aussi. Tant qu’il y a consentement, tout va bien. Cécilia était une jeune fille normale comme le sont toutes les jeunes filles qui, de nos jours, découvrent la sexualité et le sentiment amoureux vers 13 ans.

Cécilia était timide et pas très bien dans sa peau. Qui ne l’est pas à 20 ans ? Qui n’a pas pris de cuite ou plané à 20 ans et parfois même bien plus tôt ? Tous les jeunes, filles ou garçons ont besoin de faire des expériences et de se chercher pour faire des choix de vie. Parfois même, ils commencent vers 11 ans. Le problème pour les parents est de veiller à ce que leurs enfants ne se mettent pas en danger en abusant de drogues, d’alcools, de sexe ou de défis extrêmes.

Cécilia, née d’une mère blanche et d’un père noir avait objectivement un problème d’identité qui s’ajoutait aux questions que se pose tout adolescent. Le métissage rend la construction de l’identité personnelle plus laborieuse. Non seulement on se heurte au « complexe du homard » comme dirait Françoise Dolto http://xavier.claudet.free.fr/psyado.htm mais on doit résoudre l’équation de ses origines.http://forum.doctissimo.fr/psychologie/timidite-complexes/metis-etranger-partout-sujet_150220_1.htm

Etre métis n’est pas facile même si en France de nombreux enfants sont métis http://www.afromundi.com/metis-metisse-metissage-de-quoi-parle-t-on-,fr,4,Metissage.cfm On peut d’ailleurs étendre la question à tous les métissages, qu’ils soient culturels, nationaux, raciaux ou sociaux. On dit même que la France doit sa richesse culturelle au fait qu’elle est le produit de toutes sortes de métissages. En théorie, le métissage est indiscutablement une richesse car se retrouver au carrefour de différentes cultures et le porter en soi et dans son intimité physique et psychologique permet d’exercer son intelligence en ouvrant son esprit.

Affiche d’un film de Jean Grémillon en 1931, l’histoire tragique de Dainah la métisse
Gaumont
Avec Habib Benglia et Charles Vanel
Sur un paquebot, un couple, dont une métisse. Celle-ci semble habitée par une sorte de nostalgie et l’envie du grand large. Cela la mènera à la mort.
Dainah est encore l’un de ces personnages dont font partie aussi le Gabin deRemorques ou le Dullin de Maldone. 
Le film aurait été mutilé et ne correspondrait pas du tout à ce qu’aurait voulu Grémillon 

Dans la réalité, être à cheval sur plusieurs mondes n’est pas très confortable quand on est jeune car on a besoin de maîtriser son identité et de s’identifier à des modèles d’abord collectifs, ensuite individuels ou individuels puis collectifs.

En apparence, le métis est bien accepté mais dans le fond, nous avons hérité de l »image négative du métis dans la société coloniale  car le pouvoir blanc ne lui faisait pas confiance. Il était un traître en puissance

Et c’est dans cette double contrainte permanente que le métis doit se construire, dans cette injonction constante, dans ces preuves à donner qui ne sont jamais suffisantes,  dans une course folle à la reconnaissance de celui qui ne le reconnaîtra jamais tout à fait, justement à cause de ce qu’il est. La colonie blanche maintient  une distance toujours infranchissable, de plus en plus infranchissable quand elle semble  se réduire,  parceque le métis est une part d’elle même comme gâtée. Elle lui laisse une porte entrouverte, mais entrouverte seulement, et lui s’acharne à franchir cette porte étroite. Et pour passer il va se perdre en partie.http://vietdom.blog.lemonde.fr/2011/11/20/psychologie-coloniale-du-metis/.

Tous les métis n’ont pas la force d’un Yannick Noah pour valoriser leur métissage. Parfois ils sont ostracisés par une société majoritairement noire ou au contraire par une société majoritairement blanche. Enfants, ils peuvent avoir subi toutes sortes de moqueries et ce n’est pas parce que la mode a glamourisé le métissage et en a fait une valeur positive de luxe que le terrain a suivi.

Quand Cécilia passait ses vacances au Sénégal de son père elle se sentait peut-être blanche, traître au village, une âme noire dans un corps blanc et de retour à Marseille, elle se sentait peut-être noire avec une âme blanche. Pas facile et je n’en sais pas suffisamment sur Cécilia pour mettre davantage de mots sur ses interrogations.

Quand je regarde la photo de Cécilia, je vois d’immenses yeux clairs s’ouvrant dans une peau sombre, un contraste qui lui confère une grande beauté, l’image de la métisse qui a attisé la convoitise de tant d’artistes et d’écrivains, comme Charles Baudelaire très épris de Jeanne Duval, sa maîtresse métisse http://users.telenet.be/gaston.d.haese/beaudelaire_jeanne_duval.html.

Jeanne Duval, maîtresse métisse de Charles Baudelaire dessinée par le poète

Je compatis à la douleur des parents et je trouve pathétique et injuste que le père de Cécilia soit obligé de « prouver » qu’elle n’était pas consentante, qu’elle a été forcée, en exhumant de son journal intime une phrase où elle affirmait qu’elle n’envisageait pas de participer à une partouze. Quand bien même Cécilia aurait apprécié les partouzes, cela ne permettait à quiconque de  l’assommer d’alcool pour profiter de son corps, pour abuser d’elle, pour la mettre à la disposition d’une bande de décérébrés en rut. Cécilia avait le droit de vivre sa sexualité comme elle l’entendait.

Les mêmes décérébrés prétendent  qu’ils peuvent violer des prostituées parce que ce serait leur métier et qu’elles seraient là pour ça. Hé bien non, quand une femme dit non, c’est non. Quand il n’y a pas consentement explicite, un rapport sexuel est un viol.

Dans ce drame, la mauvaise foi des violeurs crève les yeux. Il semble qu’il n’y ait aucun doute sur la préméditation, l’attraction par la ruse, l’administration d’alcool par la force, la séquestration, la mise à disposition de la victime pour les copains du quartier, le viol en réunion, la non assistance à personne en danger, la soustraction des preuves et la fuite. Malheureusement, malgré les évidences, la justice est ainsi faite qu’elles doivent toutes rentrer dans le chef d’accusation qui s’appuie sur des articles de loi précis. Ainsi, les éléments retenus, le verdict et les condamnations ne rendent pas forcément justice à la victime et à sa famille. J’espère que les juges auront pris conscience de leur responsabilité et qu’ils rendront par un verdict juste, sa dignité à Cécilia et à travers elle, à toutes les femmes.

N’attendons pas de nouveaux viols pour appliquer rigoureusement la loi.

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