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Archives de Tag: automne 2017

Buttes-Chaumont. Flamboyances avant hibernation

Ce mardi 14 novembre 2017, le soleil brillait éclairant de sa pâle lumière des frondaisons encore fournies de feuilles vertes, dorées ou rouges. Nous avons la chance d’avoir un automne tardif, relativement doux et surtout peu marqué par les pluies abondantes et le vent qui de concert œuvrent à préparer les arbres en les dénudant en vue de leur repos hivernal.

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Des perruches volettent en chantant de branche en branche. Elles sont très vertes mais le contre-jour rend leur couleur invisible.

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Ma chère chienne à l’automne de sa vie. Elle a très ans, ce qui est beaucoup pour une labrador dont l’espérance de vie théorique est de 12-14 ans

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Ces petits chrysanthèmes se sont ancrés depuis trois ou quatre ans dans une jardinière et ne cessent de fleurir en abondance deux fois par an

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Depuis mon balcon, on peut saisir une vue d’ensemble d’une partie du parc

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De plus en plus nombreuses dans le quartier, ces femmes annoncent l’automne de notre civilisation

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L’arbre aux 40 écus, le ginkgo commence à se dorer, un spectacle qui ne durera que quelques jours

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Un cornouiller femelle qui ne produit pas de drupes (baies rouges) mais roussit avec grande élégance

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Le même cornouiller dont la vue est gâtée par une femme fière de son archaïsme au mépris des luttes que nous avons menées pour notre émancipation, ce dont elle profite en matière de droits.

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Peupliers au bord du lac mûrissant en dégageant une délicieuse odeur d’amande amère

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Au centre, le cerisier sauvage qui donnent de petits fruits comestibles en juin

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Buttes-Chaumont. 20/10/2017. 17.30-18h

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Le ciel est bleu, les nuages légers et blancs comme le soleil déclinant.

Aux Buttes-Chaumont on fait ce qu’on veut en dépit du règlement : rouler à bicyclette, consommer de l’alcool, crotter dans les fourrés, effrayer les oiseaux aquatiques en leur courant après, jeter des détritus à côté des poubelles et au milieu des arbustes, casser des branches d’arbres, cueillir des fleurs, rouler en scooter, etc.

Curieusement, jamais de gardien pour intervenir contre ces incivilités mais lorsqu’une veille dame se promène suivie de son petit chien sans laisse, un inspecteur assermenté surgit comme par magie pour lui dresser une contravention à 68€…divagation d’animal !

De la douceur dans ce monde de brutes. Couleurs d’automne 17/10/2017

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Homme mur tombé de son arbre et chienne en pleine activité intellectuelle de recherche de nourriture

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Ce sophora japonica planté en 1830 souligne et cadre le paysage. Il commence à peine à jaunir

Vertus du sophora japonica http://www.mr-plantes.com/2014/09/sophora-du-japon/

Ginkgos : de gauche à droite le grand ginkgo femelle de la petite cascade est encore vert. Il produit des fruits en quantité. Face à lui au bord du lac se tient un ginkgo mâle déjà jauni. L’arbre aux 40 écus étincellera bientôt de tout son or.

Tulipier de Virginie planté il y a environ 30 ans. Je l’ai vu pousser et grandir à une vitesse vertigineuse. Il avait un compagnon qui n’a pas résisté à sa force vitalité et, trop rachitique, peut-être malade, a du être abattu il y a peu.

A propos de l’abattage des arbres, certains promeneurs s’indignent de ce que les bûcherons abattent de beaux arbres bien verts et feuillus. Ils ne savent pas qu’une bonne santé apparente peut dissimuler une fragilité dangereuse pour les promeneurs, fragilité dûe à une attaque de l’arbre par des insectes ou des champignons. Régulièrement, les bûcherons sondent les arbres avec un outil dédié qui leur indique si l’individu est creux. Les sceptiques pourront vérifier ce constat en examinant le tronc coupé.

Le tulipier de Virginie produit des fleurs étranges à l’harmonie subtile. Contrairement à leur apparence délicate, les pétales sont durs comme des copeaux de bois.

La fleur, hermaphrodite, est solitaire, dressée, comporte 9 tépales (pétales et sépales indifférenciés) dont 3 sépales vert clair entourant 6 pétales évoluant de vert très clair à blanc, jaune orangé à la base et légèrement odorante. Sa forme la fait ressembler à une tulipe, d’où le nom de l’espèce1. La floraison se fait entre mai-juin-juillet selon le climat.

Elle donne un fruit conique dressé après 20 ans. À maturité, à partir d’octobre, il libère de nombreux akènes ailés (3 à cm) ou samares simples (graines ailées, comparables à celle du frêne)1

L’arbre a été introduit en Europe en 1663 et il est depuis courant dans les parcs du continent1. Il a été introduit en France à partir du début du xviiie siècle, notamment par La Galissonnière. Les plus connus furent plantés au Petit Trianon de Versailles pour la Reine Marie-Antoinette en 1771 et abattus par la tempête de décembre 1999. L’année d’après l’un des arbres a été acheté par monsieur Vialis coutelier à Sauveterre-de-Rouergue dans l’Aveyron afin de fabriquer avec son bois des couteaux numérotes de 1 à 1755. La souche de l’arbre peut être vue dans le village de Sauveterre…

En plus de l’ornement, celui-ci possède un bois de cœur brun utilisé pour la fabrication de mobilier1. On extrait de son écorce la liriodendrine, un alcaloïde succédané de la quinine. Son nectar est apprécié par les abeilles (du moins aux États-Unis) et y donne un excellent miel très foncé.

 https://fr.wikipedia.org/wiki/Liriodendron_tulipifera

Je n’ai pas identifié cet arbre dont les feuilles composées ressemblent à celles de l’acacia. Il ombrage la petite cascade qui termine le ruisseau qui descend de la colline sous la guinguette Rosa Bonheur. Pour l’identifier je devrais observer la plantation de ses pétioles. http://gite-la-source.com/gite-medicinale02.htm et me rendre sur des sites d’identification des plantes .
Visoflora >  http://www.visoflora.com/index.php?option=com_visoflora&Itemid=6
Pixiflore > http://www.pixiflore.com/pages/recherche/photos_fleurs.php
Université Jussieu > http://abiris.snv.jussieu.fr/flore/flore.html
Photothèque Snats > http://www.les-snats.com/flore.htm
Identiflore > http://identiflore.maquettes.cndp.fr
Plant Encyclo > http://nature.jardin.free.fr/utilitaires2/index.html
Plantes sauvages > http://plantes.sauvages.free.fr/user/tx_especes/index_moteur.html

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On peut voir au loin le couple de canards indiens (canard coureur) qui demeure au parc malgré sa pollution aquatique, florale et sonore qui a fait fuir la plupart des oiseaux. Les canards colverts restants se reposent en troupeau sur les rives du lac côté sud.

Le coureur indien se caractérise principalement par son port quasi vertical, quand les autres canards présentent une ligne du dos plus ou moins horizontale, et son allure vive. Son corps est mince et allongé, avec un long cou se terminant par une tête mince, des petites ailes qui ne lui permettent pas de voler, et des pattes portées très en arrière. Toutes ces caractéristiques ne font que renforcer l’impression verticale que donne ce canard. D’un point de vue anatomique, ce port particulier est lié à son fémur particulièrement court, implanté de manière bien postérieure à celui des autres canards.

Race à l’origine blanche, on rencontre aujourd’hui diverses colorations du plumage. On rencontre ainsi des variétés blanches, noires, brunes, bleues (couleur gris ardoise), sauvages (reprenant la coloration du canard colvert, avec dimorphisme entre mâles et femelles), truitées, panachées (fauve et blanc), jaune pois et sauvages argentées2.

C’est un canard léger, qui pèse entre 1,75 et 2 kg3. Il est très peureux, moins bruyant que l’oie mais plus que le canard de Barbarie (qui est muet).

https://fr.wikipedia.org/wiki/Coureur_indien

Automne. Lever du soleil

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Temps maussade

Le 10 octobre de 8h20 à 9h07 depuis mon balcon

Pendant que je prends des clichés des rafales de vols de pigeons traversent le ciel mais je les rate ;-(

Je vais nourrir ma ménagerie qui me tourne autour quand le soleil brille..un peu.

Parc des Buttes-Chaumont sous les nuages

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Ce mardi 5 septembre, le temps est incertain. Des nuages gris s’amoncellent au dessus du parc et je me demande s’il va pleuvoir. Je fais le tour du lac avec ma chienne et mon petit appareil photo.

Le lac est toujours aussi sale malgré les milliers d’euros qui ont été dépensés pour restaurer le circuit hydraulique. Difficile de laisser son imagination gambader en contemplant ce miroir glauque et puant.

A travers le tapis de nuages apparaît un bout de ciel bleu. Pointe une lumière blanche et vive qui fait ressortir la noirceur des branchages encore dans l’ombre. Une corneille est perchée sur une branche, aujourd’hui elles sont peut nombreuses.

Quelques oies se dandinent et au loin une grosse carpe bondit hors de l’eau pour gober des insectes en faisant un gros clapotis.

Sur la berge herbue du lac un homme donne du pain aux canards, des colverts avec une majorité de mâle reconnaissables à leur cou vert mordoré. Un couple de canards indiens s’est joint à eux pour profiter de la nourriture. Des panneaux indiquent qu’il ne faut pas nourrir les oiseaux mais d’après la dame de l’association poils et plumes des Buttes, personne ne vient les nourrir depuis dix ans.

Je suis sur le point de sortir du parc quand une belle lumière dorée jaillit de derrière les nuages et met en feu les feuilles des marronniers qui sont déjà bien rousses. Le rayon bas m’éblouit mais j’observe qu’un Vélib blessé s’appuie contre la grille. J’aimerais que la beauté de la nature ne soit pas meurtrie par la malveillance des hommes.

Le temps, les couleurs des arbres et des baies, les odeurs d’humus, tout cela sent l’automne, ma saison préférée.

La Connectrice

 

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